Huitzilopochtli

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    France

Everything posted by Huitzilopochtli

  1. Actualités de Curiosity - 2013

    Bonsoir, Les analyses minéralogiques et géochimiques (notamment celles liées au potassium) fournissent aussi des données pertinentes sur les conditions climatiques et géologiques dans lesquelles les échantillons étudiés se sont formés, dégradés, dispersés, puis déposés. Sur la base de ce qui a été trouvé dans le cratère Gale, on en déduit que, pour ces séquences (dégradation, dispersion et dépôt) des cibles analysées, un climat froid et humide prévalait. Ce n'est pas forcément une grande révélation en soit, mais cela nous aide à établir une chronologie relative corrélée avec les conditions qui régnaient alors sur Mars. De plus, la sédimentation sur le plancher du cratère s'est probablement faite essentiellement sous l'influence de processus glaciaires et ce, de manière épisodique. Il faut donc modérer l'idée initiale qui voulait que le fond de Gale ait été inondé massivement, une ou plusieurs fois, par un flux liquides ayant submergé son rempart nord. Cela s'est sans doute aussi produit, mais antérieurement à l'épisode glaciaire contemporain au façonnage au niveau du plancher actuel. On invoque aussi une activité hydrothermale à l'origine de la formation de certaines des roches étudiées, mais il n'est pas établit que cette activité fût propre au cratère lui-même, on suspecte plutôt une région se situant au nord ouest de Gale.
  2. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    FredK sur UMSF propose deux images du cratère artificiel à partir des vues prises par Hayabusa2 à 500 m d'altitude. Cross-eyed : En relief si vous avez les "bonnes" lunettes :
  3. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Selon un journal local japonais, au moment où Hayabusa2 a interrompu sa descente vers Ryugu, alors que la sonde était réellement à un cinquantaine de mètre d'altitude, le LIDAR aurait indiqué une position de la sonde à 9 km de l'astéroïde. L' anomalie flagrante a déclenché l'annulation automatique de l'opération.
  4. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    http://www.planetary.org/blogs/jason-davis/hayabusa2-snag-second-target-marker.html Des nouvelles d'Hayabusa2 traduites du lien ci-dessus : Hayabusa2 a échoué la semaine dernière, dans sa tentative de larguer une deuxième cible sur la surface de Ryugu. Ce marqueur-cible était destiné à guider l’engin spatial pour une deuxième tentative de collecte d’échantillons. Le vaisseau est en bon état et a repris sa position d'attente à 20 km de l'astéroïde. La JAXA avait déjà surmonté un échec similaire, l'année dernière, en apportant quelques modifications procédurales mineures, mais le temps passe, et il ne reste plus qu'un mois et demi avant que la surface Ryugu ne soit trop chaude pour tenter à nouveau un touch down. Suite à la première collecte d'échantillons effectuée par la mission en février 2019 et à la création d'un cratère artificiel en avril , la JAXA se demande s'il convient d'essayer de prélever un deuxième échantillon. Parmi les risques encourus, citons les mêmes terrains dangereux qui ont fait du premier touché une opération risquée, ainsi que la possibilité que davantage de projections de matière restent collées aux caméras de navigation, obscurcissant ainsi leurs objectifs. En prévision de l’atterrissage envisagé fin juin, Hayabusa2 est descendu vers Ryugu, du 14 au 16 mai, pour lancer un nouveau marqueur-cible. Le vaisseau spatial utilise ces ballons réfléchissants pour l'aider à se guider lors d’opérations à proximité de la surface. Le marqueur de cible devait être largué vers 16 h 02, heure UCN, le 16 mai, à environ 10 mètres au-dessus d'une zone S01. Cette zone se trouve à seulement quelques mètres du cratère artificiel créé lors de l'opération SCI, et contient probablement des matériaux excavés par l'impact. Un échantillon de cette nature permettrait aux scientifiques d'étudier la matière interne de Ryugu qui aurait été moins exposé aux rayonnements que celle précédemment collectée. L'opération de largage du marqueur-cible avait donc bien commencé. Comme à son habitude, la sonde a envoyé des images en temps réel pendant sa descente, dont la dernière montrait l’ombre de la sonde à environ 60 mètres d'altitude. A seulement 50 mètres de l'astéroïde, Hayabusa2 stoppa automatiquement la descente, et commença à remonter en s'éloignant de Ryugu. "[PPTD-TM1] The spacecraft descent has been autonomously aborted at an altitude of about 50m. Hayabusa2 is currently rising to the home position. Telemetry from the spacecraft has been confirmed and the spacecraft is normal, but the target marker has not been dropped." A cette distance, Hayabusa2 devait toujours utiliser le LIDAR pour déterminer son altitude (le vaisseau changeant pour son détecteur laser à courte portée lorsqu'il se trouve à moins de 35 mètres de la surface), de descente à une vitesse de 10 centimètres par seconde. La JAXA n'a pas encore expliqué ce qui a pu se passer, mais un échec similaire s'était produit lors d'une répétition de l'atterrissage en septembre 2018. La sonde avait alors interrompu sa descente à 600 mètres de Ryugu alors que le LIDAR avait du mal à capter les signaux renvoyés par sa surface, en raison de sa très faible réflectivité. Dans un nouvelle tentative, l'équipe de la mission avait été en mesure d’ajuster les paramètres de l'instrument et donc pu surmonter ce problème dans l'approche de l'objectif. Il est fort probable que la raison de ce nouvel échec soit identique à celle du premier, et que la même correction qui avait été réalisé, permette de résoudre la difficulté encore rencontrée. Il reste cependant que Ryugu se rapproche de son périhélie et que sa température de surface commence à augmenter. Une fois qu'il aura dépassé les 100°C, début juillet, la sonde ne sera plus en mesure de passer du temps à proximité de la surface, car toute la chaleur rayonnée pourrait lui être fatale. Donc, si Hayabusa2 doit prélever un deuxième échantillon, elle doit absolument le faire avant la fin de la première semaine de juillet. Ensuite, la sonde japonaise resterait dans les environs de Ryugu jusqu'en novembre ou décembre de cette année, pour à cette date, revenir vers la Terre et retourner chez elle avec ses précieux échantillons fin 2020.
  5. Actualités de Curiosity - 2013

    Version couleurs proposé sur UMSF par vikingmars (Alias Olivier de Goursac) :
  6. New Horizons - Pluton, nous voilà !

    Résumé traduit de l'article publié dans Science sur le Blog du Dr Eric Simon : http://www.ca-se-passe-la-haut.fr/2019/05/ce-que-lon-sait-sur-ultima-thule-mu69.html Je savoure tout particulièrement ce passage : "Etant donné que la géologie de MU69 montre seulement un petit nombre de cratères, les chercheurs en déduisent que le nombre de KBO de moins de 1 km, qui seraient responsables de quantités de collisions et de nombreux petits cratères, est moins important que ce que l'ont pensait."
  7. Actualités de Curiosity - 2013

    " Toute vérité franchit 3 étapes : D'abord le contre la montre, ensuite le Tourmalet puis enfin l'arrivée où je rate le maillot jaune d'un poil de cul. Raymond Poulidor
  8. Actualités de Curiosity - 2013

    J'en fais humblement l'aveu. Je suis un crétin sans aucune culture scientifique... mais avec toi je demeure en bonne compagnie.
  9. Actualités de Curiosity - 2013

    C'est pas très clair c't'histoire ! On parle peut-être d''un dîner dans l'ISS... et qui donc est cet HIRISE ? Es-ce lui qui doit mettre le couvert ?
  10. Actualités de Curiosity - 2013

    Rien a rajouter.
  11. Actualités de Curiosity - 2013

    Non, tu divagues seulement. Un peu comme Curiosity dans les débuts de son périple...
  12. Chang'E-4 : the dark side of the moon

    https://www.nature.com/articles/d41586-019-01479-x Traduction du lien : La Lune est un petit corps planétaire qui s'est différencié en une croûte, un manteau et un noyau, mais n'a pas été perturbé par la tectonique des plaques. Il est donc extrêmement utile pour comprendre l’évolution des intérieurs planétaires. Cependant, la composition du manteau lunaire reste incertaine. En janvier, le satellite chinois Chang'e-4 a atterri dans un grand cratère d'impact situé sur la face cachée de la Lune et a déployé son rover Yutu2. Un article dans Nature, Li et al. utilise les observations spectrales de Yutu2 pour en déduire la présence d'olivine et de pyroxène à faible teneur en calcium, des minéraux pouvant provenir du manteau lunaire. Semblable aux autres corps internes du système solaire, la Lune aurait traversé une phase d'océan magmatique dans laquelle elle était partiellement ou complètement fondue. A la solidification de l'océan magma, des minéraux mafiques denses (riches en magnésium et en fer), tels que l'olivine et le pyroxène à faible teneur en calcium, se sont cristallisés à la base de l'océan. Après que les trois quarts de celui-ci se soient solidifiés, des minéraux moins denses, tel que le plagioclase (silicate d'aluminium), auraient migré à la surface, ce qui aurait entraîné la formation d'une croûte supérieure composée principalement de plagioclase riche en calcium. Au terme de la solidification de cet océan, les minéraux enrichis en éléments qui ont été les derniers à entrer dans la phase solide se sont cristallisés sous la croûte. Ce processus a donc induit une stratification radiale en une série de couches de composition distincte à l'intérieur de la lune. Malgré les variations régionales de la croûte lunaire , la composition et la minéralogie observées de régions superficielles distinctes appelées terranes lunaires, révélées par les capteurs de satellites et par des échantillons renvoyés sur Terre, sont compatibles avec ce modèle de formation conceptuellement simple. Cependant, les caractéristiques du manteau lunaire, notamment en ce qui concerne sa composition, sa structure et sa stratification, demeurent incertaines et mal documentées. Les vaisseaux Apollo et les sondes Luna de l'Union soviétique, qui ont tous atterri sur la face visible de la Lune, n'ont pas pu rapporté d'échantillons de manteau lunaire. Figure 1 : Alunissages et topographie lunaire : a) Les missions lunaires ont toutes atterri sur la face visible. Les points colorés représentent les sites d'atterrissage de vaisseaux spatiaux lancés par divers pays. L'échelle de couleur représente l'altitude de la surface lunaire. b) En janvier, le satellite chinois Chang'e-4 est entré dans l'histoire en atterrissant dans un grand cratère d'impact situé sur l'autre face de la Lune. Li et al. On utilise les observations spectrales de Yutu2, le mobile de Chang'e-4, pour identifier des matériaux dérivés du manteau. Les emplacements des atterrissages lunaires passés sont tirés de go.nature.com/2vcecx7. Avec la mise en place réussie de son satellite de communications Queqiao, en mai 2018, le programme d'exploration lunaire chinois a ouvert la voie à des missions d'exploration en surface et de prélèvements échantillons de l'autre côté de la lune. La structure la plus ancienne et la plus grande de la Lune, le bassin d'Aitken du pôle Sud, environ 2 500 kilomètres de diamètre, est située sur la face cachée. La taille et l'épaisseur de la croûte régionale de cette structure (selon l'estimation de la mission GRAIL de la NASA) suggèrent qu'elle aurait été créé par un impact ayant pénétré la croûte et l'intérieur de la Lune, atteignant des matériaux provenant du manteau lunaire et les distribuant à la surface. Par conséquent, l’exploration in-situ du bassin Aitken du pôle sud est depuis longtemps ciblé par les scientifiques du monde entier. Li et ses collègues décrivent les résultats obtenus par Chang'e-4, qui s'est posé dans le cratère Von Kármán de 186 km de diamètre au fond du bassin d'Aitken. Leurs découvertes sont basées sur les spectres réfléchie enregistrés par Yutu2 lors de sa traversée du cratère Von Kármán. Les auteurs rapportent la détection de matériaux à proximité du site d'atterrissage de Chang'e-4 qui diffèrent nettement de la plupart des autres échantillons obtenus à la surface de la Lune. Tout spécialement, les matériaux contiennent des composants mafiques qui semblent être dominés par un mélange d'olivine et de pyroxène à faible teneur en calcium (LCP). Les auteurs proposent que ces composants représentent des matériaux profonds, potentiellement issus du manteau lunaire, qui auraient été excavés lors de la formation du bassin d'Aitken, puis éventuellement redistribués en tant qu'éjectas de l'événement d'impact associé à la création voisine du cratère Finsen. Sur la base de ces observations, le manteau supérieur de la Lune pourrait être composé principalement d’olivine et de pyroxène à faible teneur en calcium. Les méthodes et outils que Li et al. utilisés pour les analyses spectroscopiques ont été mis en oeuvre avec le plus grand soin et la détection des minéraux par les auteurs est très fiable. Mais la détermination précise de l'abondance relative des minéraux dans les assemblages de minéraux, pouvant inclure de petites quantités de plagioclase et de pyroxène à haute teneur en calcium, reste une question controversée en raison de la nature complexe des caractéristiques spectrales qui se chevauchent. D'autres efforts de modélisation seront certainement nécessaires, en mettant l'accent sur la distribution de la taille des cristaux, pour parvenir à une évaluation bien contrainte de la composition en olivine. Dans les travaux futurs, Li et al. devraient caractériser sur le site d'atterrissage non seulement des échantillons de sol, mais également des échantillons de roche. Cette tâche pourrait être réalisée par le biais d'une exploration approfondie de la zone entourant le site d'atterrissage de Chang'e-4, avec l'acquisition de spectres de réflectance à partir de cibles sélectionnées sur substrat rocheux. Une telle exploration est également cruciale pour mieux documenter le contexte géologique des matériaux détectés, afin de pouvoir traiter les éventuels problèmes susceptibles de remettre en question l'interprétation de leurs résultats. Ces problèmes incluent la possibilité que l'impact de la création du bassin d'Aitken ait conduit à la formation d'une nappe de roches fondues sur plusieurs dizaines de kilomètres d'épaisseur et présentant des couches stratifiées sur le plan de la composition. Une autre difficulté pourrait résulter de la mise en place régionale, après la formation du bassin Aitken, de cryptomaria (coulées de lave enfouies par des éjectas de cratère ultérieurs). Néanmoins, les résultats de Li et de ses collègues sont prometteurs et pourraient avoir des conséquences considérables pour l'étude de la composition du manteau supérieur de la Lune et permettre d’établir des contraintes sur les caractéristiques de l’océan de magma lunaire qui auraient varié dans le temps. Ces caractéristiques comprennent sa profondeur, son taux de refroidissement et son évolution, cette dernière étant déterminée par la viscosité du magma, les processus de convection et le développement ultérieur de son instabilité. De façon plus générale, les conclusions des auteurs pourraient également affecter notre compréhension de la formation et de l'évolution des intérieurs planétaires. Il est de la plus haute importance de progresser dans l'exploration de la géologie de la face cachée de la Lune, d'élargir nos connaissances fondamentales sur la formation de la Lune et l'origine de l'asymétrie crustale existant entre ses faces proche et opposée, puis de préparer de futures missions de retour d'échantillons.
  13. Chang'E-4 : the dark side of the moon

    http://www.planetary.org/blogs/guest-blogs/2019/change-4-may-have-discovered.html Résumé assez complet traduit du lien qu'avait fourni Jack' : Les premiers résultats scientifiques de la mission lunaire Chang'e-4 sont sans précédent. Le rover Yutu-2, déployé à partir du lander peu après l'atterrissage le 3 janvier avec l'aide du Satellite de relais Queqiao, a rapporté des données suggérant la découverte de matériaux issus du manteau lunaire, selon une étude publiée aujourd'hui dans Nature . La possibilité d'accéder aux roches du manteau exposées dans un énorme bassin d'impact était une raison majeure pour tenter un atterrissage difficile sur la face cachée de notre satellite. Le spectromètre opérant dans le visible et proche infrarouge (VNIS) à bord de Yutu-2 a effectué ses premières observations in situ - détectant la lumière diffusée ou réfléchie par des matériaux de surface sur la face cachée de la lune. Les auteurs du document ont interprété ces spectres comme attestant de la présence d'olivine et de pyroxène avec une faible teneur en calcium, substances pouvant provenir du manteau lunaire. Chang'e-4 s'est posé dans le cratère de Von Kármán, situé dans le bassin du pôle Sud-Aitken, un ancien et gigantesque bassin d'impact d'une largeur de 2 500 kilomètres et d'une profondeur de 13 kilomètres qui aurait pu percer la croûte de la Lune et atteindre son manteau. Ce dernier est visible en bleu sur cette carte de GRAIL montrant l’épaisseur de la croute lunaire. CARTE DE L'ÉPAISSEUR DE LA CROÛTE LUNAIRE DÉDUITE DES DONNÉES GRAVIMÉTRIQUES GRAIL Cette carte de l'épaisseur de la croûte lunaire est issue d'une analyse des données gravimétriques de GRAIL. L'épaisseur varie de 60 km dans les hautes terres de la face cachée à une profondeur presque nulle dans les bassins d'impact. Dans certains bassins, l'épaisseur de la croûte peut en réalité être nulle, ce qui signifie que le matériau du manteau est exposé en surface. Cela incluent Crisium à proximité (le plus à droite des trois bassins arrondis nord) et Moscoviense sur la face cachée (juste au nord-ouest du centre de la carte), ainsi que deux petits cratères dans le bassin polaire sud-Aitken. Les étoiles rouges désignent les endroits où l'orbiteur Kaguya a détecté de l'olivine, un minéral du manteau, exposé à la surface. Notez qu'ils se regroupent près de Moscoviense, Crisium et des petits cratères. Carte régionale du site d'atterrissage de Chang'e-4. Li Chunlai et al. CARTE RÉGIONALE DU SITE D'ATTERRISSAGE DE CHANG'E-4 Le site d'atterrissage de Chang'e-4 et Finsen sur une carte orthophotographique numérique de Chang'e-2 avec une résolution de 7 mètres. Les spectres VNIS de Yutu-2 sont clairement différents de ceux renvoyés par le même instrument à bord de Yutu-1 de la mission Chang'e-3, qui a atterri dans Mare Imbrium en décembre 2013, et diffèrent également des spectres de la plupart des échantillons recueillis sur la lune. Les premiers résultats de cette première exploration révélés dans Nature par Li et al. sont très excitants et suggèrent que le matériau de la couche lunaire est peut-être disponible à la surface dans la zone de SPA », déclare James W. Head , professeur de sciences géologiques à la Brown University. Cette reconnaissance initiale sera approfondie et validée par l'exploration continue et en cours de la surface par Chang'e-4, et nous attendons avec impatience ces résultats supplémentaires. Head note également que les résultats pourraient ouvrir la voie à une éventuelle mission de retour d'échantillons de SPA. La première mission de retour d'échantillons de la Chine, Chang'e-5, devrait atterrir vers la fin de l'année. En cas de succès, Chang'e-6 pourrait alors tenter le même exploit dans SPA. Charge utile VNIS et empreinte d'observation Li Chunlai et al. CHARGE UTILE VNIS ET EMPREINTE D'OBSERVATION Le spectromètre visible et proche infrarouge (VNIS) de Yutu-2 réalise ses mesures sur une zone de quelques centimètres de diamètre. Ce sont des résultats préliminaires. Il est nécessaire d'explorer et de détecter plus avant, mais comme le dit Patrick Pinet dans son article dans Nature News & Views , les résultats de Li Chunlai et de ses collègues pourraient avoir des implications considérables sur la composition du manteau supérieur de la Lune. Ainsi, on pourrait déterminer les caractéristiques et l'histoire de l'océan de magma lunaire, et même avoir une meilleure compréhension de la formation et de l'évolution des corps planétaires. Le document a été soumis en février, ce qui signifie qu'il est basé uniquement sur des observations du sol lunaire effectuées au premier jour lunaire de la mission. Chang'e-4 et Yutu-2 ont récemment terminé leur cinquième jour d'activité. Au cours du jour 3, Yutu-2 avait approché des roches pour analyse par VNIS. YUTU-2 GROS PLAN ROCK Une image de Yutu-2 illustrant le champ de vision de VNIS et un échantillon cible large de 20 cm à une distance de 1,2 mètre, publiée au cours de la troisième journée de mission. Le document indique que l'exploration continue et que Yutu-2 ciblera les matériaux présents sur le sol du cratère Von Kármán afin de comprendre leur contexte géologique, leur origine, leur abondance en éléments, et d'évaluer la possibilité de retour d'échantillons. Nous pouvons également nous attendre à des nouvelles plus intéressantes de Chang'e-4 dans un proche avenir. Wang Chi, directeur du Centre national des sciences spatiales chinoise, a déclaré que les résultats des observations radio à basse fréquence sont également attendus prochainement, tirant à nouveau parti de l'environnement unique situé de l'autre côté de la lune. Jour lunaire 5 et au-delà : Yutu-2 et l'atterrisseur Chang'e-4 ont été mis hors tension à 11 h 05 et à 11 h 00 le 11 mai, mettant ainsi fin aux activités du cinquième jour lunaire. Aucune mise à jour n'a été fournie concernant la mise en veille du rover Yutu-2, une période de dormance longue de six jours destinée à le protéger contre les températures élevées avec le soleil haut dans le ciel. Au lieu de cela, nous avons appris que Yutu-2 avait parcouru 11,76 mètres au cours du cinquième jour, portant le total de la mission du rover à 190,66 mètres. Les distances de conduite ont diminué, puisqu'elles couvrent 120 mètres au cours des deux premiers jours. Pour les jours 3 et 4 elles sont respectivement de 43 et 15,9 mètres. Cependant, ceci n'est pas une cause d'inquiétude pour le vaisseau spatial, dit Wang Chi. Le parcours de Yutu-2 est déterminé par des objectifs scientifiques, tout en tenant compte des conditions du terrain, explique Wang. Yutu-2 fonctionne bien jusqu'à présent. Le rover est confronté à un terrain difficile et variable. Des manœuvres prudentes sont par exemple nécessaires pour amener le spectromètre VNIS à porter des cibles sélectionnées, et compte tenu de son champ de vision étroit. Le lever du soleil sur le site d'atterrissage de Chang'e-4 «Statio Tianhe» aura lieu le 26 mai vers 18h00 UTC. Sur la base des activités des jours lunaires précédents, Yutu-2 devrait se lever pour le jour 6 de la mission lunaire, environ 24 heures plus tard, le 27 mai, suivi par l'atterrisseur 24 heures plus tard.
  14. Lancement de OSIRIS-REx le 9 septembre

    Cette image montre une zone rocheuse dans l'hémisphère nord de Bennu, où cailloux et rochers sont sectorisés par tailles. La vue a été saisi par la caméra OSIRIS-REx PolyCam le 29 mars 2019 à une distance de 3,4 km. Pour l’échelle, le petit rocher posé sur le rocher plus massif, dans le coin inférieur gauche de l'image mesure 2,5 mètres de large. L'image a été obtenue au cours de l'enquête détaillée 4B dite "Phase Diamant base-ball" ou Flyby 4B de la mission . Lorsque l’image a été prise, la sonde survolait l’hémisphère Nord, orientant légèrement la PolyCam vers le sud. ( Source Planetary Blog)
  15. Actualités de Curiosity - 2013

    Oui, j'avais déjà noté cette probabilité il y a plus d'un mois, dans mon post du 21 avril. El Dorado se rappelle à notre bon souvenir.
  16. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    L'opération PPTD- TM1 (Pour pint point touch down -Taget Marker 1) ne s'est pas déroulée normalement. La sonde Hayabusa2 a interrompu sa descente vers la surface à 50 m d'altitude, alors qu'il était prévu d'atteindre moins de 20 m pour le largage du marqueur cible. Celui-ci n'a donc pas pu être délivré. La sonde remonte vers sa position de "stationnement" (Home Position). Des investigations sont entreprises pour comprendre la cause de cet incident.
  17. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Détails de l'opération PPTD -TM1 qui se déroule du 14 au 16 mai. Il s'agit de positionner un marqueur cible à la surface de Ryugu en prévision du deuxième touch-down dédié au prélèvement de matériau interne de l'astéroïde : http://www.hayabusa2.jaxa.jp/en/topics/20190515e_PPTD-TM1/
  18. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    PDF de la conférence de presse du 9 mai (en anglais) avec des précisions sur les futures opérations : http://www.hayabusa2.jaxa.jp/en/enjoy/material/press/Hayabusa2_Press20190509_ver6_en4.pdf
  19. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Présentation traduite de l'article https://iopscience.iop.org/article/10.3847/2041-8213/ab0e8b 162173 Ryugu, la cible d' Hayabusa2 , a une forme approximativement sphérique avec une crête équatoriale, qui lui donne une de forme de toupie. Une force centrifuge puissante est probablement à l'origine des caractéristiques de forme de Ryugu. Les observations faites avec la caméra de navigation optique de la sonde Hayabusa2 montrent une variation longitudinale unique en géomorphologie, le côté ouest de cet astéroïde, appelé renflement occidental, présente une surface lisse et une arête équatoriale nette par rapport à l'autre côté. Nous proposons ici un processus de déformation structurelle ayant généré le renflement occidental. En appliquant le modèle de forme dérivé des observations de la mission, nous utilisons une technique de modèle par éléments finis pour analyser les emplacements qui subissent une déformation structurelle dans la forme actuelle. En supposant que les matériaux soient uniformément répartis, notre modèle montre la variation longitudinale dans cette région particulière lorsque la période de rotation est inférieure à environ 3,75 heures. Ryugu est structurellement inchangé dans la région souterraine du bulbe occidental tandis que d'autres régions sont sensibles aux déformations structurelles. Nous en déduisons que cette variation est révélatrice du processus de déformation survenu dans le passé, où le renflement occidental est moins dense structurellement que le reste de l'astéroïde. Notre analyse montre également que ce processus de déformation pouvait se produire pour une période de rotation comprise entre environ 3,5 et environ 3,0 heures, fournissant une force de cohésion comprise entre environ 4 et 10 Pa. Explications et schémas sur le site de la JAXA : http://www.hayabusa2.jaxa.jp/en/topics/20190513e_Shape/
  20. Actualités de Curiosity - 2013

    Effectivement, moins un corps est massif, plus vite il se refroidira. Même si cela est le principal paramètre pouvant expliquer la disparition d'un champ magnétique planétaire, dans certains cas, ce n'est pas le seul. La composition du noyau peut aussi avoir un rôle significatif. A contrario, la présence d'un satellite massif peut booster ce champs magnétique interne. Les forces de marées quand elles existent ne sont pas à négliger. Mais bon, je n'épilogue pas davantage.
  21. Actualités de Curiosity - 2013

    Merci à Daniel pour ces précisions. Je me permets d'ouvrir, et de fermer, une "brève" parenthèse sur ces nuages martiens. https://www.jpl.nasa.gov/spaceimages/details.php?id=PIA21842 Traduction du lien : Des nuages vaporeux au début de la période où l'on peut les observer, et ressemblant aux cirrus terrestres constitués de cristaux de glace, se déplacent dans le ciel, visualisés par de nouvelles séquences d'images saisies dans le ciel martien par Curiosity. Ces nuages sont les plus clairement visibles à ce jour (Juillet 2017) par le rover, qui a atterri il y a cinq ans, à environ cinq degrés au sud de l’équateur. Des nuages se déplaçant dans le ciel martien ont déjà été observés par Curiosity ainsi que d’autres missions à la surface de Mars, notamment, il y a neuf ans, par le lander Phoenix dans la région arctique boréale de Mars. Les chercheurs ont utilisé la caméra de navigation (Navcam) de Curiosity pour prendre deux séries de huit images du ciel, le mois dernier, au petit matin. Pour une séquence, la caméra pointait presque au zénith. Pour l’autre, elle pointait juste au-dessus de l’horizon sud. Le mouvement des nuages a été enregistré et a été rendu plus facile à voir par traitement des images. Une observation faite à midi le même jour, avec la même caméra, n’a montré aucun nuage. L'orbite elliptique de Mars fait que la distance de cette planète au Soleil varie plus que ne le fait la Terre. Au cours des années martiennes précédentes, une ceinture de nuages est apparue près de l'équateur à peu près au moment où Mars était la plus éloignée du Soleil. Les nouvelles images de nuages ont été prises environ deux mois avant le périhélie, relativement tôt dans la saison pour une apparition de cette ceinture nuageuse. "Il est probable que les nuages soient composés de cristaux de glace d'eau qui se condensent pour former des cristaux à une altitude où il fait assez froid dans l'atmosphère", a déclaré John Moores, membre de l'équipe scientifique de Curiosity ( l'Université York, Toronto, Canada). "Les traînées sont créées lorsque les cristaux tombent et s’évaporent selon un schéma appelé" traînée de chute. Bien que le rover n’ait aucun moyen de déterminer l’altitude de ces nuages, de tels nuages se forment à haute altitude. " J'ajoute qu'il il existe plusieurs types de nuages martiens. On peut d'abord signaler que tous ne sont pas forcément constitués de glace d'eau et qu'on a pu observé des cirrus et autres cirro-cumulus formés de cristaux de glace carbonique, dans la haute troposhère, à 35 km d'altitude. Du site Nigal de Philippe Labrot : Nuage spirale Ce nuage en forme de spirale a été observé pendant l'été au-dessus de la région polaire nord par l'orbiteur Viking 1. Le nuage est large de 200 km et son altitude est de 7 km. Constitué de particules de glace d'eau, il résulte de la rencontre d'une masse d'air tropicale avec une masse d'air polaire. Par ses caractéristiques, il ressemble aux cyclones tropicaux que l'on rencontre sur Terre. Un cyclone aux dimensions impressionnante et similaire à celui visible sur cette photographie a été récemment observé par le télescope spatial Hubble - voir ci-dessous - (Crédit photo : NASA/JPL). Nuage orographique (Ci-dessus) En août 1976, la sonde Viking 2 s'approchait de la planète Mars. Elle a profité de cette occasion pour prendre une image du globe martien. On note en particulier l'un des volcans du dôme de Tharsis. Un imposant nuage orographique en forme de V s'étend sur l'un de ses flancs (Crédit photo : NASA/JPL). (i-dessous) Image prise par le télescope Hubble. Commenté par François Forget, images de ce même type de nuage sur Live Science : https://www.livescience.com/64134-mysterious-cloud-over-mars-volcano.html Nuage d'onde Nuage d'onde (lee waves). Ces nuages se forment lorsque le vent butte contre un obstacle, ici un cratère d'impact de 90 km de diamètre dans Mare Acidalium. Les vents à la surface soufflent avec une vitesse de 10 à 20 km/h (Crédit photo : NASA/JPL). J'avais aussi signalé dans le sujet Exomars 2016, le rôle d'une couverture nuageuse dans l'atmosphère martienne, particulièrement important dans le freinage de l'assèchement de celle-ci.
  22. Chang'E-4 : the dark side of the moon

    Chang'e 4 et son rover Yutu sont toujours opérationnels : Une communication pourrait avoir lieu la semaine prochaine pour faire le point sur le déroulement de la mission.
  23. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Pour étoffer substantiellement mon post précédent, voici deux communications faites lors de la 50th Lunar and Planetary Science Conference de 2019. Numerical investigation of impact induced seismic signals in martian crust : https://www.hou.usra.edu/meetings/lpsc2019/pdf/1503.pdf Using the insight measurements to contrain large-scale numerical simulation of the interior of Mars : https://www.hou.usra.edu/meetings/lpsc2019/pdf/3142.pdf
  24. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Traduction du PDF (en japonais) résumant la conférence de presse par Marcin600 (UMSF) : Un changement de relief presque circulaire dépassant 10 m de diamètre a été identifié (image ONC-T) L'opération d’impact a été observée pendant plusieurs minutes (image prise par DCAM3). Forme du cratère: profondeur d'environ 2 à 3 m. La surface de la paroi latérale semble lisse. On peut également observer le déplacement de masses rocheuses et le changement de topographie qui l'accompagne. Des modifications de la réflectivité de surface (assombrissement) peuvent également être observées (vérification requise). Il est possible d'estimer la résistance et l'âge de la surface de Ryugu à partir du diamètre du cratère. La formation de cratères secondaires et le mouvement de la masse rocheuse peuvent être observés le long de la circonférence ovale (Voir diapo du PDF). On présume que cela est dû à la collision de fragments dispersés par la frappe du SCI. (Donc à priori, mon explication à ce sujet était fausse). Plan future pour les opérations de mai à juillet : Ryugu se rapproche du soleil (le périhélie sera en septembre). La température de la surface de l'astéroïde est désormais élevée. Il est possible de réaliser un touch down jusqu'au début Juillet. Le terrain autour du cratère et l'état de l'engin spatial seront examinés début et fin juin avant de décider de mettre en œuvre l'opération de prélèvement début Juillet. Le point cible pour la mise en œuvre est l'emplacement où se trouve un débris éjecté (matériau dispersé) provenant du cratère artificiel. Le nom de l'opération est «Pinpoint Touchdown» (PPTD). Deux ou trois opérations d'observation avec descente à basse altitude seront mises en œuvre entre mai et juin avant l'opération PPTD. Il s'agira d'effectuer une observation topographique détaillée du site candidat au débarquement et, selon la situation, déposer le marqueur-cible. Première opération d'observation du 14 au 16 mai, nom de l'opération: PPTD-TM1. Deuxième opération d'observation fin mai, Nom de l'opération à déterminer. Troisième opération d'observation, première quinzaine de juin, nom de l'opération à déterminer.
  25. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Quelques échos de la conférence de presse post opération SCI s'étant tenue hier au Japon. Ces informations ne sont pas toujours très claires, mais nous devrions avoir des précisions d'ici peu : Il est fait mention de la création de 11 cratères dans une zone relativement restreinte !!!... Retombées de blocs après impact ? Peu probable selon moi du fait de la très faible gravité sur Ryugu. J'avancerai plutôt l'explication d'un réagencement des blocs constituants le "Ruble pile" lors de la formation du cratère principal et ayant ainsi provoqué l'apparition en surface du matériau interne. On verra bientôt ce qu'il en est exactement, car peut-être qu'un rapide traduction à transfigurer ce qui avait été réellement dit. Comme je l'imaginais, un marqueur-cible devrait être largué (le 16 mai) dans la zone qui sera sélectionnée pour le prélèvement, suivrait une ou plusieurs descentes d'observation du terrain, quand le prélèvement lui-même n'interviendrait pas avant fin juin.