Motta

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  1. Observation remise en question finalement... Mais dans un papier pas encore validé, donc à suivre. Néanmoins : https://www.numerama.com/sciences/578998-un-trou-noir-impossible-dans-la-voie-lactee-de-nouvelles-questions-entourent-la-decouverte.html Extraits : A-t-on vraiment découvert un trou noir que l’on croyait « impossible » dans la Voie lactée ? Une nouvelle étude, publiée sur la plateforme arXiv.org le 8 décembre 2019, remet en question cette affirmation. La masse de ce trou noir a été estimée à 70 fois celle du Soleil, dans une première étude publiée le 27 novembre dans Nature (il faut préciser que ce texte, contrairement à l’étude la plus récente, a fait l’objet d’une relecture par des pairs). Le trou noir identifié est situé dans un système binaire, baptisé « LB-1 ». Selon les auteurs de la nouvelle étude, « il est hautement improbable que le trou noir dans ce système ait la masse extrême initialement suggérée. Au lieu de cela, il semble être plus représentatif de la population de trous noirs binaires typiques attendue dans notre galaxie. » (...) Si le trou noir avale de la matière, celle-ci est chauffée dans son disque d’accrétion, ce qui permet de détecter des rayons X. C’est l’un de ces couples qui a été observé. « On a vu une étoile en train de tourner autour de quelque chose d’invisible. La mécanique céleste est claire : on peut en déduire la masse de l’autre objet. Mais cela implique de connaître la masse de l’étoile. C’est l’une des objections du nouvel article : on n’est pas certain de cette masse », résume notre interlocuteur. L’article publié fin novembre dans Nature s’achève par une présentation des limites que les auteurs reconnaissent eux-mêmes à leur travail. On sait que l’étoile tourne en 80 jours autour du trou noir. « La forme de son orbite est circulaire, décrit Pierre Henriquet. Or, la forme d’une orbite donne des indications sur la manière dont un système binaire s’est formé. » Il existe deux cas de figure. L’orbite est circulaire : « le couple a des chances d’être ensemble depuis le début, il était formé par deux étoiles, dont une qui a explosé et est devenue un trou noir », détaille Pierre Henriquet, Soit l’orbite est très elliptique : « le trou noir était plus probablement seul et il a capturé l’étoile qui est passée près de lui ». Pour LB-1, l’orbite est circulaire. Mais le binôme est-il vraiment soudé depuis le début ? Pierre Henriquet nous explique pourquoi cela semble compliqué : « un trou noir de 70 masses solaires signifie qu’il a fallu une très grosse étoile. Autrement dit, l’orbite pose problème car elle n’est pas très compatible avec la masse gigantesque du trou noir. Les auteurs de la première étude proposent des alternatives pour l’expliquer et présentent honnêtement leurs interrogations. » Quels sont les contre-arguments avancés dans la deuxième étude ? Ils sont au nombre de trois (ils sont présentés dans cet ordre, mais il n’y a pas de hiérarchie en terme d’importance). « Le premier, qui est assez technique, concerne la mesure de l’hydrogène dans une certaine longueur d’onde. Cette mesure est compliquée à faire et il y aurait des marges dans l’interprétation qu’en fait la première étude », résume Pierre Henriquet. La deuxième critique concerne la masse de l’étoile : « selon la simulation du deuxième groupe de chercheurs, il n’est pas improbable que l’étoile ait une masse plus faible qu’annoncé (8,5 masses solaires) », poursuit le médiateur scientifique. Enfin, la troisième objection est bien plus rédhibitoire car elle porte sur la mesure de la distance de l’étoile. « Les mesures ont été faites avec les données du satellite Gaia. Dans la première étude, les chercheurs disent que la mesure de la distance de l’étoile est fausse. Or, les auteurs de la nouvelle étude démontrent que la mesure de Gaia est juste et que l’étoile se trouve donc moins loin », ajoute Pierre Henriquet. ........ Conclusion du papier : il n'est pas impossible que l'on soit face à un TN dont la masse serait plus classique.
  2. photo de profil

    Bah, sinon tu mets les deux en même temps..................
  3. eVscope, Stellina

    Je pense qu'on reviendra à Stellina et l'Evscope quand on aura des retours précis, là tout a été dit en l'état actuel des connaissances du truc. Mais ce dont tu parles là est très intéressant, et pas sans rapport... En combinant ça et l'automatisation, dans dix, quinze, vingt ans, on pourrait avoir accès à des choses dont on n'a même pas idée maintenant.... Un peu comme en 1980, si on avait dit aux amateurs de l'époque ce à quoi ils pourraient avoir accès en 2000.....
  4. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Je précise : je n'ai pas trouvé ça offusquant non plus. Mon propos était juste de dire que ça montrait qu'il y avait un a priori fort, en ne voulant pas écouter quelque chose. Aucun souci non plus, bien sûr !, avec le fait que George ait défendu son avis. J'ai répondu, avec mes arguments, sans aucune volonté d'injure ou quoi que ce soit de ce genre, mais alors vraiment pas du tout, du tout. Et sur la philosophie. Oui et non. Oui tout de même, parce qu'à l'occasion questionner le désir qu'il y a dans la défense de la science et de la scientificité, non pas avec des propos obscurantistes, mais au contraire en se demandant si le tout-science est encore de la science, questionner aussi les limites de la science et la manière dont on les reconnaît ou non, questionner l'envers ou l'autre de la science, etc., ça n'est pas inutile je trouve, vraiment, sur AS. Dans le désir qui porte les uns et les autres ici vers l'astronomie, il y a de la science, oui, absolument, mais aussi autre chose. L'émotion que nous sommes nombreux à avoir en lisant le fil Curiosity par exemple, l'émotion qu'il y a à voir l'image, qui m'avait marquée et que j'ai encore, de Curiosity en descente vers Mars, l'émotion que nous avons à apprendre un certain nombre de choses nouvelles dans Astro Générale, etc., ça questionne sur autre chose, le monde que nous aimons et le monde que nous voulons. Ce désir-là en général, et ses implications, c'est sous-jacent, mais pas questionné, sur AS. Et c'est bien normal... Mais qu'il y ait de petites fenêtres parfois où on met ça au premier plan, je trouve que ce n'est pas si mal........... Ceci dit, là, ça fait beaucoup. Donc je stoppe aussi mes interventions sur ça.
  5. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Non, vraiment, sincèrement : je n'ai jamais dit ni pensé que cela représentait un "jugement" sur Kaptain. Et c'est même bien le contraire : il me semble que tu as, comme moi, de l'estime pour Kaptain. Je te faisais donc remarquer que quand tu as quelqu'un en face de toi pour qui tu as de l'estime, sur ce sujet-là, ton aveuglement fait que tu n'as même pas idée de lui poser, de manière, allez, disons ça comme ça, neutre et objective, quelques questions, sans a priori...... Si au contraire j'avais pensé que tu n'avais pas d'estime pour Kaptain, alors bon le fait que tu passes comme ça sur ce qu'il disait aurait été plus compréhensible..... Clairement donc je te supposais (et je pense que j'ai raison, c'est évident) de l'estime pour Kaptain, sinon mon propos n'aurais pas eu de sens. Mais enfin George........ N'importe quoi ! Je suis pour ma part parfaitement capable de penser que quelqu'un pour qui j'ai de l'estime a tort sur un point, voire, en l'espèce c'était un peu ça sur le point en question, d'argumenter de manière précise pour le montrer, sans pour autant que ça emporte ce type de jugement injurieux, ni dans mes propos ni dans ce que je pense. Enfin, quand même..... Non, je n'ai jamais dit ni pensé que tu étais ce que tu écris là, enfin non George, vraiment............. Après, bon, voilà, tu dit des trucs très tranchés sur certaines questions (ici : philosophie, psychanalyse), tu prends position ici, alors, bon, il faut aussi accepter la contradiction, même forte..... Je pense, sincèrement, que tu n'as pas lu grand-chose en matière de philosophie, voire peut-être rien depuis la classe de terminale, que tu ne lis guère de littérature ni ne vas voir des expositions, etc. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans tes posts, dont beaucoup sont très intéressants, tu sais très bien que je le pense (et d'autres très drôles, quand on déconne.....), il n'y a jamais la moindre allusion à quoi que ce soit de tel. Pourtant tu produits des jugements très tranchés sur ces questions. Je te renvoie parfois au fait que tu fonctionnes, sur ces questions, pas de manière générale, un peu parfois suivant des clichés. Bon, ce n'est pas la fin du monde. Peut-être ai-je un peu raison.... Et je trouve ça dommage du reste même pour toi, parce que tu te fermes un accès à des choses intéressantes..... Mais bon, après ça chacun fait comme il veut...... Mais encore une fois, dire cela, ce n'est en aucun cas dire ou penser les injures là que tu dis, qui sont à mille lieux de ce que j'ai dit et de ce que je pense. Juste, rapido, rien à voir. Parce que justement, le principe du sukupisme est aussi de nier le sujet. Le sukupiste voit un truc, ça, sauf cas rarissime d'hallucination, c'est vrai. Ensuite son interprétation du côté du merveilleux ou de l'inquiétant renvoie à son désir. Et c'est ce désir qu'il ne veut absolument pas interroger en le faisant passer pour quelque chose qui ne viendrait pas de lui, mais serait une réalité du monde. Le travail de la psychanalyse, ou de n'importe quelle démarche visant à réellement faire un travail sur soi, consiste justement à ne pas faire l'économie de ça : s'interroger sur ce qui vient de soi dans ce qu'on construit et dans ce qu'on vit. Et ça rend clairement plus à même de ne pas verser dans des tours de passe-passe pour s'aveugler sur son désir, sa réalité et ses impasses, comme le fait le sukupisme.
  6. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Je conclus mes interventions aujourd'hui dans ce fil juste sur un CQFD, avec ce propos que tu as. Depuis le début, de mon côté je parle de ce que c'est écouter la parole d'un sujet. @Kaptain te dis que la psychanalyse lui a apporté quelque chose d'essentiel. Qu'est-ce que tu en fais ? Est-ce qu'à un quelconque moment tu l'écoutes et lui demandes, Bon, OK, alors dis-moi un peu ce que ça a été pour toi, que je comprenne, que je puisse voir ce que ça a été pour toi ? Non. Avec ta formule, tu lui renvoies un : rien à foutre. Un : je ne t'écoute pas, ça n'est certainement pas mon souci de t'écouter. Hélas........
  7. eVscope, Stellina

    Je copie ici des messages d'un autre fil. Parce que ça me semble en rapport avec ce dont il est question ici, à savoir l'automatisation de l'astrophotographie. Il est bien clair que nous n'en sommes pas encore à ce point pour l'Evscope et Stellina (une éclipse, ce n'est pas le ciel de nuit). Et qu'il y a une part d'humour évidemment dans le propos de @jfleouf. Malgré tout........
  8. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Juste, je n'avais pas répondu à ça. Ben si George, enfin......... Le problème, c'est que tu ne connais qu'IS et AB. Tu devrais en lire d'autres, par exemple Elie During, etc. etc. Bien sûr qu'il y en a, quand même......
  9. Nous ne sommes que forme et énergie?

    C'est vrai qu'il y a quand même des trucs bizarres......... Bon, les wagons de philosophes débiles, passons. Mais : Une personne atteinte de la maladie de Lyme qui a failli être détruite ("le mot n'est pas faible") par un psychanalyste. Un pizzaiolo qui " avait eu une intuition remarquable et correcte sur certaines structurations des galaxies". C'est vrai que parfois, le soupçon est permis...........
  10. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Je peux te citer sans problème des dizaines et des dizaines d'expériences. Ici tu en a deux, Kaptain et moi (+ Pascal ?), déjà. Des dizaines de livres, de gens dans des métiers très différents, qui ont raconté leur expérience de l'analyse, ce que ça leur avait apporté. Et bien sûr des centaines d'articles sur des cas cliniques, etc. etc. Mais en l'espèce, le débat ne portait pas que sur la psychanalyse. Il portait sur ce que la psychanalyse a apporté, y compris à d'autres méthodes, le fait de donner la parole au patient. Plus généralement, ta question est biaisée. Tu voudrais de manière très scientiste des "publications cliniques qui démontrent les bienfaits". Mais qui démontrent quoi au juste ? La question est loin d'être triviale, et il faudrait déjà définir ça, parce que c'est là le point essentiel. Exemple : quelqu'un se plaint de telle phobie. Supposons qu'il soit possible de l'en "guérir" par telle ou telle méthode comportementaliste. Très bien. Supposons que ce soit fait. Tu en concluras que le "bienfait" est avéré. Moi non. Pourquoi ? Parce que je me demanderais ce qui a pris la place de ce symptôme, à quel prix dans la vie du sujet il a été "guéri", si sa vie en a été enrichie ou appauvrie, etc. Parce qu'on peut parfaitement normaliser quelqu'un et appauvrir sa vie, en faire quelqu'un qui "maîtrise" un symptôme mais qui est plus loin de lui, d'elle, de ce qu'il, elle, désire. Je ne dis pas qu'il s'agit de maintenir le symptôme. Mais de voir ce qu'il travaille et par quoi il travaille dans la vie d'un sujet. Et entre quelqu'un qui a été capable d'aller vers ce questionnement, parce que l'espace a été laissé à sa parole, et quelqu'un qui n'a pas été en mesure de le faire, il y a une immense différence. Mutatis mutandis, pour revenir à ce qui nous occupe sur AS, c'est la même différence entre l'injonction au résultat rapide, prouvable au plus tôt par de la publication bankable, dans la recherche, avec tous les dégâts que ça cause et que tu connais, et une recherche à laquelle on laisse le temps et les moyens de se développer selon sa temporalité, ce qui implique beaucoup plus de tâtonnements, beaucoup moins de résultats dans l'immédiateté, mais arrive, on le sait, à des résultats in fine beaucoup plus fondamentaux.
  11. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Je me sens visé, mais je rappelle à tout le monde que j'ai solennellement refusé ce prix par une lettre recommandée au jury......................
  12. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Bon, je reviens plus tard pour développer (toujours les enfants là hein....) Mais juste, quand même George, je remarque un truc. Tu te réclames de la méthode "scientifique", mais en la matière ne procèdes absolument pas selon, même de loi, une telle méthode : tu cites un exemple que tu aurais connu, et voilà. Or ça ne veut rien dire de chez rien dire. Même à supposer que ton exemple soit réel, et que ce que tu en dis soit juste. Parce que moi je te trouve fastoche des exemples de psy cognitivistes complètement cons qui ont fait des dégâts, de physiciens blaireaux, de boulangers incompétents dont le pain est dégueu, etc. etc. Et après ? Pardon, mais c'est niveau zéro comme réflexion. Parce que dans tous les domaines tu trouves de incompétents. Comme toi par exemple, pardon là j'y vais fort , mais bon, quand tu parles de psychanalyse, c'est quand même cliché sur cliché et ignorance de ce dont tu parles, pardon pardon mais enfin, lire par exemple : Comme d'hab., tu ne cites aucune référence. Et à supposer qu'une telle tribune existe, ça ne représente rien du tout. Car les psychanalystes sérieux qui pourraient dire une connerie pareille, il n'y en a pas. Pour ta parfaite information, dans les années 70, où on voulait tout rendre "scientifique" avec un certain enthousiasme teinté de naïveté, Lacan par exemple était très clair, je le cite et je te donne les sources si tu veux : "La psychanalyse n'est pas une science". Après, tu as tendance à penser que tout ce qui n'est pas science c'est plus ou moins de la connerie : mais cette position ce n'est pas le goût de la science, c'est du scientisme. D'autant que la scientificité de la psychologie cognitiviste, ben...... La guerre contre la psychanalyse est une guerre contre le sujet éclairé, capable d'être face à lui-même, avec toute la difficulté mais aussi la force et la liberté que ça suppose, et ceci au profit de l'individu normé, attendant du "soin" pour se décharger de lui-même, et qu'on peut contrôler bien plus facilement. PS : tout ceci dit un peu trop vite et pas avec les précisions nécessaires, mais comme dit, jaiuneessscuse, en journée suis requis ces derniers jours..... Je reviens plus tard sans doute, avec un peu davantage de temps.....
  13. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Ben, pendant les vacances la journée il faut s'occuper des enfants..... Là par exemple bon ben, en route pour un ping-pong...... Mais je reviens tout à l'heure, je reviens..... Avec une petite argumentation tranquille, que je prépare paisiblement........... :
  14. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Je voudrais dire, avouer même, que, oui certes j'ai changé d'avis très vite, je sais, mais enfin......... je suis entièrement d'accord finalement avec certaines critiques qui ont été émises envers la philosophie. Si si. Devant mon café, je me suis souvenu quand même de certains trucs. Et quand même non, ça n'est pas possible. Quand je défendais l'idée plus haut d'une limitation des connaissances propre à telle ou telle époque, et qui n'avait aucun rapport avec la philosophie en particulier, il faut bien le dire, je racontais un peu n'importe quoi........... Enfin quand même, il y a des évidences, mince, j'aurais dû m'en rendre compte un peu plus tôt ! Il est évident, par exemple, que c'est un brillant scientifique, Emmanuel Kant (1724-1804), qui a, pour la première fois, dans un raisonnement rigoureux que personne aujourd'hui ne pourrait désavouer, et tenant compte des données connues à son époque (cf. l'autre fil), proposé l'idée qu'il existe une multitude de galaxies semblables à la Voie Lactée. Ben voilà, c'est ça la science. Tandis qu'à côté de ça, évidemment, c'est un misérable philosophe (1738-1822) qui tenait à cette idée, complètement débilissime, voulant que les tâches solaires soient..... des montagnes, et que le Soleil soit...... un monde habité par les "solariens"........ Comment ai-je pu ne pas me souvenir de ce genre d'exemple simple, quand même ??? La débilité profonde des philosophes est vraiment sans limite........... D'ailleurs, pour un peu je n'arriverais pas à écrire son nom, tant ça m'agace les philosophes : William Herschel. Moi qui imaginais que le monde et l'histoire du monde étaient plus complexes que les caricatures... Ben non. Il est simple le monde. Tout tout simple, comme chez Maya l'abeille........................
  15. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Désolé mais quand on parle musique, peinture, sculpture etc... on parle de l'art qui est par essence subjectif tout le contraire de la science qui se doit (devrait) être objective. On ne fait pas de la science avec "je pense que", "je sens que", "il me semble que", "mes sens me disent que"... Pas vraiment d'accord, au fait (je n'avais pas lu le haut de la 2e page avant, désolé, rhaa.....) C'est réduire l'art, et ce qu'on peut en dire, à du pur subjectivisme. Or ça me semble faux. Pas possible de développer en peu de lignes, mais simplement : 1. l'art, quand il atteint un certain niveau, touche aussi à une vérité. C'est bien ce que cherchent les artistes. Ce n'est pas juste du "j'aime"/"j'aime pas", mode binaire et totalement pauvre auquel on veut réduire trop de choses dans l'époque qui est la nôtre, ou du "moi j'vois le truc comme ça et puis c'est tout". Non. Ce qui fait la différence entre une très grande oeuvre et une oeuvre moins importante, ou insignifiante, c'est notamment ça : qu'une vérité soit atteinte ou non. Pour prendre l'exemple de la peinture, il y a une vérité de la lumière, du trait, etc., que les grandes oeuvres montrent. Ce n'est pas une vérité ontologique (i.e. : ce qui est) mais phénoménologique (i.e. : comment ça nous apparaît). Et ce n'est pas rien, c'est le moins qu'on puisse dire. Qu'une oeuvre plastique nous montre la lumière, créé un dispositif pour faire apparaître ce qu'est la lumière, pas au sens physique, mais au sens de ce qu'elle est pour nous, de ce avec quoi nous vivons, de ce qui fait la condition dans laquelle nous sommes, c'est quelque chose de majeur. Pour prendre l'exemple de la littérature, mettons Proust et Céline. Sans parler de l'ensemble de ce qu'ils apportent, sur un point simplement : l'un pousse l'écrit (ben Proust bien sûr) au maximum de ses possibilité, l'autre (Céline), l'oral. Faire travailler la langue comme ça, jusqu'au bout de ce que l'écrit peut, jusqu'au bout de ce que l'oral peut, ça n'est pas du subjectivisme. C'est un travail qui montre une vérité de la langue dans les deux cas. 2. Bien sûr que nombre de gens sans être artistes ont des propos très justes sur l'art. Exemple : on peut parfaitement analyser des structures narratives, de manière tout à fait objective et passionnante, sans en composer soi-même. Etc. Etc. Pour prendre un tout autre exemple : il y a de très grands entraîneurs de football qui ont été des footballeurs très médiocres. Et inversement. C'est évident ça. Donc bon, je ne sais pas comment dire, mais enfin, disons ça comme ça, mollo sur les caricatures et les vues, on va dire, trop rapides, pour le moins. En résumé : La science, oui ! On est toutes et tous ici sur AS parce que l'astronomie c'est passionnant, et parce qu'on sait très bien que c'est la science qui y donne accès. Par contre le scientisme, qui plus est dans des versions que (perso) je trouve caricaturales, ben nan. Parce que ça, c'est se fourrer le doigt dans un truc, chais pas trop quoi, mais un truc. Et non au fait d'assimiler la philosophie à un gentil petit délire perso, et les oeuvres d'art à un petit divertissement qu'on aime ou pas, c'est chacun qui voit tralala. Le monde est quand même beaucoup plus intéressant que ça.............
  16. Mort de l'astrophotographie???

    Le pire, ça n'est pas tellement ce qui est annoncé. C'est l'enthousiasme niais des journalistes, le côté "oh de nouveaux joujoux".... Là tu te dis que le nombre de gens capables d'avoir un peu de discernement est vraiment très, très limité.......
  17. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Ah ? Tu as des exemples, des références ? Parce que là, tu vois, moi, bon, je connais des vieux physiciens, des vieux de la vieille qui, dans le domaine, donnent de l'urticaire à la jeune génération, etc. etc. En gros tu racontes ce que tu veux si c'est dans le vide et du moi je connais quelqu'un qui.... Donc référence, exemple, débat précis, méthode en jeu, tu parles de quoi exactement ?
  18. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Non. Il y a des domaines de l'économie qui peuvent faire l'objet d'une formalisation scientifique, en effet. Des domaines, de loin, de très loin pas tout. Ensuite il y a la rigueur dans l'exploitation des données, etc., bien sûr. Mais l'économie est largement politique. Evidemment. Vouloir faire croire le contraire, c'est juste vouloir naturaliser une certaine politique, la faire passer pour du on-peut-pas-faire-autrement.
  19. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Oui, comme le rappelle Daniel, t'as vraiment pas d'bol..... Après, perso, je ne sais pas où tu as bien pu croiser ces wagons de philosophes spécialistes-de-la-science, ou de physique, car c'est un domaine très marginal de la philosophie, comme ça l'a toujours été...... Après, p'tête tu en as fait une plantation dans un jardin ???............
  20. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Pardon George, mais là, tu n'as pas les connaissances historiques dans le domaine. Si on parle de psychanalyse, on parle de plusieurs choses. En particulier deux : la méthode et la doctrine. La doctrine, Freud l'a toujours pensée comme devant évoluer, y compris bien sûr en fonction des connaissances venues d'ailleurs. Que certains ensuite aient sclérosé le truc, bon, ben ça arrive dans tous les domaines. En revanche, la psychanalyse c'est d'abord et avant tout une méthode. Bien précise. Un choix qui est fait et qui tranche avec le choix fait jusque là : écouter les patients. C'est quelque chose de fondamental; Avant, en gros, on sait ce que le patient a et on lui impose un traitement (plus ou moins fumeux). Le choix de Freud, c'est d'écouter le patient, de penser que le symptôme, etc., vient d'une histoire et que cette histoire il faut l'écouter. De sorte que quantité de méthode de psychologie, y compris certaines très opposées à la psychanalyse (au plan de la doctrine), viennent en réalité de ce choix de méthode chez Freud. Or, c'est bel et bien ça qui est remis en cause aujourd'hui. Non pas la doctrine, mais la méthode. L'idée d'écouter les patients. Parce qu'évidemment c'est plus coûteux (économiquement) et rend les gens moins contrôlables. Faire passer les gens dans des cases toutes faites et des traitements standardisés facilement érable, c'est plus simple. Ce qui s'y perd, pas seulement pour la psychose (puisqu'on parlait de psychiatrie) mais pour tout un chacun, c'est une chance offerte de former des sujets, des gens responsables et engagés dans leur propre vie, et cela au profit d'individus ramenés à une norme contrôlable et consommateurs de leurs "soins". Donc derrière le discours courant anti-psychanalytique, il y a ça. Très exactement le travail de la microlitique qui servait déjà sous Thatcher : faire adhérer les gens à des réformes qui leur sont défavorables. On monte en épingle quelque trucs de la psychanalyse, le brave citoyen se scandalise et applaudit des deux mains des réformes des institutions psychiatriques, des traitements psychologiques, etc., tout à fait catastrophiques, sans plus réfléchir une seule seconde au-delà du nonos qu'on lui a donné à ronger......... Ça "scientifise" (soit-disant), et la vie est belle..... Ben non, en l'occurrence. PS : je ne vais pas te faire le coup de te rappeler que l'eugénisme est une théorie appuyée sur la science au départ, et promue par des scientifiques.... ça ferait peut-être un peu trop d'un coup là.......
  21. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Enfin.... à mon sens, si. La philosophie ne consiste pas à faire de la physique à la place des physiciens, en inventant on ne sait quelle physique fumeuse. Un philosophe sérieux, s'il parle de physique, parle à partir de ce que découvrent les physiciens. C'est la base. Oui et non. "Philosophique" dans cette phrase, comme dans la précédente citée, est un peu synonyme de connerie, de délire perso, etc. Or non. Bien sûr que des systèmes philosophiques anciens ont cherché à donner certaines explications du monde qui ne tiennent plus scientifiquement aujourd'hui, mais : 1. ce n'était pas propre aux philosophes, mais à toute l'humanité, qui dans son ensemble n'avait pas les connaissances que nous avons aujourd'hui. 2. c'est sous-estimer les nombreux efforts tout à fait sérieux de la philosophie pour penser le monde rigoureusement. Il y aurait beaucoup à dire sur ce point et ça ne va pas être possible en quelques lignes. Rapido 2.1. par exemple la conception de la vérité sur laquelle George tu te fondes encore aujourd'hui (en gros, de l'adéquation de ce qu'on pense et du discours qu'on a à la réalité), c'est la philosophie en Grèce ancienne qui l'invente. Aujourd'hui ça nous paraît la base de chez la base. Ça ne l'était pas à l'époque, et sans cet effort de pensée et de rigueur, la science moderne n'aurait pas été possible, des siècles plus tard (avec Renaissance : soit le retour précisément vers ces textes anciens). 2.2. dans un autre fil on a parlé de Kant qui pose l'hypothèse des galaxies multiples pour la première fois. C'est bien un philosophe qui le fait, dans une démarche de raisonnement rigoureux, à partir des connaissances astronomiques de l'époque. Donc l'idée du rapport de la philosophie au savoir et à la vérité qui est promue dans cette page, quand même, est très largement naïve. Par ailleurs,n autre chose. Il y a un certain danger à affirmer ce que tu affirmes George, à mon sens. Tant que nous parlons de domaines que la science maîtrise, aucun problème (la physique, etc.) Mais il y a quantité de domaines où la science est muette, où ses résultats sont pour le moins équivoques (au sens de : pas encore au point). Et dans ces domaines, qu'il s'agisse de l'éducation, du soin psychiatrique, de vastes pans de l'économie, des problèmes politiques, etc. etc., notre époque voit se répandre un discours pseudo scientifique, avec quelques études statistiques bourrées de biais divers et pas probantes sur la globalité d'un problème. Ce discours pseudo-scientifique sert de point d'appui à des discours et un certain nombre de fois à des décisions politiques parfaitement absurdes, parfois motivées simplement par des soucis d'économie (pour le bien commun, puisque quand l'Etat touche moins d'argent, l'argent va ailleurs, évidemment). Et là, on est face à quelque chose de très dangereux. Ce qui se fait actuellement en matière de destruction de la psychiatrie française au nom de la "scientificité" (parfaitement bidon) est assez grave (je ne développe pas, mais j'ai un tableau de la situation précis en tête : j'ai lu un article excellent sur ce point hier). Donc en résumé quand la science a des connaissances précises dans un domaine précis (la physique), si la philosophie doit penser ce domaine, ça ne peut être qu'à partir de ce que la science nous apprend, et de rien d'autre (ce que font du reste les philosophes depuis toujours : encore une fois, certains choses fausses dans les philosophies du passé ne renvoient pas à la philosophie en particulier, mais à l'état des connaissances à une époque donnée). Quand la science est limitée ou n'a pas de résultats probants à faire valoir (ce qui est vrai dans quantité de domaines), elle devient autre chose que de la science, un prétexte, un label "scientificité" qui peut permettre de faire passer des choses inacceptable. Et dans ce cas là, vouloir faire valoir de la pseudo formalisation, de la pseudo mathématicien, c'est une arnaque et un danger.
  22. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Un autre.... Très simple, et tellement plus beau que des élucubrations sans aucun sens.... Et très beau tout court. Le début juste, le premier quatrain. Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes, L'univers est égal à son vaste appétit. Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes ! Aux yeux du souvenir que le monde est petit !
  23. Nous ne sommes que forme et énergie?

    Pas très sympa pour les poètes ça.... Qui amènent quand même des choses plus intéressantes............