Huitzilopochtli

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Everything posted by Huitzilopochtli

  1. Origines de l'eau sur Terre

    Salut, La question de l'origine de l'eau sur Terre fait l'objet de vives discussions en planétologie depuis plusieurs décennies. Sur le fondement de deux hypothèses de base, à savoir une origine issue d'un dégazage au moment de la formation de notre planète ou alors, une provenance ultérieure découlant de la chute sur Terre de comètes et de météorites, les scientifiques n'ont établi aucun consensus quant aux apports relatifs qui pourraient résulter de ces deux sources primordiales. Les recherches se fondent essentiellement sur les rapports isotopiques deutérium/hydrogène, et au gré des mesures réalisées sur les divers corps célestes, les avis se nuancent ou changent sur l'importance de leurs contributions respectives au stock d'eau de la planète bleue. Un nouveau scénario proposé fait intervenir la dissolution des isotopes d'hydrogène dans l'océan magmatique de la Terre primitive, isotopes présentes initialement dans le disque protoplanétaire : https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2018JE005698 Présentation du papier en français sur Futura : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/oceanographie-origine-eau-oceans-expliquee-nouvelle-theorie-40091/ Cette nouvelle perspective est d'autant plus intéressante qu'elle peut être transposée à la présence d'eau sur des exoplanètes qui, à priori, n'avaient que peu de chance d'en posséder des quantités significatives.
  2. Origines de l'eau sur Terre

    Désolé les gars, mais j'ai arrêté la lecture de vos messages. Vu le ton employé, il m'a paru inutile d'en continuer la lecture, les smiley étant ici utilisés un peu à contre sens de vos persiflages.. Rien à voir avec ce qui précède (quoique) mais je vais tirer les conséquences de votre désintérêt mais aussi de cet acharnement irresponsable, odieux, et dont la source est parfaitement identifiée par ailleurs. J'ai besoin de prendre du recul par rapport à un forum parfois un peu toxique. Même si depuis toutes ces années je me suis blindé par rapport à ça, aujourd'hui ça me fatigue un peu.
  3. Actualités de Curiosity - 2013

    Oui. Je ne parlais pas des instruments mais de la technique mise en oeuvre, mesures de rotation optique, dispersion rotatoire optique ( ORD ), circulaire dichroïsme ( CD ) et polarisation de luminescence( CPL ). J'essaye de comprendre les différences ou au moins d'en avoir un aperçu. Cela m'aurait intéressé d'en savoir plus à ce sujet, et c'est vrai, je ne connais pas grand chose dans ces domaines. Mais évidemment ton temps semblant désormais compté, je te laisse l'utiliser à ta guise.
  4. Actualités de Curiosity - 2013

    Bonjour, Une question à Dan' qui demande une réponse qui figure peut-être déjà dans l'une des 151 pages de ce topic. J'aurai souhaité savoir quelle serait la technique utilisée dans le cadre de cette mission pour déterminer précisément la chiralité d'une molécule organique ? Merci d'avance.
  5. Actualités de Curiosity - 2013

    De PaulH51 sur UMSF, un GIF du forage de Mary Anning 3 : @ Daniel : Je m'apprêtais à te questionner sur les différences de résultats attendus par le MTBSTFA et le TMAH !!! Merci beaucoup pour ce post d'une grande clarté sur un sujet aussi ardu.
  6. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Bonjour, Piochés dans le dernier message de PaulH51 sur UMSF, trois GIF (dont deux zoom progressifs) de la plus récente opération de martelage avec pression du godet sur le régolithe recouvrant la taupe, créés par Richard Horton à partir des Raw Images du site d'Insight pour le sol 632 (6 septembre) : https://imgur.com/gallery/NFkiirF Le mouvement du câble est vu par certains comme un indice fort d'un déplacement de la sonde vers le bas. Quant à moi, je reste plus réservé... J'essaie vainement de discerner une avancée des repères qui marquent les bords du câble et qui attesterait, sans équivoque, une progression de la taupe dans le sous sol martien. Hélas, à cause de la lumière incidente, ces marques restent invisibles sur les images disponibles.
  7. Sonde JUNO : destination Jupiter

    Oui, il est permis de le signaler. Cependant, avec un petit traitement, on a déjà obtenu à partir de la JunoCam, et tu as posté, des choses comme ça : Et puis la science ne se résume pas à de très belles images.
  8. Sonde JUNO : destination Jupiter

    Un fait récent et important que l'on avait pas encore signalé sur le forum, à savoir une nouvelle extension de la mission JUNO et cela avec un programme particulièrement alléchant, notamment au sujet de l'observation de satellites galiléens. Mais pour être parfaitement honnête, ce n'est encore qu'une proposition de l'équipe dirigée par Scott Bolton, qui doit obtenir le feu-vert de la NASA. Celui-ci pourrait intervenir avant la fin de l'année. Suit un PDF présentant un récapitulatif de la mission ainsi que le détail de la prolongation proposée : https://www.lpi.usra.edu/opag/meetings/opag2020fall/presentations/Bolton_6011.pdf
  9. Par rapport à ma réflexion sur un éventuel signal sismique enregistrable, à titre de comparaison, j'ai cherché des informations pour tenter d'estimer la faisabilité de la chose. J'ai, par exemple, trouvé pour l'accident d'AZF (explosion d'une usine à Toulouse en 2001 : "Le réseau national de surveillance sismique (ReNaSS) a permis d'enregistrer la secousse jusqu'à une distance de 500 km et de mesurer une magnitude de 3,4 sur l'échelle de Richter." Pour l'explosion ayant eu lieu à Beyrouth : https://www.lci.fr/international/beyrouth-la-puissance-des-explosions-equivalente-a-un-seisme-de-magnitude-3-3-2160998.html L'USGS (United States Geological Survey) a son siège en Virginie (USA). Dans l'article, cependant, il n'est pas précisé si le ou les sismographe(s) ayant enregistré le signal se trouve aux Etats-unis, ou, par le relais d'un réseau avec des appareils plus proche de l'épicentre.
  10. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    HAYABUSA2 EARTH RETURN , le film : http://www.hayabusa2.jaxa.jp/galleries/othermovie/pages/HAYABUSA2_ReturnMission_en.html Ecran noir ! Utiliser la barre de défilement vertical pour cliquer sur démarrage.
  11. Origines de l'eau sur Terre

    Une réaction intelligente de ta part.
  12. Je m'interroge sur un point. De telles explosions doivent certainement engendrer des ondes sismiques détectables par les sismographes. Par triangulations, on pourrait même situer précisément leurs positions. Je m'étonne qu'on n'évoque pas cela, à moins que ces signaux soient trop finalement trop faibles pour être enregistrables ou que les appareils soient trop éloignés de cette région ?.. Mais autrement, l'explication semble la bonne. On aurait donc trouvé la solution à ces phénomènes hydroalcooliques.
  13. Actualités de Curiosity - 2013

    "Putain ! Huit ans déjà ! " En fait, ce serait "un peu" comme si on atteignait la cible qui pourrait permettre d'investigationner le principal objectif scientifique de cette mission. Perso, je considérerai cela comme un accomplissement de premier ordre qui n'aurait pas son égal depuis le l'atterrissage. Merci pour tout Daniel ! Mais ne te relâche pas ! On attend la suite...
  14. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Un nouveau test a permis à la "taupe" de légèrement progresser. Une pression de la pelle sur le sol au-dessus d'elle l'a aidé à creuser un peu plus. Nous effectuerons bientôt un autre de ces mouvements... A la simple vue de ces images, on pourrait se demander si le mouvement du TLM (Tether lenght monitor qui est l'appellation du câble qui transmet les données de la taupe vers le boitier de surface) est bien dû à une progression de la sonde ou, seulement un entrainement provoqué par l'abaissement du godet. Mais normalement, les techniciens disposent de capteur sur la taupe pour vérifier la réalité d'une progression en profondeur de la taupe.
  15. Origines de l'eau sur Terre

    Ce message ne t'était pas adressé exclusivement. Mon pauvre "ami". Je ne partage pas cette mentalité. Si la publication de Laurette Piani n'a pas d'intérêt scientifique, et que la relation qu'en fait le Dr Eric Simon n'a aucune valeur à tes yeux, je pense pour ma part qu'elles contribuent à l'éclairage d'une recherche qui a fait partie, notamment, des objectifs de plusieurs missions spatiales vers les comètes et les astéroïdes. Pour qui aura lu et compris ce papier, c'est évidemment nouveau. Mais bien entendu, si tu siffles la fin de la rencontre, qui oserait demander les prolongations. Je n'ai pas demandé d'excuses mais j'espérais un peu de savoir vivre.
  16. Origines de l'eau sur Terre

    Merci pour toutes ces interventions captivantes. C'est vrai que la question soulevée ici ne mérite aucune autres considérations. Nous serions sur un forum s'intéressant aux sciences ce serait naturellement différent. Je ne suis certes pas le dernier à apprécier la rigolage mais là, certain font de l'humour avec grosse caisse. S'il fallait donner le coup de cymbale, je dirais que vous ne me faites pas pleurer de rire mais quelques uns ne comprendraient peut-être pas.
  17. Origines de l'eau sur Terre

    Non. Dans ce cas, ce n'est que l'eau du ciel.
  18. Origines de l'eau sur Terre

    Bonsoir, L' eau de la Terre pourrait en fait être simplement le résultat de son accrétion. C'est en tout cas la conclusion d'une étude française sur un échantillon de chondrites à enstatite : https://www.ca-se-passe-la-haut.fr/2020/08/aux-sources-de-leau-terrestre.html
  19. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Bonjour, https://www.nasa.gov/feature/jpl/nasa-engineers-checking-insights-weather-sensors Un problème électronique empêcherait les satellites relais de recevoir les données sur la météo de Mars recueillis par Insight. Les capteurs météorologiques à bord de l'atterrisseur martien InSight ont cessé de fournir des données le dimanche 16 août 2020, en raison d'un problème affectant l'électronique sur des éléments chargés transmettre ces informations. Les ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory s'efforcent de comprendre la cause du problème. Appelés APSS (Auxiliary Payload Sensor Suite), les capteurs collectent des données sur la vitesse et la direction du vent, la température et la pression de l'air et les champs magnétiques. Tout au long de chaque jour martien, l'ordinateur principal d'InSight récupère les données stockées dans l'ordinateur de contrôle de l'APSS pour une transmission ultérieure à un vaisseau spatial en orbite, qui transmet les données à la Terre. APSS est en mode sans échec et il est peu probable qu'il soit réinitialisé avant la fin du mois pendant que les membres de l'équipe de mission travaillent à un diagnostic. Les ingénieurs de JPL sont optimistes sur le fait que la réinitialisation de l'ordinateur de contrôle peut résoudre le problème, mais doivent enquêter davantage sur la situation avant d'effectuer cette opération. La chose n'est pas sans effet sur les observations faites par SEIS car l'enregistrement des données météo, tout particulièrement celles concernant la force et l'orientation du vent, intervient dans l'analyse des signaux sismiques captés par l'instrument, quand bien même celui-ci est protégé du mieux possible de ce type d'influences extérieures. PS : Christophe, lorsque tu poses une question, laisse-nous au moins le plaisir d'y répondre.
  20. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Emission Radio (France Culture) Durée : 1 heure Intervenants : Roland Lehoucq ; Jean-Pierre Bibring ; et Serge Lehman (Auteur de SF) Titre : Terraformation, le grand déménagement. https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/terraformation-le-grand-demenagement Une excellente mise au point par rapport à certains fantasmes ...
  21. mars 2020 rover

    Hier a eu lieu la première correction de trajectoire du voyage de Perseverance. https://twitter.com/NASAPersevere
  22. Cérès vu par Dawn

    Salut Al', Pour la désintégration radioactive, je serai tenté d'être un peu d'accord avec dg2 , avec toutefois une importante réserve sur le fait que la composition de Cérès puisse être proche de celle de notre planète. En effet, selon divers travaux référencés, il semblerait que Cérès se soit formé dans la ceinture de Kuiper et ne se soit intégré à la grande ceinture d'astéroïdes que plus tardivement, lors du Grand Bombardement Tardif. Une partie du mystère de cet océan sub-glaciaire réside probablement dans sa composition, très certainement très riche en sels, comme en attesterait, d'ailleurs, les dépôts réfléchissants au fond de cratères comme Occator. Nous serions en fait en présence d'une "saumure" à relative forte concentration et il n'est pas exclu qu'une présence d'ammoniac vienne augmenter les propriétés antigel du mélange. Dans ces conditions, il ne serait pas inconcevable qu'un état liquide soit conservé à des T° proches des moins 50°C.
  23. Cérès vu par Dawn

    Bonjour, https://www.nasa.gov/feature/jpl/mystery-solved-bright-areas-on-ceres-come-from-salty-water-below Traduction de l'article puis commentaires personnels : Le vaisseau spatial Dawn de la NASA a offert aux scientifiques des vues rapprochées extraordinaires de la planète naine Ceres, qui se trouve dans la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter. A la fin de la mission, en octobre 2018, l'orbiteur était descendu à moins de 35 kilomètres de la surface, révélant des détails nets sur les mystérieuses régions lumineuses qui intriguaient depuis longtemps les scientifiques. Ces derniers avaient découvert que les zones claires étaient des dépôts constitués principalement de carbonate de sodium. Ils provenaient probablement d'un liquide qui avait percolé jusqu'à la surface et s'était ensuite sublimé, laissant derrière lui une croûte de sel hautement réfléchissante. Mais ce qu'ils n'avaient pas encore déterminé, c'était d'où venait ce liquide. Des images du cratère Occator, vues en fausses couleurs, ont été reconstituées pour créer cette vue animée Crédits: NASA / JPL-Caltech / UCLA / MPS / DLR / IDA En analysant les données recueillies vers la fin de la mission, les scientifiques ont conclu que le liquide provenait d'un réservoir profond de saumure ou d'eau enrichie en sel. En étudiant la gravité de Cérès, les scientifiques en ont appris davantage sur la structure interne de la planète naine et ont pu déterminer que ce réservoir de saumure mesurerait environ 40 kilomètres de profondeur sur des centaines de kilomètres de large. Cérès ne bénéficie pas du chauffage interne généré par les interactions gravitationnelles avec une grande planète (effets de marées), comme c'est le cas pour certaines des lunes glacées du système solaire externe. Mais la nouvelle recherche, qui se concentre sur le cratère Occator de Ceres qui abrite les zones lumineuses les plus étendues confirme que Cérès est un monde riche en eau comme ces autres corps glacés. Cette image en mosaïque utilise de fausses couleurs pour mettre en évidence la saumure récemment exposée qui sont issus d'un réservoir profond sous la croûte de Cérès. Dans cette vue d'une région du cratère Occator, ils apparaissent rougeâtres. Crédits: NASA / JPL-Caltech / UCLA / MPS / DLR / IDA Les résultats, qui révèlent également l'étendue de l'activité géologique dans le cratère Occator, apparaissent dans une collection spéciale d'articles publiés par Nature Astronomy, Nature Geoscience et Nature Communications du 10 août. "Dawn a accompli bien plus que ce que nous espérions en se lançant dans son extraordinaire expédition extraterrestre", a déclaré le directeur de mission Marc Rayman du Jet Propulsion Laboratory. "Ces nouvelles découvertes passionnantes de la fin de sa longue et productive mission sont un merveilleux hommage à ce remarquable explorateur interplanétaire." Cette vue de l'étage sud-est du grand cratère Occator sur la planète naine Ceres, dans la principale ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, est basée sur des images obtenues lors de la deuxième mission prolongée du vaisseau spatial Dawn de la NASA en 2018. Le bord sud au loin s'élève 3,5 kilomètres au-dessus du sol. Ces images ont été obtenues à des altitudes comprises entre 35 et 50 kilomètres. Occator Crater mesure 92 kilomètres de diamètre. Des fosses et des monticules lumineux au premier plan ont été formés par un liquide salé libéré lors du gel d'un sol riche en eau, à la suite de l'impact de formation de cratère, il y a environ 20 millions d'années. Ces fonctionnalités font quelques kilomètres de large. Cette zone représentée ici mesure environ 10 kilomètres de large au premier plan et environ 20 kilomètres en arrière-plan. Cette image a été réalisée par Paul Schenk au Lunar and Planetary Institute de Houston. Bien avant que Dawn n'arrive à Cérès en 2015, les scientifiques avaient remarqué des régions lumineuses diffuses avec des télescopes, mais leur nature était inconnue. De son orbite proche, Dawn a capturé des images de deux zones distinctes et hautement réfléchissantes dans le cratère Occator, qui ont ensuite été nommées Cerealia Facula et Vinalia Faculae. ("Faculae" signifie les zones claires.) Les scientifiques savaient que les micrométéorites bombardaient fréquemment la surface de Cérès, la rendant rugueuse et laissant des débris. Au fil du temps, ce genre d'action devait assombrir ces zones claires. Leur luminosité indique donc qu'elles sont probablement jeunes. Essayer de comprendre la source de ces caractéristiques et comment le matériel pouvait être si jeune était l'un des principaux objectifs de la dernière mission prolongée de Dawn, de 2017 à 2018. La recherche a non seulement confirmé que les régions brillantes sont jeunes - certaines ont moins de 2 millions d'années, il a été également constaté que l'activité géologique à l'origine de ces gisements pouvait se poursuivre actuellement. A la surface de Cérès, les sels contenant de l'eau se déshydratent rapidement, en quelques centaines d'années. Mais les mesures de Dawn montrent qu'ils sont encore hydratés, donc les fluides doivent avoir atteint la surface très récemment. Cela prouve à la fois la présence de liquide sous la région du cratère Occator et le transfert continu de matériel des profondeurs de Cérès jusqu' à sa surface. Les scientifiques ont découvert deux voies principales qui permettent aux liquides d'atteindre la surface. «Pour le grand gisement de Cerealia Facula, la majeure partie des sels provenait d'une zone riche en saumure, juste sous la surface, qui a été liquéfié par la chaleur de l'impact à l'origine du cratère, il y a environ 20 millions d'années», a déclaré la chercheuse principale de Dawn, Carol Raymond . "La chaleur d'impact s'est dissipée après quelques millions d'années cependant, l'impact a également créé de grandes fractures qui pourraient atteindre le réservoir profond, permettant à la saumure de continuer à percoler vers la surface. Dans notre système solaire, l'activité géologique liée aux glaces se produit principalement sur les lunes glacées, où elle est générée par les interactions gravitationnelles avec leurs planètes. Mais ce n'est pas le cas pour le mouvement des saumures à la surface de Cérès, ce qui suggère que d'autres grands corps riches en glace qui ne sont pas des lunes pourraient également être actifs. Certaines preuves de liquides récents dans le cratère Occator proviennent des dépôts brillants, mais d'autres indices proviennent d'un assortiment de collines coniques intéressantes rappelant les pingos terrestres, de petites montagnes de glace dans les régions polaires formées par des eaux souterraines pressurisées et gelées. De telles caractéristiques ont été repérées sur Mars, mais leur découverte sur Cérès marque une première pour leurs observations sur une planète naine. Géologie active, récente et inhabituelle : A plus grande échelle, les scientifiques ont pu cartographier la densité de la structure de la croûte de Cérès en fonction de la profondeur. En utilisant des mesures gravimétriques, ils ont découvert que la densité crustale de Cérès augmentait considérablement avec la profondeur, bien au-delà du simple effet de la pression. Les chercheurs ont déduit qu'au même moment où le réservoir de Cérès gèle , du sel et de la boue sont incorporés dans la partie inférieure de la croûte. Dawn est le seul vaisseau spatial à avoir été en orbite autour de deux destinations extraterrestres, Ceres et l'astéroïde géant Vesta, grâce à son système de propulsion ionique efficace. Lorsque Dawn a utilisé le dernier carburant clé, l'hydrazine, pour un système qui contrôle son orientation, elle n'a pas été en mesure de pointer vers la Terre pour les communications ni de diriger ses panneaux solaires vers le Soleil pour produire de l'énergie électrique. Parce qu'il a été découvert que Ceres avait des matières organiques à sa surface et du liquide sous la surface, les règles de protection planétaire exigeaient que Dawn soit placée sur une orbite de longue durée qui l'empêcherait d'avoir un impact sur la planète naine pendant des décennies. Commentaires personnels : Pour moi, comme pour ceux qui auront suivi attentivement le cours de cette aventure, cet article ne révèle rien de vraiment surprenant. Il aurait été par contre intéressant d'avoir accès aux papiers publiés dans les revues scientifiques citées, pour obtenir plus de détails sur les processus décrits, ici, trop sommairement. L'article aussi ne fait pas mention des panaches autour de Cérès détectés par des observations faites à partir de télescopes terrestres, mais, se focalisant sur les résultats de Dawn, cela n'est pas complètement anormal. En tout cas, une certaine part de mystère subsiste quant aux explications des mécanismes qui permettent à un corps de taille relativement modeste, de conserver un réservoir liquide si important sous sa surface, si loin du Soleil et, surtout, en l'absence d'effets de marée. Pour finir, les perspectives qu'ouvrent ces constatations sur l'étude globale des planètes naines sont assez captivantes...
  24. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Bonsoir, https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2020GL089099 L'atterrisseur géophysique, InSight, opère à la surface de Mars depuis novembre 2018. Depuis lors, les lunes martiennes Phobos et Deimos bloquent partiellement le Soleil, comme on le voit depuis le site d'atterrissage d'InSight, à plusieurs reprises. Plusieurs instruments InSight mesurent l'effet de ces transits; ceci inclut étonnamment le sismomètre et le magnétomètre. Nous concluons que la déformation et l'inclinaison induites par la température sont responsables des mesures sismiques. Le changement observé dans les mesures du magnétomètre est très probablement le résultat d'une baisse des courants des panneaux solaires. Nous n'observons pas de modulations atmosphériques avec la station météo d'InSight pendant le transit. Divers objectifs découlant de ce type d'observations : Mesurer avec précision de combien les effets de marées ralentissent la révolution dePhobos. Contraindre la rhéologie du manteau martien en fonction des données recueillies pendant les transits. Série de Tweet très instructifs du Dr Simon Stähler (Scientifique suisse collaborant sur SEIS) :
  25. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Bonsoir à tous, https://www.dlr.de/blogs/en/desktopdefault.aspx/tabid-5893/9577_read-1144/ Traduction remaniée : La taupe dans la fosse après le test Free Mole en juin. L'image, acquise sur le Sol 577, montre la taupe presque entièrement recouverte de sable. Elle montre également l'empreinte de la pelle devant la taupe, des surplombs et des strates intéressantes dans le duricrust du côté opposé. Le surplomb ne définit pas nécessairement l'épaisseur de la croûte dure mais peut indiquer une stratification dans cette dernière. Le surplomb présente des fissures régulièrement espacées qui sont étonnamment larges. La limite au-dessus de la croûte fissurée peut indiquer une couche de sable proche de la surface. Depuis Février 2019, le directeur scientifique de HP 3 instrument, Tilman Spohn, nous fournit les dernières nouvelles de la mission InSight dans le blog du DLR et explique régulièrement la situation actuelle de la sonde thermique, que nous appelons affectueusement la «taupe». Journal de bord 10 août 2020 : La taupe est «on» et de nouvelles opérations de martelages devraient être conduites incessemment. Mais revenons là où nous nous en étions précédemment. Suite au "Free Mole Test" réalisé en juin (voir l'entrée du journal de bord du 7 juillet 2020), l'équipe a décidé de lever le bras et la pelle d'InSight pour jeter un œil à la taupe dans la fosse. Certains d'entre nous s'attendaient - ou craignaient - que les actions de martelage précédentes aient entraîné une chute de sable dans la fosse. Le sable aurait pu se détacher des parois de la fosse et serait tombé dans d'éventuelles fissures et cavités plus profondes dans le duricrust. Après tout, nous ne savons toujours pas où tout le matériau (environ 300 centimètres cubes) est allé lorsque la fosse s'est formée en mars 2019. Au lieu de cela, nous avons été agréablement surpris de voir que la taupe était largement recouverte de sable (voir image ci-dessus). Seuls le capuchon arrière et quelques centimètres de coque dépassent. Il semble qu'au lieu d'être drainé, plus de sable se soit accumulé dans la fosse, probablement à cause de la croûte durcie qui a été écrasée lors des martelages. Après avoir examiné les images du Sol 577, la discussion de l'équipe s'est rapidement tournée vers les stratégies pour la prochaine phase. Certains étaient en faveur de remplir la fosse, de compacter le sable dans la fosse, puis de pousser la pelle sur la surface pour fournir une force qui serait ensuite transmise à la taupe par celui-ci. La force devrait être suffisante pour compenser le recul du mécanisme du marteau d'environ sept newtons. D'autres ont fait valoir que nous devrions d'abord essayer d'obtenir de la taupe quelques centimètres en profondeur en poussant le capuchon arrière avec la pointe de la pelle. Après une discussion intense, l'équipe a décidé de faire d'abord une poussée sur le capuchon arrière, similaire aux précédentes poussées réussies sur le capuchon menées ces derniers mois. Le seul problème est que, par rapport à la configuration précédente, la pelle ne rentre plus dans la fosse. Vous pouvez soulever la pelle et pousser avec la lame, mais cela signifie un risque plus élevé de glisser et d'endommager le câble, ou, de ne pas pouvoir empêcher la taupe de reculer vers le haut. J'ai déjà mentionné que le placement de la pelle est risqué et doit être fait avec une précision millimétrique. Avec la lame abaissée, c'est encore plus délicat qu'avant. À ce stade, pour choisir une des deux options, il nous manquait des informations importantes. Les deux choses étaient incertaines : avec quelle efficacité pourrions-nous gratter le sable dans la fosse et comment pourrions-nous pousser en toute sécurité sur la taupe sans causer de dommages potentiellement irréparables ? Nous avons décidé de faire d'abord un test de grattage pour nous donner plus de temps et pour voir comment la pelle pourrait s'intégrer dans la fosse, à l'aide de modèles informatiques. J'avais estimé que la première éraflure de 12 centimètres de longueur remplirait le fond de la fosse mais laisserait la taupe hors du sable. D'ailleurs, c'était la condition pour que certains acceptent le "test" assez controversé. Comme on peut le voir sur l'image du Sol 600 ci-dessous, cette estimation n'était pas tout à fait correcte. Le grattage a été un succès complet ! Le grattage a été beaucoup plus efficace que prévu et le sable a rempli presque complètement la fosse. La taupe est maintenant recouverte, mais il n'y a qu'une fine couche de sable sur le capuchon arrière. La plupart des erreurs de calcul étaient dues au fait que la pelle s'enfonçait beaucoup plus profondément dans le sol que prévu. En conséquence, presque deux fois plus de matériel a été introduit. De plus, la taupe est un peu plus profonde dans le sol qu'initialement déduite des images stéréo. Image: NASA/JPL-Caltech Image acquired on Sol 600: The pit after scraping with a swath length of 12 centimetres. It can be clearly seen that the pit is so filled up that the Mole is covered. Ce raclage avait également eu pour effet de niveler partiellement les différences de hauteur au bord de la fosse - facilitant ainsi la mise en place de la pelle. Forts de ces constatations et avec le soutien de la direction du projet, nous avons décidé d'enfoncer un peu plus la taupe dans le sol à l'aide de la pelle. Pour ce faire, cependant, nous n'appuyons pas avec la lame, mais avec la pelle à un angle de 20 à 30 degrés par rapport à la surface. Il s'agit tout d'abord d'une opération un peu plus simple, plus prévisible et moins longue par rapport à une séquence de mouvements de grattage, éventuellement combiné avec des mouvements de la pelle pour remplir la fosse. Je pense qu'au plus tard, après avoir rempli la fosse, nous devrions être en mesure de contrer le recul avec une force suffisante et la taupe, espérons-le, "creusera '' plus profondément dans le sol martien de façon autonome. Gardez les doigts croisés ! (Geste de superstition complètement inutile ) Des valeurs thermiques prometteuses : À titre indicatif, je note qu'une mesure récente de la conductance thermique de la taupe montre des valeurs accrues par rapport aux mesures antérieures dans le régolithe. Cela suggère que le contact thermique et mécanique s'est amélioré. Nous nous sentons donc optimistes ! À propos d'InSight : Le 5 mai 2018 a vu le lancement de la mission InSight de la NASA, dans laquelle un atterrisseur effectuera des mesures géophysiques directement à la surface de Mars pour explorer la structure interne et l'équilibre thermique de la planète. Le DLR a contribué à cette mission sous la forme de l' instrument Heat Flow and Physical Properties Package ( HP 3 ). Le 26 novembre 2018, InSight a atterri au nord de l'équateur, dans la plaine de l'Elysée Planitia. Pour la première fois depuis la mission astronaute Apollo 17 en 1972, des mesures de flux de chaleur seront effectuées sur un autre corps céleste à l'aide d'un mécanisme de forage. L'objectif principal de l'expérience est de pouvoir déterminer l'état thermique de l'intérieur de Mars à l'aide de mesures de flux de chaleur prises sous la surface. Des modèles de formation, de composition chimique et de structure interne de Mars peuvent être vérifiés et affinés sur la base de ces données. Les mesures sur Mars peuvent également être utilisées pour tirer des conclusions sur le développement précoce de la Terre. La profondeur atteinte par le HP 3 Mole peut être suivie dans la salle de contrôle virtuelle ! https://www.musc.dlr.de/hp3/