dg2

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  1. L'annonce est quand même assez surprenante parce que dans la présentation faite en début de semaine ils commencent à expliquer que la preuve qu'on a des ondes gravitationnelles est donnée par un certain motif de corrélation angulaire dans les signaux, puis ensuite ils disent que les signaux qu'ils observent ne présentent pas de telles corrélations, mais que comme ils ont exclu toutes les autres possibilités, alors si ça se trouve ce sont des ondes gravitationnelles. Mais justement les données qu'ils ont... ne ressemblent pas à des ondes gravitationnelles. Alors bien sûr, ils font le coup du "avec plus de données, on y verra plus clair", mais quand même leur présentation est assez bancale, ce qui contraste quand même avec l'évident gros travail fait par la collaboration.
  2. Vous avez dit "métaux" ?

    Google est votre ami : Du latin metallum (« mine »), lui même issu du grec ancien μέταλλον, métallon (« mine, tranchée »). (Wiktionnaire)
  3. Vous avez dit "métaux" ?

    J'ai fait un tour sur ADS pou essayer de voir de quand cela date, et j'ai quand même l'impression que la majorité des raies d'absorption "évidentes" du Soleil qui ne sont ni dues à l'hydrogène ni au dioxygène sont le fait de métaux. (Fe, Ti, Na, Ca, Mg). Donc en pratique, le seul truc qu'on a pendant un temps (facilement) détecté dans les étoiles (ou la plupart des), hormis l'hydrogène et l'hélium (quand on le voyait), c'étaient des métaux au sens usuel du terme. Je ne prétends pas que c'est la bonne réponse,mais cela a le mérite d''être assez cohérent avec ce que j'ai trouvé jusqu'alors.
  4. Arecibo...s'écroule

    A propos, voici une petite colle amusante : Sur terre les cyclone/ouragans/typhons de l'hémisphère nord tournent dans le sans inverse des aiguilles d'une montre. En conséquence de quoi, ils tournent dans le sans des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud. Mais dans ce cas, pourquoi donc la Grande Tache rouge de Jupiter, ici photographié par Voyager 1 lors de sa phase d'approche,, tourne-t-elle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ? Vous avez 30 secondes (et interdiction de tricher en cherchant la réponse sur la Toile).
  5. Vous avez dit "métaux" ?

    Parmi les raisons, le fait que la grande majorité des éléments chimiques "purs" ressemblent (visuellement) à des métaux, même si bien sûr insérés dans des molécules ça n'y ressemble guère. L'autre aspect est que pendant longtemps on a considéré que tous les "métaux" se forment au même rythme par un processus unique et qu'en conséquence (supernova à effondrement de coeur) la mesure de l'abondance d'un seul d'entre à une instant donné eux suffisait à les connaître toutes à cet instant. Enfin, il faut garder en tête que les astronomes aiment bien garder des nomenclatures fausses "pour raisons historiques" même après qu'on ait démontré que ladite nomenclature de départ était inexacte.
  6. Je n'ai pas trouvé de point d'interrogation dans votre texte, donc je ne suis pas à 100% certain de répondre à la question de votre collègue, mais pour reprendre la terminologie astronomique, la longitude du Soleil peut se calculer dans le référentiel du barycentre Terre-Lune, mais on peut (et en pratique, on doit) la calculer dans le référentiel terrestre. Cela induit de petites corrections, mais celles-ci sont faibles. La parallaxe du Soleil (= l'écart angulaire de la direction du Soleil selon où vous êtes sur Terre) est de quelques secondes d'arc. Ici, les écarts dus à la prise en compte du déplacement par rapport au référentiel du barycentre Terre-Lune sont encore plus faible puisque la distance en question est inférieure au rayon terrestre. En particulier, c'est un écart bien moindre que les 20 secondes d'arc dues à l'aberration. Donc en pratique ce phénomène n'est guère observable à mon avis. Je veux dire par là que le moment où le Soleil est exactement en quadrature (vu par un observateur immobile loin au-dessus du plan de l'écliptique) ne correspond pas à celui où, depuis la Terre, vous voyez le Soleil en quadrature (car votre sphère céleste est déformée par rapport à celle du premier observateur parce que celui-ci est en mouvement par rapport à vous. Donc pour résumer : oui, le fait que la Terre n'a pas le même mouvement que celui du barycentre Terre-Lune change effectivement la direction dans laquelle se trouve le Soleil, mais il s'agit d'un effet très faible et difficilement mesurable (voire non mesurable) par l'astronomie amateur.
  7. J'ai trouvé le documentaire intéressant quand bien même il porte bien plus sur une problématique de management/prise de décision que sur de l'astronautique à proprement parler. Ceci dit, voir ces documents alors qu'il n'y a pas eu d'incident grave depuis des années atténue sans doute la force (pas seulement émotionnelle) de ce qui est montré et surtout ne permet pas de répondre à la question qui doit être venue à l'esprit de tous les spectateurs : ce drame pourrait-il se produire aujourd'hui ? Si d'aventure, ce que je ne souhaite pas, il arrivait un drame comparable avec SpaceX ou ses concurrents, je pense que cette série prendrait un relief tout autre.
  8. d'ou vient l'or?

    C'est une jolie histoire de dire que l'or des bijoux que l'on aime porter ou offrir vient de tel ou tel endroit, mais cela fait facilement perdre la lucidité sur comment en parler de façon rationnelle. Je crois qu'il serait plus sage de die que personne ne sait évaluer avec précision l'apport des différents processus. Ne serait-ce que parce qu'on connaît encore assez mal le taux de ces différents événements. De plus, je ne me hasarderais pas à affirmer que pour chacun d'eux on sait précisément évaluer la quantité et les proportions relatives d'éléments produits. Par exemple pour la première fusion d'étoiles à neutrons détectée en ondes gravitationnelles (GW170817) on a détecté des opacités très élevées signe probable de quantités importantes de lanthanides, mais je ne crois pas qu'on ait identifié explicitement par spectroscopie tel ou tel élément.
  9. L'article publié à ce sujet est quand même nettement moins sensationnaliste (cf. https://arxiv.org/abs/1911.05068). Il y est fait référence à 100 objets "intéresseants" sur 90 millions, ce qui est à la fois peu et beaucoup : trop pour des objets à fort mouvement propre (par comparaison avec Gaia), trop pour des supernovae ratées (une ou deux par siècle max pour la totalité des étoiles de la Galaxie), trop pour des astéroïdes (du fait de leur indice de couleur). Il reste donc a priori : novae galactiques, supernovae extragalactiques, microlentilles et éruptions de naines M. Cette dernière catégorie me semble être l'hypothèse la plus probable selon les auteurs car c'est surtout dans la bande R que ces candidats sont détectés, et elle a un tout cas un énorme atout : sur des clichés profonds, on devrait finir par trouver les étoiles en question. J'imagine que des SN extragalactiques pourraient, sinon être identifiées, au moins être soupçonnées par la détection de sa galaxie hôte, toujours sur des clichés profonds. Un nom ou un acronyme font cependant défaut dans l'article : LSST et Vera Rubin Observatory. Il aurait été intéressant de comparer ce que font les auteurs et et ce que fera cet instrument quand il entrera en service, certes avec une base temporelle moindre que les 70 ans de l'étude présentée.
  10. Nobel de physique 2020

    Il avait ses chances en 1993 pour la découverte plus ou moins indirecte des ondes gravitationnelles avec le pulsar binaire. Cela ne s'est pas fait, peut-être en partie parce que des français l'avaient eu en 1991 et 1992, et aussi parce qu'il avait obtenu ses résultats en collaboration avec Nathalie Deruelle, ce qui aurait fait quatre personnes. En étant mi-cynique, mi-réaliste ,on peut remarque que pour le Nobel de cette année, Hawking était mort, donc cela ne posait pas de problème de récompenser Penrose tout seul et deux observateurs; Idem pour le Nobel de Thorne, Weiss et et Barish . La logique aurait voulu que Ronald Drever l'obtienne aussi, mais cela aurait dépassé le quota maximum de trois personnes. Son décès en 2017 a en quelque sorte réglé le problème.
  11. On parle bien du même ? Celui qui accompagne les frères B&B à la TV ? Pote au point de leur faire une attestation lors de l'un de leurs nombreux procès ? Ok, ... intéressant comme point de vu. +1 L'exemple est en effet fort mal choisi... Appelons cela une erreur de jeunesse de la part de ce monsieur, mais une erreur dont les conséquences auraient pu être tellement catastrophiques qu'on ne peut s'abstenir de mettre cet élément dans la balance.
  12. Disons qu'ils sont de plus en plus vieux, mais gardent néanmoins un certain pouvoir d'influence (mauvaise). https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Courtillot#Sur_les_publications_scientifiques
  13. Peut-être faudrait-il que vous évitiez de jargonner car j'ai le sentiment que vous ne maîtrisez pas tous les concepts utilisés. Etant donné que l'air est chauffé par le sol et que l'air chaud est moins dense que l'air froid, cet air chauffé par s'élever et refroidir en altitude. Une partie de l'énergie thermique est évacuée par simple déplacement d'air, comme... dans le Soleil en fait. Donc oui, une partie de la décroissance de la température avec l'altitude est liée à la convection : le transfert d'énergie n'est pas uniquement radiatif. Par ailleurs, si je vous lis bien (mais je n'en suis pas sûr), vous dites que la température décroît parce que la pression décroît. C'est complètement faux. Une atmosphère voit sa pression décroître avec l'altitude parce que plus on s'élève, moins il y a d'atmosphère pour appuyer dessus. Si on suppose l'atmosphère de température constante (ce qui est une très bonne approximation sur quelques centaines de mètres), alors la pression baisse simplement parce que l'air se raréfie. C'est l'équation des gaz parfaits : à température constante, la pression est proportionnelle à la densité, raison pour laquelle les efforts sont plus difficiles en altitude (on est plus vite essoufflé) mais les mouvements plus faciles (moins d'air donc moins de frottement). Si pour telle ou telle raison la température diminue avec l'altitude (ce n'est pas toujours le cas mais c'est effectivement ce qu'il se passe sur Terre à basse altitude), la variation de pression s'en trouve évidemment modifiée. Mais elle existe même à température constante. Exemple trivial : la stratosphère. Elle est chauffée par le haut (par les UV du Soleil) donc la température décroît à mesure qu'on descend. Mais la pression, elle, augmente dans le même temps. Et oubliez tous ces trucs de détente adiabatique qu'à mon avis vous ne comprenez pas, ce sera plus simple. Hé bien, c'est le B.A.-BA de l'effet de serre, non ? Le rayonnement infrarouge émis par la surface est pour partie renvoyé vers l'espace et pour partie renvoyé vers le sol, qui reçoit donc en tout plus de rayonnement, etc. Prenez l'exemple de Vénus. Je n'ai pas les chiffres exacts en tête, mais dans mes souvenirs, la haute atmosphère de Vénus a un très fort albédo au point que la lumière visible qui atteint sa surface es inférieure à celle reçue par la Terre (et en fait pas très différente de celle reçue à la surface de Mars). Donc Elle reçoit dans les, disons, 150 W/m2. Or sa surface est à quelque chose comme 450 °C (je vous laisse choisir le chiffre exact, peu importe). Comme le flux rayonné en surface est donné par σ T4, cela nous donne dans les 15000 W/m2, c'est-à-dire grosso modo 100 fois plus que le flux initial reçu. Parce que les 150 W/m2 reçu sont renvoyés vers le haut mais que seule une petite partie s'échappe, une grosse partie de ces 150 W/m2 est donc renvoyée vers le bas. Le sol la renvoie vers le haut, mais à nouveau seule une petite partie s'échappe, le reste étant renvoyé vers le bas et ainsi de suite. Au final sur Vénus, le sol reçoit 1% de son énergie par insolation directe et 99% par l'atmosphère. Mais sans ce 1%, le 99% n'existe bien évidemment pas. On peut peut-être le dire autrement de façon plus imagée. Imaginez un "blob" d''énergie envoyé par le Soleil sur Vénus. Sans gaz à effet de serre, ledit blob resterait, disons, une seconde au voisinage du sol avant de repartir (le chuffre n'a aucune importance). Mais en fait dans 99 cas sur 100, le blob ne repart pas vers l'espace mais est renvoyé vers le bas où il séjourne à nouveau 1 seconde avant de retenter sa chance. Les blobs restent donc en moyenne 100 fois plus longtemps. La densité d'énergie est donc plus élevée (d'un facteur 100) et la température aussi. Elle l'est bien sûr d'un facteur moindre puisque la loi est en T4 : avec une densité d''énergie cent fois plus importante, la température exprimée en kelvins est augmentée d'un facteur 1001/4, soit dans les 3,2. Donc Vénus qui sans effet de serre mais avec un fort albédo aurait une température de surface de l'ordre de -45 °C (c'est bien moins 45), soit dans les 230 K, voit sa vraie température de surface portée à 230 x 3,2, soit dans les 730 K, c'est-à-dire 460 °C. Sur Terre, les effets sont bien sûr très atténués, mais c'est la même idée : les gaz à effet de serre prolongent le temps de séjour de l'énergie envoyée par le Soleil, ce qui augmente la température. Allez dire cela aux gens qui étudient la couronne solaire. La surface du Soleil est à 6000 K et la couronne à plus d'un million. En toute rigueur cela dépend. La température au sol est plus élevée qu'en altitude parce que le chauffage se fait par le sol. Mais rien n'assure que ce suit le cas (exemple : la stratosphère, chauffée par le haut).
  14. Ah la la, toujours cette tendance à considérer que les climatologues sont des tanches en physique... Oui, il y a une différence entre la Terre et la serre d'un jardinier. La température d'une serre est quasi uniforme là où sur Terre elle décroît avec l'altitude, et elle décroît de la façon dont elle le fait car il y a des mouvements de convection. Sans mouvement de convection, la chaleur s'évacuerait encore moins efficacement et il ferait encore plus chaud au sol. Mais ça ne change rien à l'essence du problème : dès qu'il y a des gaz à effet de serre, une partie est renvoyée au sol et donc la température au sol s'en retrouve augmentée, indépendamment de toute autre considération. Et oui, calculer précisément le bilan radiatif n'est pas simple. La climatologie n'est pas un hobby, mais un métier. Si vous voulez seulement des chiffres, n'importe quel livre de sciences de la Terre vous les donnera, mais pour comprendre il faut à mon avis déjà avoir un niveau de 2e année de licence. Si vous voulez une démonstration ou en tout cas des détails plus précis (par ex. les sources d'albédo : quelle est la part des nuages, du sol et de l'atmosphère ?), ce sera largement plus compliqué...
  15. Oui, mais les planètes sont des objets à forte brillance de surface, donc ça ne pose aucun problème. Pour le ciel profond en revanche...