Pour les astronomes amateurs (et autres) curieux, voici quelques informations personnelles sur ma pratique de l'astronomie. Comme pour beaucoup d'amateurs ma passion pour l'astronomie est née lorsque mon regard à un jour croisé l'image de saturne dans un petit instrument, en l'occurence il s'agissait d'une longue-vue “de table” de 50 mm de diamètre avec occulaire zoom grossissant une cinquantaine de fois. C'était une nuit dégagée d'Août 1991, j'ai pointé avec la longue-vue, posée sur la table de mon bureau face à la fenêtre grande ouverte de ma chambre, ce point lumineux sous la Lune qui d'après l'article de Science & Vie devait être saturne. Quand j'ai distingué les anneaux de la planète j'ai pris mon dictionnaire pour voir à quelle distance elle se trouvait : plus d'un milliard de kilomètres! Depuis je me suis pris à ce jeu qui consiste à repousser toujours plus loin la limite jusqu'où peut porter mon regard .... c'est ma définition de l'astronomie amateur.
Ce n'est qu'en 1995 que je me suis
vraiment investi dans l'observation proprement dite en achetant une
lunette de 60 mm dans un supermarché. L'instrument, bon
marché, à très vite montré ses limites
mais à confirmé ma passion pour l'observation du ciel.
Il m'a donné mes premières émotions : la
découverte de M42 (cette vulgaire tâche floue qu'on nome
la plus belle nébuleuse de l'hémisphère nord!!)
, jupiter, M31, puis ma première comète Yakutake...
J'ai alors passé la vitesse supérieure, en 1996, en
achetant un classique Newton 115/900 sur monture Allemande, qui m'a
permis de découvrir la plupart des objets célestes du
catalogue Messier. Transportable, robuste et déjà d'un
bon diamètre les nuits d'observations et de découvertes se
sont rapidement accumulées, mais surtout j'ai pu commencer la
photographie du ciel grâce à un boitier Olympus (un OM1
:-) acheté d'occasion. C'était l'année de
Hale-Bopp...
Enfin depuis 1998 j'ai acheté un Schmidt-Cassegrain de
200mm sur monture à fourche motorisée (un MEADE LX50).
Polyvalent il me permet d'observer aussi bien le ciel profond que les
planètes ou les comètes. Pour ces dernières je
préfère souvent utiliser mes jumelles 11x70 (PARALUX).
En plus de la photo je pratique assidument le dessin (vous en
trouverez quelques uns sur ce site)
J'observe depuis le nord de la Bretagne. J'habite à une
dizaine de kilomètres au sud de Lannion (17 000h) dont les
lumières me gènent peu. La ville se trouve encaissée
dans la vallée du Léguer ce qui limite la taille du
halo lumineux, pour preuve j'ai pu observer deux aurores boréales
depuis mon jardin. Mon horizon sud est dégagé
et de très bonne qualité en effet il n'y a pas
d'agglomération notable dans cette direction jusqu'aux Monts
d'Arrée à 25 kilomètres au sud. Les villes de
Morlaix (25 km à l'ouest) et Guingamp (30 km à l'est)
ne produisent aucune gêne pour l'observation. La seule ombre
(ou lumière plutot :-) au tableau vient du village de
Ploumilliau ( 2 km à l'ouest), pourtant peu éclairé,
il m'occasionne une petite gène à cause du clocher de
l'église illuminé par plusieurs projecteurs toute la
nuit ...