PascalD

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  1. Il y a 11 heures, Romlag a dit :

    Ce seuil indicatif de 2,5 MS ne concerne que les petits "trous noirs stellaires" dont la densité est celle d'une étoile à neutrons. Les prétendus "trous noirs" que vous évoquez ici sont, d'une part, issus d'une "haute extrapolation" à partir d'ondes gravitationnelles, et non d'observations proprement dites (donc interprétations à prendre avec des pincettes) et, d'autre part, dont les estimations sont trop massives pour être rattachées à des "trous noirs stellaires"... Ce qui me fascine, c'est l'aplomb avec lequel vous brandissez ces "résultats" tel un argument d'autorité, invalidant de facto toute suggestion qui ne serait pas en accord avec ces données...

    Moi ce qui me fascine c'est la légereté avec laquelle vous mettez à la poubelle des tas d'observations. 

    Il n'y a pas que Ligo/Virgo qui trouve des trous noirs stellaires de plus de 2,5 masses solaires. Par exemple, comment expliquer ça avec le modèle des plugstars janusiennes : https://arxiv.org/html/2402.10371v1 et https://www.cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/S1743921307004590  ?

    image.png.3cbbd0cdbe17ad0dcbce08c7c428f4a3.png

    L'argument d'autorité ne me semble pas du côté que vous indiquez :D

    La charge de la preuve est du côté de celui qui propose un modèle alternatif : Le minimum est de prouver qu'il fait au moins aussi bien que le modèle dominant pour rendre compte des observations. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça ne semble pas être le cas.

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  2. Le 08/03/2024 à 10:31, Superfulgur a dit :

    Et puis un jour (plus personne ne prenait Arp au sérieux depuis belle lurette), je tombe sur une image du Quintette de Stephan prise par Hubble. Et là, révélation : même un simple amateur comprenait immédiatement : devant, les galaxies résolues, derrière, la galaxie non résolue. C'était clair, net et sans bavure, les redshifts étaient corrélés à la distance, point barre.

    C'est pas plutôt le contraire : Une devant (NGC7320) et les autres derrière ?  En tout cas c'est ce que je croivais jusqu'à maintenant...

    Sinon concernant les lentilles gravitationnelles et ses observations, Halton Arp fulmine là dessus dans "Seeing Red" p. 169. Extrait:

    Citation

    " I started finding high densities of quasars concentrated around nearby, low-redshift galaxies [...] the observations were simply rejected as being incorrect. Then a theorician named Claude Canizares got the idea that these apparent associations might be background quasars magnified in brightness by gravitational lensing [...] Suddenly the observations were hailed as important and correct, and many more examples [...] were found."

     

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  3. il y a une heure, Romlag a dit :

    Il me semble que JPP parle plus précisément d'étoile à neutron

    non non non, il s'agit bien de trous noirs.

     

    Citation

    Ce système de feed-back négatif maintient les étoiles à neutrons dans un état subcritique, limitant leur masse à deux masses solaires, alors que dans le modèle du trou noir cette masse critique « géométrique » se situe autour de trois masses solaires. Dans ce schéma celle-ci n’est jamais atteinte. L’évaluation, supérieure, des masses de « trous noirs stellaires » serait alors imputable à des interprétations erronées de données observationnelles. Les prétendus « trous noirs géants », au centre des galaxies, seraient également des objets subcritiques. Ces masses considérables, présentes au centre de nombreuses galaxies ne se forment pas par accrétion. Le mécanisme présidant à la formation de ces objets, en tant que résidus du phénomène quasar, fera l’objet d’un autre article.

    https://hal.science/hal-03749547v2/file/2022-09-20 HAL corrige.pdf

     

    Pour JPP, aucun objet compact ne dépasse la masse d'une étoile à neutron subcritique (2,5 masses solaires dans son modèle). 

    Moi je veux bien, mais alors y'a un paquet de papiers observationnels qui sont à mettre à la poubelle, y compris ceux issus de Ligo et Virgo... C'est surprenant que personne ne s'en soit aperçu, non?

    Pour rappel: 

    image.thumb.png.ff3c32ded567372c92e9b93403a3a277.png

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  4. J'allais faire remarquer que c'était hors sujet; mais à bien y réfléchir la cosmologie s'appuie sur des observations de redshift, le redshift est proche de l'effet Doppler (en première approximation grossièrement approximative, ne me faite pas dire ce que j'ai pas dit), et qu'est-ce que l'effet Doppler sinon un décalage du son dans le domaine fréquentiel ?

     

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  5. Moi je veux bien que JPP soit un génie incompris. Mais alors ou bien il s'exprime mal, ou bien il affirme tranquillement et sans rigoler (cf les "plugstars") qu'aucun objet compact ne peut avoir une masse de plus de 2,5 masses solaires, ce qui semble être en contradiction flagrante avec un paquet d'observations...

    Le moins qu'on puisse dire, c'est que  son modèle destiné à remplacer les trous noirs est troublant.

    Disons que ça ne va pas aider à l'organisation d'une conférence, à mon avis.

     

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  6. Il y a 9 heures, Superfulgur a dit :

    Un truc "instantané" dedans peut être "quasi infini" vu du dehors, c'est ça ?

     

    En bref, l'Univers est trop jeune pour ces trucs ?

    Oui c'était ça que je voulais dire. Bien sur l'effondrement est quasi instantanné vu depuis un observateur à la surface du truc, mais vu de l'extérieur plus l'effondrement avance plus la dilatation temporelle devient gigantesque (si formation d'horizon elle devient même infinie). Je sais pas si quelqu'un a fait le calcul pour disons un TN stellaire.

     

    [edit] Ah bah c'est ce que semble dire Rovelli en 2014 : 

    Citation

    Can such a Planck star be stable for the lengthy life of a black hole? The answer is beautiful and surprising (see also [12]). The life of a Planck star is very long if measured from a distance, because it is determined by the Hawking evaporation time of the black hole in which it is hidden (this is of order m3 in units where [h barre] ~ = G = c = 1 and for a stellar mass black hole is longer than the cosmological time). But it is extremely short (order m, which is the time light takes to cross the radius of the star) if measured on the star itself. The huge difference is due to the extreme gravitational time dilation [31]

    https://arxiv.org/pdf/1401.6562.pdf

     

    Donc pour observer ces trucs, c'est pas gagné. Pour un TN galactique, c'est encore pire.

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  7. Le 08/02/2024 à 10:54, Superfulgur a dit :

    J'ai lu en diagonale, on devrait pas les voir au télescope, ces "trous blancs" ?

    Pareil, mais si les trous blancs sont des résidus de trous noirs, alors il faut attendre que les trous noirs se forment (au sens où le bazar s'effondre jusqu'à la densité de Planck), et vu d'ici ça prends longtemps, du coup peut-être qu'ils n'ont pas eu le temps de se former ?

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  8. Il y a 3 heures, Superfulgur a dit :

    Un évènement ponctuel, limité dans le temps, mais d'une dimension spatiale inconnue, vertigineuse, qu'on ne mesurera jamais.

    Oui, je vois, c'est pas faux, t'as raison bien sûr. Même si le CMB n'est pas "ponctuel" vu qu'il correspond à l'époque de la recombinaison qui n'est pas vraiment instantannée d'une part, même si je t'accorde qu'elle est brève, et a lieu partout en même temps (enfin, sur la même période de temps cosmologique, quoi) d'autre part. Raison pour laquelle  on continue à le voir. 

    C'est vrai que c'est un peu vertigineux quand on y pense. Mais bon j'arrête là je ne voudrais pas pourrir ce fil.

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  9. Juste histoire de mettre un grain de sel et une once de confusion: le "big bang" ne dure pas, c'est une singularité, y'a pas de temps, ou plutôt le temps n'est pas défini (l'espace non plus, ne manquera pas de faire remarquer le sage tout en montrant la Lune avant d'aller dormir, et au réveil ... Mais je m'égare).

     

    Bref. 

    Et d'autre part, on ne verra pas tout le temps le rayonnement 3K. A cause du redshift cosmologique. 3K, 2K, 1K,  ... couic, le noir total, zéro K, glagla à la fin des temps, sauf evidemment dans les scénarios à rebond (y'en a mais c'est pas la mode). Il me semble que dans un vieux post on s'était amusé à pifométrer le taux de refroidissement du CMB pour voir si c'était mesurable, et c'était vraiment pas gagné à l' échelle humaine. Mais en principe, c'est vrai. D'ailleurs, personne de sensé ne peut croire que la température de recombinaison à l'époque aie pu être de 3K, bien sûr, c'est évident.

     

    Je me rends bien compte que le truc ci-dessus n'est pas d'une extrême rigueur, mais je crois que dans le fond c'est pas si faux.

     

     


  10. Il y a 10 heures, vaufrègesI3 a dit :

    Pour comprendre il faut avoir lu Plutarque

    J'en déduis que selon toi, Il faut lire Plutarque plus tôt ? Et sur ce, je sors et je vous laisse débattre des différentes distances en cosmologie.

    Ah, avant de partir :  il me semble avoir lu plus haut que le fond diffus s'éloignait à la vitesse de la lumière. Je me demande si ça serait pas plutôt dans les 3,5 fois la vitesse de la lumière, à la louche, grosso modo.

    Et sur ce, je sors pour de bon.

     

    Sinon, y'a pas une sonde lancée dans les années 70 qui est sortie du système solaire ? On serait donc une espèce intersidérale, par procuration ?

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  11. Il y a 12 heures, Bruno- a dit :

    À la fin de la vidéo, il imagine qu'il est possible de faire avancer un bout d'espace plus vite que la lumière. C'est de la science-fiction ! (Et c'est la première fois que je lis un truc pareil.)

    J'ai pas encore visionné la vidéo, mais je rebondis sur l'expression 'faire avancer un bout d'espace plus vite que la lumière'. Disons que c'est le la physique théorique ultraspéculative plutôt que de la science-fiction, dans la mesure où ça s'appuie sur des solutions théoriques des équations de la RG.

     

    Ultraspéculative, parce que ces solutions sont très probablement non réalisables physiquement. La plus connue: 

    Cf https://en.wikipedia.org/wiki/Alcubierre_drive

     

    ça semble toujours être un sujet marginal de recherche : on trouve au moins un papier récent dans Arxiv/gr-qc qui traite du sujet:

    https://arxiv.org/abs/2102.06824

    Attention, je ne prétends pas que le papier en question fasse référence, juste qu'il existe des gens qui "s'amusent" à travailler sur le sujet.

     

    EDIT: ça y est je l'ai visionnée, et je suis sûr qu'il fait référence à l' "Alcubierre drive" ou une de ses variantes.

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  12. Il y a 13 heures, jackbauer 2 a dit :

    Aucun être humain ne peut avoir un million d'images dans sa mémoire, leur robot si !

    oui et non.

    Oui il a intégré un million d'images, mais non il ne les a pas "dans sa mémoire". Ce n'est pas comme ça que fonctionnent les modèles de Deep Learning actuels.

    Les modèles extraient des informations statistiques à partir du million d'images, et ce sont ces infos statistiques qui sont utilisées pour traiter une nouvelle image. Donc, il y a un risque d'erreur du modèle non négligeable, sachant que si on ne l'entraine pas assez la statistique ne sera pas représentative, et si on l'entraine trop il va effectivement finir par stocker exactement le jeu d'entrainement (pour le coup il aura un million d'images en mémoire), mais ne sera plus capable d'extrapoler correctement.

    Ici le risque c'est surtout d'en rater une, surtout si elle est un peu atypique. Un humain se dirait "bizarre ce truc", un modèle l'éliminerait sans état d'âme. Mais vu le côté répétitif du truc, le risque d'erreur humaine ne doit pas être négligeable non plus:

     

    image.png.f9535960c793b3a497bf3d41964e383c.png

     

    Par ailleurs, je ne suis pas un spécialiste, mais il me semble bien que les jeux d'entrainement des modèles les plus impressionnants, que ça soit en "computer vision" ou en "natural language processing" ont des jeux d'entrainements beaucoup beaucoup plus volumineux que ça.

     

    Sinon, la phrase

    Il y a 15 heures, jackbauer 2 a dit :

    éliminant ainsi efficacement les humains du processus.

    fait un peu penser à :

    image.png.59ece57db69170afed2edaae6cd173d3.png

    Ok, je sors.

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  13. En fouillant un peu on trouve un papier intéressant de 2021 qui détaille plusieurs modèles d'émission et prédit la présence d'émission autour de 10 Tev dans le cas du pulsar de Vela... Le mécanisme étant celui de la diffusion Compton inverse (  https://fr.wikipedia.org/wiki/Diffusion_Compton#Diffusion_Compton_inverse )

     

    https://ntrs.nasa.gov/api/citations/20220004205/downloads/Very-high-energy Emission from Pulsars.pdf

     

    Donc il semblerait que la dernière observation ci-dessus ne soit pas aussi étrange que ça ? Ou alors y'a un truc qui m'échappe.

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  14. Bon, le problème c'est que c'est qu'il est un peu loin, pas facile d'y installer des détecteurs.

    La bestiole, en plus d'émettre les impulsions classiques autour du Gev,  émets aussi des impulsions  20 Tev à intervalle régulier, quand même ... ça fait rêver.

    Le mécanisme de production de ces émissions là semble laisser les spécialistes perplexe ...

     

    Discovery of a radiation component from the Vela pulsar reaching 20 teraelectronvolts

    https://www.nature.com/articles/s41550-023-02052-3

    Citation

    [...] Using the High Energy Stereoscopic System’s Cherenkov telescopes, we discovered a radiation component from the Vela pulsar which emerges beyond this generic cutoff and extends up to energies of at least 20 teraelectronvolts. This is an order of magnitude larger than in the case of the Crab pulsar, the only other pulsar detected in the teraelectronvolt energy range. Our results challenge the state-of-the-art models for the high-energy emission of pulsars. Furthermore, they pave the way for investigating other pulsars through their multiteraelectronvolt emission, thereby imposing additional constraints on the acceleration and emission processes in their extreme energy limit.

    Traduction automatique: 

    Citation

    [...]En utilisant les télescopes Cherenkov du système stéréoscopique à haute énergie, nous avons découvert une composante du rayonnement du pulsar Vela qui émerge au-delà de cette coupure générique et s'étend jusqu'à des énergies d'au moins 20 téraélectronvolts. C'est un ordre de grandeur plus important que dans le cas du pulsar du Crabe, le seul autre pulsar détecté dans la gamme d'énergie des téraélectronvolts. Nos résultats remettent en question les modèles les plus récents concernant l'émission à haute énergie des pulsars. De plus, ils ouvrent la voie à l'étude d'autres pulsars à travers leur émission multiteraelectronvolt, imposant ainsi des contraintes supplémentaires sur les processus d'accélération et d'émission dans leur limite d'énergie extrême.

    Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

     

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  15. Il y a 5 heures, Alain MOREAU a dit :

    Simpliste sûrement, mais j’aimerais qu’on m’explique où est l’erreur ?

    Je crois que c'est parce qu'elle n'est pas collisionnelle.

    L'idée étant que pour qu'elle se concentre au centre, il faut qu'elle puisse perdre de l'énergie. Pour un gaz normal ça se fait par dissipation thermique, lors des collisions entre particules; pour un gaz non collisionnel, ce mécanisme là n'est pas à l'oeuvre.

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