Eclipse de Soleil du 29 mars 2006 : souvenirs de grands moments (2)
Philippe Morel
Mission SAF au Niger : autour de l'éclipse en images
Une première mission accomplie
Société Astronomique de France,
Tout s'annonce désormais sous de bons augures car le plus dur est fait : arriver sur un site compatible avec l'observation de l'éclipse dans de bonnes conditions. Il ne fait cependant pas bien chaud sous un ciel étoilé à la transparence inégalée et un bon feu de bois est le bienvenu !
Un grand merci à Bakri et à son équipe de nous avoir emmenés jusque là même si nous y arrivons sans ravitaillement puisque notre camion d'intendance à fait fausse route à un moment où il était dépourvu de tout moyen de télécommunication.
Donc, un grand merci aussi à Bastien Confino, responsable du groupe suisse à proximité duquel nous nous installons de nous avoir ravitaillés pour cette nuit mémorable.
Reste à monter et mettre en station les instruments ; opération peu aisée en l'absence d'éclairage en abondance qui, pour certains, prend plusieurs heures.
Coup de théâtre en pleine nuit
Brutalement, vers 2 h 30 min, et en quelques minutes, le ciel se couvre entièrement d'une épaisse chape de brume, interdisant rapidement les dernières mises au point. Premiers nuages depuis le début du séjour, leur arrivée subite anéantit instantanément l'optimisme jusqu'alors de mise. La nuit ne se termine pas vraiment dans la joie.
Pas un souffle de vent mais des signes encourageants : le ciel est bleu au zénith et le Soleil perce peu à peu la couche de brouillard. Nos guides, tout comme notre Monsieur Météo national, René Verseau, sont formels : il s'agit d'une simple brume matinale qui va se dissiper avec l'échauffement de l'atmosphère.
Observateurs à pied d'oeuvre
Neuf coéquipiers et pas moins de sept instruments, pas tous d'égale importance, et le grand privilège d'avoir pu répartir le surpoids des plus gros équipements dans les bagages des moins chargés.
Jean Paul Guittard se prépare à enregistrer l'éclipse au moyen d'un camescope placé sur un équatorial planchette motorisé.
René Verseau vise la basse couronne au moyen d'un équatorial planchette motorisé portant un objectif MTO 1000 de 1000 mm de focale placé devant un boîtier argentique Olympus OM1.
Philippe Morel utilise deux optiques montées en parallèle sur une monture équatoriale motorisée, l'une dédiée à la prise de vue des phases partielles en lumière H alpha au moyen d'une webcam noir et blanc,la seconde étant réservée à la prise de vue en lumière blanche des phases partielles comme de la totalité.
L'éclipse peut commencer !
Nos guides durant l'éclipse
Les images de Philippe Morel
Les images de Michel Quinquis
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