Bill46

Member
  • Content count

    785
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    2
  • Last Connexion

    Soon available - 50207

Everything posted by Bill46

  1. C'est une information qui revient régulièrement, mais à chaque fois les limites sont repoussées. La dernière découverte en date vient d'être présentée à la 237e Conférence de l'American Astronomical Society (10-15 janvier 2021). Il s'agit d'un papier relatant la découverte d'un nouveau quasar très lumineux ayant un décalage vers le rouge de 7,642 (le précédent record était de z = 7,54), notamment à partir d'observations radio menées avec ALMA. J0313−1806, tel est son nom, possède une luminosité bolométrique de 3,6 x 1013 fois celle du Soleil et intègre en son sein un trou noir supermassif d'une masse de l'ordre de 1,6 x 109 fois celle du Soleil, et serait donc apparu, compte tenu de la distance, environ 670 millions d'années seulement après le Big Bang. Le noyau actif du quasar éjecte un puissant jet relativiste de matière (vitesse maximale de l'ordre de 20 % de celle de la lumière) qui suggère que la jeune galaxie hôte qui l'héberge possède un taux de formation stellaire de l'ordre de 200 fois par an celui de notre Voie Lactée et est constituée de l'équivalent de 7 x 107 masses solaires de poussières. L'article : https://arxiv.org/pdf/2101.03179.pdf
  2. Décidément, je me demande si certains connaissent la signification du mot "troll" https://fr.wikipedia.org/wiki/Troll_(Internet)
  3. Le 8e et dernier test concernant le lanceur SLS devrait voir, sans doute samedi prochain, l'allumage pour la première fois des 4 moteurs-fusées (hot fire test) Aerojet Rocketdyne RS-25 pendant près de 8 minutes - la même durée que leur fonctionnement en vol réel - au centre d'essais de la NASA de Stennis, dans le Mississippi. Ces 4 moteurs équipent l'étage principal du lanceur qui devra envoyer le vaisseau Orion de la mission Artemis 1 (sans astronautes dans un premier temps) vers la Lune en fin d'année 2021. Ils sont ré-orientables en vol (poussée vectorielle) grâce à un mécanisme hydraulique qui a déjà été testé avec succès. Il est à noter que ces 4 moteurs, brûlant de l'hydrogène et de l'oxygène liquides, ont déjà volé à bord de la navette spatiale (16 moteurs modernisés issus du programme de la navette spatiale seront réutilisés et 18 autres ont été commandés). Il n'est pas prévu de récupérer ces moteurs après chaque lancement de SLS. Si tout se passe bien lors de ce test, qui mimera les variations de poussée rencontrées en vol (chaque moteur développe une poussée de 1 860 kN au niveau du sol), l'étage sera ensuite expédié au Centre Spatial Kennedy ou l'attendent les boosters latéraux déjà positionnés dans leur position verticale. Enfin, l'étage supérieur avec la capsule Orion sera placée au sommet. Et, si tout va bien... Répétition du test le 20 décembre dernier :
  4. Lunes irrégulières de Jupiter

    Sans doute bien trop tôt pour confirmer quoi que ce soit, mais la Chine ambitionne ses premiers séjours dans la banlieue de Jupiter dans les années 1930 (départ de la Terre vers 2029). Ce ne sont encore que de vagues intentions, mais avec les Chinois tout peut aller vite. Deux concepts de missions ambitieuses ont été évoqués par les scientifiques chinois auprès de leurs homologues européens. La première, nommée pour l'instant Jupiter Callisto Orbiter (JCO), survolerait plusieurs lunes irrégulières de Jupiter avant de se mettre en orbite polaire autour de Callisto, le plus éloigné des satellites galiléens et celui qui a sans doute gardé la surface la plus ancienne, peu soumise aux radiations intenses venant de Jupiter. Callisto, un peu plus grosse que la Lune, possède en outre une très fine atmosphère et une surface relativement peu accidentée propice à un atterrissage si besoin. La seconde, appelée Jupiter System Observer (JSO), se focaliserait plus sur Io, et également sur des études physico-chimiques de lunes irrégulières, avant d'être envoyée, à la fin de sa mission principale, vers le point de Lagrange L1 Soleil-Jupiter où la sonde pourrait étudier pendant une longue période le vent solaire en dehors du champ magnétique de Jupiter et, de loin, certains petits satellites de la planète. Ces missions, qui pourraient en outre embarquer plusieurs CubeSats, découlent bien sûr des techniques développées avec succès pour Chang'e et Tianwen-1. Elles nécessitent toutefois de nouvelles avancées dans les domaines notamment de la propulsion électrique, des panneaux solaires, de la poursuite des engins et des communications lointaines. La mission finalement choisie à destination de Jupiter pourrait s'appeler "Gan De", du nom d'un astronome chinois né au IVe siècle et qui a fait de notables observations de Jupiter et, parait-il, aurait pour la première fois détecté à l'oeil nu l'un des satellites galiléens (sous toute réserve). Source : https://www.planetary.org/articles/jupiter-mission-callisto-landing Amalthée, imagée par Galileo le 12 août 1999 à des distances de 364 et 446 000 km, fait partie d'un groupe de 4 lunes (avec Métis, Adrastée et Thébé) orbitant à l'intérieur de celle de Io, encadrant les anneaux de Jupiter
  5. Ce n'est pas lui qui fera trembler Musk, mais 500 millions d'euros sur 2 ans c'est toujours bon à prendre (oui, je sais, certains diront que c'est peanuts ce sont des cacahuètes, qu'on a pris trop de retard, qu'on est nuls, etc.). https://www.pscp.tv/w/1jMJgpnwQajxL
  6. Finalement ce sera dans le Golfe du Mexique, au large de Tampa, et avec GO Navigator, désolé pour le détour.
  7. Désarrimage de Cargo Dragon 2 de la station spatiale internationale : les souris reviennent sur Terre !
  8. Actualités de Curiosity - 2013

    Zooms sur les escarpements d'une colline avec ChemCam RMI, mosaïques d'images prises au sol 2998 (NASA/JPL-Caltech/LANL/Bill46 ) : c'est juste pour passer le temps, ce n'est pas de l'art, hein !
  9. Actualités de Curiosity - 2013

    Paul Hammond suggère soit un défaut dans le mécanisme du bras lors de sa rétraction, soit un problème lié au cache placé devant l'objectif de la caméra MAHLI qu'il est nécessaire d'investiguer. Pas plus de précisions.
  10. Il s'en est passé des choses à Boca Chica hier ! Mais je ne suis pas sûr que l'homme le plus riche du monde y soit pour quelque chose Enfin, ça fait plaisir quand même de voir un "Dauphin" (HH-25 "Dolphin") français de l'US Coast Guard veiller à la sécurité des braves pêcheurs (hélitreuillages à 7:50, 19:40 et 23:10).
  11. Je passe ! J'ai juste une question : est-ce le mot "Planète" avec un "P" majuscule qui est déposé ou aussi le mot commun "planète" avec un "p" minuscule ? Je ne sais pas si ça fait la différence. Quelle affaire !
  12. Astéroïdes géocroiseurs / NEO

    Oui, bon, je me limiterai à quelques-uns si vous le voulez bien, j'ai pas que ça à faire NEO par-ci, NEO par-là... faut savoir les éviter c'est tout !
  13. Sonde JUNO : destination Jupiter

    Le périjove 31 en vidéo (Kevin M. Gill) :
  14. Alors que Starship SN9 s'apprête à connaitre un nouveau tir statique à Boca Chica, le vaisseau Cargo Dragon CRS-21 doit quitter la SSI de façon autonome pour amerrir dans l'Océan Atlantique, au large de Daytona Beach, à proximité du navire support de SpaceX GO Searcher. Parmi les choses ramenées sur Terre, on note dans le manifeste de cargaison, outre du matériel électronique et autre pièces mécaniques : "Live rodents from the Rodent Research-23 mission and used habitats and transporters that suppoort future research missions and analysis." Autrement dit, des souris montées à bord de la SSI en novembre dernier avec la mission SpaceX-21. Ces rongeurs participent à la recherche sur les effets de longues missions de l'homme dans l'espace (comme un voyage vers Mars), et plus spécifiquement sur la structure des artères, veines et autres vaisseaux lymphatiques en connexion avec la vision, lors d'un long séjour en apesanteur. Après 5 semaines passées en orbite (pas oculaire), les souris seront examinées pour évaluer d'éventuelles modifications au niveau de leurs globes oculaires (Spaceflight-Associated Neuro-Ocular Syndrome). Ces études, et d'autres, participent aussi à améliorer la recherche sur des stratégies de soins préventifs et de traitements de patients sur Terre ; les gènes des souris sont en effet très proches de ceux des humains. A lire sur le sujet : https://www.nasa.gov/sites/default/files/atoms/files/np-2015-03-016-jsc_rodent-iss-mini-book-508.pdf Des souris à bord de la SSI lors d'un vol précédent : Ci-dessus : 3 modules pour les rongeurs avec leur habitat (à gauche), l'unité de transport (au centre) et l'unité de manipulation des animaux (à droite) - Crédit : NASA/Ames Research Center/Dominic Hart Et ci-dessus, en dédicace au "pionnier" Thierry Legault , la Station spatiale internationale (y compris avec Crew Dragon "Resilience" et Cargo Dragon CRS-21) imagée depuis la surface terrestre lors d'un récent transit avec un Celestron 14 (optimisé pour la poursuite des satellites) par l'astrophotographe israélien Michael Tzukran (image sensiblement retraitée par mes soins).
  15. Perspectives spatiales 2021

    D'autres perspectives spatiales en 2021 avec les passages prévus dans le champ du coronographe LASCO de l'observatoire en orbite SOHO (Solar & Heliospheric Observatory, mission conjointe NASA/ESA dont on vient de célébrer le 25e anniversaire du lancement !) de presque toutes les planètes (et quelques mineures) du Système solaire. Prochains passages prévus avec Saturne du 15 janvier au 1er février et Jupiter du 19 janvier au 8 février. C'était il y a 20 ans...
  16. Pour rester dans le domaine des rayons X, ce communiqué de l'ESA qui rapporte la découverte (qui date en fait de 2019, articles publiés en 2020) grâce à l'observatoire en orbite XMM-Newton d'un objet résultat de la fusion de deux naines blanches massives. L'étoile résultante, comme le gaz l'entourant, pauvres en hydrogène et hélium mais riches en néon, magnésium, silicium et soufre, sont de puissantes sources de rayons X et brillent également dans l'infrarouge (IRAS 00500+6713, distance 0,86 pc). L'objet central, fortement magnétisé et en rotation rapide, éjectant de la matière chauffée à près de 200 000 K à une vitesse d'environ 16 000 km/s, devrait évoluer en étoile à neutrons au sein d'une supernova de type Ia d'ici 10 000 ans. https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Images/2021/01/Cosmic_neon_lights https://www.nature.com/articles/s41586-019-1216-1 https://www.aanda.org/articles/aa/full_html/2020/12/aa39232-20/aa39232-20.html Ci-dessous : images de IRAS 00500+6713 dans l'infrarouge (à gauche, avec une structure annulaire) et en rayons X (à droite, avec une structure plus uniforme) (Crédit : Lidia M. Oskinova et al., A&A 644, L8 (2020))
  17. Nouvelles comètes pour 2021

    Cette nouvelle comète C/2021 A2 a été repérée en infrarouge par le satellite NEOWISE (J. Chesley) le 3 janvier dernier, vers la magnitude 15. Périhélie le 22 janvier à 1,4 UA, approche la plus courte à la Terre début février à 0,4 UA, circulant sur une orbite rétrograde. Elle devrait monter vers la 11e magnitude en se déplaçant de l'hémisphère sud vers le nord en traversant la Poupe, puis la Licorne et Orion. https://minorplanetcenter.net/mpec/K21/K21AA0.html Quelques images : Ci-dessus : la comète C/2021 A2 imagée le 6 janvier à 7h40 TU avec un astrographe de 0,6 m f/6,5 opéré à distance au Chili (Ernesto Guido, Marco Rocchetto) Ci-dessus : C/2021 A2 photographiée le 8 janvier à 12h45 TU depuis Victoria, Australie (C11 Rasa f/2,2) Ci-dessus : C/2021 A2 photographiée le 9 janvier à 14h53 TU (iTelescope 0,50 m f/6,8, Siding Spring, Marian Urbanik)
  18. M33 et une Comète ??

    Voir aussi :
  19. Nouvelles comètes pour 2021

    La même image que ci-dessus mais en RGB (10.01.2021, 18h30 TU, par Michael Jäger), faisant mieux ressortir la coma bleu-vert de la comète (émissions CN et C2).
  20. Nouvelles comètes pour 2021

    Ce n'est pas une nouvelle comète de 2021, mais l'image est sympa quand même. Il s'agit de 156P/Russell-LINEAR au voisinage de la galaxie M33 (constellation du Triangle) photographiée le 10 janvier à 18h45 TU (3 x 270 s filtre bleu-vert T300 f/4 capteur QHY 600, Michael Jäger, Autriche). De magnitude 11,5 approx., cette comète est bien placée dans le ciel de l'hémisphère nord actuellement. Elle est passée au périhélie le 17 novembre 2020 (mag. 10,6) et au plus proche de la Terre, à 0,48 UA, le 24 octobre. Première découverte (non publiée) en septembre 1986 par Kenneth S. Russell avec le UK Schmidt Telescope de l'observatoire de Siding Spring en Australie. Puis deuxième découverte en 1993 par Carolyn S. Shoemaker avec le Palomar Schmidt Telescope (objet astéroïdal baptisé alors 1993 WU mais non suivi). Et enfin troisième découverte en 2000 avec le relevé LINEAR à Socorro au Nouveau-Mexique (2 objets baptisés alors 2000 QD181 / 2000 XV43, finalement déclarés comme étant identiques à 1993 WU en janvier 2001). Une analyse orbitale en 2003 a montré qu'il s'agissait en fait de la comète observée à Siding Spring 7 ans plus tôt.
  21. Nouvelles comètes pour 2021

    Pour le fun, cette APOD du 7 janvier, qui est un composite de 55 images calibrées et retraitées montrant la Lune éclipsant totalement le Soleil le 14 décembre 2020, avec protubérances et éjection coronale massive, dévoile aussi discrètement (entourée d'un cercle rouge) la comète C/2020 X3 découverte le 13 décembre par l'astronome amateur thaïlandais Worachate Boonplod sur des images réalisées avec le coronographe LASCO C2 du satellite SOHO. Cette comète, de la taille d'un camion semi-remorque, s'est complètement vaporisée après le périhélie. SOHO a permis la découverte à ce jour de 4108 comètes et C/2020 X3 était la 3524e appartenant à la famille dite de Kreutz, groupe d'objets rasant le soleil au péril de leur vie. https://www.nasa.gov/feature/goddard/2020/recently-discovered-comet-seen-during-2020-total-solar-eclipse-SOHO/ (Crédit : Miloslav Druckmuller, Andreas Moller, Brno University of Technology)
  22. Nouvelles comètes pour 2021

    Hum. Il me semble qu'elle n'est pas très facilement observable en ce moment. Elle est montée à mag. 5,6 début décembre, puis vers la 4e magnitude mi-décembre lorsqu'elle a été vue traversant le champ du coronographe LASCO C3 de SOHO (image ci-après). Maintenant vers la mag. 8 ou même plus faible, à 1,8 UA. Située au nord de la constellation du Sagittaire actuellement, près de l'Aigle, et se dirigeant vers le Capricorne, donc pas très haut au-dessus de l'horizon sud-ouest. Elle devrait réapparaitre dans le ciel du matin début avril, mais à mag. 14 ou plus. 2020 S3 Erasmus vue traversant le champ du coronographe LASCO C3 de l'observatoire solaire SOHO en orbite, entre le 18 et le 31 décembre 2020 Cette image réalisée par Nick James pendant l'éclipse totale de soleil du 14 décembre 2020 depuis l'Argentine montre, outre le soleil éclipsé et Mercure, deux comètes : C/2020 S3 Erasmus et C/2020 X3 SOHO (une comète du groupe de Kreutz qui n'a pas survécu à son passage au périhélie)
  23. Nouvelles comètes pour 2021

    L'orbite de cette comète découverte le 3 janvier par Gregory J. Leonard sur des images prises à l'observatoire du Mont Lemmon avec le télescope Cassegrain de 1,52 m f/1,6 (les deux ci-dessous). https://www.minorplanetcenter.net/mpec/K21/K21A99.html Greg Leonard devant le télescope de 1,52 m du Mont Lemmon utilisé dans le cadre du Mount Lemmon Sky Survey. Greg avait déjà découvert plusieurs faibles comètes avec cet instrument en 2020. Une autre vue de la trajectoire hyperbolique de cette comète dans le système solaire interne (position de la comète au 10 janvier)
  24. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Une comparaison amusante (très japonaise) sur la quantité de matériau récolté par Hayabusa-2 avec cette image de 5 grains de riz d'une densité proche de celle de Ryugu (1,27 g / mm2) représentant 0,1 gramme (vu la porosité du matériau sur l'astéroïde, on peut estimer que cela fait en réalité moins que 5 grains...) - qui était l'objectif minimal de la mission - et la quantité réellement récupérée avec un verre de riz, soit 5,4 grammes ! Pour donner une idée de la joie des scientifiques japonais