astrocomets

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Everything posted by astrocomets

  1. Salut à tous, Le gradient rotationnel ou flou radial dans Photoshop ou radial blur pour les anglosaxons est un procédé permettant de faire disparaitre les structures circulaires d'une image. Si dans l'image d'un halo se trouvent des détails non circulaires ils vont apparaître de manière bien plus évidente. C'est pour cette raison que sur l'image le halo de la chevelure de 46P n'apparait pas mais les seuls jets et départ de queue qu'elle contient. Le gradient rotationnel a été largement mis en avant dans les années 90 par Fred Espenak pour le traitement des images de la couronne solaire. L'application à l'imagerie cométaire est plus récente et son développement en a jusqu'alors été limité. En effet, l'application d'un gradient rotationnel supprime le halo mais fait apparaître sur l'image finale le négatif en plus du positif de l'image d'origine, de sorte que sur des comètes à rapide déplacement apparent les jets extraits du halo se battent souvent dans une forêt de trainées noires et blanches correspondant au filé des étoiles et à leurs négatifs. Peu importe finalement si on utilise qu'un seul gradient rotationnel ce qui était toujours le cas avant cette image. Selon l'angle de rotation appliqué au gradient on fera disparaître plus ou moins les structures circulaires du halo. Les petits angles feront apparaître les fines structures mais sous un faible contraste mais aussi le bruit de fond de l'image. A l'inverse, plus l'angle augmente, plus il sera facile de faire apparaître les structures plus grandes sous un bien meilleur contraste et sans altération du bruit de fond de l'image. Associer, pour une même image, plusieurs gradients peut donc beaucoup apporter. Utilisant cette association depuis plusieurs années pour le traitement des couronnes solaires, tenter cette association sur une comète a été pour moi le pari du moment. Cela suppose pour chaque gradient de faire disparaître les indésirables trainées d'étoiles en négatif au tampon de duplication en jouant avec grande prudence là où ils croisent les jets. L'image mise en ligne par Valère ne comporte que 2 gradients additionnés (40° et 60°). Sur www.astrosurf.com/obscf/, sur Spaceweather je viens de poser la même mais en 5 gradients, de 20°, 30°, 40°, 50°, 60°. Elle vient d'être aussi proposée à la gallerie de la Wirtanen Observers Campaign. En pratique, réaliser les gradients est hyper simple dans Iris (merci encore à Christian B.). Le retrait des éléments négatifs indésirables et l'addition des différents gradients pouvant être réalisée dans Photoshop ou équivalent. Bien sur, ce n'est qu'un début et la prochaine fois que le C14 va prendre l'air les prises de vues seront orientées pour faire sur la comète la même chose que sur les couronnes solaires : plusieurs séries d'images à exposition différentes afin de sortir les détails périnucléaires proches (à 7820mm de focale) et les zones de plus en plus éloignées du noyau avec des expositions croissantes. Dès lors, l'association traitement par gradients rotationnels + virage HDR pourrait apporter une nouvelle bonne surprise. Bonne comète. Philippe Morel. PS : encore une fois un grand merci à tous pour vos encouragements.
  2. Bonjour à tous, Merci à vous tous. Je vais sous peu mettre en ligne la même image mais traitée en 5 gradients rotationnels. Merci aussi à Valère pour son aide à la mise en ligne sur le post. philippe Morel à son c14 pas loin de chez moi , je comprends pas tout C'est pourtant très simple : mon observatoire est situé à Prisches à 3km de la frontière entre le 59 et le 02 en une zone où le SQM moyen à 45° de hauteur au sud, ouest, est et verticale est de 21,2 mais pouvant atteindre 21,5 par très belle nuit (et oui, ça existe à 191m d'altitude et dans le Nord à 50km des grandes villes !). De nombreux habitués viennent jouer la nuit autour du bâtiment d'accueil et plus on est de fous et plus on rit. Cet endroit a aussi été voulu pour tous les passionnés et si vous voulez voir à quoi cela ressemble : http://www.astrosurf.com/obscf/ Au passage, vous y trouverez aussi la visibilité de 46P plus détaillée que dans les 3 articles parus dans ASM. Philippe Morel.
  3. Retour sur l'éclipse du 27 juillet

    Salut Christian, C'est certain que c'était bien pire dans beaucoup de lieux mais au nord de l'Iran les nuages sont en principe exceptionnels en cette saison. Quant au Khaleh Nasir Toosi, il est effectivement magnifique et demande à être bien mieux mis en valeur. Une ambiance de fête y a plané durant toute la nuit ... plus facile quand même que chez nous car à 4h du matin et malgré l'altitude il faisait encore 29°C.
  4. Bonjour à tous, Profitant d'une escapade iranienne de trois jours co organisée à l'Université de Tabriz, l'Observatoire de Nice et l'Institut d'Astrophysique de Paris, j'ai pu imager l'éclipse au foyer (2000mm) d'un vieux C8 avec lequel j'ai fait le voyage. La totalité était au méridien à environ 30° de hauteur et le site d'observation quoi que très venteux était idéalement placé à près de 2000m d'altitude à l'observatoire Khaleh Nasir Toosi. Seule ombre au tableau en plus de celle de la Terre : les nuages qui nous ont privés de la première moitié de l'éclipse et longtemps gênés durant la seconde. Progressivement, la lune est apparue mais presque toujours balayée par les nuages poussés par un vent soutenu interdisant les expositions longues et puisque ces dernières étaient impossibles j'ai posé ultra court (1/20 à 1/30ème de sec) sur des sensibilités très élevées (de 51200 à 16000 ISO) en multipliant le nombre de poses et en les additionnant en pile médiane. Chaque séquence permettant d'avoir l'ensemble du disque de la Lune dégagé en petits morceaux sur chacune des images élémentaires, la pile médiane a fait son œuvre et l'ensemble des nuages a disparu de chacune des prises de vues. Seules les trois dernières de la série étaient exemptes de nuages. L'ensemble est en ligne à l'adresse : http://www.astrosurf.com/obscf/ARTICLES/ECL20180727/20180727_IMAGES_ECLIPSE.html ... et va être complété sous peu du CR de cette trop courte mais inoubliable virée. Philippe Morel.
  5. Retour sur l'éclipse du 27 juillet

    Merci Alain. Je viens d'ajouter un accéléré de ces 16 images.
  6. Bonjour Stéphane, J'espère que le succès a été au rendez-vous. Nous avons fait la même chose samedi et dimanche à l'observatoire Charles Fehrenbach et sous le même vocable (Festival du Soleil - Journées Pierre Bourge) avec, pour le temps fort de samedi soir (le BBQ + la veillée astro) un peu plus de 50 participants et une première partie de nuit (23h - 2h) complètement dégagée et non turbulente. Philippe Morel.
  7. Eclipse de soleil Chili 2019

    Bonjour, Connaissez vous des clubs astro ou des passionnés qui projettent d'aller au Chili l'année prochaine ? Oui : l'Astro Club de France qui organise deux voyages avec l'éclipse côté argentin dans la région de Bella Vista (probabilité météo significativement meilleure qu'au Chili et possibilité de dégagement bien plus facile qu'au Chili si imprévu météo), et les obs + l'Atacama avec possibilité de 5 nuits d'observation chez Alain Maury. C'est en ligne sur www.astrosurf.com/obscf/ et la dernière version, très voisine de celles déjà accessibles sera remise en ligne sous très peu. A bientôt.
  8. Pour la quatrième année consécutive va se dérouler le samedi 16 juin et le dimanche 17 juin 2018 le Festival du soleil – Journées Pierre Bourge. Le but est d’inviter gratuitement le public à venir au contact de clubs et associations d’astronomie pour y découvrir non seulement le Soleil sous tous ses aspects mais aussi les beautés du ciel et ce, dans une ambiance conviviale et festive. Ce Festival multi-sites coordonné par l’Astro Club de France rend aussi un hommage annuel à Pierre Bourge (1921-2013), fervent observateur du Soleil et des éclipses mais aussi très grand popularisateur de l’astronomie, disparu le 21 juin il y aura bientôt 5 ans, raison pour laquelle le Festival est organisé le samedi et le dimanche les plus proches du 21 juin. Tout club, association et groupe de passionnés sera bienvenu ; l’essentiel étant de multiplier le nombre des initiatives afin de permettre le plus large accès possible au public. Aucune consigne n’est donnée quant au contenu des animations, l’essentiel étant que chaque entité propose ce qu’elle maîtrise le mieux. Les associations ne pouvant se rendre disponibles les 16 et 17 juin peuvent aussi rendre cet hommage à Pierre Bourge entre le 15 juin et le 1er juillet. Nous vous attendons donc nombreux pour cette fête de l’astronomie à l’image de celles qu’affectionnait Pierre Bourge. Le bulletin d'inscription et le programme des sites déjà inscrits figurent à cette adresse : http://www.astrosurf.com/obscf/news/FDS/FDS2018/renseignements_FDS.html
  9. Observation lunaire, grossissement

    Pourquoi faut il dépasser le grossissement résolvant ? Arnulf a donné la réponse dans les années 30 en suggérant qu'une pupille de sortie d'un diamètre égal ou inférieur à 0,5mm permettait à l'observateur de s'affranchir des défauts optiques de son oeil. Cela se vérifie chaque nuit en observation lunaire mais aussi pour les nébuleuses planétaires. S'agissant de la Lune, ces forts grossissements sont aussi permis à des instruments très ouverts car pour un Newton, le champ de pleine netteté se rapproche du champ couvert sur le ciel par l'oculaire permettant de l'obtenir.
  10. Une occultation à ne pas manquer le 5 octobre

    Donc de chez toi un début vers 23h46'05'' à 10 secondes près et une fin à 23h49'37'' à 10 secondes près Au fait, cela fait une durée de 212 sec et non 160 sec. Si le mid time est à 23h48m22sec on devrait arriver à une immersion vers 23h47m02s (et non 23h46m05s) et à une émersion vers 23h49m42s (et non 23h49m42s). Reste à savoir si ce mid time est le bon, ce qui semble être le cas
  11. Une occultation à ne pas manquer le 5 octobre

    Je me suis aperçu que 78 sec cela faisait un peu court et en dézoomant et en regardant sur l'acquisition si cela correspond à un moment dégagé il apparait qu'à ce moment passe un nuage mais qu'en allant à l'image n°633 (23h46m11s UT) apparait juste après un début d'assombrissement de Triton avec persistance de l'étoile de référence puis juste après une disparition brutale de l'ensemble au-dessus d'un nuage. S'agissant de l'émersion, l'éclat réaugmente franchement à partir de l'image 1258 (23h48m59s UT) mais subit des oscillations d'éclat (turbulence ou oscillations atmosphériques ?) jusque la 1321 (23h49m18s). Son éclat est alors comparable à ce qu'il était avant l'occultation. Juste après un nouveau nuage arrive mais il semble bien manquer une dizaine de secondes sur l'instant théorique de l'émersion. En prenant ces deux instants, cela donne une durée d'occultation de 127sec, d'où une question : si les oscillations atmosphériques durent plus que 2 ou 3 sec, ne m'en manque t-il pas tant à l'entrée qu'à la sortie, si ces dernières sont incluses dans la durée théorique de l'occultation ?
  12. Une occultation à ne pas manquer le 5 octobre

    Bonjour Jean Luc, bonjour à tous, Voici la dernière version de ma courbe de luminosité entre les nuages. Elle vise l'horaire supposé de l'occultation et annule la précédente qui, en fait, se plaçait environ 2 minutes plus tôt et correspondait à des passages nuageux. Même si elle est plus diffusée que la précédente, elle semble montrer l'ensemble de l'occultation. Si tel est le cas, elle place l'immersion à 23h47m26s UT et l'émersion à 23h48m44s UT. Sur les images, ce passage ne montre effectivement pas de nuages.
  13. Une occultation à ne pas manquer le 5 octobre

    Bonsoir Jean Luc, Je vais la reposter sur un intervalle de temps plus long avec le temps en abscisse, au plus tard, demain.
  14. Une occultation à ne pas manquer le 5 octobre

    Ne maitrisant pas encore très bien l'ajout d'images sur les posts je vous prie d'excuser cette redondance de courbes alors qu'une seule suffisait. Tout ceci pour vous faire le CROA d'une occultation partiellement sauvée des nuages. Début de nuit parfait, manip au point et PC synchronisé sans difficultés. Seule ombre au tableau, une centaine de km de nuages à passer et ensuite, rien que du ciel dégagé. Comme prévu l'affaire commence à couvrir le site à 21h15 UT ... avec de la pluie fine jusque 23h UT. Ensuite, ce fut de la traine durant environ 1h avec des trous de plus en plus larges. Comme demandé, l'enregistrement a débuté à 23h37 UT avec, d'inlassables occultations par des nuages de moins en moins épais, ne laissant a priori aucun espoir c^té photométrie. Cependant, en visionnant l'enregistrement, surprise : la seconde moitié de l'occultation y est visible en continu et la première à de brefs instants. J'ignore si le LESIA pourra faire quelque chose de cette demi courbe ; elle est disponible au cas où. Sinon, côté images et malgré les nuages, il y a de quoi jouer. Philippe Morel.
  15. Une occultation à ne pas manquer le 5 octobre

    Occultation enregistrée entre les nuages au C14 à l'observatoire Charles Fehrenbach (40km de la frontière belge), donc, a priori pas utilisable pour la science même si j'avais une étoile de référence et un PC synchronisé mais série d'images avant pendant et après possible. Depuis la fin du phénomène, le ciel est complètement dégagé
  16. Une occultation à ne pas manquer le 5 octobre

    S'agissant de l'effet d'illumination, celui ci est en principe maximal quand l’œil de l'observateur se trouve au foyer de la lentille constituée par l'atmosphère traversée par la lumière de l'étoile. C'est le cas si on se place sur la Lune lors des éclipses totales de Lune puisque le foyer des rayons de lumière solaire traversant la basse atmosphère terrestre coupe l'axe de l'ombre de la Lune au voisinage du périgée de la Lune mais ces derniers sont très diffusés mais c'est aussi le cas pour les rayons traversant la haute atmosphère terrestre car eux, sont très peu diffusée et coupent l'axe de l'ombre au voisinage de l'apogée de la Lune. S'agissant du système Terre Lune, ne passe seulement que de 1/1000ème à 1/100000ème de la lumière que la Pleine lune reçoit directement du Soleil hors éclipse, aussi parce que la diffusion est très importante en basse atmosphère. S'agissant de Triton vu depuis la Terre, il faut avoir affaire à une atmosphère très peu réfringente, ce qui est le cas car, composée comme celle de la Terre, en majorité d'azote, à ceci près que la pression atmosphérique au sol est 70000 fois moindre. Sachant que les rayons de la basse atmosphère terrestre se croisent à environ 350 000km de notre planète pour notre pression atmosphérique, ce point focal, pour une atmosphère 70000 fois moins dense au sol devrait se trouver à environ 24,5 milliards de km de Triton. Nous risquons donc d'être placés très en intrafocal de cette lentille atmosphérique et reste à souhaiter que l'expérience contredise ces considérations, auquel cas, il y aura de quoi disserter sur cette atmosphère lointaine.
  17. Une occultation à ne pas manquer le 5 octobre

    Ce WE j'ai pu tirer le portrait de Triton au C14 +ZWO AS120+ réducteur 0,5. Le sortir à 200 msec et même à 100msec est possible mais avec gain et gamma déjà bien poussés et usage sous Fire Capture du gain électronique. Samedi soir, Triton était à 13" de Neptune et les étoiles du champ n'étaient pas légion à ce temps de pose. A 500msec, il y en avait une petite dizaine en bining 2X2 et un fond de ciel bien plus uniforme. Sachant que la caméra joue en plein format à 15 images/sec, vaut il mieux privilégier la cadence d'image et donc viser 150msec quitte à ne pas avoir grand choix sur les étoiles de référence et quitte à obtenir un fond de ciel limite ou vaut il mieux viser une exposition plus longue pour assurer l'estimation de magnitude quitte à induire une moindre précision dans le timing ? J'ajoute que de mon site d'observation bien que situé en plaine et en campagne peu turbulente et à peu près au centre d'une zone de ciel non éclairé d'environ 20km de diamètre Triton était invisible en vision directe à 280X de grossissement mais évident à 430X et encore plus à 650X.
  18. Une occultation à ne pas manquer le 5 octobre

    Bonsoir Jean Luc, Cette occultation, je l'ai annoncée dans le dernier ASM. Je ne suis pas sur la ligne mais dispose d'un C14 dans un site de pleine campagne très peu turbulent. Il est placé à 50°04' N et 3°45' E. Si cela peut quand même faire l'affaire, je suis bien sur partant. De toute façon, même si mon site ne présente aucun intérêt pour la science, je la ferai quand même si la météo le permet. Sachant que je joue à 391cm de focale et que la dimension du capteur est alors un paramètre à prendre en compte, les hautes sphères de la science valident t-elles (enfin) les acquisitions réalisées avec des CMOS plein format ? Dans ce cas, le capteur de mon Alpha 7s serait en mesure de couvrir 21 X 31' et lui faire attraper la mag 13 avec ce diamètre de 355mm est une formalité demandant moins d'une seconde de temps d'exposition à 32000 ISO. Philippe Morel.
  19. Eclipse totale de Soleil du 21/08/2017

    Eclipse totale de Soleil du 21/08/2017 depuis Jackson Hole (USA). Téléobjectif MTO 500, focale 500mm, F/D = 6,3. APN Sony Alpha 7s. Compositage d'environ 80 images en gradients rotationnels de 2, 5, 10 et 15° directs et en gradients rotationnels de 2° et
  20. Spirale barrée NGC6140 + bonus " moving TSC"

    Très belle image pour un TSC de rêve dirigé par un maestro. Si Christophe2 cherche un site dans le coin où il fait noir sans turbulence vraiment présente une adresse : www.astrosurf.com/obscf/. C'est gratuit et il y a pour l'instant sur place à peu près 3000m² pour jouer en pleine campagne et ce qu'il faut pour se réchauffer.
  21. Pour Baroche, merci pour ton message, Pour Olivier : Merci à toi de même, en espérant que la prochaine, on le fera ensemble (2 juillet 2019 en Argentine). Peu importe la qualité optique car j'y ai mis du 8,4 micromètres de dimension de photosites au foyer, soit, un non sens question échantillonnage. Une optique assez quelconque, si elle est pas trop mal corrigée de l'aberration de sphéricité peut faire l'affaire. Bien sur, si l'optique est (très) bonne, cela limitera peut être la diffusion, donc, facilitera la détection des faibles contrastes. Cela dit, c'était volontaire car ce qui compte le plus dans une couronne est de capter les faibles différences de contraste, d'où un avantage décisif aux capteurs à très haute dynamique. Visiblement ça marche bien, surtout quand on peut faire le choix parmi 120 images. A l'évidence, plus on y ajoutera des images haute résolution de la basse et de la moyenne couronne réalisées avec de longues focales, meilleur sera encore le résultat final ... et beaucoup plus long sera le temps de traitement. Même si ces images n'ont pas été réalisées avec un capteur de large dynamique, cela ne devrait pas poser de problème car les détails de basse couronne sont bien plus contrastés qu'en couronne externe et à ce niveau où la résolution compte plus que tout, les petits photosites feront merveille. Si donc il y a des volontaires pour tenter l'expérience et réaliser une image commune de cette éclipse, je suis preneur.
  22. Bonjour à tous,Faisant partie des très nombreux déçus de l'éclipse du 11 août 1999,il était capital de ne pas rater celle du 21 août 2017 survenue 18 ans et 10,3 jours après, donc, au terme d'un Saros.Pour ce faire, j'ai opté pour du petit mais très efficace, craignant ente autre le vent du Wyoming et les velléités des contrôles de sécurité.Mon choix s'est porté sur un téléobjectif catadioptrique MTO de 500mm ouvert à F/D = 6,3 (récupéré pour 20 euros à la foire à la photo de Bièvres) placé sur une monture Star Adventurer, elle même mise en place sur un trépied en bois de 60cm de hauteur pesant moins de 800g. Seule originalité : l'APN, un Sony Alpha 7s dont les pixels de 8,4 microns peuvent paraitre a priori peu adaptés à cet usage sur une courte focale.Le résultat du mitraillage durant la totalité donne ce résultat : http://www.astrosurf.com/obscf/IMAGES_ASTRO/ECLIPSES/gr5_80_gr_10_74_gr_2_65_gr_15_5_ph_couleur_comp.jpg En plus de la grande dynamique de son capteur, l'Alpha 7s a permis l'obtention des images de couronne externe avec des poses de 1/20ème de sec à 3200 ISO sans bruit de fond significatif, permettant la réalisation d'un grand nombre d'images durant les 2 min 19 sec de totalité, soit, environ 120 images en obturation électronique. Sur les 90 images prises à distance des contacts, seules 6 ont été éliminé pour raison de bougé. J'en ai finalement retenu 80 puis dès le vol de retour le long traitement (3 jours) a commencé.L'ensemble est passé aux gradients rotationnels, non sur une série, mais sur 4 séries : 65 images au gradient de 2°, 80 au gradient de 5°, 74 au gradient de 10°, 5 au gradient de 15°. Les images de chaque série ont ensuite été compositées.Les choses ont été grandement facilitées par la présence de Regulus sur environ 80% des images et par le pointage polaire de l'ensemble réalisé avec précision la nuit précédent l'éclipse.A part cela, pas un nuage d'eau ou de cendres dans le ciel, une éclipse magnifique (c'est un pléonasme) mais surtout des ombres volantes très marquées et une ambiance d'exception sur ce site à l'écart des zones balisées et inaccessibles avant 6h du matin le jour J, un périple de 5600 km en autotour à 22 + 6 bikers et un bouquet final le 22 août au Stansbury Park Observatory près de Salt Lake City, au pied du plus grand télescope d'amateur au monde (170cm de diamètre, F/D = 6,125).Vivement la prochaine (qui sera ma 20ème) le 2 juillet 2019 en Argentine !Philippe Morel.
  23. Merci Serge, ça décoiffe autant qu'un certain dessin réalisé juste avant car en Oregon, vous avez été servis juste avant la région de Jackson.