patry

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Posts posted by patry


  1. Il y a 23 heures, STF8LZOS6 a dit :

    même si dans le mak fermé je la vois parfois comme onde ascendante qui part du bord supérieur du miroir.

     

    A mon avis, c'est plutôt comme sur un SC ; c'est le baffle qui joue le rôle de goutte "froide" à l'intérieur du tube et cela a pour effet de perturber l'équilibre thermique dans le tube. C'est sans doute pour cela que tu ne vois la perturbation que sur un rayon (et pas un diamètre).

    Je me suis toujours étonné que les fabricants n'aient jamais pensé à rompre ce pont thermique, car finalement l'instrument se refroidit par son tube (en alu préférablement, car en carbone c'est pas terrible), par la lame et par son barillet. Le pire étant la lame bien sur, pour le reste cela reste assez discret. Par contre cet épanchement au milieu du tube c'est la plaie.

     

    Marc

     

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  2. J'ai eu le même avec mon Minolta x300s en monture MD. Moyen (sans être nul) à l'époque de l'argentique. Ce sera certainement délicat en numérique.

    Pour éclairer correctement les minuscules photosites qu'on a actuellement il faut clairement changer de gamme.

    Je l'avais en kit avec le 28-70, qualitativement un peu meilleur.

     

    Marc

     


  3. Il y a une phrase dans le document de J.DRAGESCO qu'a transmis STF8LZOS6 qui devrait être affichée en gros :

     

    Citation

    C'est ainsi, par exemple, que la turbulence est estimée à 0",25 lorsque les anneaux de diffraction de l'étoile observée [au zénith] restent complets dans une lunette de 14 cm de diamètre (dans ces mêmes conditions les anneaux sont brisés dans une lunette de 28 cm, l'image est complètement altérée dans un 56 cm et abominable dans un télescope de 100 cm).

     

    Et il s'agit là d'une étoile prise au zénith et j'avoue que par chez moi, même avec une 80ED, les étoiles sont rarement parfaitement stables. Alors au C11, ce phénomène est rarissime (2 ou 3 fois par an, et encore).

    Donc il est primordial, avant d'investir dans un instrument de gros diamètre (300 mm et plus) pour un usage planétaire, de s'assurer que le site vaut le coup. Déjà parce que ce genre d'instrument se déplace plus rarement qu'un petit, et qu'il sera dommage de partir sur un tel diamètre sans pouvoir l'utiliser autrement que de façon épisodique.

     

     

    Marc

     

     

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  4. Un C14 est un instrument redoutable qui offre une résolution très élevée. Mais les puristes vont râler car il est loin du qualificatif d'APO killer qui allie pour moi une obstruction faible (0,25 ou moins) et un parfait apochromatisme. Bon pour l'apochromatisme, les réfracteurs (même apo) en sont loin, mais ils ont l'obstruction nulle garante de contraste visuel au top.

    Le C14, de part son obstruction, ne peut avoir ce qualificatif, même si cela n'a pas d'influence sur les détails fins, seul le contraste moyen sera perdu en visuel (mais pas en photo). Après son rendement dans le bleu n'est pas terrible, et si tu veux faire de l'UV, passe ton chemin.

    Un mak de 350 mm ... ca va coûter cher en camion et en grue ... n'y pense même pas.

    Ce CFF me semble répondre à tous les critères avec une compacité que n'aura pas un newton de même diamètre. Par contre je ne suis pas fan des tubes ouverts et ajourés. La jupe est obligatoire pour limiter les effets des mouvements d'air extérieurs. Après le champ est assez étroit sur un cassegrain il me semble, pour la lune c'est un handicap.

     

    Marc

     

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  5. La lune a pas mal de couleur, même s'il est délicat de les faire ressortir

    lunecouleur.jpg

     

    Là c'est un cliché unique (qui a une quinzaine d'années peut être), lequel a été traité par IRIS (c'est pas jeune) afin d'en faire ressortir les couleurs. Je crois que c'était au téléobjectif (200mm probablement) et au Konica D5D ... complètement has been aujourd'hui).

    De mémoire, les zones brunes sont riches en basaltes et les zones bleutés ce sont des traces de titanes (sur ce dernier point je suis moins sur).

    Du coup on fait bien ressortir les rayons de tycho qui couvre une bonne partie de son hémisphère.

     

     

    Marc

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  6. Oui, beaucoup d'€, mais vu que le titre c'est APO killer, 45k€ pour un maksutov de 400 mm, ça coûte combien un réfracteur apochromatique en 400mm ?

    J'ai pas trouvé, mais une 200 mm coûte déjà 25 k€, et une 230 mm (+30 mm !!!) on est déjà à 40k€. Vu l'évolution exponentielle, 232 ou 235 mm et on va dépasser les 45 k€ (source teleskop service).

    Et on sera très très loin de la définition d'un instrument de 400 mm dans tous les cas, ou alors le 400 mm, faudrait qu'il soit franchement raté pour fournir de moins belles images !

    Donc l'un dans l'autre cela se tient (note bien que je ne fais pas de pub, je ne peut m'offrir ni l'un, ni l'autre, même s'il y avait 90% de réduction d'ailleurs).

     

    Marc

     

     


  7. La donnée est sur 12 bits mais on stocke sur 16 ... il manque 4 bits que l'on met où on veut si c'est (logiquement) à gauche, alors 4095 sera codé 4095, tout va bien mais le logiciel peut croire que l'image est très sombre ... pour autant toutes les données y sont.

    Soit on met les bits nuls à droite (poids faible), cela revient à multiplier par 2^4 = 16, donc ton 4095 devient 65520. Cool ton image est claire et ce 65520 est très brillant (comme ton 4095 sur 4096).

    Maintenant on va y faire des opérations sur ces images, par exemple des accumulations. 256 images (disons toutes à 4095) vont décaler le résultat de 8 bits (2^8 = 256), et il faudra faire le calcul sur "plus de 16 bits". Tous les processeurs font nativement des calculs sur 32 (voir 64) bits en un cycle d'horloge (opération sur des entiers, addition, soustraction, multiplication et parfois même division).

    Donc il est logique (et même indispensable) que les calculs soient réalisés en 32 bits, voire même si besoin en flottant. Là on perdra en dynamique (23 bits, encore très largement suffisant) mais on gagnera en valeur maximale/minimale (c'est pas antinomique, c'est la joie de l'IEEE754) avec un exposant sur 8 bits et un signe (8+1+23 = 32 le compte est bon).

     

    il y a une heure, Jean-Marc_M a dit :

    J'en ai conclus que pour des yeux non bioniques, 12 bits est suffisant pour restituer les différentes couleurs et leur niveaux de luminosité en imagerie du ciel profond.

     

    Oui, il est difficile de distinguer clairement 256 niveaux de gris différents (8 bits), là encore c'est selon les individus, peut être 512 (9 bits) ?

     

     

    Marc

     


  8. Le mieux est de se faire la main avec IRIS, c'est "antique" par rapport aux outils modernes, mais on comprend ce que l'on fait sans interférence lié au logiciel qu fait (ou pas) le décalage des données. Car entre le format de capture (8 planétaire/10/12/14 bits), ce qui est lu (16 bits ?), ce qui est traité (32 bits), et ce qui est affiché (8 bits), puis sauvegardé (8/7 bits) il y a des raisons de s'y perdre.

     

    Marc

     

     

     

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  9. Juste une question "mathématique".

    Tu ne traite pas une image unique mais un empilement.

    Donc ok tu va peut être faire x16 sur tes images mais si tu en accumule 2, tu aura au final un range de 17 bits qu'il faudra bien diviser par 2 ... donc x16/2 => x8 seulement.

    Ou alors je rate un truc.

     

    Marc


  10. Il y a 9 heures, heXa83 a dit :

    certainement bien plus cher que ce que tu compte fabriquer, mais çà existe dans le commerce

    En effet, mais c'est bien "trop" compliqué à mon gout. Un hub USB2 ... bof à quoi bon.

     

    Il y a 9 heures, olivdeso a dit :

    C'est un encodeur ultra précis. Habituellement sur l'Axe AD (au moins) il permet la correction de l'erreur périodique en temps réel en boucle fermée : la position angulaire de l'axe AD est mesurée plusieurs fois par seconde et la rotation est asservie en conséquence.

     

    En tout cas je vois qu'on est d'accord sur l'encodeur nécessaire (pas indispensable) sur un axe et pas nécessaire sur le second.


  11. Faut voir ... je suis en train de réfléchir à faire un distributeur d'alimentation pour mon EQ6 (sur le coté opposé de la platine) qui permettrait une plus vaste connectique (jusqu'à 30V DC in), protégée des inversion de polarité, et qui redistribuerait l'alimentation à d'autres périphériques (résistance chauffante, leds, ...).

    C'est cool que l'EQ8R fasse déjà tout cela.

     

    Marc

     


  12. Pour sortir mes filtres de la roue à filtre, j'utilise un cube de gomme qui accroche bien le filtre tout en ne laissant aucune trace. Je peux ainsi sortir mes filtres sans démonter la roue.

    Si ta bague est vissée, c'est peut être une solution. Le caoutchouc adhère bien, et tu peux le tailler facilement. Mais si la bague est serti en force (ou via un gradient thermique), ce ne sera pas être suffisant.

     

    Marc

     


  13. Maintenant, pour améliorer la qualité du suivi, faut'il avoir un encodeur de haute précision en DEC qui en plus, il me semble, corrigera toujours dans le même sens ? Si tu peux économiser 1000€, et t'abstenir de faire du push-to (avec un instrument de 50kg ?) c'est peut être pas si grave ?

    Car je doute que le marché soit adapté à cet usage.

    Pour moi le simple encodeur ça a du sens en tout cas.

     

    Marc

     

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  14. C'est exactement ça polo.

     

    Gérard>

    Sur Jupiter, au C11, je vois une différence entre eux images séparées de moins d'une minute. Cela tient du tremblement mais c'est visible.

    Du coup cela veut dire qu'au compositage, on va étaler les plus petits détails visibles. Donc soit on fait des captures plus courtes (et d'autant plus courtes que le diamètre du télescope est important), soit on composite une image en dérotation. Attention, on voit souvent des astrams faire de la dérotation sur 2 ou 3 minutes avec des instruments très petits (<<200mm), c'est inutile 

     

    Autre aspect de la dérotation c'est qu'avec une caméra monochrome, la date de capture de chaque plan n'est pas la même. Si tu recompose l'image RGB à partir de plans datés différemment, tu va avoir des détails "rouges" qui ne sont pas alignés avec leur composante bleue par exemple. Pire sur le limbe, le détail n'est plus visible et tu aura une frange R/B !

    Si tu fait cette séquence rgbbgr, et que chaque paire rr, gg et bb donne un triplet (R, G, et B) est utilisé pour réaliser une RGB (date centrée entre B et B) alors ton image sera exempte de franges car toutes les images R, G et B ont la même date.

     

    Marc

     


  15. Pas mieux, un newton sera redoutable avec une obstruction de 20% ou moins. Véritablement apochromatique (pas approchant comme avec un réfracteur, de l'IR à l'UV au besoin), et franchement, même en visuel, fortiche pour "ressentir" l'obstruction.

    En imagerie, on se fout, c'est du contraste et cela se compense facilement.

    Et avec 300mm, tu reste encore dans du raisonnable à la fois en prix comme en poids et en transportabilité.

    Un 300/F6 bien né doit pouvoir faire des merveilles. Une lame de fermeture pour limiter les courants interne (la plaie des tubes ouverts), une résistance chauffante pour éviter la buée, ça doit bien le faire. Et tu en verra tellement plus qu'une apo de 200.

    Le DK, sur le papier c'est très sympa, mais pour avoir un peu de champ c'est pas la bonne formule.

    Le RC est là pour cela, mais c'est l'obstruction qui va bloquer.

    Un mak en 300 ... faut une grue pour le transporter !

    Un SC en 300, ... adieu la couche bleue !

    Maintenant qui se lancera dans la réalisation d'un primaire décentré de 300mm ? Avec un primaire parabolique ca va être certainement galère (et la tache de diffraction risque d'avoir une sale gueule hors de l'axe).

    Un primaire sphérique (ça marche à tous les coups) et un correcteur décentré peut être à la façon d'un vixen ?

     

    Marc

     


  16. Narrowband, Ha (solaire), R+IR, UV, IR, et j'en passe.

     

    Par contre pour finir en RVB c'est pas évident. Pire, économiquement, c'est pas terrible. La cam couleur est moins chère (marché plus important des capteurs), et la mono devra s'acquitter de filtres multiples plus une RaF.

     

    L+RGB Passe encore, la couche L sera effectivement mieux définie que la simple RGB de la caméra couleur (et l'ami Valère ne devrait pas tarder à mon tomber dessus). Et puis il y a aussi la supposée meilleure qualité des filtres versus les micro filtres du capteur. Mais on pinaille car les résultats actuels des cam couleurs sont assez bluffant.

    Quand je vois que Saturne ne dépasse pas 30~40% d'histogramme à 40ms d'exposition à F/15~20 (ASI178) + filtre G, avec un gain très fort (~300), je crains le pire avec une caméra couleur quand même.

     

    Marc


     


  17. Oui L/12 c'est à priori meilleur que L/10, mais bon c'est une affirmation commerciale qui n'engagent que ceux qui veulent les croire. J'y croirais plus quand ça sortira d'un labo, et sur le machin complet monté. Parce que j'ai eu un RC (un truc de marque, à priori pas mal) mais que je trouvais médiocre. Un copain l'a passé à l'interféro ... puis à retravaillé les cales de maintien du miroir. "Maintenant" il est bon.

     

    Le PL32 c'est, en Plossl, le champ le plus grand que tu peux avoir en 31,75mm, avec le C6 tu aura x46 de grossissement, et un peu plus d'un degré de champ. Le double de la pleine lune, ça laisse de la marge !

    Tu peux avoir plus de champ, mais pas sur le ciel.

    Quand j'ai acheté mon C8 orange, c'est ce que j'ai pris (avec le PL10). Ca a été, et ça reste (C8 Ultima, puis C11), dans ma besace quand je ne veux pas trainer les tromblons (RC 2" avec le Paragon 40).


  18. Il y a deux choses : 

    Pour un objet situé à l'infini, la position optimale du foyer est de 146mm derrière le barillet. Puis quand tu change ton backfocus, il faut évidemment refocaliser et déplacer le primaire par rapport au secondaire. C'est là que tu t'éloigne de l'optimal du fabriquant.

    Par exemple, en photo il faut bannir une fois pour toutes les adaptateurs T "low profile" (ou autre dénomination) qui oblige à un backfocus différent. Si le constructeur fourni un raccord de 60mm (j'en sais rien) c'est pas pour le plaisir de mettre 60mm de tube pour rien. Ajoute la bague du boitier plus le tirage propre au fabriquant (40 et quelques mm) et tu tombera justement sur le tirage recommandé ... étonnant non ?

    Le problème est l'usage d'un mécanisme de focalisation et/ou d'un réducteur. Un copain a du couper/tarauder la coulisse de son crayford pour permettre d'y visser le réducteur x0.63 afin qu'il soit toujours à la bonne distance du capteur de son APN. 

    Après si l'instrument est utilisé hors de l'observation à l'infini, on change encore la donne.

     

    Marc

     


  19. Il y a 10 heures, jm-fluo a dit :

    La transmission lumineuse du XLT est de 74 %

     

    Pas du tout ... ou alors si, entre 400 et 420nm.

    Pour information, la transmission (variable) est supérieure à 85% entre 450 et 650nm, et avoisine les 90% entre 500 et 550nm (vert). Et il s'agit là du système complet (lame, primaire, secondaire) qui seuls font entre 97% (transmission) et 90% (reflexion).

    Les mesures sont fournies et disponibles sur le site Celestron.

     

    Visuellement c'est sensible entre un vieux C8 orange (30 ans aluminure nickel mais jamais refaite) dans son jus, et déjà un C8 Ultima starbright, le XLT (C11) apporte encore un peu plus. Le Orange doit effectivement tourner autour de 75% ... mais il n'est évidemment pas starbright/XLT.

     

    Marc