Géo le curieux

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Everything posted by Géo le curieux

  1. Trous noirs : bientôt la première image !!

    Pourquoi le trou noir central de notre galaxie n'a-t-il pas pu être vu ? Il est répondu qu'il tourne sans doute trop vite, ce qui induirait des fluctuations lumineuses trop rapides... si j'ai bien compris l'explication. Ne serait-ce pas surtout parce qu’il est beaucoup moins lumineux que le monstre de M87 ? Ce n'est pas le trou noir que l'on voit, mais son disque d'accrétion. Le disque d’accrétion du trou noir central de notre galaxie est peut-être trop ténu pour être vu, ce trou noir étant peu « actif » (il absorbe peu de matière), contrairement au trou noir de M87, très actif, ou « vorace », comme en témoigne son formidable jet de matière. Qu’en pensez-vous ?
  2. Anneaux de Saturne : chronique d'une mort annoncée

    Vu leur côté éphémère, il semble que ces anneaux n'aient pu se former en même temps que Saturne comme certaines théories l'envisageaient. Dans le lien fourni par Jackbauer2 (source Nasa), il est dit que les anneaux pourraient s'être formés suite à la collision de petites lunes de glace en orbite autour de Saturne, suite peut-être à une perturbation gravitationnelle de leurs orbites par le passage d'un astéroïde ou d'une comète.
  3. Actualités de Curiosity - 2013

    Curieuse « stratégie » en effet avec cette obstination actuellement à vouloir réaliser un troisième forage sur la crête à hématite. Qu’en attentent-ils de si important qui les détourne de l’objectif initial de la mission (la vallée argileuse) facilement accessible depuis plus d’un an ? On aimerait bien le savoir. Attendent-ils que Curiosity, déjà mal en point cotés roues, foreuse et ordinateurs, nous lâche complètement ??? Cela semble un peu risqué comme « stratégie à long terme » pour une mission qui, sauf erreur de ma part, n’était initialement pas prévue pour durer aussi longtemps. Le JPL a ses raisons que ma raison ignore.
  4. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Le doute ne serait donc plus permis en science? Vue la complexité grandissante et l'aspect multidisciplinaire des sciences actuelles on est bien obligé de faire confiance aux spécialistes. Ne te fâches pas dg2, je leur fais généralement confiance. Ce qui n'empêche pas d'essayer quand même de comprendre comment ils s'y prennent (je suis curieux, c‘est ma nature). Ce forum peut servir à ça non ? Merci donc pour ces renseignements complémentaires. Pour la détection des ondes gravitationnelles, je suis comme Mercure, j'ai envi d'y croire, bien d'avantage qu'aux fumeuses théories des complotistes. Mais détecter les infimes ondes gravitationnelles n'est pas facile, loin de là, et cela n'avait jamais encore été fait et nous sommes à une échelle de précision largement dans le domaine dit « quantique » où l’incertitude probabiliste règne. Alors, avant d'y croire vraiment, je préfère avoir des preuves qui ne dépendent pas seulement d'un unique et fort complexe appareillage et traitement de données, mais, comme c'est l'usage en science, d'une association avec au moins une autre façon d’en vérifier la pertinence (comme ce fut le cas avec la contre partie optique dans le cas de la fusion des étoiles à neutron).
  5. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Merci pour toutes ces précisions de divers horizons. Lors de l’annonce de la première détection j'avais été troublé par l’allure presque parfaite et similaire des signaux publiés, comme si le bruit de fond retranché avait été quasiment le même sur les deux détecteurs ne laissant plus que le signal attendu. Compte tenu de l'amplitude du bruit de fond, je comprenais mal comment cela était possible. J'apprends que c'était une fausse image (une "fake view") "bidouillée" à la main pour faire médiatiquement (ou "pédagogiquement") plus probant. Dans une publication scientifique, c'est déontologiquement fort regrettable de la part des responsables de Ligo. Cela jette un trouble et éveille la suspicion. Quoi qu’il en soit, c’est un formidable exploit technique que d'être parvenu à stabiliser des interféromètres avec une telle précision, même si, compte tenu de la complexité de l’ensemble et de l’analyse, c'est susceptible de nous donner des "faux positifs" concernant les ondes gravitationnelles. La coïncidence dans la bonne direction avec un signal lumineux attribuable à la coalescence de deux étoiles à neutron me parait d'avantage probante que pour les trous noirs (à deux secondes près, ce qui semble pouvoir s’expliquer par différentes hypothèses). Continuons les mesures en attendant d’autres coïncidences de ce type. Donnons du temps au temps dans l’espace-temps, observons et mesurons, l’avenir nous dira ce qu’il en est.
  6. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Je vois que je ne suis pas le seul à m'être posé cette question : Comment s’y prend-on pour extraire du bruit de fond (sismique, thermique, et bien d’autres causes potentielles diverses) un signal infime (une fluctuation de l’ordre d’un dix millième de la taille d'un proton) qui soit attribuable sans aucun doute au passage d’ondes gravitationnelles ? Certains spécialistes du Niels Bohr Institute de Copenhague se posent la même question et, arguments à l’appui, mettent en doute la réalité de la détection d’ondes gravitationnelles par Ligo et Virgo. Interrogés sur les propriétés de leur bruit de fond, données nécessaires à leur analyse, les responsables de Ligo font savoir que c’est le genre d’article qu’ils ne voulaient vraiment pas écrire parce que c’est ennuyeux (boring) et qu’ils ont des choses plus excitantes à faire. Le problème reste donc ouvert.
  7. L'astronomie sexiste?

    Oui, il faut les lire. On rejoint la question de forme qui n‘est pas indissociable de celle du fond. Tous ces canulars sont bien passés dans la communauté universitaire scientifique américaine car ils se cachaient derrière un langage savant qui fait sérieux et en s‘appuyant sur les stéréotypes politiquement corrects du moment (bien ancrés dans les médias). Avec une bonne « langue de bois » (les politiciens savent faire) et des assertions péremptoires (que peu de gens prennent la peine de vérifier), on arrive à faire passer un peu n’importe quoi, même une chose et son contraire. L’astronomie a aussi son « politiquement correct » en cosmologie. Le Big-bang (le moment de la création) serait-il le reflet intellectuel inconscient d’un orgasme masculin ? (un bon sujet de thèse en cosmo-psychanalyse, avis aux amatrices...) J’ai remarqué que dans ce domaine, une femme comme Hélène Courtois reste plus réservée que beaucoup d’hommes sur les conclusions que l’on peut tirer de ses très sérieuses études.
  8. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Je viens de m'apercevoir d'une grossière erreur de ma calculette (je vais la tonton flinguer à la tequila) : Les astronautes américains n'ont pas passé au total 33 h et demi de sortie sur le sol Lunaire, mais 80 heures et demi. Mea culpa, sur ce fil scientifiquement très sérieux.
  9. L'astronomie sexiste?

    Merci Léonardcauvra pour cette précision au sujet des doublement nobélisés et de Marie Curie. Oui iblack, ma remarque jouait avec une question de forme (laquelle révèle parfois un problème de fond). L'astronomie est-elle raciste ? Qui veut lancer un fil sur ce sujet ? Après oncle-dom, oncle-Tom ? Ne le prenez pas mal, je plaisante (on ne sait jamais...).
  10. Actualités de Curiosity - 2013

    Un silence inquiétant s’installe sur ce fil jusque là passionnant. Suspens.
  11. L'astronomie sexiste?

    Ne soyons pas sexistes : Marie Curie n’est pas la seule femme a à avoir reçu 2 prix Nobel, non, cette façon de dire les choses est réductrice et sexiste. Marie Curie est la seule personnalité scientifique (hommes et femmes confondus) a avoir été doublement récompensée (dit comme ça c’est moins sexiste).
  12. BepiColombo, mais pouquoi donc ?

    Sept ans d'attente avant que Bepicolombo arrive sur Mercure, cela fait beaucoup, trop pour certains (trop âgés ?). Mais on a guère le choix pour arriver à se satelliser autour de cette planète à moins de disposer de fusées super puissantes. Une nouvelle mission n’est donc pas pour demain (ce n‘est pas dans les projets d‘Elon Musk), alors ne faisons pas la fine bouche, profitons-en. Je comprends mal le dédain que cette mission suscite chez certains. Ce n'est pas mon cas et je trouve que mieux connaître cette planète fort peu étudiée jusque là n'est pas sans intérêt, même si c’est « la plus nulle du système solaire » (aucune chance d’y trouver des traces de vie) et que ça coûte cher (comme toute exploration spatiale). Merci Huitzilopotchtli (Wouah ce nom...) pour ce fil qui a le mérite de nous tenir au courant du départ imminent de Bepicolombo, repoussé depuis des années, et de tenter de raviver l‘intérêt pour cette mission sur Astrosurf.
  13. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Le très gros avantage des missions robotisées sur les missions habitées, c'est leur efficacité à bien moindre coût, comme le rappelait Motta. Il suffit de comparer le travail effectué sur la Lune lors les six missions Apollo (au total 33 heures et demi de travail effectif lors des diverses sorties des astronautes) avec le travail effectué lors des 6 années passées sur Mars par les rovers Sipirit et Curiosity et les 13 années de Oppy (25 ans au total). Nos robots sont peut-être plus lents et moins efficaces que des astronautes, mais ils restent à bosser sur place incomparablement plus longtemps et pour beaucoup moins cher (sans parler des risques encourus par les astronautes).
  14. Actualités de Curiosity - 2013

    Roul ne précise pas l'unité de temps utilisée en bas. Il doit s'agir de secondes. 200 milliards de secondes cela fait un peu plus de 6000 ans, âge de la création du monde selon la Bible. C'est donc correct.
  15. Actualités de Curiosity - 2013

    Oui, le char de Tintin est assez amusant. Mais leur fusée, grâce au génial Tournesol est surpuissante, assez pour amener sur la Lune un char blindé (pour les protéger des météorites sans doute). Mais ils auraient mieux fait d’y amener davantage d’oxygène, ça pèse moins lourd et ça leur aurait évité de gros problèmes pour le voyage de retour. De plus Tintin, aurait mieux fait, avant d’embarquer, d’apprendre à piloter ce char (il nous dit lui-même qu’il le pilote pour la première fois sur la Lune...). Tout aussi sérieux que cette première expédition lunaire syldave, j'apprends sur ce fil, que dans le Grand Canyon, selon Roul, "les couches géologiques sont de 200 millions en haut et près de 200 milliards d'âge en bas" 200 milliards !!! S’il s’agit d’années, c’est génial, on va pouvoir étudier des couches déposées bien avant le Big-bang. Ça va passionner tous les astrophysiciens... Il n’y a pas que Curiosity qui semble avoir des problèmes de restitution de données ! ___ Pour Curiosity, ce qui est inquiétant c’est que le deuxième ordinateur actuellement présenté comme « de secours » est déjà tombé en panne et que celui utilisé ensuite jusqu‘à maintenant, en rade lui aussi, sauf erreur de ma part, était justement celui qui était prévu pour être celui « de secours ». Les deux ordinateurs à bord semblent donc avoir des problèmes. Il y a du pain sur la planche pour les spécialistes en informatique de la Nasa.
  16. Actualités de Curiosity - 2013

    "Au cours des derniers jours, les ingénieurs de JPL ont travaillé sur un problème de Curiosity qui l’empêche d’envoyer une grande partie des données scientifiques et techniques stockées dans sa mémoire. Le rover reste dans son mode normal et est par ailleurs sain et réactif." Nous dit Ashwin Vasavada du JPL. Qu'est-ce que c'est que cette langue de bois ? Autrement dit il semble y avoir un gros problème, mais à part ça tout est "normal" et "sain", tout va donc très bien madame la Marquise. Il ont une drôle de façon de communiquer au JPL. En attendant que ce problème soit résolu, s'il peut l'être (espérons, prions la Madone de la vallée argileuse), pour que notre très cher et valeureux Vauffy ne reste pas au chômage, j'ai une question : Sur les panoramiques de Thomas Appéré du 9 septembre on peut voir au premier plan comme un vieux bidon cabossé. Qu'est-ce donc ?
  17. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Les images sont parfois trompeuses... A voir les photos de Ryugu prises par Hayabusa, cet astéroïde a l'air de teinte très claire, presque blanc. Or c'est l'exact contraire, il est plus noir que du charbon. Ces photos sont donc très surexposées. Mais bon, c'est finalement assez subjectif, une question de contraste. Sur le fond totalement noir du ciel intersidéral, même plus sombre que du charbon, cet astéroïde apparaît lumineux et par contraste, il a donc l'air de teinte claire. Le Lidar, mal calibré, tout comme nous devant ces photos, s'est fait piéger.
  18. La fin de l'heure d'été?

    La fin de l'heure d'été ? Peut-être pas. Comme nous le dit BobMarsian, il semble actuellement en Europe qu'une majorité soit favorable à un abandon du changement saisonnier de l'heure légale, mais cette même majorité, d'après les sondages d'opinion, semble préférer l'heure d'été à celle d'hiver (ça doit leur rappeler les vacances...). Si cela se confirme il risque donc de ne pas y avoir la fin de l'heure d'été, mais plutôt de celle d'hiver. On sera donc à l'heure d'été, même en hiver. Dommage, de mon point de vue, car l'actuelle heure d'été est la plus décalée par rapport au Soleil. Chez moi, dans le Sud-ouest de la France, quand le Soleil est au plus haut, il est près de 2 heures de l'après-midi (heure légale), alors qu'en réalité c'est midi, le milieu de la journée. Pas très naturel, ni astronomique, comme heure légale. Le moment le plus chaud de la journée, en heures d'été, se situe généralement vers 16 h, pas à midi. Cela me rappelle les conseils donnés par "Monsieur canicule", nommé par le gouvernement suite à un été particulièrement chaud il y a une quinzaine d'années. Au début de l'été suivant, ce brillant technocrate diffusait sur les ondes le conseil suivant : "Faites preuve de bon sens, ne sortez pas à midi, il fait trop chaud, attendez 4 heures de l'après-midi." Je crains que les décisionnaires de la Commission Européenne soient un peu du même genre un peu "déphasés", des bureaucrates ou politiciens qui quittent rarement leurs bureaux ou voitures climatisés.
  19. Pilote nº1, octobre 1959.

    "...et vous aurez certainement, dans votre vie d'homme, l'occasion d'aller dans la Lune." Est-ce vraiment trop optimiste (ou utopiste ?) cette cosmique prévision de Pilote ? A bien y réfléchir (façon Goscinny, on est dans Pilote), voilà une prédiction plutôt réaliste. Vous n'avez jamais été dans la Lune Kaptain ? Moi si, plusieurs fois, comme beaucoup d'autres, et j'aurais certainement, dans ma vie d'homme, l'occasion d'y retourner.
  20. Qui connait cette image d'Olympus Mons ?

    J’ai cherché à me renseigner, depuis mon dernier message, sur l’origine de l’escarpement marquant le pourtour d’Olympus Mons (de 2 à 6 Km de haut, ce n’est pas rien). Diverses hypothèses sont émises. Certains évoquent l’érosion (par le vent ? l’érosion de milliers de mètres d’épaisseur de dépôts volcaniques dont d’importantes coulées de lave ? j’ai du mal à y croire, c‘est dur le basalte et je vois mal comment obtenir l‘effet résultant actuel). D’autres évoquent des glissements de terrain « induits par une fonte massive de permafrost » (dixit Wikipédia). On rejoint là l’autre hypothèse qui y voit un volcan à l’origine sous-glaciaire, comme pour les volcans terrestres appelés « Tuyas » évoqués dans mon précédent message. Mais ça explique mal que l’on trouve des coulées de lave qui se prolongent bien au delà de l’escarpement, et l’échelle du phénomène, dans le temps comme dans l’espace, est radicalement différente. A cet escarpement s’ajoute une autre particularité à prendre en compte qui est celle « d’auréoles » (des lignes de crêtes, comme des rides ou plissements) qui s’étendent sur plus d’un millier de Km autour du volcan. Un peu comme si l’ensemble avait glissé, ou flué, autour du volcan, lequel est situé en périphérie du bombement du dôme de Tharsis. Fluage qui peut avoir été favorisé par la fonte en profondeur d’une part de glace (le « permafrost ») sous l’effet de l’apport thermique de cette zone volcanique. J’ai un faible pour cette dernière hypothèse qui me semble en cohérence avec ce que l’on observe de l’autre côté du dôme de Tharsis dans la région où prend naissance Valles Marineris et ses formidables débâcles glaciaires. Tout cela laisse à penser que le sous-sol de Mars dans son hémisphère nord a renfermé beaucoup de la glace (les cratères « splash », entre autres, en témoignent) et en renferme sans doute encore dans le très épais remplissage de cet hémisphère en dépression (sans parler de « lacs souterrains » d’eaux saumâtres comme une récente interprétation de sondages radars le laisse présumer). C’est sans doute le cas aussi autour d’Olympus Mons, ce qui pourrait expliquer sa topographie singulière avec son escarpement à la base et ses « auréoles » tout autour. Cela pourrait résulter d‘un très lent glissement, ou fluage, des terrains qui l’entourent, favorisé peut-être par une fonte partielle de glace en profondeur (ou de « saumures »). Une rhéologie (à défaut de tectonique) des terrains martiens très particulière, très lente mais non sans effets au cours de milliards d’années. Voilà où j'en suis de mes hypothèses. Vivement l’arrivée sur Mars d’un bon sismomètre (made in France) pour tenter d’en savoir plus sur la nature du sous sol martien et pouvoir mieux décrypter son histoire géologique.
  21. Ah ! "L'inchoatif de l'ineffable" ... Merci PascalD, j'enrichis mon vocabulaire d'une belle et sibylline expression. Merci aussi pour cette intéressante vidéo et au professeur Tournesol pour son petit résumé cordiste, non youtoupurbeurré, accessible à mon entendement.
  22. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Oui, d'accord avec Mercure. J'étais venu sur ce fil pour avoir des nouvelles d'Ayabusa et il m'a fallu reculer de deux pages pour en trouver. Tout ça pour une contrepèterie, pas bien méchante et facile à comprendre (et je ne suis pas polytechnicien). Mieux vaut ayabuser.
  23. Qui connait cette image d'Olympus Mons ?

    La belle image de synthèse postée par Kaptain (celle du banquier marsophile) a un relief très exagéré. Elle met bien en évidence une singularité topographique d'Olympus Mons dont l'immense cône volcanique (aux pentes très faibles) s'arrête assez abruptement sur presque l'ensemble de son pourtour par de fortes pentes atteignant plusieurs milliers de mètres de dénivellation. Ce pourtour singulier est propre à Olympus Mons, on ne le retrouve sur aucun autre volcan martien. Comment expliquer cette singulière topographie ? La seule explication que j'ai réussi à trouver fait référence à certains volcans terrestres qui présentent la même caractéristique (leur cône se termine abruptement par de fortes pentes) et qui se situent en milieu glaciaire (certains volcans islandais en particulier). Mais cela à une bien plus petite échelle. Si on extrapole cette explication à Olympus Mons il faut alors imaginer un immense et très épais glacier (type inlandsis) qui l'entourait jadis (et l'entoure peut-être encore plus en profondeur, glacier du type alternance et mélange de glace et de cendres volcaniques). Comme je suis curieux, j'aimerais savoir si quelqu'un sur ce forum a une autre explication ou des références d'études portant sur cette topographie très particulière, et curieuse, d'Olympus Mons ? D'avance merci.
  24. Actualités de Curiosity - 2013

    Merci Vaufrèges pour les précisions, très détaillées, apportées aux moyens d'analyses offerts par le labo de Curiosity. J'ignorais qu'il était possible de les réaliser à plus basse température et donc de contourner le problème. Dans ces conditions je comprends mal effectivement pourquoi Curiosity lambine ainsi laborieusement sur Vera Rubin au lieu d'aller, comme prévu depuis maintenant six ans, vers la vallée argileuse enfin toute proche (???).
  25. Actualités de Curiosity - 2013

    Il semble en effet que les géologues aient pris le pas sur les exobiologistes. A cela deux raisons me semble-t-il : La première raison est liée à la présence de perchlorates, qui, compte tenu des moyens d’analyse dont dispose Curiosity, ne permettent pas de déterminer sans ambiguïté si les argiles renferment des molécules organiques attribuables à d’anciennes traces de vie. L’objectif initial de la mission (atteindre les argiles pour y recherche la preuve de telles traces de vie) se trouve donc sérieusement compromis. La Nasa, ne tient sans doute pas trop à le souligner. La deuxième raison est que, à défaut de pouvoir prouver la présence de vie passée, l'on aimerait bien comprendre la géologie de cette zone et la succession des évènements paléoclimatologiques et stratigraphiques ayant conduit à cette crête d'hématite (dénommées "Vera Rubin") à laquelle succède, en déclivité topographique, la zone argileuse. Je ne sais quelles hypothèses envisagent les géologues de la Nasa pour l’expliquer (une paléovallée en inversion topographique comme le suggérait Vaufrèges ? mais comment expliquer les dépôt argileux situés derrière ?). Le long séjour fait par Curiosity à ce niveau et son très long détour, avec retour vers la zone de transition avec les dépôts lacustres sous-jacents, semble prouver que cela pose un problème d’interprétation géologique. Espérons que la nouvelle tentative de forage va enfin marcher et apporter quelques informations complémentaires intéressantes. Après, il sera toujours temps (enfin ! après 6 années de suspens bien entretenu...) d’aller voir du côté de la vallée argileuse et d’essayer de comprendre comment tout cela s’est déposé il y a plusieurs milliards d’années vers l’actuel pied du mont Sharp au coeur de ce cratère martien. A défaut de pouvoir prouver la présence de vie passée (à cause des perchlorates), le nouvel objectif de la mission semble être de faire de la bonne géologie martienne (et de la climatologie) dans ce très intéressant et singulier cratère. Six ans que tu nous tiens informé de ce qui se passe la bas, Vaufrèges le Marsophile, bravo et encore merci !