patry

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Posts posted by patry


  1. Il y a 7 heures, brizhell a dit :

    Des oscillations de Gibbs sur la numérisation d'un dirac. Waow !

     

    Je parlait de la source impulsionnelle représentative d'une étoile ponctuelle en réponse à olivedeso qui disait que cela n'existait pas dans la nature. Hors une étoile (non résolue) et à distance respectueuse de l'artefact de la figure d'airy, est assez représentative de la fonction de dirac : un fond à zéro (le ciel) et une étoile qui fournit toute son énergie sur un unique pixel du détecteur.

    C'est d'ailleurs bien pratique pour identifier les défauts d'une optique ; photographier un champ d'étoiles permet de rapidement se rendre compte de la qualité du train optique (et on a souvent des surprises).

    En grossissant, le premier anneau (airy) visible sur la simulation n'est lié qu'à la pupille d'entrée de l'instrument. Avec une pupille de forme différente, la figure aura une forme également différente (c'est donc bien un artefact instrumental).

     

    Marc


  2.  

    Il y a 3 heures, olivdeso a dit :

    Là tu reproduis un signal qui passe de 0 à 100% en 1 pixel.Donc un carré.

    Spectralement ça donne des harmoniques à l'infini, ce qui évidemment est impossible dans la vraie vie. i.e. le signal reconstruit n'est pas représentatif d'une réalité.

     

    Il faut donc couper ces harmoniques en sortie pour reproduire la même pente de montée qu'en entrée.

     

    C'est un dirac quoi ... ou encore une étoile (hors de notre système solaire), assez courant en astronomie non ?

    En tout cas au travers de nos instruments, cela reste des sources ponctuelles sauf a grossir suffisamment pour faire apparaître l'artefact instrumental qu'est la figure d'airy.

     

    Marc

     

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  3. Il y a 3 heures, polo0258 a dit :

    RGBBGR    ,je pense  la moyenne horaire se faisant sur les  bleus ! on assemble avec winjupos rr gg bb et ensuite rgb  !

     bonne journée !

     

    En effet, c'est bien ça (j'étais fatigué hier)

    En fait si on pense à la dérotation comme à une "cartographie" à plat (les deux sont liés de toute façon), avec une carte dont on composite les détails au fur et à mesure pour chaque plan de couleur, on aura une capture avec des détails "à l'est" qui se lèvent, et d'autres à l'ouest qui vont disparaître. Mais l'un dans l'autre, la date moyenne permettra d'avoir le maximum d'information aux 2 limbes.

     

    Et bien évidemment, à mettre toutes les R d'un coté, à la fin on va manquer de R "à l'est" (et inversement on risque de manquer de B à l'ouest avec une date moyenne antérieure à la première B) lors de la reconstruction et avoir des franges colorées de part et d'autre. Ce qui est galère c'est de devoir refaire le focus très très souvent. Les filtres RGB d'astronomik ont assez rigoureusement la même épaisseur mais il peut subsister la petite fraction de tour pour corriger le chromatisme longitudinal de l'instrument.

     

    Pour le coup, faire en une seule fois toutes les couches d'un coup avec une cam couleur c'est plus facile.

     

    Marc

     


  4. Il y a 8 heures, wilexpel a dit :

    je suis sur-échantillonné avec la 224C parce que justement je reprends le chemin optique identique de la 174

    Justement, comme tu sur-échantillonne avec la couleur, tu compense implicitement la perte de résolution.

     

    Il y a 8 heures, Lucien a dit :

    Quand on voit comment les bords des planètes sont souvent mal définis...

    De plus les trois films ne sont pas pris au même temps.

    Je milite depuis que la dérotation existe pour que la "date moyenne" des captures soit la plus constante possible. Donc plutôt que de faire du RRGGBB (avec des dates de captures arbitrairement de 0,1,2,3,4 et 5,  la moyenne des rouges sera de 1, différentes des vertes qui sera de 3 et des bleues de 5), il est infiniment préférable de faire RGBBGB (la date moyenne sera constante au milieu des B). Comme ça, les bords de la planète sera identiquement résolue. Mais bon c'est pas trop le sujet.

     

    il y a 58 minutes, CPI-Z a dit :

    Un échantillonnage insuffisance ne restitue pas ce qu'un télescope à dans le ventre, que la caméra soit mono ou couleur.

    Très bien dit.

     

    il y a 3 minutes, lyl a dit :

    Comme par hasard, c'est le f/D 25 de mon image lunaire avec une cam 3.75 um un peu plus haut dans le post.

    C'est un peu aussi mon cas, car avec le C11, mon montage est souvent plus proche de F/D 20 (même autour de 22 compte tenu du tirage).

     

    Marc

     


  5. Tu compense en sur-échantillonnant, donc tu change les paramètres de capture.

    Pour moi, à iso focale et si on est pas sur-échantillonné pour la monochrome, celle ci sera devant. Mathématiquement la matrice couleur est AU MIEUX 1,414 fois moins résolue (dans le vert, x2 dans les autres couleurs).

    Maintenant, si on sur-échantillonne en monochrome (mais moins que x2), c'est moins facile à trancher. La version monochrome ne va plus rien gagner, alors que la couleur va progresser. Puis si on pousse encore la focale, là on ne gagner plus rien nulle part et on a 2 images identiques (l'une en couleur bien sur).

     

    Mais attention, on doit aussi considérer que le flux est alors plus étalé "en couleur" qu'en "monochrome". De plus les µfiltres vont aussi bouffer un peu de luminosité (postulat : on capture une L en monochrome). Du coup il faut poser plus longtemps et se risquer un peu plus à la turbulence. C'est pas facile de trouver le bon équilibre pour qu'une image couleur rattrape une image monochrome.

     

    Marc

     

    • Like 3

  6. filtre 23A à la capture, c'est mon meilleur ratio flux/turbulence, puis plus rien, au pire je sélectionne le même nombre d'images a compositer des deux cotés. Sur le C11, le défocus est par contre très "touchy", et une fraction de tour de plus ou de moins change pas mal les résultats. Faut être vachement précis.

     

    Maintenant, dès qu'on change de moyen de mesure, les résultats bougent mais ce qui compte (pour un moyen amateur je veux dire), c'est d'identifier et de localiser les éventuels défauts. Maintenant la métrologie "absolue" n'est valable que pour celui qui veut bien y croire, et entre 2 interféros on a déjà des résultats différents, sauf que les 2 sont faux en réalité (c'était la maxime de mon prof de mesure, un gars super) !

     

    Marc

     

     


  7. Le 07/12/2019 à 16:44, Bernard_Bayle a dit :

    -  empilage de TOUTES les frames  (autostakkert)

    - aucun traitement (impératif), seulement empilage de toutes les images du film

     

    Comme mentionné, cela me paraît évident. Winroddier analyse les (subtiles) différences de luminosité entre intra et extra focale. Il FAUT donc avoir exactement la même dynamique et cela passe par le même nombre d'image compositées de part et d'autre.

    Ensuite l'analyse de ces images doit/peut être perturbées si on applique un filtrage quelconque, et qui dit filtrage dit généralement un rehaussement de contraste. Dit autrement, sur une coupe, on augmente les pentes entre les "creux" (sombres) et les bosses (claires). L'effet délétère va être de creuser les creux et d'élever les bosses => le différentiel intra/extra n'a alors plus aucun sens !

     

    Alors bien sur, un même défaut sera toujours présent malgré le filtrage, donc en soit (ou plutôt pour soi) cela ne change rien. Par contre quand on commence à vouloir comparer, cela va vite se transformer en récréation d'école primaire si on ne maîtrise pas la chaîne de capture ET de traitement (nombre d'itérations, taille d'image, ...). C'est pour moi la principale cause de diatribe sur les forums parlant de mesure (après quand même le sempiternel foucault vs reste du monde, cela fait penser au post APO vs reste du monde d'ailleurs).

     

    Ce faisant, on retrouve assez bien des mesures faites sur un interféromètre (dans mon cas, un 400x400 points, soit une mesure tous les 0.56 mm2 pour une taille ~300mm, rien ne lui échappe). Le PtV est retrouvé à 0,25 près, et le RMS à 1 point près (de mémoire). Sachant qu'en plus la majeure contribution au PtV est une bordure de quelques mm au bord du disque, l'instrument a été jugé "bon pour le service" (et pas qu'un peu).

    Ensuite au petit jeu de décocher les défauts le résultat va vitre grimper, mais quand on utilise l'instrument, on ne décoche rien du tout attention !

     

    Marc

     


  8. Pourquoi vous traitez vos intra/extra ?

    L'objectif n'est pas de manipuler en quoi que ce soit l'image ou le flux de la capture à mon avis.

     

    Moi, j'ai toujours fait une vidéo en intra, une autre en extra, on empile toutes (ou au moins le même nombre) les images pour chaque coté et on enfourne dans winroddier.

     

    J'ai du mal à appréhender ce que sera un PTV ou un RMS si on a triché avec les contrastes (filtrage) ou la dynamique (compositage) avant, sachant que c'est ce qu'utilise le logiciel justement pour déterminer la déformation du front d'onde !

    Si vous appliquez EXACTEMENT le même filtrage cela peut avoir un sens sur le calcul mais pas sur la représentativité ; c'est à dire que le défaut sera bien détecté tant en position qu'en intensité mais il faut oublier toute forme de comparaison en valeur avec un autre moyen de test. Les deux indiqueront les même défauts ... aux mêmes endroits voila tout !

     

     

    Marc

     

     

     

     


  9. Il y a 10 heures, dfremond a dit :

    Ma petite experience m'a montré que ça variait beaucoup, meme si ma préférence va souvent à l'IR 742 d'astronomik.

     

    En effet, c'est celui qui a le meilleur ratio transmission vs réduction de la turbulence malgré une perte sensible de la résolution. Mais bon, c'est non plus tous les jours qu'on utilise un 300 mm à sa pleine résolution.

     

    Marc

     


  10. Jijil> c'est le truc le plus génial que j'ai vu en impression 3D : un cadran solaire à projection alphanumérique. En plus l'explication du mode de fonctionnement (ca traîne sur le tube) est très bien faite. Cela fait des années que je l'ai vu mais j'ai jamais franchi le pas pour le faire faire !

    Par contre un joli cadran solaire calculé pour ma maison, j'y pense depuis quelque temps maintenant.

     

    Marc

     

     


  11. 14% c'est il me semble le rapport des flux par rapport à une transmission dans le visible, sans filtre. Donc sans B ni V et pas non plus la totalité du rouge. Ca laisse pas beaucoup. Mais c'est un rendu qui sera différent dans une caméra qui ne dispose pas d'un rendement "humain".

     

     

    Marc

     


  12. C'est pour faire quoi exactement ?

     

    En son temps j'ai eu besoin de figer la turbulence (donc plutôt une longueur d'onde élevée) au C11 et tant pis pour la perte de résolution.

    J'avais hésité entre le 23A et le 25 mais j'ai finalement pris le 23A qui laisse passer sensiblement plus de flux (caméra monochrome, à l'époque une DMK21).

    La turbulence est incomparablement mieux maîtrisée qu'avec un L pour finalement une exposition identique (temps expo, gain, merci à la transmission dans l'IR) et au final les images sont bien meilleures.

    Avec un 25, tu figera un peu plus la turbulence (un poil plus) pour une transmission moindre (sensiblement).

    Par contre sur certaines planètes, le contraste est un peu inférieur avec le 23A ... tout est affaire de compromis !

    Pour réellement améliorer la turbulence (indispensable pour les instruments de plus de 400mm à mon avis) il faut passe à l'IR752 ou IR806, mais l'exposition prend cher avec les caméras actuelles bien plus calées sur le vert que le rouge.

     

    Mais pour le prix (à l'époque en tout cas) de mon Lumicon 23A, le recul me donne pleine satisfaction.

    C'est pour monter sur quelle instrumentation ?

     

     

    Marc

     

    • Thanks 1

  13. Concernant la partition de recovery, pour le moment, c'est un moyen de revenir en arrière dans le cas où l'installation ne fonctionnerait pas correctement.

    Si tout marche bien (comprendre au bout de quelques semaines d'usage) tu pourra effacer cette partition et le mieux sera d'utiliser l'outil de nettoyage de disque de windows pour cela.

    Comme l'a dit sky runner, tu ne manque pas de place, donc tu n'est pas non plus pressé non ?

     

    Marc

     

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  14. Il y a 2 heures, Cédric Perrouriefh a dit :

    Je m'explique : je connais très bien le Panoptic 41, que j'utilise régulièrement sur un C14. Je n'ai par contre jamais essayé le XW 40, mais d'autres XW qui frisaient tous la perfection attendue d'un oculaire, de plus la réputation des XW 40 est aussi bonne que celle de tout le reste de la gamme.

     

    Tu n'est pas gêné par la distorsion du panoptique ?

    Je l'ai essayé sur le C11 en visant la lune et j'ai eu beaucoup de mal à la conserver ronde. En fait dès que sélène n'est plus pile poil centrée, elle devient vite patatoïde (c'est assez horrible à mes yeux).

    Par contre en ciel profond (comprendre là où on se fout de conserver les angles entre les étoiles) cela devient un oculaire au top avec le champ très propre presque jusqu'au bord.

    Très très bon.

     

    Je ne connais pas le Pentax, il a très bonne presse également.

     

    Marc

     


  15. Question pour lyl:

     

    Dans le spot diagramme, tous les spots ne sont pas inscrits dans le cercle imaginaire de la tache de diffraction (pour le diamètre, dessiné en noir) y compris "on focus".

    Est-ce qu'il serait juste alors de dire que cela correspondrait à un instrument parfait (en tout cas sur la plage 470~650nm) mais de diamètre inférieur (i.e. avec une tache de diffraction plus grosse) ?

    Et avec une tache 20% plus grosse (à la louche), cela correspond à un instrument 20% plus petit (de mémoire la tache de diffraction évolue à la même puissance que le rayon). D'où l'importance de filtrer (+focus) pour faire de la HR  en RGB ? Mais en "L" ce sera compliqué.

     

    Par contre je suis impressionné par le fait que le spot diagramme évolue peu sur le champ !

     

     

    Marc

     


  16. Il y a 5 heures, astrocapel a dit :

    Un petit rappel : en AD, ce sont des minutes de temps (min) et non des minutes d'arc ( ' ), une min de temps équivalant à 15 ' d'arc. Sur le C8, les graduations en AD sont de 5 en 5 minutes. Une division équivaut donc 75 ' d'arc, soit environ 2.5 diamètres de lune.

     

    Tu a tout à fait raison (honte à moi).

    Ce sont des minutes d'angle horaire en AD. Mais cela n'enlève rien au propos sachant que les montures traditionnelles sont souvent à dix minutes (d'AD) et vu leur espacement et sans vernier on appréciera pas beaucoup mieux que la moitié en pointage (le tiers grand max) ... soit 5' minute d'AD, ou 75' d'arc.

     

    Le C8 avec le vernier, appréciera la minute d'AD en pratique, soit 15' d'arc soit encore le demi diamètre de la lune. Avec un oculaire de longue focale (Paragon 40mm pour moi), cela permet d'avoir la cible pas loin du centre du champ en toute circonstance. En pratique et compte tenu du défaut de MES, la cible a toujours été dans le champ (mais pas forcément au centre). Là un pointage différentiel à partir d'une cible connue proche (n'importe quelle étoile identifiable à 4 ou 5° de là) améliore très grandement le pointage.

     

    A l'ère du tout numérique, on a perdu cette facilité de pointer aux coordonnées je trouve, et c'est bien dommage. Désormais on appuie sur 2 ou 3 boutons pour pointer n'importe quelle cible ... même si elle n'est pas visible (paradoxe de l'ETX 70 avec x dizaine de milliers d'objets en mémoire, mais beaucoup moins que cela visibles dans l'instrument).

     

    Marc