jackbauer 2

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Posts posted by jackbauer 2


  1. "...l'exploration d'Europe, qui impliquerait l'Agence spatiale américaine (NASA), l'ESA et l'agence spatiale nippone (JAXA), est en concurrence avec un retour sur Titan..."

    Il n'y a pas à choisir, Europe et Titan sont de loin les endroits les plus excitants du système solaire ; Planifier de nouvelles missions vers ces deux mondes en coopération internationale (Cassini-Huygens est une formidable réussite) est une question de bon sens ; J'espère que les budgets ne vont pas encore être détournés vers des gouffres sans fond : ISS, retour sur la Lune...


  2. La 1ère moisson de COROT va nous être livrée ces jours-ci mais une nouvelle avancée nous dit que, decidement tout va plus vite que prévu dans cette nouvelle science qu'est devenue l'exoplanétologie... Si on parvient à obtenir de tels résultats avec les instruments existants, tous les espoirs nous sont permis avec ALMA et autres telescopes géants qui vont entrer en service dans les prochaines années ; Les candidates trouvées par COROT et bientôt KEPLER dans les parages de la Terre devraient nous livrer leurs secrets... sans attendre DARWIN puique l'ESA renonce à le développer avant longtemps...


    "Première analyse de l'atmosphère d'une exoplanète depuis le sol"
    Par Jean Etienne, Futura-Sciences

    C'est à la fois un exploit et une première qu'a réalisés une équipe d'astronomes
    du McDonald Observatory, en analysant l'atmosphère d'une planète extrasolaire
    non au départ de données obtenues en orbite, mais depuis le sol. Cela peut
    sembler une gageure. Jusqu'à présent, cet exploit n'avait été réalisé qu'une
    seule fois, au moyen de l'instrument STIS (Space Telescope Imaging Spectrograph)
    du télescope spatial Hubble. Mais voilà, l'appareil était définitivement tombé
    en panne peu après cette détection, contraignant les chercheurs à ne plus
    compter que sur leurs moyens terrestres. Aussi, une équipe dirigée par Seth
    Redfield a-t-elle entrepris d'utiliser le télescope HET (Hobby-Eberly Telescope)
    de 9,3 mètres à l'Observatoire McDonald pour tenter la première analyse
    atmosphérique d'une planète extrasolaire.

    La candidate était HD189733, une étoile de la constellation du Petit Renard,
    distante de 63 années-lumière autour de laquelle orbite une planète dite "à
    transit", c'est-à-dire observable par la méthode du même nom, quand elle réduit
    légèrement la luminosité de son étoile en passant périodiquement entre elle et
    nous. Cette planète environ 20 % plus massive que Jupiter a été découverte en
    2005 par François Bouchy du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille. Cataloguée
    HD189733b, elle est entourée d'une atmosphère mise en évidence en 2007 par
    Redfield. Une méthode (presque) simple… Dans son principe, la méthode d'approche
    paraît simple. Lorsque la planète passe devant le disque de son étoile, la
    lumière que nous recevons de l'astre diminue de 2,5 % par effet d'occultation.
    L'atmosphère qui l'entoure produit une réduction supplémentaire de 0,3 %. De
    plus, dans le cas d'une planète sans atmosphère, la réduction d'intensité sera
    constatée dans toutes les longueurs d'onde de l'étoile. Mais une atmosphère
    absorbera davantage de radiations dans certaines longueurs d'ondes. On peut donc
    en déduire des données des informations sur la composition de l'atmosphère.
    L'étalonnage du procédé s'est effectué sur le sodium, dont la présence était
    quasi certaine dans l'atmosphère de la planète. En examinant les variations
    d'intensité dans la longueur d'onde correspondant aux transitions spécifiques de
    l'atome de sodium, les chercheurs ont déterminé que la planète apparaissait 6 %
    plus grande qu'elle ne l'était en réalité.

    Le sodium a été ici privilégié car il présente une transition atomique forte et
    dans le visible. Son effet semblait accessible aux meilleurs télescopes
    terrestres. Mais l'équipe n'entend pas en rester là. "Beaucoup d'autres
    constituants atomiques et moléculaires de l'atmosphère peuvent être étudiés
    d'une manière identique, y compris le potassium et l'hydrogène" annonce Seth
    Redfield, qui n'a pas attendu pour franchir l'étape suivante et passer à la
    détection d'autres constituants de HD189733b. Cette étude a impliqué plusieurs
    centaines d'observations durant 11 transits étalés sur une année, effectuées
    dans des conditions différentes afin de soustraire la contamination provoquée
    par la vapeur d'eau de notre propre atmosphère. Des résultats exceptionnels Dire
    que les résultats sont encourageants serait bien au-dessous de la vérité, car le
    spectre de transmission de HD189733b ainsi obtenu s'avère d'une résolution
    beaucoup plus élevée que celui fourni par le télescope spatial Hubble. "Je ne
    pensais même pas que ce serait possible", s'enthousiasme Seth Redfield, qui
    envisage déjà de lancer son équipe sur un vaste projet d'exoplanétologie
    comparée. "Il est simplement stupéfiant de constater à quelle vitesse
    s'accomplissent les progrès dans le domaine des exoplanètes, déclare Michael
    Endl, un collaborateur de Redfield. Nous en sommes arrivés au point où nous
    pouvons étudier la composition des atmosphères d'exoplanètes dans le détail. Le
    HET est à présent devenu non seulement un détecteur d'exoplanètes mais aussi un
    outil spécialisé dans l'analyse d'atmosphères d'exoplanètes à transit, et cela
    avec une résolution sans précédent. Je suis impatient de voir les résultats
    comparatifs avec d'autres planètes extrasolaires". Avec l'étude détaillée des
    atmosphères d'exoplanètes, c'est bien une nouvelle branche de l'astronomie qui
    vient de naître…

    [Ce message a été modifié par jackbauer 2 (Édité le 10-12-2007).]


  3. Il faut dire qu'il a fallu du temps (des années) pour confirmer ; de plus un pulsar est un cadavre d'étoile et ne rentre pas dans la même catégorie que les autres...
    Reste que l'existence de ces planètes pose une énigme : ont-elles survécu à l'explosion en supernova de leur étoile-hôte ou se sont-elles formées des débris du cataclysme ?
    Et pour finir, répondent-elles à tous les critères de définition fixés par l'IUA, histoire de pimenter un peu le débat ?