Patrick Sogorb

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Everything posted by Patrick Sogorb

  1. Vie sur la Lune

    Lorsque les tardigrades sont en conditions de survie (c'est bien évidement le cas sur la Lune), ils évacuent toute l'eau de leurs corps. Il sont donc complétement déshydratés et ratatinés sur eux mêmes, tout en étant en état de léthargie complète. Bref, si ils sont encore vivants, cela ne devrait tout de même pas durer longtemps, et il sont de toute façon bien incapables de se déplacer du moindre millimètre...
  2. Trop loin pour moi et pas le temps. Mais c'est un très joli projet que de faire tourner ces deux magnifiques coupoles à plein temps.
  3. Superbes résultats, et avec une très bonne reproductibilité. Bravo, cela montre que tu maitrise ce test et que les conditions de tubu étaient bonnes. Il est super ton tube! Après, je pense qu'il est peut-être possible d'optimiser l'aberration de sphéricité en déplaçant le plan focal (même si les valeurs annoncées sont déjà très bonnes).
  4. faire de la photo h alpha beta OIII SII

    Ce genre de question est à poser dans le forum "astronomie pratique". Sinon, la réponse est simple: le plus possible. A la fois pour le temps de pose unitaire (en fonction de la qualité du guidage et/ou de la monté du fond de ciel), et pour la quantité de poses (en fonction de ta patience).
  5. Au revoir Régis...

    J'ai souvent croisé le chemin de Régis, et j'ai apprécié la bonne humeur permanente de ce passionné d’instruments. Ça file un coup...
  6. Faire du transit d'astéroide avec un A7s, possible?

    Bienvenus dans le monde merveilleux de l'occult... On peut s'entrainer avec ce que l'on veut comme matériel, mais un matériel adapté permettra de faire des résultats à valeurs scientifiques. Après, il faut voir qu'il existe au moins deux type d'occultations: - Celles par les astéroïdes de la ceinture d’astéroïde. La les durées sont brèves (typiquement jusqu'à 10s), et les étoiles sont brillantes (typiquement mag 10 à 13). Là, pour que le résultats soit scientifiquement intéressant, il faut une précision temporelle de l'ordre de 0.1s. - Les occultations par le astéroïdes lointains (TNO). Là les durées sont plus longues (jusqu'à 120s), et les étoiles sont plus faibles (il faut viser mag 15 à 17). Dans ce cas, la précision temporelle est moins importante et une mise à l'heure du PC via service web et largement suffisante. Pas mal d'informations dans un article que j'ai écrit dans astrosurf mag de Janvier. L'article est consultable ici: http://astrosurf.com/sogorb/articles/asm96_occultations_2018.pdf
  7. Bernard, n'oublie pas une chose: pour pouvoir mesurer correctement l'astig, il faut au préalable une bonne collimation. Sur tes Roddier, tu retire la coma, et c'est normal car la coma est une défaut d'alignement. Mais si une décollimatation amène au premier ordre de la coma, elle amène aussi au second ordre de l'astigmatisme. Donc, tu ne peux pas te contenter de faire une collim approximative puis d'enlever la coma, car dans ce cas là, tu as aussi de l'astig d'alignement...
  8. Après, l'astig, en ordre d'importance sur ton contrôle, on trouve l'aberration de sphéricité. Il faut regarder, mais en changeant la position du foyer (et donc de la mise au point), l'aberration de sphéricité varie. Il y a peut-être possibilité de trouver une meilleure position de foyer (tirage + court ou tirage + long) qui t'apportera une meilleure aberration sphérique. Là encore, il faut faire des essais à différentes positions, et caractériser l'aberration à chaque position.
  9. Oui, on ne rajeuni pas... Cette démarche n'est pas facile, longue et pas forcément couronnée de succès. Voici ce que je ferais: tout d'abord, il faut vérifier si ton astig est constant ou variable (par rapport à la gravité). Avec une monture allemande, je ferais un test au méridien, tube à l'Est, puis au méridien tube à l'Ouest. - Si l'astig bouge (en amplitude et/ou orientation) => investiguer du coté du suportage du primaire - Si l'astig est reproductible, il ne reste plus qu'un problème d'appairage en rotation primaire/secondaire. Faire plusieurs mesures en tournant à chaque fois l'ensemble (lame+secondaire). Une mesure tous les 45° par exemple, permettra de trouver la meilleure position d'appairage. Là c'est très long, car après chaque nouvelle position, il faut refaire une bonne collim avant de caractériser le défaut d'astigmatisme.
  10. Je me suis mal exprimé. J'aurais plus voulu dire que c'est souvent le défaut "résiduel" des SC. Au cours de ma carrière dans l'optique pro, j'ai eut plusieurs fois l'occasion de passer des SC (Celestron, Meade, Takahashi, de différentes tailles entre 8 et 14 pouces) sur des bancs interférométriques. Ils étaient presque tous bons, car il n'y en a eut que 2 de vraiment mauvais (pour cause d'aberration sphérique). Quelques uns étaient excellents, et la grosse majorité souffrait d'un léger astigmatisme. C'est le fameux "astig résiduel" dont je parlais, décelable mais pas franchement gênant. Si on supprimait informatiquement cet astig, même ceux là étaient des très bons instruments. Bref, sur un SC, en général ça vaut le coup de passer un peu de temps pour essayer de réduire ce défaut.
  11. 32nm RMS, c'est pas si mal que cela. Ca permet de faire de bonnes images. A ces valeures, il est quasi impossible de faire la différence expérimentale avec un télescope parfait. Et encore, le défaut résiduel est essentiellement de l'astigmatisme. C'est le défaut principal de beaucoup de SC. Avec un copain (qui a un très bon C9,25), on s'était même amusés devant un interféromètre, à faire des mesures en tournant le tube optique complet autour de son axe optique. Et on a bien trouvé un astigmatisme variable en fonction du sens de la gravité. On peut donc dire qu'une optique (le primaire?) bouge et vient d'appuyer quelque part. Il parait d'ailleurs qu'a cause de cela, il est toujours préférable de stocker les SC verticalement.
  12. plutôt visuel ou photo 😊

    Pour répondre à la question initiale: Visuel ou Photo? Je vais faire une réponse iconoclaste: ni l'un ni l'autre! Plus exactement, après avoir longtemps pratiqué l'un et l'autre, je suis passé à autres chose. Aujourd'hui, j'utilise ma CCD pour faire de la science. Je participe à des programmes internationaux souvent en collaboration avec les professionnels, pour faire de la photométrie d'astéroïdes ou d'exoplanètes, et du chronométrage d'occultation d'étoiles par des astéroïdes. Aujourd'hui mon point de vue sur la pratique de l'astronomie à changé, et j'aurais tendance à regrouper le visuel et la photo dans une seule catégorie, celle des "contemplatifs". Donc pour moi la question se poserait plutôt en ces termes: Contemplatif ou Productif? Bon, je vous rassure, je jette encore des coups d’œil dans les scopes des copains, pendant que le mien fait des images d'astéroïdes qui me permettront de faire des mesures.
  13. Mesure ADC

    Attention à l'impact d'un défaut optique de l'ADC sur l'image finale. Même si le RMS est fort, cela n'est en rien comparable à un défaut RMS d'une optique principale. L'ADC est situé très proche de foyer final, et l'impact d'un éventuel défaut optique en est très grandement atténué.
  14. Paramétrage FS2

    FS2 ne doit effectivement pas pouvoir assurer une réduction de 1/360, car le système n'est pas fait pour alimenter des moteurs puissants. Avec le FS2, moto-réducteurs obligatoires. A ma connaissance, il n'y a que deux systèmes en open sources (MCMT et Picastro) qui sont faits au départ pour alimenter des moteurs sans réducteurs.
  15. Space X un fabuleux spectacle cette nuit !

    Déjà que je trouve que nos images sont trop souvent barrées par des trainées de satellites...
  16. coupole observatoire

    Pour moi, la coupole à deux gros avantages: - Si le télescope est bien placé dedans, l'horizon est accessible partout - C'est le seul abris qui peut être fermé quelque soit la position du télescope. Là ça devient important dans le cas d'automatisation complète de l'observatoire (pilotage remote). En cas de gros plantage du télescope, pour une raison ou une autre (arrêt dans un position quelconque, voir position inconnue), on parvient toujours à fermer la coupole afin de mettre le matériel à l’abri. Ceci dit, je suis en train de construire un abris à toi roulant, car c'est plus facile à faire
  17. Artemis : retour de la NASA sur la Lune en 2024 (?)

    Et franchement, 2024 c'est demain. Même avec un budget illimité c'est déjà inenvisageable. Soit le clown en chef ne comprend rien, soit c'est de la pure communication. Je pense que les chinois sont beaucoup plus sérieux et il est tout à fait possible que le prochain humain à fouler le sol de la Lune soit un chinois.
  18. Feront-ils bon ménage ?

    Tiens, je viens de trouver ça:
  19. Feront-ils bon ménage ?

    Il y a des normes la dessus... Si mes souvenirs sont bons: puissance => gaine rouge, signal=> gaine verte. En théorie, je crois qu'il faut laisser 30cm d'espace entre les deux gaines. Après, il est impossible d'être parfait, et je pense qu'un croisement de gaines est parfois difficile à éviter, mais il est peu probable que cela soit vraiment gênant.
  20. SHARPSTAR telescopes

    Fabrication 100% made in china: http://www.sharpstar-optics.com/ Après, c'est peut-être du bon matériel, car apparemment, ils ne visent pas l'entrée de gamme.
  21. Parallèle ou superposé ?

    Avec l'épaule (ou des copains). Lol
  22. Parallèle ou superposé ?

    Pour ce type de configuration (C8 + petite lunette guide 80/400), je préfère la solution de la lunette sur le tube, car une plus grande proximité des deux tubes amène moins de flexions différentielles. J'utilise justement la même configuration pour l'imagerie CCD. J'ai 2 rails type Losmandy (un de chaque coté du C8). D'un coté, ça monte sur la monture, et de l'autre, je monte la lunette guide (via des anneaux non réglables très solides). Le montage est très rigide. Les flexions différentielles restantes résultant plutôt du déplacement du primaire à l’intérieur du tube.
  23. Les points administratifs et fiscaux sont effectivement à étudier de près pour éviter toute surprise désagréable. Je te conseil de prendre rdv avec le service de l'urbanisme de ta commune et d'avoir une discution claire avec eux. Sinon, au sujet des considérations plus astronomiques. Il est toujours bien que le télescope ne puisse venir toucher aucun mur, quelque soit sa position. Le volume d'évolution d'un télescope est une sphère, centrée sur le point ou l'axe d'ascension droite croise celui de déclinaison. Donc pour connaitre la rayon de cette sphère, il faut mesurer la distance entre l’extrémité du télescope et le point de croisement des axes. Une fois que tu connais le rayon de cette sphère, tu pourra positionner les murs et régler la position et hauteur du pied. Après, si on construit un observatoire, c'est pour qu'ils serve plusieurs années. Es-tu sur que tu ne changera pas de matériel pour un autre un peu plus gros dans quelques temps? Donc, faire petit c'est bien (économiquement, fiscalement...), mais cela peut aussi bloquer l'évolution future de ton matériel.
  24. comment visualiser le vignettage ?

    Quand on ouvre une image avec Iris, et que l'on promène le curseur dessus, dans la barre du bas de la fenêtre, à droite on trouve différentes informations. La lettre "I" renvoie l'intensité du pixel sur lequel est le curseur. En promenant le curseur dans le coins, et au centre de l'image on doit pouvoir avoir une différence d'intensité, si le vignetage existe...
  25. Tube léger

    C'est sûr la la formule optique peut changer les choses (objectif seul, petzval, réducteur...). Mais dans tous les cas, le premier test et d'identifier dans quel sens le foyer bouge... Concernant la question initiale: le PVC est peut-être bon en thermique (c'est à dire avoir le même comportement que les lentilles), mais on ne peut le savoir à priori. C'est sur aussi qu'il n'est pas cher. Mais, il est moche, lourd et peu rigide. Ce n'est clairement pas un bon matériau pour une lunette. Je te conseille de rester sur un tube en aluminium, c'est surement le meilleur compromis prix/poids/raideur/dilatation.