Clouzot

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    Peille, 06
  1. De l'utilité des bias

    Un signal d'offset très variable au fur et à mesure des captures, et surtout entaché d'un bruit systématique (en "pattern") très marqué. J'imagine que ça ne se voit pas sur les APN car le signal d'offset est alors noyé dans le signal utile. Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un scintillement dû à la source (style variateur PWM) car ça se produit aussi sur le ciel, ce serait donc plutôt un souci de timing ou de remise à zéro du capteur (ce dernier point a déjà été remarqué dans d'autres conditions je crois).
  2. De l'utilité des bias

    Comme tu le sais, tes flats doivent être calibrés en soustrayant le bruit qu'ils contiennent avant de les empiler, sinon l'opération de division des lights par le master flat n'est pas exacte mathématiquement (ce qui se traduit par une sur-correction une fois le master flat appliqué). Je cite à chaque fois le tuto Siril de @cissou8 car elle y explique fort bien ce qu'il se passe en vrai, avec exemples et tout, selon la façon dont on calibre. Ce que tu vas utiliser pour calibrer tes flats va dépendre du temps de pose des flats, et donc de la quantité de bruit thermique qui se retrouve dedans : pose courte, ils ne contiennent que le signal d'offset (constant avec une dispersion très minime) en plus du flat, donc un bias (idéalement un bias synthétique, cf approche Siril qu'on peut réutiliser bien sûr dans d'autres softs comme Pix ou APP) suffit à virer ce qu'on ne veut pas. pose plus longue, l'ampglow prend le dessus sur l'offset, un dark de même temps de pose que le flat s'impose alors. Or, avec la 294MM (j'ai le même capteur avec lequel j'ai une relation d'amour-haine depuis plusieurs années), tu as peu de marge pour capturer les flats : les poses très courtes donnent des résultats instables, ça se calme (un peu) juste avant 1s ce qui donne une fenêtre étroite de capture, puis ça repart de plus belle avec des captures non linéaires de 1s jusqu'à 4 ou 5s. Et entre 5 et 10s, l'ampglow commence à être vraiment prépondérant. C'est d'autant plus vrai qu'on l'utilise en "bin 2" (faux pixels de 4.63um) et en mode HCG autour du gain 120, où le phénomène est le plus fort. Recette perso : j'évite les temps de pose sous la seconde si possible (sauf cas particulier style Hyperstar où je n'ai souvent pas le choix), et en tout cas entre 1 et 4s c'est zone interdite. Si j'arrive à garder mes flats en-dessous de 5-6s, j'applique des bias synthétiques à chacun de mes flats avant empilement. Au-dessus (flats avec filtre un peu brutal), le dark adapté est de rigueur, sinon on finit par voir l'ampglow en négatif si on tire trop sur l'histogramme. Ca marche, sachant d'autant plus que mes tubes donnent un vignettage très important (souvent une perte de près de 50% entre les bords du capteur et le centre) et qu'il faut vraiment des flats irréprochables dans ce cas.
  3. Celestron se met au télescope 2.0

    A se demander pourquoi certains font encore de l'astrophoto, alors que tout est déjà disponible sur le net, en mieux
  4. Celestron se met au télescope 2.0

    En diamètre oui, mais en surface collectrice pas tant que ça ! J'avais fait le même genre de calcul pour mon petit Hyperstar C6 couplé avec une monstrueuse ASI2600 qui semblait boucher toute la vue, pour trouver au final que l'ensemble restait convenablement rapide. Le même calcul marche aussi pour ce "RASA 6" robotisé à coup d'IA : une fois retranchée l'obstruction centrale, on peut calculer qu'il équivaut à un scope de 136mm sans obstruction en termes de luminosité collectée. Le rapport F/D effectif descend alors à 2.46 (au lieu des 2.23 annoncés dans la pub), ce qui est loin d'être une catastrophe et mettra quand même la misère à la plupart des scopes du commerce niveau rapidité. Par contre le contraste, lui, en prend forcément un coup, avec des étoiles qui commencent gentiment à prendre leurs aises (la figure d'Airy s'étale, le Strehl décroît..). Mais étonnamment, les perfs en contraste et séparation d'un 150mm obstrué à 40 et quelques pourcents restent toujours supérieures à celles d'un scope de 136mm. Si on rajoute le fait que la caméra choisie par Celestron va sous-échantillonner largement, je pense qu'on n'y perd pas grand chose au final.
  5. Celestron se met au télescope 2.0

    La grosse différence, c'est la position du foyer du miroir primaire. Dans le cas du SCT standard, habituellement, les rayons sont interceptés par le miroir secondaire pour les renvoyer vers l'arrière du tube, donc il faut que ce foyer primaire soit largement "derrière" le miroir secondaire. (source SAP Limoges) Le RASA n'a pas cette contrainte puisqu'il n'y a pas de secondaire. Le foyer primaire peut donc se retrouver beaucoup plus près de la lame, les lentilles peuvent ainsi rester sagement dans le tube A part ça, c'est le même principe optique entre RASA et SCT+Hyperstar (et quasiment les mêmes lentilles d'ailleurs, il me semble). Le baffle du secondaire est par contre différent (bien plus court pour le RASA qui n'a pas à protéger un miroir secondaire des réflexions parasites)
  6. Celestron se met au télescope 2.0

    Tu oublies une proposition de valeur assez imbattable : ce RASA6 "intelligent" fonctionne à f/2.2 (probablement un peu plus haut en rapport f/D effectif, à cause de l'obstruction centrale). Ca reste près de 3x plus rapide optiquement que ce qu'Unistellar propose avec ses Odyssey/Equinox/EVScope2, malgré ce curieux choix d'un IMX178 complètement dépassé. Si on pense à de l'imagerie/"observation" sur le pouce, le Celestron devrait donc fournir des images plus rapidement que tous les autres téléscopes robotiques du marché. Par contre, il est vraiment trop moche. On dirait un assemblage bricolé sorti tout droit de l'atelier de Frankenstein, en prenant tout ce qu'ils avaient sous la main (monture Evo qui aura de la peine à guider convenablement même avec un échantillonnage pas très serré, pare-buée alu recoupé, trépied en bon acier qui pèse 3 tonnes, SkySafari à l'ergonomie toute relative...)
  7. achat sur le site zwo

    Oui. Quant à la garantie, j'ai dû renvoyer une de mes caméras (largement hors garantie, achetée en Europe) directement en Chine. Une procédure à respecter à la lettre (formulaire CN-machin + facture "proforma" à faire sur le site de la Poste par exemple) pour éviter de se faire bloquer le matériel à la douane chinoise, et ZWO se débrouille pour la suite des opérations. D'autres marques (on a un exemple avec une caméra QHY qui a passé quelques semaines à la douane chinoise avant de devoir repartir) sont apparemment moins rodées à l'exercice.
  8. le coup de gueule de Pierre Rochette

    Peut-être. Alors que cela permet aussi de financer des thèses (CIFRE, par contre, pas du fondamental de chez fondamental) voire des post-doc issus de et co-gérés avec l'Université, avec tout ce que cela implique en termes de nombre de publis, bref que du bénéf pour tout le monde. Donc sans aller jusqu'à créer des mastodontes à la Columbia/MIT (ça me ferait très mal de devoir payer je-sais-pas-combien pour avoir le même niveau de formation que celui dont j'ai bénéficié), avoir un peu plus d'électrons libres pourrait aider à renverser la tendance et à permettre de meilleurs moyens. Les facs françaises n'ont d'ailleurs pas attendu pour créer ou réorganiser à coup d'instituts ou de "graduate schools". C'est bien... ...tant que ça ne vient pas obérer le reste : le labo doit aussi jongler entre ce que demande l'industriel (qui a l'avantage de financer, mais trop souvent de ne pas permettre de publis pour des raisons évidentes), et les autres sujets de recherche plus fondamentaux qui, eux, peuvent donner lieu à publication. C'est un vrai numéro d'équilibriste, et ça explique aussi la méfiance de nos collègues qui voulaient pouvoir choisir leurs sujets sans se les voir imposer. On en revient à la critique des annonces présidentielles de l'autre jour, en fait.
  9. le coup de gueule de Pierre Rochette

    J’y pensais aussi très fortement. C’est le cas dans mon domaine d’ailleurs. Mais on en revient alors au financement (plus facile grâce aux flux entre secteur privé et public) et (spécificité américaine) au poids démesuré des universités privées type Stanford ou MIT dans la captation des subsides publics : jamais on n’accepterait un truc pareil en France (et à raison !). Accepterait-on par ailleurs cette sous-traitance de la R&D par les acteurs privés vers l’université qui a cours aux USA ? Dans l’Institut (public) où j’ai fait mes classes, la majorité des financements provenaient des commandes industrielles, et nos collègues universitaires nous regardaient avec un mépris certain. Et le poids du politique reste le même que celui qu’on dénonce en France (avant et après l’éventuelle réforme Macron) : si le dossier NSF a plus de chances de passer (forcément , il y a plus de pognon), il reste soumis au bon vouloir de celui qui le contresigne et aux priorités dictées par l’état fédéral (ou la NASA pour ceux qui bossent dans le domaine).
  10. le coup de gueule de Pierre Rochette

    J’ai eu mon comptant de dossiers ANR dans une vie passée alors je vois à peu près de quoi on parle. ceci dit j’aurais une vraie question : s’il fallait citer un pays où la recherche publique fonctionne bien, sans les lourdeurs bureaucratiques à la française, et sans trop de soucis de financement, lequel vous vient à l’esprit ? Parce que (dans mon petit domaine de spécialité), quand on écoute les copains d’en face, eux aussi râlent, et pour les mêmes raisons. Même en Allemagne pourtant citée comme étant l’exemple à suivre depuis le coup des vaccins à ARNm. Les seuls qui ont l’air contents, ce sont…les Suisses.
  11. Livestacking SharpCap planétaire

    J’avais oublié que tu te défaisais de toutes tes merveilles… j’espère pour d’autres merveilles encore plus merveilleuses. Essaie avec Berthe. Ça devrait dépoter sur Juju idéalement placé (et pourquoi pas Uranus qui est juste à côté, d’ailleurs…)
  12. Livestacking SharpCap planétaire

    Ca a moins d'intérêt pour la Lune que pour les planètes, surtout dans des conditions terribles d'observation comme ici. Le gros avantage que je vois (en projection publique tout du moins, mon obsession), c'est que l'empilement va stabiliser l'image qui ne va plus osciller sous les effets de la turbulence, et qu'on augmente à peu de frais le contraste des détails via les ondelettes. Sinon, ça reste quand même plus sympa à l'oculaire de "survoler" les reliefs lunaires
  13. Livestacking SharpCap planétaire

    Si tu as d'anciens SER qui traînent sur ton disque dur, tu peux t'amuser avec quand même, caméra virtuelle "High Speed" dans Sharpcap. C'est sûr que ces derniers temps c'est un peu la misère niveau météo !
  14. le coup de gueule de Pierre Rochette

    Alors ça c'est complètement débile. On prend soin de nommer des gens respectés et écoutés (Aspect, Tirole...), des Claire Mathieu (qui n'a pas sa langue dans sa poche et n'hésite pas à sortir la sulfateuse sur X ou Mastodon), tout ça pour ne pas publier leurs avis ???
  15. Livestacking SharpCap planétaire

    Oui il y a un système de rejet à la volée (basé sur la comparaison entre le contraste détecté dans chaque nouvelle image et la moyenne du contraste de N dernières images). Il faut bien voir que ce n'est pas du tout un traitement comme vous autres spécialistes du planétaire en avez l'habitude : vous, vous shootez quelques milliers d'images à fond la caisse, vous les triez après coup par qualité, vous les alignez en multipoint/multituile avec des déformations (et éventuellement dérotation), puis place à la déconvolution et au sharpening. Ici, on parle d'un empilement qui évolue en direct : l'utilisateur choisit le nombre maximal d’images que la stack doit contenir à tout instant, et chaque nouvelle image est empilée sauf si sa qualité est pourrie par rapport aux N dernières images reçues (qu'elles aient été empilées ou non). C'est ça l'une des grosses différences : l'empilement se fait sur des critères locaux de qualité, pas après un tri de qualité globale à la Registax/AS4!. Ensuite, les traitements sont plus simples : une déconvolution aveugle et quelques ondelettes, pas plus. Et l'alignement aussi suit une logique bien plus simpliste qu'un système à plusieurs tuiles déformables. Au final on a un empilement qui évolue systématiquement au fil du temps même si le seeing se dégrade (ça se voit sur mon petit GIF par exemple). C’est un peu comme si à chaque nouvelle image, on jetait la plus ancienne et qu’on recommençait un nouvel empilement. C’est à ce prix qu’on fait du live…mais le résultat est que l'image empilée évolue au fil du temps, ce qui permet de voir la rotation de Juju sans avoir rien à faire. Parfait pour une présentation publique, à mon humble avis. Ca marche d'ailleurs aussi sur la Lune (tant qu'elle rentre en entier dans le champ), Mars, le Soleil, Saturne... (ici à la lulu de 50mm et 294MM, avec une ancienne version de Sharpcap)