jackbauer

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  1. La mission du Faucon Pèlerin ("Hayabusa") est un triomphe, mais ce n'est pas terminé ! Il reste du carburant et la sonde est encore en bonne santé. En conséquence, les japonnais vont le diriger vers un nouvel objectif, l'astéroïde 1998 KY 26. Et le télescope Subaru vient de l'observer !!

     

    https://www.nao.ac.jp/news/topics/2020/20201218-subaru.html

     

    Traduction automatique :


    Le télescope Subaru réussit à photographier le corps céleste cible de la mission d'extension «Hayabusa 2»


    Le 10 décembre 2020 (heure locale d'Hawaï), le télescope Subaru a réussi à photographier le micro-astéroïde "1998 KY 26 ", qui est le corps céleste cible de la mission d'extension de l'explorateur d'astéroïdes "Hayabusa 2" . Les données de mesure de position obtenues à partir de l'observation seront utilisées pour améliorer la précision des éléments orbitaux de ce corps céleste.

    L'explorateur d'astéroïdes "Hayabusa 2" exploité par le JAXA Space Science Institute est une extension qui utilise le carburant restant après avoir renvoyé la capsule contenant l'échantillon collecté sur  l'astéroïde (162173) Ryugu) à la terre. Dans la mission prolongée, il est prévu d'approcher le corps céleste cible, l'astéroïde "1998 KY 26 ", pour l'observation.

    L'astéroïde "1998 KY 26 " s'est approché de la Terre par 0,47 unité astronomique (environ 70 millions de kilomètres) du milieu à la fin décembre 2020, et il a l'occasion de l'observer environ une fois tous les trois ans et demi. Cependant, le diamètre de cet astéroïde est estimé à environ 30 mètres et il fait si sombre qu'il est très difficile de l'observer depuis la Terre sans utiliser un grand télescope.

    Cette observation avec le télescope Subaru a été faite à la demande du JAXA Space Science Institute. En conséquence, le 10 décembre 2020 (heure locale d'Hawaï), nous avons réussi à tourner "1998 KY 26 " comme un point de lumière d'environ 25,4 degrés en direction de la constellation de Futago . Les données de mesure de position du corps céleste obtenues par l'observation seront utilisées pour améliorer la précision des éléments orbitaux  de "1998 KY 26 ". Des observations similaires ont été faites avec le très grand télescope VLT de l'Observatoire astronomique austral de l'Europe.

    Les résultats de cette observation ont été publiés dans le « Bulletin électronique des astéroïdes » publié par le Centre des astéroïdes de l'Union astronomique internationale le 15 décembre 2020.

     


     

    20201218-subaru-fig.gif

    L'astéroïde "1998 KY 26 " capturé par la caméra de mise au point primaire ultra-large "Hyper Supreme Cam" montée sur le télescope Subaru . Un astéroïde est une source de lumière ponctuelle (la position où deux lignes se croisent) qui se déplace vers la droite près du centre de l'image. Prise de 2 h 04 à 2 h 16 (heure locale d'Hawaï) le 10 décembre 2020. (Crédit: Observatoire astronomique national)

     

     

     

     

    Extrait de Wikipédia concernant la suite des aventures d' Hayabusa 2 :

     

    Au cours des 6 années écoulées depuis son lancement, la sonde spatiale a fait fonctionner pendant 1 an et demi ses moteurs ioniques qui lui ont permis de modifier sa vitesse de 2 km/s. A l'issue de celle-ci la sonde spatiale dispose encore de la moitié de sa réserve de xénon (l'ergol utilisé par ses moteurs ioniques) et elle est en parfait état de marche. L'agence spatiale japonaise (ou JAXA) a décidé de prolonger la mission de Hayabusa 2 en lui donnant un deuxième objectif : l'étude de l'astéroïde 1998 KY26 qui appartient à une catégorie jamais encore visitée par une sonde spatiale. Il s'agit d'un astéroïde de petite taille (30 mètres) en rotation rapide (une rotation toutes les 10 minutes). La sonde spatiale doit l'atteindre en juillet 2031 soit après plus de 10 ans de transit. Durant celui-ci la sonde spatiale réalisera six fois le tour du Soleil en modifiant progressivement son orbite à l'aide de sa propulsion ionique. Au cours de cette phase elle effectuera plusieurs opérations scientifiques : observation de la lumière zodiacale pour déterminer la distribution de la poussière interplanétaire dans le système solaire, observations de transit d'exoplanètes devant leur étoile. La sonde spatiale effectuera un survol à grande vitesse de l'astéroïde 2001 CC21 et tentera d'effectuer des photos de celui-ci malgré l'absence de téléobjectifs. La sonde spatiale doit utiliser l'assistance gravitationnelle de la Terre à deux reprises : en décembre 2027 et en juin 2028. La sonde spatiale se placera à proximité de son objectif en juillet 2031. L'observation de l'astéroîde doit permettre de comprendre pourquoi un astéroïde de ce type en rotation rapide ne se désintègre pas. Ce spécimen est représentatif des astéroïdes géocroiseurs qui menacent d'impacter la Terre et son étude doit fournir des éléments permettant de définir un système de défense planétaire. Il est prévu que Hayabusa 2 tente de se poser à la surface de 1998 KY26

     

    modélisation de 1998 KY 26 :

     

    Capture.JPG

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  2. https://www.franceinter.fr/sciences/sonde-hayabusa-2-les-scientifiques-japonais-sans-voix-devant-les-echantillons-d-asteroide

     

    Sonde Hayabusa 2 : les scientifiques japonais "sans voix" devant les échantillons d'astéroïde


    par Sophie Bécherel publié le 15 décembre 2020 à 17h38


    Au terme d'une mission de 6 ans, la sonde japonaise Hayabusa 2 a rapporté des échantillons de l'astéroïde Ryugu, situé à 440 millions de kilomètres de la Terre. A l'ouverture du collecteur, la quantité de particules noires semble supérieure aux attentes des scientifiques.


    Ils sont restés sans voix. A l'ouverture de premier compartiment de conteneur abritant la précieuse poussière d'astéroïde, l'un des scientifiques japonais Hirotaka Sawada a déclaré avoir été étonné par la quantité récoltée : "c'était davantage que ce que nous espérions et il y en avait tellement que j'étais réellement impressionné". "C'est génial" renchérit Patrick Michel, directeur de recherche au CNRS, impliqué dans la mission Hayabusa 2 réalisée par l'Agence Spatiale Japonaise. Succès total donc pour cette mission historique sur un astéroïde carboné. Sur l'image diffusée ce mardi matin, on voit dans le collecteur un petit tas de grains noirs de différentes tailles : du gravillon de 1 millimètre de diamètre à de la poussière fine comme du talc. L'échantillon (le premier des 2 collectés) que Patrick Michel compare à la croute d'un crumble aux pommes ravit ceux qui s'apprêtent à l'analyser. 

     

    Des géochimistes français choisis pour l'analyse
    Au Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques CRPG à Nancy, Bernard Marty fait partie d'une équipe de chercheurs qui auront un accès privilégié aux échantillons de Ryugu en raison des capacités analytiques du laboratoire et d'une compétence reconnue au niveau international. Gaz et grains seront passés au crible. Et l'enthousiasme des Japonais est partagé. "Les machines sont chauffées à blanc" dit-il en riant. Il lui faudra pourtant attendre quelques mois. "D'abord, les échantillons vont être examinés à la JAXA" détaille Bernard Marty. "Ensuite, les équipes choisies auront le droit d'étudier pendant 1 an ou 1 an et demi les échantillons et dans un 3ème temps, les autres équipes du monde entier pourront faire des demandes". En France, plusieurs équipes à Lille, Grenoble, Paris et Nancy sont donc sur les rangs.
    L'étude se fera par différents moyens qui permettent désormais d'atteindre le niveau atomique. "_On va s'intéresser aux éléments dits volatiles_, c'est-à-dire carbone, azote, gaz nobles. Ils forment l'atmosphère des planètes et qui sont a priori riches dans ce type d'astéroïdes" explique le professeur de géochimie au CNRS et enseignant à l'université de Lorraine. "L'idée est de voir s'il y a un lien génétique entre cette matière primitive et l'atmosphère de la Terre qui a permis le développement de la vie, ou l'atmosphère d'autres planètes comme Mars".

     

    Remonter aux origines du système solaire
    Les outils sont devenus si performants que sur un grain d'un millimètre, il est possible d'analyser tous les éléments chimiques du tableau périodique ! Cela permet de remonter à l'origine de la matière, aux briques élémentaires qui composent cet astéroïde. Il est dit "carboné", c'est-à-dire riche en éléments organiques, indispensables à toute vie. Les scientifiques veulent notamment comparer cette poussière céleste avec les météorites tombées sur Terre, en particulier les chondrites carbonées, assez rares. Ces météorites sont issues d'une zone éloignée du système solaire plus lointaine où les conditions ambiantes leur auraient permis de piéger des composés volatiles avant de les "apporter" sur Terre et de contribuer ainsi au développement de la vie.

    "On en a apparemment énormément" s'enthousiasme Patrick Michel pour qui cela n'est pas étonnant car la collecte sur 2 endroits différents de l'astéroïde s'était très bien passée. Les Japonais visaient 100 milligrammes. Il pourrait y en avoir 1 gramme, peut-être même plus. Cela permet d'envisager plus d'études. Dans un premier temps, détaille Bernard Marty, "les analyses sont non-destructives, elles ne détruisent pas les grains et on va pouvoir les observer avec des microscopes ou des faisceaux de lumière et dans un 2ème temps, on passera à des analyses plus destructrices qui endommageront la matière mais cela ne sera fait qu'une fois qu'elle aura été caractérisée". Une grande partie - 70% - sera conservée pour les générations futures. Au CRPG, on attend les échantillons gazeux en mars et les grains au 2ème semestre 2021. Bernard Marty ne s'attend pas à devoir aller au Japon récupérer le butin extraterrestre comme cela lui est arrivé par le passé pour d'autres cailloux du système solaire. Cette fois-ci, c'est vraisemblablement par la poste que lui sera livré le colis.

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  3. il y a 27 minutes, Pulsarx a dit :

    Par contre, il est vrai qu'on aucune donnée nulle-part sur le fait que SN8 ait atteint les 12.5km prévus. Les tweets de Musk le laisse entendre mais c'est tout.

     

    +1

    SpaceX ne communique jamais ses données ; Donc inutile de chercher à calculer la vitesse de la chute du SN8...

    Il y a 2 heures, BobMarsian a dit :

    Avis un peu expéditif, péremptoire (voire méprisant pour tous les ingénieurs qui bossent dessus), je trouve, vu que le concept (assez génial) du moteur hybride SABRE (aérobie / moteur fusée) de Reaction Engines (HOTOL, Skylon) remonte à trois décennies et que les essais en grandeur réelle se profilent à assez court terme malgré un financement qui n'a jamais été à la hauteur de l'enjeu incontournable  du SSTO ...

     

    Depuis le temps que l'on parle de ce moteur aérobie... Si c'était la solution pourquoi aucun pays n'a sorti de prototype ?


  4. Il y a 23 heures, Bill46 a dit :

    En parallèle, une première analyse de l'échantillon gazeux contenu dans la capsule confirme qu'il s'agit bien d'un dégazage du matériau collecté sur Ryugu et qu'il n'a pas été pollué par l'atmosphère terrestre. On a donc ramené sur Terre à la fois du matériau extraterrestre sous sa forme gazeuse et solide !

     Les japonais tiennent à préciser :

     

    https://www.jaxa.jp/press/2020/12/20201215-2_j.html

     

    "...Il s'agit du premier retour d'échantillons au monde d'une substance gazeuse provenant de l'extérieur de la sphère terrestre..."

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  5. On se souvient que les aventures de SpaceX avaient commencé sur une île du Pacifique. Mais j'imagine mal quand même des centaines de personnes (ou plus) déménager à l'autre bout du monde sur une île d'Indonésie...

    Il y a aussi ce projet (beaucoup plus sérieux) de construction d'une plate-forme off shore dans le Golfe du Mexique