JB Gayet

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  1. Bas situé dans notre ciel français, Antlia-sextans est un petit groupe de galaxies qui offre une première série de cibles de morphologies atypiques, morceaux de choix pour un setup à petit champ de l’hémisphère sud en avril et dont voici NGC 3109, la première galaxie que je voudrais vous présenter pour ce passage au ciel austral (suite à une expérience calamiteuse d'un an et demi chez Deep Sky West, qui a entraîné une longue absence de ma part ici). 62L 12R 12G 11B, poses unitaires de 900 s. Cliquez pour la version full Image Plate Solver script version 5.4.4 =============================================================================== Resolution ............... 0.439 arcsec/px Rotation ................. 179.350 deg (flipped) Observation start time ... 2020-04-19 03:28:02 UTC Observation end time ..... 2020-04-29 04:13:38 UTC Focal distance ........... 2536.73 mm Pixel size ............... 5.40 um Field of view ............ 23' 44.8" x 18' 2.3" Image center ............. RA: 10 03 05.897 Dec: -26 09 25.66 Image bounds: top-left .............. RA: 10 03 58.410 Dec: -26 18 34.12 top-right ............. RA: 10 02 12.465 Dec: -26 18 18.36 bottom-left ........... RA: 10 03 59.194 Dec: -26 00 31.74 bottom-right .......... RA: 10 02 13.522 Dec: -26 00 16.02 NGC 3109 est une petite galaxie de l'Hydre, située à environ 4,35 millions d'années-lumière de la Voie lactée, c’est-à-dire toute proche. Elle a été découverte par l'astronome britannique John Herschel le 24 mars 1835 lors d’un voyage en Afrique du Sud. Sa plus grande dimension apparente est d'environ 24 000 années-lumière, ce qui en fait une galaxie de petite taille (la voie lactée a un diamètre estimé d’un peu plus de 105 000 année-lumières) pour une masse de 2.3 milliards de masses solaires, dont 20 % en hydrogène neutre. NGC 3109 dans le ciel de TheSkyX Elle est de type magellanique, terme introduit par l'astronome français Gérard de Vaucouleurs définissant les galaxies spirales ne possédant qu'un seul bras et habituellement de petite taille. Par analogie avec les trois types principaux de galaxies spirales, il existe trois types de galaxies magellaniques : - régulières, notées SAm, sans barre, - barrées, notées SBm, avec barre, - intermédiaires, notées SABm. Ce type de galaxies spirales tire son nom du Grand Nuage de Magellan, lui-même classé SBm comme NGC 3109, avec un sous-type (s) pour NGC 3109 signifiant Spirale barrée tardive. Classée initialement en galaxie irrégulière, NGC 3109 est le membre principal du petit « amas » Antlia-Sextans, situé à 1.6 Mpc du soleil (ou à 1.72 Mpc du barycentre du Groupe Local), soit 4.3 millions d’années-lumière. Il s’agit d’un petit groupe de galaxies naines composé de 6 membres : NGC 3109, Sextans A, Sextans B, la Galaxie Naine de la Machine Pneumatique (Antlia Dwarf), Antlia B et Leo P. Son appartenance au Groupe Local reste débattue, même si dès 1999, van den Bergh notait que la distance d’Antlia Sextans était nettement supérieure au rayon de la surface à vitesse nulle du groupe local (qui a une valeur R_0 de 1,18 +/- 0,15 Mpc, pour un âge présumé de 14 milliards d’années) et qu’Antlia-Sextans et notre Groupe local présentent des vitesses radiales de dispersion de 23 et de 61 km/s respectivement. Enfin, les membres du groupe Antlia-Sextans ont un décalage vers le rouge moyen de 114 +/- 12 km/s par rapport au centroïde du groupe local, ce qui suggère qu’Antlia-Sextans s’expand dans le flux Hubble. Si ces observations sont correctes, alors Antlia-Sextans est a priori le regroupement externe de galaxies le plus proche de notre Groupe (il est difficile de parler d’ « amas » pour si peu de galaxies). Source Wikimedia La structure de NGC 3109 est relativement complexe. Dans le domaine optique, elle présente un disque en rotation riche en gaz et un halo de vieilles étoiles, mais sans noyau central. Le disque est orienté sur la tranche et possède une forme allongée qui est alignée presque E-W avec un extension d'environ 17,4 × 3,5 arcmin. Un immense disque de d’hydrogène neutre HI est aligné avec le disque optique et l'englobe, avec une déformation dont il a été suggéré qu’il s’agisse des stigmates d’une éventuelle rencontre avec la Galaxie Naine de la Machine Pneumatique il y a environ un milliard d’années (on en reparlera ci-dessous). La formation d'étoiles dans NGC 3109 a été très active, comme l'indique le grand nombre de régions HII qu'elle contient. C'est l'une des galaxies les plus pauvres en métaux à proximité du groupe local avec une métallicité et une luminosité inférieures à celle du Petit Nuage de Magellan. Les principales caractéristiques physiques de NGC 3109 sont répertoriées dans le tableau ci-dessous : Caractéristiques physiques de NGC 3109 (d'après Le premier grand pan d’étude de NGC 3109 concerne la spectroscopie de ses étoiles et de ses nébuleuses planétaires. Sa proximité avec notre galaxie en fait une cible de choix du fait de la capacité des télescopes modernes à la résoudre en étoiles et c’est donc en son sein qu’il a pu y être observé avec le CHFT dès les années 90 les premières nébuleuses planétaires extragalactiques (PNe) ou, plus récemment par exemple, une nouvelle population de Supergéantes bleues variables de type de Mira (cf. infra). Les confrontations spectroscopiques et cinématiques des nébuleuses planétaires de NGC 3109 ainsi que leur relation avec les nuages de HI et de HII ont permis de caractériser plusieurs populations stellaires d’âge différents, les étoiles de type C, les nébuleuses planétaires et les supergéantes bleues actuelles ayant été formés lors d’épisodes précédents de formations d’étoiles alors que l’épisode actuel de formation d’étoiles entraine la formation d’étoiles de type OB, ionisant les régions HII. Ces observations ont ainsi conforté certains modèles d’évolutions stellaires (avec notamment la mise en évidence d’un enrichissement en O et en Ne des nébuleuses planétaires des régions HII, ce qui est en concordance avec les modèles d’évolution des étoiles de masse faible à intermédiaire à très basse métallicité). Quelques nébuleuses planétaires de NGC 3109 (process sous Aladin) Etoiles variables de NGC 3109 (process sous Aladin) Les études spectroscopiques ont par ailleurs montré l’absence de gradient chimique des régions HII, des nébuleuses planétaires ou des Supergéantes, évoquant un mécanisme de brassage par le bras de la galaxie, absence de gradients que l’on constate généralement dans les galaxies irrégulières où se trouvent fréquemment des populations différentes, souvent avec une cinématique différente (ce qui s’oppose à ce qui se voit dans les grandes galaxies spirales comme la Voie lactée, Andromède, M81, etc., où les gradients sont au contraire nets). Pour revenir sur cet enrichissement en O et Ne des nébuleuses planétaires - où l'abondance de Ne est trois fois plus importante que dans les régions HII par exemple - il faut noter qu’il s’agit d’une observation importante, puisqu’elle montre en fait que les PNe ont été enrichies en O et en Ne par leurs progéniteurs lors des processus de nucléosynthèse et de « dredge-up », et plus précisément lors du troisième dredge-up. Un dredge-up est cette période dans l'évolution de l’étoile où une zone de convection de surface s'étend en profondeur dans les couches où la matière a subi une fusion nucléaire. Les produits de fusion sont alors mélangés avec les couches externes de l'atmosphère stellaire, où ils peuvent apparaître secondairement dans le spectre de l'étoile. Pour rappel, les noms des dredge-ups sont fixés par l'état structurel et évolutif de l'étoile dans laquelle ils se produisent, et non par la séquence suivie par l'étoile. Par exemple, les étoiles de faible masse subissent le premier et le troisième dredge-up dans leur évolution mais pas le second (cf. annexe 1). Un autre grand intérêt de l’étude à haute résolution de NGC 2019 et de donc sa résolution en étoiles est la possibilité d’affiner les calibrations des méthodes de mesure des distances extra-galactiques. En l’occurrence, cela a permis de découvrir en 2019 une nouvelle classe de variables Mira (du nom de l'étoile prototype Mira, cf annexe 2) représentée par une quinzaine d’étoiles supergéantes bleues qui présentent des périodes particulièrement longues, puisque supérieures à 1000 jours, voire de 1500 jours ! Il semble que ces Miras à longues périodes soient rares, et deux hypothèses prévalent pour l'expliquer : soit parce qu'elles sont dans une phase évolutive de très courte durée, soit parce qu'elles ne se produisent que parmi les étoiles les plus massives, et donc les plus rares, des AGB, soit les deux. Il est à noter que ces supergéantes bleues ont une métallicité particulièrement basses, comme l’ensemble de la galaxie. Les supergéantes bleues de NGC 3109 (Hosek et al, 2014) Le second grand pan d’études de NGC 3109 concerne sa répartition en hydrogène neutre. Tout d’abord, puisque l'analyse des courbes de rotation des galaxies spirales fournit un outil efficace pour étudier les propriétés des halos de matière noire et leurs relations avec la matière baryonique, avoir à sa disposition une galaxie aussi proche est un atout pour tester (on dit aussi contraindre) les modèles cosmologiques. Le plus « populaire » d’entre eux est le modèle « de base » ΛCDM qui se lit en anglais Lambda - Cold Dark Matter ou « lambda - matière noire froide » et qui désigne un modèle cosmologique du Big Bang paramétré par une constante cosmologique notée Λ (ie la lettre grecque Lmabda majusucule) et associée à la matière noire froide. Aussi appelé modèle standard du Big Bang, c’est le modèle cosmologique le plus simple qui rende compte des propriétés du cosmos comme l'existence et la structure du fond diffus cosmologique, la structure à grande échelle de l'univers observable et la distribution des galaxies, l'abondance des éléments légers (hydrogène, hélium et lithium) ou l'accélération de l'expansion de l'univers. Il présente plusieurs variantes. Tout d’abord, le modèle de Navarro-Frenk-White (NFW), développé dans les années 90, qui donne une bonne approximation - notamment pour des galaxies similaires à la nôtre ou à M31 - de la configuration d'équilibre de la matière noire produite dans des simulations de particules de matière noire sans collision. On peut aussi citer le modèle pseudo-isotherme à noyau (l’isothermal dark matter model ou Iso DM), qui fournit une meilleure description des courbes de rotation observées pour des galaxies comme NGC 3109, et enfin le modèle Einasto, qui se révèle être le modèle le mieux adapté pour décrire des halos de masse faible et intermédiaire dans les simulations cosmologiques à N-corps sans dissipation. Du fait de la morphologie de NGC 3109 (de type SB(s)m D selon Carignan et al. ou dIrr selon McConnachie), les premières études cinématiques furent modélisées comme celle d’un corps quasi solide en rotation (association d’un disque lumineux composé d’étoiles et de gaz et d’un halo sombre isotherme). Mais il s’avèra que, comme toujours, la confrontation des modèles avec la réalité n’était pas si simple, et les premières comparaisons des données de rotation en fonction des molécules étudiées donnèrent des résultats différents. Par exemple, une comparaison des courbes de rotation en HI ou en Halpha (Blais-Ouellette et al.) donnait une excellente concordance avec l’iso DM mais pas avec le modèle NFW. Mais ce serait oublier qu’à ce jour encore, deux grandes familles de modèles cosmologiques s’opposent quant à l’explication des « anomalies rotationnelles » des galaxies spirales, les uns avec la présence de matière noire, les autres sans, avec notamment le plus fameux d’entre connu sous le nom de MOND (MOdified Newtonian Dynamics, d’après les travaux de Milgrom). Dans le cas de NGC 3109, deux études publiées en 1991 en 1996 et une thèse en 2013 avaient montré une mauvaise compliance des données observationnelles au modèle MOND. L’hypothèse avancée était que cette mauvaise concordance était liée aux limites d’estimation de la distance de NGC 3109 avant les années 2000 (notamment du fait de l’impossibilité d’en étudier à l’époque les céphéïdes peu lumineuses), ce qui grevait l’estimation de la masse de gaz du halo. KAT-7, le précurseur de MeerKAT (Carignan et al. 2017) Cette incertitude de mesure entraîna une nouvelle campagne de mesures, publiée en 2013 par Carignan et al., avec des données plus fines collectées avec le système KAT-7 (le précurseur de MeerKAT, en cours de construction à l’époque, et dont KAT-7 servait de test grandeur nature de développement). Ces nouvelles valeurs furent comparées aux données antérieures fournies par le Very Large Array (VLA) et permirent une nouvelle estimation de la distribution de masse de NGC 3109, afin de vérifier si oui ou non cette galaxie mettait en échec MOND. Les conclusions furent assez tranchées : - La masse totale de HI mesurée pour NGC 3109 est de l’ordre 406 millions de masses solaires en utilisant une distance de NGC 3109 de 1,3 Mpc. Cette masse est ∼40% supérieure aux valeurs calculées en utilisant les observations du VLA. - Le disque de HI s’étend sur une région de 58’ (E-O) × 27’ (N-S) le long d’une limite de densité 1.0 × 10^19 atomes/cm², avec une distribution « bancale », la distribution de HI « débordant » vers le côté S-O. Carte de moment de NGC 3109 (selon Carignan et al, 2017) - Du fait de cette distribution asymétrique, un modèle de « disque incliné » (tilted-ring model) a été préféré pour modéliser la courbe de rotation au modèle « solide » évoqué ci-dessus dans les premières publications. Champ de vélocités (selon Carignan et al. 2017) - En dérivant les courbes de rotation selon deux méthodes différentes, les résultats sont très similaires et concordent très bien avec le modèle ISO DM et beaucoup moins bien avec le modèle NFW. Mais les mesures réalisées par Carignan et al. indiquent surtout que le halo de matière noire de NGC 3901 est plutôt concentré vers le noyau (et non pas « en creux»), ce qui concorde bien avec la présence attendue d’une concentration de la matière noire au centre des halos, ce qui est pourtant l’un des premiers et des plus solides résultats dérivé de la simulation cosmologique à N-corps, et qui a été longtemps en conflit avec les observations. Courbe de densité de HI, plus concentrée vers le centre de la galaxie (Carignan et al. 2017) - Le modèle MOND, enfin, est mis en échec sur NGC 3901. Par ailleurs, il a été observé à partir de l'analyse des vitesses radiales, que les régions HII dans NGC 3109 partageaient la cinématique que le disque HI à la même position projetée, avec une très faible dispersion des vitesses. Le second point d’intérêt scientifique est la recherche d’interactions entre les différentes galaxies de ce petit groupe. Barnes émet l’hypothèse en 2001 d’une possible interaction de NGC 3109 avec la Galaxie naine Antlia devant la mise en évidence d’une déformation significative de la répartition du HI dans le halo de NGC 3109. Mais l’étude de Carignan et al de 2013, malgré la confirmation de la présence d'une élongation des isophotes les plus externes, n'a pas confirmé une éventuelle rencontre et / ou interaction passée entre NGC 3109 et dSph / dIrr Antlia mais nous y reviendrons… Dernier point, elle a été le siège d’une nova en 2018, ASASSN-18gb, confirmée par spectroscopie. Il s’agissait de la première nova décrite dans cette galaxie. Supernovas de NGC 3109 recensés (process sous Aladin) Références : Accurate Determination of the Mass Distribution in Spiral Galaxies. II. Testing the Shape of Dark Halos. Sébastien Blais-Ouellette, Philippe Amram, et Claude Carignan. The Astronomical Journal, 121 : 1952-1964, 2001 April. Improved Modeling of the Mass Distribution of Disk Galaxies by the Einasto Halo Model. L. Chemin, W. J. G. de Blok & Gary A. Mamon. The Astronomical Journal, 142, 109 Kinematic and chemical study of planetary nebulae and H II regions in NGC 3109. S. N. Flores-Durán, M. Peña and M. T. Ruiz.A&A 601, A147 (2017) KAT-7 science verification : using HI observations of NGC 3109 to understand Its kinematics and mass distribution. C. Carignan, B. S. Frank, K. M. Hess, D. M. Lucero, T. H. Randriamampandry, S. Goedhart, and S. S. Passmoor. The Astronomical Journal, 146:48 (20pp), 2013 September The disc-halo structure of NGC 3109. Sebastian L. Hidalgo, Antonio Aparicio, and Carme Gallart. The Astronomical Journal, 136:2332–2342, 2008. The nearest group of galaxies. S. van den Bergh. The Astrophysical Journal, 517:L97–L99, 1999 June 1 High-resolution dark matter density profiles of THINGS dwarf galaxies: Correcting for non-circular motions. Se-Heon Oh, , W.J.G. de Blok, Fabian Walter, Elias Brinks, and Robert C. Kennicutt Jr. A Universal Density Profile from Hierarchical Clustering. Julio F. Navarro, Carlos S. Frenk, and Simon D. M. White. The astrophysical journal, 490:493-508, 1997 December 1. The Published Extended Rotation Curves of Spiral Galaxies: Confrontation with Modified Dynamics. R. H. Sanders. The astrophysical journal, 473:117-129, 1996 December 10. Extended rotation curves of spiral galaxies : dark haloes and modified dynamics. Begeman, K. G.; Broeils, A. H.; Sanders, R. H. Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, Vol. 249, 523 (1991) A limit on the cosmological mass density and power spectrum from the rotation curves of low surface brightness galaxies. S.S. McGaugh, M.K. Barker, W.J.G. de Blok. The Astrophysical Journal, vol. 584,‎ 2 février 2003, p. 566–576 On the Neutral Gas Content and Environment of NGC 3109 and the Antlia Dwarf Galaxy. Barnes, D. G.; de Blok, W. J. G. The Astronomical Journal, Volume 122, Issue 2, pp. 825-829. ASASSN-18gb: Discovery of A Probable Nova in NGC 3109. Brimacombe, J.; Vallely, P.; Stanek, K. Z.; Kochanek, C. S.; Brown, J. S.; Shields, J.; Thompson, T. A.; Shappee, B. J.; Holoien, T. W. -S.; Prieto, J. L.; Bersier, D.; Dong, Subo; Bose, S.; Chen, Ping; Stritzinger, M.; Holmbo, S. The Astronomer's Telegram, No. 11470 ASASSN-18gb: Spectroscopic confirmation as a nova eruption in NGC 3109. Darnley M.J., Healy M.W. and Williams S.C. The Astronomer's Telegram, 11472, 1 (2018) The ARAUCARIA Project – First Observations of Blue Supergiants in NGC 3109. Chris Evans, Fabio Bresolin, Miguel Urbaneja, Grzegorz Pietrzynski, Wolfgang Gieren, Rolf-Peter Kudritzki.  The Messenger. 126: 5 Planetary Nebulae and H II Regions in NGC 3109. Richer, Michael G.; McCall, Marshall L. Astronomical Journal v.103, p.54. Luminous AGB variables in the dwarf irregular galaxy, NGC 3109. Menzies J.W., Whitelock P.A., FEAST M.W. and Matsunaga N. Mon. Not. R. Astron. Soc., 483, 5150-5165 (2019/March-2) Quantitative spectroscopy of blue supergiants in metal-poor dwarf galaxy NGC 3109. Matthew W. Hosek, Jr.1, Rolf-Peter Kudritzki1, Fabio Bresolin, Miguel A. Urbaneja, Christopher J. Evans, Grzegorz Pietrzyński, Wolfgang Gieren, Norbert Przybilla, and Giovanni Carraro. Astrophys. J., 785, 151 (2014/April-3) Annexe 1 : Le premier dredge-up se produit quand une étoile de la séquence principale rentre dans la branche des géantes rouges. Sous l'effet du mélange convectif, l'atmosphère externe montre la signature spectrale de la fusion de l'hydrogène : les rapports 12C/13C et C/N sont diminués et les abondances de surface du lithium et du béryllium peuvent être réduites. Le second dredge-up se produit dans les étoiles de 4–8 M☉. Quand la fusion de l'hélium se termine dans le cœur, la convection mélange les produits du cycle CNO. Ce second dredge-up produit un accroissement de l'abondance de surface de 4He et de 14N, tandis que les quantités de 12C et 16O diminuent. Le troisième dredge-up se produit après qu'une étoile soit rentrée dans la branche asymptotique des géantes et un flash se produit avec une combustion de l'hélium en coquille. Ce dredge-up provoque la remontée en surface de l'hélium, du carbone et des produits du processus. Le résultat est une augmentation de l'abondance du carbone par rapport à l'oxygène, ce qui peut créer une étoile carbonée (source wikipedia). Annexe 2 : Certaines étoiles variables présentent une relation entre leur luminosité intrinsèque et leur période de variabilité, ce qui permet de les utiliser comme indicateurs de distance, notamment pour des amas globulaires (distance galactique) ou pour des galaxies (distance extragalactique, jusqu’à un certaine limite). Parmi les plus lumineuses, on trouve notamment les céphéides, les étoiles variables de type RR Lyra et les Miras (du nom commun de o Ceti). Positionnement des étoiles variables sur le diagramme HR (source Cosmosvision) Plus spécifiquement, les variables de type Miras sont des géantes rouges aux derniers stades de l'évolution stellaire. Situées sur la branche asymptotique des géantes (AGB), elles expulsent leur enveloppe extérieure sous forme de nébuleuses planétaires et deviennent des naines blanches en quelques millions d'années. Elle se caractérisent par des couleurs très rouges, des périodes de pulsation supérieures à 100 jours et des amplitudes supérieures à une magnitude dans l'infrarouge et supérieure à 2,5 magnitudes aux longueurs d'onde visibles (sources diverses). A très bientôt pour de nouvelles images australes. JBG https://jeanbricegayet.jimdofree.com/ Edit 04/08/2020 : modif colorimétrique image principale et mise en forme
  2. Bonjour, Est-ce qu'il existe des systèmes de variations "automatiques" que l'on peut coupler sur un thermomètre et/ou l'hygromètre pour que la résistance chauffante soit toujours "cuite aux petits oignons" ?
  3. La controverse NGC 4319 - Mrk 205

    Bon, j'ai regardé les sources que vous citez. Rien de bien évident. Par contre, j'ai trouvé un autre truc assez rigolo : Observations have revealed that high-redshift quasars may be associated with low-redshift galaxies (Arp 1971a; Stockton 1973; Lo´pez-Corredoira & Gutie´rrez 2004). For instance, the compact, high-redshift object Markarian 205 appears to lie within a spiral arm of the low-redshift galaxy NGC 4319 (Arp 1971b; Sulentic 1983). Arp (1987) suggested that quasars were ejected from their parent galaxies and the extra redshifts are due to the Doppler effect from extremely high speed ejections. This interpretation does not explain why we have never observed a blueshifted quasar or why perpendicular ejections also display large redshift differences between the quasars and the parent galaxies. In addition, the physics of such ejections has not yet been developed. If the associations between quasars and galaxies with different redshifts are real, a new redshift mechanism needs to be developed. In this Letter, such a mechanism is proposed in accord with the Kaluza-Klein (K-K) theory ... La suite est chaud patate à lire... et je saute directemement à sa conclusion : In summary, we have proposed a new redshift mechanism— the electric redshift—according to the five-dimensional fully covariant K-K theory with a scalar field. It has been shown that a dense, massive, and charged body can significantly shift a light ray that is emitted from or reflected by the body’s surface toward the red as compared with the Einsteinian gravitational redshift. This study suggests that quasars are compact stars, charged as a result of holding a certain amount of extra protons, with density and mass comparable to or even greater than those of a neutron star. Not only can the new redshift mechanism be used to explain the associations between quasars and galaxies with different redshifts, but it also does not conflict with big bang cosmology, because for normal stars, galaxies, and large-scale matter, the electric redshifts are negligible as a consequence of the relatively low densities and lack of electric charge. Source : Electric redshift and quasards. T. X. Zhang. The Astrophysical Journal, Volume 636, Issue 2, pp. L61-L64. Ca date un peu (2006) Si la beauté de sa démonstration est toute mathématique, et son travail assez remarquable, moi ce qui me laisse perplexe c'est tout de même le peu d'observations qui abonderait dans son sens.. Quoiqu'il en soit, le sujet divise (a divisé ?) la communauté. Moi je n'ai clairement pas le niveau :)) Et si voulez lire un papier de synthèse très bien fait résumant les différentes théories sur les redshifts, il y a ça : On the Interpretation of Spectral Red-Shift in Astrophysics: A Survey of Red-Shift Mechanisms - II. Louis Marmet (2018) J'aime beaucoup sa conclusion This paper was written to collect as many red-shift mechanisms as possible in a single, coherent presentation. Many questions arise: “Which one of these best describes the observations?” “Which one, if any, is right?” There are so many proposed mechanisms with even more adjustable parameters, it is possible that a few might fit experimental results within measurement errors. However, this doesn’t mean that the model is right. Another method might be required in the future to decide which, if any, of these provides a good explanation for the red-shift. During the great depression of the 1930’s, it was observed that men wearing gold watches were in better health than other people. The correlation between gold and the weight of these men was explained with some assumed property of gold. Although the theory explained the observations very well, it was certainly incorrect - richer men who could afford to buy gold had enough money to feed themselves. This anecdote is to be remembered when considering the above models and how well they fit experimental data. JB www.ciel-de-nuit.com
  4. La controverse NGC 4319 - Mrk 205

    Hello Christian Oui, tu as bien raison, li y a eu d'autres exemples depuis. L'auteur du papier que je linkais en citais déjà lui-même un en 2000 (NGC 4258) dans son abstract Mais sujet très intéressant c'est clair
  5. La controverse NGC 4319 - Mrk 205

    La controverse n'a pas beaucoup avancé, mais plus récemment que l'article cité par Christian, on peut surtout retenir l'hypothèse de l'effet Doppler relativiste. Probably, the most intriguing case of closely associated objects having discordand redshifts is represented by the galaxy NGC 4319 (z=0.006) and a peculiar object Mrk 205 (z=0.07) just 40'' away [1]. The luminous connection extending from Mrk 205 into the galaxian nucleus as well as a corresponding feature on the opposite side of the disk linking the nucleus with a bright UV knot may indicate an explosive ejection of both the objects from the nucleus [2]. Below, I propose to explain the essentially discordant redshifts of Mrk 205 and the UV knot by ejecting them with a relativistic velocity, similar to the two redshifted peculiar objects aligned across NGC 4258 [3]. In my interpretation, the redshift of Mrk 205 includes (i) a receding component, zr=0.065, due to the transverse Doppler effect and (ii) a cosmological component, zc=0.006. The velocity of ejection and the angle between the direction of ejection and the line of sight are found to be [etc., etc.]. If confirmed, this model would indicate that some pairs of quasar-like sources aligned with galaxies represent relativistic ejecta from the galactic nuclei, and the redshifts of those sources include a substantial component produced by the transverse Doppler effect. Ce que l'on peut traduire rapidement par : la galaxie NGC 4319 (z = 0,006) et l'objet particulier Mrk 205 (z = 0,07) à seulement 40 '' de distance forment probablement le cas le plus intrigant d'objets étroitement associés à discordance de redshift. La "connexion lumineuse" (sic) s'étendant de Mrk 205 dans le noyau galactique ainsi qu'à une structure correspondante au côté opposé du disque, reliant le noyau à une source UV brillante, pourrait indiquer une éjection explosive de deux objets du noyau." En gros, l'auteur propose d'expliquer les redshifts hautement discordants de Mrk 205 et de la source UV par une éjection à une vitesse relativiste. L'effet Doppler relatviste (Transversal Doppler Effet - TDE) est prédit par la relativité restreinte : https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Doppler_relativiste Source : https://ui.adsabs.harvard.edu/abs/2000AAS...197.7503O/abstract Merci pour le déterrage de post, en fait
  6. NGC6946 - C11

    Un cliché assez typique de C11 Je me demande si je n'aurai pas essayer "d'éteindre" un peules étoiles par une réduction, tout de même
  7. Le trio du Dragon

    Excellente cible et aussi bien les couleurs que l'acquisition sont au top
  8. Bon ben y a plus qu'à s'incliner devant le diamètre hahaha
  9. Premiers essais Newton 510 mm en ciel profond

    Sacré setup !!! Whoohoo fait parler la poudre :))
  10. Ca rejoint l'APOD qui a été publié il y a qq jours bravo
  11. Très belle image en full, qui donne beaucoup de profondeur à cet amas assez harmonieux et très bons traitements
  12. NGC3628, Newton200/900, Moravian 4022

    plutôt réussie ! Reste à en empiler quelques unes pour en voir la queue de marée et ce sera tout bon :))
  13. Pohpohpoh il y en a tellement !!
  14. Nébuleuse de l'Iris

    Ca a l'air pas simple à traiter, c'est clair....
  15. M106 et son jet

    Excellente mise en abyme de ce jet !
  16. M51 avec le Newton 150-750 (15/04/2021)

    Pas mieux que les premiers commentaires... je me souviens de mon vieux 114/900 et de mes argentiques.... ça n'aurait pas donné le 10ème de ça :))
  17. L'APOD : bravo Sauveur !

    Ah mais il y a aussi @Jean-Baptiste_Paris le 27 dis donc !! Bravo les gars !!
  18. Oooops bien vu, c'est bien 600 s ... Pas de lien, elle est en full si tu cliques dessus, tu devrais l'avoir en full (parfois en deux temps, il faut bouger la souris, je crois)
  19. Mon meilleur Clavius / Newton 410 mm

    Top Philippe
  20. rhooo hu hu hu ! je vous taquine, c'est très bon sinon, et très instructif malgré la trad de google :)) Pas facile de trouver la juste balance de ce champ stellaire dense +++ Bravo la team
  21. L'APOD : bravo Sauveur !

    Yes, c'est cool ça !! Bravo Sauveur
  22. NGC6384, Newton200/900, Moravian 4022

    Rho la pétouille perdue dans le champ :)) magique
  23. M 101 et ses voisines, objectif de 300 mm

    Très intéressant ce champ qu'offre cet objectif. Il y a des nébuleuses à aller chercher là setup bien maîtrisé, aux flats près apparemment :))
  24. L'Atelier aux étoiles [ Update 5 ]

    C'est excellent, avec une très bonne corrélation entre rythme musical et rythme visuel J'ai franchement flashé sur la première moi Ca change complètement des rythmes usuels, plus "magistraux", qu'on assigne souvent à la pratique astro, et c'est TOP !