Roch

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  1. https://www.webastro.net/forums/topic/136932-m27et-m57-asi-224-mc-t400-du-1415-et-1516-07-2015/
  2. ok ça m'intéresse ! Moyen de suivre tout ça quelque part ? Si vous cherchez des idées/pistes de développement, j'avais pondu ça : https://www.webastro.net/forums/topic/171672-siril-retour-dutilisateur-convaincu/ ( il y aurait besoin d'une petite mise à jour d'ailleurs... certaines de mes remarques ont été implémentées ) Romain
  3. Salut Beaux détails ! par contre pour moi c'est surtraité, les "yeux de merlan" autour des étoiles brillantes sont trop marqués. Par contre la neb elle-même est chouette. Il y aurait moyen d'en savoir plus sur ce que fait ce logiciel exactement ? Romain
  4. NGC 891

    Salut, Belle image si je puis me permettre quelques conseils... pour la mise au point, pousse le gain à fond et réduis le temps de pose au minimum tant que tu vois une étoile dans le champ, puis agrandis l'image à 300% ou 400% ; ça aide beaucoup pour se rendre compte du piqué plutôt que de garder l'image entière. Il faut aussi s'assurer au préalable que la collim soit bonne évidemment Et sinon pour le traitement, même remarque que les précédents ! Je pense qu'elle en a sous le pied cette image... Romain
  5. Bonjour à tous ! Avec un peu de retard par rapport à "l'autre côté" je ne suis pas peu fier de vous présenter l'aboutissement d'un assez gros projet : trois nuits complètes sur le célèbre Quintette de Stephan en poses courtes. Le traitement m'a demandé beaucoup de temps, et je n'en suis pas totalement satisfait, mais tant pis, j'en ai marre Alors je sais, c'est déjà la troisième fois que je rends visite à cette cible, mais je pense que ce petit groupe en vaut la peine. Et puis comme c'est mieux à chaque fois... Le seeing était très bon, estimé entre 1.0" et 1.8" selon les périodes ; j'arrive à environ 1.3" après empilement. J'avais prévu 2 nuits pour le N&B et une nuit pour la couleur, malheureusement j'ai dû me contenter d'1h par couche au total à cause de soucis mécaniques et météorologiques Donc au final 13600x2" pour la couche noir et blanc, 500x4" pour le bleu et idem pour le rouge, vert synthétique. T250/1300 maison , QHY290 refroidie à -10°C, correcteur GPU 4 lentilles... qui dépasse dans le tube ce qui explique la forme bizarre des étoiles ( c'est un problème en voie de résolution pour les prochaines sessions ) Sans plus attendre, les images présentées à 140% si vous cliquez vers la full : Bon alors comme j'aime bien les chiffres, sur une telle image j'ai voulu chercher ses limites. Les catalogues venant à manquer au delà de la magnitude 21, je me suis basé sur le catalogue GAIA pour caractériser quelques étoiles entre magnitude 20 et 21, puis j'ai mesuré la brillance d'un petit groupe d'étoiles faibles au centre du champ pour en déduire leur magnitude comparativement aux étoiles caractérisées précédemment ; les étoiles ont été "vérifiées" ensuite sur une image pro. On dépasse allègrement 23 et on approche 24... En terme de séparation, je me rapproche des limites de l'instrument Un crop à 200% anoté : Et puis comme j'aime bien les comparatifs, j'ai voulu aller voir ce qui se faisait chez les pros. Bon pas Hubble, il triche lui non, j'ai plutôt trouvé une image acquise en 2004 par le télescope GEMINI North ; 8m de diamètre quand même le bestiau. https://www.gemini.edu/gallery/media/stephans-quintet Alors c'est clair qu'en sensibilité l'image parle d'elle même ( d'autant que c'est fait en 18mn chrono ), mais... Comme je l'avais fait pour M51, j'ai réalisé une petite animation afin d'observer d'éventuels changements. L'image GEMINI datant de 2004, on y voit quelques étoiles qui se baladent. Mais ce qui m'étonne le plus dans tout ça, c'est de voir à quel point j'en suis proche en résolution. Certes mes détails sont brouillés dans le bruit, mais ils sont bien présents ; c'est particulièrement évident sur les zones brillantes. Avec quelques milliers d'heures de pose en plus, j'aurais peut être un résultat comparable... Copyright : "Gemini Observatory/Association of Universities for Research in Astronomy" Alors certains diront que ouiiiiiiiiii, mais c'est faciiiiile, t'as un peu réduit l'image de geminiiiiiiii, et puis toi tu rajoutes de l'accentuationnn... Certes. Mais d'abord, je m'en fous, na. Bon pour terminer, je ne suis pas vraiment satisfait de mon traitement, je trouve que la réduction du bruit "bouffe" trop de trucs, mais je n'arrive à rien de mieux avec ce que j'ai... donc si quelqu'un veut s'amuser avec un TIFF, je peux fournir ! Bons cieux Romain
  6. Tiens donc, un remontage de post... Merci à tous pour les commentaires, y compris ceux à qui je n'ai pas pu répondre précédemment Ouais je sais, c'est mon défaut, quand je vois des détails dans le grain d'une image je déteste devoir les gommer pour avoir un truc esthétiquement plus plaisant. Du coup ben c'est un peu surtraité, j'en conviens Concernant les questions auxquelles je constate ne pas avoir répondu l'année dernière ( honte à moi... ), alors oui le correcteur de coma est indispensable, celle-ci est déjà bien visible sans correcteur même avec un capteur si petit. Et sinon, le temps total de traitement, pour cet objet, avec Siril que j'utilise maintenant, c'est de l'ordre de quelques heures... mais c'est pas du temps à rester devant le PC. Le plus demandeur en fait n'est pas le prétraitement, même avec 10.000 images... Merci à tous encore une fois Romain
  7. Arp 273 au C11

    Déjà vue cette galaxie... je sais plus trop où... Beaux détails ! Romain
  8. 2000x2s de mémoire, c'est une monture fer à cheval artisanale ( faite par mon pôpa ), pas du tout pensé poyr l'imagerie au départ... difficile à adapter mais graces aux poses courtes tout devient possible après j'ai un peu forcé le traitement au centre... et l'antibruit dans les bras donc la différence de résolution est conséquente. Pas très équilibré Dans la lignée de capella obs, on ne présente plus non plus adam block : http://www.caelumobservatory.com/gallery/n7331.shtml Un point que les amateurs de longue pose oublient un peu trop vite je trouve c'est que l'autoguidage implique nécessairement un léger empâtement. En effet, il doit y avoir un décalage minimum pour que le système le détecte puis recentre... et ce décalage aura forcément un impact néfaste sur le piqué. Si le bidule d'autoguidage le détecte, nos yeux le verront aussi. Après, de toute manière c'est toujours le ciel qui sera le facteur limitant ; néanmoins pour ceux que ça intéresse j'ai commencé une expérience sur l'avantage des poses rapides que j'ai posté en astropratique, voir ici : Romain
  9. Si je peux participer... j'ai fait ça au t250. C'était mon deuxième essai seulement avec ce tube, il restait pas mal de choses à régler... turbu calme, malheureusement les nuages sont arrivés. En poses de 2s, difficile de dire si c'est le temps de pose ou la clémence des cieux qui a permis cette résolution... sûrement un peu des deux Romain
  10. NGC 7217 dans Pegase

    C'est juste en réaction au fait que je trouve qu'on accorde beaucoup trop d'importance à ce paramètre, et qu'on oublie le contexte Après c'est sûr qu'esthétiquement c'est bof, mais bon...
  11. NGC 7217 dans Pegase

    Je ne dis pas le contraire... une image avec étoiles parfaitement rondes aurait effectivement été plus résolue. Sauf que cette image avec des étoiles rondes dont tu parles, avec une fwhm comparable, ben elle n'existe pas encore. Et pour cause... ce n'est pas des poses plus longues ou de l'autoguidage qui auraient arrangé les choses. Bien sûr, ça pourrait aussi être la collim... a ces diamètres et focales, difficile de dire d'où viennent les défauts, mais elle venait d'être refaite du mieux possible considérant la turbulence du moment, donc je ne vois pas ce qu'on aurait pu faire de mieux. Cependant, si tu considères une image "classique", avec des étoiles rondes à 2" de fwhm, comme réussie, pourquoi considérer celle ci, avec une fwhm plutôt proche de 1" et des étoiles légèrement ovalisées, comme ratée ? Si on reste sur un but de détailler au maximum, la deuxième est strictement meilleure. Donc réussie à mon sens. Romain
  12. Bonsoir à tous Depuis quelques années, et grâce aux progrès des capteurs d'image, une nouvelle forme d'astrophotographie amateur s'est développée ; je veux bien sûr parler de la photo du ciel profond en poses courtes, ou "lucky imaging". L'idée générale est en réalité plutôt simple : on réduit le temps de pose unitaire afin de "figer" la turbulence, ce qui diminue fortement son impact. La déformation induite étant fluctuante, on peut ensuite sélectionner les poses afin de ne conserver que les images les mieux résolues Dans la pratique, cela se rapproche assez de l'imagerie planétaire telle qu'on la pratique depuis 15 ans... à ceci près que la faible brillance de certains objets imagés apporte son lot de contraintes supplémentaires. Ceci étant, il reste beaucoup à défricher dans le domaine, et j'ai voulu essayer de proposer un début de réponse à ces quelques questions : - Quels sont les bénéfices réels de la pose courte vis à vis de la pose longue, quantitativement parlant ? - Comment optimiser au mieux les paramètres de prise de vue afin de pouvoir en tirer le maximum ? Bien évidemment, certaines équipes pros se sont déjà penchées sur le problème, et il suffit de taper les mots "lucky imaging pdf" dans google pour se rendre compte que les publications scientifiques ne manquent pas sur le sujet ; cependant, le monde amateur étant très différent j'ai voulu y aller de mes petits tests de mon côté, afin de voir si je retrouvais des résultat similaires. Nous n'avons pas les mêmes instruments ni les mêmes conditions d'observation, donc il y a certainement quelque chose à en tirer. D'autre part, la majorité des publications "pro" que j'ai pu trouver se concentrent sur une application du procédé poussé à l'extrème ; on sélectionne un nombre d'images très faible sur un total énorme et on réduit le temps de pose de manière drastique. Bien évidemment, c'est dans ces conditions que l'amélioration de piqué sera la plus importante, mais le rapport signal/bruit de l'image est en contrepartie fortement mis à mal. Or, ce qui compte afin d'obtenir un résultat final intéressant dans notre domaine, c'est plutôt de trouver le meilleur compromis entre le piqué et le rapport signal/bruit ; habituellement, on réalise plutôt des poses modérément courtes ( de l'ordre de la seconde ) afin de ne pas trop dégrader le RSB final mais obtenir toutefois une amélioration du piqué substantielle. Donc pas tout à fait le même champ de recherches Les expériences ont été effectuées en mars dernier ( oui ça date... ) et j'en tire un bilan mitigé car quelques biais se sont glissés dans ma méthode. Je voulais refaire un traitement complet des images afin de me débarrasser d'une partie de ces biais, néanmoins... je suis tellement en retard sur mes traitements que je préfère vous livrer mon analyse telle qu'elle et plutôt retenter entièrement l'expérience une autre fois si cela s'avère nécessaire. Donc, après cette longue introduction, voici le protocole expérimental Protocole de test Pour estimer le piqué de nos images, on va utiliser une grandeur facilement mesurable sur nos images : la FWHM ( en français, largeur à mi-hauteur ) d'une étoile que l'on exprimera en nombre de pixels. La plupart des logiciels astro ont des outils permettant d'extraire de manière précise et rapide cette donnée des images, ce qui rend le procédé tout à fait faisable. Une autre donnée, le rapport de Strehl, aurait peut être été préférable afin de rendre compte du seeing de manière plus précise, mais à ma connaissance je n'ai pas de logiciel qui permette de faire cette mesure rapidement sur des séries de plusieurs milliers d'images... Pour comparer entre poses longues et poses courtes avec le minimum de biais observationnels, j'ai eu l'idée suivante : -Réaliser une prise de vue en continu à une cadence la plus élevée possible -Puis empiler les images par paquets consécutifs sans les aligner, afin de former une image longue pose virtuelle Par exemple, si j'empile 100 images de 1/100s, à condition que la latence entre les poses soit négligeable et que les images soient consécutives, j'obtiendrai une image dont le piqué serait identique à une pose de 1s prise au même moment. Bien sûr le bruit de lecture de la caméra sera compté 100 fois dans le premier cas et pas dans le second, ce qui va fortement impacter le RSB, mais cela n'a ( normalement ) aucune incidence pour la mesure qui m'intéresse ici, la FWHM d'une étoile. L'avantage de procéder ainsi est énorme, puisque c'est la même série d'images qui peut être utilisée pour mesurer le piqué sur les poses courtes et les poses longues. On évacue ainsi tout le problème que pose le caractère aléatoire de la turbulence, puisqu'on réalise les différentes mesures au même moment et avec le même matériel De plus, on peut multiplier à l'infini les différents temps de pose "virtuels" que l'on souhaite tester. Autre biais à évacuer, les erreurs de suivi... cela entache les images "longue pose" sans pour autant que ce ne soit dû à l'atmosphère. Pour pallier à ça, j'ai tout simplement débranché la monture totalement et fait l'ensemble des vidéos sur l'étoile polaire. Cette dernière bouge suffisamment peu pour que le déplacement soit négligeable jusqu'à des poses "virtuelles" de 250ms environ ; mais même au delà, son déplacement est connu et peut être considéré comme rectiligne et uniforme sur une durée pas trop longue. Comme mon film ne dure qu'une minute, j'ai simplement compensé ce déplacement ( prévisible ) sur les brutes. C'est d'ailleurs là ou arrive le premier biais dans ma méthode... mais j'y reviendrai La caméra utilisée est la QHY290, elle permet de tenir une cadence d'image de 500fps avec un temps de pose de 1/500s et un nombre de frames droppées que je considère comme négligeable ( j'ai du en avoir quatre ou cinq sur les 32767 acquises ) Cette caméra possède des photosites de 2.9 microns. Le télescope est un Newton 250/1300 artisanal, et sera utilisé au foyer ; je voulais utiliser une barlow pour augmenter l'échantillonnage afin d'observer une différence la plus significative possible mais je me suis rendu compte, suite à un changement récent de miroir secondaire, que l'adaptation n'était plus possible... cela donne donc un échantillonnage final de 0.45"/pixel. Cependant, la nuit était plutôt turbulente, ce qui était plutôt une bonne chose ( pour une fois ) ; ainsi l'image de l'étoile était étalée sur plus de pixels. Même à 48° de hauteur, la dispersion atmosphérique est déjà sensible, aussi ai-je utilisé un filtre bleu pour la réduire en partie. Néanmoins, on verra en dessous que cela n'a pas été suffisant... J'ai préféré un filtre bleu au vert ou rouge parce que la turbulence est plus forte dans cette longueur d'onde. Malheureusement, c'est également le cas de la dispersion atmosphérique... Avant tout traitement, j'ai multiplié la taille des images par deux afin de réduire au maximum la perte de piqué dû à l'alignement. Aussi, les chiffres avancés ci-dessous correspondent à un échantillonnage résultant de 0.225"/pixel. J'ai acquis plusieurs films de 128 secondes chacun ( plus de 60.000 images ) et au traitement, je me suis aperçu qu'IRIS ne gérait pas de listes de plus de 32768 fichiers, donc je me suis contenté de traiter la moitié d'un film, soit 64 secondes réelles. Au départ je voulais faire un croisement des données en traitant chaque film indépendamment, mais ayant passé plusieurs heures sur le premier film, je me suis dit que je ne traiterais pas les autres, parce que la flemme Pour le traitement, voici les étapes, dans l'ordre : -Retrait du dark -Empilement d'images par paquets de différentes tailles ( allant de 1 image pour une pose de 1/500s à 1024 pour une pose de 2s ( environ ) ) en utilisant la commande COPYADD d'IRIS Puis, pour chaque série de paquets obtenus correspondant chacun à un temps de pose différent : -Alignement des images sur l'étoile -Mesure de la FWHM finale sur l'image empilée. Pour faire cette mesure, j'ai préféré Siril à IRIS car celui-ci permet une mesure ne demandant pas à l'utilisateur de tracer un carré autour de l'étoile ; j'ai remarqué que la valeur variait selon que la sélection était faite serrée ou large autour de l'étoile, ce qui n'est pas bon pour la cohérence des données Siril en revanche donne une valeur sans avoir besoin de zone de sélection, ce qui évite ce problème ; même si la méthode de mesure n'est pas exacte, au moins elle est faite de la même manière sur toutes les images. Les données sont ensuite inscrites dans un tableau ( deux colonnes, une pour la fwhm X et l'autre pour la fwhm Y ) La mesure de la FWHM donnée par SIRIL a ici un autre avantage : la FWHM X et Y ne correspond pas nécessairement à une mesure sur les axes X et Y de l'image, mais sur la plus petite et la plus grande dimension de l'ellipse que forme l'étoile. On a donc une véritable mesure de l'allongement de l'étoile, utile pour mettre en évidence la dispersion atmosphérique, ou tout autre effet ayant induit un allongement. J'ai donc tiré un premier graphique de tout ça, mais je ne me suis pas arrêté là J'ai ensuite utilisé les mêmes données afin de mesurer l'impact d'une sélection d'images sur cette même FWHM. Afin de ne pas me surcharger de travail rébarbatif, j'ai sélectionné les temps de poses virtuels de 1/500s, 1/64s, 1/8s et 1s, puis j'ai utilisé Siril afin de sélectionner un pourcentage de meilleures images unitaires, ceci encore une fois basé sur une mesure de la FWHM. J'obtiens donc un deuxième tableau et un deuxième graphique, et vous pouvez aller admirer tout ça sur le pdf que voici : l l V V -> -> graphes fwhm.pdf <- <- Bon et puis pour vous épargner le clic, je vous les met en jpeg aussi : Analyse des résultats : Je commence par le premier graphique Première constatation : l'amélioration de piqué en réduisant le temps de pose unitaire est clairement montrée. Victoire Bon ensuite on peut aller un peu plus loin... Déjà on entend souvent dire que réduire le temps de pose en deça d'une certaine limite ne sert plus à rien ( je pense aux planéteux... ) En passant les images à 500fps au ralenti, j'avais moi aussi l'impression que travailler à cette cadence ne donnerait rien de plus tant une image était semblable à la suivante. Et pourtant, même si l'amélioration n'est pas aussi significative que pour des fréquences plus faibles, on observe bien une amélioration. Ceci étant, c'est peut être à mettre en relation avec la turbulence de ce jour là, qui était particulièrement présente. Ensuite, on observe un allongement significatif de l'étoile. C'est dû, je pense, à la dispersion atmosphérique. on observe un allongement moyen de 1.5 pixel, ce qui correspond à environ 0.3" d'arc, ce qui est dans l'ordre de grandeur de ce qui serait attendu pour cette élévation et cette bande passante. Cependant, l'allongement augmente en taille à partir de poses d'environ 500ms, et ça ce n'est pas normal. Enfin je ne crois pas. En admettant que les données soient représentatives, il se pourrait qu'un autre facteur extérieur soit venu jouer les trouble-fête : le vent ! En effet, il y avait du vent ce soir là. J'étais pourtant dans un coin relativement abrité, mais il se peut que cela n'ait pas suffi... après c'est évidemment un problème auquel les imageurs en ciel profond "pose longue" sont confrontés, et donc c'est également un des avantages de la technique des poses courtes, mais quand même, j'aurais aimé faire une comparaison plus juste De fait, en voyant la courbe, on pourrait être tenté de dire que des poses de 1s ou 2s sont déjà fortement bénéfiques, car si on prolonge, on voit bien que la fwhm n'a pas encore atteint son maximum. Mais il se peut que l'on voie l'effet du vent davantage que l'effet de la turbulence, donc je ne ferai pas de conclusion hâtive et referai une expérience plus poussée, en montant les temps de poses unitaires vers des valeurs plus hautes. Dans l'idéal, j'aimerais tester jusqu'à la minute de pose. Mais dans tous les cas, on observe bien une baisse de la FWHM très significative. Qui plus est, dans le cadre de mon setup et avec les conditions météo de ce jour là, cette baisse semble la plus importante quand on arrive sur des temps de pose "intermédiaires" entre 1s et 1/10s que sur des temps de pose "faibles", entre 1/10s et 1/500s Maintenant deuxième graphique ! Premièrement je suis étonné par la lisibilité des données, notamment sur les temps de pose très courts. La courbe est limpide comme jamais je n'aurais imaginé Les courbes correspondant aux temps de pose de 1/8s et surtout 1s sont moins "belles" mais je met ça sur le compte du nombre d'images qui n'est pas assez élevé pour avoir une statistique significative ( rappel, j'ai toujours 64s de temps de pose total utilisé pour l'analyse ) La première chose à observer pour moi, c'est que la courbe monte de plus en plus vite. Autrement dit, si on décide de diviser son nombre d'images utiles par 2 plusieurs fois, la première division apportera un bénéfice plus important que la deuxième division, et elle même apportera plus que la troisième division, etc, etc. J'aurais bien voulu aller encore plus loin dans la sélection en ne prenant par exemple qu'une image sur mille pour la séquence à 1/500s, mais Siril ne permet de sélectionner qu'un pourcentage entier de la séquence, pas de 0.1% possible donc On observe également bien là encore que c'est sur les temps de poses "intermédiaires" que le bénéfice semble le plus important. Dernière chose... je vais peut être un peu loin dans l'analyse, mais il semble que sélectionner des images en poses très courtes soit plus bénéfique que de sélectionner des images plus longues. En effet, pour les poses de 1/500s, on passe d'une FWHM de 10.32 à 6.59 pixels si on passe d'une sélection de 100% à 2% des images, ce qui correspond à une réduction de la FWHM de 37% environ. Par contre, pour les poses de 1/8s, la réduction n'est plus que de 12.95 pixels à 9.11 pixels, ce qui correspond à une baisse de 30% Alors maintenant, mettons un peu en parallèle les deux courbes et voyons un peu ce que ça donne Déjà, grâce à du lucky imaging, on peut faire chuter la FWHM d'une étoile de 16.8 pixels au pire à environ 6.3 pixels au mieux ; le piqué final est plus de 2.5 fois meilleur Ces valeurs correspondent à peu de choses près à ce que j'ai pu observer chez les mesures faites par les pros, si je considère des sélections et temps de poses équivalents. Il se pourrait qu'on puisse gagner encore plus, car : - Mon échantillonnage était un peu limite et a peut-être été facteur limitant de l'amélioration observée - Je ne suis pas allé dans les valeurs extrèmes, que ce soit en terme de sélection d'image mais surtout en temps 'exposition minimal et maximal. Peut être que l'étoile prise avec des poses de 1 minute aurait une dimension de 20 pixels ou plus... ou peut être qu'on aurait été seulement à 15 et que c'est le vent qui a amplifié la chose. Ensuite, la grande question, qu'on se pose souvent en imageant... vaut-il mieux réduire le temps de pose ou le nombre d'images utilisées ? Si je prends l'exemple d'un objet réalisé en poses de 1/4s. Passer à des poses de 1/8s engendrera une diminution de FWHM d'environ 6%, alors que passer d'une sélection de toutes les images à seulement la moitié apportera une diminution de 12%. Par contre, passer de 10% des images à 5% des images n'apportera qu'un gain de 3%... Donc finalement, la méthode utilisée empiriquement par les quelques membres du "club des pose-courtistes" semble être la bonne à savoir, un savant mélange de temps de pose bien diminué avec une sélection d'images pas trop drastique. Après ça dépend un peu aussi de ce que l'on veut faire, car sélectionner une moitié d'images prises avec un temps de pose donné ne revient pas exactement à prendre des images avec un temps deux fois plus court... j'y reviendrai certainement plus tard. Voilà, c'est fini ! félicitations à ceux qui ont tout lu, je pense que je dois avoir la palme du post le plus long aboutissant sur des conclusions que l'on connaissait déjà mais bon, vu que je l'ai fait, je le met là, et après, faites-en ce que vous voulez hein Par contre, je prépare une partie 2 avec un autre petit test, là je crois qu'on pourrait avoir des surprises, mais je n'en dis pas plus... A bientôt ! Romain
  13. NGC 1514 au C11

    Très beau ! bravo Romain
  14. M74 au T150

    Salut, Très belles images, vive les t150 ! ( celle-ci et les précédentes ) il y a du monde en arrière plan, c'est très propre Romain
  15. Salut Stéphane, très belle 7331, bravo Effectivement t'as mis le paquet, la périphérie est très clean ! J'ai fait pareil sur une autre cible, 8jours d'affilée... on va voir ce que ça donne Romain
  16. Bon je vais tâcher de trouver réponse avec ça, merci Donc échantillonnage de 0.13"/pixel... La figure théorique de diffraction d'un tube de 180mm sans obstruction a un rayon à mi-hauteur de 0.29" pour une longueur d'onde de 500nm. ( si je me suis pas gouré dans le calcul... ) Ca correspond à environ 2.23 pixels, on est pile dedans... Donc pas de mystère Et comme attendu, le rayon de l'image "rouge" est légèrement plus large. Celui du bleu n'est pas vraiment plus serré, mais peut être que là la turbu a eu son petit impact... ça devait être une sacrée nuit Si tu as moyen de comparer les rapports de strehl, là tu aurais peut être une info plus précise sur la qualité de tes brutes et donc moyen de les trier de la meilleure à la moins bonne de manière efficace Romain
  17. @CPI-Z, ca te donne quoi comme échantillonnage ? Tu ne serais pas tout simplement trop proche de l'image de diffraction théorique ? On voit bien le deuxième anneau de diffraction sur tes profils... ça peut être aussi l'alignement ou la sélection d'image qui n'est pas assez performante. Le fichier original pèse lourd ? @Lucien il doit me manquer des connaissances... t'aurais pas un lien qui pourrait m'expliquer ça en détail ? même avec des chiffres et tout hein... Romain
  18. Non pas pour rire... bah j'ai pas bon alors ? Zut je vois pas pourquoi... pourtant ça me paraît tellement évident. je sais pas, je vois ça comme du pile ou face... si ton objet mesure 14.5mm, ben en moyenne, la moitié va donner 14 et l'autre moitié 15 ( si on suppose qu'ils ne donnent pas plus ou moins ). En augmentant le nombre de lancers de pièce, on augmente la précision jusqu'à tendre vers 0.5 Si il mesure 14.7, ben la proportion sera différente, mais la proportion donne la mesure...
  19. Lucien, Je pense qu'on est d'accord en fait. Enfin je crois. Enfin j'espère, sinon ça remettrait pas mal de trucs en question... Je ne dis pas que c'est utile d'additionner les poses à l'infini, mais que dans l'absolu, la précision augmentera toujours. Si je reprends ton exemple, ben pour moi passer de 1 million à 2 millions de mesures permettrait un gain de précision substantiel. Oui, rajouter une mesure après un million aura moins d'impact que d'en rajouter une après 4 mesures, c'est bien pour ça que l'on doit s'arrêter de shooter a un moment donné... faire une heure de pose après 100 heures précédentes est moins utile qu'après 4 heures, c'est pareil. Mais il n'empèche qu'avec un nombre infini de participants, tu obtiendrais la mesure de ton objet avec une précision parfaite. Donc pour moi c'est incorrect de dire qu'on atteint la limite... car elle est juste ou on choisit de la mettre, il n'y a pas de valeur charnière. Il y a 10 ans, poser 10h sur un objet paraissait le bout du monde, et aujourd'hui certaines images totalisent plus de 1000h de pose, du coup... ou est-elle la limite ? Enfin je crois. Tu me met le doute... Romain
  20. debutant voulant s'initier =)

    Salut ! Je valide le choix du tube, j'ai le même. La monture, perso j'ai une NEQ5 qui va très bien avec ce tube, mais c'est vrai qu'un peu de stabilité supplémentaire ne serait pas de refus. Surtout que si tu veux te lancer dans la photo, après il se pourrait que l'autoguidage t'intéresse, et tout ça rajoute un peu de poids à chaque fois. Par contre, pour du visuel, en seine et marne... à moins que tu te déplace loin de la pollution lumineuse parisienne, je rajouterais rapidement un filtre pour te faire vraiment plaisir sur les nébuleuses ( UHC baader par exemple ) De plus, au moins un bon oculaire dans quelques temps... mais là c'est plus une question de confort, tu peux très bien commencer avec ceux fournis. Et le jour ou tu voudras passer à la photo, il faudra impérativement te procurer un bon correcteur de champ ( compter 250 euros pour un GPU 4 lentilles, rapport qualité/prix imbattable ; sinon le Baader mpcc mk3 est moins cher mais bien moins bon ) Bon désolé ça fait des frais en plus, mais bon...
  21. Oui, oui, j'ai bien tout lu évidemment, mais je ne comprends toujours pas ladite phrase... tu sous-entend qu'il y a une limite dans l'empilement d'images, or je ne vois rien qui n'aille dans ce sens. Plus d'images feront toujours plus de RSB, qu'on en aie 100 ou 1 million... ( pour des images de qualité similaire bien sûr ) Alors par contre j'avais mal compris ce graphique au dessus... j'édite mon post précédent du coup. Mais pour y revenir, il se pourrait que le fait que l'on n'obtienne pas de résultats significativement meilleurs à 36 Hz qu'à 18Hz vienne du fait que l'étoile utilisée ne soit pas suffisamment brillante... car détecter moins de photons entraîne une incertitude sur la position de l'étoile qui peut se transformer en effet contre-productif ( point 4.7.3 de ce lien, à partir de la page 78 : https://arxiv.org/pdf/1404.5907.pdf ) Parce que justement d'après mes données, l'amélioration au delà des 18Hz est clairement visible L'autre explication, comme je l'ai dit au dessus, serait qu'un ciel est stable à 40Hz dans un excellent site, alors qu'un ciel de campagne moyen ne l'est pas. Romain
  22. Merci pour vos retours sympathiques et pour tous ces compliments qui font bien plaisir Certes, et j'en sais quelque chose, ça fait trois ans que je ne fais que de la pose courte. Néanmoins, les problèmes que tu mentionnes sont plutôt de l'ordre pratique, et ces aspects peuvent avoir un impact négligeable sur les images si c'est bien géré ou si le matériel est adéquat. Ce qui n'est pas vraiment le cas concernant la turbulence... Bon j'aurais pu en parler certes, mais déjà que j'ai essayé de faire court, et tu vois le résultat... là j'avoue que je ne comprends pas vraiment ce que tu veux dire... tu dis juste avant, à raison, que l'amélioration de l'empilement est proportionnelle à la racine carrée du nombre d'images... donc non il n'y a pas de limite, même si c'est de plus en plus lent. Oui l'asymptote concernant le temps de pose est facile à prouver, c'est tout simplement qu'à force de réduire le temps de pose unitaire, la différence d'une image à l'autre devient imperceptible puisque l'image est complètement figée. On devrait également pouvoir trouver une asymptote de l'autre côté de la courbe, dans les valeurs de vitesses les plus lentes. A un moment, augmenter le temps de pose ne dégradera plus l'image ( enfin, c'est ce que j'ai toujours entendu dire... à vérifier ) Et concernant l'autre courbe, elle admet également une asymptote horizontale vers la gauche, puisqu'il est prouvé que la turbulence a une probabilité de former par "chance" une image parfaite. Même si cette probabilité est d'autant plus faible que la turbulence est forte ( ou que le diamètre utilisé est grand ) , cela signifie donc qu'en sélectionnant des groupes d'images de plus en plus petits, au bout d'un moment, on ne sera plus limité que par la diffraction de la lumière, qui est une valeur fixe. Si on considère que l'allongement vient de la dispersion atmosphérique, celui-ci devrait-être égal à une valeur fixe même avec un empâtement progressif des étoiles. Donc on devrait avoir une proportion qui diminue, alors qu'en échelle linéaire on peut constater que l'allongement fait toujours la même taille... J'ai préféré l'échelle logarithmique car cela me semble plus logique : passer de 100% à 50% des images revient au même en terme de RSB perdu que de passer de 10% à 5% des images ; il me semble donc normal que la distance traduisant ces deux "sauts" soit la même sur l'axe X. Néanmoins, toutes les données chiffrées sont dispo dans le PDF ( lien juste au dessus des images ) donc si ça t'amuse, tu peux faire d'autres courbes et les poster ici, sans problème Evidemment, la taille de la tache de diffraction a une influence, c'est pour ça que mesurer le rapport de Strehl serait plus logique. A moins de faire la mesure avec d'autres scopes, difficile à dire ce que ça donnerait... mais j'avais lu quelque part que l'amélioration de la fwhm due a une compensation tip-tilt ( comme ici ) était maximale pour une valeur de D/R0 autour de 7, avec D le diamètre de l'instrument et R0 la taille des cellules de turbulence. Il faudrait que je retrouve le papier en question... EDIT : non rien, j'avais mal compris le graphique... mais c'est vrai que c'est étonnant de ne voir aucune amélioration significative avec la baise de temps de pose. Peut être est-ce le cas dans un ciel très stable... ? Juste je rajoute ici un pdf très complet sur le sujet que j'aime bien, pour les anglophones qui ont du temps à perdre... beaucoup de choses très intéressantes, je ne comprends pas tout mais je crois avoir saisi l'essentiel : https://arxiv.org/pdf/1404.5907.pdf Romain
  23. NGC 7217 dans Pegase

    J'aime bien le contraste entre les deux derniers commentaires... @marc jousset, si tu veux prendre la mesure du truc, la petite double dont on discerne à peine la séparation sur l'image en bas à gauche a un écartement de 0.76" d'arc d'après les données du télescope Gaia. Si tu mettais n'importe quelle autre image amateur à la même échelle, tu aurais des étoiles peut être plus rondes, mais surtout bien plus grosses et empâtées... Plus l'image est stable et la turbulence faible, plus les défauts optiques et mécaniques sont apparents ; cela explique pourquoi même avec du matos de compétition comme ici, et des poses de 10s "seulement", on peut avoir des étoiles ovales. D'ailleurs, il se pourrait que ce soit de la dispersion atmosphérique à ce niveau... il faudrait voir à quelle heure la cible a été faite, je n'étais pas dans la coupole à ce moment là Le but de notre mission n'était pas spécialement de produire de la belle image, mais plutôt de mettre en évidence des choses que l'on voit rarement. Les détails de la structure interne de la galaxie par exemple... Donc pour moi c'est une image réussie. D'ailleurs les étoiles ovales, ben je m'en fiche pas mal, c'est pas vraiment ce que je regarde dans une image astro, j'en connais même qui les enlèvent Romain
  24. Tiens, marrant, elle m'intéresse aussi... donc je m'abonne Bon par contre les 95mm de décalage du plan focal me font un peu peur... on commence à s'éloigner pas mal du porte oculaire, bonjour le porte-à-faux sur un newton... Romain
  25. Mon A7s est là - Comment l'utiliser?

    le firmware ne change rien, c'est sur les modèles suivants ( a7r2 de mémoire ? ) qu'un firmware destructeur est apparu un jour sans prévenir. Par contre il y a bel et bien du star-eater sur les poses de plus de 30s, à éviter donc. Le mode intervallomètre est très pratique. Seul bémol, la navigation dans ce mode est assez lente... Et en sortir pour repasser dans un mode plus pratique pour refaire la map par exempke est un peu longuet. Néanmoins je recommande de l'acheter, ça évite les fils et leurs problèmes Edit : pense a bien te mettre en mode vidéo pour faire le cadrage et la map... le live view est bien plus performant, on voit beaucoup plus d'étoiles si tu augmentes un peu le temps de pose et les isos Romain