George Black

Member
  • Content count

    5404
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    10
  • Last Connexion

    Soon available - 42676

Everything posted by George Black

  1. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Quand je parlais de complexité, c'est en terme d'interactions, y compris entre le système climatique et les écosystèmes. Sachant que nous faisons partie de l'écosystème. Pour le reste, je suis totalement d'accord. Dans mes cours, j'explique que contrairement à ce que prétendent certaines personnes, l'effondrement n'est pas la seule voie (qu'il soit subit ou décrété). La sobriété est la seule voie viable, mais elle n'est pas synonyme d'effondrement ou de décroissance. On peut choisir ce qui est pertinent de conserver ou non. Je présente parfois les chiffres de la consommation en ressources de jeux en ligne, à travers la consommation d'énergie, mais aussi de matières premières (parce que les serveurs ont un turn over, et qu'il faut des matières premières pour créer les machines). Ne plus avoir de jeux en ligne n'est pas forcément un déclin critique pour l'humanité... Mais clairement, sans aide technologique, c'est impossible. Ainsi, j'explique à mes étudiants "pourquoi Linky ?" : ça me permet d'introduire la notion de "smart grids" et de leur faire comprendre que sans Linky, sans smart grids, pas d'énergies renouvelables ou de sobriété possible sans dégradation des conditions de vie. Néanmoins, beaucoup de mes étudiant(e)s sortent dépités de mes cours, parce qu'ils réalisent que la vraie difficulté est d'ordre humaine ! Pas tant scientifique ou technologique ! Le bateau coule, et l'orchestre continue de jouer ! Une voie du milieu existe, mais c'est celle qui demande le plus d'efforts humainement ! Et pendant ce temps, des gars font de la poésie (qu'on ne s'y trompe pas, je suis amateur de poésie) quand d'autres envahissent des pays ! Pour information, si certains se demandent "mais c'est quoi ce cours dont il parle ?". J'enseigne dans des filières de lycée et postbac estampillées 2D : "développement durable". Avec mes collègues, nous sommes censés former des jeunes à construire des bâtiments passifs ou des dispositifs technologiques durables.
  2. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Je donne un cours sur la soutenabilité de notre mode de vie (attention spoiler : il ne l'est pas ). Un vrai cours, avec des vrais morceaux de physique, de chimie, d'économie, de sociologie, de géopolitique dedans... Oui notre monde actuel n'est pas soutenable. Mais ce que je montre aussi à mes étudiants, c'est que tout arrêter d'un coup, c'est un peu comme le gars qui suite à un accident se retrouve avec un bout de métal fiché dans le ventre, et pense que l'enlever est une bonne idée ! En fait non, ça va juste le tuer ! Notre rapport actuel à la technologie et à l'énergie, c'est comme avec ce bout de métal. On vit dans un monde complexe, non pas par faute de l'humain, mais parce qu'il est fondamentalement complexe. Dans un monde complexe, les problèmes complexes n'ont pas de solutions simples. Dire "il suffit de décroitre" est une vision simpliste et naïve. Décroitre est une nécessité, mais dont la complexité des enjeux ne peut se faire sans aide technologique. Quand j'entends des gens hurler des poncifs du style "le nucléaire est une énergie capitaliste" (sic) ou encore "le nucléaire est une invention d'homme cis blanc hétéro" (sic) je me dis qu'on est mal barré ! Dans un autre registre, les propos de AB réduisant l'IA à ChatGPT et la renvoyant à son inutilité traduit une profonde méconnaissance de son intérêt notamment en sciences fondamentales. Quand les scientifiques quittent le monde de la science pour l'idéologie, ils partent à la dérive !
  3. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Concernant l'interview sur France Inter, j'ai juste entendu des gens qui parlent bien, s'écoutent parler, mais qui ont un discours digne des politiques. Autrement dit, on parle de l'urgence d'agir, mais finalement, le problème n'est pas posé, voir mal posé (technique de l'homme de paille), on parle de la nécessité de le faire... mais au final, on n'a pas le dixième de l'ébauche d'une solution ! Ah si ! La poésie va sauver le monde ! Ouf, je suis rassuré ! Et quand on sait certaines choses, ça m'écœure ! Je ne supporte plus les gens qui se cherchent des causes humanistes louables pour susciter l'idolâtrie de certaines personnes et ainsi satisfaire leur ego à travers le regard des autres ! C'est d'autant plus insupportable quand ces gens, par un beau parlé, donnent l'illusion du savoir et de la maîtrise des savoirs, alors qu'en réalité non. Rien à voir avec Jean-Marc Jancovici et Aurore Stéphant !
  4. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Dans de précédents messages, j'avais évoqué le fait que derrière la plupart des grandes entreprises scientifiques et technologiques, il y avait des réalités peu avouables, même si in fine, on présente ces entreprises comme des succès du génie humain et des marqueurs de progrès. Pour en revenir au spatial, l'histoire du spatial franco-européen... Je vous invite entre autres à découvrir la réalité derrière l'existence de Kourou...
  5. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    On peut aussi citer le V-Max, le planeur hypersonique français, dont l'essai a été réalisé au mois de juin dernier. J'ai apprécié l'essai bien visible de tous... on appelle ça de la dissuasion !
  6. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Compte-tenu que le Spaceship lui-même a démontré sa capacité à se poser. Je pense que si sur ce point. Concernant le booster, ils n'ont pas réalisé d'essais sur lui individuellement. Volonté de gagner du temps en faisant plusieurs essais en 1 (Booster + Spaceship) ? A ça, il faut ajouter que le booster n'a pas le même gabarit que ceux de la Falcon 9, ni les mêmes moteurs. Il doit donc y avoir probablement des ajustements à faire. Concernant ce dernier point, je doute que des simulations numériques suffiraient à trancher en vue d'un essai réussi d'un premier coup. Il y a un moment où rien ne remplace l'essai-erreur expérimental.
  7. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Qui parle de 50 vols ? Ensuite, non, tout n'était pas fait à la règle à calcul ! Enfin, pour remettre dans le contexte, à l'époque, le programme Saturn V seul (je ne parle donc pas du coût de l'ensemble du programme Apollo) a couté l'équivalent de 4,5 milliards de dollars actuels. SpaceX a reçu 2,9 milliards de dollars pour construire, tester et faire atterrir sur la Lune un prototype de Starship. La Saturn V, c'est avant, de nombreux essais, dans le cadre du programme Saturn, entre les Saturn I (10 essais), les Saturn IB (5 essais, dont 2 vols habités) puis les Saturn 5 à proprement parlé (3-4 vols d'essai selon comment on les compte). Au total, cela représente presque 20 vols d'essais... sur 8 ans. Sans parler de tout le savoir faire acquis sur d'autres lanceurs plus modestes, au prix de nombreuses explosions. Ici, dans le cadre de SpaceX, nous en sommes à peine à la fin de la cinquième année avec un budget moindre et avec des choix technologiques plus ambitieux impliquant la récupération du booster et du vaisseau avec atterrissage vertical. Et pour le lanceur, nous en sommes à seulement... 2 essais du système global ! Avec l'ambition de tout récupérer ! C'était mieux avant ? Non, avant on faisait simple pour éviter les complications techniques et les surcoûts de développement. Si on avait donné comme objectif technique aux ingénieurs de von Braun de réaliser une fusée réutilisable, pouvant se poser sur la Lune, pour un budget moindre, et en autant de temps, je ne suis pas certain qu'ils auraient fait mieux. Après, ce qui est entendable, c'est la stratégie opérationnelle. Quitte à retourner sur la Lune, si SpaceX avait visé un lanceur non réutilisable, ils l'auraient. Les choix techniques en lien avec la réutilisation rendent bien plus complexe la réalisation du projet. Ensuite, il y a justement le choix de Musk de limiter la modélisation numérique au profit des essais (donc, l'argument des outils de simulation.... out !). Pour le reste, les ingénieurs de SpaceX sont remarquables. Ils ont réussi avec la Falcon 9 un tour de force là où d'autres ont complétement échoué avant (ou ont préféré ne pas essayer) ! Cela montre le niveau ! Alors l'argument du "c'était mieux avant"...
  8. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    C'est plus complexe que cela. Pour le reste, je le tiens (entre autres) d'un ancien responsable du SSC qui s'est retrouvé sur LIGO et de discussions avec des gens de la communauté des accélérateurs. Il y a eu de grosses erreurs de gestion liées à une politique insuffisamment centralisée et en proie à des luttes d'influences en parallèle d'un projet probablement trop ambitieux pour un état unique, même s'il s'agit des USA. Et pour reprendre également les propos de Roy Schwitters (probablement un peu caricaturaux ; après tout, les acteurs d'une histoire ne sont pas forcément toujours objectifs) en 1993 : "We should be devoting ourselves to completing this machine as rapidly and as cheaply as possible, and getting on with real science. Instead, our time and energy are being sapped by bureaucrats and politicians. The SSC is becoming a victim of the revenge of the C students." Pour l'avoir vécu, on va dire que certaines institutions ont fini par avoir une politique SSE et surtout une politique RPS suite à de nombreux abus.
  9. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Ben, c'est un peu l'argument vente de la "vie sur Mars". On envoie une manip sur un lander, qui va permettre de voir si on trouve l'élément X qui impliquerait l'existence possible de l'élément Y. Ainsi, on justifiera l'envoi d'une future mission pour essayer de détecter Y, qui s'il était détecté, trahirait l'existence possible de l'élément Z. Du coup, il faudra envisager une mission pour essayer de détecter Z, toujours dans la perspective de détecter un jour l'élément Q, qui serait possiblement lié à l'existence possible d'une vie passée possible sur Mars ! Bref, on appelle ça vendre du rêve. Pendant ce temps, le pognon arrive pour faire de la recherche sérieuse (ou pas...). Au pire, si ça marche, ils seront des héros ! Non non. Je dis juste qu'avant de s'enthousiasmer devant les grandes réalisations de l'humanité, il faut avoir conscience de ce qu'il y a derrière humainement.
  10. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    J'aurais dû ajouter : "et en tant que chercheur qui a mené des projets et/ou participé et participe à des projets complexes". Je connais très bien la difficulté à faire interagir des gens de différents domaines complètement disparates au profit d'une entreprise commune qui nécessite de nombreux intervenants. Cf l'échec du SSC (Superconducting Super Collider) américain vs. le succès du LHC. Ces deux accélérateurs ont en commun de cumuler un nombre d'intervenants énorme, mais nécessaire. Faire émerger de nouveaux concepts, théoriques ou technologiques, nécessite de croiser des compétences diverses. Dans le cas du SSC, l'échec vient d'un fonctionnement trop démocratique et axé sur le consensus. Le SSC n'est allé nul part et n'a jamais vu le jour. Le LHC est une entreprise qui doit son succès à son management dictatorial. En son temps, certains médias s'étaient fait l'écho de pratiques décriées au CERN mais qui ont valu au LHC son existence et son succès. Les projets multipartenaires nécessitent une organisation militaire. Dans toutes les histoires de grandes entreprises scientifiques ou industrielles, il ne faut pas trop s'attarder sur l'humanisme... si on soulève le voile, on trouve que le succès a souvent coûté lourd humainement. Je ne dis pas que c'est bien. Je dis qu'il faut en être conscient et que tout a un prix.
  11. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Ahhhhhh mais je n'ai jamais dit le contraire ! Mais, moi je vois juste une compagnie privée qui vient d'envoyer pratiquement sur orbite un bousin plus gros que la Saturne V au bout du deuxième essai. C'est le gars avec une formation d'ingénieur qui parle. A une époque où Ariane 6 patine, je dis respect !
  12. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Tu parles de B9 ou de S25 ? Parce que S25 a atteint 24 124 km/h à 148 km d'altitude. Avec l'accélération qu'elle avait (environ 2,4 g), elle n'était plus qu'à 45 s de la vitesse de satellisation sur un vol qui comptait déjà 8 min 05 s.
  13. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Le constat pour un autre Européen, non Muskolâtre, mais féru de technologie et d'histoire spatiale : deux tirs, deux expériences présentant de nets progrès. Quand on connait le nombre d'échecs, d'explosions, et d'essais, dans l'histoire, même récente (et je ne parle pas que de SpaceX), d'un secteur technologique aussi difficile que le spatial, il faut reconnaitre qu'envoyer un tel engin jusqu'à ce niveau en seulement deux tirs relève de l'exploit technologique.
  14. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    On notera : - Le succès global des Raptors et les progrès accomplis dans le domaine. Notamment, la capacité à les faire voler en grappe. - Le succès du déluge d'eau - Le fait d'avoir fait décoller tout le bousin (B9 + S25) jusqu'au point de séparation entre B9 et S25. - Le fait d'avoir conduit S25 jusqu'à la limite de la satellisation. - Le succès du système d'autodestruction (sans rire, parce que c'est une clause pour avoir les autorisations de vol). Et ça, à peine au deuxième essai. Avec, je le rappelle, un Spaceship qui a déjà fait la démonstration de sa capacité au décollage et à l'atterrissage vertical. Si on est encore loin des objectifs lunaires, et si on peut se questionner sur l'intérêt de la bête, force est de reconnaitre que les ingénieurs de chez SpaceX sont des bons ! A une époque où je me désole du niveau des étudiants que je tente de former, c'est rafraichissant !
  15. Quelle blague ! Comme si en Europe, nous avions les moyens à l'échelle d'un pays, de rivaliser avec ce qui se fait à l'échelle des USA. C'est un peu comme si on lisait : Berlin et Rome veulent en finir avec le monopole du CERN dans les accélérateurs de particules. En l'occurrence, les uns et les autres feraient bien aussi de se rappeler que dans la course à la concurrence, même aux USA, il n'y a guère que SpaceX qui sort du lot ! Idem à l'échelle internationale ! Quant à multiplier les consortiums, je ne suis pas non plus certain que cela soit productif. A diluer les moyens, on arrive nul part !
  16. Les méga-constellations de satellites (Starlink etc.)

    Le rendement du moteur électrique est bien de 90%, sauf qu'il ne faut pas uniquement tenir compte de cela. Il y a diverses pertes liées au transport et à la transformation au niveau des zones de recharge, ensuite au niveau de la charge de la batterie, puis à la décharge, puis pertes dans le système hors moteur. Donc, on est ici sur un besoin de 307 TWh. A noter que le (quasi) triplement que j'ai indiqué, concerne le passage au véhicule à hydrogène. Mais restons sur l'option batterie. D'après EDF, en 2019, nous avons produit 538 TWh dont 380 TWh d'origine nucléaire produite par 18 centrales. Je laisse comparer les 307 TWh supplémentaires nécessaires avec ce que produisent nos 18 centrales. C'est donc 15 centrales nucléaires (bien centrales, pas tranches) qu'il nous faudrait en plus. Je ne discute pas non plus la problématique de la gestion des batteries (extraction du lithium ou autres métaux, transformation, recyclage, etc) qui sont autant de coûts énergétiques cachés (sans compter la pollution). Verdict : La solution optimale, loin des poncifs de nos politiciens, qui aiment les solutions simplistes et radicales, se situe au travers d'un mixte entre biocarburant, hydrogène d'origine géologique, et électrique sans CO2. Sans compter la mise en place d'une amélioration des transports en commun, et autre ferroutage. Nul doute que l'on ira vers un mixte, ne serait-ce que parce que cela met en jeu divers intérêts (comme celui visant à faire de l'Ukraine le futur fournisseur européen de biocarburants).
  17. Les méga-constellations de satellites (Starlink etc.)

    Tu as tout dit ! Parc auto des particuliers ! C'est le point dénoncé par plusieurs ingénieurs et scientifiques ! Nos politiciens doivent imaginer que les camions qui sont à la base de tout le fonctionnement logistique du pays tournent à la poudre de perlimpinpin ! Où comme le soulève Jancovici, les gens ont zéro perception de ce que notre société coûte réellement en énergie ! Je note aussi, qu'ici, on ne parle que de 48% du passage de l'ensemble du parc. Alors qu'on nous parle de totalement abandonner le thermique !
  18. Les méga-constellations de satellites (Starlink etc.)

    J'ai moi-même fait le calcul indépendamment pour vérifier des données de l'ADEME ! Calculs qui ont déjà été fait par d'autres agences d'état ! Quand je parle de tripler la production électrique, je ne parle pas de puissance, mais bien d'énergie consommée annuellement ! Pour rouler, un véhicule consomme de l'énergie (pour lutter contre les frottements de la route, ralentir, etc...). Cette énergie est quantifiable par la quantité de pétrole consommée par an sur l'ensemble du parc routier français (véhicules particuliers, d'entreprises, camions de transport, etc...). Ce pétrole consommé (sous forme d'essence, de diesel,...) représente une quantité d'énergie utile pour le véhicule, à cause du rendement. Donc, sur l'année, on sait calculer les besoins en énergie pour l'ensemble du parc routier. Comme on a de très bonnes études d'ingénierie sur les rendements des moteurs électriques, des rendements batteries (parce que quand on charge une batterie, on perd de l'énergie sous forme de chaleur), etc... selon les technologies (batterie, pile à combustible avec dihydrogène produit par électrolyse), on sait dire quelle quantité d'énergie électrique on a besoin sur un an pour alimenter le parc routier. Hors, cela correspond à deux fois ce que l'on produit en énergie électrique actuellement en France. Donc, si on veut tout basculer en électrique, il faut en plus de ce que l'on produit actuellement, 2 fois la production actuelle = il faut tripler la production électrique. La donnée est parfaitement connue, y compris des pouvoir publics ! Ce n'est pas un délire d'écolo ! Donc ce n'est pas une question de charger en même temps (car là on parle alors de besoin en puissance) mais bien de besoin en énergie !
  19. Les méga-constellations de satellites (Starlink etc.)

    Une recherche assez simple permet d'obtenir les données de l'énergie consommée en France pour le transport routier, qu'il soit lié à l'usage des véhicules des particuliers, d'entreprises, ou lié au transport logistique. Quelques calculs de rendements permettent d'estimer les besoins en électricité que cela représenteraient s'il fallait passer cet ensemble de véhicules à l'électrique : qu'il s'agisse d'électrique par batterie, ou de piles à combustibles alimentées en dihydrogène produit par électrolyse. Le résultat est que la France devrait tripler sa production d'électricité ! Il ne s'agit pas d'un plaidoyer pour les véhicules à pétrole ou au gaz, dont les ressources sont comptées indépendamment des enjeux climatiques. On pourrait miser sur les biocarburants, mais là aussi, sans rentrer dans les détails, il y a des problèmes (surfaces agricoles, machines agricoles qui consomment elles-mêmes du carburant, temps de latence entre émission et captage du CO2 en terme de bilan carbone). N'en déplaise aux partisans de la liberté à tout prix, le temps du véhicule individuel est compté ! Tout comme le transport routier va prendre du plomb dans l'aile au profit du ferroutage et de l'usage de canaux.
  20. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Pas pour lancer un débat mais pensez-vous que l'UE n'utilise plus du tout de pétrole et de gaz russe? Si c'est le cas creusez le sujet, avec entre autre mais pas que le mots 'Inde' pour le pétrole dans votre recherche. Ca n'empêche pas la Russie de sombrer. Au mieux, cela retarde son naufrage. N'en déplaise aux médias "putaclic" qui moyennant quelques images filmées, sans plus d'efforts journalistiques, dans les rue de Moscou ou se basant sur les dires du Kremlin, continuent de colporter l'idée que la Russie se porte bien.
  21. Hubert Reeves

    Le concept de multivers est un concept fourre-tout qui relève plus du champ de la (mauvaise) vulgarisation que de la science. Le gros problème est que les quelques physiciens ou mathématiciens vulgarisateurs qui abordent ce thème en renvoient une image d'une approche qui tiendrait plus de la philosophie ou de la métaphysique que de la science. J'ai mon avis là-dessus : procéder ainsi leur permet de gloser et de vendre du livre à palabre ! Une spéculation ne relève pas du champ de la science : elle n'explique rien, elle n'est pas testable. Or il y a des travaux en lien avec le concept très fourre-tout de multivers qui visent à répondre à des vrais problématiques (matière noire, énergie sombre, etc...) et qui sont testables et sont testés. Si on a le droit de ne pas aimer l'idée ou le concept, la Nature n'a quant à elle rien à faire de nos croyances philosophiques. Au final, c'est la Nature qui a le dernier mot au travers des mesures ! Le rôle du chercheur est (en principe) de faire fi de ses présupposés philosophiques et d'envisager toutes les pistes possibles.
  22. François Roddier (1936 - 2023)

    Si quelqu'un sait si il y a encore moyen de trouver "Thermodynamique de l’évolution" et "De la thermodynamique à l'économie", je suis preneur !
  23. Hubert Reeves

    Une page se tourne. Cela touche, parce qu'au-delà de l'homme, cela nous renvoie à une personne qui a contribué à notre identité, et à travers sa disparition, cela nous renvoie ainsi et aussi à notre propre finitude. En ce qui me concerne, j'ai découvert Hubert Reeves quand j'avais 10 ans, en 1986, à l'occasion du passage de Halley. Il était présent sur un plateau TV au cours d'une soirée consacrée à la rencontre de Giotto avec le noyau cométaire. J'ai été fasciné par cet homme qui renvoyait à une sorte d'image d'Épinal du savant ! Par la suite, un de mes oncles, professeur de physique, m'a offert régulièrement des ouvrages d'Hubert Reeves. Hubert Reeves a probablement conditionné une partie de l'idéal que je me suis fixé en tant que chercheur : ne pas se cantonner à sa discipline, savoir la recontextualiser dans le corpus des connaissances humaines. Je pense aussi qu'il a contribué à mon souhait d'enseigner en me renvoyant à l'idée que celui qui a eu le privilège d'apprendre doit savoir transmettre, pour que cette expérience acquise individuellement ait du sens humainement.