vaufrègesI3

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Everything posted by vaufrègesI3

  1. Actualités de Curiosity - 2013

    On touche au but !! Elles vont moins rigoler les bébêtes martiennes ..
  2. Actualités de Curiosity - 2013

    Le 27 octobre (sol 2924) Curiosity s'est encore rapproché de l’exposition de roches "Maybole" (dont il n'était distant que de 3 ou 4 mètres). Le rover est maintenant situé sur une pente relativement raide (~ 26 degrés) tout près des roches. En conséquence le risque de glissement des roues en raison du déploiement du bras et du changement du centre de gravité a été évalué. Une évaluation compliquée par la proximité des roches. NAVCAM - 27 OCTOBRE 2020 (SOL 2924) : PANO NAVCAM - 27 OCTOBRE 2020 (SOL 2924) - Jan van Driel : Le feu vert pour les activités du bras a été donné le 28 octobre (sol 2925). Les NavCam rechercheront les dust-devils et mesureront aussi l’opacité de la poussière dans l’atmosphère avec la MastCam. Ensuite, le laser ChemCam permettra la mesure de la chimie élémentaire de deux cibles. Le laser envoie des impulsions venant frapper la cible sur un diamètre de 0,3 à 0,6 mm durant 55 nanosecondes pour effectuer des mesures par le procédé LIBS (Laser-Induced Breakdown Spectrometer). De 50 à 70 impulsions successives sont nécessaires pour obtenir une analyse spectrale correcte de la roche. L'optique de 110 mm utilisée pour viser la cible avec le laser permet de recueillir l'image renvoyée et de la transmettre par fibre optique aux spectromètres. La MastCam droite prendra des images pour documenter les deux cibles ChemCam. Plus tard dans l’après-midi, MAHLI fera l’acquisition d’une suite complète d’images d’une cible avant que l’APXS ne soit placé près de cette cible pour une courte soirée d’intégration. L’APXS sera ensuite placé directement sur cette même cible pour une longue intégration pendant toute la nuit du 28 au 29 octobre, nuit au cours de laquelle CheMin livrera les données de sa plus récente analyse de l’échantillon de forage "Groken". PANO MASTCAM - 26 OCTOBRE 2020 (SOL 2923) - Jan van Driel :
  3. Dans la perspective d'une hypothétique mission russo-américaine consistant en particulier à poser une sonde sur Vénus dans les années 2020, on découvre CECI : http://www.science-et-vie.com/article/quarante-ans-apres-les-sondes-venera-enfin-une-nouvelle-mission-d-exploration-de-venus-8055 Avec ce préambule :"Depuis un demi siècle, la planète rouge et sa promesse de découverte de vie perpétuellement repoussée à la mission suivante, monopolise une bonne partie du budget de la première agence spatiale du monde, au point que certains planétologues regrettent que des astres tout autant passionnants scientifiquement mais sur lesquels aucune recherche de bactéries ne peut être annoncée chaque année dans les communiqués de presse, ne soient pas visés par les fusées américaines."Sur Twitter, l’infamie va plus loin : "Vous en avez assez des missions martiennes ? Votez Vénus !"Pffff... Vade retro Satanas !!!!!.. Et moi qui avait espéré un moment que Supersceptique qui a un cousin dont l'ami connaît un charcutier qui connaît le voisin de S.B. fasse savoir à celui-ci (à S.B. pas au charcutier) que ce serait justice qu'il salue quelque part dans une de ses chroniques les 13 années de présence active sur Mars de l'incroyable Opportunity ... C'était forcément voué à l'échec.Heureusement que j'obtiens satisfaction et gratitude par ailleurs : Le 20 mars 2017, la Nasa consciente de mes efforts pour mettre en valeur les missions martiennes a décidé de nommer une des cibles de Curiosity "Saint Daniel", ce dont je la remercie chaleureusement .. À mon très humble avis, et plus sérieusement, même si les questions budgétaires ne sont évidemment pas négligeables et ont pu jouer dans un passé relativement récent, concernant "l'après Venera" j'analyse les choses un peu différemment. Vénus, ce n'est pas vraiment une planète "délaissée" : On le voit dans l'historique des missions (tableau ci-dessus), Vénus, c'était un peu "la chasse gardée" de l'ex URSS avec une trentaine de missions de 1961 à 1985, de "Venera 1" à "Vega 2" ! Les atterrisseurs, de "Venera 7" à "Venera 12", ont eu des fortunes diverses et ont surtout démontré l'extrême difficulté de poser et de maintenir ces engins en fonctionnement sur la surface de Vénus vu les conditions extrêmes qui y règnent. Comme le souligne S.B. ".. la technologie de l'époque n'a pas permis aux sondes russes de résister à la surface vénusienne".Je pense qu'il ne faut pas aller chercher plus loin l'absence de nouvelles missions avec atterrisseur pour cette planète, car les contraintes à la surface de Vénus sont extrêmes et les solutions sont très longues à venir, tout simplement.Auourd'hui il existe sans aucun doute de nouvelles possibilités, car les technologies et les matériaux ont pas mal évolué et peuvent sans doute permettre à une sonde de mieux résister à ces conditions, en particulier s'agissant de l'électronique embarquée. Ce qui ne constitue qu'une partie des multiples gageures que comportera une telle mission. Inutile pour l'heure d'envisager un rover. À noter la défunte mission U.S. nommée "Venus Mobile Explorer" proposée en 2009. Elle comportait un atterrisseur qui après avoir effectué une analyse du sol sur son premier lieu d'atterrissage reprenait de l'altitude et après avoir survolé une dizaine de kilomètres en faisant marcher ses instruments scientifiques, se posait une deuxième fois pour analyser une deuxième zone de terrain. Ce projet au coût pharaonique indéfini (plusieurs milliards de dollars) et très ambitieuse (peut-être trop) n'a malheureusement pas été retenu, probablement pour ces deux raisons. http://fr.wikipedia.org/wiki/Venus_Mobile_Explorer Depuis la mission "Magellan", qui de 1990 à 1994 a réalisé une cartographie de la surface de la planète, les américains n'ont plus rien programmé officiellement pour Vénus.Concernant la mission Russe Venera-D envisagée pour 2024 et à laquelle se rattacherait la Nasa (hypothèse à vérifier), dans la configuration Russe actuelle on aurait un orbiteur, deux ballons d'une durée de vie de 8 jours placés à des étages différents de l'atmosphère vénusienne, et un atterrisseur de 150 kg chargé d'analyser le sol et dont la durée de vie serait d'une heure. Bien sûr, si les américains s'alliaient aux Russes, on pourrait imaginer que la mission et ses composantes évoluent. Affaire à suivre donc.. [Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 22-03-2017).]
  4. Actualités de Curiosity - 2013

    C'est tout à fait ça Alain .. Malgré tous les déboires qui ont émaillés parfois sa longue chevauchée, il a l'air en bonne forme le bougre. L'objectif à moyen terme est d'atteindre les affleurements riches en sulfate au Sud et plus hauts derrière le fronton de Greenheugh. À court terme Curiosity doit continuer à contourner la zone sableuse et les corniches rocheuses par le Nord, et se rabattre au Sud dès que possible pour aborder la montée vers les sulfates (voir l'image de contexte plus haut). Trois mois donc que Curiosity ne s’était plus déplacé.. Pour la bonne cause, c’est-à-dire en particulier pour réaliser trois forages et les travaux d’analyse correspondant dont les résultats ont fait apparaître un soupçon d’enthousiasme dans l’équipe scientifique du rover (et pas mal de frustration chez ceux qui tentent de suivre cette mission au plus près). En effet, les sites de forages "Glen Etive" et "Mary Anning" ont très probablement apporté pas mal de "grains à moudre" : "une campagne de forage productive et intéressante" selon Ken Herkenhoff, géologue planétaire de la mission, mais il faudra sans doute encore pas mal de temps pour les publications, patience. En attendant, hier 26 octobre le rover s’est déplacé au Sud en parcourant environ 60 mètres pour se positionner à ~3-4 m de l’affleurement "Maybole". Les géologues sont intéressés par cette exposition rocheuse depuis un certain temps, car elle représente l’une d’une série de corniches inhabituelles présentes dans cette région. POSITION AU 26 OCTOBRE 2020 (SOL 2923) : Ces corniches représentent-elles un type de roche légèrement différent du terrain à faible relief plus typique? Sont-elles plus cimentées et plus dures que les roches environnantes ? Pour mieux observer les textures telles que la literie, les stratifications, les éventuelles stratifications croisées, les veines ou les caractéristiques de résistance, l'équipe a prévu une grande mosaïque Mastcam de "Maybole". Et pour avoir une longueur d'avance sur la chimie de ces roches, ChemCam tirera sur la cible "Hollandstoun" sur la face avant droite de l'affleurement. PANO NAVCAM - 26 OCTOBRE 2020 (SOL 2923) – Jan van Driel : "Maybole" est au centre de l'image Je cite Lucy Thompson, géologue planétaire : "Une grande partie de nos discussions au cours de la planification a tourné autour du choix de la meilleure zone de l'affleurement de Maybole où se rendre pour examiner les roches avec nos instruments scientifiques de contact au bout du bras robotique de Curiosity. Nous devons trouver un équilibre entre nos objectifs scientifiques et ce qui peut être réalisé par le rover en ce qui concerne la conduite à proximité de la paroi rocheuse, le désarrimage du bras en toute sécurité et la possibilité de placer MAHLI et l'APXS à proximité ou sur la paroi rocheuse. Heureusement, la zone qui intéresse le plus l'équipe d'un point de vue scientifique semble pouvoir être atteinte par le rover. Le rover prévu devrait nous placer dans une position privilégiée pour interroger les roches de Maybole pour des textures fines avec MAHLI et la chimie avec l'APXS, dans le prochain plan".
  5. Actualités de Curiosity - 2013

    Le 25 octobre (sol 2922) Curiosity en a terminé avec les activités d'analyse de ses deux labos, SAM et CheMin, sur les échantillons de "Groken", troisième et dernier forage. Il avait atteint ce site (qui fera date) le 21 juillet 2020 (sol 2829), soit il y a plus de trois mois ! Avant son départ prévu ce jour 26 octobre (sol 2923), Curiosity a réalisé un nouveau selfie ! MAHLI - 25 OCTOBRE 2020 (SOL 2922) - Thomas Appéré :
  6. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Un article du 14 août 2020 qui donne quelques précisions sur les tests actuels de tuiles du bouclier et la technique d'installation. https://www.teslarati.com/spacex-starship-heat-shield-prototype-robots/ Ce lien avait été déjà mentionné plus haut par @brizhell Je le traduis ci-dessous : SpaceX installe un prototype de bouclier thermique orbital avec des robots SpaceX a commencé les essais d'installation à grande échelle du bouclier thermique de Starship à l'aide de robots livrés le mois dernier, signe que la société a déjà commencé à préparer la première campagne d'essais en vol orbital de la fusée. Conçu pour remplacer à terme les lanceurs Falcon 9 et Falcon Heavy, chevaux de trait de SpaceX, Starship est une fusée à deux étages entièrement réutilisable, propulsée par des moteurs Raptor alimentés au méthane et à l'oxygène. Tout comme Falcon 9, le premier étage du Starship (connu sous le nom de Super lourd) lancera l'engin spatial et l'étage supérieur combinés à une altitude de 70 à 100 km (40-65 mi) et à une vitesse de ~2,5 à 3 kilomètres par seconde (1,5-1,9 mis). SpaceX a déjà une grande expérience du lancement, de l'atterrissage et de la réutilisation des propulseurs d'appoint de classe orbitale grâce à Falcon 9 et Heavy, qui ont effectué 57 atterrissages et ont été réutilisés 39 fois en moins de cinq ans. L'étage supérieur du vaisseau spatial devra cependant survivre à des rentrées atmosphériques à vitesse orbitale de 3 à 5 fois plus rapides et exponentiellement plus énergiques que les propulseurs Super Lourd. Pour y parvenir régulièrement tout en maintenant le coût et la complexité du vaisseau spatial à un faible niveau et une réutilisabilité élevée, SpaceX devra mettre au point un bouclier thermique d'une efficacité sans précédent, plus facile à installer, à entretenir et à réutiliser que tout ce qui l'a précédé. Comme pour tous les programmes SpaceX, la société a commencé dès que possible le développement de l'installation du bouclier thermique du vaisseau, en installant une poignée de tuiles (vraisemblablement des prototypes de première étape) sur le Starhopper dès le premier semestre 2019. Cela s'est poursuivi par des tests d'installation de petites tuiles hexagonales sur les vaisseaux SN1, SN3, SN4, SN5 et SN6 tout au long de l'année 2020. Bien que ces essais n'aient évidemment pas impliqué de chauffage de rentrée en orbite ni de secousses, ils ont néanmoins été utiles pour caractériser le comportement mécanique des tuiles de bouclier thermique sous la contrainte de la charge de propergol cryogénique, des feux statiques du Raptor et des essais de saut. En 2019, SpaceX a même testé quelques tuiles céramiques de bouclier thermique de Starship lors d'une mission orbitale de Cargo Dragon pour la NASA. Le fait qu'aucun autre test de Cargo Dragon orbital ou de Crew Dragon n'ait été reconnu semble indiquer que la démonstration a été un succès, prouvant que les tuiles peuvent résister aux contraintes de la rentrée en orbite basse terrestre (LEO). En coulisses, SpaceX effectue des tests approfondis de type laboratoire avec les tuiles et un accord signé avec le centre de recherche Ames de la NASA a confirmé que la société utilise l'arcjet de l'installation pour simuler physiquement les conditions de rentrée en orbite. Les tests à l'échelle d'un vaisseau spatial complet, cependant, sont une toute autre histoire. Les premiers signes d'un test d'installation de bouclier thermique à grande échelle sont apparus le 9 juillet lorsque le résident local et photographe Andrew Goetsch (Nomadd) a pris des photos d'un test couvrant la moitié d'un anneau de Starship en acier (voir images ci-dessus). En avril 2020, le PDG Elon Musk a confirmé sur Twitter que la conception actuelle consistait à fixer des tuiles de bouclier thermique directement sur la coque en acier du Starship avec des goujons en acier. On ne sait pas exactement comment l'entreprise installe les goujons en acier directement sur les peaux d'environ 4 mm d'épaisseur d'un vaisseau sous pression ou si une solution standard était disponible, mais les photos de Nomadd du 9 juillet montrent explicitement le processus nécessaire pour affiner les paramètres de l'installateur du goujon mystère. Un mois après le repérage de Nomadd, trois semaines après la livraison d'un robot, et cinq jours après que l'un de ces robots - étiqueté "HEAT SHIELD" - ait été repéré en action, le premier article de test d'installation de bouclier thermique à grande échelle a été repéré à l'intérieur de l'une des nombreuses tentes de production de SpaceX. L'équipe impliquée s'est visiblement amusée à installer les tuiles sous la forme d'un "X" SpaceX. Rétrospectivement, les robots pourraient être une solution parfaite pour l'installation abordable et à grand volume des milliers de tuiles de bouclier thermique dont un seul vaisseau spatial aura besoin. Une fois les tolérances suffisamment élevées, on peut imaginer que plusieurs sections différentes du vaisseau puissent être équipées individuellement de plots et de tuiles de bouclier thermique par un robot, inspectées par des humains, et assemblées pour former un vaisseau complet. Les humains devraient probablement installer manuellement un espace de tuiles autour des lignes de soudure de ces sections finales, mais le travail d'installation manuelle serait réduit au minimum tout en gardant l'infrastructure requise très simple. En fin de compte, il reste encore beaucoup de travail avant que SpaceX puisse commencer à effectuer des vols d'essai orbitaux, mais il est difficile de ne pas être enthousiasmé par le fait qu'une partie de ce travail préparatoire a déjà visiblement commencé dans le sud du Texas.
  7. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Il me semble que ce projet de bouclier thermique à double paroi acier inox et liquide de refroidissement avait été émis très tôt dans la conception du truc.. mais même si Musk en a encore parlé au début de l'an dernier, il me semble qu'il ne l'a plus jamais évoqué depuis.. à vérifier. Perso y'a longtemps que j'ai fabriqué des anticorps contre les agents patrhogênés de l'Homme du Futur ..
  8. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Si j'ai bien compris, tu viens encore de voir passer ta voisine !
  9. Apophis vs Supervolcan

    On fait quoi les gars : on lâche le chien ?!
  10. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Ma femme me dit tout le contraire Pareil avec une russe que j'ai connu jadis.. C'est très vieux mais j'ai encore le nom de la russe sur le bout de la langue !
  11. Actualités de Curiosity - 2013

    Dans sa dernière mise à jour de la mission, le 14 octobre, la NASA évoque "Groken" - je cite : "notre 29ème trou de forage réussi sur Mars". Donc pas de problème pour la quantité d'échantillon recueillie. Un échantillon sera livré prioritairement au labo CheMin pour en déterminer la composition minéralogique. Suite au forage, les images révèlent que ce n'est pas une simple fissure qui est apparue, mais plutôt une large fracture du socle rocheux : AVANT FORAGE - Le cercle rouge représente l'emplacement du forage APRÈS FORAGE - Roche fracturée, le trou s'est notablement élargi ! Une petite anecdote : Sur des socles rocheux plus épais et moins "tendres" que ces roches argileuses, lors d'un forage l'apparition de fissures ou fractures peut provoquer un blocage du foret. Ce qui bien sûr a été pris en compte par les concepteurs du système de forage. Dans l'absolu il existe donc la possibilité d'abandonner le foret bloqué et de récupérer un des deux forets "en réserve" situé dans un coffret à l'avant du rover. Sauf que, très peu de temps avant le lancement en 2012, les opérateurs du rover se sont aperçus que l'opération était très/trop délicate et pouvait échouer ! Pour éviter qu'il soit contaminé, Il était prévu initialement que le foret ne soit pas monté sur le système de forage avant d'arriver sur Mars. Les trois forets étaient donc placés dans leur coffret de protection stérilisé, à charge du rover et de son bras robotique d'en installer un après être arrivé à destination. Au tout dernier moment, alors même que le rover allait être "encapsulé" dans ses boucliers de protection, faisant fi des mesures particulières de protection planétaire concernant ces outils sensibles, les opérateurs ont ouvert le coffret et ont récupéré manuellement l'un des trois forets pour l'installer sur le mandrin en bout du bras robotique. Une opération qui avait "fait grincer des dents" à l'époque. Mais il faut reconnaître qu'il aurait été particulièrement difficile pour les responsables d'assumer un tel risque : "heu.. désolé m'sieurs-dames, notre engin de 2,5 milliards de dollars est incapable d'utiliser son système de forage et ses deux labos" (soit les trois quarts de sa charge utile). C'est aussi pourquoi, au bout de 8 années et de 29 forages, le foret actuel n'a toujours pas été remplacé et qu'il ne le sera probablement jamais.
  12. Actualités de Curiosity - 2013

    Le 29ème forage nommé "Groken" a été réalisé hier 13 octobre ! Il a été réalisé à l'endroit prévu dans la zone constellée de nodules sombres (nommée "Ayton") en bordure extrême de la dalle rocheuse. HAZCAM AVANT - 13 OCTOBRE 2020 (SOL 2910) : Début du forage Fin du forage Il existe quand même un petit souci. Difficile de comprendre pourquoi ils ont choisi de positionner ce forage si près du bord apparent de la roche. Mais la résultante évidente de ce choix, c'est qu'une large fissure transversale est apparue (voir l'image ci-dessous). Dans l'absolu ce n'est pas très grave, tout dépend du moment où elle s'est produite. En effet, la fissure élargit le trou de forage ce qui peut avoir pour effet de réduire la quantité d'échantillon recueillie, surtout si cette fissure s'est produite au début du forage. La quantité de résidus qui apparaît autour du trou semble plutôt rassurante sur ce point. À vérifier donc.. NAVCAM - 13 OCTOBRE 2020 (SOL 2910) : PANO NAVCAM - 7 OCTOBRE 2020 (SOL 2904) - Jan van Driel :
  13. Un nouvel instrument au T2M du Pic du Midi

    OK... heu... une image peut-être ??
  14. Actualités de Curiosity - 2013

    Les préparatifs du troisième forage nommé "Groken" se poursuivent. On voit ici le foret placé en appui précisément sur le point de forage de la roche cible pour en vérifier la stabilité (test de "précharge"). HAZCAM AVANT – 9 OCTOBRE 2020 (SOL 2906) : Les deux forages précédents ("Mary Anning 1 et 3") étaient manifestement orientés vers une possible détection de molécules organiques. Pour "Groken" il s’agit plutôt de géologie, car ici la surface de la dalle rocheuse comporte des caractéristiques nodulaires gris foncé très originales, surtout si on les compare à celles déjà rencontrées par les rovers martiens. Dans ce cadre c’est bien le labo de minéralogie CheMin qui recevra les premiers échantillons de forage. En effet les nodules précédemment examinés par Spirit, Opportunity et Curiosity étaient de formes plutôt sphériques et de couleurs claires. Appelés myrtilles, il s'agissait généralement de concrétions, c’est à dire de structures minérales formées par percolation d'eau à travers des roches poreuses, et constituées le plus souvent et majoritairement d’un oxyde de fer , l’hématite (Fe2O3). Sur Terre, l'hématite est presque toujours associée à de l'eau ayant filtrée à travers le sol lui donnant ces proportions uniques de matière cristalline. Ici les nodules sont plus sombres et semblent de formes très diverses : CHEMCAM RMI - 9 OCTOBRE 2020 (SOL 2906) : MAHLI - 9 OCTOBRE 2020 (SOL 2906) : MAHLI - 11 OCTOBRE 2020 (SOL 2908) : NAVCAM - 12 OCTOBRE 2020 (SOL 2909) Au Sud, les dunes de sable, le sulfate et les mesas, puis le Mont Sharp qui culmine à 5 kilomètres au-dessus du plancher du cratère Gale de 154 km de diamètre.
  15. Actualités de Curiosity - 2013

    Le 25 septembre (sol 2893) l’équipe du rover a découvert qu’il y avait un problème avec le bras robotique qui empêchait de l’utiliser (sans en préciser la nature). Depuis cette date, les préparatifs du forage de la troisième cible à "Ayton" n’avaient pas pu être menés, et l’équipe s’était surtout concentrée sur des activités de diagnostic pour récupérer le bras, un organe essentiel sans lequel Curiosity n’est, entre autres, plus en mesure de forer, donc d’utiliser ses deux labos ! C’est au cours du week-end des 4 et 5 octobre que le problème semble avoir été solutionné avec la mise en oeuvre d'une imagerie de la caméra MAHLI et d'une intégration du spectro à rayons X (APXS), instruments situés sur la tourelle en bout de bras, ces opérations ayant pu être menées avec succès. Cette nouvelle a donné le feu vert à Curiosity pour avancer légèrement et se positionner sur le prochain site de forage dans la zone "Ayton". "Ayton" elle-même et la zone immédiate autour ont déjà fait l’objet de nombreuses analyses, de MAHLI à APXS et de ChemCam à MastCam depuis l’arrivé du rover sur le site de forage "Mary Anning". L’équipe a estimé que les caractéristiques nodulaires gris foncé proéminentes justifiaient une analyse plus détaillée avec un échantillon de forage. Le 8 octobre (sol 2906) Curiosity devait balayer la cible de forage avec son outil d’enlèvement de poussière (DRT) afin d’en exposer la surface nettoyée pour les observations ultérieures avant forage. Les observations de Curiosity comprendront des observations ChemCam LIBS ((Laser-Induced Breakdown Spectrometer) sur l’emplacement précis de forage sélectionné (finalement nommé "Groken" (*)) et deux zones d’un bloc adjacent de matériel rocheux. Ces deux observations chimiques supplémentaires du LIBS aideront à comprendre les variations potentielles de la géochimie, car les trois cibles étudiées dans cette zone sont situées très près les unes des autres, mais sur différentes couches sédimentaires d’une même unité. HAZCAM AVANT - 7 OCTOBRE 2020 (SOL 2905) : D’autres observations au cours de ce plan d’activités des 8 et 9 octobre comprennent une image multispectrale MastCam de la cible de forage brossée (pour caractériser sa signature de réflectance et pour voir comment elle pourrait différer de son environnement et, éventuellement, de son intérieur foré), une mosaïque MastCam haute résolution d’une parcelle de sédiments à proximité, et une mosaïque d’images à longue distance à l’aide de la Caméra ChemCam RMI (Remote Micro-Imager). MASTCAM - 6 OCTOBRE 2020 (SOL 2904) : (*) "Grok" est un mot inventé par Robert A. Heinlein pour son roman de science-fiction "Stranger in a Strange Land" (1961). Il définit un concept d’expérience transcendante de soi et d’identification émergente au-delà de celles de nombreuses hypothèses de "sujet-objet". Il est depuis devenu un mot largement utilisé pour indiquer une compréhension intense ou profonde. Je cite Mark Salvatore, géologue planétaire : "Dans l’ensemble, "grok" signifie comprendre un sujet profondément, intuitivement et empathiquement, ce qui a été l’objectif de la mission de Curiosity depuis le début ! Nous espérons que notre étude de la cible de forage Groken nous permettra de « grok » l’histoire ancienne de Mars avec un peu plus de détails !" PANO CHEMCAM RMI - 4 AU 30 SEPTEMBRE 2020 (SOLS 2878 à 2898) - Neville Thompson : Vue d'Est au Sud-Ouest - le Mont Sharp est à droite. Dantesque !!
  16. Comme mon ami Kevin Gill, gros coup de fatigue ...
  17. ExoMars Rover (ESA) 2020

    ExoMars 2022 La nouvelle fenêtre de lancement de 12 jours s'ouvre le 20 septembre 2022. La trajectoire de la Terre vers Mars prévoit un atterrissage sur Mars 264 jours plus tard, soit le 10 juin 2023. https://www.esa.int/Science_Exploration/Human_and_Robotic_Exploration/Exploration/ExoMars/The_way_forward_to_Mars
  18. Actualités de Curiosity - 2013

    . Contrairement aux précédents rovers d'exploration de Mars, Curiosity utilise un MMRTG ("Multi-Mission Radioisotope Thermoelectric Generator") pour produire son électricité, développé par le DOE et produit par Boeing. Il utilise une charge de 4,8 kg de dioxyde de plutonium PuO2 enrichi en plutonium 238 générant une puissance initiale d'environ 2 000 W thermiques convertis nominalement en 120 W électriques de puissance par des thermocouples. L'électricité est stockée dans deux batteries au lithium-ion rechargeables ayant chacune une capacité de 42 Ah pour soutenir les grandes charges transitoires. Le rover peut fonctionner pendant la nuit, mais en fait il utilise de plus grandes quantités d'énergie pendant la journée et recharge prioritairement la batterie pendant la nuit. Faire déplacer le Rover de nuit en même temps que la recharge s’avérerait trop gourmand en énergie.. Dès 2011, et même si la Nasa est restée toujours extrêmement discrète sur ce problème, le JPL avait enregistré une dégradation prématurée du rendement des thermocouples du MMRTG (qui permettent de convertir la chaleur dégagée par le plutonium en électricité). En 2012, Ed Weiler, administrateur à la Nasa, estimait probable que la dégradation du rendement énergétique du RTG ait - je cite "un petit effet opérationnel en fin de mission" et quand le rover sera le plus sollicité, estimant que le rover serait alors un peu moins itinérant au bout de sa première année martienne (env. deux années terrestres).. À ma connaissance, le JPL n'a encore jamais communiqué sur ces aspects. Tous les thermocouples utilisés pour convertir l'énergie thermique en énergie électrique se dégradent.. Rien de surprenant.. Sauf que les nouveaux modèles de thermocouples du MMRTG de Curiosity à base de nouveaux matériaux thermoélectriques en "tellurure de plomb/tellurures d'antimoine, de germanium et d'argent" (PbTe/TAGS), au lieu des anciens composants "silicium-germanium".. se dégradent plus vite que prévu. Nominalement, le générateur de Curiosity était conçu pour produire 120 W en début de mission, et encore 100 W au bout de.. 14 ans !! Du fait du retard du lancement de 2 ans et de la dégradation prématurée des thermocouples, le rover ne disposait plus que de 110 W à son arrivée sur Mars en août 2012 (soit environ 2,6 kWh/jour).. Noter que la capacité énergétique du plutonium embarqué ne diminue que de 0,787 % par an.. Curiosity a maintenant plus de 8 ans et le générateur RTG ne fournit plus qu’environ 75/80 W de puissance, soit environ 1,9 kWh/jour, ce qui diminue déjà inexorablement le champ opérationnel. Selon Emily Lakdawalla, cette puissance diminue d’environ 1 W tous les 80 sols. De plus les risques de casse mécanique, électronique ou/et informatique augmentent notablement avec le vieillissement de tous les organes. Sur le seul plan énergétique, Emily Lakdawalla situait la fin opérationnelle du rover en 2025, les quelques 4 ou 5 dizaines de Watt de puissance restant ne permettant plus au rover de se déplacer et/ou d'utiliser ses labos.. PS > Pour ma propre "fin opérationnelle" je n'ai pas encore calculé précisément, mais je vous tiens au courant ..
  19. Actualités de Curiosity - 2013

    Dans les derniers jours de septembre, l'équipe du rover a découvert qu’il y avait un "problème" (non précisé) avec le bras robotique, ce qui retarde l'ensemble du processus préparatif pour le nouveau forage prévu sur la roche nodulaire "Ayton". Les activités de diagnostic du bras ont été commandées pour les 29 et 30 septembre (sols 2897 et 2898). En attendant ChemCam poursuit sa grande mosaïque RMI sur la zone "Housedon Hill" et au delà, plus haut au Sud Il y a près d’un mois, l’équipe a commencé à prendre des images RMI pour étudier la stratigraphie de certains bancs sédimentaires à environ 100 à 200 mètres de l’emplacement actuel du rover. Le pointage était un peu élevé sur la première série d’images et le télescope de ChemCam, qui est programmé pour se concentrer automatiquement sur tout ce qui est au centre de l’image, a fini par se concentrer sur le "lit marqueur" en arrière-plan à plusieurs kilomètres de là. Un "lit marqueur" est un concept important dans la géologie sédimentaire. Il s’agit de strates rocheuses qui sont facilement distinguées et sont traçables sur une longue distance horizontale. Ce type de lit est très utile pour déterminer l’ordre chronologique des événements géologiques et les corrélations d’un endroit à l’autre. Les strates rocheuses qui se trouvent au-dessus du lit marqueur à un endroit sont supposées avoir été déposées plus tard que les strates rocheuses qui sont vues sous le lit marqueur, même si les deux ensembles de strates sont à plusieurs kilomètres l’un de l’autre. Ce lit particulier sur la partie inférieure du mont Sharp était déjà visible dans les images orbitales sur une fraction significative de la circonférence du Mont Sharp. Il avait été noté dans la littérature scientifique il y a plusieurs années. L’équipe a décidé de prendre plus d’images du lit marqueur. On ne s’attend pas à ce que Curiosity explore cette région avant quelques années (si nécessaire, et surtout si possible), mais ces images fourniront des données intéressantes pour l’interprétation. La composition d’images RMI affichée ci-dessous montre clairement le lit marqueur notable du Mont Sharp comme la large bande sombre s’étendant à travers le tiers supérieur de l’image : PANO CHEMCAM RMI - 4 AU 26 SEPTEMBRE 2020 (SOLS 2878 à 2894) - Neville Thompson :
  20. Perso j'en ai connu plusieurs (dont une rue Duquesne)..
  21. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Il est par ailleurs hautement - paradoxal/savoureux/consternant - (rayer la mention inutile) de voir Roul s'auto-proclamer une nouvelle fois "arbitre des élégances" de ce fil et de bien d'autres comme si, de son point de vue, ce rôle éminent lui était dévolu comme une évidence. En même temps, quand on se permet de déclarer venir sur Astrosurf pour - je cite : "exercer sa patience" , rien ne peut plus surprendre.
  22. La (véritable) raison de votre calvaire.. ... c'est que vous êtes des vieux mariés et qu'aujourd'hui vous avez du mal à arriver à Bandol...
  23. Bon... Je vous souhaite bon courage les gars.. Face à cet olibrius, j’ai déjà beaucoup « donné ».. C’est un mur ! Content de lui, assuré de sa supériorité quel que soit le domaine. Il a débarqué un beau jour sur le fil de Curiosity pour me faire la leçon et tout en balançant des âneries invraisemblables sur la mission. Il aura fallu que l’administrateur intervienne pour faire cesser le massacre. La suite fut encore plus consternante.. Certains ici s’en souviennent certainement, il n’a cessé de me harceler pendant des mois puis de carrément m’insulter au point que j’ai failli jeter l’éponge et quitter Astrosurf. Bref...
  24. Complètement dingue.. et génial !!!
  25. Dans ce documentaire interviennent beaucoup de gens très récemment cités en références dans le fil de Curiosity, entre autres François Forget, Caroline Freissinet, Purification Lopez-Garcia.... C'est donc forcément un très bon documentaire .. Même si, comme souvent sur un sujet aussi vaste et complexe, beaucoup d'éléments mériteraient d'être complétés/nuancés. Ce qui impliquerait une durée de 4 ou 5 heures, à minima . On y voit aussi la déclaration de Michel Viso que j'ai cité quelque part - en gros : "Il n'y a pas de plan B, de planète B, et c'est criminel de le laisser croire". Pan !... dans le jardin de "l'espèce interplanétaire".