lyl

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Everything posted by lyl

  1. Je compulse depuis un moment les schémas et spécifications d'instruments anciens : des réfracteurs. Je n'arrivais pas à comprendre la transition achromat vers apochromat si chère à notre époque moderne. Mon propos est exclusivement sur le sujet de l'observation visuelle. Je suis également concernée par l'aspect photo mais j'ai ma solution perso avec un instrument Mak Newton donc.. les réflecteurs et catadioptres je laisse ça pour une autre recherche si j'ai besoin. En bref, à force de tourner autour du pot à ne pas comprendre les raisons des réglages anciens tout en les trouvant particulièrement similaires et proposant des critères très efficaces par rapport à ce que j'utilise depuis que j'ai des informations sur la vision humaine, j'ai finalement craqué à aller chercher la Bible ... Pas eu besoin de tout mais @STF8LZOS6 m'a passé l'extrait qui change tout. On ne peut pas publier, c'est encore en vente... Danjon et Couder sont nés à une époque à laquelle Zeiss pointait sont nez sur le marché des instruments et puis la grande guerre de 14-18 a mis l'Allemagne par terre et ce n'est ni Schott ni Zeiss qui faisait les instruments de pointe achetés par la plupart des professionnels de l'astronomie et des amateurs "fortunés". La frontière entre la science et le grand public était encore grande à cette époque. Au 19eme siècle : Merz et Repsold, allemand était grand constructeur et fondeurs de verre, il y a eu la société anglaise des frères Chance également, d'autres mais pas si nombreux (Bausch & Lomb : Rochester aux US <-> Eastman Kodak), Corning ... Il ne faut pas oublier les successeurs de Pierre-Louis Guinand : Mantois puis Parra-Mantois. On a un peu oublié que cette société française de la région parisienne, complètement ruinée après guerre de 1940-45 après le vol de son matériel, a produit les plus grandes lentilles brutes au monde : Nice, Meudon, Lick, Yerk. Danjon et Couder se basent sur les matériaux Parra-Mantois pour écrire dans le livre Lunettes & Télescopes. Par bonheur, des informations précises sont données sur cette feuille : spécifications des verres D508 (crown) et D332 (flint) Une première constatation : ce n'est pas la combinaison BK7 - F2 de Schott que Zeiss utilisait pour la lunette à tout faire d'entrée de gamme : la Zeiss E. Deuxième point : il est énoncé un réglage à faire peur. Là, difficile. D&C propose un "standard" qui donne f=1m12 pour un achromat de 10cm à l'époque ou Zeiss sort la E110. Un peu de calcul et ça donne pour 11cm un ratio f/12.32 -> 1m35 C'est bien plus court que le 1m64 de la Zeiss, ça reste long quand même mais ça vaut le coup de regarder. Je lis la page attentivement : il s'agit bien de faire coller les raies bleu et rouge comme d'habitude et ... de caler l'aberration sphérique sur la raie D (o O ) : on fait plus ça maintenant. Je m'embrouille un peu et finallement 2 pages après ça explique les trois calages chromatiques (ouf, j'ai imaginé trop vite, et emmelé les crayons). Calage 555nm, 575nm et 580nm : c'est très lié au matériau, il faut regarder ça. Bon en attendant, je me dis que le seul moyen fiable de l'époque de caler l'aberration sphérique c'est de la mesure au foucault, au Ronchi ou au masque de Hartmann. A l'époque, ce n'était pas simple de trouver une référence lumineuse stable et la lampe au sodium faisait bien l'affaire dans les labos. Bref, on calait avec ce qu'on trouvait de mieux pour servir d'étalon : 589nm. Après un petit essai à 555nm, j'arrive pas à refaire le tableau parfaitement, mais au final je bricole un peu pour redresser les courbes pour me rapprocher des valeurs indiquées en rouge et sortir les spots de la 110 version D&C focus planétaire : le bleu est laissé large, à 4x le disque d'Airy, le rouge à 3x, le cyan déborde de ce que je fait habituellement au-delà du disque. Champ profond (pour >3mm de pupille), recherche du spot le plus petit (deuxième image) : on est à x2.4 le disque d'Airy. Ca me chiffonne de voir le rouge concentré comme ça A la suite dans le chapître, il explique que ce calage (555nm) c'est pour maximiser la luminosité pour l'oeil et minimiser le diamètre étoile, mais que ça donne une figure d'Airy avec du spectre secondaire (ben, ça je le crois). Il écrit : Donc, on laisse encore plus filer le bleu et même le vert pour que ce soit plus blanc "un peu orangé" ? Je teste moi-même avec ma semi-apo (photo) dont je vire la lentille arrière tout simplement, c'est une lentille BK7-SF5 calée comme ça. J'avais juste oublié qu'elle ne bavait pas : confirmé sur un spot fluo de nuit. Pourquoi ça marche sur l'oeil humain, et surtout pourquoi on peut systématiquement laisser le bleu plus dispersé ? L'oeil est plus sensible au bleu, même de jour. L'énergie du photon 486nm est plus grande que celle du photon 656nm (35%). Ah pourtant, on a moins de cônes S ou M que de cônes L... Ah oui moins, donc plus espacés. Je reprends le doc sur la perception : il faut deux cônes du même type pour la luminosité, ça marche par différence. 1 cône S (pic à 447,8nm, mais n'intervient pas directemenr sur la luminosité) pour 5 cônes M (541,3) pour 10 cônes L (568,6), et des bâtonnets à (507nm )mais encore moins... => forcément la luminosité bleue n'a pas besoin d'être aussi concentrée. Le contraste / la luminosité ne se gère pas de la même façon que la gestion couleur. Vu que le cône S est responsable du rouge, je commence à estimer quelques soucis vu sa densité quand on observe une étoile ponctuelle. Bref, il y a quand même une différence entre le besoin de concentration du spot côté vert-bleu par rapport à l'orange-rouge. Autant en profiter. Au final, Danjon et Couder nous apprenent plusieurs choses. a) La combinaison Parra-Mantois est similaire au BK7-F2, dispersion 500um à f12.32 contre environ 560um à f14.9, Le RC PM serait de 3.81 sur la E et le BK7-F2 de 4.53 sur le modèle D&C. Les verres non ED, même pas special Kurz-Flint par exemple était au-dessus en qualité. *** correction dispersion verre Parra-Mantois 1,5% de différence *** b) Il nous enseigne pourquoi il y a une différence nette entre champ profond (luminosité prioritaire), aspect couleur agréable (Airy aspect le plus blanc) et optimisation planétaire (richesse des rayons jaunes et rouges) : Au final sur un achromat ancien avec ces verres : 555nm pour le meilleur rendement par rapport au diamètre => magnitude observable 565-575nm meilleur résidu coloré pour les observations des grandes surfaces (nébuleuses, lunaire, terrestre, planétaire) 580nm pour améliorer le piqué de la plage de couleurs les plus fréquentes et donc de tirer le grossissement. c) du coup : pourquoi le f/D de 12.32 et sa formule ne se sont pas imposés ? Zeiss a fabriqué ses lunettes en BK7-F2 et f/D=15, c'était plus élevé que ce que la dispersion un peu moins bonne du BK7 F2 nécessitait (12,21 aurait suffit). Mais Zeiss a fait un modèle d'objectif plus lent, avec un calage Steinheil qui ralentit encore la pente de vert à bleu et l'a calé à 550nm : compatible grand champ. W Rohr, l'indique : optimal à 550nm et j'ai vérifié quelque chose d'approchant 551nm. Bref, un vrai objectif agréable pour le résidu coloré, avec un petit plus planétaire sans être dédié, capable d'encaisser un x2.5D (ortho abbe 6mm livré avec sur la E110) C'est l'aspect bon à tout faire, pas trop cher pour les matériaux et de qualité excellente qui en a fait la référence. Bon, une fois la page d'histoire tournée. Aujourd'hui on utilise des verres à faible dispersion pour corriger le chromatisme des instruments que l'on souhaite à f/D plus court, pour être plus facilement maniable. Voilà, on corrige bien la couleur, mais parfois, le navire de guerre utilisé pour traverser la rivière n'est pas capable de pêcher le petit poisson. Ce n'est pas cité là mais quand je lis à plusieurs reprises des articles de Couder et ensuite Texereau http://atom.lylver.org/AstroSurf/PDF/Texereau/1952LAstr__66__413T.pdf cf page 414 bas et http://atom.lylver.org/AstroSurf/PDF/Texereau/1933AnOSt...3..113C.pdf cf page 114 §2 qui parlent de lambda/12 (strehl .978) pour les plus grands écarts de tautochronisme , on est loin des performances piqué central de certains apochromates qui montent difficilement à strehl .95 Certes, il faut parfois filtrer, sur les grands diamètres, c'est la solution de l'époque sinon on a de la bouillie inexploitable comme sur le réfracteur de Lick quand vous laissez un amateur regarder dedans et photographier sans demander à l'astronome guide de la visite nocturne.
  2. diffraction limited du vert 546 au rouge 633. Il y a un savoir faire qui n'est pas reproduit de nos jours. C'était des instruments spécialisés différemment. A f/D >13 il y a des aberrations qui, évoluant au carré ou au cube de l'ouverture qui sont maitrisées contrairement à f/5.
  3. La famille Clark est fortement renommée pour ses optiques, 3 générations d'experts qui ont utilisés les techniques de vérification de pointe (Foucault, Hartmann ...) Dawes a contribué à leur renommée en écrivant à tout le monde (Herschel, Airy, Lasell, Knott et non des moindres), ... sic, qu'il "préférait son type de correction chromatique meilleur que la sur-correction de Merz" (la fabrique d'optique allemande de la fin du 19eme siècle) pour dire 4 ans plus tard qu'il la considéra moins bonne que celle de Cooke (la firme anglaise bien de chez lui, quel chauvin ...). Ce en quoi les Clark réagirent en claquant la porte aux fabricants de flint américains (non sans avoir rejeté un bon paquet de flints pleins de fils...) pour allez se fournir chez Chance en Angleterre puis chez Parra-Mantois (en France, cocorico) voir aussi : http://articles.adsabs.harvard.edu//full/1895MNRAS..55..195./0000197.000.html Merz corrigeait dans le jaune (cf la lunette de Strasbourg 573nm), il est probable que les Clark corrigeait vers 580nm (jaune-orange) pour donner ce type de spot. "Corrigé du vert au rouge, avec du sphérochromatisme dans le bleu" Ci-dessous plage de Oiii à H-alpha, tout à fait respectable, la Clavé 150f15 a une correction identique. Mais les matériaux des Clark furent BK7+F4 dans certaines moutures (plus adapté planétaire) CP : Pl/Lune : Les derniers objectifs de grand diamètre des Clark ont donné le nom à leur formule (espacement de 14/1000 pour l'entreverre d'après D&C) mais ils ont été très respectueux des conventions avec ces gros objectifs. En 2001, il en a été retrouvé un de 8 pouces à f/14 espacé de 0.17mm. Très bien calculé pour éviter le chevauchement des reflets produit par l'entreverre pour le spot en haut à droite (le bleu clair c'est 550nm, le rouge 632nm) Très finement mis au point dira t'on car à l'époque point de traitement anti-reflet. De nos jours en simple couche Mgf2, on se permet du 0.1mm d'espacement. => c'est stable en barillet avec 3 touches en étain argenté collé au flint comme en 1935, ça peut tenir plus d'un siècle... Note : de nos jours on peut utiliser du bête vernis à ongle incolore pour ça. Au cas ou ça part à l'acétone. Avant ils utilisaient ça : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gomme-laque 2001JBAA__111__145P.pdf 1897ApJ_____6__136W.pdf
  4. Un récapitulatif fait en 1915 par G.Bigourdan, source, annuaire du Bureau des longitudes, j'ai cherché les illustrations. 3 grands réfracteurs célèbres étalés sur 100 ans de fabrication 1) Le 243mm f18 de Josef Fraunhöfer, planétaire, calé sur la raie D jaune-orange du sodium, installée à Dorpat achetée en 1824, fabriquée par Utzschneider and Fraunhöfer, Munich A gauche, la Fraunhöfer, à droite Howard Grubb 1928 A Postdam, observatoire royal. 2) Le 298mm f18 de Schröder & Repsold (même fabricant que l'observatoire de Strasbourg : Merz Optical Shop Germany), calée grand champ ~530nm, pour la photographie du projet de "la carte du Ciel", probablement pour raie D et Oiii 3) Le 207mm f15 "moderne" de Howard Grubb, calée jaune-vert 550nm On notera les calages chromatiques complètement différents. On notera les longueurs d'ondes de référence. Le 517 : raies intermédiaires b Fer et Magnésium
  5. Un peu d'histoire qui peut paraître barbante mais qui a un sens. Personnellement, je pense que ce n'est pas une bonne idée, les lunettes astronomiques de maintenant sont calculées pour la mise au point à l'infini. => La remarque vaut surtout pour celles à f/D court. (<8) Danjon et Couder faisaient déjà la remarque dans Lunettes et Télescopes. On confond souvent les types d'objectifs. Les lunettes terrestres sont souvent conçues pour conserver le piqué de quelques mètres de distance à quelques kilomètres. D'une dizaine de fois la focale à l'infini. C'est le premier critère de correction des opticiens du début du 19eme siècle : Littrow, Herschel, Fraunhöfer, Taylor, Zeiss. D'ailleurs pour démystifier, un objectif de Fraunhöfer, tel qu'il en a construit par dizaines n'est PAS le mieux adapté à l'astronomie. Pour l'astronomie, et en particulier pour du grand champ >1° ou la photographie, on préférera un Aplanat ou un Anastigmat (sous entendu à l'infini). C'est historique, la fabrication des lunettes a d'abord été faite pour satisfaire les besoins terrestres. Littrow, dans sa thèse de 1810, utilisait l'approche allemande et partait d'une lentille équi-convexe facile à contrôler par la méthode de Bessel (mesure 2f) . Propriété fondamentale : son aberration de sphéricité est nulle, le piqué est maximum à cette distance. Le flint servant à compenser l'aberration sphérique à l'infini puis on corrigeait le chromatisme en dernier en creusant la face arrière. C'est aussi appelé : la méthode des géomètres. Le résultat est optimal pour la quantité de matière à enlever et la déformation provoquée dans le barillet. (optimal mécanique) ASENS_1877_2_6__S3_0.pdf A cette époque là, on fait des instruments longs, le chromatisme étant maitrisé à f/15, on l'ajustait en dernier. Herschel écrivit ensuite en 1821, Mémoire sur les aberrations des lentilles composées et sur les objectifs [Philosophical Transactions, vol. GXI; 18 J.-F.-W. Herschel) Il y donne une théorie complète de ces systèmes optiques, dans laquelle il établit les relations qui expriment la valeur des aberrations des surfaces et des lentilles; il étudie ensuite les moyens qui permettent de rendre nulles ces aberrations, et arrive ainsi à des équations facilement résolubles, qui fournissent avec exactitude les courbures qu'il convient de donner à un objectif pour lui faire acquérir les qualités requises. Ces qualités ne sont pas forcément les plus pertinentes pour l'astronomie mais plutôt pour les optiques terrestres dont celles de mesure pour les théodolithes (géomètres) Le professeur Simon Stampfer à partir de 1928 s'emploie à retrouver le travail de Fraunhöher décédé prématurément à 39ans. Il s'aperçoit que Josef Fraunhöfer suit la théorie d'Herschel avec une modification pour pouvoir contrôler ses fabrications d'objectifs à distance finie : il est resté dans l'histoire pour son modèle d'objectif : le doublet de Fraunhöfer, qu'il a réalisé avec des précisions étonnantes (<1/1000e ! sur les courbures) Ce fut en 1872, qu'Ernst Karl Abbe développe la théorie de la microscopie, donc utilise des angles importants. C'est ainsi qu'il détermine la relation des sinus d'Abbe qui sert à créer des optiques aplanétiques (anastigmate, achromatique, acomatique) en donnant la relation qui permet d'annuler la coma. C'est ce qui marque l'étape indispensable à la fabrication des objectifs grands champs car la coma devient trop importante également pour l’œil. La technologie suit ensuite et Harold Dennis Taylor publie en 1892 le premier triplet apochromatique Les lunettes se raccourciront ensuite avec vers 1900 puis 1920 la mise au point de verres à dispersion anormales. (en particulier Otto Schott pour Carl Zeiss mais ce ne sont pas les seuls, Parra Montois aidé par le chimiste français Verneuil) On peut considérer qu'à partir de cette époque, la formule optique de Fraunhöfer sert de base à la formule aplanétique avec son pendant "flint devant" (Steinheil) On a donné les noms de ces inventeurs et théoricien aux formules corrigées de la coma bien qu'il n'en ait jamais construit. Les lunettes terrestres ont donc pour particularité un résidu de coma positive (comme un newton assez long genre f/D 7.3) en contrepartie d'un piqué bien maintenu d'environ 11 fois la distance focale native jusqu'à l'infini. (10m-> ∞) Un vrai objectif astronomique : Zeiss astro-spezial 80-1200. ou D&G optical http://r2.astro-foren.com/index.php/de/10-beitraege/02-ed-optiken-halb-apos-und-frauenhofer-systeme/585-b065-kein-d-g-optical-fraunhofer-153-2320 Des terrestres/vrai multi-usage compatible avec l'astro 1) FH Fraunhöfer : TAL FH 100-1000 ou 2) Meade FH90-1000 : http://r2.astro-foren.com/index.php/de/10-beitraege/02-ed-optiken-halb-apos-und-frauenhofer-systeme/572-b054-meade-explorer-90-1000-model-395 Note : la coma n'est importante que si elle dépasse l'aberration d'astigmatisme sur le champ, en dessous, c'est une aberration de fabrication, elle doit être de contribution inférieure à 5% sur un objectif de qualité (objectif, strehl d'au moins 0.92) La TSA 102 et 120 ont une aberration de coma (négative celle-là) de part leur conception, ce n'est pas une anomalie et ça reste invisible en visuel. Elle est compensée par les correcteurs (réducteur, extendeur, flattener) Conclusion : les vrais objectifs astro et surtout astro-photo sont aplanétiques et l'absence de coma résiduelle qui sert au FH (Fraunhöfers pour du multi-usage terrestre/astro) leur permet d'avoir un meilleur piqué au bord en champ profond >1° Les dignes successeurs en neuf pour les objectifs aplanétiques astro : Scopetech (objectif Kubota Optical, ils avaient fournis la Mizar Kaiser 80/1200) Egalement, les vrais objectifs astro ont leur chromatisme réglé bien plus bas qu'en terrestre. Beaucoup de doublets terrestres sont calés sur la raie e 546 pour la bascule de chromatisme (et parfois sur 532nm pour l'aberration sphérique -> utilisation de prisme plutôt que mirroir). Les lunettes astronomiques sont plutôt calées chromatiquement sur 555nm si utilisation en CP ou 560-565 pour du générique, A l'extrême, on a du 580nm pour la 150f15 Clavé qui était dédiée planétaire. Pour l'aberration sphérique c'est encore une autre histoire, historiquement sur la raie D pour l'astro (jaune-orange), plutôt la raie e (vert) en terrestre.
  6. Comment décoler un doublet

    Houlà, prise de risque quand même, ceci dit avec le four de la cuisine c'est plus lent à mettre en température.
  7. Anciens oculaires

    Oui, c'est le vignettage le plus fort, c'est rare d'avoir un pleine illumination de plus de 22mm de field stop même sur la Grossfeld. L'arrêt de champ (field stop) apparait flou et pour mémoire, la bino Grossfeld est conçue pour un coulant DIN-30 de microscopie, ceux qui espèrent du 29mm de l'eudiascopique Baader sans vignettage peuvent rêver. Ce n'est pas gênant pour un angle apparent de 30° hors d'axe. Le panoptic 24mm de Televue a été conçu en tenant compte de cela. 22mm efficace et le reste pour du repérage. L’œil étant très peu piqué quand il dépasse 25° hors d'axe et en dessous du grossissement résolvant (2mm de pupille). Au delà de 25°, la sensibilité des bâtonnets permet de compenser. En optique de microscopie, le champ standard c'est 18mm pour 25mm de focale (41° géométrique), 22mm pour le champ large (52°). Comme les binoculaires sont adaptées de ce domaine vers l'astro, ça n'a rien d'étonnant. Si ça amuse la galerie de faire du grand champ, autant prendre une paire de jumelles géante, ça sera plus adapté. Avec une tête bino on sous-entend précision / résolution sur l'image, pas la sensation d'immersion, sauf peut-être les gadgets adaptés comme la LOA Denkmeïer.
  8. Salut @Turboscope, je n'ai pas d'avis positif, ni négatif, je fais remarquer que je n'ai pas beaucoup de quoi me faire un avis sur ton premier post à propos de Mr Fullum. Ceci dit je te lis et je prends en compte ton opinion et des retours que tu as ajouté. Le bon sens fait toujours plaisir à entendre et à lire. Après on peut dire que je chipote quand je ne trouve pas les références, mais c'est un peu normal, habitude universitaire qui ne m'a pas quittée. "On m'a dit que ..." -> On c'est "personne" ça ne compte pas. A part ça : le superpoli et les polémiques autours. C'est à mon avis un peu surfait pour un dobson visuel, nous (pareil mon avis perso acquis lors d'un échange) avons déjà eu ce genre de conversation avec @Terence Pelletier sur l'autre forum (webastro). Les autres artisans français ne sont pas en reste là-dessus, c'est juste pour le citer en exemple de personnes qui maitrise leur technique. Il faut chercher à contenir la diffusion, donc plutôt à bien contrôler le micromammellonage. Il existe quelques bons outils pour ça comme le test de Lyot. Derrière ce bouc émissaire de "superpoli" on a empilé tout un tas de concepts... Defauts-Polissage.htm en pdf 1950C+T____66___57T.pdf Le superpoli a d'autres utilités quand le besoin est plus extrême, en particulier quand on manipule des plus grosses énergies que la lumière des étoiles. Il suffit de relire un peu l'histoire des optiques (tout le monde n'en a pas l'envie) mais en gros il y a quelques cas ou c'est utile, par exemple pour des optiques utilisées en solaire à cause des problèmes d'interférences ou de dissipation d'énergie. Bernard Lyot est une bonne référence à lire à ce sujet. Pour l'optique astronomique, on est plus dans l'adaptation du travail à faire par rapport au matériau, certes aussi à la libération des contraintes dans ce dernier, ce que l'utilisation d'outil de façonnage rapide à la meule diamantée peut provoquer. Le superpoli, en effet apporte un plus mais ce n'est pas toujours nécessaire partout. Bref, le contre-exemple de ces dernières années ça a été une espèce de dialogue de sourd avec Orion Optics UK, mais il est plus que probable que c'était du à un employé ou patron indélicat ou incompétent. De nos jours, on sait quantifier la qualité d'une optique et les astrams du forum ont acquis un bon niveau de prudence et nous avons régulièrement des avis de personnes qualifiées dans le sujet. Ça reste assez sain et les polémiques sont plus rares. Perso, je suis comme tout le monde, et je ne suis pas experte pratiquante, j'ai un peu tâtonné "touché de la main" et eu des sensations et des déboires, j'ai un peu de formation proche du sujet et j'ai échangé. Je m'arrête là car je n'ai pas de quoi faire un cours là-dessus.
  9. Bonjour, je n'ai pas trouvé de référence à Mr Fullum dans cette page.
  10. Ben là c'est pas du 30€, surtout ceux qu'on voit là (focale intéressante). On peut dire sans se tromper qu'il faudrait les comparer au Baader Classic ortho avant d'y mettre un prix et ensuite au HD-ortho qui sont plus piqués mais moins confortable (taille du champ et courbure de champ)
  11. Je dirais que ça dépend si ce sont de vrais orthos Abbe mais il y a plusieurs posts qui indiquent que ce sont des simples plössls symétriques, certes combinaison excellente pour les lunettes avec lesquelles ils étaient vendus avec mais non réutilisables ailleurs. Ça date de l'époque ou on vendait une solution optique objectif + renvoi + oculaire (correction optique globale). Pour les HM, idem, comme l'indique Anton, la formule est intéressante mais très spécialisée : c'est bien pour de l'étoile double, du solaire ou lunaire. La diffusion est minimale, en général ils sont fait en verre baryté SANS traitement AR pour limiter la diffusion au minima. Intéressant à partir de f/15. J'ai poussé à f/25 : c'est vraiment intéressant en lunaire mais le champ n'est ouvert qu'avec ce f/D haut et du coup même le relief d’œil est limite. Lunette 80/1000 avec une barlow Dakin et un 20mm : on atteint pas le maxima de grossissement et c'est la limite du confort, donc même si c'est top, on a d'autres solutions avec autant de verres maintenant et le polissage/traitement AR est à un bon niveau presque partout. C'est exotique d'en avoir un en tant qu'étalon pour le disque de diffraction ou les doubles. C'est pour une époque ou les instruments étaient nativement à f/15 ou +
  12. Bonjour, le wiki en anglais est plus précis https://en.wikipedia.org/wiki/USB#Cabling Site de référence : http://janaxelson.com/usb3faq.htm#ca_maximum La prise standard "USB Type-A plug". Vérifier que votre câble avec cette prise soit compatible USB3.0 car la prise est identique mais la norme a changé. (compatibilité ascendante) En gros : attention aux vieux câbles. Note : un câble ne dure pas éternellement, en général, les câbles "patch" ou raccordement sont fiables pendant trois ans, ensuite ils sèchent et se fissurent. Suivant le constructeur les matériaux peuvent durer plus longtemps. Penser à les vérifier et les changer, surtout si ils trainent par terre.
  13. Ne nous jette pas en pâture des informations dont nous n'avons rien à faire, c'est le meilleur moyen de ne pas respecter le droit à l'anonymat et à la vie privée que propose le forum. Le sujet est autour d'un incident privé sur une vente, c'est déjà en soi étalé avec beaucoup de précision. Je connais assez bien les limites de la protection de l'anonymat pour en jouer à ma guise. Donc on crève l'abcès comme au bon vieux temps et ce n'est pas pour ça que quelqu'un pourrait retrouver qui est Olili ou boss sans passer par l'admin du forum. Je crois qu'on ferait bien de cadrer sur les modalités des petites annonces dont le format et les utilisateurs me pose quelques problèmes. Juste pour rappeler également : il y a une rubrique Signalement dans les PA. Ou alors on en reste là ça retourne dans la sphère privée ou la rubrique Signalement. Ma conclusion : n'ouvrez pas la boîte de Pandore, ce genre de truc se discute avec l'admin ou en MP.
  14. dit la personne qui poste sous couvert d'un pseudonyme. Faut arrêter là, le post est ouvert et j'ai fait référence à son pseudo pour qu'il sache qu'on discute sur le sujet. Chaque fois que tu cites un pseudo la personne reçoit une notification. C'est là le risque de discuter sur un forum public, tout se voit référencé par les robots de recherche. Personnellement, je n'aime pas qu'on discute dans mon dos sans être au courant. Maintenant ça ouvre le droit de réponse et de clore ce sujet qui a été rendu public. Que chacun assume ce qu'il fait, on ne sait même pas pourquoi l'ADC ne fonctionne pas et j'ai expliqué la raison de mon questionnement.
  15. c'est une information de notoriété publique. Quand je vois ça : Ça veut dire implicitement que le vendeur a reçu le retour satisfait de la part de l'acheteur. C'est suffisamment le "bord." sur les PA Astrosurf pour qu'on y mette un peu d'ordre. Je n'utilise plus car il y a des acheteurs revendeurs et personne ne fait son ménage.
  16. Bonjour, il n'y a pas de délai de rétractation avec un particulier sauf si vous en convenez dans la condition d'achat. Encore faut-il le prouver. De même que la malveillance ou la tromperie. Seul un professionnel peut prouver le défaut. L'absence de facture d'achat ça me semble plus que léger pour un commentaire "vends ADC Pierro astro MK3 , parfait état . " Sans facture ... ce n'est pas parfait car tu ne peux faire jouer de garantie et je ne vois pas comment c'est possible aussi peu de décote dans ce cas. J'entends souvent 70% du prix quand c'est du "comme neuf" mais sans couverture de garantie, faut pas déconner ... 350€ * 70% pour moi ça fait 245€ : ça sent l'arnaque là. Il faudrait que le vendeur @boss351 s'explique parce que ça a toutes les chances de mal se passer en cas de recours en justice comme je l'ai fait sur une année de long pour ma paire de jumelle Leica Trinovid 10x40BA qui était à cette hauteur de prix. Long, deux déplacements au tribunal d'instance mais ça avait couté plus du double au vendeur en remboursement, frais de justice et préjudice. (et j'ai gardé l'instrument... certes inutilisable)
  17. Oui, j'avais vu des photos là-dessus, je crois que c'est facile en regardant sur les sites Takahashi Europe, America ou Japon.
  18. Impeccable ça, j'espère que ça sort (sortira ?) le confort d'images prévu.
  19. Pour 15mm d'équivalent BK7 refroidit par les deux faces et des rayons de courbures proches ? Je demande une expertise en calcul thermique là. @olivdesoJe sais que tu en as un dans ces diamètres là, c'est ce que tu obtiens ? Enfin ceci dit, mon 6" a beaucoup moins de surface, une épaisseur de 14mm pour le ménisque, un f/D de 8 permettant une correction très fine sur la précision optique donc plus de marge, il faut sans doute prendre ça en compte pour y réfléchir.
  20. En fait Bertrand, non, c'est du équivalent SF5 (strong flint), combinaison connue avec du BAK1 qui permet de réduire l'astigmatisme quand le diamètre augmente et de faire son calage vers 530nm de façon avantageuse. Les deux verres matchent encore mieux que BK7-SF5 pour le chromatisme mais BAK1 chez Schott vaut cher ... je reste discrète sur ce vieux verre. Ça ressemble à ce qu'utilisait Merz vers 1880 quand il a poli le doublet de Strasbourg. Il n'y a que CGDM qui, actuellement, fait des blanks aussi gros pour ces deux matériaux (surtout leur équivalent Schott BAK1 d'ailleurs) Je te l'aurais proposé si j'avais su la disponibilité et c'est la raison de mes interrogations auprès d'Ales quand on est tombé sur le nom de fichier du 220mm f/15, j'ai pris une baffe intellectuelle en vérifiant
  21. 20% (40mm) Vous l'utilisez avec ou sans le ventilateur ?, 1h ça semble un peu long, le ménisque fait probablement 15/16mm maxi.
  22. Lambda Cygne - Messiers 15 et 71

    Hé pas mal du tout Claude, je ne connais pas quel gain tu as mis par rapport au gain unité.
  23. Comment décoler un doublet

    oui, si l'acétone fonctionne c'est parfait, ça marche lentement sur le baume. Quand c'est amorcé, tu as bien vu que ça progresse tout seul, la gravité peut suffire si tu cales ça en biais.
  24. Comment décoler un doublet

    https://www.norlandprod.com/techrpts/separating.html C'est en anglais, Il faut un mélange avec du Dichlorométhane et exercer une tension de surface en élevant la température (~65°) Il existe chez Fischer Scientific (recherche google) 41€ le litre. ça doit se trouver sur catalogue chez les partenaires chimiste de Norland http://imicromaterials.com/products/photoresist-removers
  25. Pour rester dans le sujet, je dirais pour avoir regardé de près et d'avoir échangé avec lui ce qu'à fait Ales Krivanek sur un objectif de 220mm (8.7") avec des verres classiques (~BAKx-SFx) déjà employés il y a plus de 120ans... C'est quand même limite ; le doublet est bien équilibré grand champ stellaire pour du f/15, on peut faire du lunaire avec mais pour exploiter le grossissement, ça devient compliqué sur les planètes (chromatisme calé vers 530nm). C'est le diamètre qui compte : 220mm permet déjà de monter à x200 sans trop de soucis mais au-delà le chromatisme avec des verres non ED et non anormaux : très compliqué. Ales arrange pour être proche du 1/4 d'onde sur 0.6° c'est bien conçu mais on ne peut pas tout faire avec. Le plus gros f/15 classique de la dernière centaine d'année c'est la Zeiss E130, Ensuite pour le même confort on passe aux objectifs AS jusqu'à 200mm, les plus gros sont spécialisés dans un seul type d'observation. L'AS 150/2250mm étant bon dans le sujet Zeiss Coudé que j'ai présenté (capable d'astrophotographie). Même une connaissance de l'Iowa (USA) en était resté à un 6"f/21 (BK7-F2 littrow). Il a décidé de passer à un réflecteur et on a fait connaissance il y a une quinzaine. Amateur de solutions exotiques, il a décidé de passer à 8" gérable en taille (il sait polir les lentilles : cf le sujet sur l'hamiltonien à obstruction non excessive). Il a également fait un Schupmann mais moins convaincu à cause des difficultés de réglages d'angle. CI-dessous son littrow 6" d'il y a 30ans, toujours efficace. il a le look maintenant. --------------------------- Enfin en hyper-spécialisé la 435mm repliée de Puimichel qui devrait migrer vers l'observatoire des baronnies provençales Je l'ai vue de près mais pas eu l'occasion d'évaluer le rendu du champ profond/nébuleuse type M42 Orion ou du solaire bande étroite (continuum) avec. Mais la photo solaire est efficace c'est sûr, suffit de voir comment JP-Brahic a également exploité un gros achromat récemment dans cet usage. On ne peut pas tout faire avec les achromats. Pour du multi-usage, restons à la limite 130mm f/15, au-delà il faut sélectionner correctement les fonctions et/ou les limites de ce qu'on peut faire avec. Il y a un trou certain pour atteindre correctement les 350x efficaces qui sont les limites de l’atmosphère de campagne courante en France en ce moment. Dés qu'on veut dépasser pour du multi-usage, il faut sélectionner un site ad hoc. Bref la plage de 150-220mm de diamètre on spécialise ou on prend des verres de qualité optique supérieure : les catadioptres et les dyalites font bien le relais dans cette plage. Après en 250-330mm, les réflecteurs purs (je rejoins JD) rentre dans les considérations optimales pour l'obstruction et la qualité de construction pour faire parler la poudre. Quant au prix ... n'en parlons pas. Même si une lulu est plus stable, ça reste un monstre qu'on garde en général en poste fixe.