ARICA
"Ville de l'éternel printemps"

 

Apres être descendu à Antofagasta, tout commence par l'achat d'un billet de bus vers le nord du pays. Je choisis au hasard TurBus: le billet pour voyage de nuit en semi-cama jusqu'a Arica (soit environ 10h de trajet) vaut 7000 Pesos.
Il y a un lunch inclus, mais mieux vaut se déguster deux empanadas sur le quai de la gare routière avant de partir, histoire de bien tenir!
Départ aux alentours de 19 heures; à côté de moi, un jeune bolivien qui passe la premiere heure a se filmer avec le paysage defilant derrière lui. Le "lunch" nous est servi: chips et cacahuètes avec un jus de pomme.
Puis on nous met une video... et c'est parti pour deux heures de route en pleine tempète (c'est le nom du film!). Apres avoir vu perir noyé George Clooney et tout son équipage, on peut incliner son siège et faire de beaux rêves. Voyage ponctué par les arrets à Tocopilla, Iquique, et divers points de contrôle.

Arrivée à Arica vers 5 ou 6h du matin. Vu que j'ai le temps avant que la ville ne se réveille, je vais à pied au centre ville.
Le square principal, avec une vielle loco et le batiment de la douane, dessiné par Eiffel est planté de grands arbres et de palmier... sur lequels nichent les charmants vautours à tête rouge et des sortes de cormorans roteurs (si, si, ils rotent).
Le tout est de reussir à progresser en evitant les tirs de guano d'en haut! Je m'en suis tiré sans mal heureusement... et ait compris pourquoi tout le côté de la loco situé sous les arbres est blanc. Tout ça ne sent pas tres bon, faut bien l'avouer...
Bref je vais plutot squater un peu la plage tandis que le jour se lève.


Un dessin de l'Aduana, issue des bureaux Eiffel (clic pour agrandir)


L'église Eiffel et les bougainvilliées
Le ciel est blanc et plombé, par contre il fait très bon et la ville mérite sa devise de ville de "l'éternel printemps".
J'attends 9h, 9h30... toujours ville morte et aucun commerce d'ouvert, curieux... seuls des petits groupes de personnes avec des questionnaires font du porte à porte: j'ai en effet vu des affiches annoncant le "censo", le recensement, justement aujourd'hui.
Ce n'est qu'en reflechissant puissament au slogan "abre tu puerta al censo" (ouvre ta porte au recensement) que je réalise que ce jour à été neutralisé pour que les gens restent chez eux pour pouvoir être recensés. Et c'est vrai que dans la rue, il n'y a que des recenseurs, des policiers, des militaires... et quelques touristes paumés...
Tout ca m'est confirmé lorsque je demande à l'un des recenseurs: les commerces ont l'obligation de rester fermés jusqu'à 18h!... Le recensement a lieu tous les dix ans et il faut justement que ca tombe sur mes congés, grrrr... Bon, une journée pour rien!

Du coup j'ai tout mon temps: apres etre passé devant l'église Eiffel, petite montée au Morro, la grande falaise qui surplombe la ville et l'océan, et qui fut le lieu d'une bataille féroce entre Chiliens et Boliviens. Monuments commémoratifs, canons et drapeaux. Une vue panoramique sur la ville aussi, qui permet de bien localiser les arbres "dangereux" aux taches blanches juste dessous.
Je decide d'aller lezarder sur la plage nord.


Oui, on l'a compris, aujourd'hui c'est le recensement!!...
Plage quasiment déserte, mais il y fait bon. L'eau par contre est bien froide (juste les pieds!). La plage est envahie d'oiseaux de mer, mouettes, pélicans. Là aussi il faut surfer entre les petites taches de guano! A proximite, une énorme zone ou s'entassent de vieux bateaux.
Reste de l'après-midi passée à recuperer le sommeil de la nuit, et à grignotter les restes de gateaux que j'avais dans le sac (heureusement!).
Retour vers 18h au centre ville: les magasins ouvrent lentement et les gens sortent. Je pars à la recherche d'un tour vers l'Altiplano, mais pas facile, en ce jour ferié, peu de gens ont reservé: il faudra attendre le lendemain pour trouver quelque chose.
Du coup je me venge sur le demi-poulet-frites-jus à 1900 $ch. Nuit passée au residencial Tiwanaku, residencial simple et avec les caniches blancs comme sur le guide (3000 $ch).

Ca, c'est des arbres à cormorants roteurs (Cormoranus rotatis...non c't'une blague).
Comme on le voit sur ces pauvres eucalyptus, l'abus de guano nuit gravement à la santé...

Une foule compacte se presse sur la plage...

Une vue de la plage, avec le Morro au loin, symbole de la ville.