Pyrophorus

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    France

Everything posted by Pyrophorus

  1. Collimation qui n'en finit pas !

    Non, la piste noire c'est de commencer à te poser des tas de questions sur l'horizontalité de ta monture, l'alignement du viseur polaire, la taille apparente de l'étoile polaire, la précision des graduations et j'en passe. Toutes questions parfaitement valables d'ailleurs, mais qu'on ne se pose qu'après avoir répondu préalablement à la question: quelle est la précision de mesure dont j'ai besoin ? Tu ne réponds jamais à ce genre de question (que tu ne te poses même pas, probablement d'ailleurs) et tu t'imagines qu'il faut absolument atteindre toujours le maximum. C'est ça la piste noire. Tu t'es payé tout un matériel de guidage que tu es impatient d'essayer sans même savoir si tu en as vraiment besoin. D'où te sort cette idée ? Si ça se trouve, tu le revendras dans six mois après avoir constaté que cela ne correspond pas à tes besoins ni aux photos que tu veux faire. Il y a des quantités de gens qui font d'excellentes photos sans aucun guidage avec une monture comme la tienne et l'autoguidage par prisme diviseur n'est pas particulièrement simple à régler. Si tu le mets en œuvre avant d'avoir bien maîtrisé ton tube nu, tu vas faire comme les débutants sur une piste noire: te casser la gueule. L'expérience et la pratique ne se remplacent pas par le lecture ou les investissements en matériel haut de gamme. A ton niveau (et d'ailleurs au mien), la méthode proposée par Franck, correctement exécutée est largement suffisante. Si tu fais ça (et seulement ça), tu en as pour cinq minutes et tu pourras faire des photos fort correctes. Si tu commences à dériver, faire des tests et te poser des questions, tu finiras la soirée découragé et frustré, exactement comme les débutants égarés sur une piste noire qui finissent par descendre à pied et arrivent en bas épuisés. C'est le but des conseils qu'un certain nombre de gens te donnent de façon répétitive: prendre les problèmes un par un sans chercher à tout régler en même temps et en commençant par les plus importants: il faut savoir distinguer l'accessoire de l'essentiel. La collimation, c'est le plus important et de loin ainsi que la mise au point. La MES est nettement moins prioritaire et le goto encore moins. Bien cordialement,
  2. Collimation qui n'en finit pas !

    La deuxième étape, où l'on fait descendre la polaire en faisant tourner la vis de latitude, a pour but de régler la rotation en RA de la monture de façon à avoir une origine correcte pour la mesure d'angle horaire qui s'ensuivra, nous sommes d'accord. Pour régler cette orientation, peu importe la position de la polaire. Il n'est pas nécessaire qu'elle soit posée sur le cercle 2020: il faut seulement qu'elle soit assez écartée du centre de la mire pour qu'on puisse observer l'effet des mouvements en RA. Plus elle l'est, plus le mouvement est perceptible. Donc on peut l'écarter davantage et l'aligner sur le trait vertical qui se prolonge bien au delà du cercle. Mais tout ça, c'est un peu des chinoiseries, car dans bien des cas, on n'a pas besoin d'une MES aussi précise. L'important, c'est de comprendre ce qu'on fait et pourquoi on le fait. La méthode que tu préconises est excellente, mais ne garantit pas à elle seule un résultat optimal: d'autres facteurs entrent en jeu, en particulier l'alignement du viseur polaire et de la monture (autrement dit que le centre de la mire reste immobile quand la monture tourne en RA). Le défaut peut exister sans pour autant être évident et même apparaître ou disparaître simplement en démontant le viseur et en le remontant. Mais je dis simplement ça pour répondre à ta question. Là où en est Phil, ces considérations ne peuvent que l'embrouiller sans rien lui apporter, et il ferait mieux de ne pas se prendre la tête avec ça. Ce n'est pas sur les pistes noires qu'on apprend à faire du ski. Bien cordialement,
  3. Collimation qui n'en finit pas !

    Phil, Dans la méthode proposée par Franck, le déplacement vertical qui amène la polaire du centre de la mire jusqu'au cercle (en ne manipulant donc que la vis de latitude) a pour but de caler précisément l'origine de la graduation sur la verticale du centre de la mire. Tu peux d'ailleurs aller au delà du cercle gradué pour aligner l'étoile sur la ligne verticale (en ne faisant que tourner la monture en RA et sans toucher au reste), ce sera encore plus précis. Voilà donc à quoi servent ces deux visées successives qui n'ont pas pour but de positionner le centre de la mire sur le pôle céleste mais de caler la mire en rotation. C'est pour atteindre le même résultat. qu'Achaim utilise un fil à plomb mais sa méthode est à la fois plus compliquée et moins précise. A noter que pour utiliser l'une ou l'autre méthode, il importe que la monture soit soigneusement mise de niveau, puisqu'elles supposent que le mouvement commandé par la vis de latitude soit rigoureusement vertical. Donc cela n'infirme pas ce que j'ai dit par ailleurs: la mise à niveau de la monture n'est pas nécessaire pour obtenir une bonne mise en station, c'est vrai. Pour l'obtenir avec une de ces méthodes, c'est faux. +1 Ça va bien pour échanger des blagues avec ses potes, mais sinon ça ne va plus. L'écriteau : "Le concierge a été mangé" veut-il vraiment dire que le concierge est allé déjeuner ? Bien cordialement,
  4. Collimation qui n'en finit pas !

    On avait tous compris: tu es un cas désespéré, alors on va faire avec... D'ailleurs, je suis bien tranquille. Comme tu projettes de déplacer ton télescope, tu vas me dire que tu aurais bien voulu pointer le double amas de Persée mais qu'il est maintenant planqué derrière ton baobab. Pour répondre à ta question, je pense que le mieux est de faire une visée sur la Polaire comme d'habitude, puis de faire tourner la monture en RA pour voir ce qui se passe. Si la polaire reste bien sagement sur son cercle, cela veut dire que ton viseur est bien aligné et donc que toutes les positions se valent. Cela devrait être le cas puisque la notice du viseur polaire dit qu'il faut faire tourner la monture pour régler l'angle horaire. Si ce n'est pas le cas, t'es mal, mais ça dépend aussi de l'amplitude de la dérive. J'ai moi-même ce problème, mais comme je ne lui ai pas encore trouvé de solution, je n'ai rien à dire. Maintenant, il faut se rappeler que la MES devient cruciale quand on pose longtemps et que d'autre part on n'utilise jamais la monture sur les 180° de sa rotation possible. Je ne saurais te critiquer de chercher à faire la meilleure MES possible, mais il ne faut pas t'imaginer que c'est un prérequis indispensable pour faire de bons clichés à 30s ou une minute. Fais au mieux sans te prendre la tête et ça sera suffisant. Bien cordialement,
  5. Collimation qui n'en finit pas !

    Bonjour, A mon avis, il vaut mieux commencer par se demander si son jugement a une valeur quelconque avant de songer à l'exprimer et a fortiori de l'imposer. C'est d'ailleurs le fondement de la démarche scientifique et rationnelle. Je vais prendre un exemple précis: les DOFs ne marchent pas pour moi: j'ai des images qui montrent que leur application donne de moins bons résultats que sans. Ce sont les faits. Maintenant, si j'ouvre un fil intitulé "les DOFs ne marchent pas pour moi", un certain nombre de bonnes âmes vont se manifester pour m'aider gentiment, probablement sans insinuer quoi que ce soit de déplaisant sur mes facultés mentales. Mais si j'intitule le fil "Les DOFs ne marchent pas" et que je soutiens mordicus ce jugement, et bien, je ne vois pas trop bien comment les intervenants pourraient me répondre sans me suggérer indirectement que je suis con... et je ne l'aurais pas volé, parce que c'est quand même assez gonflé de déclarer du haut de ma petite expérience que tous les gens qui en font se donnent du mal pour rien... autrement dit qu'ils sont cons de ne pas s'en être rendus compte plus tôt. Donc je peux bien me scandaliser de leurs réactions négatives, mais au fond, qui a ouvert le feu ? Et si je reste dans mon coin à ruminer mon humiliation, je n'ai aucune chance de découvrir ce qui cloche dans ma manière de traiter les images. Ça profite à qui ? A personne. Ça peut même égarer quelques naïfs qui pourraient croire que j'ai raison et ça énerve les autres. Au lieu de rappeler sans cesse les autres à la bienséance et aux règles du savoir-vivre, on peut éviter de donner des verges pour se faire battre en faisant preuve d'un peu d'humilité. C'est le piège de la suffisance: croire qu'on en sait assez, qu'on a suffisamment compris la question pour avoir un avis définitif et parfaitement correct. Mais comme le montre l'exemple ci-dessus, c'est justement cette suffisance qui vous rend effectivement con. Même le grand Newton a raconté des sottises quand il est devenu un savant reconnu et admiré. Et le souci excessif de son amour-propre ne fait qu'en rajouter une couche, car en effet, je peux être tenté de quitter cette bande de malotrus infréquentables en secouant la poussière de mes sandales. Après tout, dans mon entourage, les gens poussent des oh et des ah en regardant mes photos (c'est effectivement le cas, mais ça veut seulement dire que c'est plutôt joli à regarder: ils diraient la même chose si je leur montrais des images bidon créées à l'ordinateur). Alors pourquoi ne pas chercher ou créer ailleurs un entourage où l'on m'appréciera à ma juste valeur ? Le refuge que je pourrai trouver ne contiendra que des gens aussi incompétents que moi et davantage si possible (pour qu'ils me trouvent vraiment génial), et dans cet environnement valorisant, il y a peu de chance que je progresse, mais plus probablement que je devienne encore plus con. Il suffit d'aller faire un tour sur les forums où l'on discute de la terre plate pour constater où ça mène: la connerie y atteint des profondeurs abyssales associée à une suffisance monumentale et une susceptibilité maladive: reconstruire la Physique en quelques années, voilà une tâche qui ne leur paraît pas hors de portée. Et si on leur objecte que la Physique actuelle peut se prévaloir de quelques résultats, à commencer par l'ordinateur qu'ils utilisent pour diffuser leurs âneries, on se fait jeter des pierres et traiter d'abruti et de mal élevé. C'est évidemment un cas extrême, mais il y a des quantités de groupes humains de taille et de buts divers qui fonctionnent exactement comme ça. Les participants s'y auto-congratulent d'être des gens aussi merveilleux ou même des élus en lançant sur l'extérieur des regards quelque peu condescendants et souvent même franchement hostiles. On reconduit fermement à la porte (souvent c'est nettement plus brutal) les éléments perturbateurs qui remettent en question cette paisible certitude en prétendant qu'ils manquent de savoir-vivre justement. Faut-il reconnaître à tout un chacun le droit d'affirmer n'importe quelle ânerie sous prétexte qu'il la croit juste et de faire taire les contradicteurs en invoquant les règles de politesse et la liberté d'expression ? Si oui, bienvenue au royaume des vérités alternatives et on peut s'attendre à voir reparaître de vieux débats clos depuis une éternité et devoir considérer comme dignes d'intérêt des bafouillages ahurissants proférés par des gens d'une suffisance sans limite. Ces gens qui défendent ce genre de sottises ne sont pas cons, au sens où leurs capacités mentales seraient limitées, mais ils ne savent pas ou ne veulent pas conduire un raisonnement logique qui leur permettrait de voir au delà des évidences. Au contraire, ils cherchent à prouver ces évidences en construisant des discours qui partent du résultat plutôt que d'hypothèses. Ils r(é/ai)sonnent comme des tambours comme disait mon grand père, tournant en fait le dos à la démarche rationnelle tout en prétendant la suivre. Et quand on pense qu'ils en sont probablement tout aussi capables dans les autres domaines de la vie courante comme la politique, ça fait peur. Mon objectif personnel, n'est pas de devenir plus con ni de rendre les gens plus cons. Vous allez me dire que c'est celui de tout le monde. Certes, mais encore faut-il en prendre les moyens, et c'est là que ça coince . Il y a bien sûr un autre chemin sans doute plus gratifiant qui peut vous conduire jusqu'à la présidence des USA par exemple. Mais peut--on se le permettre ? Pardonnez-moi d'avoir été aussi long. Non, c'est vraiment Boileau, mais tu as raison pour la suite. Dans la même épître on peut lire aussi: "la vérité n'a point cet air impétueux..." qu'on peut méditer je crois avec profit dans cette époque de com omniprésente. Bien cordialement,
  6. Collimation qui n'en finit pas !

    Le problème n'est pas là. Le langage est un outil de communication et ne fonctionne bien que si les partenaires en respectent les règles (les mathématiques en sont un exemple extrême). Si on commence à prendre des libertés en confiant aux autres le soin d'interpréter, le message se brouille, sombre dans le flou et finit par ne plus rien vouloir dire. En d'autres termes, on se trouve en face d'un fouillis qui peut vouloir dire n'importe quoi et son contraire. En toute rigueur, on ne peut y trouver un sens car il y en a plusieurs possibles. En poésie, c'est parfait, mais là, nous ne sommes pas dans la poésie. Nous essayons de donner à Philippe des indications claires et univoques pour qu'il puisse au plus vite maîtriser son matériel. Inévitablement, on peut aussi se demander si le fouillis n'existe pas au départ dans la tête de celui qui ignore superbement les règles de la langue et de la démonstration. Y avait-il au départ une idée claire et juste qui aurait été brouillée par une expression approximative ? Là aussi, c'est indécidable, mais tu m'accorderas sans doute qu'il n'est pas très intéressant de chercher à comprendre quelqu'un qui ne sait pas trop bien de quoi il parle. Comment lever le doute à ton avis ? On ne peut pas faire aveuglément confiance car, bien évidemment, personne ne donne un avis sans être à peu près sûr d'avoir raison. Je ne connais personnellement qu'un seul moyen: faire l'effort de m'exprimer de manière claire et précise en respectant les règles de la grammaire et de la logique. Et si je n'y parviens pas, c'est très vraisemblablement parce que j'ai un fouillis dans la tête et que je ferais mieux de fermer ma grande gueule au lieu de me précipiter pour répandre des idées approximatives ou fausses dont personne n'a rien à foutre. Comme le disait Boileau: "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement..." @Phil49 Et bien, joyeux anniversaire !
  7. Collimation qui n'en finit pas !

    Ba si ....sieur Pyro sa revient a dire que si tu mets en biais ta caméra ds le po forcément sa induira une déformation Oui, bien sûr, mais s'il m'arrive d'installer un truc de travers dans un PO, j'en conclus que je m'y suis pris comme un manche. Je ne vais pas me ridiculiser en proclamant urbi et orbi que le système de blocage à deux vis est nul et qu'il introduit des déformations. Comme dit le proverbe: "Le mauvais ouvrier a toujours de mauvais outils". Et si tu veux qu'on te prenne au sérieux, tu pourrais faire un effort pour t'exprimer clairement et normalement au lieu de nous parler petit-nègre comme si on était tous des arriérés mentaux à peine sortis de la jungle.
  8. Collimation qui n'en finit pas !

    En fait la vérification la plus précise consiste à faire une MES comme d'habitude, puis tu fais tourner la monture à la main en RA. Si l'alignement est bon, la polaire doit rester sur le cercle du milieu. La mire doit tourner autour de son centre qui ne doit pas bouger... dans l'idéal. Je l'ai constaté en critiquant ma pratique: au départ, je faisais la MES sans télescope ni contrepoids et je me suis dit que c'était idiot car il y a toujours des flexions dues à la mise en charge. Ensuite, j'ai vérifié que ma MES tenait dans la durée (début et fin de session) et constaté que ce n'était pas le cas. J'ai évidemment pensé à un mauvais positionnement horaire (je fais ça avec un alignement sur Kochab, ce qui manque de précision) et j'ai essayé d'affiner en cours de session. Mais la déviation restait bien trop importante pour que ce soit l'unique explication. Restait à vérifier que la mire était bien centrée sur l'axe de la monture et là, patatras... La polaire s'est mise à vadrouiller un peu partout (ou plutôt la mire s'est déplacée par rapport à la polaire, ce qui donne cette impression). Malheureusement, je n'ai pas l'impression que le viseur polaire dispose d'un système quelconque permettant de rectifier cet alignement incorrect (je me trompe peut-être, si tu as une idée...). Ce qui complique les choses bien entendu. Maintenant, ce n'est pas si grave que ça: j'ai toujours su que ma MES n'était pas parfaite, car ça se voit à l'empilement quand le logiciel affiche les corrections de rotation de champ: dans l'idéal, il ne devrait pas y en avoir du tout. Pareil quand j'utilise le guidage sur une étoile fixe. Mon bidule affiche fugitivement les corrections qu'il fait, et il devrait y en avoir très peu sur la déclinaison (dans l'idéal pas du tout, mais il ne faut pas rêver, il y a d'autres choses qui jouent). Dans l'absolu, je suis donc dans l'impossibilité de faire une MES avec la précision théorique du viseur polaire (c'est un problème de mesure bien connu: la précision d'un appareil est rarement celle de ses graduations). Maintenant, quelle va être la conséquence pratique de cette erreur sur mes photos ? Comme la polaire est à 0.4° du pôle, cela veut dire que le cercle de la mire fait 24 arcminutes de rayon. D'après un calcul approximatif, si je fais une erreur de moitié (j'espère quand même que je fais mieux que ça), il faudra que je pose une minute pour que cela introduise un bougé d'un arcseconde soit 1 pixel sur ma photo, compte tenu de mon échantillonnage. Je ne vais pas dire que c'est totalement négligeable (parce que les erreurs se cumulent), mais cela relativise quand même l'influence d'une MES imprécise. Un arcseconde, c'est à peu près la limite de résolution d'un 200mm comme le nôtre, et tu admettras peut-être qu'il risque fort d'y avoir d'autres sources de bougé plus importantes: la turbulence, les imprécisions de la monture et j'en passe. Donc, je vais faire au mieux, mais sans trop me focaliser là dessus. J'ai certainement plus à gagner du côté du guidage. J'ai un truc bas de gamme qui présente l'énorme avantage de me dispenser d'avoir un portable sur le terrain, mais la bête n'est pas facile à maîtriser.
  9. Collimation qui n'en finit pas !

    Ça me met un peu mal à l'aise que tu dises ça, car je n'ai pas très envie de jouer les profs et encore moins passer pour un expert dans un domaine que je ne maîtrise absolument pas. J'essaie de poser les bonnes questions, celles qu'on m'a appris à poser pendant mes études de physique et qui permettent à tout un chacun (moi le premier) de ne pas prendre trop souvent des vessies pour des lanternes. Voilà un bon exemple où je me suis moi-même fait piéger ! J'ai le même viseur que le tien et je faisais pareil en m'imaginant naïvement qu'il était aligné avec l'axe de rotation de la monture. Et bien, ce n'est pas le cas, ce qui fait qu'aligner pile poil la Polaire sur le bon cercle ne sert à rien. Il n'y a pas une très grosse erreur, mais c'est au moins dix fois la distance entre les cercles gradués. On croit faire un réglage super soigné et on ne comprend pas pourquoi ça merde. T'as vérifié en faisant tourner la monture de 180° que le viseur polaire est bien aligné ? Hmmmm.... Même si tu es très méticuleux, je n'en suis pas certain, car je n'ai vu ça sur aucun tuto ni aucun post. Pour le reste, je pense que tes photos ne révèlent aucun problème pour le moment. Pas même de suivi, car tes clichés à 30s ne sont pas franchement différents de ceux à 5s. C'est seulement en observant le cumul des erreurs sur la durée que tu pourras en savoir plus, autrement dit en faisant une série de poses ou en comparant des clichés pris à une heure d'intervalle. S'il y a une dérive, tu n'auras pas besoin de demander l'avis des collègues car elle sera visible comme le nez au milieu de la figure. Bien cordialement,
  10. Collimation qui n'en finit pas !

    Ça y est... le petit hamster recommence à tourner comme un fou dans sa cage ! Oublie-le, ton correcteur ! Il marche nickel. Sinon, les gars, ce que vous racontez sur votre monture à goto me laisse rêveur. Si on veut réfléchir correctement, il ne suffit pas de se dire que tel ou tel problème crée un défaut dans l'image. Il faut aussi se demander de combien. Ce que dit Achaim des vis du po est inexact: le système de serrage n'introduit pas un désalignement, mais un décentrage qui vaut exactement la moitié du jeu entre le PO et ce qu'on y met (c'est de la géométrie élémentaire). Ce n'est pas idéal sans doute, mais est-ce réellement visible ? Personnellement, j'en doute fort, sauf peut-être avec des configurations optiquement parfaites et parfaitement réglées. Donc avant de se préoccuper de ce truc là, il est prudent de s'assurer qu'on a bien liquidé des problèmes nettement plus importants, afin d'éviter d'interpréter de manière incorrecte les défauts constatés, autrement dit de suivre une fausse piste. Tout n'est pas d'égale importance. Là je crois vraiment qu'il y a un truc qui t'échappe. Même avec ma monture pourrie et des piles en fin de course, je ne fais jamais aussi pire ! Pour le goto, c'est pareil. A partir du moment où la MES est correcte, il n'a besoin que d'une étoile connue pour se caler (là aussi, c'est de la géométrie, un peu moins élémentaire). S'il en demande trois, c'est probablement parce qu'il est capable de rectifier (à la rotation de champ près) une MES approximative (c'est possible avec trois étoiles mais pas une seule). Maintenant, quel est le rapport avec le suivi ? Aucun en principe: le suivi consiste à faire tourner la monture à la vitesse sidérale et si dérive il y a, c'est un problème de MES ou de monture. Il n'y a aucune raison de supposer qu'une calibration mal foutue influe sur le suivi, à moins que le goto ne corrige silencieusement la MES, mais j'en serais étonné. Maintenant, un petit calcul en ordre de grandeur permet de se rendre compte qu'une erreur d'une minute d'arc sur la MES provoque un décalage de l'ordre d'une demie-seconde d'arc pour une pose de 30 secondes. Donc on est en dessous de la résolution théorique du télescope et de la turbulence: c'est pas ça qui va donner un effet visible sur les photos. On pourra s'en rendre compte en alignant des photos prises sur une bonne heure et en regardant la correction de rotation de champ effectuée par le logiciel de traitement. Je ne sais pas ce que vous avez comme alim, mais là aussi il peut y avoir un problème: la vitesse de suivi peut diminuer légèrement si vos batteries ne sont pas bien chargées. Notre ami @Franck_77 nous a expliqué qu'il pointait les étoiles avec un oculaire réticulé. Vous faites ça aussi, ou vous faites ça au pif avec un 20mm ? Si votre goto vous envoie régulièrement aux fraises, ça pourrait simplement venir de là. Bien cordialement,
  11. Collimation qui n'en finit pas !

    Bonjour ! Pour moi, c'est loin d'être nul. Si tu avais un paquet de brutes comme ça, tu pourrais en tirer quelque chose de pas mal du tout. Tu fais ch... On t'a dit qu'il fallait faire un tas de clichés pour éliminer les défauts aléatoires et se faire une idée vraiment sérieuse. Sur cette image, il y a des étoiles qui bavent un peu mais on voit la Polaire et sa compagne (au cas où tu ne le saurais pas, c'est une étoile double) parfaitement distinctes et bien rondes. C'est très prometteur. Il y aura peut-être un bon moment samedi soir en début de nuit. A voir... Bien cordialement,
  12. Collimation qui n'en finit pas !

    Mais tu n'as pas besoin de ça !!!! Un cul de bouteille suffit !!! De toutes manières, avec n'importe quel oculaire, on voit la figure de diffraction avec un trou au milieu quand on est loin de la mise au point. Un oculaire de faible focale le montre mieux, c'est tout. Sors-toi de l'idée que sans un matos top niveau tu ne peux rien faire ! Arrête ! il est à moins de cinq degrés de la nébuleuse du Cœur vers le Sud ! Les conditions seraient de toutes façons meilleures si tu essayais de te placer quelque part où tu pourrais pointer plus haut sur l'horizon, vers le zénith.. Tu ne vas pas me dire que ton jardin est entièrement couvert de frondaisons ! Bien cordialement;
  13. Collimation qui n'en finit pas !

    Non, c'est plutôt ton cerveau qui ne veut pas trouver une seule parcelle de résultat positif. Pour moi, au vu des poses à 30s et de ta photo de la Polaire, les réglages sont satisfaisants. Les étoiles sont bien assez rondes (y compris en bordure de champ), les aigrettes fines, ce qui veut dire que MAP, collimation et correcteur de champ sont OK ainsi que le suivi jusqu'à 30s. Tu peux peut-être chipoter sur certains clichés, mais il y a toujours des trucs comme le vent qui font que tous n'ont pas exactement la même qualité et c'est pas catastrophique. Ce sont des dysfonctionnements aléatoires. Je pense que ton revendeur te dira la même chose que moi: tu tiens le bon bout, ce n'est pas le moment de le lâcher en cherchant la petite bête, mais de faire des photos. Donc, ma recommandation est de ne surtout pas toucher au secondaire: si tu l'as bien bloqué, il ne devrait pas bouger. Au début de ta session, tu peux retoucher le réglage du primaire parce que c'est ça qui bouge. Le truc des trois boutons, c'est parce qu'en toute rigueur, en tripoter deux suffit pour atteindre un réglage correct (c'est de la géométrie élémentaire:), et que l'auteur craint que certains abrutis ne se mettent en tête de tourner les trois boutons d'une même quantité ce qui ne changera pas l'orientation du miroir. C'est pour ça qu'il ne dit pas quel bouton il lfaut laisser de côté, car c'est sans importance. Moi je me sers éventuellement des trois, mais en général, deux suffisent effectivement. Maintenant, si tu veux te rassurer sur ta collimation, tu peux faire un star test en pointant une étoile assez brillante en prenant ce que tu as de plus court comme oculaire (moi j'utilise un 3.5mm). A une petite distance de la mise au point tu dois avoir une tache lumineuse percée d'un trou noir. Si les deux sont circulaires et concentriques, c'est parfait. Si c'est seulement presque parfait, laisse comme ça. Tu cherches la difficulté. Je ne vois pas très bien pourquoi tu t'obstines sur IC 1805: à 30s avec un APN non défiltré, tu ne peux rien voir d'autre que quelques étoiles. A ta place, je pointerais le double amas de Persée qui est juste à côté. Ça rend très bien en photo (bien mieux que M67), et ça se trouve facilement parce que c'est visible à l'œil nu et tout près de Cassiopée. Ça t'évitera de passer une heure à te battre avec ton goto. 30 secondes devraient suffire sur un objet aussi brillant, mais ça dépend de ton APN. Dernier point, je ne suis pas étonné que la turbulence te complique les choses pour la MAP. C'est pareil pour moi: dans le live view au grossissement maxi les étoiles se tortillent et se déforment. Il faut prendre son temps et tâcher de trouver la position moyenne entre le trop et le pas assez (j'espère pour toi que tu as un Crayford démultiplié). Bien cordialement,
  14. Collimation qui n'en finit pas !

    Bonjour, Et ben... Ça ne m'encourage pas à acquérir un goto. J'en ai pour dix minutes un quart d'heure à trouver ma cible avec mon Telrad et mon atlas. Perso, je trouve que ce n'est pas inutile de faire l'effort de se repérer dans le ciel à l'œil nu comme le faisaient les anciens. Ça t'apprendra à réparer ce qui n'est pas cassé Comme chacun sait, le mieux est l'ennemi du bien. Cela dit, je compatis... Lundi soir, ça devrait être pas mal d'après Meteoblue. Mais on ne sait jamais, cette nuit, j'ai attendu vainement jusqu'à minuit que les nuages se dissipent alors qu'ils prévoyaient une nuit de rêve. D'ici là, je vais tâcher de trouver quelque chose pour aligner mon viseur polaire pendant que tu trifouilles dans ta collimation. Bien cordialement,
  15. Collimation qui n'en finit pas !

    Bonjour, Et bien je vais tenter ça. Merci du tuyau. Ça va peut-être me permettre d'améliorer mes photos ! Si tu peux poster une copie d'écran du graphe produit par Sril avant l'empilement, ça nous permettrait d'avoir une meilleure idée sur la qualité de tes réglages. Tu peux aussi avoir une information intéressante en regardant combien d'images sont éliminées par le filtre d'empilement si tu choisis une rondeur > 0.85. Pour IC 1805, ça m'étonnerait que tu tires grand chose du nuage, mais les étoiles, c'est déjà ça. Je suis assez surpris de la géométrie de ton jardin ! Mais sinon, le double amas de Persée n'est pas loin de la neb du Cœur, et si tu récidives ce soir, ça peut être une idée. Bien cordialement,
  16. Collimation qui n'en finit pas !

    Vraiment ? Elle n'est pas très loin du zénith. Pour le moment, je ne fais pas de flats, ni d'ailleurs de darks et d'offset. Ce n'est pas forcément un exemple à suivre, et certainement pas si on veut égaler les meilleurs. Les flats, c'est parce que c'est assez difficile à faire correctement, même avec le matériel adapté et que je m'en tire assez bien en faisant une extraction de fond au traitement. Pour les darks et offsets, ça ne marche pas bien pour moi actuellement: bien sûr j'ai essayé, mais ça me bouffe du signal sans retirer de bruit ! La raison en est peut-être qu'il y a dans mon APN (un Nikon 5300) une option que j'ai découvert assez tardivement intitulée "réduction du bruit ISO" qui est activée par défaut. Ce n'est pas la même chose que l'option qui permet de faire un dark à la volée sur chaque cliché, et elle n'est pas du tout documentée. Je ne serais pas surpris que cette option retire le signal d'offset, ce qui expliquerait que mes darks bouffent du signal en retirant deux ou trois fois le signal d'offset de l'image finale. Bref, il faut que je fasse des essais, et je ne peux rien dire de fiable pour le moment.
  17. Collimation qui n'en finit pas !

    Mais quel filé ? J'ai peut-être de la peau de saucisson dans les yeux, mais sur tes poses de 30 secondes, je ne vois aucun filé notable. Il reste sans aucune doute des choses perfectibles mais tout est toujours perfectible. Maintenant, au point où on en est, il faut être sérieux: ce n'est pas simplement au doigt mouillé qu'il faut voir si tes étoiles ne sont pas rondes. Il faut coller un paquet de clichés dans Siril qui mesurera sur chaque cliché la circularité des étoiles avec bien plus de précision qu'on ne peut le faire à l'œil. Il te fera même un graphe pour te montrer la qualité des différents clichés et te permettre de choisir les meilleurs. Seulement, tu n'as pas fait le paquet de clichés, donc tes questions sont sans réponse. CQFD La différence entre les conseils tient à une différence d'appréciation entre les courbes de progression et il te revient de choisir: Soit tu continues à perfectionner tes réglages en multipliant les tests et en attendant ton AsiAir comme le messie, et ta première photo n'est pas pour demain. Soit tu te contentes (provisoirement) de là où tu en es, de ce que tu sais faire pour le moment et tu fais ta première photo cette nuit. Achaim est sur la première piste et moi sur la seconde. Il ne te dit pas pour autant des conneries, mais cela t'entraîne vers davantage de boulot préparatoire, et, pur ma part, je ne suis nullement convaincu (au vu du peu de brutes que tu as fait) que ce boulot soit indispensable. Comme disent les Englishes, "the proof is in the result", et pour l'instant, on n'a rien vu. Pour illustrer mon propos, voici un exemple tiré de ce que j'ai fait cette nuit. Une brute pour commencer: Maman ! Ces étoiles toutes allongées ! Au secours ! Qu'est-ce qui merde ? A moi Cheshire, raquette et correction de PEC ! Il faut tout reprendre à zéro ! Mais au bout du compte, après traitement, ça donne ça: C'est loin d'être l'image du siècle, en particulier parce qu'elle est pleine de bruit (mais la lune s'est levée un peu tôt pour que je puisse faire plus de poses). Elles sont pas rondes mes étoiles ? Tout ça sans masque de Bathinov, sans correction de PEC, sur une monture trop chargée avec une MES approximative (pour la raison expliquée dans mon post précédent), et sans DOF. 60 poses de 30 secondes. Je ne dis pas ça pour m'en vanter (parce qu'il n'y a vraiment pas de quoi ), mais pour te montrer que tu peux faire la même et probablement mieux ce soir si tes prunus ne font pas écran. Maintenant, c'est toi qui vois. Si tu préfères continuer à bricoler ton matériel avant de te lancer, pas de souci, l'important, c'est que tu te fasses plaisir à ton idée. Mais tu l'auras compris, je n'ai pas trop de conseils à te donner dans cette voie. Je ne suis pas un grand spécialiste du matériel, et je n'essaie pas de régler a priori des problèmes qui ne se posent peut-être pas. Bien cordialement.
  18. Collimation qui n'en finit pas !

    Bonjour à tous, Phil comprend vite, mais il faut qu'on lui explique longtemps. Mais en s'y mettant à plusieurs ça finit par venir non ? Tu veux rire ? Ça file dès la première seconde ! Bon, sans préjuger d'avis plus compétents que les miens, je pense que tu es parvenu à un réglage à peu près satisfaisant: le étoiles sont rondes et j'espère qu'en comparant les clichés pris à 5 et 30 secondes respectivement, tu es maintenant convaincu que ta monture marche nickel: il n'y a pas de déformation visible entre ces deux temps d'exposition et je pense que tu pourrais même aller au delà si nécessaire. Pour le correcteur de champ, il est clair que quatre cales, c'est trop, mais sinon c'est satisfaisant aussi. On voit que tu as de la PL, mais ce n'est pas délirant et je pense qu'on peut l'éliminer au traitement. Tu ne le dis pas, mais tu es plutôt content non ? Maintenant, permets-moi de t'engueuler (amicalement) pour n'avoir pas suivi mes (inestimables) conseils: je t'ai dit de faire plusieurs clichés avec le même réglage et tu t'es précipité pour faire des essais isolés avec plusieurs trucs à la fois, ton correcteur de champ en particulier. C'est un problème fondamental de méthode: procéder ainsi t'empêche de distinguer les défauts systématiques des défauts aléatoires. Tu risques ainsi de perdre un temps fou à tenter de corriger un défaut aléatoire en sabotant tous tes efforts précédents. Raison pour laquelle ton observation finale sur la déformation plus importante sur la droite que sur la gauche n'a pas grande valeur parce qu'elle ne porte pas sur un ensemble statistique suffisant. Il sera temps de s'en préoccuper plus tard, si le défaut persiste sur un nombre raisonnable de clichés.Si tu t'obstines à éliminer les défauts présents dans une seule image brute en espérant qu'elle sera aussi réussie que les images traitées qu'on voit sur ce forum, tu y seras encore dans cent sept ans, car justement, l'un des objectifs du traitement est d'éliminer les défauts aléatoires. Défauts qui ne sont d'ailleurs pas forcément si graves que ça. Hier soir, je me suis rendu compte que mon viseur polaire n'était pas correctement aligné dans la monture La MES s'en ressent, bien sûr, mais finalement ce n'est pas assez grave pour que je m'en sois rendu compte plus tôt. Donc, si j'ai un conseil à te donner, c'est d'arrêter les tests et les réglages pour faire une vraie photo astro (60 poses minimum) d'un objet sympa qui sort bien sur un APN comme une galaxie ou la nébuleuse du Crabe, la traiter et voir ce que ça donne. Le vrai test, c'est ça et tu risques d'être (agréablement) surpris. On attend le hurlement de triomphe et les témoignages de reconnaissance éperdus pour tous ceux qui t'ont accompagné jusque là. Bien cordialement,
  19. Collimation qui n'en finit pas !

    Mais qu''est-ce que tu crois pouvoir sortir de tout ça avec un APN non défiltré ? Il est là le problème. Sur l'image brute d'empilage, ma photo de SH2-101 n'avait pas du tout cette allure et on en voyait guère que les étoiles. Pour faire sortir le nuage rouge, j'ai dû créer un masque assez compliqué et tripoter pas mal. Et toutes mes photos sont comme ça, j'ai shooté l'étoile enflammée une fois, vérifié par astrométrie que c'était bien elle, mais sur mes clichés, on voit strictement rien ! Quand ta caméra sera opérationnelle, tu pourras t'attaquer à ce genre de cible avec succès. J'espère que la soirée aura été proftable. Je suis sur la galaxie de Bode.
  20. Collimation qui n'en finit pas !

    Je ne me plains pas. Pas de grande ville à proximité immédiate et des lampadaires qui s'arrêtent à 21 h 30. Et toi, c'est Cholet ou Angers ? Qu'est-ce que tu attends au juste de l'autoguidage ? Ça permet surtout de poser plus longtemps, mais avec ta monture et sa correction de PEC tu devrais déjà pouvoir aller jusqu'à trois minutes, ce qui est déjà pas mal. Sinon ne cherche pas SH2-101 ce soir. Il va se lever à l'est (très tard) dans la nuit. Si tu as le sud-ouest, tu pourrais peut-être tenter M1: assez lumineux, pas trop rouge et très joli. C'est ce que je ferais ce soir si je n'étais pas bloqué vers l'ouest.
  21. Collimation qui n'en finit pas !

    Bien moins que tu ne crois. A mon avis, dès que tu auras réussi ta collimation, tu pourras en faire autant sinon mieux car tu as une meilleure monture que la mienne et cette photo a été faite avec un APN non défiltré comme le tien, sans guidage, avec des poses de 30 secondes (au delà, ma monture n'est plus assez précise). Le résultat est certes spectaculaire, mais finalement assez facile à obtenir d'autant plus qu'on dispose maintenant de logiciels capables de tirer le maximum de brutes plus ou moins réussies. J'ai été étonné moi-même d'obtenir aussi facilement un tel résultat. Il s'agit de SH2-101 dans le Cygne, entre Sadr et Albireo. Le plus dur pour moi, c'est de localiser ce genre de truc sans goto
  22. Collimation qui n'en finit pas !

    Aller ! Pour te donner du courage, je me permet de pointer sur cette photo que j'ai faite il y a un certain temps, avec le même télescope, une collimation correcte, mais sans correcteur de champ et une monture plus légère que la tienne: Avec un peu de persévérance, tu devrais pouvoir faire encore mieux !
  23. Collimation qui n'en finit pas !

    Bonsoir, Fais confiance, il est tout de même assez difficile de croire que ton télescope est construit de manière à ce que la collimation soit impossible (d'ailleurs, c'est visiblement le même que le mien à la marque près et j'y suis arrivé). Ben oui.... Le but, c'est de faire simple et j'ai l'impression que tu ne comprends pas très bien comment ça marche. C'est le principe du retour inverse de la lumière: quand un rayon lumineux est réfléchi par un miroir à 90° il repart en sens inverse et retourne à sa source en suivant le même trajet à l'envers. Le laser, comme le cheshire, envoie de la lumière par le PO et, si les miroirs sont correctement réglés, le faisceau lumineux revient exactement à sa source, et c'est ce qu'on vérifie en regardant la mire à 45° ou dans l'œilleton du cheshire. Pour utiliser le laser, comme je l'indique tu intercales simplement une barlow et tu regardes la mire: au lieu du spot lumineux dont tu as l'habitude, c'est une tache lumineuse avec un anneau sombre. On se fout de ce qui se passe dans le tube. L'anneau sombre en question n'est pas forcément très visible sur la photo, mais il occupe exactement la couronne entre le deuxième et le troisième cercle concentrique, ce qui est surtout net dans la partie doite. Le cercle noir au centre est évidemment le trou par lequel sort le pinceau laser. C'est nettement moins visible sur une photo qu'en visu dans l'obscurité. Le dessin que tu montres me paraît sans rapport avec ta photo, car l'espèce de téton en forme de cheminée me paraît représenter le PO donc c'est une vue selon l'axe du tube et non de profil, donc reculer veut dire enfoncer le miroir dans le tube. Je pense aussi (d'après la photo) qu'il faut enfoncer le miroir secondaire dans le tube, le rapprocher du miroir primaire, donc dévisser la vis centrale et visser les trois autres pour garder le miroir en place. Bien cordialement,
  24. Collimation qui n'en finit pas !

    Bonjour, C'est une peu difficile de te répondre car on ne voit pas sur tes photos quelle est la position de l'axe du tube.. Si comme je l'imagine, il est à peu près horizontal, le miroir secondaire n'est pas assez enfoncé dans le tube. Oui, mais c'est la difficulté ! Il faut rattraper progressivement en vissant les trois vis à tête Allen de manière à immobiliser le miroir par simple contact tout en gardant la possibilité de le faire tourner sur lui-même. Le résultat final à obtenir n'est pas compliqué à décrire: TOUT ce qu'on voit dans le cheshire doit être centré et concentrique et on doit voir les trois cales du miroir primaire à la fois. Mais ce n'est pas simple à obtenir parce que le miroir secondaire a plusieurs degrés de liberté. Je te conseille donc d'y aller doucement en commençant par enfoncer le secondaire dans le tube et en regardant ce que ça change. Procède par étapes en serrant les trois vis Allen chacune du même nombre de tours à la fois. N'essaie pas de corriger complètement le défaut car, tu verras que toucher à autre chose modifie en général ce que tu viens de faire, hélas ! Il faut procéder par touches successives. La rotation du miroir secondaire sur son axe est probablement le plus facile et peut se faire en dernier avant de bloquer le miroir. Le réglage des trois vis qui commandent l'orientation du miroir par rapport à l'axe du tube est nettement plus délicat. C'est très important car cela conditionne l'alignement de l'axe optique du faisceau avec l'axe du PO. S'il n'est pas correct, ça va donner un effet de tilt. Vas y à petits pas sans oublier de tripoter un peu les vis du primaire de temps en temps pour voir ce que ça fait bouger ( normalement, seulement la pastille centrale). Tout cela est assez pénible à faire car il faut dé-serrer les deux vis opposées à celle que tu veux serrer ou inversement. En prenant ton temps, tu devrais y arriver et pouvoir souquer un peu les trois vis puis la vis centrale sans perdre le réglage. Bon courage ! Pour le réglage du primaire (mais une fois que le secondaire est positionné seulement) avec un laser + Barlow, soyons clairs: le type du post que tu cites a des actions chez un revendeur de matériel. J'ai moi-même des Powermate mais je ne vois pas trop ce que ça peut apporter, pas plus que de se faire ch... avec un diaphragme. Je me sers d'une barlow entrée de gamme comme la tienne et ça suffit largement car le but du jeu est de transformer le pinceau cylindrique étroit du laser en un faisceau conique divergent. De cette manière, même si le faisceau n'est pas correctement aligné avec le PO, il y a quand même une partie qui l'est et qui va se réfléchir sur le centre du miroir. Au retour, la barlow agrandit encore la figure et ça donne ça: L'anneau sombre est l'image (si on peut dire) de la pastille qui marque le centre du miroir: comme elle n'est pas réfléchissante, elle forme un ovale sombre qu'il est facile de centrer sur le trou de la mire avec les réglages du primaire. J'ai régulièrement contrôlé par un star test que ça donnait un résultat correct, et c'est nettement plus facile que d'essayer de garder dans le champ ces étoiles vagabondes qui se font la malle dès qu'on touche à quelque chose Je ne suis pas comme le Cupidon de la chanson qui avait le bras si long qu'il pouvait... tripoter le cul du télescope en gardant l'œil à l'oculaire. Bien cordialement,
  25. Collimation qui n'en finit pas !

    Bonsoir, Si tu mets une barlow, ça t'évitera de te tortiller le cou dans tous les sens pour le vérifier. Fais une pose de 5 secondes sans mettre en marche la monture et tu verras. A mon sens, le problème dans ces affaires là, c'est d'éviter le compensation des mauvais réglages. Autrement dit le fait que tu peux avoir un résultat à peu près satisfaisant avec plusieurs réglages merdiques qui se compensent plus ou moins. C'est pourquoi à ta place, je ne chercherais pas à tripoter le correcteur de champ tant que tu n'es pas sûr de ta collim. Tu risques de chercher à régler un défaut qui vient d'ailleurs et de patouiller indéfiniment. Pareil pour la MES: sur des poses de cinq secondes, ça n'intervient pas, même si elle est approximative. Collim ou suivi ? Si tu as des doutes, commence par faire une photo de cinq secondes sans suivi. Cela te permettra de voir comment filent les étoiles et si les déformations avec suivi que tu observes ensuite ont la même direction. Si ce n'est pas le cas, ce n'est pas un problème de suivi. Deuxième suggestion: ne te contente pas d'un cliché unique. Fais en au moins vingt: il y a des tas de raisons aléatoires pour lesquelles les étoiles peuvent baver sur un cliché (le vent, les vibrations de n'importe quelle provenance, etc...). Comme ça, tu pourras distinguer les défauts systématiques qui apparaissent sur tous les clichés des défauts aléatoires dont on a r.a.b, dans un premier temps du moins. Cela dit, il y a des défauts plus ou moins importants: Achaim a raison de te parler de la correction de PEC, mais c'est du fignolage qui n'a d'intérêt qu'à partir du moment où le reste est réglé. Si tu écumes un peu le forum, tu pourras constater qu'il y a des gens qui font d'excellentes photos avec des poses de trente secondes et plus sur une AZEQ6, sans suivi et sans correction de PEC. Moi-même qui ne dispose que d'une EQ5 pour la même focale, j'arrive à avoir des étoiles rondes avec un déchet de 20 à 30% environ dû aux imperfections de la monture et d'autres causes diverses et plus ou moins identifiées. Alors cinq secondes, ça devrait passer sans problème. Tu peux même réduire le temps d'exposition en poussant la sensibilité de l'APN. Ça augmentera le bruit, mais pour des tests, ça n'a pas d'importance. Diminuer le temps de pose supprime progressivement tous les problèmes de suivi et de MES, mais en aucun cas les mauvais réglages optiques comme la MAP et la collim, ce qui permet de les distinguer. Bien cordialement,