Pyrophorus

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Everything posted by Pyrophorus

  1. Rassure-toi, il ne s'agit que d'étoiles très brillantes et faciles à identifier, ceci d'autant plus que le goto va diriger le télescope vers l'étoile choisie ou plus précisément vers l'endroit où il a calculé qu'elle devrait être (ma monture est une Celestron, mais je pense que les Skywatcher procèdent de même). Si ta mise en station est à peu près correcte, tu devrais au moins l'avoir dans le chercheur et ça sera à tous les coups la plus brillante. Si tu crains de te tromper, tu peux naturellement consulter un atlas comme Cartes du Ciel pour vérifier que ça colle. Même si tu ne connais pas le ciel comme ta poche, ça devrait quand même t'être possible de repérer des étoiles comme Arcturus et Vega et celles de la grande Ourse et de les distinguer de leurs voisines plus faibles. AMHA ça n'est pas indispensable. Il suffit d'éviter les focales trop longues et les oculaires grand champ. Moi j'utilise un Plössl de 11mm non réticulé. Essaie donc sans.
  2. Materiel astronomique

    Bonjour, Comme l'ont déjà fortement suggéré les autres, il est urgent que tu renvoies le matériel et que tu changes de fournisseur sinon tu n'en sortiras pas et tu vas te faire entuber ! Jamais un fournisseur sérieux ne t'aurait vendu une lunette sans oculaire et peut être sans chercheur ni trépied ! A titre d'exemple, voici ce que livre l'un d'eux (Optique Unterlinden mais les autres font pareil) pour une lunette d'initiation à 109 euros: 1 Lunette Sky-Watcher 70/700 1 Monture azimutale AZ2 1 Trépied en aluminium réglable en hauteur (71cm à 123cm) 1 tablette porte-accessoires 2 oculaires coulant 31,75mm : Super 10mm et Super 25mm 1 lentille de Barlow 2x 1 renvoi coudé 31,75mm 1 chercheur 6x24 Manuel d'utilisation en français Cette liste comprend tout ce qu'il faut pour commencer et un manuel. C'est le premier prix et tu peux demander conseil ici ou chez ces fournisseurs pour t'orienter vers le modèle qui correspond le mieux à ton budget et tes souhaits. Quelques adresses de vendeurs recommandables qui vendent par Internet: L'Astronome: https://www.astronome.fr Optique Unterlinden: https://www.telescopes-et-accessoires.fr Piero Astro: https://www.pierro-astro.com La Clef des Etoiles: https://laclefdesetoiles.com/
  3. Monture heq5/neq5

    Si tu veux utiliser un autoguidage qui n'est pas autonome, il te faut vérifier qu'il y a un logiciel capable d'exploiter la caméra de guidage déjà installé sur l'AsiAir ou que tu peux installer dessus. Si c'est une ZWO, il n'y aura aucun problème, naturellement. Mais pour les autres marques de caméras, il est clair qu'on ne peut pas donner de réponse générale. Je crois que le logiciel de guidage installé sur l'AsiAir est PHD guiding: c'est sa compatibilité avec la caméra de guidage que tu choisis qu'il faudra vérifier. Mais le problème serait exactement le même avec un ordi portable sous Linux. C'est l'association logiciel-caméra de guidage qu'il faut considérer et non l'ordi sur lequel ça tourne (je me répète: l'AsiAir EST un ordi, de petite taille et sans écran sans doute, mais ça ne change rien).
  4. Monture heq5/neq5

    L'AsiAir n'est rien d'autre qu'un ordinateur sous Linux que l'on manipule par wifi à partir d'un smartphone ou d'une tablette. Il est surtout destiné à piloter des caméras, récupérer et stocker leurs images. Il peut aussi piloter des APNs. C'est là que la question de la compatibilité se pose car il faut disposer d'un logiciel permettant de communiquer avec la caméra. Même si toutes se connectent par un câble USB, toutes ne parlent pas le même langage. Le logiciel fourni connaît évidemment toutes les caméras ZWO puisque c'est le même constructeur. Il connaît aussi un certain nombre d'APNs, mais c'est déjà moins utile car il y a seulement à programmer les déclenchements et pas de données à récupérer. En dehors de cela, le bidule peut aussi gérer un système de guidage. Ceux-ci comprennent toujours une caméra qui photographie régulièrement une étoile guide (à travers une lunette auxiliaire ou par l'intermédiaire d'un prisme détournant une partie de la lumière qui passe dans le PO). Ensuite, il faut un logiciel qui compare les images successives, détecte si l'étoile guide a changé de position et génère les corrections nécessaires à envoyer à la monture. Selon les cas, ce logiciel tourne sur une puce qui fait partie du système de guidage lui-même (système autonome) ou sur un ordinateur, portable ou AsiAir. Comme il s'agit d'un ordinateur, on peut y installer un peu ce qu'on veut, et plusieurs logiciels de guidage existent. La monture reçoit les corrections par un port ST4, et je n'ai jamais entendu parler d'un autre protocole de commande. Donc il n'y a pas de problème de compatibilité de ce côté. On peut aussi installer sur l'AsiAir d'autres logiciels comme l'aide à la mise au point ou le pilotage d'un moteur de mise au point quand on y a connecté une caméra et tout ce qui vous passe par la tête (un atlas du ciel ?). Mais en fait, si on n'utilise pas de caméra ni d'autoguidage ou un autoguidage autonome, l'AsiAir ne sert à rien ! HTH
  5. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Cartes du Ciel ou Stellarium peuvent commander des déplacements de la monture, mais le font à l'aveugle, autrement dit, la précision dépend de celle de la MES et de la position de départ de la monture, mais ils n'ont aucun feed-back sur ces données. Les montures ont des encodeurs qui leur permettent de faire des mesures d'angle et de les utiliser dans leurs calculs internes. Il n'est pas inutile de se rappeler que dans un passé pas si lointain, les navigateurs faisaient le point en mesurant au sextant l'angle entre une étoile et l'horizon. A une heure donnée, le lieu des points d'où l'on voit une étoile sous un angle donné est un cercle. En visant deux étoiles successivement, l'intersection des cercles donne la position (en fait, on en prenait toujours trois ce qui donnait un "chapeau" permettant d'estimer la précision du point). La mesure se faisait à deux, l'un avec le sextant et l'autre avec l'horloge de manière à déterminer l'heure exacte des mesures successives, et cela permettait de faire le point à deux ou trois milles marins près, ou encore à deux ou trois minutes d'arc près. L'intérêt de ce rappel historique est de comprendre que si on peut déduire sa position géographique de celle de trois étoiles, le calcul inverse est possible est c'est ce que font les gotos: à partir des coordonnées et de la date et de l'heure, ils peuvent en déduire la position de toute étoile ou objet céleste, y compris celle du pôle, car contrairement aux navigateurs, ils peuvent aussi calculer l'azimuth d'une étoile. Avec une précision qui dépend de celle des données entrées et de la mise en station. Si l'on veut un positionnement précis à la minute d'arc près (ce qu'annoncent les goto), toutes ces données doivent avoir cette précision. Comme c'est un peu compliqué, les gotos permettent de mesurer les erreurs en vérifiant que la position qu'ils calculent est bien celle de l'étoile choisie, et, si ce n'est pas le cas, de mesurer une correction à appliquer ensuite systématiquement. Deux étoiles suffisent en principe, mais comme d'hab, il vaut mieux multiplier les mesures pour assurer le coup. De cette manière, les gotos tiennent compte aussi bien des imprécisions dans la position, l'heure et la mise en station. Le mien permet même de rectifier la mise en station et de tenir compte du défaut d'alignement du télescope avec la monture (eh oui, car rien ne garantit que l'axe optique du télescope soit parallèle à l'axe de rotation de la monture en R/A en position de repos, ce qui est pourtant nécessaire puisque c'est le télescope qui sert de lunette de visée et non la monture elle-même). HTH
  6. Ça n'a rien à voir. Le goto n'a pas besoin de guidage pour fonctionner ni même de mise en station ultra précise (mais ça ne fait pas de mal). Tu allumes le bidule, tu lui donnes ta position géographique, la date et l'heure et rien qu'avec ça il est capable de s'orienter du moment que ta monture pointe à peu près vers le nord. Ensuite il te demande de pointer des étoiles pour raffiner tout ça, parce que ta MES et les données que tu as rentré manquent en général de précision. Il fait ses corrections dans sa petite tête et zou... La seule chose c'est que c'est bien à toi de pointer vers l'étoile qu'il te demande et pas une autre. Et pour ça un oculaire d'une dizaine de mm est assez précis.
  7. Monture heq5/neq5

    Bonjour, J'ai moi-même une neq5 motorisée deux axes. En principe, c'est une Perl, mais en fait il n'y a même pas d'autocollant dessus et c'est exactement la même que la Skywatcher. D'ailleurs le kit de motorisation que j'ai acheté séparément était du Skywatcher et s'adapte parfaitement. J'ai fait de l'astrphoto avec, donc mon opinion t'intéressera peut-être en complément de celles que tu as déjà récolté. En deux mots, je dirais que le goto sur une neq5, ce n'est sans doute pas un bon choix: il est en 12 volts, donc il te faudra la même alim de terrain que la heq5. La motorisation deux axes fonctionne en 6 volts (quatre grosses piles rondes) et consomme peu. L'ensemble coûte moitié moins que la heq5. Le boîtier dispose même d'une prise ST4 qui permet de faire l'autoguidage. (A ce sujet ta question de la compatibilité avec un Asiair ou n'importe quel ordinateur ne se pose pas: la seule communication avec la monture se faire par le port standard ST4). Je l'ai utilisée avec un Newton 200/1000, bien plus lourd qu'une lunette mais bien plus lumineux aussi et le résultat, c'est que même avec autoguidage, on est limité à 30 secondes de pose environ. Evidemment, on pourrait allonger avec une lunette de focale 600mm, mais comme elle récupère moins de lumière, ça reviendra au même. Cela permet déjà de faire des choses pas mal, mais si on est exigeant... Voilà un exemple de ce que j'ai fait, mais ce n'est pas pleinement significatif parce que ce n'est pas du tout le même tube. La heq5 est certainement plus fiable et dispose d'une correction de PEC, et visiblement Penn (pour ne citer qu'elle) en est satisfaite.
  8. Materiel astronomique

    Salut, tu te lances dans la guerre des Etoiles ? Celà dit, il faudrait que tu nous en dises un peu plus sur ton pb: l'observation est nulle est un peu imprécis. Le redresseur terrestre, comme son nom l'indique, n'est pas fait pour observer le ciel, mais bon, ça ne devrait pas jouer beaucoup. Tu n'en dis rien, mais j'imagine que tu as quand même enfilé un oculaire dans ce redresseur, retiré le cache à l'autre bout de la lunette et tripoté la molette de mise au point. Si c'est bien le cas, qu'est-ce qui ne va pas ?
  9. Le correcteur de coma ne fonctionne que si la distance entre lui et le capteur de ton APN est strictement respectée (au demi_millimètre près). Voir la doc pour connaître la valeur. Les Nikon ont un repère sur le boîtier qui montre l'emplacement du capteur. Si tu mets un filtre entre le correcteur et le l'APN, c'est probablement pour ça que les étoiles sont étirées à ce point (c'est probablement pire que sans correcteur !) Il n'y a pas que le diamètre du PO qui llimite, la taille du secondaire aussi. AMHA, les deux marchent ensemble et il faudrait que tu changes de secondaire aussi ce qui n'est pas sans incidence sur la qualité des images (perte de contraste).
  10. Deux amas (M13 - M92)

    Bonjour à tous, J'ai l'honneur et l'avantage de vous présenter deux amas, cibles plutôt faciles que j'ai choisi pour prendre en main ma nouvelle monture. Evidemment, ma version de M13 ne se saurait soutenir la comparaison avec celle de Monsieur Quasar, et j'espère en la présentant, ne pas abuser de l'hospitalité qu'il nous offre si généreusement sur ce forum (Quoi ? Non, je ne lèche pas une quelconque partie de son anatomie, c'est la stricte réalité...) Donc voici M13 et sa copine NGC 6207 (qui a un peu une drôle de gueule, je l'admets volontiers): M92 que j'ai eu plus de mal à traiter car les trois étoiles qui forment son cœur sont très lumineuses par rapport au reste. Elle est accompagnée aussi de NGC 6336 en haut à gauche et d'une quantité d'autres pétouilles que je ne sais même pas comment elles s'appellent. NGC 6336 a l'air bien mignonne et ça fait envie d'avoir un gros tube pour aller lui tirer le portrait. TN200/1000 sur CGEM II, Nikon D5300 au foyer avec correcteur Baader, un certain nombre poses de 45 s à 3200 ISO (60 environ sur M13, 100 sur M92). Traitement Siril et Gimp. En espérant qu'elles vous plairont, je vous souhaite bon ciel à tous !
  11. J'avais pas vu passer ça.... Je parle du post, pas de la comète (que je n'ai pas vu passer non plus d'ailleurs....) L'animation est superbe. C'est le genre de truc qui fait croire à des gogos comme moi qu'il suffit d'acheter un télescope pour s'ébahir devant ce genre de spectacle. Quand la technique se fait oublier, cela devient de l'art. LS
  12. Deux amas (M13 - M92)

    Merci à toi, ô valeureux plantigrade ! Je me demande seulement si parfois il arrive qu'un commentaire réservé apparaisse sous ta plume bienveillante ! Merci à vous tous pour vos appréciations encourageantes. Sur M92, j'ai commencé à photographier un peu tôt, ce qui a donné quelques clichés comme celui-ci. C'est inhabituel, mais j'aime bien l'atmosphère et je trouve étonnant qu'on voie presque mieux les galaxies baladeuses quand il y a moins d'étoiles (c'est plus net sur la full).
  13. M17 depuis la Corse entre amis

    C'est vraiment magnifique, aussi bien l'objet que la prise de vue. Chapeau....
  14. Questions de débutant

    Je trouve que c'est cher pour ce que c'est et je pense que c'est un peu contradictoire de mettre de l'électronique et/ou des moteurs sur un Dobson. L'esprit du Dobson, c'est d'installer un gros tube sur une monture simple, légère et peu coûteuse. C'est fait avant tout pour observer, pas pour photographier. Si tu rajoutes des trucs dessus, ça fait monter les prix et on peut commencer à se demander si une monture équatoriale ne serait pas un meilleur choix au bout du compte... ou un plus gros diamètre. Pour 1000 euros environ, tu peux avoir un 300mm Dobson pur ou un 200mm sur monture équatoriale GoTo. Il y a des gens qui te diront que le GoTo est une hérésie et qu'il faut apprendre à connaître le ciel et s' y retrouver avec un atlas et un chercheur point rouge, et par conséquent, te recommanderont le 300mm qui est nettement meilleur en observation qu'un 250mm ou un 200mm. Pour ma part, je suis plus sensible à l'absence de suivi sur les Dobson purs. On perd facilement sa cible, par exemple en changeant d'oculaire ou en se relayant à plusieurs, et, à fort grossissement, le Dob demande certainement de la pratique pour rester pointé. En fait, si tu ne veux pas te planter, le meilleur conseil t'a déjà été donné je pense: aller dans un club et regarder dans différents instruments. Personnellement, j'ai été assez déçu en regardant dans un Dobson 400mm, à cause de l'absence de couleurs. Tout est gris. Je n'ai donc pas regretté d'avoir acheté un 200mm sur monture équatoriale motorisée (sans GoTo) pour 800 euros environ. J'ai pu enquiller mon appareil photo dessus sans difficulté et au bout de 30 secondes de pose, j'ai eu les couleurs. La photo apporte une autre dimension, même avec un matériel très limité (y en a qui font ça avec leur smartphone) et sans se lancer dans les poses multiples et les traitements informatiques compliqués. Bien cordialement,
  15. Questions de débutant

    Bonjour, Puisque personne ne répond, je vais juste te donner mon impression sur la question. Je ne pense pas qu'il y aie des différences importantes du point de vue qualité optique entre Orion et Skywatcher que ce soit pour le tube, les oculaires ou le chercheur. Donc la différence de 500 euros, c'est pour le PushTo. Je n'ai d'ailleurs pas exactement compris ce que c'était, mais ce n'est certainement pas un GoTo (motorisation qui dirige ton télescope vers un objet choisi sur la raquette). C'est une aide au pointage (???). Si tu ne l'as pas déjà fait, je te suggère vivement d'aller voir de près comment ça marche exactement. De toutes manières, les deux ne sont utiles que pour le ciel profond. Maintenant, en ville avec la pollution lumineuse, ça doit être très difficile de localiser un objet du ciel profond sans une aide de ce genre, car ce n'est déjà pas vraiment simple avec un ciel de bonne qualité. Mais je ne sais pas non plus si on peut vraiment faire des observations valables sur le CP dans ces conditions. Avec des filtres, peut-être... Bien cordialement,
  16. Première caméra pour ciel profond

    Non, je ne suis pas "énervé". D'ailleurs je perçois les hésitations de l'OP un peu de la même manière que les tiennes. La précision du projet, c'est d'aller plus loin que des désirs vagues. Il y a des quantités de manières de faire de l'astrophoto: certains travaillent le côté esthétique, d'autres s'acharnent à refaire indéfiniment la même cible pour faire la meilleure photo possible, d'autres ont des préoccupations scientifiques, etc... Je crois qu'on ne peut pas tout faire à la fois, même avec un budget illimité et qu'il est sage de se diriger vers ce qu'on a vraiment envie de faire sans se laisser trop influencer par ce que font les autres à côté. On peut les admirer, mais pas forcément courir tout le temps derrière la dernière idée qui nous a séduit ou la dernière question qui nous révèle un intérêt qu'on n'avait pas imaginé. Et pour conclure, je pense que les maîtres dignes de ce nom ne disent jamais à leurs disciples où aller, mais tâchent à leur faire découvrir comment inventer leur propre chemin. La bonne question n'est pas de savoir là où tu vas, mais là où tu veux aller,... jeune padawan
  17. Si c'est une Powermate (ou un modèle similaire), le corps se dévisse pour remplacement par une bague T2 vendue séparément: https://www.astronome.fr/produit-telptr1250-adaptateur-t-pour-barlow-televue-powermate-3175mm-Prix-55-euro-id-787.html
  18. Première caméra pour ciel profond

    Je vais te donner un avis qui vaut ce qu'il vaut. Peut-être que si tu es paumé, c'est en partie parce que ton projet personnel n'est pas assez précis. Personnellement, je m'intéresse au ciel profond et je rêve de photographier des objets faibles et ravissants. Ceci me permet d'avoir une idée assez claire du chemin à parcourir aussi bien en termes d'acquisition de compétences que d'équipement. En d'autres termes, j'attends de constater un blocage avant de songer à un achat. Je viens de me payer une nouvelle monture parce que la précédente est trop imprécise pour ce que je veux faire, mais si je me consacrais au planétaire, ce serait un achat inutile. C'est certain que tous les "pros" ou presque utilisent une caméra, mais ce n'est pas pour autant que j'envisage d'en acheter une pour le moment, car je n'en ressens pas vraiment le besoin. Quand j'aurais fait le tour de ce que je peux photographier avec mon APN non défiltré, je serai d'ailleurs nettement mieux armé pour faire un choix raisonné: je dirais même que cela deviendra évident. Je me méfie beaucoup de l'illusion qu'acheter un nouveau truc va automatiquement me faire progresser. J''explique ma problématique pour être concret, et non pour t'encourager à faire les mêmes choix que moi. Nos projets et nos souhaits ne sont certainement pas les mêmes. Mais je crois que pour lever ses doutes, il vaut mieux réfléchir à ce qu'on veut faire plutôt que comparer indéfiniment les avantages respectifs des différentes solutions. Comme on dit: "il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va".
  19. Première caméra pour ciel profond

    Il n'y a sans doute pas de solution idéale (sinon ça se saurait). Pour les caméras, je ne sais pas trop, mais en tous cas, ça demande un PC dans la configuration donc c'est plus lourd à installer, trimballer, etc. Les APNs n'en ont pas besoin, mais dans l'idéal, il faut les faire défiltrer pour faire du ciel profond, donc leur utilisation pour d'autres types de photographie devient sujette à caution. Personnellement, j'utilise un APN non défiltré sur un 200/1000 comme le tien qui me permet déjà de faire pas mal de choses et si j'avais à m'équiper je regarderais le Sony A7s que beaucoup de gens considèrent comme le meilleur APN et de loin, pour la photo astronomique.
  20. Débuter dans l’astrophotographie

    C'est un domaine trop vaste pour qu'on puisse répondre avec précision. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Ce livre couvre tout ce qu'on peut faire en astrophototgraphie amateur. Le lire te permettra de préciser le genre de ce que tu as envie de faire, compte tenu de tes disponibilités en temps, de ta situation géographique et de tes moyens financiers. Il sera plus facile alors de répondre à tes questions (si tu en as encore !) Bien cordialement,
  21. Questions de débutant

    Bonjour, De l'avis général, les lasers sont très rarement correctement collimatés, à l'exception des lasers haut de gamme, et le mien (qui n'en est pas un), ne l'est pas. Les lasers pas cher (qui sont vendus sous diverses marques), possèdent cependant un réglage par trois vis (même si elles sont planquées sous une goutte de caoutchouc). On peut ici trouver le moyen de les régler: Réussir une collimation impeccable n'est pas facile car il y a deux miroirs à régler et qu'on ne peut pas les régler commodément de façon indépendante. Il y a des tas de tutos qui donnent des méthodes plus ou moins clairement expliquées, utilisant des lasers, des œilletons ou des Chesshire. On y arrive pas forcément du premier coup, mais en affinant peu à peu ses réglages, avec de la patience et du soin ça finit par marcher. Le star test reste la méthode de contrôle la plus précise, mais c'est loin d'être aussi confortable, donc à réserver au contrôle final. De toutes manières, c'est pour la photo que la collimation est vraiment cruciale. En observation visuelle, c'est plus tolérant. Personnellement, j'utilise un laser à travers une Barlow x2 pour le réglage du primaire. L'astuce, c'est qu'on se fonde sur l'ombre créée par le repère du miroir primaire et non sur un spot, et du coup, le laser n'a pas besoin d'être aussi rigoureusement collimaté qu'il le faudrait. Bien cordialement,
  22. Toute sorte de question de débutant.

    Hmmm... Je ne suis pas sûr que cela éclaire la question. Tu as parfaitement raison de dire que le grossissement ne dépend que des focales du télescope et de l'oculaire, mais je pense qu'il faut comprendre l'affirmation de Guilaume autrement: Je crois qu'il ne veut pas dire qu'avec le même oculaire le grossissement est différent dans les deux télescopes, mais qu'en pratique, il peut grossir davantage avec le gros diamètre sans que l'image se dégrade. Ce qui est également tout à fait exact. Le diamètre joue non seulement sur la quantité de lumière captée (proportionnelle au carré du diamètre), mais aussi sur la taille de la tache de diffraction (la tache d'Airy) qui est inversement proportionnelle au diamètre. Ce qui introduit une limite dans le pouvoir séparateur du télescope et donc son grossissement maximal utilisable. Au delà, on s'aperçoit que l'image est floue, exactement comme trop zoomer sur une image numérique fait apparaître les pixels carrés. Il n'y a pas d'opinion tranchée à propos de cette limite car en fait, elle dépend aussi de l'acuité visuelle de l'observateur et de sa tolérance au manque de piqué. Les pessimistes la fixent à une fois le diamètre en mm (soit x127 pour un Mak 127/1500) et d'autres vont jusqu'à deux fois. J'ai même entendu quelqu'un dire qu'avec une lunette, on pouvait aller jusqu'à deux fois et demie, mais je pense qu'il était de parti pris en faveur des lunettes. Là où cela se complique, c'est que les conditions d'observation interviennent de plus en plus quand on monte le grossissement. Un instrument peut bien avoir un pouvoir séparateur d'une seconde d'arc, si le seeing est à 2,5, on ne pourra pas utiliser ses performances maximales donc ses plus forts grossissements. Bien cordialement,
  23. C'est quoi ce truc au milieu de l'oculaire ?

    Il suffit de tourner un peu la monture en RA pour changer l'orientation de la mire. En fait, la méthode la plus simple consiste à mettre l'étoile polaire au centre du réticule. Ensuite, on joue uniquement sur le réglage vertical de la monture pour l'amener sur le cercle gradué. Ensuite, on fait tourner la monture (et donc le viseur) jusqu'à ce que la polaire soit sur un des repères en croix, ce qui assure l'orientation verticale de la mire. Ensuite, il ne reste qu'à amener la polaire sur la position horaire correcte. Pour ce faire, il n'y a nul besoin de mettre la monture dans une position "parking". Il y a quand même un truc à vérifier: que le viseur polaire est bien centré sur l'axe de rotation de la monture. Quand on la fait tourner en RA d'une butée à l'autre, le centre de la mire doit rester immobile. Si ce n'est pas le cas, il faut régler l'alignement du viseur polaire (sur le modèle standard, il y a trois petites vis à tête Allen qui permettent de le faire). .Pour y parvenir (à condition de ne pas s'être trompé d'étoile), il faut aussi que l'axe du télescope soit parallèle à la queue d'aronde, ce qui n'est pas forcément le cas. Comme ce défaut n'a aucune influence sur la qualité des observations, on ne s'en préoccupe pas en général. Là aussi, ça peut se régler en tripotant les vis situées sous la queue d'aronde du télescope, à l'opposé des colliers. Mais ça n'est vraiment utile que pour cadrer la polaire ou si on souhaite utiliser le cercle gradué de déclinaison.
  24. Première photo de ciel profond M81 & M82

    Ce n'est pas sûr. D'après tes photos des galaxies de Bode, ta monture dérive en déclinaison, et beaucoup moins ou pratiquement pas en RA. Et comme cet axe n'est pas motorisé, l'autoguidage ne t'apportera rien comme l'a fait remarquer fijb67. A ta place, j'essaierai de déséquilibrer légèrement en déclinaison, de manière à rattraper le jeu et peut-être d'éviter en partie ce jeu de bascule. Mais c'est loin d'être garanti. Maintenant, pour ce qui est d'obtenir des photos plus détaillées, il ne faut pas se faire d'illusions: pour en avoir, il faut du diamètre et AMHA, ton Sigma ne peut pas faire mieux à cause de ça, même si c'est un excellent objectif. C'est bien pour ça que les copains se coltinent des gros tubes, pas seulement pour capter plus de lumière. Ta configuration est bien plus adaptée à prendre des grands champs que des détails dans les galaxies. Sinon, pour le traitement, oui c'est normal que Siril te donne des photos "fades", même après calibration photométrique des couleurs. La plupart des gens poussent un peu la saturation et le chromatisme (comme tu l'as fait probablement). Sinon, je suppose que dans l'exemple de sortie de Siril, tu as utilisé la fonction d'ajustement automatique de l'histogramme. Il vaut mieux en diminuer l'effet et terminer l'ajustement avec les courbes dans Photoshop, ce qui permet de limiter la luminosité du fond de ciel et d'éviter de griller les parties très lumineuses (le cœur de la galaxie de Bode est cramé). Toujours sur cette image, tu aurais pu appliquer un retrait de gradient, ce qui aurait éliminé en partie la zone rougeâtre du haut. De façon plus générale, tu pousses trop les curseurs: c'est particulièrement net dans ta seconde version de M101. Cela donne une image flatteuse au premier regard, mais les bras de la galaxie sont horriblement bruités, résultat probable d'une déconvolution énergique et d'un solide coup de pouce à la saturation. Normalement, ces bras devraient ressembler à ce qu'on voit sur ta galaxie de Bode. Seulement, la périphérie de la galaxie de Bode est beaucoup plus lumineuse que les bras de M101, ce qui explique la différence. Il n'y a pas de mystère: quand la photo manque de signal, le traitement ne peut pas le remplacer. Sans vouloir te commander (chacun fait comme il lui plaît), je pense que tu ne devrais pas trop t'échiner sur les galaxies (sauf Andromède, ou le triangle) qui sont des cibles trop petites et trop peu lumineuses pour obtenir de bons résultats avec ta configuration. Les amas offrent de meilleures perspectives. Juste à titre d'exemple M73. C'est pris avec une focale un peu plus longue (1000) mais ça doit très bien rendre avec le 600:
  25. Toute sorte de question de débutant.

    Je partage l'opinion de Guilaume sur la question des oculaires. Ça ne sert à rien de mettre des oculaires haut de gamme sur un instrument quelconque surtout s'il est mal réglé (collimation). Il y a un autre piège à éviter: celui d'utiliser des oculaires de trop courte focale. Le diamètre du télescope pose une limite au grossissement. Dans le cas de ton 114/900 le grossissement maxi est aux alentours de x250, ce qui correspond à une focale d'oculaire comprise entre 5 et 6 mm. Rien n'empêche d'enquiller un oculaire plus court dans le télescope, mais l'image sera floue quelque soit la qualité de l'oculaire. C'est probablement d'ailleurs ce que tu as constaté avec ta Barlow si tu as mis dessus ton oculaire de 9mm. 4,5mm c'est certainement trop pour avoir une bonne image.