Jonathan

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About Jonathan

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    Astronomie et archéologie
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    Célestron Ultima 8 et Lunette Grégoire de 120 mm du XIXe s.
  1. Au final je renonce au chercheur, je vais la garder comme cela, et de toute façon je peux viser comme en photographie avec une mire imaginaire, cela va développer mon sens de la précision en visée optique ! Ce jour j'ai presque achevé la restauration du tube, et des parties oxydées. Ce n'était pas réellement une patine uniforme, mais des points d'oxydations sur plusieurs endroits de la lunette, suite à son exposition à l'air marin en bord de mer. Lorsque l'ancien propriétaire avait acheté cette lunette voici plus de 50 ans, elle était sans aucun patine ni oxydation, comme neuve, bichonée et correctement stockée par le 2eme propriétaire, je suis en train de reconstituer l'histoire de cette lulu et c'est passionnant. Une généalogie lunette ! Donc il ne s'agissait aucunement d'une patine historique...d'un objet abandonné. Cette lunette a vécu tout au long de sa vie, et ce n'est pas terminé... Maintenant j'ai réussi à ôter les principaux points de corrosion, et quelqu'un a parlé d'une aspect laqué du métal, eh bien cet aspect est revenu, par miracle (Salomon c'est oune miracle : Cf. film Rabbi Jacob) cette "laque" n'était pas altérée et ne demandait qu'à être délivrée de cette gangue oxydée. Vraiment je suis heureux du résultat et quant à messieurs les patineurs... alors patinez ! bon c'est de l'humour. Aspect avec l'oxydation marine répandu non uniformément sur la lunette : Ci-dessus l'oxydation ronge littéralement cette lunette en certains endroits, affaibissant même le métal par des troués de "rouille"... Cette horreur a disparue et le métal a retrouvé un aspect brillant, et avec cet effet "laque" dont vous avez parlé. Le métal revit enfin, délivré de cette pestilence d'oxyde. Maintenant elle va trouver place dans un futur observatoire à venir... et elle travailler pour ravir petits et grands chez nous. Les petits fils attendent de pouvoir admirer Jupiter et Saturne ou de voyager sur la Lune !!!! Bien cordialement à tous. Jonathan
  2. Oui en effet, la lumière de la PL empêche d'observer un objet aussi ténu que la nébuleuse d'Orion M42. Je fus trop enthousiaste ! En attendant je partage pour le plaisir quelques photos de la PL à l'oculaire de la Grégoire. Je vais chercher si il existe quelque part sur le forum des exemples d'adaptateurs pour APN concernant ces lunettes de la fin du XIXe s... La rencontre entre la technique du passé et la technologie du XXIe s...
  3. Simplement j'ai pas pris le temps de viser correctement l'endroit, le prochain coup je commence directement par la nébuleuse.
  4. Hier soir j'ai tenté d'observer M 42 d'Orion, mais transis de froid, après plus d'une heure d'observation lunaire, j'ai pas réussi à l'observer. Je vais réessayer ce soir. Par contre j'ai pu localiser facilement Bételgeuse, Rigel, et je trouve que cette ancienne lunette à l'instar de tous les matériels de cette époque d'après ce que je constate en lisant ci et là, me semble rendre les couleurs des étoiles d'une manière plus relevée , comment dire, plus colorée qu'avec mon propre Célestron ! Encore une particularité sympa. Je comprends mieux les descriptions colorées que l'on trouve chez l'Abbé Moreux ou chez Flammarion ! . Amitiés.
  5. Hier soir j'ai pris plus de 230 photos de la Pleine Lune à l'oculaire de ma lulu, le résultat est correct compte tenu de l'âge de la bête et je parle pas du Morse Et toujours cet aspect particulier que donne les anciens instruments. Amitiés
  6. A propos des phrases, le roi de la longue phrase est sans conteste Camille Flammarion. Lisez une description d'un paysage lunaire... c'est à a fois littéraire et scientifique. Cela change des communiqués presque laconiques des modernes... RIRE... et vive l'humour. Au fait, il y en a qui connaissance encore le morse de nos jours ? .- -- .. -.-. .- .-.. . -- . -. -
  7. Salut Jorris, Je te remercie pour ton commentaire sur ma vieille Lulu, j'en suis devenu amoureux !!!! Concernant le chercheur, j'ai appelé le vendeur, il est vendu ! Merci beaucoup pour l'info. Ainsi je pourrai tenter également d'observer certaines étoiles, j'aimerai bien par exemple étudier des étoiles variables avec, même si c'est pas le meilleur instrument pour, mais j'ai envie de tenter. J'aimerai aussi repérer avec cette lunette dans le ciel Neptune, qui doit être à portée (certes comme une simple étoile d'apparence vu l'éloignement). Cette sensation dont tu parles, oui je ressens exactement la même chose que toi, c'est spécial, et il est vrai que les images fournies par ses anciennes lunettes sont chaudes, ont du piqué, un peu comme les anciennes photographies des appareils photos à soufflet ! Bref je sens que je vais devenir un vrai passionné de ce type d'instrument... j'ai contracté le virus, mais pas celui dont on parle tous les jours dans les médias. Concernant l'optique, ou faut-il regarder si il y a une marque ??? Le logement de la lentille d'objectif qui est en bon état ne me semble porter aucune incription sur son pourtour, a moins que cela ne soit à l'intérieur ? Mais je ne me risquerai pas à démonter la lentille. Le vendeur du chercheur m'a dit que "Grégoire à Lyon" est connu, il en a vu passer. Je te tiens au courant. Aurais tu une photo de ta 80 1300/1350 optique François Cauche ? Astronomiquement vôtre Jonathan
  8. Salut Chonum, Je comprends tout à fait ce que tu exprimes ici, mais je maintiens que ton mot de "massacre" est très excessif. Concernant la patine des objets cuivrés j'était déjà au courant, notamment en numismatique, par exemple retirer la patine à un potin gaulois ou encore à un liard de France en passant par une Napo III, je suis d'accord c'est un massacre, voir un acte de barbarie !!!! Pour ma lunette c'est totalement différent, elle a été exposée à l'air salin, pendant des années, et sa patine était déjà plus qu'une patine au sens classique sur les métaux, mais plus à un état d'oxydation important commençant à attaquer le métal par certains points, d'ailleurs visibles sur les photos. Il était salutaire de la nettoyer, la meilleure solution cela saurait été probablement de lui faire subir une électrolyse, comme cela se pratique par exemple dans les services du Musée archéologique de Guiry en Vexin ! Mais un simple nettoyage (avec produits appropriés) a suffit pour lui rendre son lustre, qu'elle avait bien à l'origine. Le vendeur était désolé que sa lunette fut oxydée par le sel marin, il va m'envoyer une photo ancienne de la lunette telle qu'elle fut voici déjà 50 ans en arrière. Elle était brillante comme l'astre du jour ! Donc sans patine... Pourtant ce n'est pas un faux fabriqué en Inde. C'est bien une lunette des années 1890 mais qui avait été conservée 50 ans auparavant dans d'excellentes conditions de conservation. Pour ma part je lui rend son aspect originel, cela me regarde en tant qu'amoureux de l'astronomie du temps de Camille Flammarion et d'Arago (temps légèrement plus ancien), et je vais l'utiliser avec amour dans son petit observatoire qui est prévu. Pour moi elle a plus de valeur à mes yeux que toutes les valeurs financières du monde, je n''en ai cure de l'argent ce fléau qui cause tant de malheurs à la surface de la Terre comme le disait Camille Flammarion en personne. Sa valeur, c'est la magie de ses lentilles et de son objectif qui permets de réaliser de belles excursions sur la Lune pour peut-être des sélénites nous observent... arffff non, c'est une conception du XIXe s. je sais, mais par contre, la pluralité des mondes habités j'en suis un fervent adepte d'un point de vue philosophique ! Sa valeur, c'est qu'il s'agit comme toute autre lunette astronomique ancienne ou moderne, ou de tous télescopes réflecteurs, d'une merveilleuse machine destinée à concentrer la lumière en un point, afin de nous permettre de voir ce que nos yeux ne peuvent percevoir. Ainsi est la valeur d'un instrument, celle qui procure à l'astronome amateur, ce AM selon le sigle usité de nos jours, la joie de l'évasion vers les sublimes beautés célestes, pour voir l'ombre des montagnes lunaires indiquer la positon du Soleil ou encore pour admirer la météorologie jovienne et étudier le mouvement des satellites galiléens. La valeur marchande n'a aucune importance, celle qui fait des lunettes de véritables momies dédiées aux dieux de la finance, les Egyptologues n'hésitent pas à sortir les momies de leur repos éternel pour les exposer à la vue de tous, ôh sacrilège des modernes envers les Anciens. Ma Lulu ne sera pas une momie convoitée par des collectionneurs, elle sera tout simplement une lunette vivante, renaissante, reconquête de sa vie passée, pour la plus grande joie d'Uranie cette muse bienveillante qui porte nos espérances étoilées. Et à Dieu ne plaise que dans 300 ans plus tard, elle se couvre d'une nouvelle patine, celle-ci exsangue du sel marin, qui ravira les arrières petits enfants d'un AM qui aima rêvé à l'astronomie de la fin du XIXe s.. Alors sans rancune et vive l'Astronomie physique, l'astronomie d'observation dont la sève irrigue chacune d'entre nous. Jonathan
  9. Et voici quelques photos du jour qui montre la renaissance de cette Lunette Grégoire qui m'apparait à chaque nettoyage de plus en plus belle. J'au réussi à dégager de sa gangue d'oxyde la marque et son lieu de fabrication, c'est vraiment sympa comme résultat. Ce n'est pas encore totalement terminé, mais encore une fois ou deux, cela devrait être bon. Le métal est resté superbe, lisse et sans aucune aspérité au toucher. Cela fait plaisir vraiment.
  10. A babar001, Oui j'ai aussi pensé à l'utilisation en lunette terrestre, c'est fort possible, cependant j'ai vu tout comme toi, que dans les sources de l'époque, il y a avait bien des lunettes astronomiques proposées sans chercheur. J'en ai vu une dans un Flammarion, je vais photographier la source pour vous montrer. Peut-être est-ce que les premiers chercheurs n'étaient pas encore au point qu'ils n'étaient pas toujours systématiques à la fin du XIXe s. Par contre a partir des années 1900, ils se retrouvent sur tous les modèles, j'ai un catalogue Secrétan d'environ 1920 qui montre des chercheurs sur tous les modèles. Par contre, avant cette période ce n'est pas toujours le cas semble-t-il. Amitiés Jonathan
  11. A Mérinos, Merci pour la formule de ce désoxydant, mais je n'en aurai pas besoin, la phase de nettoyage est presque terminée. Encore un coup de "pierre à nettoyer" et cela devrait être bon, restera à passer plus tard du Mirror pour achever de faire briller et pour protéger le métal. A Jctfrance, La pierre d'argile à fait des miracles, cela m'a permis de retirer les derniers gros points d'oxydation, et de faire retrouver au métal "sa douceur au toucher", c'est vraiment top de top. Merci encore. Amitiés Jonathan
  12. A chonum : Il me semble que tu parles de massacre un peu vite... Au contraire cette lunette est en train de renaître tel un Phénix de ses cendres oxydées. Garder la "patine" ne m'intéresse pas, je ne vais pas la placer dans un salon, mais sous une petite coupole, où elle va reprendre du service en planétaire. La restauration est presque achevée et le cuivre retrouve sa beauté d'antan, sans rayure. Si c'est pour le chercheur dont j'ai parlé, bien évidement je ne percerai pas le tube, pour le placer, et si j'en place un, cela sera avec une courroie amovible comme l'a suggéré un membre du forum, et uniquement dans le style et d'époque : cuivre ou rien. De toute façon je ne ne suis pas certain de placer un chercheur, après tout la lunette de Galilée n'avait pas de chercheur Amitiés Jonathan
  13. Salut Lyl, La Zeiss E 110 est de toute beauté, dans ce que j'en vois sur ces photos, respect pour ce travail de restauration. C'était vraiment du très beau Matos, j'adore les couleurs cuivrés sur ces instruments, et sur la Zeiss, le mélange de blanc comme sur les lunettes qui viendront plus tard, et des métaux cuivrés donne un effet boeuf ! Sur les couleurs des lunettes et télescopes : la mode actuelle semble être au bleu, au rouge, au noir et même au jaune. Comme quoi chaque époque à ses couleurs ! Je vais partir en quête d'un chercheur d'époque, pour l'adjoindre à ma Grégoire. D'accord avec toi pour un chercheur plus éloigné du tube, cela me semble plus pratique. Amitiés Jonathan
  14. Pour le plaisir je vous montre mes deux autres télescopes. Mon Célestron Ultima 8 : Et une petite lunette compact que j'aime beaucoup, ma PERL VIXEN HALLEY 70, qui commence à dater, mais qui reste très efficace. Je m'en sers pas mal pour l'observation des taches solaires, ou pour des observations en vacance. La Perl Halley est une 70/400, F/D 5,7. Amitiés étoilées.
  15. A jctfrance : J'ai de la pierre d'argile, je l'utilisais pour restaurer l'aluminium des bases chromées d'un VTT des années 1990. Je ne savais pas que l'on pouvait l'utiliser pour les cuivres, car quand je l'ai acheté c'était précisée "chromes" et "inox". Donc je vais essayer pour voir. Merci pour le conseil. A lyl : Merci beaucoup pour tes recherches et toutes ces précisions. Je vais enregistrer les caractéristiques des différentes lentilles. Je pense que tu as raison l'objectif doit être un type Fraunhöfer. Quand tu dis "probablement un très bon instrument" je croise les doigts. Pour l'instant il est pas mal du tout sur l'observation lunaire. Je pense que cette lunette Grégoire est plutôt des années 1890 que 1880. Grégoire optique avait été racheté en 1898 par Henri Peter. Ce matin j'ai réussi à retirer délicatement les impuretés ( des poussières probablement centenaires LOL), sur les lentilles à l'intérieur du tube allonge. Pas évident, mais c'est fait. Les deux lentilles ont retrouvé leur propreté, mes prochaines images de la Lune devraient être encore meilleure. Question : Je ne comprends pas sur ce "gros modèle" avec cet objectif de 120 mm l'absence du chercheur. J'ai pu voir que sur de nombreuses lulu anciennes il y a avait des chercheurs en laiton, et même pour des diamètres d'objectifs plus petits. J'ai pu aussi constater que certains modèles mais plus rares, n'avaient pas de chercheurs. A croire que je suis tombé sur un modèle peu courant. Mais je me demande comment pratiquait l'astram de la fin du XIXe s. pour viser avec par exemple une étoile comme Talitha de la Grande Ourse... de magnitude 3,12.? Je suppose qu'il visait d'abord une étoile plus lumineuse et procédait par tâtonnement ensuite. Ou alors, il imaginait une mire sur le tube... mais cela me semble quelque peu précaire comme manière de procéder. Ou alors ce type d'instruments était réservé au planétaire, chaque planète visible dans le ciel ne nécessitant pas forcément l'emploi d'un chercheur. Mais bon dommage de cantonner cette lunette au seul planétaire. Car j'ai pu aussi constater qu'elle rend très bien les différentes couleurs apparentes d'étoiles sur la volute céleste, un vrai plaisir. Pensez-vous qu'il serait judicieux d'y adjoindre un chercheur ? Je ne souhaite pas percer le tube en le fixant avec des vis, car il n'y a aucun emplacement de prévu pour cela. Je pourrais plutôt le "coller" pour ne pas abîmer le tube d'origine. Quoique la colle va-elle abîmer le métal ??? J'hésite. Le chercheur me semble important car j'aimerai observer les étoiles avec, et notamment des nébuleuses comme M42 par exemple ou l'amas globulaire M13 d'Hercule. Qu'en pensez-vous ? Si le projet chercheur est validé dans mes ultimes réflexions, je vais partir en quête d'un chercheur d'époque, cela semble rare, mais de temps en temps j'ai vu qu'il y en a qui passent en vente sur Ebay ou LBC.