Huitzilopochtli

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Everything posted by Huitzilopochtli

  1. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Du compte Twitter de la DLR : Bonne nouvelle de Mars à propos de la mission Insight : En réessayant notre nouvelle technique (Pinning), la Taupe a pu progresser en profondeur dans le sol d'environ 3 cm. Cela nous conforte dans la théorie que nous avions émise, qu'elle n'était pas bloquée par une pierre, mais que nous n’avions simplement pas assez de friction dans le sol martien.
  2. Là encore c'est très vrai. Et justement, cela allait dans le sens de lancements moins énergivores.
  3. Bien vrai ! Encore que se soit plus lourd à mettre en orbite. Et puis ça fait partie de la charge utile.
  4. ce coup ci ça se précise...

    Quant à donner des âges à ces importantes étapes de l'évolution, autant livrer ceux connus en l'état actuel des sciences. J'ouvre donc une petite parenthèse qui me donnera l'occasion de passer pour quelqu'un de culturé. Le plus ancien fossile connu du genre Homo remonte à 2,8 Ma. C'est la partie gauche de mandibule d'un homininé adulte, avec 3 molaires et 2 prémolaires toujours en place. Même si le menton fuyant demeure un caractère plus archaïque, tendant vers les Australopithèques, ses dents et les proportions de la mâchoire l'attachent indubitablement au genre Homo. Si par contre on voulait remonter aux premiers représentants des Hominines (Groupant Australopithèques, Paranthropes et Humains) il nous faudrait aller environ à -7 Ma (Date approximative où notre branche évolutive se sépare de celle des chimpanzés). Pour les outils, c'est fondamentalement encore plus compliqué. D'abord, les outils ne sont pas le propre de l'Homme et, de plus, il existe plusieurs types d'outils. Les outils dits "primaires", sont des objets trouvés dans la nature (Pierres, brindilles, branches, coquillages etc) et qui seront utilisés tels quels, sans modifications. Ce sont généralement les outils utilisés par nombres d'animaux, mais, par exemple, quand un chimpanzé effeuille une brindille pour aller farfouiller termitière ou fourmilière, on peut déjà considérer qu'il s'agit d'un outil de type secondaire. Les outils primaires, sans que l'on en ait la preuve absolue, furent certainement les premiers à être utilisés par nos plus lointains "parents", comme Toumaï , Orrorin, ou leurs proches descendants. Les plus anciens outils, lithiques et secondaires, que nous connaissons sont attribués, non pas à l'Homme, mais assez probablement à Kenyanthropus platyops ou à Australopithecus afarensis. Ils ont été découvert près du lac Turkana (Kenya) et dateraient de -3,3 Ma, soit 500 000 ans avant ceux que nous déterminons paléontologiquement comme les premiers Hommes. Mais cédons la place à Extra terrestratus bobiensis qui emploie des outils autrement plus perfectionnés que nous... pauvres primates en voie de disparition.
  5. https://spaceflightnow.com/2019/10/11/alexei-leonov-worlds-first-spacewalker-dies/ Traduction de l'article : Le légendaire cosmonaute Alexei Leonov, premier humain à marcher dans l'espace, et, plus tard, commandant du vaisseau spatial russe Soyouz amarré à une capsule Apollo de la NASA , symbole du dégel historique après la guerre froide, est décédé d'une longue maladie, a confirmé vendredi l’agence spatiale russe. Il avait 85 ans. Artiste amateur accompli et personnage respecté dans la communauté spatiale internationale, Leonov est resté ami avec ses coéquipiers du projet Apollo-Soyouz, demeurant une source d'inspiration pour une jeune génération de cosmonautes qui ont emporté sa photo lors d'une sortie dans l'espace au mois de mai. "Leonov était certainement le cosmonaute des cosmonautes, il était grand d'esprit, de corps et de coeur", a déclaré James Oberg, un expert du programme spatial russe, dans une interview accordée à la radio CBS. "C'était un dur à cuire, capable de gérer des problèmes, comme lorsqu'il a frôlé la mort lors de sa première sortie dans l'espace. Mais c'était surtout un être humain admirable." L'astronaute à la retraite Scott Kelly a déclaré sur Twitter : Le cosmonaute Alexei Leonov est décédé aujourd'hui à Moscou. Il fut non seulement le premier à marcher dans l'espace, mais aussi un artiste accompli. Le plus significatif, cependant, c'était un grand homme. Bon vent mon ami. La nouvelle du décès de Leonov a été annoncée alors que deux astronautes de la Station spatiale commençaient une sortie dans l’espace de 6 heures et demie, pour remplacer les piles du système d’énergie solaire du laboratoire, la 220e sortie consacrée au montage et à la maintenance de la station depuis le début des travaux en 1998. "Voici un hommage à un grand homme dont la gentillesse et le leadership ont influencé de nombreux explorateurs", a tweeté l'astronaute Jack Fischer. "Le jour où deux astronautes perpétuent la tradition des sorties dans l'espace, qu'il avait initié, son héritage est vivant." Du Moonwalker Buzz Aldrin : "Ambassadeur des cosmonautes dans le monde, cela a été un grand plaisir d'être son ami. Il avait été pressenti pour aller sur la Lune, mais nous l'avons fait avant eux. … Au revoir et bon voyage Alexei." C'était aussi un ami proche du cosmonaute Youri Gagarine, le premier homme dans l'espace. Leonov a fait équipe avec Pavel Belyayev à bord du vaisseau Voskhod 2, ils étaient mis en orbite le 18 mars 1965. Il s'agissait du septième vol spatial piloté lancé par l'Union soviétique. Le vol eut lieu dans les débuts chaotiques de la course à l'espace, pendant la guerre froide, lorsque l'Union soviétique affichait une liste impressionnante de "premières", tout en effectuant des vols dans le plus grand secret. Sachant que la NASA planifiait des sorties spatiales dans son programme Gemini, la Russie a de nouveau devancé l’agence spatiale américaine avec la mission Voskhod 2. Utilisant un sas sur le côté de la sonde Voskhod, Leonov est sorti à l'extérieur de sa capsule pour effectuer une sortie dans l'espace de 12 minutes. Une vidéo et des photos publiées après coup montraient le cosmonaute flottant sur fond de Terre, les bras écartés comme un parachutiste. "L'impression la plus vive de ma vie tient au fait que, non seulement j'étais dans une combinaison spatiale, mais que je me suis retrouvée entourée d'étoiles", a-t-il déclaré à un intervieweur de la NASA à l'occasion du 50e anniversaire de sa sortie historique. "Les étoiles étaient à droite et la Terre à gauche, et il y avait un silence écrasant et incroyable." "La possibilité de voir la Terre entière comme un globe terrestre était extrêmement attrayante et je pouvais facilement reconnaître la mer Noire, la Crimée, la Roumanie, la Bulgarie et l’Italie. … Et tout cela s'est passé en quelques minutes, voire quelques secondes ", a-t-il déclaré. "Mais l’impression la plus durable a trait au silence." "J'entends encore comme mon cœur battait la chamade", se souvient-il, s'exprimant par l'intermédiaire d'un traducteur, "je pouvais m'entendre respirer". Il ajouta que l'écrivain britannique Arthur C. Clarke et le réalisateur Stanley Kubrick travaillaient sur le film "2001 l'odyssée de l'espace", et qu'ils avaient inclus cette impression dans la bande originale du film. "Les étoiles étaient très brillantes", déclarait Leonov. "Elles étaient partout. Elles étaient en haut, elles étaient en dessous. Sur Terre, on ne voit les étoiles que dans le ciel. Dans l'espace, elles sont partout. En raison de la rigidité de sa combinaison spatiale pressurisée, Leonov s'est heurté à de gros problèmes pour rentrer à l'intérieur de la sonde Voskhod. "Après plusieurs tentatives infructueuses pour plier les jambes dans le sas, il a dû réduire dangereusement la pression de sa combinaison… pour réduire l'effet ballon", écrit Dennis Newkirk dans "Almanach du vol spatial habité soviétique". "Il a constaté qu’il ne pouvait toujours pas se courber suffisamment pour rentrer les pieds en avant dans le sas. Il a réussi à se retourner dans le sas flexible pour atteindre la trappe extérieure et la fermer. … Leonov a dit plus tard qu'il était au bord de l'évanouissement et couvert de sueur. Il avait perdu 12 livres de poids ce jour-là. S'adressant à l'intervieweur de la NASA 50 ans bien après, Leonov a déclaré: "Je ne sais vraiment pas comment j'ai réussi à me retourner. J'avais de la fièvre, je transpirais, je ne pouvais pas voir grand-chose à cause de la sueur. " Oberg a déclaré que Leonov "avait toujours regretté et s'était excusé ces dernières années pour avoir lu des déclarations écrites dans lesquelles il expliquait à la presse à quel point c'était facile et comme leur formation était parfaite, alors qu'en fait, il reconnaissait que c'était exactement le contraire. Il avait failli mourir. Leonov et Belyayev sont revenus sur Terre le 19 mars 1965, après avoir atterri à près de 240 milles du site prévu, après que leur module de descente Soyouz ne se soit pas séparé correctement de l'étage supérieur. Comparé aux atterrissages précis que la navette spatiale Soyouz effectue aujourd'hui en revenant de la Station spatiale internationale, l'atterrissage de Leonov fût une véritable aventure. "L’antenne de la balise radio de la capsule s’est cassée en atterrissant au milieu des arbres, ce qui a compliqué la tâche des forces de secours pour les localiser", écrit Newkirk. "Puisqu'il n'y avait pas de clairière à proximité pour permettre aux hélicoptères d'atterrir, ce fût le lendemain seulement que les secours atteignirent la capsule. "Les cosmonautes furent contraints de retourner dans la capsule après avoir rencontré des loups dans la forêt, cette nuit-là, et ont dû garder la trappe fermée… tout en essayant de se reposer dans leurs combinaisons très inconfortables. Le lendemain, après avoir skié vers des hélicoptères de récupération, ils ont été transportés par avion à destination de Star City. Le deuxième vol spatial de Leonov eut lieu en juillet 1975 lorsque lui et le cosmonaute Valeri Kubasov ont décollé du cosmodrome de Baïkonour, puis se sont placés en orbite pendant que la capsule de la NASA Apollo transportait les astronautes Tom Stafford, Vance Brand et l'astronaute Deke Slayton pour un rendez-vous historique. La mission découlait d'un traité signé par les États-Unis et l'Union soviétique en 1972. Elle est devenue l'un des moments forts de la détente, lorsque les relations entre les États-Unis et l'Union soviétique pendant la guerre froide, après trois décennies de risques de guerre nucléaire, se normalisa. Après leur rapprochement dans l'espace, Leonov accueillit Stafford avec une poignée de main, en souriant largement. Il sera promu général après le vol et occupera divers postes dans le programme spatial russe. Il restera un observateur actif et un visage familier lors des lancements de Soyouz, bien après sa retraite de son rôle actif. Stafford et lui sont restés des amis pour la vie. "Il était absolument ouvert et honnête", a déclaré Oberg. "Il n'a pas réfléchi à l'effet ou à la convenance de ce qu'il disait. Il avait ses opinions, elles étaient très bien ancrées. … Mais il était aussi véritablement compatissant et généreux envers son entourage. Donc, en tant qu'être humain, le premier à marcher parmi les étoiles était une merveilleuse personne et le premier (communiste) à serrer la main dans l'espace à un Américain."
  6. Fallait quand même être gonflé !
  7. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Propos traduit : La pression sur la taupe avec le godet du bras robotique semble l'aider dans sa progression. L' utilisation du bras de façon créative fait le travail. Mon équipe étudie les résultats initiaux des tests de martelage...
  8. Preview : "_ Après mures réflexions, j'ai décidé de refuser l'honneur qui m'était fait et, dès demain, je partirai pour un ashram au Tibet afin d' explorer les frontières ultimes, au-delà de ce que l'on peut voir avec nos modestes instruments ".
  9. Oui, Bon, on lui a pas tordu le bras pour qu'il l'accepte.
  10. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Salut Christ' H, Pour l'instant nous ignorons si la séquence complète de martelage a été exécutée. A priori, j'en douterais, car ils doivent procéder avec grande précaution, et, peut-être, repositionner le scoop à bonne hauteur en fonction de la progression de la taupe vers le bas, sous peine d'abimer l'attache de la longe au pénétrateur. Apparemment, sur cette animation, le "pinning" aurait bien l'effet escompté : Attendons encore un peu avant de crier victoire...
  11. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Image du "Pinning with the scoop" :
  12. 20 nouvelles lunes pour Saturne !

    Je me suis largement aidé de Wikipédia. Et j'ai déjà commencé à réviser ma liste ...
  13. 20 nouvelles lunes pour Saturne !

    Puisqu'on en est à faire des propositions... De la mythologie scandinave, les noms de géants : Ymir (Géant hermaphrodite, père des géants des glaces) Pas bon, déjà attribué Fafner Fasolt Hrungir Thjazi Skadi (Géante, divinité de la chasse à l'arc) Nul, lune de Saturne mais orthographiée Skathi Skrymir Thrym (Roi des géants qui vola le marteau de Thor) Mauvaise idée, déjà donné Surt (Géant du feu dévastateur) Zéro, Celle-là aussi, orthographiée Suttungr De la mythologie grecques, Titans et cyclopes : Titans (dont je ne connais pas le nom associé à un corps celeste (?..): Coeos Crios Océan Cyclopes ouraniens (Ils ont fabriqué les armes des Dieux, foudre de Zeus, trident de Poseïdon, flèches d'Artémis) : Brontès Stéropès Argès Cyclopes forgerons : Acamas Pyracmon Adnanos Cyclopes pasteurs : Polyphème (Cyclope à l'oeil crevé par Ulysse dans l'Odyssée) Télémos Et de vingt. Il est bien possible aussi que l'UAI ait déjà attribué un ou plusieurs de ces noms à un petit corps... Si Bob lâchait un instant les OVNI et les momies trafiquées, il pourrait sans doute corriger si besoin en était...
  14. 20 nouvelles lunes pour Saturne !

    Recalé ! Pas mythologique !
  15. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Bonjour, Inscription au journal de bord (Tilmann Spohn - DLR) du 7 octobre 2019 En août, j’avais signalé que la mission entrait dans une pause provoquée par la jonction solaire jusqu’ au 10 septembre et que nous allions reprendre la tâche de remettre la taupe en route. J'avais également signalé que l'équipe envisageait d'épingler (appuyer sur) la taupe avec le scoop plutôt que de passer plus de temps à essayer de faire s'effondrer la fosse. Du moins, c’était ma proposition et, après concertation des équipes, il a été décidé de le faire. Mais pendant que nous travaillions à la mise en oeuvre du "pinning", comme on l’appelle désormais, nous avons dû résoudre un autre problème qui s’était produit dans notre boîtier électronique (BEE) et qui avait conduit l’équipe à éteindre l’expérience pour des raisons de sécurité. Le problème était que nous avions eu quelques lectures étranges dans les données sur la liaison descendante, avant la conjonction, ce qui donnait à penser que certaines des données stockées dans la mémoire du BEE avaient été écrasées. Il a rapidement été reconnu que la cause la plus probable était ce que les experts appellent un "retournement instantané". Ce retournement peut se produire lorsque des particules de rayons cosmiques frappent la mémoire de masse. Ce n'est pas inhabituel sur Mars, où les particules cosmiques traversent la mince atmosphère, plus qu'elles ne le peuvent sur Terre. Pour éviter cela, les concepteurs de boîtiers électroniques prévoient généralement trois fois les systèmes critiques en parallèle, de sorte que si l'un d'entre eux est affecté par un retournement de bit, l'ordinateur peut utiliser le résultat des deux systèmes non affectés. Ainsi, la plupart des problèmes de retournement de bits peuvent être évités. Malheureusement, ce mécanisme de protection n’est pas parfaitement mis en œuvre sur notre BEE, car nous manquions de mémoire de masse. L'anomalie a été résolue en redémarrant le BEE. Mais pour en être certain, la conception et le code du programme ont été revus avec soin afin d’être encore plus sûrs qu’un petit retournement ne pourrait pas causer de tort, par exemple en provoquant des commandes erronées. L'image (voir le lien) montre le scoop ayant déjà touché la taupe, ce qui est confirmé par une légère augmentation de l'inclinaison enregistrée par l'inclinomètre à taupe, STATIL. Le fait que cette valeur soit faible suggère que la taupe est solidement ancrée dans le sol. Cela est considéré comme une bonne nouvelle car cela indique qu'une partie de la taupe est bien en contact avec le sol et connaîtra des frictions. Jeudi dernier, nous avons commandé un positionnement plus précis dans le sens vertical, la pelle glissant le long de la taupe d’environ deux centimètres. Si tout se passe bien, et après un autre point décisionnel GO / NoGO, nous ferons le prochain martèlement (le premier depuis le diagnostic du 26 mars). Et cette fois, ce ne sera pas que pour un diagnostic ! Le nombre de coups de marteau commandés a été limité à 20. Le problème est que la taupe "épinglée" pourrait avancer assez rapidement et entrer de cinq centimètres du sol en quelques coups de marteau. Cela risquerait d’endommager le cordon de mesure sortant du sommet de la taupe. Au DLR, nous avons utilisé les données de performance de la taupe obtenues en laboratoire pour déterminer que, dans le meilleur (ou le pire) des cas, il faudrait huit coups à la taupe pour obtenir quatre centimètres. Comme on pensait que cela était trop conservateur et que l’on craignait que la taupe ne fasse aucun progrès notable, l’équipe a donc opté pour 20 coups. (J'avoue ne pas bien comprendre ces explications mais probablement que ma traduction n'y aide guère ) L'important à retenir est qu'une tentative, sur la base d'une nouvelle approche, doit être tentée aujourd'hui même...
  16. 20 nouvelles lunes pour Saturne !

    ... à trois exceptions près pour le sens rétrograde , et seulement deux aussi pour le plan et pour la distance.
  17. 20 nouvelles lunes pour Saturne !

    Euh ... , dans un même plan, rétrogrades, et à distances vaguement similaires de Saturne ?...
  18. 20 nouvelles lunes pour Saturne !

    Bonsoir Alain, En respectant les règles édictées par l'UAI ? Les satellites de Saturne doivent recevoir le nom de frères ou sœurs de Cronos, ou bien de titans grécoromains. Cette règle a désormais été assouplie pour faire face aux nombreuses nouvelles découvertes, et les propositions peuvent désormais concerner les noms de géants mythologiques d'autres cultures. Bon courage. (Toute façon, ça compte pour du beurre)
  19. Missions vers les Centaures

    La NASA envisagerait deux missions à destinations de centaures. Par Mike Wall il y a 4 jours Science & Astronomie. https://www.space.com/nasa-centaur-missions-centaurus-chimera.html Centaurus et Chimera ont tous deux pour objectif d'étudier de près les Centaures. Traduction : Les Centaures pourraient bientôt connaître leurs premières missions rapprochées. Ces objets ainsi nommés parce qu’ils sont d’un type hybride, affichant les caractéristiques des astéroïdes et des comètes, ont longtemps intrigué les astronomes. Une partie de l’intérêt se résume au fait que l'on en sait très peu sur les Centaures, car aucun vaisseau spatial n’en a jamais visité. Mais cela risque de ne plus être vrai. La NASA évalue le lancement potentiel de deux missions Centaur qui seraient lancées au milieu des années 2020 via le programme Discovery, qui développe des missions d'exploration robotique à faible coût. (Le terme "faible coût" est relatif. Les missions Discovery sont d'un coût n'excédant pas 500 millions de dollars, sans compter le lanceur et le coût opérationnel de la mission.) " Les centaures deviennent un objectif ", a déclaré Alan Stern, du Southwest Research Institute (SwRI) à Boulder, Colorado. "Le fait qu'il y ait des missions Centaur en concurrence est, à mon sens, un changement radical." Stern, l'investigateur principal de la mission New Horizons, dirige Centaurus, l'un des nouveaux candidats du programme Discovery. Chimera, l’autre concept Centaur, est dirigé par Walt Harris du laboratoire lunaire et planétaire de l’Université d’Arizona. Les centaures peuplent le royaume des planètes géantes, dans le voisinage de Jupiter et de Saturne, et si ils sont probablement nés là aussi, ils ont passé la grande partie de leur existence dans la ceinture de Kuiper, l’anneau de corps glacés au-delà de Neptune. Les scientifiques pensent qu’une série d'attractions gravitationnelles les a envoyé dans la ceinture de Kuiper il ya bien longtemps, et qu’un autre évènement de ce type les a rapproché du soleil beaucoup plus récemment, il y a probablement quelques millions d’années seulement. Les orbites des Centaures étant instables de manière dynamique, ces corps ne peuvent avoir été dans leur position actuelle pendant très longtemps. En effet, un Centaure est probablement un état de transition de courte durée entre un objet de la ceinture de Kuiper (KBO) et une comète de la famille de Jupiter (JFC) comme le pense la plupart des astronomes. "Nous pouvons considérer les Centaures comme des émissaires de la ceinture de Kuiper", a déclaré Stern à Space.com. Les missions vers les Centaures sont donc des raccourcis vers cette région, a-t-il ajouté: "Ce sont des moyens d'explorer la ceinture de Kuiper à une distance beaucoup plus proche". Explorer la ceinture de Kuiper est une priorité pour les chercheurs qui tentent de comprendre comment le système solaire s'est formé et a évolué. Les objets situés dans ces profondeurs sombres et glaciales ont été peu altérés par le chauffage solaire et préservent donc les matériaux primitifs à l'origine de la formation du système solaire. "Ce sont de merveilleux fossiles ", a déclaré Stern. Nous avons déjà eu nos premières observations de près sur des KBO, grâce à New Horizons. Le vaisseau spatial a survolé le plus célèbre résident de cette région, la planète naine Pluton, en juillet 2015, et a croisé MU69 2014, objet beaucoup plus petit (connue sous le nom d' Ultima Thule ), le 1er janvier de cette année, au cours de sa prolongation de mission. Ces deux survols, les seules rencontres de KBO à ce jour, ont ouvert les yeux des scientifiques sur la diversité et la complexité de ce vaste domaine. Par exemple, New Horizons a découvert d’imposantes montagnes de glace d'eau et de vastes plaines de glace d'azote sur Pluton. Et la sonde a découvert que l'Ultima Thule, large de 32 km (32 km), était composée de deux lobes, dont l'un ressemblait étrangement à une crêpe. La mission Centaurus s’appuierait sur le travail d’enquête que New Horizons a commencé. Soit dit en passant, New Horizons dispose de suffisamment de carburant pour survoler un autre KBO (à grande distance) si la NASA approuve une prolongation de mission supplémentaire. Centaurus passerait devant Schwassmann-Wachmann-1 (SW1) et Chiron (225 km), et approcherait également des Centaures supplémentaires. (L’équipe n’est pas prête à partager le nombre de rencontres prévues à ce stade, a déclaré Stern.) La mission alimentée à l'énergie solaire fournirait donc un aperçu des KBO de classes et de tailles jusqu'alors inexplorés, plus grands qu'Ultima Thule, mais plus petits que Pluton. SW1 et Chiron sont tous deux fascinants, nous dit Alan Stern. Par exemple, SW1 est incroyablement actif, présente de fortes activités ressemblant à celles des comètes environ sept fois par an en moyenne. On ne sait pas exactement ce qui provoque ces explosions. Elles sont beaucoup trop fréquentes pour être causées par le chauffage associé aux rapprochements solaires. (SW1 chemine plus de 14 années terrestres pour effectuer un tour complet du soleil.) "Les attributs de Chiron sont encore plus impressionnants. Il s'agit du deuxième plus grand Centaure, environ 2 000 fois plus volumineux (et probablement aussi beaucoup plus massif) que MU69, et il montre également fréquemment une coma", explique Kelsi Singer, l'enquêteur principal adjoint pour Centaurus. Stern et son équipe ont décrit ces projets dans une affiche qu'ils ont présentée à Genève ce mois-ci, lors de la réunion commune EPSC-DPS 2019, organisée par le Congrès européen des sciences planétaires et la division des sciences planétaires de l'American Astronomical Society. "De plus, les occultations stellaires ont montré que Chiron héberge également des anneaux en orbite ou des structures de poussière ", ont-ils ajouté. "Aucune mission n'a encore exploré ces phénomènes déroutants autour de ces corps." La NASA a réservé deux fenêtres de lancement aux candidats Discovery pris en compte pour les séquences 2025-2026 ou 2028-2029. Centaurus pourrait être lancé dans l’une ou l’autre de ces fenêtres, a déclaré Stern. Le premier survol de la mission aurait lieu du début jusqu'au milieu des années 2030, et les rencontres se poursuivraient jusque dans les années 2040. "Nous allons en survoler", a déclaré Stern. "Cette mission est un cadeau qui durerait." Le temps est essentiel pour le concept de la mission Centaurus, a-t-il ajouté. L’équipe vise à survoler Chiron lorsque le Centaure est au périhélie, à son approche au plus près du soleil. Pour réussir cela et atteindre SW1 (ainsi que d’autres Centaures), il faut un lancement entre 2026 et 2029, ou attendre encore un demi-siècle pour la prochaine fenêtre favorable, déclare Stern. Chimera adopterait une approche différente en se concentrant uniquement sur SW1. La sonde à énergie solaire se lancerait dans la fenêtre 2025-2026, arriverait à SW1 en 2038 et étudierait cet objet curieux en orbite pendant au moins deux ans. Chimera serait donc témoin de plusieurs explosions de près. La collecte de données serait sans précédent, a déclaré Harris. Les astronomes n'ont jamais eu de siège près du ring pour une explosion cométaire à grande échelle et ils ne savent pas vraiment ce qui provoque une activité aussi dramatique. En ce qui concerne l'obtention de telles informations, une mission orbitale autour de SW1 est "la seule occasion de le faire dans le système solaire autant que nous le sachions", a déclaré Harris à Space.com, citant l'activité régulière de ce Centaure. Et, comme pour Centaurus, il est impératif de lancer Chimera dans la prochaine fenêtre, a-t-il ajouté. "La trajectoire orbitale que nous avons calculé pour atteindre cet objet se présente une ou deux fois par siècle", a déclaré Harris. "Si nous ne réussissons pas cette fois-ci, il faudra encore 50 ans avant que nous puissions y retourner avec ce genre de mission." De plus, rien ne garantit que SW1 sera toujours aussi actif dans 50 ans. En 1974, Jupiter a propulsé l'objet dans une orbite presque circulaire , a déclaré Harris, et SW1 rencontrera à nouveau la géante gazeuse au moment où Chimera doit arriver. Par conséquent, le Centaure pourrait bientôt être poussé sur un chemin plus elliptique comportant des explosions moins spectaculaires. Il est fort possible, dans le temps, que Jupiter perturbe assez l'orbite de SW1 pour la projeter dans le voisinage terrestre. SW1 n'est probablement pas encore passé dans le système solaire interne, a-t-il ajouté. Il y a fort à parier que cela n'a pas été le cas pendant l'histoire humaine enregistrée, car l'arrivée d'une comète aussi grosse et lumineuse toutes les demi-douzaines d'années aurait certainement mérité d'être mentionnée dans les archives historiques. SW1, en tant que JFC, qui passerait parfois très proches de la Terre "serait la comète la plus spectaculaire jamais vue", a déclaré Harris. "Je pense qu'il y aurait des religions basées sur cela." Comment choisir ? Stern et Harris ont tous deux souligné la nécessité de créer une mission Centaur, citant le travail de pionnier de New Horizons comme facteur clé. Mais un tel intérêt est antérieur aux rencontres épiques de NH. Après tout, le Planetary Science Decadal Survey de 2003 a désigné les Centaures comme des cibles d’exploration prometteuses, distinction qui a été réitérée dans l’édition de 2013. (Le National Research Council des États-Unis publie une enquête décennale sur la science planétaire afin de définir les priorités d'exploration de la NASA.) Stern et Harris ont également fait l'éloge des concepts de leurs missions respectives, chaque chercheur affirmant que Centaurus et Chimera apporteraient des informations précieuses sur la formation et l'évolution de notre système solaire. La NASA n'aura peut-être pas à choisir entre les deux concepts, l'agence pourrait choisir deux missions au cours du cycle Discovery en cours, une pour chaque fenêtre de lancement. "Je pense qu'ils devraient faire les deux", a déclaré Harris. Nous en saurons plus relativement bientôt. Les finalistes pour les créneaux de lancement seront annoncés en janvier 2020 , ont déclaré des responsables de la NASA.
  20. Missions vers les Centaures

    Envisageable. Nouvelle relayée par A. Stern.
  21. Missions vers les Centaures

    En attendant une éventuelle réponse ... Récente fragmentation possible de la comète 29P/Schwassmann-Wachmann 1 http://www.astronomerstelegram.org/?read=13164 Nous rapportons la découverte d'un fragment apparent ou d'un essaim de fragments proche de la comète 29P/Schwassmann-Wachmann 1, sur des images prises avec le télescope Schmidt de 48 pouces Samuel Oschin dans le cadre des observations Zwicky Transient Facility (ZTF) et le 31-inch Telescope robotique du Lowell Observatory. Les observations entre le 1er et le 3 octobre montrent systématiquement une extension à l'est de la comète. Les images précédentes, prises le 25 septembre 2019 et avant, présentent une coma interne plus compacte et symétrique. Nous avons combiné les images ZTF prises entre le 23 et le 25 septembre 2019, réduit et soustrait le résultat des images d'octobre, pour examiner plus en détail cette caractéristique. Le centre de la fonction est situé de 7 à 9 secondes du noyau avec un angle de positionnement de 70 degrés. Le 2 octobre son rayon était de 5 arcsec centré et englobait la majeure partie de la caractéristique avec une magnitude apparente dans la bande r, de 18,4 ± 0,1 , comparé à 16,04 ± 0,04 mag pour 29P elle-même. La fonctionnalité ne semble pas avoir de condensation centrale distincte. Nous suggérons qu'il puisse s'agir d'un essaim de mini-comètes, similaires à celles observées pour la comète 73P. Le mouvement de la fonction est inférieur à 2 arcsec du 1er au 3 octobre, mais nous reconnaissons que cette interprétation est subjective et repose sur des images traitées. La ZTF a observé 29P plusieurs fois, souvent quotidiennement, depuis l'explosion rapportée du 12 septembre 2019. Cependant, il y a des écarts importants du 14 au 17 septembre 2019 et du 26 au 30 septembre 2019. La photométrie tout au long de cette période par d'autres observateurs pourrait aider à déterminer l'origine des fragments apparents, et comprendre s'ils ont été éjectés récemment ou lors d'une explosion antérieure.
  22. ce coup ci ça se précise...

    La véritable nature de cette formidable fumisterie, argumentée, détaillée et sourcée : https://irna.fr/Alien-Project-les-faits.html https://irna.fr/Le-Congressiste-et-les-momies-de-Nazca-Quand-la-pseudoscience-depasse-les-films.html
  23. ce coup ci ça se précise...

    Mon très cher Bobby, Même si parfois je me laisse un peu aller, soit bien certain que je respecte tous mes interlocuteurs sur le forum, sauf si je les méprisais, et, de ce cas je l'écrirais sans détours. De plus, je te trouve particulièrement respectable quand tu traites de la sonde Cassini ou des objets du système solaire lointain. Cependant, à mon sens, quant tu t'investis dans les OVNI et les associes aux ET's, pour le coup tu vas beaucoup trop loin. Restes dans nos parages ou ton savoir fera foi. Pour en revenir à tes recommandations, je dois dire que les liens que tu donnes à lire ne traitent pas d'archéologie précolombienne et se rapportent à des artefacts non sourcés. A ce titre mon expertise ne sera effectivement d'aucun secours pour apporter tout nouvel éclairage. Par contre, je trouve l'analyse de Kirth sur les analyses (de qui ?) tout à fait pertinente, mais je le réprouverais s'il était prouvé qu'il s'était montré impertinent à ton égard. En parlant d'amalgames, c'est le pur fruit du hasard qu'il s'agisse ici de momies Nazca dont les plus incultes d'entre nous ferons aisément le rapprochement avec les très célèbres pistes d'atterrissages pour vaisseaux spatiaux... Les Nazca, dois-je te dire, sont très ancrés dans l'évolution des cultures amérindiennes de leur temps, et rien ne prête selon moi et quelques autres, à leur attribuer un origine extra...ordinaire. Amicalement, même si tu en doutes.
  24. Missions vers les Centaures

    Bonsoir, A Nicolas & dg2 : Et qu'en serait-il de l'hypothèse qui fait de Phœbe un membre de la famille des Centaures ?
  25. ce coup ci ça se précise...

    Ouvrons brièvement une petite parenthèse sur les momies sud américaines (on est plus à ça près) pour ceux d'entre vous qui seraient curieux tout en restant dans le domaine des sciences archéologiques : Momies chiliennes de la culture chinchorro : https://www.actulatino.com/2017/05/04/chili-les-momies-chinchorro-les-plus-vielles-au-monde-passent-au-scanner-pour-reveler-enfin-quelques-secrets/ Momie Chachapoya : http://www.museedelhomme.fr/fr/musee/collections/momie-peruvienne-3857 Momie naturelle période incaïque : https://sciencepost.fr/momie-dun-enfant-inca-sacrifie-revele-lhistoire-genetique-perdue-de-lamerique-sud/ Le délire relaté par Bob doit nous rappeler tous les fantasmagories véhiculées autour des civilisations précolombiennes. On peut évoquer par exemple le fameux "astronaute" du Temple des inscriptions de Palenque ou les pistes d'atterrissages de vaisseaux spatiaux de Nazca, Tiahuanaco cité des derniers Atlantes etc etc. Quand on connait un peu le sujet, ce dont je peux me prévaloir, il y a vraiment matière à rigoler.