dg2

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  1. L'article publié à ce sujet est quand même nettement moins sensationnaliste (cf. https://arxiv.org/abs/1911.05068). Il y est fait référence à 100 objets "intéresseants" sur 90 millions, ce qui est à la fois peu et beaucoup : trop pour des objets à fort mouvement propre (par comparaison avec Gaia), trop pour des supernovae ratées (une ou deux par siècle max pour la totalité des étoiles de la Galaxie), trop pour des astéroïdes (du fait de leur indice de couleur). Il reste donc a priori : novae galactiques, supernovae extragalactiques, microlentilles et éruptions de naines M. Cette dernière catégorie me semble être l'hypothèse la plus probable selon les auteurs car c'est surtout dans la bande R que ces candidats sont détectés, et elle a un tout cas un énorme atout : sur des clichés profonds, on devrait finir par trouver les étoiles en question. J'imagine que des SN extragalactiques pourraient, sinon être identifiées, au moins être soupçonnées par la détection de sa galaxie hôte, toujours sur des clichés profonds. Un nom ou un acronyme font cependant défaut dans l'article : LSST et Vera Rubin Observatory. Il aurait été intéressant de comparer ce que font les auteurs et et ce que fera cet instrument quand il entrera en service, certes avec une base temporelle moindre que les 70 ans de l'étude présentée.
  2. Nobel de physique 2020

    Il avait ses chances en 1993 pour la découverte plus ou moins indirecte des ondes gravitationnelles avec le pulsar binaire. Cela ne s'est pas fait, peut-être en partie parce que des français l'avaient eu en 1991 et 1992, et aussi parce qu'il avait obtenu ses résultats en collaboration avec Nathalie Deruelle, ce qui aurait fait quatre personnes. En étant mi-cynique, mi-réaliste ,on peut remarque que pour le Nobel de cette année, Hawking était mort, donc cela ne posait pas de problème de récompenser Penrose tout seul et deux observateurs; Idem pour le Nobel de Thorne, Weiss et et Barish . La logique aurait voulu que Ronald Drever l'obtienne aussi, mais cela aurait dépassé le quota maximum de trois personnes. Son décès en 2017 a en quelque sorte réglé le problème.
  3. On parle bien du même ? Celui qui accompagne les frères B&B à la TV ? Pote au point de leur faire une attestation lors de l'un de leurs nombreux procès ? Ok, ... intéressant comme point de vu. +1 L'exemple est en effet fort mal choisi... Appelons cela une erreur de jeunesse de la part de ce monsieur, mais une erreur dont les conséquences auraient pu être tellement catastrophiques qu'on ne peut s'abstenir de mettre cet élément dans la balance.
  4. Disons qu'ils sont de plus en plus vieux, mais gardent néanmoins un certain pouvoir d'influence (mauvaise). https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Courtillot#Sur_les_publications_scientifiques
  5. Peut-être faudrait-il que vous évitiez de jargonner car j'ai le sentiment que vous ne maîtrisez pas tous les concepts utilisés. Etant donné que l'air est chauffé par le sol et que l'air chaud est moins dense que l'air froid, cet air chauffé par s'élever et refroidir en altitude. Une partie de l'énergie thermique est évacuée par simple déplacement d'air, comme... dans le Soleil en fait. Donc oui, une partie de la décroissance de la température avec l'altitude est liée à la convection : le transfert d'énergie n'est pas uniquement radiatif. Par ailleurs, si je vous lis bien (mais je n'en suis pas sûr), vous dites que la température décroît parce que la pression décroît. C'est complètement faux. Une atmosphère voit sa pression décroître avec l'altitude parce que plus on s'élève, moins il y a d'atmosphère pour appuyer dessus. Si on suppose l'atmosphère de température constante (ce qui est une très bonne approximation sur quelques centaines de mètres), alors la pression baisse simplement parce que l'air se raréfie. C'est l'équation des gaz parfaits : à température constante, la pression est proportionnelle à la densité, raison pour laquelle les efforts sont plus difficiles en altitude (on est plus vite essoufflé) mais les mouvements plus faciles (moins d'air donc moins de frottement). Si pour telle ou telle raison la température diminue avec l'altitude (ce n'est pas toujours le cas mais c'est effectivement ce qu'il se passe sur Terre à basse altitude), la variation de pression s'en trouve évidemment modifiée. Mais elle existe même à température constante. Exemple trivial : la stratosphère. Elle est chauffée par le haut (par les UV du Soleil) donc la température décroît à mesure qu'on descend. Mais la pression, elle, augmente dans le même temps. Et oubliez tous ces trucs de détente adiabatique qu'à mon avis vous ne comprenez pas, ce sera plus simple. Hé bien, c'est le B.A.-BA de l'effet de serre, non ? Le rayonnement infrarouge émis par la surface est pour partie renvoyé vers l'espace et pour partie renvoyé vers le sol, qui reçoit donc en tout plus de rayonnement, etc. Prenez l'exemple de Vénus. Je n'ai pas les chiffres exacts en tête, mais dans mes souvenirs, la haute atmosphère de Vénus a un très fort albédo au point que la lumière visible qui atteint sa surface es inférieure à celle reçue par la Terre (et en fait pas très différente de celle reçue à la surface de Mars). Donc Elle reçoit dans les, disons, 150 W/m2. Or sa surface est à quelque chose comme 450 °C (je vous laisse choisir le chiffre exact, peu importe). Comme le flux rayonné en surface est donné par σ T4, cela nous donne dans les 15000 W/m2, c'est-à-dire grosso modo 100 fois plus que le flux initial reçu. Parce que les 150 W/m2 reçu sont renvoyés vers le haut mais que seule une petite partie s'échappe, une grosse partie de ces 150 W/m2 est donc renvoyée vers le bas. Le sol la renvoie vers le haut, mais à nouveau seule une petite partie s'échappe, le reste étant renvoyé vers le bas et ainsi de suite. Au final sur Vénus, le sol reçoit 1% de son énergie par insolation directe et 99% par l'atmosphère. Mais sans ce 1%, le 99% n'existe bien évidemment pas. On peut peut-être le dire autrement de façon plus imagée. Imaginez un "blob" d''énergie envoyé par le Soleil sur Vénus. Sans gaz à effet de serre, ledit blob resterait, disons, une seconde au voisinage du sol avant de repartir (le chuffre n'a aucune importance). Mais en fait dans 99 cas sur 100, le blob ne repart pas vers l'espace mais est renvoyé vers le bas où il séjourne à nouveau 1 seconde avant de retenter sa chance. Les blobs restent donc en moyenne 100 fois plus longtemps. La densité d'énergie est donc plus élevée (d'un facteur 100) et la température aussi. Elle l'est bien sûr d'un facteur moindre puisque la loi est en T4 : avec une densité d''énergie cent fois plus importante, la température exprimée en kelvins est augmentée d'un facteur 1001/4, soit dans les 3,2. Donc Vénus qui sans effet de serre mais avec un fort albédo aurait une température de surface de l'ordre de -45 °C (c'est bien moins 45), soit dans les 230 K, voit sa vraie température de surface portée à 230 x 3,2, soit dans les 730 K, c'est-à-dire 460 °C. Sur Terre, les effets sont bien sûr très atténués, mais c'est la même idée : les gaz à effet de serre prolongent le temps de séjour de l'énergie envoyée par le Soleil, ce qui augmente la température. Allez dire cela aux gens qui étudient la couronne solaire. La surface du Soleil est à 6000 K et la couronne à plus d'un million. En toute rigueur cela dépend. La température au sol est plus élevée qu'en altitude parce que le chauffage se fait par le sol. Mais rien n'assure que ce suit le cas (exemple : la stratosphère, chauffée par le haut).
  6. Ah la la, toujours cette tendance à considérer que les climatologues sont des tanches en physique... Oui, il y a une différence entre la Terre et la serre d'un jardinier. La température d'une serre est quasi uniforme là où sur Terre elle décroît avec l'altitude, et elle décroît de la façon dont elle le fait car il y a des mouvements de convection. Sans mouvement de convection, la chaleur s'évacuerait encore moins efficacement et il ferait encore plus chaud au sol. Mais ça ne change rien à l'essence du problème : dès qu'il y a des gaz à effet de serre, une partie est renvoyée au sol et donc la température au sol s'en retrouve augmentée, indépendamment de toute autre considération. Et oui, calculer précisément le bilan radiatif n'est pas simple. La climatologie n'est pas un hobby, mais un métier. Si vous voulez seulement des chiffres, n'importe quel livre de sciences de la Terre vous les donnera, mais pour comprendre il faut à mon avis déjà avoir un niveau de 2e année de licence. Si vous voulez une démonstration ou en tout cas des détails plus précis (par ex. les sources d'albédo : quelle est la part des nuages, du sol et de l'atmosphère ?), ce sera largement plus compliqué...
  7. Oui, mais les planètes sont des objets à forte brillance de surface, donc ça ne pose aucun problème. Pour le ciel profond en revanche...
  8. C'est le point essentiel. Pour simplifier, le CO2 est transparent en lumière visible. Quelle que soit la concentration de CO2, c'est la même quantité de lumière et donc d'énergie qui atteint le sol. Exemple trivial : Vénus. Si le CO2 absorbait dans le visible, on ne verrait strictement rien à la surface ! Mais ensuite, l'énergie apportée par le rayonnement visible en surface se transforme (via la loi de corps noir, n'en déplaise à certains !) en infrarouge, qui lui est partiellement piégé par le CO2., qui en renvoie une partie vers la surface. Le flux reçu en surface est donc égal à la somme du flux reçu en lumière visible, plus le flux renvoyé par le CO2. La température résultante en surface se trouve, toujours via la loi de corps noir (si, si), augmentée puisque la température rayonnée augmente avec le flux incident. Et à ce jeu là il n'y a pas de secret : plus il y a de CO2 dans l'atmosphère, plus le flux renvoyé par celui-ci vers le bas est important. Il n'y aura absolument jamais saturation. Exemple trivial (surprise...) : Vénus.
  9. D'autres seront plus à même de le dire que moi, mais il me semble que ce n'est pas tant la pollution en elle-même que l'effet d'îlot urbain : la bulle de chaleur de quelques degrés qui surplombe les villes atténue le gradient de la température et diminue la turbulence. Donc c'est plus intéressant pour de la haute résolution angulaire. Dans un contexte pas complètement différent, la présence de végétation atténue le chauffage du sol pendant la journée et diminue donc le gradient de température quand l'air se refroidit la nuit. C'est la raison pour laquelle l'OHP est quelques autres sites astronomiques bénéficient de la couverture végétale, quand bien même dans certains cas (cf. le titre de ce fil) la végétation peut présenter un danger.
  10. Ce n'est pas qu'il n'est pas réaliste : il est complètement faux. Visitez une des nombreuses grottes que compte notre pays. De l'Aven d'Orgnac au goufrre de Padirac en passant par l'Aven Armand (la plus éblouissante de toutes, si je puis vous donner mon avis), et vous y constaterez qu'il y règne toujours la même température, de jour comme de nuit, été comme hiver, soit 12 ou 13 °C. Allez, à un degré près peut-être dans certaines grottes, mais cela ne va pas au-delà, et cela correspond sans surprise à la température moyenne de la France métropolitaine. Même si ça n'est pas tout-à-fait le cas en surface, il y a homogénéisation de la température dans le sol à faible profondeur (au-delà bien sûr, le flux géothermique intervient). Donc quoiqu'on fasse, le raisonnement reste valide, n'en déplaise aux climato-sceptiques (dont je suis heureux que vous ne fassiez pas partie). Sinon, Je crois que votre soucis est à ce niveau là. Vous confondez l'inertie thermique (le fait qu'il faille rayonner/recevoir beaucoup d'énergie pour changer la température d'un degré) et le fait que l'atmosphère renvoie ou non vers le bas une partie de l'énergie reçue (l'effet de serre). L'inertie thermique augmente avec la masse : il faut plus d'énergie pour changer la température d'une masse plus importante. C'est une des raisons qui fait que malgré sa très lente rotation, la température ne baisse pas beaucoup la nuit du Vénus. Mais ceci est totalement indépendant de l'effet de serre. L'exemple de Vénus était à ce titre peut-être peu heureux. Remplacez-le par les océans terrestres, ce sera peut-être plus clair : leur température ne varie quasiment pas entre le jour et la nuit. (Mais bien sûr, cette inertie n'est pas efficace au point de produire une température constante sur l'année.)
  11. L'argument que la notion de température moyenne est une quantité discutable est un grand classique de l'argumentaire climatosceptique. Sans même suivre votre lien, je mettrais ma main au feu que cela vient de chez eux. Pour le reste : l'inertie thermique des sols et surtout de l'atmosphère et des masses océaniques fait que la distinction entre le côté jour et le côté nuit telle que vous la faites est très artificielle. Exemple trivial (mais académique) : un objet qui tourne sur lui-même entre quelques minutes. Autre exemple trivial, du monde réel cette fois : Vénus. Les nuits y durent des mois terrestres, mais la température n'y baisse quasiment pas. Vous pouvez aussi prendre l'exemple de votre poulet que vous cuisez à la broche. Croyez-vous que le côté dudit poulet qui n'est pas du côté du grill voit sa température baisser jusqu'à atteindre la température ambiante pour remonter en flèche un demi-tour plus tard ? Plus sérieusement, en l'absence d'atmosphère et avec une rotation lente, le contraste jour-nuit est tel que la notion de moyenne sur les deux hémisphère est effectivement plus discutable, que ce soit sur la Lune ou sur Mercure par exemple. Notez cependant que la température ne descend pas à -273,15 K dans un cas comme dans l'autre : le sol garde une certaine inertie thermique malgré tout. Ceci dit, sauf erreur de ma part, dans ces deux cas, les gens font bien la distinction entre les températures diurnes et nocturnes. Je n'ai par exemple jamais lu que la "température moyenne" de Mercure serait de 150 °C au motif qu'elle monte à 450 °C le jour et descend à -150 °C la nuit (je n'ai pas les chiffres exacts en tête, mais vous voyez l'idée). Donc ce délire que le côté nuit devrait être à -273,15 °C est... un délire. Rien à rajouter. Par ailleurs, il est inutile de parler "des calculs du GIEC". Le calcul de ces -19 °C, c'est de la première ou seconde année de licence. Évidemment, une modélisation fine des choses va aller bien plus loin que ce calcul, qui sert d'introduction en licence. Arrêtez de fantasmer sur le fait que des milliers de climatologues ou chercheurs de tel ou tel domaine auraient loupé un calcul de trois lignes. C'est naïf et prétentieux (et dans certains cas possiblement méprisant). Il est du reste amusant que les arguments des climatosceptiques oscillent parfois entre "les climatologues ont fait une erreur de débutant" et "le climat est de toute façon trop difficile à modéliser". Trop difficile pour les climatosceptiques, ça oui. Pour les milliers de gens qui travaillent dessus depuis des décennies, c'est plus difficilement audible. La vraie question qu'une personne sceptique (et de bonne foi) doit se poser est plutôt : "Est-ce que j'ai une idée objective de l'écart de niveau de connaissance entre ces gens-là et moi ?". Là où il y a quand même un truc à tirer de ce que vous dites, ce serait dans le cas d'une planète proche d'une naine rouge et dont la rotation se serait synchronisée sur sa révolution. Dans ce cas, et selon la circulation atmosphérique qui pourrait être faible sur l'hémisphère nuit, il est possible que l'énergie soit uniquement rayonnée par l'hémisphère situé côté jour (et qui est toujours de ce côté). Donc l'énergie de l'étoile captée par un disque de rayon R et donc de surface π R2 et rayonné par une demi-sphère, donc par une surface de 2 π R2. au lieu des 4 π R2 habituels. C'est bien sûr pris en compte pour les calculs de zone habitable en exoplanétologie.
  12. La question de la vie ailleurs fait sans doute partie de celles où il est le plus difficile de ne pas avoir d'a priori. En mettant le titre sous forme de question, les auteurs ont fait preuve, je trouve, d'une certaine franchise à laisser entendre quelle sera la réponse à la question. La question que je me pose, est plutôt : cette tendance relève-t-elle d'une vision "personnelle" des auteurs (ce n'est pas une critique), ou de l'état d'esprit des chercheurs interrogés ? Et dans ce cas, cette tendance est-elle partagée par les gens qui travaillent sur les exoplanètes ? De l'échantillon (limité) que je connais de cette dernière population, la réponse me semble être non. Donc une suite à ce documentaire qui parle des exoplanètes pourrait très bien amener un contrepoint intéressant. (Et ce sera de toute façon intéressant si c'est bien réalisé).
  13. Un trou noir né trop tôt ?

    Cher Barnabé, dans un message daté du 6, vous vous disiez "preneur" d'avis sur vos idées. Je me suis donc (poliment) exécuté et ai essayé (poliment) de vous expliquer pourquoi cela n'allait pas, ou, plutôt quelques unes des raisons pour lesquelles vos idées ne pouvaient fonctionner. Ne sachant pas à qui j'avais à faire, j'ai essayé plusieurs angles d'approche, dans l'espoir que vous seriez réceptif à l'un d'entre eux. A l'évidence, cela n'a pas fonctionné, donc je ne comprends ce que vous voulez vraiment, et je ne sais pas quoi vous dire de plus. Ah si, une dernière chose : Ben non, en fait. Si pour vous 4/3 de pi au carré valent 17,46, je veux bien croire que n'importe quelle formule donne n'importe quel résultat, en tout cas dans votre dimension alternative. Mais dans le monde réel, cela ne marche pas ainsi. Dit autrement : si vous ne faites pas l'effort de dire quelque chose de compréhensible, il ne faut pas vous étonner que personne ne vous comprenne.
  14. Un trou noir né trop tôt ?

    Cher barnabé, votre formule telle quelle est fausse puisque selon qu'on décide d'exprimer les distances en mètres ou en centimètres, on va fatalement obtenir un résultat différent. Donc pour essayer d'en faire quelque chose de juste, il faudrait écrire quelque chose comme M = F X / [4 / 3π ( [(r + r0)/r0] p - (r / r0)p ) ]2 où j'ai noté p votre exposant (de 0, 00000195) et où r0 est une constante qui vaut 1 mètre et X une quantité homogène à... à quoi, en fait ? Car j'ai un problème. Vous dites que "F" est égal à 9,81. Quand on note un truc F, c'est en général une force, mais le "truc" qui est sensé valoir 9,81 ça ressemble plutôt à l'accélération de la pesanteur exprimées dans les unités du Système international, donc 9,81 m/s2. Donc du coup, X est homogène à une masse divisée par une accélération, et vaut miraculeusement 1 dans le système international d'unité. Rien que cette affirmation est bizarre. L'unité de longueur, le mètre a été de façon conventionnelle choisi pour que le quart de méridien terrestre vaille10 millions de mètres, mais on aurait pu choisir une autre convention (les anglais définissent en gros le mile nautique par le fait que le même quart de méridien fait 5400 de ces miles). De même, la définition du kilogramme est prise de façon conventionnelle comme la masse de 1 dm3 d'eau de telle composition à telle température, mais franchement, on aurait pu choisir autre chose (il y a eu de nombreux débats à ce sujet à la fin du XVIIIe siècle, n'hésitez pas à lire ''Mesurer le monde' de Ken Alder). Donc que les constantes qui interviennent dans votre formule soit de façon absolument miraculeuse exactement égale à 1 est pour le moins assez peu crédible. Mais là où j'ai un gros problème, c'est dans le fait que la dépendance en r de la "force" (enfin, de l'accélération de la pesanteur) doit être, en moins en première approximation, en 1 / r2. Et là, ce n'est pas le cas. Amusez-vous à calculer avec votre formule l'accélération à laquelle est sujette la Lune, et vous verrez qu'on est très, très loin de la valeur observée. Pour mémoire, la cinématique de base (rien à voir avec la gravitation) vous dit qu'un objet en mouvement circulaire uniforme doit subir pou conserver cette trajectoire circulaire uniforme une accélération égale à v2 / R, où R est le rayon orbital et v la vitesse.Je vous laisse calculer la vitesse de la Lune (dans les 1 km/s) vu que son rayon orbital R fait dans les 400 000 km. On en déduit que l'accélération correspondante est dans les 0,0027 m/s2. On retrouve bien que l'accélération subie par la Lune est dans les 3700 fois moins importante, comme attendu par le fait que le rapport entre R et le rayon terrestre est de l'ordre de 60 (qui au carré nous donne à peu près les 3 700 suscités). Bref, tout cela pour dire que si la dépendance de la force n'est pas (très, très, très) proche de 1 / r2, vous n'avez aucune chance de retrouver la troisième loi de Kepler qui était déjà le B-A-BA indispensable il y a 400 ans. Ceci étant, je me garderais bien de faire une quelconque application numérique de votre formule car vous annoncez gaillardement que 4/3π= 19,46... Alors je ne sais pas si votre notation ambiguë est (4/3) x π ou 4 / (3 x π), mais dans un cas comme dans l'autre , cela ne saurait en aucun cas faire 19,46...
  15. Venus, grosse annonce à venir!

    Non je ne le pense pas . Mème si la pression est très forte sur venus (9 e6 Pa ) et que la viscosité d'un gaz (CO2 ) augmente avec la pression.(théorie d'Enskog) Le rapport de viscosité avec un liquide est très importante de 6 mini à 300 fois plus élevé . La mobilité ne serait pas gênée sauf si on y ajoute un vecteur vitesse important et donc le frottement dans le gaz serait beaucoup plus important . La puissance dépensée pour se mouvoir rapidement serait importante . (le frottement dépend du carré de la vitesse, et est proportionnel à la densité du gaz, à la surface frontale et de son aérodynamique Cx ) La question à se poser c'est, s'il y a des vents très violents qui règnent sur Vénus, ce qui se rajouterait. Extrapolation : si le gaz ( CO2 ) était supercritique alors sa viscosité est proche d'un gaz mais sa densité est proche d'un liquide et on aurait peut être cette impression de flotter et de se mouvoir facilement Cordialement Êtes-vous sûr de tout cela ?? Reprenons D'après la loi des gaz parfait et le fameux P V = N R T, en passant de la température terrestre (20°, soit en arrondissant 290 K) à cette de Vénus (450 °C, donc 720 K), le produit pression x volume molaire est augmenté de 2,5, et attende que la pression est 90 fois plus grande que la pression terrestre, volume molaire est dans les 90 / 2,5 plus élevé, soit environ 40. Avec une masse molaire de 44 g / mol, on est dans les 1,5 fois celle de l'air ambiant, donc une atmosphère 60 fois plus dense que l'atmosphère terrestre. Ensuite, attention à ce qu'on appelle viscosité. Il y a la viscosité dynamique et la viscosité cinématique, la seconde étant égale à la première divisée par la densité. La viscosité cinématique ne varie pas très rapidement avec la densité et la température, ce qui est une façon de dire que les molécules du gaz considéré (ici du CO2) interagissent individuellement de la même façon quel que soit leur densité. MAIS ce qui nous intéresse, c'est la viscosité dynamique, celle qui détermine les forces de frottement. Et cette quantité là augmente comme le produit de la viscosité cinématique et de la densité. Et c'est assez logique : plus vous avez de molécules, plus vous frottez. Donc avec 40 fois plus de molécules de CO2 à la surface de Vénus, vous allez, mécaniquement, frotter 40 fois plus modulo le fait que la viscosité du mélange O2-N2 est sans doute différent de celle du CO2, mais le facteur dominant c'est le nombre de molécules, 40 fois plus élevé)... Du reste, tout ceci est bien connu depuis les sondes Venera : Le parachute de Venera 8 a fondu à 3 km d'altitude, et malgré 3 km de chute libre la sonde a survécu à son atterrissage (à 16 m/s, lis-je, soit dans les 60 km/h). A partir de Venera 9, le parachute était volontairement largué à haute altitude pour diminuer le temps de descente (afin d'augmenter la durée de vie de la sonde une fois posée). Par comparaison sur Terre, un parachutiste a une vitesse de chute libre de l'ordre de 200 km/h, soit dans les 50 m/s (certes avec une gravité plus élevée). Pour ce qui est du ressenti : Aucune plongée profonde sur Terre n'a été effectuée au-delà de 700 m, soit 70 bars. Donc impossible probablement de survivre à la pression de surface, indépendamment de la température ou de la composition du gaz. L'atmosphère est 60 fois plus dense, soit dans les 70 kg/m^3. C'est relativement peu, la poussée d'Archimède est assez faible (quelques kilos). Mais il y aura une sensation de légèreté du fait de la faible gravité (enfin, si on est dans une capsule qui se pose à la surface). La viscosité est très significativement plus grande que celle de l'air terrestre, mais moindre que l'eau, sans doute suffisant pour rendre les mouvement plus difficiles. Les faibles vents enregistrés en surface sont sans doute liés à cela (au moins en partie).