jackbauer

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Everything posted by jackbauer

  1. Voilà une mission dont l'annonce est passée complètement inaperçue par chez nous, elle est pourtant potentiellement extraordinaire. Sans doute est-ce du au fait qu'elle soit japonaise (avec une forte implication des américains mais aussi des français), et puis l'épidémie COVID-19 a tout balayé...Le Japon l'a confirmée comme grand projet prioritaire le 31 janvier dernier. J' en ai pris connaissance en lisant les propos de François Bouchet dans un article de C&E (n°569) ; Celui ci militait pour un projet européen (CORE) mais qui n'a pas été retenu. Ce sont donc les japonais qui vont, après COBE, WMAP et PLANCK reprendre le flambeau de la quête des origines de l'univers, avec cette fois un objectif clairement affiché : confirmer l'Inflation en détectant les ondes gravitationnelles primordiales (mode B) dans la carte du fond diffus cosmologique... Et oui celles qu'avait prétendu découvrir la honteuse équipe du programme BICEP2 Nom du satellite : LiteBIRD (Light satellite for the studies of B-mode polarization and Inflation from cosmic background Radiation Detection) Il devrait être lancé en 2027 par une fusée H3 au point Lagrange L2 Sa masse est de 2.6 tonnes et son survey doit durer 3 ans site de la mission (en anglais) : http://litebird.jp/eng/ Updated Design of the CMB Polarization Experiment Satellite LiteBIRD : https://link.springer.com/article/10.1007/s10909-019-02329-w#Fig1 Un document intéressant de Cécile Renault qui date de 2016 mais qui expose les 3 projets américains, européens et japonais : https://blogs.futura-sciences.com/renault/tag/litebird/ Un communiqué du CNES : https://in2p3.cnrs.fr/in2p3/fr/evenement/journee-litebird-france extrait : LiteBIRD fournira des données inégalées sur les anisotropies polarisées du CMB sur des échelles angulaires intermédiaires et grandes, offrant un accès unique à une science riche et potentiellement révolutionnaire. Pour les années à venir, cela permettra à LiteBIRD d'ouvrir la voie à l'étude de la physique de l'Univers très ancien, d'élargir le champ de la cosmologie observationnelle et de produire un ensemble de données d'une richesse unique. LiteBIRD permettra en outre une large gamme de collecte de données auxiliaires couvrant une gamme de fréquences en polarisation avec une sensibilité à grande échelle plus de 50 fois supérieure à celle de Planck. LiteBIRD sera composé de 4700 détecteurs TES multichroïques (fournis par la NASA), observant dans 15 bandes de fréquences de 34 GHz à 448 GHz. Sa conception comprend trois télescopes à modulation de polarisation. LiteBIRD aura la capacité de détecter une signature d'ondes gravitationnelles primordiales avec une amplitude relative à celle des perturbations de densité aussi faible que r = 0,001 en tenant compte de la systématique, des résidus de premier plan et du bruit. Avec l'appui de la phase A du CNES, l'équipe française LiteBIRD est devenue un acteur majeur au niveau des projets européens et mondiaux. En conséquence, le CNES étudie la possibilité de prendre la tête des télescopes moyenne et haute fréquence avec la participation de l'ESA et de partenaires européens.
  2. Lancement de OSIRIS-REx le 9 septembre

    En plus grand :
  3. Lancement de OSIRIS-REx le 9 septembre

    https://spaceflightnow.com/2020/04/15/osiris-rex-spacecraft-carries-out-first-of-two-rehearsals-before-sampling-asteroid/ "Pour l'échelle, les scientifiques disent que le rocher venant du coin supérieur droit du cadre d'image est de la taille d'une maison à deux étages."
  4. Exoplanètes : dernières découvertes

    Il y a quelques années, les européens, se basant sur les données de HARPS utilisé aux limites de ses possibilités, annoncaient imprudemment la découverte d'une planète autour d'Alpha du Centaure B (Alpha Cen Bb). Hélas cette hypothétique planète a depuis été réfutée... Ils semblent avoir retenu la leçon. Cette fois il s'agit de Proxima du Centaure, autour de laquelle une 2ème planète découverte par Vitesse radiale a été annoncée (Proxima c, voir messages précedents). La planète candidate orbitant loin de son étoile, l'instrument SPHERE a été mis à contribution pour essayer d'en faire directement une image. L'équipe semble avoir détecté quelque chose, mais ce n'est pas assez probant pour revendiquer la détection directe. Le prochain catalogue GAIA (cette année) devrait la confirmer par astrométrie https://arxiv.org/abs/2004.06685 Searching for the near infrared counterpart of Proxima c using multi-epoch high contrast SPHERE data at VLT Traduction d'une partie de l'abstract : Nous n'avons pas obtenu de détection claire. Le meilleur candidat a S / N = 6,1 dans l'image combinée. Un test statistique suggère que la probabilité que cette détection soit due à une fluctuation aléatoire du bruit est <1% mais ce résultat dépend de l'hypothèse que la distribution du bruit est uniforme sur l'image. La position de ce candidat et l'orientation de son plan orbital cadrent bien avec les observations dans l'image du réseau ALMA 12m. Cependant, le signal astrométrique attendu de l'orbite du candidat que nous avons détecté est à 3 sigma du mouvement astrométrique de Proxima mesuré à partir des premières données de Gaia. Ceci, combiné au flux inattendu élevé associé à notre détection par imagerie directe, signifie que nous ne pouvons pas confirmer que notre candidat est bien Proxima c. En revanche, si elle était confirmée, ce serait la première observation en imagerie d'une planète découverte à partir de vitesses radiales et la seconde (après Fomalhaut b) de matériau circumplanétaire réfléchissant. D'autres observations de confirmation devraient être faites dès que possible.
  5. Actualités de Curiosity - 2013

    Des nouvelles neuves de Curiosity !! L'équipe du rover n'échappe pas aux mesures du confinement relatif au COVID 19 Principaux extraits traduits du dernier communiqué de la NASA : https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?release=2020-070 La mission Mars a appris à relever de nouveaux défis tout en travaillant à distance. Pour les personnes capables de travailler à distance pendant cette période de distanciation sociale, les vidéoconférences et les courriels ont contribué à combler l'écart. Il en va de même pour l'équipe derrière le rover Curiosity Mars de la NASA. Ils sont confrontés aux mêmes défis que de nombreux travailleurs à distance -faire taire le chien, partager l'espace avec des partenaires et la famille, se rappeler de s'éloigner de temps en temps du bureau - mais avec une particularité : ils opèrent sur Mars. Le 20 mars 2020, aucun membre de l'équipe n'était présent au Jet Propulsion Laboratory de la NASA en Californie du Sud, où la mission est basée. C'était la première fois que les opérations du rover étaient planifiées alors que l'équipe était complètement éloignée. Deux jours plus tard, les commandes qu'ils avaient envoyées à Mars ont été exécutées comme prévu, ce qui a conduit Curiosity à forer un échantillon de roche à un endroit appelé «Édimbourg». L'équipe a commencé à anticiper la nécessité de se rendre complètement à distance quelques semaines auparavant, ce qui les a amenés à repenser leur fonctionnement. Des casques, des moniteurs et d'autres équipements ont été distribués (ramassés en bordure de rue, tous les employés suivant des mesures appropriées de distanciation sociale). Cependant, tout ce avec quoi ils ont l'habitude de travailler au JPL n'a pas pu être renvoyé chez eux: les planificateurs s'appuient sur des images 3D de Mars et les étudient généralement à l'aide de lunettes spéciales qui basculent rapidement entre les vues gauche et droite pour mieux révéler les contours paysage. Cela les aide à déterminer où conduire Curiosity et dans quelle mesure ils peuvent étendre son bras robotique. Mais ces lunettes nécessitent les cartes graphiques avancées des ordinateurs haute performance du JPL (ce sont en fait des ordinateurs de jeu destinés à la conduite sur Mars). Pour que les opérateurs de mobiles puissent visualiser des images 3D sur des ordinateurs portables ordinaires, ils sont passés à de simples lunettes 3D rouge-bleu. Bien qu'ils ne soient pas aussi immersifs ou confortables que les lunettes de protection, ils fonctionnent tout aussi bien pour planifier les entraînements et les mouvements des bras. L'équipe a effectué plusieurs tests et un essai complet avant qu'il ne soit temps de planifier l'opération de forage «Édimbourg». Ce qu'il faut pour conduire un Rover Bien sûr, le matériel n'est qu'une partie de l'équation: de nombreux ajustements logistiques sont également nécessaires. En règle générale, les membres de l'équipe du JPL travaillent avec des centaines de scientifiques dans les instituts de recherche du monde entier pour décider où conduire Curiosity et comment rassembler sa science. Travailler à l'écart de ces scientifiques n'est pas nouveau. Mais travailler indépendamment des autres personnes qui sont généralement basées au JPL l'est. La programmation de chaque séquence d'actions pour le mobile peut impliquer une vingtaine de personnes développant et testant des commandes en un seul endroit tout en discutant avec des dizaines d'autres personnes situées ailleurs. "Nous sommes généralement tous dans une pièce, partageant des écrans, des images et des données. Les gens parlent en petits groupes et entre eux de l'autre côté de la pièce", a déclaré Alicia Allbaugh, qui dirige l'équipe. Maintenant, ils font le même travail en organisant plusieurs vidéoconférences à la fois tout en s'appuyant davantage sur les applications de messagerie. Il faut un effort supplémentaire pour s'assurer que tout le monde se comprend; en moyenne, la planification de chaque jour prend une ou deux heures de plus que d'habitude. Cela ajoute quelques limites au nombre de commandes envoyées chaque jour. Mais pour la plupart, Curiosity est toujours aussi scientifiquement productive.
  6. ... et les 10 pages sur notre fil consacré à l'affaire, à l'époque. Rigolo de relire certaines interventions, comme celle de Chicyg ! (Disparu depuis longtemps !!??) http://www.astrosurf.com/topic/20111-découverte-majeure-lundi/
  7. Je crois qu'il y a beaucoup de scientifiques qui aimeraient aller observer au pôle sud une fois dans leur vie... sans pour autant bidonner leurs résultats !
  8. Les deux prototypes de Starlink ("Tintin") sont retirés de la circulation et envoyés à la casse Vous voyez qu' ils font le ménage !!
  9. Lancement de OSIRIS-REx le 9 septembre

    J'en profite pour signaler la parution d'un nouvel excellent HS de C&E consacré aux astéroïdes Pas facile de vendre en ce moment pour la presse écrite donc je fais un peu de pub :
  10. Je n'avais jamais vu cette vidéo ! Une caméra Go Pro montée sur une coiffe de Falcon 9 filme le retour sur le plancher des vaches Déconfinement garanti...
  11. Un univers anisotrope ?

    Avec cette histoire de confinement je n'ai pas encore acheté le dernier n°
  12. Un univers anisotrope ?

    GAIA a mesuré aussi la position de centaines de milliers de quasars...
  13. Un univers anisotrope ?

    L'affaire est traitée comme il se doit sur le site "ça se passe la haut" : http://www.ca-se-passe-la-haut.fr/2020/04/observation-dune-anisotropie-de-lunivers.html#more On devrait pas attendre trop longtemps avant d'être fixé, avec les satellites Spektr-RG (instrument eROSITA) déjà lancé et surtout EUCLID en 2022...
  14. disque lumineux dans le ciel

    Quelqu'un dans ma famille pensait que c'était l'ISS... C'est vrai que le ciel dégagé et peut-être le confinement poussent certains à regarder un peu le ciel ; Et comme Vénus nous apparaît particulièrement brillant en ce moment... Peut-être y a t-il des signalements d'OVNI ?
  15. mars 2020 rover

    Perseverance va t-il répandre COVID 19 sur la planète rouge ? En attendant le programme se poursuit sans retard ; Nouveau communiqué de la NASA et extrait concernant le mini hélicoptère : extrait : L'hélicoptère Après le ravitaillement de l'étape de descente, le système qui livrera l'hélicoptère de Mars à la surface de la planète rouge a été intégré à Persévérance. L'hélicoptère, qui pèse 4 livres (1,8 kg) et comporte des hélices de 4 pieds (1,2 mètre) de diamètre, est cocooné dans le système de livraison. Dans l'une des premières étapes du processus d'une journée, le 6 avril, les techniciens et les ingénieurs ont effectué 34 connexions électriques entre le rover, l'hélicoptère et son système de livraison sur le ventre du rover. Après avoir confirmé que les données et les commandes pouvaient être envoyées et reçues, ils ont attaché le système de livraison au mobile. Enfin, l'équipe a confirmé que l'hélicoptère pouvait recevoir une charge électrique du mobile. Avant d'être déployé à la surface du cratère Jezero, l'hélicoptère Mars s'appuiera sur le rover pour son alimentation. Par la suite, il produira sa propre énergie électrique grâce à un panneau solaire situé au-dessus de ses deux hélices contrarotatives. L'hélicoptère restera encapsulé sur le ventre du rover pour l'année prochaine et sera déployé vers le début du mois de mai - environ deux mois et demi après l'atterrissage de Persévérance. Une fois que le rover se sera éloigné d'environ 100 mètres (330 pieds) et que l'hélicoptère aura subi une vérification approfondie des systèmes, il exécutera une campagne d'essais en vol pendant 30 jours maximum.
  16. BepiColombo, mais pouquoi donc ?

    Couuuucouuuuu...
  17. Lancement de OSIRIS-REx le 9 septembre

    Votre étonnement vient du fait qu'il n'y a pas d'érosion comme sur Terre. Ici la pluie, le vent, le gel, les végétaux "lissent" les paysages à grande échelle.
  18. La super Lune fait encore le buzzzz

    La lune... ouai... y'aurait pas plutôt une bonne rafale de Starlink ces nuits-ci ??
  19. Lancement de OSIRIS-REx le 9 septembre

    On s'y croirait... https://www.asteroidmission.org/20190405-tilted-gargoyle/ Vue en angle de Gargouille Saxum Cette image montre une vue en angle de l'un des rochers les plus sombres de l'astéroïde Bennu, appelé Gargoyle Saxum. Le rocher, situé près de l'équateur de l'astéroïde, a un albédo de 3,3%. L'image a été prise par la caméra PolyCam sur le vaisseau spatial OSIRIS-REx de la NASA le 5 avril à une distance de 1,7 miles (2,8 km). Le champ de vision est de 131 pi (40 m). Pour l'échelle, le petit rocher de couleur claire assis sur Gargouille mesure 6,2 pi (1,9 m) de long, ce qui correspond à la taille d'une personne. L'image a été obtenue lors du survol 5B de la phase d' enquête détaillée: baseball diamant de la mission . Lorsque l'image a été prise, le vaisseau spatial était au-dessus de l'hémisphère sud, pointant PolyCam vers le nord et l'ouest. Date de prise: 5 avril 2019 Instrument utilisé: OCAMS (PolyCam)
  20. mars 2020 rover

    Un communiqué de la NASA axé sur les roues de Perseverance Traduction automatique : https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7631 Après que le rover a été expédié du JPL au Kennedy Space Center, l'équipe se rapproche de la finalisation du vaisseau spatial pour le lancement plus tard cet été. L'assemblage final et les tests du rover Perseverance de la NASA se poursuivent au Kennedy Space Center en Floride à l'approche de la fenêtre de lancement de juillet. Dans certaines des dernières étapes requises avant d'empiler les composants du vaisseau spatial dans la configuration dans laquelle ils se trouveront au sommet de la fusée Atlas V, les roues et le parachute du rover ont été installés. Perseverance a reçu ses six roues de vol le 30 mars 2020. Alors que le rover a fait un essai routier en décembre dernier , c'est sur des "pièces de rechange de vol" qui ne feraient pas le voyage vers Mars. Conçues pour le type de persévérance hors route qui se produira sur la planète rouge, les roues sont des versions remodelées de celles que Curiosity de la NASA a utilisées lors de ses traversées du mont Sharp. Usiné à partir d'un bloc d'aluminium de qualité aéronautique et équipé de rayons en titane, chaque roue est légèrement plus grand en diamètre et plus étroit que Curiosity, avec des peaux qui sont presque un millimètre plus épais. Ils comportent également de nouvelles bandes de roulement ou crampons: à la place des 24 bandes de roulement à chevrons de Curiosity, 48 sont légèrement incurvées. Des tests approfondis dans le Mars Yard du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, qui a construit le rover et gère les opérations, ont montré que ces bandes de roulement résistent mieux à la pression des roches pointues et adhèrent tout aussi bien ou mieux que celles de Curiosity lors de la conduite sur le sable. Illustré ici, les roues en aluminium des rovers Curiosity (à gauche) et Persévérance de la NASA. Légèrement plus grandes en diamètre et plus étroites, 20,7 pouces (52,6 centimètres) contre 20 pouces (50,8 centimètres), les roues de Persévérance ont deux fois plus de bandes de roulement et sont légèrement incurvées au lieu de chevrons.
  21. Ricanez, ricanez... On verra votre tête quand je serais invité par Elon sur sa base lunaire dans quelques années !!