jackbauer

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Everything posted by jackbauer

  1. Arecibo bientôt fermé?

    C'est dur d'imaginer qu'il pourrait être fermé vu tout ce qu'il a apporté à la science, et même le VLBA est menacé, comme cet article d'il y a quelques mois le laisse entendre : Posté le 5 Novembre 2006 à 00:00:44 Arecibo et le VLBA menacés de fermeture ! Deux des observatoires radio les plus connus au monde, l'antenne de 305 mètres d'Arecibo de Porto-Rico et le réseau de télescopes connu sous le nom de VLBA (Very Long Baseline Array), font actuellement face à de sérieuses menaces budgétaires. En dépit de budgets en augmentation, la division astronomie de la NSF (National Science Foundation) pourrait ne plus avoir les moyens de continuer à assurer le fonctionnement de la totalité des instruments actuellement sous son contrôle tout en construisant également les nouveaux télescopes modernes demandés par les astronomes, a déclaré son directeur Wayne Van Citters lors d'une conférence de presse vendredi dernier. Arecibo est le radiotélescope le plus sensible du monde L'agence avait institué un comité d'astronomes dirigé par Roger Blandford afin de réduire de 30 millions de dollars son budget opérationnel annuel, soit environ le quart du budget actuel de dépenses en équipements. Les propositions de réduction concernent tous les domaines de l'astronomie, et Blandford a déclaré, lors de la conférence de presse, "qu'elles étaient toutes extrêmement douloureuses". Mais celles concernant la radioastronomie risquent d'être les plus controversées. Le comité a indiqué au NSF qu'Arecibo et le VLBA devraient être arrêtés d'ici 2011 s'il n'était pas possible d'obtenir que d'autres organismes partagent leurs budgets de fonctionnement d'environ 8 millions et 10 millions de dollars, respectivement. "Nous sommes très déçus de cette recommandation", a indiqué Joe Burns, professeur de l'université de Cornell, qui participe au management d'Arecibo. Il a déclaré que les astronomes demandaient quatre fois plus de temps d'observation qu'Arecibo ne pouvait en offrir, faisant de ce télescope le plus "surbooké" des télescopes supportés par la NSF. Construit dans les années 60 et amélioré dans les années 70 et en 1997, Arecibo est le radiotélescope le plus sensible du monde. L'antenne géante est fixe, mais la rotation de la Terre sur son axe et le mouvement d'un récepteur suspendu au-dessus de l'antenne lui permettent de balayer environ 40% du ciel sur une année. Arecibo est célèbre pour ses découvertes comme le premier pulsar binaire. Elle offre également des capacités uniques d'observations radar des astéroïdes proches de la Terre, qui ne pourraient être réalisées nulle part ailleurs. Trouver un soutien extérieur semble être une tâche difficile. Cependant, comme Arecibo est utilisé pour la recherche sur l'ionosphère de la Terre, Burns espère recueillir le support de la division des sciences atmosphériques de la NSF. Le VLBA s'étend d'Hawaï aux Iles Vierges Le VLBA est un réseau de 10 antennes radio, chacune de 25 mètres de large. S'étendant sur plus de 8000 kilomètres, il offre des images radio à des résolutions inégalées de l'univers. Il a commencé à fonctionner en 1993, et est célèbre pour ses découvertes des jets cosmiques et ses études des galaxies lumineuses alimentées par de gigantesques trous noirs. Fred Lo, directeur du NRAO (National Radio Astronomy Observatory) qui contrôle le VLBA, a indiqué dans une déclaration écrite que l'Observatoire "recherchait activement des aides internationales" pour sauvegarder les télescopes. Son rapport indique également que "si le VLBA était fermé, ses capacités uniques seraient probablement perdues pour des décennies". Source: New Scientist Space
  2. Première hot neptune en transit

    Où l'on reparle de notre exoplanète : http://www.berkeley.edu/news/media/releases/2007/05/29_exoplanets.shtml
  3. Si je comprends bien, tous ces arguments pour arriver à la conclusion que le Big Bang n'a jamais eu lieu ? Mais l'univers est en expanssion, c'est irréfutable (mais je suppose que tu vas avancer le contraire) ; Cela veut donc dire qu'à une époque reculée il était très concentré ! Le jour où on découvrira des étoiles plus vieilles que l'âge supposé de l'univers il faudra se poser se sérieuses questions... de méthode et de mesures utilisées, là il faut en convenir !! Mais pour l'instant, malgré de nombreux rafistolages le navire est encore à flots !
  4. Mort de Pierre-Gilles de Gennes

    EN CE MOMENT MEME... Un hommage est rendu au savant sur France 5, sous la forme d'un entretien !!
  5. Des taches noires sur Mars

    Si cette "cavité" est pleine de quelquechose, qu'est-ce que ça peut-être ? La même chose que sur Titan ? Faut-il reparler du méthane de l'atmosphère de Mars ? Qu'est-ce qu'on peut trouver dans un sous-sol volcanique martien ? La qualité de la photo ne nous induit-elle pas en erreur ? ... (à suivre)
  6. Mission ExoMars encore reportée

    Dernières nouvelles concernant Exomars (Flashespace.com): 30.05.07 ExoMars, une mission définitivement ambitieuse ? Le 21 mai, nous vous annoncions que l'Agence spatiale européenne devait statuer, courant juin, sur le projet ExoMars. Nous sommes en mesure de vous dévoiler que l'ESA va recommander la version 'lourde' de la mission aux Etats contributeurs du projet mais, cela nécessitera une rallonge financière.Cette proposition devrait ravir les scientifiques. Elle propose d'embarquer sur le rover les 16,5 kg du Pasteur Payload Package et les 30 kg du Paquet Geophysique, tel que prévu initialement. En l'état, ces 2 suites d'instruments devraient être à même de répondre aux objectifs de la mission. A savoir, recherche de vie éteinte, de vie présente et danger pour l'homme. La suite Pasteur Payload Package sera consacrée à la problématique de la vie et le Paquet géophysique aux études environnementales et géophysiques du site d'atterrissage.Le lancement de la mission est prévu en 2013. Après une trajectoire directe de 9 mois, le carrier (module interplanétaire) est placé sur une orbite de 4 jours de période. La séparation du module de descente se fera depuis cette position ce qui libère la mission de la nécessité d'arriver après la saison des tempêtes de poussières, le satellite pouvant attendre en sécurité que les conditions atmosphériques et au sol soient favorables avant de libérer le module de descente. Cela permet également de réduire l'ellipse d'incertitude à l'atterrissage, ce qui augmente la probabilité de pouvoir atteindre le site minéralogique adéquat et de réaliser les objectifs de la mission.Principales recommandations- Lancement en 2013 ; - Ariane 5 ou un lanceur russe Proton ; - Abandon de l'option Soyouz tirée depuis Kourou en raison de la faible capacité d'emport du lanceur ; - Trajectoire directe de 9 mois ; - la bande de latitudes retenue pour les sites d'atterrissage s'étend de 10º S à 30º N (peut-être 35º N à confirmer par des études industrielles en cours) ; - Pas de module orbital, utilisation d'un carrier et d'un gros module de descente ; - Configuration Vented airbag ; - Un rover de 205 kg ; - 2 charges utiles, les 16,5 kg du Pasteur Payload Package et les 30 kg du Paquet Geophysique ; - Un foret capable de pénétrer le sous-sol de la surface sur une profondeur de 0,05 à 2 m ; - Le relais de données sera fourni par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (NASA).
  7. Des taches noires sur Mars

    Voici le texte des découvreurs, présenté lors d'une conférence :Lunar and Planetary Science XXXVIII (2007) 1371.pdf THEMIS OBSERVES POSSIBLE CAVE SKYLIGHTS ON MARS. G. E. Cushing1,2, T. N. Titus1, J. J. Wynne1,2, P. R. Christensen3, 1U.S.G.S. 2255 N. Gemini Dr. Flagstaff, AZ 86001, gcushing@usgs.gov, 2Northern Arizona University, Flagstaff, AZ 86011, 3Arizona State University, Tempe, AZ 85287. Introduction: Here we report the discovery of seven candidate skylight entrances into subterranean caverns (Figure 1). All seven are located on the flanks of Arsia Mons (southernmost of the massive Tharsisridge shield volcanoes), a region with widespread collapse pits and grabens which may indicate an abundance of subsurface void spaces [1,2]. Motivation: Subterranean void spaces may be the only natural structures on Mars capable of protecting life from a range of significant environmental hazards. With an atmospheric density less than 1% of the Earth’s and practically no magnetic field, the Martian surface is essentially unprotected from micrometeoroid bombardment, solar flares, UV radiation and high-energy particles from space [3,4,5,6]. Additionally, intense dust storms occur planet wide, and some regions exhibit temperature ranges that can double over each diurnal cycle [7]. Besides general geological interest, there is a strong motivation to find and explore Martian caves to determine what advantages these structures may provide future explorers. Furthermore, Martian caves are of great interest for their biological possibilities because they may have provided habitat for past (or even current) life [5,6,8]. Preserved evidence of past or present life on Mars might only be found in caves [5,6,8], and such a discovery would be of unparalleled biological significance [3]. Cave deep zones on Earth generally maintain constant climate conditions [9,10] which are ideal for the preservation of organic material. Accordingly, Martian caves are among the most desirable targets for astrobiological exploration [11,12,13,14]. Observations: The Mars Odyssey Thermal Emission Imaging System (THEMIS) collected the majority of data for this study [15]. From a nadir perspective, THEMIS observes both visible and thermalinfrared wavelengths during the afternoon (~ 15001700 hrs), and IR wavelengths only for early-morning observations (~ 0300-0500 hrs.) [15]. The inspection of dark, circular pit-like features at visible wavelengths (VIS band 3, ~.654 µm) gave our first indication of potential skylight openings (nadir-pointing observations prevent us from determining whether these are caverns or deep vertical shafts). To aid in visualization, we have informally named these ‘seven sisters’ on Arsia Mons as: Dena, Chloë, Wendy, Annie, Abbey, Nikki and Jeanne (Figure 1). Most of the candidates are adjacent to collapse pits or are directly in-line with collapse-pit chains, and appear to have formed by similar processes. They are visibly distinct from collapse pits, however, by a lack of visible (sunlit) walls or floors. These proposed skylights also lack the visible characteristics (such as raised rims or ejecta patterns) that would associate them with impact craters. Thermal behaviors furthermore confirm they are not misidentified surface features such as dark sand or rock. Diameters generally range between 100-252 m (estimated from THEMIS VIS at 18 m/pixel for most images). Only minimum depths can be calculated (because the floors are not illuminated by the sun in THEMIS observations) and range between 73-96 m (diameter ÷ tan(incidence angle)). However, a fortunate MOC observation of Dena at ~2 p.m. (R0800159) actually does show an illuminated floor, allowing us to tightly constrain the depth using a 1-D photoclinometry routine. This routine returns a depth of ~130 m for the illuminated floor, while the minimum depth estimated from the THEMIS observation is only ~80 m. Because THEMIS IR observes at 100-m resolution, cavern skylights with diameters much smaller than that are probably not thermally distinguishable from regular temperature variations on the surface. Discussion: Analyses of the candidates suggest they are not of impact origin, not patches of dark surface material, and are likely skylight openings into subsurface cavernous spaces. Visible observations show dark holes with sufficient depth that no illuminated floors (incidence angles = 61.5°) can be seen from a nadir perspective (Thermal-infrared data suggest temperatures inside these features remain nearly constant throughout each diurnal cycle. Figure 2 shows afternoon temperatures for Annie that are warmer than the shadows of adjacent collapse pits, and cooler than sunlit portions. Meanwhile, nighttime temperatures for this candidate are warmer than all nearby surfaces. Such is the behavior we would expect of a cavern floor that receives little or no daily solar insolation [9,10]. Wendy, Dena, Annie and Jeanne are the strongest candidates because they have the most complete data sets; i.e., they have both VIS and diurnal IR coverage, and they are large enough to be clearly identified at 100-m resolution. Chloë, Abbey and Nikki are also strong candidates because they have the same visible and thermal characteristics as the other candidates. Their minimum depths could not be constrained, however, because of late-afternoon observations when the sun is too low to shine deeply into the pits. Conclusion: Additional observations are necessary—particularly those at different times of day Lunar and Planetary Science XXXVIII (2007) 1371.pdf and from an off-nadir perspective. These candidates cannot be physically explored with our current state of technology because the targets are too small and specific, and the atmosphere at these elevations is too thin for a lander to slow down or maneuver sufficiently to reach them. The astrobiological significance may also be reduced at these elevations because microbial life, if it ever existed on Mars, may not have occurred at these elevations. However, possible evidence of liquid water at the Martian surface was recently identified by Malin, et al. (2006) [16]. If liquid water does exist at or near the surface, then caves at lower elevations could hold natural reservoirs, greatly improving the possibilities for past or present microbial life. The discovery of potential skylight openings into Martian caves is an exciting step towards future exploration and discovery. New spacecraft orbiting Mars, with greater observational capabilities, can observe these candidates at higher resolutions, at differdifferent wavelengths. Future observations will provide more substantial information about the characteristics and history of these features. A planet-wide search for similar targets is currently underway— particularly for those existing at lower elevations. This discovery presents us with new insights and new challenges for the future of Mars exploration.
  8. Des taches noires sur Mars

    En tout cas ça ne ressemble pas à un cratère : pas d'ejectats autour ! Moi c'est surtout cette histoire de température qui me turlupine... J'imagine que MRO va être mis à contribution pour un nouveau passage au dessus.
  9. Des taches noires sur Mars

    Alain Moreau : Pour l'extrait que j'ai cité, regarde plus haut le lien indiqué par astro 111 Je ne suis pas speléologue mais peut-être que sur Mars ça doit-être un peu different !? Je sais bien que ça ressemble à un lac (mais de quoi ?)mais enfin les gars de la NASA ne racontent pas systèmatiquement des blablas ils me semble...
  10. Des taches noires sur Mars

    Si justement, un des "fonds" a pu être observé :"Cependant, dans une des images de "Dena" prises par Mars Odyssey, un plancher peut être vu, et semble être à une profondeur de 130 mètres, d'après les calculs des chercheurs effectués d'après les données de l'image."Mais pourquoi insister à ce point pour demontrer que la NASA raconte des sornettes ?? Et quelle est ton explication au sujet des températures relevées ?
  11. Des taches noires sur Mars

    Bon et pour la température alors, nos spéléos ont une idée ??
  12. Des taches noires sur Mars

    Bon je remet ici l'extrait de l'article que j'avais posté sur l'autre topic ; Il y est question de températures relevées concernant ces fameuses "cavernes" :"... selon les chercheurs, les sept ouvertures dont il est question ici sont différentes car elles ne présentent pas de remparts ou de gradins d'effondrement. Contrairement aux cratères, on n'observe pas de traces de projections ou d'éjectas de matière. Ces sept puits ont été officieusement baptisés des noms de Dena, Chloe, Wendy, Annie, Abbey, Nikki et Jeanne. Les chercheurs admettent qu'ils n'ont encore pu déterminer la nature exacte de ces structures, mais ils ont aussi utilisé l'instrument THEMIS de Mars Odyssey en se concentrant sur l'une d'elles, Annie. Et les résultats sont déroutants. La température interne d'Annie est beaucoup plus élevée que les zones ombragées des cratères voisins durant l'après-midi martien, et se refroidit beaucoup plus lentement durant la nuit. Les mesures ont aussi révélé que le "plancher" d'Annie doit se situer à 130 mètres de profondeur. Les biologistes de la NASA considèrent que cette découverte est réellement importante, car n'importe quelle excavation d'au moins 50 mètres sous la surface martienne constitue un endroit privilégié pour la recherche d'une vie résiduelle. Qui sait, disent-ils, des bactéries nous attendent peut-être là-bas…"
  13. Actualité des Mars Exploration Rover

    Je l'avais déjà posté sur un autre topic, mais il tombe pile poil avec cette info... très intriguante cette histoire de température :"Mars : découvertes de cavernes crevant la surface" Par Jean Etienne, Futura-SciencesLes chercheurs de la NASA indiquent que les images de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter montrent la présence, à la surface de la Planète rouge, de cavernes de la dimension approximative d'un terrain de football. Selon eux, il pourrait s'agir de points d'entrée à un réseau de souterrains ou de grottes, qui auraient percé la surface selon un processus connu aussi sur Terre sous le nom de puits d'effondrement, un phénomène géologique dans lequel le matériau de surface tombe dans un vide ou une dépression généralement créée par l'activité sismique. L'étude approfondie de ces zones pourrait se révéler cruciale, car les scientifiques ont toujours estimé que des cavernes martiennes constitueraient le meilleur refuge pour la vie, considérant la protection naturelle qu'elles procurent contre les rayonnements solaires, surtout les UV particulièrement intenses en l'absence de filtration atmosphérique efficace. Des structures similaires avaient déjà été observées auparavant. Mais selon les chercheurs, les sept ouvertures dont il est question ici sont différentes car elles ne présentent pas de remparts ou de gradins d'effondrement. Contrairement aux cratères, on n'observe pas de traces de projections ou d'éjectas de matière. Ces sept puits ont été officieusement baptisés des noms de Dena, Chloe, Wendy, Annie, Abbey, Nikki et Jeanne. Les chercheurs admettent qu'ils n'ont encore pu déterminer la nature exacte de ces structures, mais ils ont aussi utilisé l'instrument THEMIS de Mars Odyssey en se concentrant sur l'une d'elles, Annie. Et les résultats sont déroutants. La température interne d'Annie est beaucoup plus élevée que les zones ombragées des cratères voisins durant l'après-midi martien, et se refroidit beaucoup plus lentement durant la nuit. Les mesures ont aussi révélé que le "plancher" d'Annie doit se situer à 130 mètres de profondeur. Les biologistes de la NASA considèrent que cette découverte est réellement importante, car n'importe quelle excavation d'au moins 50 mètres sous la surface martienne constitue un endroit privilégié pour la recherche d'une vie résiduelle. Qui sait, disent-ils, des bactéries nous attendent peut-être là-bas…
  14. Un article du Monde relate la mise en service de cet énorme machin qui devait, on s'en souvient, révolutionner l'astronomie en apportant une nouvelle fenêtre sur l'univers. A la lecture du papier on est en droit d'en douter : Reportage " Près de Pise, le détecteur astronomique Virgo traque le passage des ondes gravitationnelles" LE MONDE | 23.05.07 | 15h05 On peut rechercher les événements les plus brutaux de l'Univers et craindre les trottinements d'une visite d'écoliers. Depuis le début de son exploitation scientifique, vendredi 18 mai près de Pise, le détecteur géant Virgo pose les tout premiers jalons d'une astronomie de l'extrême, qui doit éliminer les plus anodins des mouvements terrestres pour discerner les traces de cataclysmes lointains. Ce paradoxe apparent reflète celui de la gravitation, dont le pouvoir sur l'infiniment grand et sur les masses gigantesques des galaxies masque une insigne faiblesse par rapport aux trois autres forces fondamentales de la nature. "Pour la concevoir, considérez qu'il suffit d'un petit aimant pour soulever un clou tombé par terre, écrit l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan dans Les Voies de la lumière (Fayard). Ce qui veut dire que la force électromagnétique exercée par l'aimant sur le clou est de loin supérieure à la force de gravité exercée sur lui par les 6 000 milliards de milliards de tonnes de la masse de la Terre." Ce manque de vigueur est l'une des causes de la complexité de la tâche assignée à Virgo : la détection des ondes gravitationnelles, prédites par la relativité générale d'Einstein, et qui n'ont encore été décelées que de manière indirecte. A la manière des vaguelettes qui plissent la surface d'un étang trouée par un caillou, ces ondulations se propagent à la vitesse de la lumière en déformant la géométrie de l'espace-temps et en modifiant localement la distance entre deux points. Elles sont déclenchées par des catastrophes cosmiques, comme les explosions de certaines étoiles en supernovae ou la fusion de deux corps massifs, trous noirs ou étoiles à neutrons. Mesurer l'amplitude de ces rides compléterait notre connaissance de l'Univers, en permettant aux astronomes de s'appuyer sur d'autres observations que celles des rayons lumineux. Mais les fluctuations provoquées par les ondes gravitationnelles sont infimes. Sur la distance de la Terre à la Lune, cette variation serait de l'ordre de la taille d'un atome. Pour la détecter, Virgo, fruit d'une collaboration franco-italienne entre le CNRS et l'Institut national de physique nucléaire, déploie dans la plaine pisane un grand L composé de deux bras perpendiculaires de 3 km chacun. Un faisceau laser, divisé en deux, parcourt à l'intérieur de chaque bras environ 150 km, grâce à un jeu de miroirs. Toute variation du signal lumineux doit trahir une modification de la distance entre les miroirs causée par une onde gravitationnelle. Pour obtenir cette précision de l'ordre du milliardième de milliardième de mètre, le système doit être d'une stabilité sans défaut. Le faisceau, irréprochable, doit se déployer dans un vide de qualité spatiale et être reflété par des miroirs parfaits, eux-mêmes protégés du bruit de fond sismique - causés par exemple par le fracas des vagues sur la côte toscane - par une chaîne de filtres suspendus les uns aux autres. Ces prouesses technologiques ont construit un système particulièrement ardu à mettre au point. C'est ce qui explique que quatre années de réglage aient été finalement nécessaires, alors que le calendrier n'en prévoyait qu'une après l'inauguration de 2003. Ces trésors de précautions n'ont toutefois pas éliminé toutes les angoisses des scientifiques, et de nombreux sources parasites doivent encore être prises en compte en ce début de phase scientifique. Le passage des avions brouille le signal, comme celui de certaines masses nuageuses. Le veilleur de nuit devra, lui, renoncer à ses rondes dont la trace apparaît sur les données recueillies. De plus, il est un paramètre crucial sur lequel les chercheurs n'ont que peu de prise : le nombre d'événement détectables. L'équipe de Virgo guette des phénomènes mal connus, dont les statistiques sont approximatives. "La capacité des supernovae à produire des ondes gravitationnelles avait été surestimée par les théories", assure Benoît Mours, porte-parole du projet. La probabilité d'un événement perceptible ne dépasse guère aujourd'hui un par an. Avec cette proportion, une découverte s'apparenterait à une divine surprise. Pour augmenter ces chances, une alliance vient d'être conclue avec les deux détecteurs du système américain LIGO, qui prennent des mesures depuis cinq ans, sans avoir encore rien vu. Renonçant à toute concurrence, les équipes mettront en commun leur données. Les chercheurs comptent surtout sur une amélioration des capacités de Virgo, qui permettra de détecter des événements plus lointains, donc plus faibles mais aussi statistiquement plus nombreux. Un première modification est prévue en 2009 puis, surtout, une amélioration plus radicale à l'horizon 2014. Le taux d'événements détectables aura alors été multiplié par 1 000 et l'ère de l'astronomie gravitationnelle aura vraiment commencé. Jérôme Fenoglio [Ce message a été modifié par jackbauer (Édité le 24-05-2007).]
  15. VIRGO enfin en service, mais...

    OK, on ne peut-être qu'admiratif devant ces réalisations un peu "avant-gardistes" serait-on tenté de dire ! Je suis quand même étonné de constater que leurs concepteurs sont parvenus à convaincre les ministères de débloquer des budgets sans nul doute considérables vu l'immensité des détecteurs... Tout cela sans aucunne garantie de résultats ! Et sans savoir si on pourra les interpreter...
  16. Le méthane sur Mars et sur Titan

    Je pense aussi que les rovers ou autres robots ne suffiront pas pour explorer convenablement les zones les plus intéressantes de Mars en ce qui concerne une possible "activité biologique" ; Les cavernes découvertes recemment (article ci-dessous) ne livreront leurs secrets qu'à une expédition humaine !! "Mars : découvertes de cavernes crevant la surface" Par Jean Etienne, Futura-SciencesLes chercheurs de la NASA indiquent que les images de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter montrent la présence, à la surface de la Planète rouge, de cavernes de la dimension approximative d'un terrain de football. Selon eux, il pourrait s'agir de points d'entrée à un réseau de souterrains ou de grottes, qui auraient percé la surface selon un processus connu aussi sur Terre sous le nom de puits d'effondrement, un phénomène géologique dans lequel le matériau de surface tombe dans un vide ou une dépression généralement créée par l'activité sismique. L'étude approfondie de ces zones pourrait se révéler cruciale, car les scientifiques ont toujours estimé que des cavernes martiennes constitueraient le meilleur refuge pour la vie, considérant la protection naturelle qu'elles procurent contre les rayonnements solaires, surtout les UV particulièrement intenses en l'absence de filtration atmosphérique efficace. Des structures similaires avaient déjà été observées auparavant. Mais selon les chercheurs, les sept ouvertures dont il est question ici sont différentes car elles ne présentent pas de remparts ou de gradins d'effondrement. Contrairement aux cratères, on n'observe pas de traces de projections ou d'éjectas de matière. Ces sept puits ont été officieusement baptisés des noms de Dena, Chloe, Wendy, Annie, Abbey, Nikki et Jeanne. Les chercheurs admettent qu'ils n'ont encore pu déterminer la nature exacte de ces structures, mais ils ont aussi utilisé l'instrument THEMIS de Mars Odyssey en se concentrant sur l'une d'elles, Annie. Et les résultats sont déroutants. La température interne d'Annie est beaucoup plus élevée que les zones ombragées des cratères voisins durant l'après-midi martien, et se refroidit beaucoup plus lentement durant la nuit. Les mesures ont aussi révélé que le "plancher" d'Annie doit se situer à 130 mètres de profondeur. Les biologistes de la NASA considèrent que cette découverte est réellement importante, car n'importe quelle excavation d'au moins 50 mètres sous la surface martienne constitue un endroit privilégié pour la recherche d'une vie résiduelle. Qui sait, disent-ils, des bactéries nous attendent peut-être là-bas…
  17. Mission ExoMars encore reportée

    Oui, c'est ce qui permet de faire fonctionner un sonde quand les panneaux solaires ne suffisent pas (trop loin du soleil...)
  18. Mission ExoMars encore reportée

    Sur le site du JPL, Mars Science Laboratory est prévu pour un lancement en 2009 et une arrivée en octobre 2010.Vu le faible budget de l'ESA, mieux vaut que leurs projets soient complémentaires plutôt que concurents vis à vis des américains ! Et de ce point de vue c'est bien joué je trouve : Mars Express est la 1ère sonde à emporter un radar pour sonder le sous-sol de la planète rouge ; Si ExoMars est lancé un jour, le plus important sera l'endroit choisi, pas la date de lancement ! La planète Mars est largement gâtée ces dernières années, il me semble que la priorité pour la suite de l'exploration du système solaire est de préparer des missions dédiées à Titan (voir Encelade) et Europe, et là la coopération internationale a donné de ramarquables résultats (mission Cassini huygens) les coûts sont partagés et les compétences complémentaires (les européens ne maîtrisent pas la technologie des RTG par ex). Malgré des moyens modestes,les européens avec les missions COROT, GAIA, PLANCK ect.. font plus que bonne figure face à la NASA Et c'est vrai de dire que l'astronomie, qui est une activité qui a 0 retombée économique ou pratique n'a pas trop à se plaindre du traitement... même si ce n'est jamais assez pour les passionnés comme nous !
  19. Bon documentaire (c'est de la BBC) mais inutilement dramatique... L'astéroïde 1950 D A (1,1 km de diamètre) ne va frôler ou percuter la Terre qu'en... 2880 ! ça nous laisse plus de 8 siècles pour nous preparer quand même... Et pour les menaces éventuelles qui pourraient survenir, le plus important est évidemment de les detecter ; L'idée de les dévier avec un "collecteur solaire" est séduisante sur le papier... Il me semble qu'il y a des menaces plus graves pour l'instant, mais des sentinelles ne sont pas inutiles.
  20. Documentaire Apollo11...

    Génial cette histoire d'OVNI !!"Nous sommes allés sur la Lune non pas parceque c'est facile, mais parceque c'est difficile" Voila, tout est dit, cette phrase suffit à tout résumer et symbolise la specificité du génie humain ; Tout le reste on s'en fout.
  21. Première hot neptune en transit

    Alors là chapeau !! Bravo à toute l'équipe qui a participé à la découverte !! Je dois avouer que je ne connais pas cet observatoire ! Quel telescope et instrument avez-vous utilisé pour cette observation ? Cette planète va attiser la curiosité à n'en pas douter... [Ce message a été modifié par jackbauer (Édité le 16-05-2007).]
  22. Matiere noire

    Il y a peut-être une explication beaucoup plus simple, qui ne fait pas appel à de nouvelles particules inconnues ! cf site de Ciel et espace :"De la matière noire pas si exotique" De quoi est constituée l’énigmatique matière noire, dont la gravitation influe sur la matière visible mais qu’aucun astronome n’a encore jamais vue ? En combinant simulations numériques et observations radio de NGC5291, un système de galaxies en interaction dans l’Hydre, Frédéric Bournaud (CEA) et ses collègues européens viennent de lever un coin du voile. Dans les galaxies naines de marées, qui naissent dans le sillage des grandes collisions galactiques, la matière noire pourrait être constituée... d’hydrogène moléculaire ! Voilà qui a de quoi surprendre. Les astronomes expliquent généralement la discrétion de la matière noire par son caractère exotique. Il s’agirait de neutralinos, d’axions ou d’autres particules hypothétiques qu’il reste à découvrir. Dans les débris de collisions galactiques, pourtant, la matière cachée mise en évidence par Frédéric Bournaud ne peut pas être de ce type. Bien que les naines de marées de NGC5291 soient trois fois plus massives qu’elles ne le paraissent, invoquer ici la présence de matière noire exotique contredirait les meilleurs modèles de formation des galaxies ! En effet, selon ces modèles, la matière noire exotique se cantonne aux halos sphériques qui enveloppent les galaxies. Or les simulations numériques montrent que les naines de marées de NGC5291 se sont formées en arrachant de la matière aux disques de leurs galaxies mères. Si ces naines possèdent de la matière cachée, elle n’est donc pas du même type que celle que l’on trouve dans les halos... De quoi est constituée cette matière noire non exotique ? Il y a peu de candidats. Sous la forme d’un gaz moléculaire, très froid, l’hydrogène pourrait faire l’affaire. Il a très bien pu échapper jusqu’ici aux astronomes. À l’observatoire de Paris, l’astrophysicienne Françoise Combes milite depuis plusieurs années pour la construction d’un satellite dédié à sa recherche. À suivre, donc ! David Fossé Le 10 mai 2007 > Pour en savoir plus : "De la matière noire dans les débris d’une collision entre deux galaxies" un podcast à écouter sur Ciel & Espace radio avec Frédéric Bournaud, astrophysicien au CEA.
  23. Le 13 mai 2007, l'amateur grec Anthony Ayiomamitis a photographié HE 1523-0901. De magnitude 11, l'une des doyennes de la galaxie est visible au télescope dans la constellation de la Balance. [Ce message a été modifié par jackbauer (Édité le 15-05-2007).]
  24. Dernières nouvelles (pas très positives...) :"Le LHC ne démarrera peut-être qu’au printemps 2008" Par Laurent Sacco, Futura-SciencesLe plus grand accélérateur de particules au monde se rapproche de sa mise en service. Cependant, même si les travaux d'interconnexion entre les aimants du dernier octant du LHC ont commencé avec deux semaines d'avance par rapport au calendrier général du LHC, il semble de plus en plus probable qu’il ne fonctionnera pas en novembre 2007 comme initialement prévu. Avec ses 27 km de circonférence et ses détecteurs grands comme des immeubles de plusieurs étages, le LHC peut être comparé à une cathédrale des temps modernes. 6 500 physiciens et probablement autant de techniciens et d’ingénieurs de plus de 80 pays participent à cette aventure dont le but n’est rien de moins que de percer les secrets les plus fondamentaux de l’Univers, comme l’origine des masses des particules, et de recréer les conditions physiques des tout premiers instants de l’Univers quand celui-ci n’était âgé que de quelques millionièmes de seconde. Des faisceaux de protons et d’ions lourds circuleront à des vitesses proches de celle de la lumière et, dans la fournaise infernale produite lors des collisions, les quatre détecteurs principaux du LHC traqueront des particules aussi célèbres que le boson de Higgs ou les neutralinos, les particules supersymétriques hypothétiques constituant peut-être la fameuse matière noire. La mise en service du LHC est donc attendue avec beaucoup d’impatience de par le monde. Toutefois, d’après des déclarations faites récemment par des responsables du CERN à Genève, les quelques problèmes imprévus qui sont apparus dernièrement pourraient bien repousser la date de circulation des premiers faisceaux dans le collisionneur à 100 m de profondeur sous la frontière franco-suisse, au printemps 2008. Les résultats récents de l’échec du test de résistance des supports de certains aimants supraconducteurs fournis par le FERMILAB en est une cause possible mais elle n’est pas la seule. James Gillies, le porte parole du CERN, vient en effet d’expliquer qu’un certain nombre de difficultés, bien compréhensibles étant donné l’envergure du projet, s’étaient présentées. Le processus de refroidissement des aimants, bien que se poursuivant sans problème particulier, a pris plus de temps que prévu par exemple. En ce qui concerne le problème des supports des quadripôles fournis par le FERMILAB, les deux laboratoires réfléchissent à la meilleure stratégie pour le résoudre et perdre le moins de temps et d’argent possible. Rappelons que les 20 états européens et leurs partenaires, comme les USA et le Japon, dépensent presque 800 millions de dollars par an depuis quelques années pour l’achèvement de ce projet titanesque.
  25. Geoffrey Marcy met au point actuellement le ROCKY PLANET FINDER à l'observatoire de Lick (un telescope automatique entièrement dédié à leurs travaux) J'ai lu que leur spectromètre aura une precision de 2 miles/heure (3km/h) Je ne sais pas s'il est plus performant que HARPS, mais il ne sera pas, je pense au point avant quelque temps !