Retour vers San Pedro

22 Mai 2002


Un fourneau à souffre avec deux forneaux géants à l'arrière.
Lever vers 7h pour profiter du lever de soleil; superbes couleurs; je vais faire des photos au reflex, au bord de la lagune en compagnie d'un brave chien qui prend un malin plaisir à s'interposer entre l'appareil et le paysage photographié (il m'a semblé le voir sourire).
Retour au refuge; au vu de leur position horizontale prolongée, on en conclue que les anglais ont renoncé au Licancabur.
Attente du bus qui arrive vers 11h, puis départ et passage de la frontiere bolivienne.
Au moment de rejoindre la route bitumée, un touriste qui apparament connait la chanson nous dit que le guide va faire sa blague habituelle... effectivement quand on quitte la piste celui-ci lance d'un air satisfait: "la ci-vi-li-sa-cion!!"... aussitot suivi par des exclamations de soulagement de la moitié du bus... comme si on avait été aux prises avec des antropoghages pendant 10 mois...

La petite douane bolivienne

Un campement en face du volcan Juriques
Descente vers San Pedro. On s'arete à la douane où des douaniers chiliens (je devrais dire chi....) commencent les verifications d'usage: d'abord on trempe les godasses dans un bac (anti-fievre aphteuse) puis c'est la vérification des sacs à la recherche de fruits ou de feuilles de coca.
Comme il ne trouve rien d'illicite, mon douanier s'en reporte sur mon guide du routard qu'il parcours feuille à feuille, examinant les tickets de bus qui me servent de marque-page. Puis il tombe sur une petite fleur pressée (ça m'apprendra à m'interesser à la flore :-) et, me demande d'un air suspicieux "Que es eso?"... je lui répond de mon air le plus didactique "Eso es una flor".
Mon voisin Christophe tente lui d'expliquer ce que sont ces cristaux blancs cachés dans une enveloppe de tissu (il s'agit de silica gel pour son équipement photo).
Devant mon air hilare à ce spectacle (difficile de se retenir...), mon douanier redouble de vigilance et scrute tous mes papiers d'identité, devises, timbres dans mon portefeuille. Quels pauvres types ces gars là...
Il me relache enfin et dans le bus je peux savourer les mandarines que j'avais dans les poches et que le douanier n'a pas eu le flair de trouver (pourtant on ne sentait que ça).

La petite église de San Pedro
Arrivée à San Pedro où l'on va à l'hotel Corvatch. Douche (ca fait du bien!) puis empanadas géantes au Café Export.
Je vais voir le Musée Le Paige qui décrit la culture locale depuis les premiers indiens jusqu'à l'invasion espagnole. Le soir, petite bière au resto Adobe en discutant avec Christophe; le feu au milieu du patio, est bien agréable. Il y a aussi bien moins de monde à cette saison qu'au mois de Mars.
Le lendemain, retour en cours de journée vers Antofagasta. Les paysages traversés durant ces quelques jours ont été les plus exotiques que j'ai jamais vus.
On aurait envie d'y passer toujours plus de temps avec son propre véhicule pour découvrir tous les recoins, gravir les volcans, bref avoir une véritable sensation de liberté.