Tyco

Member
  • Content count

    1117
  • Joined

  • Last visited

  • Country

    France

Community Reputation

11 Neutral

About Tyco

  • Rank
    Very active member
  1. Bonjour Roul, Je ne dis pas que Musk est viré, mais qu'un jour l'entreprise devra se tourner vers une rentabilité plus durable sans levée de fonds, ce qui va changer un jour son mode de management, forcément, et avoir une conséquence sur les programmes. En effet, Jackbauer a raison, les résultats financiers ne sont pas public, il faut être prudent, je comprends sa remarque. Le CA est visiblement estimé autour de 2 milliards de dollars (https://www.cnbc.com/2019/05/20/spacex-revenue-2-billion-from-rockets-last-year-jefferies-estimate.html) , finalement dans le même ordre de grandeur qu'ArianeGroup qui affiche une roadmap moins ambitieuse et tire 120 M€ de bénéfice en 2018, 60 M€ seulement en 2017. Mais les frais de R&D et les investissements en infrastructure développés par les différents grands programmes menés par SpaceX, demandent forcément une fort besoin en cash, en ajoutant en plus le volume de dettes déjà menés après les différentes levées de fonds dans le passé . En cela, Space X suit la démarche de développement des startups (que j'ai déjà personnellement fréquentés) , c'est ce que j'ai voulu dire, et donc un retour sur investissement plus basé sur la valorisation boursière que sur les dividendes à court terme. Il est clair que si ArianeGroup souhaitait lancer un programme martien ou une constellation de satellites du même ordre, on lui demanderait très rapidement des comptes. Tyco
  2. Sinon, le plus grand bénéfice de Starlink est d'amener des fonds de plusieurs milliards à Space X (alors que les ingénieurs du programme Starlink coutent quelques dizaines de millions d'euros par an tant qu'on reste aux démonstrateurs). De ce point de vue, c'est pragmatique de la part de Musk. Car contrairement à Arianespace, SpaceX n'est pas rentable (ca fait toute la différence d'ailleurs qui fait qu'on peut pas les comparer) et ne peut pas rester à long terme [autant] subventionné. C'est donc le mode de financement d'une startup : manger du capital pour se développer. Et le mode d'emploi du startupper est connu : parler du présent comme du passé, du futur comme du présent, et faire de la science fiction comme futur. A regarder de près, beaucoup [trop] de startups ont ce mode de communication, jusqu'à des fois mettre la clé sous la porte ou licencier d'un coup. Ca fait monter le cours, et les investisseurs s'y retrouvent. C'est le même mode de com pour Tesla. Car on regarde de plus près, le plus grand succès de Space X est la falcon 9, avec un choix différent d'Ariane 6 : Réutilisation du premier étage (et limitation de la charge utile, gloups, on l'évoque pas assez...) , contre boosters [autant que possible] low cost en série pour Ariane. Fondamentalement, ca se joue à quelques millions d'euros par vols, ca ne va pas faire une grosse différence, car on est dans une industrie subventionnée, avec des couts de R&D de plusieurs milliards !! Le choix du réutilisable (au delà de son intérêt économique en soi) a probablement été fait par Musk d'abord parce qu'il en faire une histoire, un grande aventure industrielle. Pour le reste, il faut donc faire rêver pour faire venir les investisseurs qui versent plusieurs milliards d'euros. Or les investisseurs ne sont pas tous ingénieurs Telecom pour voir si c'est viable ou pas. Mars, Starlink, ca leur parle, et surtout ca parle au grand public adepte du "rêve américain". Et aussi à l'état fédéral qui verrait bien Arianespace disparaitre, ou du moins être relégué au deuxième rang. Quand Space X aura mangé ses capitaux et les subventions, ils changeront de mode de fonctionnement : exit les programmes délirants, Musk sur la touche (mais pas forcément viré), un peu comme chez Tesla. Mais les milliards auront été définitivement donnés par les investisseurs. Mais ceux ci ne risquent pas tout : Space X, avec sa technologie et portée par le grand public, restera. Et les américains auront rattrapé leur retard sur Ariane... Pour Ariane, l'enjeu pour sa survie dans la compétition est surtout le carnet de commande apporté par l'Europe. Tyco
  3. Starlink ne peut en aucun cas remplacer la 5G ou encore permettre la voiture autonome : Chaque satellite peut transmettre quelques Gbit/sec, pas plus. Surtout que SpaceX fait le choix de minisats qui n'ont que quelque 100W maximum en énergie,, avec des distances au récepteur qui vont atteindre vite 1000 à 2000 km quand on s'éloigne de la culmination... contre quelques 100 m pour la 5G ou quelques km pour la 4G!!! Pas besoin d'être expert pour dire que le débit ne sera pas au rendez vous, surtout s'il est partagé par des milliers / millions d'utilisateurs. Or sur un pays à un instant donné, il n'y aura que quelques satellites utilisables dans le ciel, souvent près de l'horizon... Selon les standards du haut débit aujourd'hui, il ne peut s'agir que de quelques centaines d'utilisateurs, pensons directement aux bateaux de croisière et aux avions... Clairement le business plan est douteux : Même en série, je vois pas un sat couter moins de 100k€ pièce, et encore je suis probablement très optimiste vu la techno d'antenne à balayage de phase qui coutera très cher. En lancer 42000, coutera rien que 5 à 10 milliards..., à ajouter : Le prix du lancement, le coût du contrôle en orbite de milliers de sats, les milliers de stations sol et leur connexion réseau, les licences d'usage du spectre, la R&D.... c'est donc plusieurs dizaines de milliards qu'il faut mettre sur la table et reverser régulièrement. Pourtant le sat n'a pas une durée de vie immense, surtout s'il utilise des technos non durcies aux irradiations pour baisser le cout (les composants durcis coutent 100x plus cher), et pire en orbite très basse (300km) . Probablement 2-4 ans au max. Un sat n'est pas à la pointe de la technologie car il est soumis à des contraintes très sévères au lancement et ne peut évoluer matériellement une fois lancé. Donc la constellation risque rapidement l'obsolescence... Mais plus fondamentalement, Les sats LEO, en orbite polaire, passent leur temps à survoler des zones non habitées, l'océan, la banquise, le désert,, ou ... les pays développés déjà largement couverts en fibre, ADSL, 4G/5G.... etc... seuls, quoi, 1%??? , à un instant donné, vont desservir une zone terrestre peuplée non couverte par les 4G/5G /fibre ou ADSL... Alors, oui, si on parle d'avions et de bateaux, là oui, y en a plus qui seront utilisés, c'est vrai... Et pour les "pauvres" voulant malgré tout se l'offrir, il faudra passer par une station au sol très très coûteuse. Comme le sat ne peut émettre que qq 10W en émission, la partie réception devra avoir une large surface captrice pour combler le bilan (c'est comme pour l'astro, si on veut de la résolution /sensi, il faut un gros télescope....) , ce qui pour une antenne à balayage de phase (indispensable pour poursuivre plusieurs sat en même temps) en bande Ku/ka va couter extrêmement cher, ca sera bien pour un bateau de croisière mais pas pour un village Africain... Pour un avion oui, et encore, une fois certifié, pas facile d'ajouter quelque chose dessus. Alors que viser un satellite GEO ne demande qu'une parabole qui coute trois fois rien.... Enfin, peu probable que le lancement de 42000 sats passe comme une lettre à la poste : Il y a un risque énorme pour tous les satellites, y compris militaires, qui ne vont pas laisser faire... Donc ce projet me parait plus là pour séduire les investisseurs et faire de la levée de fonds... L'avenir le dira... Aujourd'hui, le projet ne fait que lancer des démonstrateurs.... il ne faut pas s'enflammer pour la suite... Tyco
  4. A non, là, pas de zone industrielle, c'est les marécages et de la lande, au milieu de rien (allez voir sur Google maps). Y a de belles plages de sable désertes pour celui qui veut en profiter Ca vaut pas bien lourd non plus comme prix... Et encore, ca doit être plus vers la baisse que la hausse... Et puis, c'est ça ou c'est invendable, donc Space X a gagné de toute façon. Tyco
  5. 'Tirant bénéfice du succès du retour en vol du Falcon Heavy le 11 avril et des premiers essais à feu de son démonstrateur Starhopper sur son site texan de Boca Chica les 3 et 5 avril, SpaceX a décidé de lancer une nouvelle levée de fonds pour financer ses projets Starlink et Super Heavy/Starship. Cette fois-ci, l’objectif est de lever 510 M$..." Hum... les investisseurs, là vont avoir quelque doute. C'est là qu'on voit qu'Arianespace et Space X n'ont pas du tout le même business model. L'un doit être rentable, l'autre mange du fond à "fond perdu"... En Europe, on aurait fait une fusée qui sert à pas grand chose + un projet martien un peu aléatoire, ca aurait fait un scandale....
  6. Dans ce genre de projet, les 60 premiers satellites sont probablement plus des prototypes, faits pour tester le concept, développer et tester les stations sols, mesurer les performances avant en effet d'envisager la suite... Cela peut aussi être l'occasion de bloquer la bande de fréquence allouée. Space Xaura ensuite le temps de rédimensionner le projet ensuite. Après sur les clients, c'est clair que le projet, de mon point de vue choque un peu : Dire que 3 milliards de personnes seront couverts en haut débit s'apparente à une supercherie : le débit de ce genre de satellite ne pourra pas dépasser les quelques gbit/sec pour respecter la bande de fréquence émise (le chiffre précis dépendra de la performance des stations sol, de la bande allouée, de la puissance émise, etc, mais en fait assez peu du traitement de signal qui a atteint ses limites sur les couches physiques depuis longtemps avec l'OFDM.. ). Donc on ne peut pas couvrir autant de personnes à la fois en haut débit , ou rivaliser avec des réseaux au sol qui sont reliés avec des fibres optiques Tbits. En effet, le satellite, devra couvrir plusieurs dizaines de milliers de km² contre seulement quelques km² pour une station 4G... Par ailleurs, Dans les 12000 satellites, la plupart passera son temps à survoler soit l'océan où il y a personne , des forets, des déserts, mais aussi des zones déjà fortement connectées. Au final à un temps donné, une petite fraction des satellites est utilisé. La 5G, pour augmenter les débits, suit d'ailleurs le chemin inverse : rapprocher au maximum la station à qq 100 m pour assurer le signal à bruit et donc le débit (c'est forcément directement lié), le reste c'est de la fibre optique. Le satellite à 500 km - 1000 km de distance ne pourra pas rivaliser... Reste enfin que les fréquences utilisées ne traversent pas les murs . Elle n'est donc pas concurrente directe de la 4G/5G, elle demandera probablement une station sol plutôt musclée si on veut un peu de débit + une passerelle locale pour désservir les batiments avoisinants. En fait, après réflexion, les clients pourraient en fait être plus les compagnies aériennes et dans une moindre mesure la plaisance... On peut mettre ici pas mal d'argent pour assurer la connectivité des voyageurs ! A ma connaissance, il n'y a pas de vrai technologie adaptée pour recevoir internet sur avion. il y a là peut -être de l'argent à se faire, mais probablement pas en proportion des dizaines de milliards nécessaires pour les satellites, mais aussi les stations sol à déployer, au nombre de plusieurs milliers,... L'autre intérêt des satellites,, ce n'est pas le haut débit, mais le bas débit justement (façon Sigfox /Lora) : celui du tracking de marchandises, d'objets, etc partout à travers le monde, et là le satellite n'aura pas de rivaux. Tyco
  7. "Il est notoire que les opérateurs satellites ne font pas assez pour limiter les effets secondaires de leurs émissions, ce qui peut interférer avec les bandes d'observation étudiées par les radioastronomes." Je ne sais pas ce qui en est exactement mais tout cela est réglementé par l'UIT (et la FCC n'a pas d'autre choix que de s'y plier). Les radioastronomes ont leur bande réservée, les satellites d'autres bandes de fréquence et pour être autorisé à être commercialisé et émettre, les émissions dites "hors bande" ou " harmoniques non désirées" sont contrôlés en laboratoire et les normes sont plutôt sévères. Maintenant évidemment les radioastronomes souffrent forcément un peu même avec les normes en place en cas d'émetteurs à proximité. De même pour la 5G versus forecasting, c'est à l'UIT que ca se discute (pour les météorologues français, l'ANFR doit certainement répondre aux questions). Quand je regarde les tableaux d'affectation des fréquences il semble en effet qu'une bande soit réservée spécifiquement à l'"EXPLORATION DE LA TERRE PAR SATELLITE (passive)" et à la radio astronomie entre 23.6 et 24 GHz. Autour de cette bande, il y a déjà d'autres utilisateurs de radiocommunications, satellites notamment ainsi que des bandes radar. En cas de conflit électromagnétique avéré, il est tout à fait possible que les normes des utilisateurs des bandes voisines soient durcies en conséquence. Tyco
  8. Pour être très franc, on n’y comprend pas grand-chose, avoue avec une pointe d’amusement Christophe Bonnal, expert système au Cnes, l’agence spatiale française. Nous n’avions encore jamais rien vu de tel.» C'est clair que le business model n'est pas évident. Déjà la plupart des pays sont déjà très bien couverts en 4G puis 5G, je vois pas trop ou seront les clients à part quelques aventuriers ou villageois très isolés, qui ne sont pas les plus fortunés. Et là même il y a déjà des systèmes en place comme Immarsat, utilisé pour les grands évènements sportifs par exemple. En face Au niveau des couts, même à 300k€ l'unité, déployer à terme des milliers de satellites, les frais de lancement (même au cout Space X) , les stations et infrastructure au sol, le contrôle d'attitude, les frais de R&D, les frais de licence, tout cela va couter un bras. Or justement aujourd'hui les abonnements mobile ne coutent plus rien... Par ailleurs techniquement, On a déjà du mal à faire du haut débit avec des stations de base tous les quelques km, alors le bilan de liaison radio, surtout vu la relative petite taille du satellite et de ses antennes (filliformes, donc le gain n'est que dans un seul plan,), ne peut pas être faramineux avec au minimum 340 km ou 550 km de distance mais souvent beaucoup plus.Et en plus il y a les temps de latence du au temps de trajet de l'onde aller / retour. Donc pour atteindre des forts débits il faudra probablement une installation couteuse au sol avec antenne à gain et poursuite, une puissance d'émission importante. Enfin, la pénétration dans les batiments sera nulle vue les fréquences utilisées. Et le satellite sera bien sûr partagé sur, si on cherche une rentabilité, sur des centaines d'utilisateurs , ce qui là aussi au niveau du débit n'est pas bon. Peut être que c'est plus l'occasion pour Space X de continuer à faire rêver (surtout les investisseurs...) mais peut-être surtout de se transformer et se crédibiliser en fabricant de satellites. Une fois qu'il aura atteint son objectif il pourra réduire la voilure sur ce projet et se consacrer à d'autres satellites plus rentables... Evidemment pour nous astrophotographes, on ne parle pas de la pollution lumineuse d'un nouveau genre de plusieurs milliers de satellites qui défilent. Même si le traitement d'image peut y faire quelque chose, on va pas trop apprécier. A suivre... Tyco
  9. Bonsoir Bernard,Non,vraiment, je ne te comprends pas. "Le facteur de multiplication permet d'atteindre des centaines d'électrons sur le convertisseurs par photons incidents. Cela n'a rien de choquant si le gain de la chaîne de conversion est adapté."--> Ce facteur de multiplication n'apporte aucune information supplémentaire, il ne s'agit que d'un gain. Par contre, le bruit de lecture devient négligeable, ça OK. La multiplication se fait en sortie de matrice, je vois pas comment cela peut apporter de l'information. Bien sûr grâce à la multiplication le bruit de lecture devient négligeable, les temps unitaires peuvent être très court, mais sur le reste il n'y pas de changement. Je rejoins là dessus l'avis de Thierry et Olivier sur les posts que tu as cité plus haut. "Les objectifs courte focale de type CCTV ont des pupilles d'entrée ridicules." Ce n'est pas ce qui compte, c'est le F/D . Et là dessus, ils sont excellents mais de très petite focale (quelques mm généralement), ca ne permet pas de zoomer... J'insiste pour essayer de te comprendre, car vraiment il y aurait là un champ d'application immense en Défense, industrie, photo grand public et professionnelle si on pouvait aujourd'hui avoir une vraie rupture en sensibilité, ca dépasserait largement le monde scientifique.Bonne soirée 1
  10. Merci Bernard pour ta contribution, excuse moi de ma réponse tardive. Je n'ai pas bien précisé le but de ma manip : celle de simuler un imageur à très faible bruit de lecture à partir d'un CCD ancienne génération. Il faut donc bien poser 20 secondes et extrapoler ensuite par calcul à d'autres temps de pose (très facile avec Matlab par exemple). En 40 ms, clairement, la ST8 n'y voit rien.Il faut prendre un niveau moyen bien sûr pour que cette hypothèse soit valide et que le bruit photonique soit largement supérieur au bruit de lecture.Pour le reste, je ne partage pas ton analyse : les EMCCD règlent le problème du bruit de lecture bien sûr, mais pas du rendement quantique et donc du bruit photonique. C'est donc très bien pour une application de comptage des photons. En astro, cela permet de supprimer l'autoguidage, mais pas de baisser le temps de pose global. Mais pour une vidéo, il faut bien capter plusieurs dizaines ou centaines d'électrons pour avoir une image correcte, et l'EMCCD n'y peut pas grand chose. Dans le cas de la X27, le rapport signal à bruit est très élevé (35 dB), bien au dessus de mon hypothèse de calcul, le bruit de lecture est donc largement négligeable sur les prises unitaires. Cela demande plusieurs milliers d'électrons par pixel. Sur tes images : ---Sur M27, il n'y a pas vraiment exploit. La différence de pose est de 360 donc de racine(360) = 18 en S/B. C'est cohérent avec les deux images.--Pour les chercheurs du CNRS, la focale est très courte et la résolution finale de l'image plutôt faible, contrairement à la X27 qui utilise un zoom très puissant, donc un objectif forcément imposant. Sur une courte focale, c'est assez facile de trouver des objectifs à F1.2. Quelques solutions pour améliorer en plus d'une très grosse optique et gros pixel: Un capteur à large bande, très sensible en infrarouge. La ST8XME n'est pas mauvaise sur ce point mais les capteurs récents font encore un peu mieux. Une matrice de Bayer L/RVB ou IR-RVB. Probable que cette solution soit utilisée ici.Un traitement anti-bruit, qui globalement diminue un peu la résolution spatiale / temporelle. On semble voir d'ailleurs un léger lissage. Je pense qu'en faisant une moyenne glissante de 2-3 images, on y verrait que du feu. Bien sûr, la pollution ultra-lumineuse de la périphérie de Las Vegas aide (on voit bien que la personne a aucune difficulté à se déplacer dans le "noir")Mais globalement, je pense que mes hypothèses ci-dessus sont correctes.N'hésite pas à réagir, ton point de vue est intéressant. Bonne soirée,Christophe
  11. En effet mon post est d'avantage technique, il ne se veut pas polémique, je pense que c'est toujours sain de douter de ce qu'on nous présente, surtout quand on y met tellement de superlatifs. Merci Alain pour ta contribution .Car c'est sûr que si une caméra aussi petite et compacte permet de voir aussi bien de nuit, ca ouvre forcément la porte à de nombreuses applications. Ca m'a aussi étonné car les progrès en rendement quantique sont forcément limités et donc les marges de progression me semblaient pas aussi grandes. Même avec un bruit de lecture quasi nul, faut bien en recevoir, disons 100, des électrons pour avoir un rapport signal à bruit qui vaille quelquechose. D'ailleurs sur ce critère, avoir un très faible bruit de lecture < 3e- n'apporte pas forcément grand chose.J'ai fait quelques tests à la ST8XME à F4.2ST8XME + filtre clear, pixels de 9µm, L60mm + réducteur 0.77 --> F4.2, ciel pollué périrurbain de mag 18.5/arcsec² sans Lune (35 km de Paris). J'ai pris un cliché du champ en face de chez moi. Le ciel était voilé. La scène filmée est au moins à 2 km, il n'y a donc pas d'éclairage au niveau du champ. Dans ces conditions, on arriverait à marcher sans trop trop de difficulté (mais pas aussi facilement que le gars dans la vidéo !!).Capture de 20 secondes de pose en bin 1 Ci dessous le cliché après soustraction du dark, log et petit traitement PS pour déboucher l'image : J'ai pris quelques mesures sur la RAW au niveau du champ (de blé). Le champ, c'est plutôt une cible facile en infrarouge NIR grâce à la chlorophylle qui est très réfléchissante.Le niveau moyen est de 1700 ADU --> 3910 electrons (2.3 e- par ADU) Donc logiquement le bruit est de racine(3910) = 62.52 électrons = 27 ADU. Le signal sur bruit est donc de 35 dB.Dans ces conditions, le bruit de lecture de la caméra (autour de 17e-) est quasi négligeable.--> On retiendra donc que la caméra capture autour de 200 e-/sec. --> Pour 20 dB de signal à bruit, le minimum pour que ça soit exploitable, il faudrait donc recevoir 100 électrons soit 0.5 seconde de pose. Et encore, je n'aurais probablement pas la qualité d'image de la X27 (le rapport signal à bruit semble être autour de 35 dB et non 20 dB). Hors pour faire un film, il faudrait poser 1/25 = 40 ms. Dans ces conditions je n'aurais que 8 électrons par image !!Il faudrait donc que mon setup soit au moins 12.5X plus puissant pour avoir quelquechose de correct.Donc : Des pixels 2* plus gros : 18*18 µm --> *4 en sensi. Mon capteur mesure que 13.8*9.2 cm. Il faudrait donc qu'il mesure au moins 27*18.4 cm, 1.6Mpix. Une optique plus ouverte, disons F2.5 par exemple --> *2.82 en sensi. Maintenant, si je veux de la couleur, il faut encore que je trouve un rapport 4 . --> des pixels de 36*36 µm. --> Le capteur mesurerait alors 54*36 cm. --> on pourrait imaginer du bin 6*6 avec des pixels de 6 µm. Le capteur ferait alors 54 Mpix. C'est de la haute classe et l'optique est de compét !Une autre solutions serait de rester sur du 24*36, 24 Mpix, mais chercher une optique plus ouverte (F2) et avoir un capteur encore un peu meilleur en rendement que le KAF1603ME et plus large bande (gain de 30 à 40% ?). En conclusion, c'est plutôt le tout petit objectif et la taille miniature de la caméra qui m'étonnent... surtout que des vidéos montrent des images très très zoomées !!! Un 300 mm mesurerait alors 150 mm de diamètre à F/2.Le doute est donc que ces images soient réellement prises avec la caméra présentée (ou qu'il faisait peut-être pas noir?). Par contre, que des caméras militaires y arrivent, oui, ça c'est possible.Je me dis que cette entreprise qui cible d'abord le lobby de l'armement a sans doute profité d'avoir une belle cam militaire entre les mains en a profité pour faire du buzz auprès de sa clientèle.Espérant que ces calculs / mesures auront retenu votre attention et je suis intéressé par tout commentaire en retour.Bonne soirée à tousChristophe [Ce message a été modifié par Tyco (Édité le 23-05-2017).]
  12. Bonsoir à tous,Je voudrais relancer sur ce post : http://www.astrosurf.com/ubb/Forum2/HTML/043240.html Bien sûr, il s'agit pas d'être médisant mais c'est bizarre quand même cette entreprise. Ca me semble être plus un distributeur qu'un fabricant. Le site fait tout sauf sérieux, surtout pour une entreprise de la Défense, généralement plutôt austère et généralement havard en slogans et en pub. Apparemment, c'est une petite structure de 5-6 personnes, pas de quoi se développer des technologies sur mesure et investir des M€ en R&D. https://www.x20.org/spi-disclaimer/ c'est rigolo mais pas sérieux. Quelle force armée achèterait vraiment chez eux ?! Impossible de trouver le moindre détail précis sur leur technologie. Pourtant, ca a fait beaucoup buzzer sur le net. Ils parlent de brevet (Broad Spectrum Thin Film array), mais c'est introuvable sur la base des brevets. Je n'ai trouvé aucun brevet en leur nom. Qu'est ce que c'est ? La caméra est vraiment toute petite pour abriter un gros capteur et une grosse optique. (voir : https://www.x20.org/color-night-vision/)Ca semble plutôt être une optique ordinaire. Le packaging ressemble plus à proto, un objectif rouge dans la défense (?), pas d'étiquette réglementaire, connectique spartiate, un numéro de télephone en gros caractère... Peut-être est-ce une caméra repackagée pour faire du buzz? Je vais faire un essai avec ma ST8XME à F4.2 (par exemple une pose de quelques secondes afin de rendre le bruit de lecture négligeable) dans les prochains jours et faire des calculs pour essayer d'extrapoler à 1/25eme, un meilleur rendement et moins de bruit de lecture pour voir... Quelqu'un a-t-il vérifié la faisabilité d'un point de vue optique / photonique ? Je suis un peu confus... Votre avis m'intéresse, moi ca fait plusieurs jours que ca me laisse pantois.... Bonne soirée,Christophe [Ce message a été modifié par Tyco (Édité le 18-05-2017).]
  13. Une mention spéciale pour le cadrage, vraiment magnifique et pour le niveau de S/B car cette neb est difficile.C'est sûr que tu caches la misère sur les étoiles, qui ont perdu leur couleur par saturation, mais tu montres aussi que la chrominance accepte largement le filtrage et on y voit que du feu..En tout cas, au niveau esthétique, c'est réussiChristophe
  14. Bonjour à tous,Je vous présente ci dessous une vue étonnante d'Orion en bande infrarouge, en full 100%. C'est ma première image du ciel profond en "LRVB" infrarouge, après un premier essai sur la Lune. J'ai utilisé pour celà un setup assez original :CCD non antiblooming (KAF1603ME)--> J'ai limité les temps de pose à 30 secondes et utilisé un petit réfracteur rapide (SV60EDS F5.5 + réducteur 0.79). Pas de traitement HDR, impossible avec ce type de CCD. J'ai donc fait un nombre important de poses pour maximiser la dynamique. Filtres "low cost" infrarouges "high pass" planétaires (642 - 842 nm : 170 * 30sec, 742 - 1000 nm : 40 * 30 sec et 850 - 1000 nm : 60 * 60 sec) --> J'ai ensuite réalisé des combinaisons pour obtenir : L : 642 - 1000, B : 642 - 742, V : 742 - 850, R : 850 - 1000 nm)--> J'ai calibré la balance des blancs sur des étoiles K. Les étoiles de O à G (dont les étoiles solaires) apparaissent donc "bleues" en infrarouge. Mais à ma grande surprise, des étoiles, faibles dans le visible, apparaissent brillantes et très "rouges" en NIR, leur température doit être autour de 3000K seulement !! Globalement, plus d'étoiles apparaissent dans le coeur de la nébuleuse.Le filtre 642 - 842 nm capture le Halpha et le SII, Orion apparait donc bleue. Cependant, il y a quand même du signal dans les autres bandes, ce qui montre qu'Orion est à la fois une nébuleuse par émission et réflexion.Traitement PS + IRIS. [/URL]Ci-dessous, à 200%, ca me parait largement présentable Lien astrobin : [URL=http://www.astrobin.com/282588/0/?nc=user]http://www.astrobin.com/282588/0/?nc=user</A> Au niveau performance, la FWHM de la lunette est environ 25 à 30% moins bonne que dans le visible, ce qui montre qu'une lunette apo (un doublet ici) reste utilisable en NIR, à condition de refaire la MAP sur chaque filtre. Ca ouvre la voie à pas mal d'images originales !!Bon weekend,Christophe[Ce message a été modifié par Tyco (Édité le 04-02-2017).]