George Black

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Everything posted by George Black

  1. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    C'est juste surréaliste de naïveté, et démontre que tout le projet repose sur une injection massive et artificielle de capitaux, sur le rêve d'un type, et ne repose sur aucun business plan rationnel. Cela démontre ce que de nombreux observateurs (décriés par le fan club des béats naïfs de Musk) soulevaient : l'absence totale de conscience de la difficulté réelle de l'entreprise visant à retourner sur la Lune ou à atteindre Mars humainement.
  2. Mission Dart, départ ce soir ;)

    Je ne résiste pas au "plaisir" de rapporter le titre de Ouest France. Quand on lit par ailleurs le nombre d'approximations et de conneries colportées par les médias sur divers sujets scientifiques (changement climatique, vaccination,...), cela ne m'étonne même plus de voir la montée de mouvements réactionnaires antiscience ! https://www.ouest-france.fr/sciences/espace/nasa/la-nasa-a-lance-sa-mission-dart-pour-detruire-un-asteroide-0664088c-4cf3-11ec-a0f2-c7fe53b09c00
  3. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Drôle mais néanmoins éclairant !
  4. La science activée par le moteur du nationalisme et comme vitrine de la supériorité idéologique d'une nation... je ne suis pas certain que cela soit une bonne chose ! Car pour la Chine, il s'agit bien de cela, montrer que ses succès prouvent que le monde entier devrait opter pour sa manière de fonctionner ! Il en était de même de l'union soviétique pendant la guerre froide, mais sans être naïf, c'est aussi l'objectif des USA. Au final, je pense plutôt que la science en ressort perdante moralement. Il n'y a pas de science chinoise, ou américaine ou européenne. La communauté scientifique est une diaspora, diaspora exploitée par les idéologies politiques qui lui donnent les moyens d'agir ou l'en privent en fonction de l'air du temps et des nécessités de la propagande. Cessons d'être naïf, nous sommes en pleine guerre froide avec la Chine et la course pour la domination scientifique et technologique est un instrument de cette guerre.
  5. Dire que l'on se moquait des silos à grain d'Elon Musk avec leurs soudures pas jolies... J'ai les mêmes vis et rondelles sur mon atelier dans mon garage !
  6. Thomas, 22 avril ! Oups, 23 avril !

    Skylab (1973-1979) Il y avait de la place : Et du confort Et un design intérieur pas si différent des stations actuelles... Et on y faisait de la science aussi, comme avec cet observatoire solaire : Bref, c'était il y a bientôt un demi siècle !!!
  7. https://lejournal.cnrs.fr/articles/en-route-vers-uranus-et-neptune?fbclid=IwAR3JCeJJaE5xntGECqStwtmaXSM7i6kzcLH939yh0DKqAf3MC4nJbhHjPmI&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&utm_term=Autofeed#Echobox=1551110490
  8. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Le modèle standard de la physique des particules repose sur le groupe de jauge SU(3)C x SU(2)L x U(1)Y. Effectivement, le lagrangien comporte un grand nombre de paramètres, notamment en ce qui concerne les masses des particules. Mais dans les démarches historiques visant à rechercher une théorie de grande unification, on raisonne essentiellement sur les groupes de jauge. Pour chaque sous groupe du groupe du modèle standard on a une constante de couplage. L'idée de départ est donc de chercher un groupe (par exemple SU(5) ou SO(10)) qui soit le plus simple possible et incluant SU(3)C x SU(2)L x U(1)Y, et possédant une seule constante de couplage. La théorie de jauge associée a des bosons de jauge de masses nulles et agit sur des fermions de masses nulles. On espère idéalement qu'un mécanisme de brisure de symétrie permet de régler la question des masses de certains bosons de jauge et des fermions (quarks et leptons). L'idée sous-jacente est donc que le lagrangien complexe du modèle standard émerge d'une physique fondamentalement plus simple. La théorie des groupes permet donc bien d'axer une recherche vers les options les plus simples. Mais jusqu'à présent les espoirs ont été déçus. La supersymétrie est un raffinement en plus, mais décevante dans sa confrontation avec l'expérience. Ce genre de démarche n'est pas nouvelle, puisqu'elle a pour origine la recherche d'une théorie de l'interaction (electro)faible. A l'origine on espérait en avoir une théorie reposant sur un groupe simple avec une seule constante de couplage. In fine, la nature repose sur SU(2)L x U(1)Y. En ce sens, la théorie électrofaible n'est pas considérée comme une "vraie" unification. Dans un autre registre, en 1956, lorsque Wu cherche à vérifier expérimentalement la conservation de la parité dans les interactions faibles à la suite des travaux de Lee et Yang, nombreux sont les physiciens qui doutaient (même s'ils étaient convaincus de la nécessité de s'en assurer) de l'existence d'une violation de la symétrie P pour des raisons d'esthétique ou de simplicité. Mes remarques avaient simplement pour but de dire que la recherche de la simplicité en physique (si elle se justifie pleinement pour des raisons méthodologiques ou en lien avec le principe du rasoir d'Ockham) n'est pas une garantie de succès assuré au moment de la confrontation à l'expérience. Pour continuer et terminer avec ça, il est amusant de voir que le mécanisme de Brout-Englert-Higgs-Hagen-Guralnik-Kibble, dans sa version originale, est le plus simple possible pour la problématique adressée. Au final, la perspective que la nature puisse être plus compliquée que cela a aussi motivé pas mal de recherches sur des scénarios divers et variés. Même si cela pose des questions, au moins en première approximation, c'est le scénario simple que semble pourtant avoir retenu la nature. Pour le clin d'œil. On attribue à Einstein d'avoir dit qu'il avait abouti à la relativité générale "au prix d'une peine infinie". Si le lagrangien de la RG est élégant de simplicité, on voit aussi à quel point trouver quelque chose de simple n'est pas simple. Les évidences ne le deviennent souvent qu'une fois après avoir été découvertes.
  9. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    On peut estimer qu'il n'y a pas de chance qui tienne si on pense qu'effectivement seule la solution correspondant au lagrangien le plus simple était seule possible. Mais c'est un parti pris. En physique des particules, on ne compte plus les espoirs douchés concernant des théories considérées comme simples et naturelles.
  10. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    https://www.academie-francaise.fr/juste C'est corrigé !
  11. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Cette citation, de Pierre Joliot (professeur honoraire au Collège de France, membre de l’Académie des sciences et vice-président de l’Union rationaliste), exprime parfaitement et avec justesse, mon propre point de vue.
  12. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Justement, dans les récipiendaires du Nobel, on a pas mal de chanceux et des travailleurs acharnés. Et quelques "filous" ! Il y a aussi toutes celles et ceux qui le mériteraient et ne sont pas récompensés (bien qu'en général, celles-ci et ceux-ci ont largement été récompensés autrement). La science explore de nombreux domaines et de nombreuses pistes. Le grand public ne retient que la personne qui a trouvé la bonne piste. Cf. la remarque de mon ancien prof : "tu deviens un génie le jour où Mère Nature te donne raison, sinon tu restes un obscur physicien avec trop d'imagination". Et c'est ça qui est dur psychologiquement : Le travail acharné et monastique est une condition nécessaire mais pas suffisante ! On est d'accord. Et je n'ai jamais dit le contraire. Il faut des capacités et des aptitudes au départ. Mais comme dans la fable du lièvre et de la tortue, les aptitudes ne font pas tout. Cf la remarque de @starjack citant Brassens : "Sans technique un talent n'est rien qu'ne sale manie". Encore une fois, je n'aime pas le terme de génie qui évoque une facilité. Il y a des personnes d'exception, à la confluence de plusieurs aptitudes mais aussi de circonstances de la vie. Tu citais le jeune sportif avec une aptitude innée. J'en connais qui a trop se reposer sur leurs aptitudes ont échoué là où des (un peu) moins doués ont réussi par la volonté et le travail acharné. Et c'est ça qui est dur psychologiquement : Avoir des aptitudes est une condition nécessaire mais pas suffisante ! Il y a un dessinateur que j'admire beaucoup, Boulet, qui dessine de manière impressionnante, en partant de n'importe quel point de la feuille, et sans croquis. Beaucoup de gens disent de lui qu'il a du talent ou du génie. Il est le premier à battre en brèche cette idée. Notamment, il l'a fait en publiant ses premiers dessins à l'école d'arts. Il le dit lui même. Il a certainement des aptitudes de départ, mais au final, c'est le travail, le travail, le travail, et encore le travail qui lui ont permis d'atteindre le sommet de son art. Néanmoins, l'imagination est un facteur clé. Tout ce qui inhibe l'imagination est un frein à la découverte. Je connais des chercheurs brillants au sens de ton double head et qui ont autant d'imagination qu'une chaussette ! Ils sont tellement "rationnels" dans l'excès qu'ils n'ont aucune imagination. N'évoques jamais une expérience de pensée avec eux ! ça les dépasse ! Ils sont incapables de voir au-delà de l'approximation éclairante. En fait, ils n'ont pas d'intuition, même en étant nourris de connaissances. Ceux-là, si tu ne les colles pas dans une équipe avec des gens créatifs, ils sont incapables de réelle innovation.
  13. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Alors, si tu regardes ce que j'ai posté, ce n'est pas une polémique, c'est factuel. Je signale juste que Poincaré en a eu l'intuition éclairée. Ce qui n'est pas la même chose que de donner naissance à une théorie construite. Dès lors, il n'y a pas de polémique. Je dis juste qu'il faut revenir sur l'image romantique populaire des génies scientifiques. Ce n'est pas dénigrer les grandes figures de l'Histoire scientifique, ou leur manquer de respect. C'est tenter de rétablir une part de vérité sur le fonctionnement de la construction de la science. Par ailleurs, je trouve que c'est rendre hommage aux grandes figures de l'Histoire des sciences et soulever l'immense mérite de leur travail, car (je vais le dire cash) : quand on fait de la recherche, on en chie (avec un certain masochisme il est vrai, sinon on en ferait pas) ! Une des images fausses, c'est qu'un découvreur n'aurait de mérite que s'il était seul contributeur à la construction d'une découverte. Les gens qui exhument des articles de Poincaré en prétendant que Einstein n'avait aucun mérite ne comprennent juste rien au fonctionnement de la science. Comme le disait Newton lui-même : "Si j’ai pu voir aussi loin, c’est parce que j’étais juché sur les épaules de géants". Le mythe du génie véhicule l'image de l'individu qui s'auto-suffit à lui-même, créant ex nihilo le savoir. Alors que rien n'est plus faux en science. Rien qu'à ce titre, les génies n'existent pas. Ensuite, on voit trop de gens qui pensent : "Oh ! Pour lui c'est facile ! C'est un génie !". Non, quand on rentre dans les détails historiques du processus créatif d'Einstein, de Maxwell, de Schrödinger, Pauli, etc... ils en ont tous bavé ! Les doutes, les longues heures de travail qui deviennent des jours, des semaines, des mois, des années, la torture que l'on s'inflige à l'esprit, etc... La recherche est violente psychologiquement, et ce n'est pas pour rien qu'il y a des abandons en thèse ou juste après, ou que l'on voit des maîtres de conférences fraichement nommés lever le pied ! Pierre-Gilles de Gennes critiquait cette vision romantique du génie scientifique, vision qui écarte les jeunes de la science. J'ai vu des étudiants brillants et passionnés, mais qui, parce qu'ils éprouvaient ces difficultés propres à la science, et parce qu'ayant l'image du génie pour qui la découverte est "facile", se disaient que la recherche leur serait inaccessible. Quand on arrive à leur faire comprendre que les génies n'existent pas, qu'il y a une part de chance, et surtout, du travail, du travail, du travail, et encore du travail,... pour peu qu'ils soient courageux et motivés, ils s'accrochent. ça c'est un peu too much non ? Non. J'ai oublié d'évoquer Gunnar Nordström qui a publié entre 1913 et 1914 (dans Annalen der Physik et Physikalische Zeitschrift notamment) ses propres tentatives d'une théorie relativiste de la gravitation avant Einstein. Mais ça ne marche pas. Mais ça on le sait a posteriori. Les alternatives à la relativité générale d'Einstein, il y en a pléthore. Einstein a eu la chance de trouver la version qui encore aujourd'hui résiste le mieux aux observations. Encore une fois, il faut sortir du mythe du génie qui aurait eu une sorte d'éclair (de génie) conduisant à une sorte de vérité absolue révélée.
  14. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Qu'appelles-tu le génie ? Une intelligence au-delà de la normale ? Ou comme tu sembles le dire une remarquable intuition ? S'il s'agit d'intelligence, il existe de nombreux scientifiques d'une intelligence hors norme, et qui pourtant n'ont jamais rien produit de significativement notable pour les faire rentrer au Panthéon de l'Histoire des sciences. S'il s'agit d'intuition, l'intuition n'est pas innée. L'intuition scientifique est quelque chose qui se nourrit de la culture scientifique. Elle relève de la capacité à faire des liens entre des choses qui ne semblent pas en avoir. Mais sans une culture exceptionnelle, l'intuition est stérile. Feynman disait : "Know how to solve every problem that has been solved". C'est à ce prix que l'on développe son intuition. Il faut nourrir son intuition. Elle ne part pas de rien. Mais l'intuition est fondamentalement à la porté de toute personne motivée. Pour revenir sur Poincaré, lui-même disait : "C'est avec la logique que nous prouvons et avec l'intuition que nous trouvons." Feynman, encore lui, disait en gros que l'on ne peut trouver la solution d'un problème que si on en connait déjà la solution. Il est extrêmement difficile de résoudre un problème formel si on ne sait pas ce que l'on cherche (grâce à l'intuition). Mais il faut aussi comprendre également que l'intuition ne fait pas tout. Il y a pléthore d'exemples où des intuitions scientifiques se sont révélées totalement fausses. Seule la démonstration apporte la preuve. Et tout le monde n'a pas la capacité de le faire. Einstein n'était pas un père et un mari exemplaire. La relativité générale est née au prix d'une vie quasi monastique, et comme Einstein l'a dit lui-même, "au prix d'une peine infinie". Einstein était une personne avec une énorme capacité de travail et une énorme persévérance. Ce que je veux battre en brèche, c'est ce stéréotype répandu dans le grand public des "génies scientifiques", comme si telle découverte était le fait d'un esprit supérieur touché par une illumination quasi soudaine et quasi miraculeuse. Il y a eu de nombreuses études sur ce qui caractérise les grands découvreurs en sciences. Je renvoie à ce sujet aux travaux, entre autres, de Yves Gingras. Depuis des décennies, tout a été épluché. In fine, la persévérance, la motivation est au cœur de tout, combiné à la chance (Einstein a aussi eu la chance que ses théories soient conformes à la réalité). Sans oublier bien entendu de réelles capacités cognitives. Tout le reste n'est que du mythe romantique populaire. Je préfère parler de "personnes d'exception". Einstein est une personne d'exception. Pas un génie, mais une personne à la confluence de caractéristiques qui l'ont rendu unique au point de donner naissance à la relativité restreinte et générale. Un de mes mentors à l'université disait : "tu deviens un génie le jour où Mère Nature te donne raison, sinon tu restes un obscur physicien avec trop d'imagination"
  15. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Parce que s'il n'y avait pas de lois, l'Univers serait juste un chaos dont rien de cohérent et de durable ne pourrait émerger (par définition du chaos), et nous ne serions pas là pour en parler. Par ailleurs, du moment où le chaos s'efface, il y a des symétries, des quantités conservées et les mathématiques sont au rendez-vous. En revanche, on sait en mathématiques que toute fonction n'est pas forcément calculable. Imaginons une fonction f qui à toute valeur x fait correspondre une valeur y = f(x). La fonction est dite calculable si on peut obtenir f(x) par une procédure, un algorithme, présentant un nombre d'étapes fini. Au sens fort, nous pourrions vivre dans un monde où aucun ordinateur ne nous permettrait de faire des prédictions. Nous pourrions faire des mesures, des observations, tracer des courbes, tout en étant incapable de calculer quoi que ce soit avec une précision acceptable en un temps raisonnable. Au sens faible, le monde dans lequel nous vivons n'est pas forcément calculable, mais est "approchable". On peut toujours (jusqu'à présent) faire au moins un calcul numérique dans un temps fini qui nous donne un résultat acceptable, en terme de précision, pour décrire la réalité. Ce n'est pas qu'il y ait des lois physiques mathématiques qui est remarquable. Ce qui est remarquable, c'est que l'univers (au moins de manière approchée) soit calculable (a priori).
  16. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Il faut voir que même avant Einstein, il était entendu que la gravitation newtonienne était incomplète. Dans la théorie newtonienne, si le Soleil disparait à l'instant t = 0, alors la Terre est libérée du champ gravitationnel du Soleil à l'instant t = 0. Autrement dit, une perturbation de la source (une masse) du champ gravitationnel se traduit par une perturbation instantanée du champ gravitationnel à n'importe quelle distance. Cette instantanéité n'a jamais été acceptable pour de multiples raisons. Les physiciens ont au départ introduit la notion de potentiel retardé pour palier à ce défaut. C'est un outil standard en physique, notamment en électromagnétisme. Il faudrait que des collègues plus spécialisés que moi le confirment, mais je crois que l'intuition des ondes gravitationnelles est antérieure à Einstein. Mais introduit tel quel, cela pose un problème de compatibilité stricte avec le formalisme de la gravitation newtonienne. En fait, à l'époque d'Einstein, on était conscient qu'il manquait une théorie plus aboutie de la gravitation. Mais à l'époque, pour de multiples raisons, il n'y avait pas un engouement fort pour mener des recherches dans cette voie. Einstein était convaincu que la connaissance d'une théorie aboutie de la gravitation était la clé pour comprendre l'univers. Cela a été un moteur fort de sa motivation. C'était un objectif presque vital pour lui. En forçant le trait, on pourrait dire qu'Einstein n'avait pas beaucoup de concurrence en face de lui. Non pas intellectuellement parlant, mais en terme de personnes motivées pour s'investir totalement dans cet axe de recherche. Au demeurant, il faudra pratiquement une décennie à Einstein pour donner naissance à la théorie de la relativité générale "au prix d'une peine infinie" pour reprendre les mots qu'on lui attribue. Je ne cautionne pas l'idée d'Einstein comme une personne dotée de "capacités intellectuelles hors normes" qui lui auraient permis d'aller là où personne d'autre n'est allé avant lui. Il avait surtout une exceptionnelle motivation et peu de concurrence sur le sujet. Cela n'enlève rien à l'immense mérite de son travail. A un journaliste qui le questionnait sur son intelligence, on prête à Einstein d'avoir répondu qu'il n'était pas si intelligent mais qu'il passait plus de temps que les autres sur ses problèmes. Il n'y a pas de génies, il n'y a que des gens (certes intelligents et cultivés) dotés d'une formidable motivation et opiniâtreté touchant à l'abnégation. Après, les moteurs de cette motivation dépendent des uns et des autres. Einstein avait lui-même écrit à ce sujet, soulignant que pour les uns cela pouvait être un désir quasi mystique de comprendre l'univers, quand d'autres espéraient trouver la reconnaissance ou la gloire, par exemple.
  17. Thomas, 22 avril ! Oups, 23 avril !

    Tout ça va mal finir, les effets inconnus et mystérieux des rayonnements cosmiques dans l'espace sur le blob... le retour de celui-ci sur Terre... naaan, moi je dis ça va mal finir !
  18. Il y a une autre vidéo où Bezos l'invite à "sabrer" le champagne, et on sent presque de l'agacement de la part de Shatner qui visiblement (et à juste titre) n'était pas dans le même trip que Bezos...
  19. Tu prétends plus haut que les astronautes ne vomissent pas car ils sont surentrainés dans le but d'éviter cela. Ce que l'on t'explique, et vidéo à l'appui réalisée par un ancien commandant de l'ISS, c'est que les astronautes vomissent bel et bien ! Je ne vois pas où est l'attitude odieuse.
  20. https://theconversation.com/curious-kids-do-astronauts-get-space-sick-when-they-travel-from-earth-to-the-international-space-station-82888
  21. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    T'es certain que ce n'est pas plutôt @Superfulgur ?
  22. Ma femme qui est biologiste te le dira aussi. Elle te dira que le vivant depuis des millions d'années s'adapte. Mais elle te dira aussi que le terme "adaptation" entraîne souvent une erreur d'interprétation chez les étudiants. En réalité, l'adaptation du vivant signifie que ceux qui sont "déjà" adaptés survivent et éventuellement se reproduisent. Les autres meurent. Bien entendu que nous allons nous adapter. La question est qui est "nous" ? Les mieux lotis survivront, les autres non. C'est tout. Il faut aussi relire ce que j'ai écrit ! On meurt tous un jour ! Si demain la mortalité infantile explose pour des raisons liées à l'économie et à l'absence d'accès à un système de soin, la population finira par décroitre. Dit autrement, si on arrête de se reproduire de manière efficace, la population va décroitre ! Il faut arrêter de croire que population réduite de 80% en 50 ans rime avec guerres et génocides. La démographie fait très bien le travail ! En l'occurrence, c'est bien parce que des scientifiques ont martelé à longueur de publications les effets d'une guerre nucléaire globale que les dirigeants de ce monde ont renoncé à y avoir recours. Néanmoins, je mettrais un bémol sur ta comparaison : l'usage des armes nucléaires, c'est de la géopolitique. A l'inverse, le changement climatique, c'est un fait scientifique qui se déroule sous nos yeux ! Comme la dynamique des pandémies ! Pendant 20 ans on a snobé ou raillé les scientifiques qui annonçaient la pandémie à venir. On voit le résultat ! Quand on voit les débiles profonds qui nous servent de politiques qui osent prétendre que l'on ne savait pas, ils ne font que confirmer l'étendue de leur abyssale ignorance et médiocrité. C'est comme les prévisions de la covid, ce ne sont pas des prophéties ! Ce sont des prévisions qui annoncent ce qui va arriver si on ne change rien. En l'occurrence, si on ne les réalisait pas (ces prévisions), elles se produiraient ! C'est la sensibilisation des gens aux résultats de ces prévisions qui pousse à ce que ces prévisions n'arrivent pas ! Dire ensuite que les scientifiques sont des burnes et que leurs prévisions ne se sont pas produites, c'est fort de café ! Tu noteras que tous les écologistes scientifiques ou politiques sérieux disent bien que l'on ne fera pas l'impasse du nucléaire pour éviter le choc. J'invite aussi à écouter Jancovici, pour comprendre pourquoi on ne pourra pas se passer du nucléaire, et pourquoi ça ne sauvera pourtant pas de la crise.
  23. C'est choquant, mais un peu d'analyse montre que cela n'est pas si extraordinaire. D'autres, bien plus compétents que moi et spécialistes du sujet l'on traité avec rigueur. Au milieu du 19ème siècle (on ne parle donc pas de l'âge des cavernes, ni du Moyen Age avec ses guerres et ses épidémies), le taux de mortalité était en Europe environ 10 fois supérieur à ce qu'il est maintenant. L'espérance de vie à la naissance n'était que de 40 ans (!) et la mortalité infantile était extrêmement élevée faute d'infrastructures. Certes, la natalité était également 3 à 4 fois supérieure. Cette période est marquante, parce qu'elle témoigne du basculement dans l'ère industrielle et du moment où les conditions vont aller en s'améliorant, conduisant à la chute de la mortalité, à l'augmentation de l'espérance de vie, et à la hausse de la population jusqu'à l'échelle mondiale. Je me place donc dans un scénario qui reviendrait à revenir non pas au Moyen Age, mais à des conditions globales moyennes qui étaient celles au tout début de la révolution industrielle, i.e. avant le début de l'explosion de la population mondiale. Ce qui n'interdit pas l'existence d'îlots sur la planète échappant à ces conditions. Je pars donc sur une base d'une mortalité globale de 77 pour mille (10 fois la valeur actuelle, mais en fait inférieure aux presque 100 pour mille du 19ème en Europe). Je considère que la natalité, au lieu de diminuer, augmente (ce qui est optimiste comme vision des choses), pour atteindre environ 45 pour mille comme dans les pays les plus pauvres et à la natalité la plus élevée (c'est aussi, environ, ce que l'on avait au 19ème en Europe). Avec ces chiffres, qui représentent en moyenne un monde replongé au 19ème siècle, en 50 ans, une population initiale de 8 milliards d'individus redescendrait à 1,6 milliards. On a "perdu" 80 % de la population en 50 ans. Les famines, les guerres, certes, mais surtout la baisse de la disponibilité à des conditions sanitaires et de santé modernes suffiront à faire plonger l'espérance de vie et à augmenter considérablement la mortalité infantile. Actuellement, les pays affichant une natalité de 45 pour mille sont des pays en grosses difficultés économiques et sociétales. Au demeurant, leur relatif faible taux de mortalité (de l'ordre de 2 fois le taux français actuel) et en dépit d'une espérance de vie dépassant rarement 40 ans, est compensé par la faible mortalité infantile rendue possible par l'action d'ONG. Quand le changement climatique augmentant ses effets plongera l'ensemble de la planète dans la récession économique, les pays en crises rejoindront les pays évoqués juste avant. En revanche, que restera t-il des capacités d'action des ONG des pays du nord pour sauver ce qui peut l'être ? Mais peut-être que le problème est là aussi, et comme l'évoque la carte que j'ai posté plus haut. On devine que les pays industrialisés et du nord peuvent arriver à s'en sortir, sinon à tirer leur épingle du jeu. Mais qu'en sera t-il du sud ? Il suffit de voir la gestion de la crise covid notamment au travers de la vaccination... La covid est en passe de devenir un non événement dans les pays industrialisés massivement vaccinés... La covid est en train de devenir une maladie de pays pauvres... et tout le monde s'en fout ! L'autre point de comparaison avec la covid, c'est que les scientifiques alertaient depuis des décennies de la survenue imminente d'une pandémie globale, mais que pour des raisons psychologiques que tu as évoqué, personne ne les a pris au sérieux. C'est le privilège des ignorants et des imbéciles : prendre les savants pour des idiots. J'ajoute cependant qu'actuellement, on frôle l'indigestion !