Cay2

Member
  • Content count

    194
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    4
  • Country

    France

Cay2 last won the day on January 10

Cay2 had the most liked content!

Community Reputation

649 Excellent

2 Followers

About Cay2

  • Rank
    Member

Personal Information

  • Hobbies
    Astronomie, Aviation, Plongée, Escalade
  • Adress
    Courances
  • Instruments
    TS-Optics Imaging Star 130 mm f/5
    C8 Orange
    C8
    TMB 80
    TS-Optics APO PhotoLine 60mm f/6
    Moravian G2 4000
    EOS 600D
    Tokina 11-20 f2.8
    EQ6 Archi bidouillée
    CGE5

Recent Profile Visitors

1802 profile views
  1. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Qu'entends-tu donc par 'baltringues' ??? Comment le prendre ? Bon, me voila donc un baltringue ... Marc
  2. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Hihihi .... Ce que vous voyez sur les webcams c'est en ce moment la préparation du sarcophage de coulée des fondations du Dome, la partie qui recevra le chemin de roulement de la coupole... Le site se repeuple après les vagues COVID... On a plus de 150 personnes la haut maintenant. Et cela grimpe... C'est vrai que cela impressionne Marc
  3. Il y a un 'Guide de Poche' qui résume NIRCam sur deux pages http://ircamera.as.arizona.edu/nircam/pdfs/NIRCam-pocket-guide.pdf Marc
  4. Oui, pas facile à trouver ... Il y a celle-ci trouvée sur la publi suivante (page 13): http://www.iap.fr/elixir/Documents/Astrium/MRieke_ELIXIR.pdf
  5. Je ne suis pas certain d’être plus à même d'en parler que toi . C'est sympa de le penser, merci !! Te casse pas la tète . J'ai accès à pas mal de docs sur le sujet, notamment celle de SPIE, et autres. J'ai aussi le même genre de problèmes à résoudre sur l'ELT ... La version 2012 est un bon résumé, il y a aussi des docs 2018 un peu plus fraîches. Je me base sur toutes ces publis pour essayer de faire un résumé compréhensible par le plus grand nombre, en français. C'est dans les prochains posts en préparation. Marc
  6. Je décris cela dans un poste à venir, très bientôt Marc
  7. L’alignement du télescope Webb - #4 Comme vu au post précèdent, au premier pointage du télescope et à la première image acquise sur NIRCam : - Le télescope ne point pas au bon endroit, l’axe optique du télescope n’est pas en accord avec la ligne de visée donnée par les Star Trackers - Les segments ne sont pas alignés et dispersent les images. On voit sur NIRCam la superposition de 18 images décalées. Imaginons qu’on pointe une région du ciel où il n’y a qu’une étoile, centrée sur NIRCam d’après le Star Tracker. L’image de l’étoile est dispersée 18 fois, et l’ensemble est décalé de l’erreur de pointage. Pour capturer les 18 images d’étoiles, une mosaïque de pointages télescope doit être réalisée. La taille de la mosaïque est évidemment fonction de l’erreur de pointage et de l’étendue de la dispersion. Le nombre de pointage croît comme le carré de ces quantités … L’estimation NASA pour couvrir un champ total de rayon 30 arcmin est de 3 jours [191 pointages et 382 images – figure de gauche]. Si jamais seul un des deux modules NIRCam peut être utilisé, on passe à 5 ½ jours [349 pointages et images]. Le temps passé pour l’étape mosaïque pourra donc s’étendre d’un jour a une semaine, voire plus. Dans la pratique il peut y avoir pas mal d’étoiles dans la mosaïque. Par traitement de l’image on va chercher un motif qui se répète 18 fois par translations. Cela permet d’isoler les images associées a chaque segment. Ahhhh… On a une cartographie qu’on peut passer à la moulinette en astrométrie pour savoir exactement où on se trouve (on envoie un mail à @Superfulgur qui se fera plaisir avec Astrometry.net). De tout cela on extrait : - L’étoile que les Stars Trackers étaient censés viser - Ses 18 positions sur la mosaïque - La ligne de visée du télescope, qui se trouve au barycentre de ces 18 positions. Avant de poursuivre on a besoin de savoir quel segment correspond à quel décalage. On va pointer les 18 positions une à une et procéder comme suit. On prend le segment #1 et on le tilte de quelques arcsec [En haut, à droite]. On fait la différence entre les deux images, on enlève ainsi tout ce qui n’est pas du segment #1 [En bas, à gauche]. On seuille la différence à zéro, et zou !, on vire ainsi les trous et on retient l’image en provenance du segment #1 [En bas, à droite]. Et on répète la manip pour les 18 segments… Maintenant on sait qui est qui et qui est où. On envoie 18 commandes de tilt de segments pour qu’ils visent au même endroit (barycentre des 18 positions). On corrige l’offset de visée entre les Star Trackers et le Télescope. On pointe une étoile qui va permettre de stacker et phaser. On ne superpose pas les 18 images d’étoiles, mais on les arrange suivant un pattern régulier, de quelques secondes d’arc de rayon : On voit pourquoi au prochain épisode... Marc
  8. J'ai de nouveau regardé plus en détails cette histoire de LVDT dans les docs disponibles : "Lorsqu’un mouvement est commandé, le Mirror Control System calcule la longueur attendue de l’actionneur à partir du nombre de pas grossiers du moteur. C’est-à-dire que la boucle de commande principale se base sur le comptage du nombre de pas et la lecture du resolver (codeur) en sortie de moteur. Un algorithme convertit ensuite cette longueur en lecture LVDT attendue à l’aide d’un ensemble calibré de coefficients. Si la lecture LVDT en télémétrie correspond à la valeur prédite à l’intérieur d’une tolérance calibrée, le déplacement commandé est confirmé." Le LVDT sert donc de cross-check pour valider un déplacement piloté sur le moteur et son codeur. Ainsi, pendant le déploiement : - si le LVDT tombe HS : on pilote sur la boucle nominale, sans cross-check. - si le codeur tombe HS : on pilote avec les nombres de pas + cross-check LVDT Single Sided. Apres le déploiement, en mise en phase et opération on a un feedback supplémentaire qui est optique. Et les ajustements ne doivent que rarement faire appel à l’étage grossier, donc au LVDT.
  9. Vaste sujet Il y a quelques bons posts sur ce sujet ici (en anglais, sorry, faut lancer le traducteur) : https://space.stackexchange.com/questions/4923/arent-the-mirrors-of-the-james-webb-space-telescope-too-unprotected et là : https://astronomy.stackexchange.com/questions/373/parking-a-telescope-at-a-lagrange-point-is-this-a-good-idea-from-a-debris-point Il serait intéressant de développer ce qui y est dit ... En gros : au point de Lagrange L2 on navigue sur un plateau, à proximité d’un puits de potentiel. Il faut des corrections régulières pour s’y maintenir. Autrement dit L2 n''est pas stable, ce n’est pas un endroit où s’accumulent les débris. Par contre c’est le cas pour L4 et L5. On est loin des attracteurs (Terre, Lune) qui bien évidemment vont attirer tout ce qui passe… avec à la clé soit un passage temporaire, soit une prise d’orbite, soit une chute avec collision des débris en question. Ainsi la densité de micro-débris à proximité de la Terre, par exemple, est bien plus forte qu’ à L2. Les miroirs sont en Beryllium, donc en métal, donc un impact va faire un trou genre mini impact de balle, mais contrairement au verre ne va pas créer d’éclats qui se propagent et sont plus endommageants. Ci-dessous impact Hubble panneaux solaires : Le primaire c’est en gros la pupille, donc si il a des petits trous la conséquence du point de vue optique est probablement insignifiante (tant qu’on n’a pas des trous genre ballons de foot ou bagnole Tesla qui est passée à travers…). Le M2 n’est pas sur une image intermédiaire, donc même combat. Quand j’étais a REOSC on avait examiné des miroirs en Zerodur de 1-m qui avaient séjourné en orbite environ un an : des micro-impacts il y en avait partout, mais on les détectait au microscope car ils faisaient quelques microns. Quelques impacts de plusieurs centièmes. Un ou deux impacts visibles à l’œil nu genre un dixième de millimètre ou deux. Rien de bien affolant donc. Evidemment la probabilité qu’un gros débris passe dans le coin n’est pas nulle. On n’est jamais à l’abri de rien. Donc pour les optiques : à priori ne pas trop s’inquiéter. Pour finir, si un machin qui passe vient fracasser un système de contrôle ou de communication, c 'est beaucoup plus grave que des ptits trous dans les optiques. Marc
  10. Les seules que j'ai trouvées :
  11. En clair ??? Suis pas certain !! J'essaie quand-même : Le LVDT (Linear Variable Differential Transformer) est un capteur inductif. Sa conception est assez simple : L’élément qui se déplace est un noyau ferromagnétique (un bout de fer, en gros). Il est entouré d’une bobine principale et d’une bobine secondaires elle-même composée de deux bobines. La bobine principale, centrale, est excitée par une tension alternative, qui crée un champ induit dans le noyau. Les deux bobines secondaires ont des spires de direction différentes et sont montées en série (mais elles sont séparables). Si le noyau se déplace, la tension mesurée aux bornes du bobinage secondaire varie linéairement avec le déplacement. La variation de phase indique le sens de déplacement. https://aviatechno.net/trans/lvdt.php Ce que je comprends de l’explication donnée c’est qu’un des deux bobinages secondaires est défectueux. Dans ce cas il y a encore un signal sur l’autre bobine secondaire : on utilise le LVDT en mode ‘simple face’ au lieu de ‘double-face’. Cette dissymétrie pose un souci de plus forte variation des coefficients de comportement avec la température. Mais bon, à priori ils savent gérer cela. Les actuateurs travaillent en bipodes, 3 bipodes par segment. Si l’un des deux senseurs LVDT du bipode travaillent en mode simple-face, il faut basculer l’autre dans ce mode aussi : il y a une procédure de vérification du déplacement différentiel entre les deux actuateurs, afin d’éviter des contraintes trop importantes dans les éléments élastiques de liaison, et cette procédure nécessite que les LVDT d’un bipode travaillent dans le même mode. Le LVDT mesure le déplacement direct de l’étage grossier. Normalement on peut aussi contrôler ce déplacement en comptant les pas du moteur et en s’appuyant sur la lecture du codeur en sortie de moteur. Mais on perd en résolution et en précision. Je pense que changer ces deux LVDT aurait crée pas mal de problèmes de retour en arrière de la phase d’intégration… Avec ce que cela implique en terme de risques, de coûts, de planning … Et que compte tenu de la redondance de mesure du déplacement + la lecture en mode simple-face ils ont voté ‘on continue avec ce mode dégradé’. Les réunions sur ce sujet ont du être sympas. Sais pas si c'est clair... Marc
  12. Mille mercis d'avoir posé la question et d'avoir obtenu la réponse. Cela confirme donc ce que je subodorais ... Je m’étonne qu'on envoie JWST sans avoir résolu ce problème. Il y a des raisons, mais bon au prix du truc ... Marc
  13. Sa réponse reste laconique… si un codeur ou un lvdt est HS, il est vrai qu’on peut encore piloter l’actuateur mais le schéma de contrôle doit être adapté. Dans ce cas ils remettent peut-être la mise en oeuvre à plus tard…
  14. Hm ... Bizarre ... Comme je le disais dans un de mes posts plus haut, cela voudrait dire que : - soit ces segments ont un/des senseurs défectueux (Coder du moteur, ou LVDT de l'actuateur) - soit je ne sais pas, subtilité inconnue Qqn sait ?