Iquique - Antofagasta

 

Le lendemain, vu qu'il me reste encore deux jours, je décide de descendre à Iquique, situe à environ 5 heures de bus. Voyage de jour, ou l'on traverse des terrains désertiques à perte de vue. Arrêt à un poste de contrôle: tout le monde descend et sort les bagages... je fais à l'imitation; c'est un controle sanitaire pour verifier que l'on ne descend pas de fruits qui pourraient contenir la fameuse mouche du fruit. Ceci dit, mes deux pommes achetées le matin passent "clandestinement" sans problème.
Un autre détail plutot insolite: sous le préau même du contrôle sanitaire, un petit stand vend des patisseries, avec une nuée de mouches par dessus... à moins que ca ne soit leur technique pour faire sortir les mouches des sacs?...
Le trajet prends une heure de plus entre autre à cause d'une crevaison. Arrivée tandis que le soleil se couche à Iquique, ville coincée entre l'océan et une immense dune.
Achat d'empanadas, puis nuit passée à l'hotel Cuneo, un peu viellot mais propre, tranquille et accueil chaleureux. Soirée passée à essayer de trouver une émission interessante à la télé chilienne, en vain!
Parlons-en: 6 ou 7 chaines, aussi pauvres les unes que les autres. Entre feuilletons chiliens "cebolla" (="oignon"... parce que ca fait pleurer) et emissions entrecoupées tous les quarts d'heures de cinq minutes de Pub... Le BigDil, en comparaison, c'est Bouillon de Culture!

Le petit déjeuner est pris à l'hotel (super confiture de figue de barbarie, enfin je crois), puis je vais au musée.
Il est situé dans la même avenue (Avenida Baquedano), dont toutes les vielles maisons sont en bois, chose très rare ici vu le peu de forets. En fait, ces importations de bois viennent du commerce du cuivre: les bateaux chargés de cuivre à destination des USA revenaient vers l'Amerique du Sud avec des cargaison de bois de l'Oregon, afin de rentabiliser le voyage. Tout ca donne de superbes edifices au charme un peu insolite ici.

Le musée municipal est situé dans l'un de ces édifices. Il est à voir car il retrace l'histoire de la région, depuis les premiers habitants chasseurs et pécheurs jusqu'au temps de l'exploitation du salpêtre, au début du XXème siècle. On peut donc y voir des momies inca (comme dans "les 7 boules de cristal", brrr...), et aussi des objets issus des mines de "salitre".

Ci-dessus un pot de salpetre issu d'une exploitation nommée "Oficina Pirineos", insolite içi...

La chose la plus curieuse est toute la serie de "monnaies" en vigueur dans les différentes mines: en fait, chaque exploitation payait ses ouvriers à l'aide de ces jetons, valables bien sur uniquement au sein du magasin de la mine...
Les exploitations ont cessé peu après la mise au point d'une méthode chimique d'élaboration du salpêtre. Sur la place centrale d'Iquique on ne peut pas manquer la grande tour-horloge, blanc éclatant, datant de l'époque bolivienne.
Aujourd'hui aussi, je décide de retourner à Antofagasta en bus de jour. Liaison avec Tur-Bus en 6 heures environ. Le bus est à moitié vide et vraiment plus confortable que celui d'hier.
Par contre, la traversée a encore lieu en pleine tempête: je me retape le film et voit à nouveau périr ce pauvre Clooney et son équipage (mais sans le son cette fois-ci, qui apparament ne fonctionne pas).
La route est quasi exclusivement cotière, coincée entre l'océan et de hautes collines, et il faut bien reconnaitre que le paysage est assez monotone.
De temps à autre, un tout petit village de pécheurs et sinon, de la côte sauvage à perte de vue. On arrive à Mejiliones (de l'autre côté de la péninsule d'Antofagasta) alors que le Soleil s'apprete à plonger dans le Pacifique.
Antofagasta peu après, je vais au residencial Astor: pas terrible terrible... mais bon, c'est juste pour dormir et récupérer la fatigue avant de remonter à l'observatoire demain...