patry

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  1. Chez Sony, cela s'appelle "Réduction de bruit pose longue". Sur le mien (a77) effectivement, chaque pose est suivie d'une seconde (obturateur fermé) qui est soustraite avant l'enregistrement. C'est exactement ce que l'on fait avec un dark sur le PC c'est clair. Alors c'est plus long, mais tu n'aura pas à le faire à postériori et la soustraction sera faite au même moment que chaque pose, dans les mêmes conditions thermiques. En mode BULB, il n'y a pas ce traitement car le boitier ne sait pas refaire une exposition de plus de 30 secondes.
  2. Imager en infrarouge ?

    J'utilise souvent un filtre 23A. Ce filtre est passant du rouge/orangé jusqu'à l'infrarouge (assez lointain de mémoire, peut être 1µm). Sur le C8 ou le C11, c'est un filtre de prédilection car (test fait il y a longtemps) j'ai autant de flux avec un filtre L 400-750nm (fond de ciel ou la lune p.ex) qu'au 23A sur une DMK21. C'est dire qu'il y a du flux invisible qui est capté. Quand j'ai acheté la 80ED j'ai benoîtement pensé que le 23A allait récupérer sa place de leader ... que nenni, c'est une grosse "daube". L'image vu de la caméra est très empâtée, et j'ai incriminé le chromatisme de l'instrument qui décale assez loin le point dans l'IR. J'avais déjà un fort décalage entre mes R/G/B mais il y avait peut être le double de déplacement entre R et 23A qu'entre G et R !!! Bref, réfracteur et IR c'est pas la fête. Un SC, ou mieux, un newton, donnera des résultats infiniment meilleurs. Au delà de l'usage "IR", cette bande de fréquence est assez nettement moins perturbée par la turbulence que le rouge, le vert et le bleu (dans cet ordre). Par contre, la tache de diffraction (et donc cela a un impact sur la résolution) augmente avec la longueur d'onde. J'ai chez moi une planche d'une étoile prise en B,G,R et 23A et la différence du spot est effectivement proche d'un facteur 2 entre B et 23A ! Sauf que le bleu est tellement influencé par la turbulence qu'il est généralement bien pire au final (alors que la résolution de l'image devrait être double). J'avais conseillé à certains qui ont des (très) gros instruments d'imager en IR (23A, filtre 742nm voire 807nm) et même si la perte de résolution est notable, le gain en stabilité des gros tromblons est évidente. Voila la courbe de transmission de mon filtre Astronomik IR pro 742 sur une plage large (200...1000 nm). Zoom autour de 850 nm Le filtre est très "transparent" à l'IR (98,7%) avec un substrat très propre jusqu'au µm (au delà, cela importe peu, les caméras ne captent plus grand chose déjà au µm). Alors on reste loin du "thermique" (plusieurs µm) et les caméras traditionnellement utilisée ne répondent de toute façon plus mais les résultats sur certaines planètes dans cette plage sont intéressants (j'ai surtout utilisé sur Jupiter, Saturne, Venus, ...). La quasi totalité de mes images (monochromes) sur astrobin sont prises au 23A : https://www.astrobin.com/users/Patry/ Il faudrait que je fouille dans mes (Go) d'archives pour trouver une image R/23A montrant la différence d'information perçue. Marc
  3. Mak 127 vs 100ED pour la lune

    J'ai eu l'occasion de comparer une Apo de 110mm et un mak 127 le même soir il y a des années. En résolution (cible saturne, quelques doubles), le mak est devant, ou a égalité, et en luminosité la lunette l'emporte grâce à de meilleurs traitements de surface et à l'absence d'obstruction. On ne s'en rend compte que lorsque les deux instruments sont cote à cote et il y a une grosse différence. Bien plus que ce qui est du a l'obstruction donc pour moi c'est la reflectivité "basique" (84% ?) qui est en cause. Passer à une reflectivité haut de gamme (>96~98%) si elle est possible, fera beaucoup gagner. Donc pour moi, en lunaire, fortement contrasté, clairement le mak sera un atout de part son diamètre plus important. La buée, si elle doit se manifester se manifestera tout autant sur la lunette (ou alors il y a là un phénomène magique qui m'échappe). Le mak marche pas mal sur certains objets compacts également et, j'ai eu une vision de M31 extraordinaire au mak 127 (barres de poussières sur plusieurs champs de large). Par contre, si l'encombrement n'est pas un problème, que tu veux faire autre chose que du planétaire, ... et que tu a le double du budget du mak, la lunette peut avoir des arguments que le mak n'a pas : le champ énorme d'un réfracteur (> 4,5° sur le ciel avec ma 80ED). Mais bon, pour ce prix tu passe au mak 150mm qui (re)prendra le large mais peut être trop lourd pour la monture. Marc
  4. Aigrettes et diffraction

    Et le cuivre ? Excellent conducteur thermique, est-ce que ce sont ses propriétés mécaniques qui font qu'on ne l'utilise pas ? Marc
  5. Aigrettes et diffraction

    Le problème du mak c'est que le ménisque est épais, ce qui est bon pour son inertie (la buée n'arrive pas vite, beaucoup moins que sur un SC) mais quand elle est là, il en faut de l'énergie pour la virer. Et une fois chauffé pour son élimination, son inertie le rend impropre à la HR pendant un long moment (5' avec un mak 127, le temps doit être une fonction lié au volume et à la surface) alors qu'il ne faut que 2 à 3 minutes au C11 pour reprendre ses aises. Du coup le mieux c'est le pare-buée (économique, mais souvent pas assez efficace) et la résistance chauffante (1~2 W/pouce en général ... pour un SC, je ne sais pas si c'est valable pour un mak). Et là, si tu a encore de l'eau sur la lame ... c'est qu'il pleut ! Marc
  6. Aigrettes et diffraction

    Je ne pense pas que la largeur de l'araignée influence la tache d'airy. Son épaisseur (rigidité), et sa longueur (faut bien s'accrocher au tube) oui, mais pas le reste. Après tu dis que c'est fin ... je ne me rend pas bien compte mais sur cette image l'araignée semble faire plus d'1 mm d'épaisseur non (peut être bien 2) ? (image source astromart pour illustrer le propos). Sur CN, certains disent avoir retravaillé les branches pour les réduire à 1,5mm (contre 5mm ce qui me semble exagéré, après le système métrique échappe sans doute aux américains ). Par contre, j'aurais eu tendance à penser que la couleur (noir mat) serait le mieux, mais dans certaines lectures, "on dit" que le métal brossé "nu" serait le meilleur. Marc
  7. que vaut cet ancien setup ?

    Un peu de lecture : https://manualzz.com/doc/1120970/meade-starfinder-reflecting-telescope-instruction-manual Marc
  8. que vaut cet ancien setup ?

    CA ressemble bigrement a un Meade Starfinder des années 80~90 peut être. Je ne sait pas ce que cela vaut "optiquement" mais c'est déjà du gros diamètre qui est présenté là. C'est rigolo le chercheur "newton" ! Marc
  9. Non, il faut faire 2 pièces et que le barillet ne soit pas en contact direct avec le baffle. Alors que souvent, c'est une unique pièce de fonderie pas du tout terrible pour le transfert thermique.
  10. A mon avis, c'est plutôt comme sur un SC ; c'est le baffle qui joue le rôle de goutte "froide" à l'intérieur du tube et cela a pour effet de perturber l'équilibre thermique dans le tube. C'est sans doute pour cela que tu ne vois la perturbation que sur un rayon (et pas un diamètre). Je me suis toujours étonné que les fabricants n'aient jamais pensé à rompre ce pont thermique, car finalement l'instrument se refroidit par son tube (en alu préférablement, car en carbone c'est pas terrible), par la lame et par son barillet. Le pire étant la lame bien sur, pour le reste cela reste assez discret. Par contre cet épanchement au milieu du tube c'est la plaie. Marc
  11. objectif tokura

    J'ai eu le même avec mon Minolta x300s en monture MD. Moyen (sans être nul) à l'époque de l'argentique. Ce sera certainement délicat en numérique. Pour éclairer correctement les minuscules photosites qu'on a actuellement il faut clairement changer de gamme. Je l'avais en kit avec le 28-70, qualitativement un peu meilleur. Marc
  12. Il y a une phrase dans le document de J.DRAGESCO qu'a transmis STF8LZOS6 qui devrait être affichée en gros : Et il s'agit là d'une étoile prise au zénith et j'avoue que par chez moi, même avec une 80ED, les étoiles sont rarement parfaitement stables. Alors au C11, ce phénomène est rarissime (2 ou 3 fois par an, et encore). Donc il est primordial, avant d'investir dans un instrument de gros diamètre (300 mm et plus) pour un usage planétaire, de s'assurer que le site vaut le coup. Déjà parce que ce genre d'instrument se déplace plus rarement qu'un petit, et qu'il sera dommage de partir sur un tel diamètre sans pouvoir l'utiliser autrement que de façon épisodique. Marc
  13. Concaténer fichiers SER

    PIPP fait cela il me semble. Marc
  14. Un C14 est un instrument redoutable qui offre une résolution très élevée. Mais les puristes vont râler car il est loin du qualificatif d'APO killer qui allie pour moi une obstruction faible (0,25 ou moins) et un parfait apochromatisme. Bon pour l'apochromatisme, les réfracteurs (même apo) en sont loin, mais ils ont l'obstruction nulle garante de contraste visuel au top. Le C14, de part son obstruction, ne peut avoir ce qualificatif, même si cela n'a pas d'influence sur les détails fins, seul le contraste moyen sera perdu en visuel (mais pas en photo). Après son rendement dans le bleu n'est pas terrible, et si tu veux faire de l'UV, passe ton chemin. Un mak de 350 mm ... ca va coûter cher en camion et en grue ... n'y pense même pas. Ce CFF me semble répondre à tous les critères avec une compacité que n'aura pas un newton de même diamètre. Par contre je ne suis pas fan des tubes ouverts et ajourés. La jupe est obligatoire pour limiter les effets des mouvements d'air extérieurs. Après le champ est assez étroit sur un cassegrain il me semble, pour la lune c'est un handicap. Marc
  15. Mewlon 210 ou newton 300/1200

    ... et pan, 4000€ de plus ! Le coût de l'équipement suit une courbe exponentielle dès que le diamètre et la qualité augmente. Marc
  16. Les couleurs de la Lune

    La lune a pas mal de couleur, même s'il est délicat de les faire ressortir Là c'est un cliché unique (qui a une quinzaine d'années peut être), lequel a été traité par IRIS (c'est pas jeune) afin d'en faire ressortir les couleurs. Je crois que c'était au téléobjectif (200mm probablement) et au Konica D5D ... complètement has been aujourd'hui). De mémoire, les zones brunes sont riches en basaltes et les zones bleutés ce sont des traces de titanes (sur ce dernier point je suis moins sur). Du coup on fait bien ressortir les rayons de tycho qui couvre une bonne partie de son hémisphère. Marc
  17. Oui, beaucoup d'€, mais vu que le titre c'est APO killer, 45k€ pour un maksutov de 400 mm, ça coûte combien un réfracteur apochromatique en 400mm ? J'ai pas trouvé, mais une 200 mm coûte déjà 25 k€, et une 230 mm (+30 mm !!!) on est déjà à 40k€. Vu l'évolution exponentielle, 232 ou 235 mm et on va dépasser les 45 k€ (source teleskop service). Et on sera très très loin de la définition d'un instrument de 400 mm dans tous les cas, ou alors le 400 mm, faudrait qu'il soit franchement raté pour fournir de moins belles images ! Donc l'un dans l'autre cela se tient (note bien que je ne fais pas de pub, je ne peut m'offrir ni l'un, ni l'autre, même s'il y avait 90% de réduction d'ailleurs). Marc
  18. cmos vs ccd : la dynamique

    La donnée est sur 12 bits mais on stocke sur 16 ... il manque 4 bits que l'on met où on veut si c'est (logiquement) à gauche, alors 4095 sera codé 4095, tout va bien mais le logiciel peut croire que l'image est très sombre ... pour autant toutes les données y sont. Soit on met les bits nuls à droite (poids faible), cela revient à multiplier par 2^4 = 16, donc ton 4095 devient 65520. Cool ton image est claire et ce 65520 est très brillant (comme ton 4095 sur 4096). Maintenant on va y faire des opérations sur ces images, par exemple des accumulations. 256 images (disons toutes à 4095) vont décaler le résultat de 8 bits (2^8 = 256), et il faudra faire le calcul sur "plus de 16 bits". Tous les processeurs font nativement des calculs sur 32 (voir 64) bits en un cycle d'horloge (opération sur des entiers, addition, soustraction, multiplication et parfois même division). Donc il est logique (et même indispensable) que les calculs soient réalisés en 32 bits, voire même si besoin en flottant. Là on perdra en dynamique (23 bits, encore très largement suffisant) mais on gagnera en valeur maximale/minimale (c'est pas antinomique, c'est la joie de l'IEEE754) avec un exposant sur 8 bits et un signe (8+1+23 = 32 le compte est bon). Oui, il est difficile de distinguer clairement 256 niveaux de gris différents (8 bits), là encore c'est selon les individus, peut être 512 (9 bits) ? Marc
  19. cmos vs ccd : la dynamique

    Le mieux est de se faire la main avec IRIS, c'est "antique" par rapport aux outils modernes, mais on comprend ce que l'on fait sans interférence lié au logiciel qu fait (ou pas) le décalage des données. Car entre le format de capture (8 planétaire/10/12/14 bits), ce qui est lu (16 bits ?), ce qui est traité (32 bits), et ce qui est affiché (8 bits), puis sauvegardé (8/7 bits) il y a des raisons de s'y perdre. Marc
  20. cmos vs ccd : la dynamique

    Juste une question "mathématique". Tu ne traite pas une image unique mais un empilement. Donc ok tu va peut être faire x16 sur tes images mais si tu en accumule 2, tu aura au final un range de 17 bits qu'il faudra bien diviser par 2 ... donc x16/2 => x8 seulement. Ou alors je rate un truc. Marc
  21. Nouvelles EQ8-R et EQ8-RH

    En effet, mais c'est bien "trop" compliqué à mon gout. Un hub USB2 ... bof à quoi bon. En tout cas je vois qu'on est d'accord sur l'encodeur nécessaire (pas indispensable) sur un axe et pas nécessaire sur le second.
  22. Nouvelles EQ8-R et EQ8-RH

    Faut voir ... je suis en train de réfléchir à faire un distributeur d'alimentation pour mon EQ6 (sur le coté opposé de la platine) qui permettrait une plus vaste connectique (jusqu'à 30V DC in), protégée des inversion de polarité, et qui redistribuerait l'alimentation à d'autres périphériques (résistance chauffante, leds, ...). C'est cool que l'EQ8R fasse déjà tout cela. Marc
  23. Pour sortir mes filtres de la roue à filtre, j'utilise un cube de gomme qui accroche bien le filtre tout en ne laissant aucune trace. Je peux ainsi sortir mes filtres sans démonter la roue. Si ta bague est vissée, c'est peut être une solution. Le caoutchouc adhère bien, et tu peux le tailler facilement. Mais si la bague est serti en force (ou via un gradient thermique), ce ne sera pas être suffisant. Marc
  24. Nouvelles EQ8-R et EQ8-RH

    Maintenant, pour améliorer la qualité du suivi, faut'il avoir un encodeur de haute précision en DEC qui en plus, il me semble, corrigera toujours dans le même sens ? Si tu peux économiser 1000€, et t'abstenir de faire du push-to (avec un instrument de 50kg ?) c'est peut être pas si grave ? Car je doute que le marché soit adapté à cet usage. Pour moi le simple encodeur ça a du sens en tout cas. Marc
  25. Dérotation winjupos

    C'est exactement ça polo. Gérard> Sur Jupiter, au C11, je vois une différence entre eux images séparées de moins d'une minute. Cela tient du tremblement mais c'est visible. Du coup cela veut dire qu'au compositage, on va étaler les plus petits détails visibles. Donc soit on fait des captures plus courtes (et d'autant plus courtes que le diamètre du télescope est important), soit on composite une image en dérotation. Attention, on voit souvent des astrams faire de la dérotation sur 2 ou 3 minutes avec des instruments très petits (<<200mm), c'est inutile Autre aspect de la dérotation c'est qu'avec une caméra monochrome, la date de capture de chaque plan n'est pas la même. Si tu recompose l'image RGB à partir de plans datés différemment, tu va avoir des détails "rouges" qui ne sont pas alignés avec leur composante bleue par exemple. Pire sur le limbe, le détail n'est plus visible et tu aura une frange R/B ! Si tu fait cette séquence rgbbgr, et que chaque paire rr, gg et bb donne un triplet (R, G, et B) est utilisé pour réaliser une RGB (date centrée entre B et B) alors ton image sera exempte de franges car toutes les images R, G et B ont la même date. Marc