Eclipse totale du 29 mars 2006 au Niger

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Juliette Brémond,
Société Astronomique de Lyon.

Une semaine seulement est prévue pour ce voyage. C'est court, très court pour traverser le Ténéré, mais parmi ceux qui travaillent certains n'ont plus de vacances, d'autres viennent de très loin. Il faut faire avec et on le fera. On le fera grâce à " Expéditions Ténéré voyage" et son chef Bakri Haballa.

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C'est le Niger qui s'offre à nos regards, © : Alain Duflos

Tout le monde est déjà à Paris le vendredi soir 24 mars, le départ étant prévu à 4 heures le matin du samedi 25. Après 4 heures 55 de vol au-dessus de l'Espagne et du Sahara algérien, c'est le Niger qui s'offre à nos regards.

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Vers 15 heures tout est prêt et on peut prendre le grand départ, © : Alain Duflos

Premiers pas sur le sol d'Agadez où Bakri et ses 4x4 nous attendent. Le soleil est là bien évidemment. Il fait chaud mais pas trop. Une collation agréable et rapide, distribution de chèches, tandis que les préparatifs du raid vont bon train. Vers 15 heures tout est prêt et on peut prendre le grand départ.

Les 4x4 se suivent tout d'abord sur la petite route goudronnée qui file vers Zinder. Petit problème avec la police qui semble vouloir " rançonner " notre organisateur Discussion forte et animée puis tout finit bien . On ne suivra cette route que peu de temps avant de bifurquer à gauche dans le sable et là, le vrai désert commence.

Petit village de huttes, tentes de toile au bord de la piste où l'on peut acheter un peu du nécessaire, puis on quitte la piste lorsque les premières dunes sont en vue. Dunes que les voitures franchissent allègrement pour le grand bonheur des passagers pour qui c'est le baptême du sable.

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Et voici le premier campement à la belle étoile, © : Alain Duflos

Le camion qui nous suit apporte les matelas et la nourriture. Chacun choisit son emplacement, installe son matelas, prépare son duvet. Tandis que les cuisiniers s'activent nous avons tout le temps pour une première promenade dans le sable. Pour certains c'est l'escalade d'une falaise qui domine la plaine, pour d'autres les premiers pas dans le sable, à l'assaut de la dune.

Pour cette première nuit pourtant si belle et si étoilée, la fatigue de cette longue journée ne nous permettra pas d'installer pas notre télescope. Cependant, dès le repas pris, nous consacrerons tous un peu de temps à chercher et à reconnaître les constellations. Le sommeil bienfaisant nous gagnera bien vite.

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Premier réveil dans le désert, premier émerveillement au soleil levant, © : Michel Quinquis, SAF/Obs. Mont Soleil

Premier réveil dans le désert, premier émerveillement au soleil levant. Café chaud, petits pains, confiture, nous restaurent et la troupe s'ébranle, toujours hors piste et il en sera ainsi jusqu'au bout.

Quelques voitures vont trop vite, il nous faut les retrouver. Courte visite aux gravures rupestres de la falaise de Tiguidit et rendez-vous au puits d'Oufagadou, en direction de l'Arbre du Ténéré que nous n'atteindrons pas ce soir. Il fait déjà presque nuit lorsque nous nous arrêtons, en avant d'une zone de petites touffes d'arbustes et hautes herbes sèches, près desquelles il ne nous est pas conseillé de dormir car elles sont sensées servir de refuge aux serpents et lézards. Les " lits " seront donc placés un peu en avant.

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le ciel est somptueux de clarté et de luminosité, © : Philippe Morel, SAF

Pour cette deuxième nuit dans le désert, le ciel est somptueux de clarté et de luminosité. Nous, habitués à la pollution lumineuse de nos régions, nous n'en croyons pas nos yeux . Le télescope est bien vite installé.

Nous sommes encore dans l'hémisphère nord, cependant la plupart des constellations de l'hémisphère sud sont visibles . Basse sur l'horizon sud nous découvrons la Croix du Sud. Pour certains d'entre nous c'est une grande première. Oméga du Centaure brille de tous ses feux. La constellation si brillante de la Carène nous éblouit. On peut même admirer la Boite à Bijoux tout près de la Croix du Sud.

En début de nuit la Voix Lactée est claire et belle, comme nous la voyons dans notre hémisphère dans les meilleures conditions, mais dans la deuxième moitié de la nuit, c'est un éblouissement tel que certains pensent qu'il s'agit là d'une bande de nuages blancs traversant le ciel. Il faut des jumelles pour se rendre compte que ce que l'on prend pour des nuages, ne sont que des dizaines de milliers d'étoiles, très serrées, formant la tranche de notre galaxie. Une merveille.

Le clou de cette deuxième partie de nuit est la constellation du Scorpion, qu'on découvre ici en entier, haute sur l'horizon et tout à côté les nombreuses et splendides nébuleuses et galaxies du Sagittaire.

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au son de la guitare d'Assadeck qui joue admirablement, © : Alain Duflos

Durant cette inoubliable soirée, nous partageons notre temps entre l'observation du ciel et la visite autour du feu où les cuisiniers préparent le thé que l'on déguste au son de la guitare d'Assadeck qui joue admirablement.

Le réveil se fait dans la bonne humeur. Le temps de déjeuner et de ranger la campement, un petit vent d'est se lève, entraînant vers nous de petits ruisseaux de sable. Un peu inquiétant !

Départ en direction de l'Arbre du Ténéré, qui d'ailleurs n'est plus un arbre mais un simple pylône depuis qu'un camion libyen, il y a une vingtaine d'années a arraché le splendide acacia radiana qui avait grandi là et qu'on n'a jamais pu remplacer.

Plus la matinée avance, plus le vent de sable augmente. Cela n'empêche pas Bakri de nous conduire tout droit face à l'Arbre, malgré le manque certain de visibilité.

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Petit arrêt pour les photos, © : Alain Duflos

Petit arrêt pour les photos et le regroupement des voitures. Le vent jette le sable, le désert est blanc de poussière de sable, le ciel est blanchâtre mais il, faut partir en direction de Fachi que nous n'atteindrons pas avant la nuit.

Rencontre avec une voiture contenant 2 passagères et leur chauffeur, complètement égarés, sans téléphone, sans nourriture et presque sans eau, pour lesquels nous faisons figure de sauveur. La voiture se joindra à notre groupe jusqu'au bout.

Vers le soir le vent tombe pour finalement disparaître complètement lorsque nous installerons le camp au pied d'un cordon de dunes, dans l'abri d'une barcane en formation.

Nous installons le télescope. La nuit sera encore magnifique, peut-être un peu moins lumineuse que celle d'hier. Deviendrions-nous difficiles ?

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Court contrôle de police à l'entrée de l'oasis lors de notre arrivée, © : Alain Duflos

Après le départ, vers 7 h 30 le temps reste beau un moment puis les ruisseaux de sable se dirigent à nouveau vers nous, plus serrés à mesure que le vent se lève. Nouveau vent de sable qui ne se calmera qu'à la mi-journée. Les falaises de Fachi sont enfin en vue. Court contrôle de police à l'entrée de l'oasis lors de notre arrivée . Nous pouvons enfin prendre un peu de repos et nous restaurer à l'ombre d'un immense acacia sous lequel il nous faut tout d'abord balayer les longues épines.

Repas suivi d'une lente mise en route. Problème avec le camion qui a perdu le tuyau nécessaire pour le transfert de carburant, du bidon de réserve, dans le réservoir des voitures.

Tout le monde enfin s'ébranle. Le camion et un 4x4 doivent s'attendre et ne pas se perdre de vue Consigne qui, on le verra plus tard, ne sera pas suivie.

Plusieurs cordons de dunes sont à franchir, occasionnant de nombreux ensablements. Les chauffeurs de même que tout le personnel touareg fait vraiment merveille, courant de l'un à l'autre avec les plaques de désensablage et ce, sous un soleil de feu.

Nous rencontrons les voitures d'autres agences encore plus en difficultés que les nôtres dans ce sable mou de l'après-midi, où la valeur du chauffeur est primordiale.

Une de nos voitures tombe en panne d'embrayage et nous devons laisser le mécanicien et un chauffeur pour effectuer, dans le sable, le changement de disque d'embrayage. On a peine à y croire et pourtant ce fut fait et au retour, nous retrouvâmes chauffeur et voiture à Fachi, les deux en parfait état.

Une autre voiture tombe en passe de boite à vitesse : réparation dans le sable.

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Une troisième casse une lame maîtresse de suspension, © : Alain Duflos

Une troisième casse une lame maîtresse de suspension. Qu'à cela ne tienne : un morceau de branche d'acacia et une sangle feront l'affaire et le 4x4 finira sans problème le reste du voyage.

Dès qu'une voiture manque à l'appel, celle conduite par Bakri part en arrière à sa recherche et à son aide.

Le clou sera remporté par la voiture pick up conduite de main de maître par Abdallah qui, malgré le pont 4x4 cassé dès le départ fera, sans trop d'ensablement, la traversée aller/retour du Ténéré. Quel conducteur !

Le soleil commence à baisser et toujours pas de camion en vue. Nous suivons longtemps ses traces avant de les perdre et de renoncer à la poursuite.

Nous attendons un moment avant de décider de continuer vers le campement des Suisses (affrétés aussi par Bakri) qui disposent de vivres qui nous feraient défaut sans notre camion. Il faut pour cela rouler de nuit. Une expérience nouvelle pour nous tous.

Nous avançons entre deux cordons de dunes, sur une surface à peu près plane large et sans grandes difficultés. L'impression est cependant étrange. Les phares n'éclairent que l'avant et nous avons l'impression de rouler sur voie assez étroite avec des bas-côtés tout proches à droite et à gauche (et pourquoi pas des arbres ! l'illusion va parfois jusque là), alors que l'espace où nous roulons permettrait à 6 ou 7 voitures de front, de rouler sans aucun problème.

Nous ne mettrons pas très longtemps avant d'arriver à proximité du campement des Suisses et là, le problème de la nourriture sera résolu pour ce soir. Nous n'aurons pas de matelas mais le sable fera l'affaire.

Toute la journée, le Chef de l'expédition de la SAF, vrai professionnel lui, fait et refait ses calculs de façon à nous trouver, au moment de l'éclipse, juste à l'endroit précis où la durée de l'éclipse sera la plus longue. Ce fut l'angoisse du jour qui accentuait la pression. Mais n'étions nous pas venus ici pour cela ?

Nous n'avons plus le temps d'avancer et nous nous préparons à rester au sud de ce cordon de dunes jusqu'au lendemain matin, jour fatidique de l'éclipse. L'emplacement est bon, rien ne nous empêchera de jouir du spectacle. C'est sous une nuit très étoilée que nous nous endormons tous, confiants.

Vers 3 h 30 du matin nous sommes quelques uns à nous réveiller et à ouvrir les yeux pensant contempler, comme chaque nuit entre 2 sommeils, la voûte étoilée et le Scorpion au-dessus de nous et, horreur… nous avons peine à le croire, pas une étoile ! Juste un ciel sombre, noir, qui nous recouvre tel un couvercle effrayant. Que dire, que faire ! c'est le désespoir total. Venir de si loin, avoir franchi tous ces obstacles et ne pas voir l'éclipse ! on n'ose même pas y penser !

Plusieurs se lèvent, questionnent, mais que faire sinon attendre.

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Peu à peu le ciel s'éclaircit, © : Alain Duflos

Peu à peu le ciel s'éclaircit mais toujours pas une étoile. Le noir qui nous recouvre pâlit et vers 7 h 30, sans que l'on devine à l'est le levant qui nous émerveillait les jours précédents, le ciel au zénith semble bleuir en même temps que l'espoir renaît. Puis, très vite, tout s'éclaire, le soleil apparaît et le bonheur avec.

Bakri à qui nous faisons part des craintes que nous venons de vivre, nous explique qu'il s'est agi là d'un phénomène courant à la suite d'un vent de sable. L'air chaud qui s'élève du sol entraîne avec lui les fines particules de sable et forme ce couvercle qui se dissout avec le jour.

Petit déjeuner dans la bonne humeur. Le camion n'est toujours pas là mais qu'importe, tout le monde se prépare pour le spectacle. Qui avec un ordinateur, qui avec des appareils photos, des jumelles ou de simples lunettes et lorsque vers 9 h 15 on entend " premier contact " tout le monde est prêt à l'emplacement choisi par chaque groupe.

La lune poursuit son avancée et grignote peu à peu notre soleil. Tous les yeux, protégés sont braqués. Le disque devient noir et seuls apparaissent les grains de Baily, puis le diamant et, d'un seul coup la couronne solaire semble exploser.

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Fabuleux, féérique ! © : Philippe Morel, SAF

On peut quitter les verres protecteurs. Fabuleux, féérique ! les mots manquent pour décrire ce Soleil noir entouré de sa couronne brillante. Même ceux qui ont déjà eu la chance de vivre cet instant, ressentent ce bonheur inouï, intense. On voudrait que cela dure, dure, mais on sait bien que ce pur bonheur finira vite. 4 minutes c'est vite passé ! mais quelles minutes ! On reste pétrifié .

Lorsqu'un fin filet de lumière solaire réapparaît, c'est l'explosion de joie. On applaudit, on s'embrasse, on pleure. C'est l'émotion totale, incontrôlable. On l'a vu le soleil noir !

Puis peu à peu, la lune s'éloigne et le soleil réapparaît. On continue de photographier mais l'enthousiasme est retombé et dès le dernier contact, on range un peu tristement tout le matériel. La prochaine éclipse, à laquelle on pense immanquablement aura lieu loin, très loin.

Pieds nus dans le sable chaud, on escalade la dune proche et on se photographie.

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Et le camion n'est toujours pas là. © : Alain Duflos

Et le camion n'est toujours pas là. Bakri est parti à sa recherche. Du haut de la dune, nous le voyons au loin, près du camion ensablé. Ce n'est que vers le soir, peu avant Bilma, que nous nous retrouverons tous pour le bivouac.

Malgré la beauté de ce paysage de dunes du Ténéré, il faut songer à repartir. Agadez est loin, plus de 600 km. Nous sommes jeudi matin et l'avion part tôt le samedi matin.

En route pour Fachi ! Nouveau franchissement des cordons de dunes, nouveaux ensablements un peu moins nombreux. Nouvelle panne avec abandon d'une voiture avant Fachi que nous quittons vers le soir. Petit trajet nocturne assez impressionnant.

Nous nous endormons avec la promesse d'être réveillés à 4 heures du matin car la route est encore longue. Petit déjeuner et départ avant le lever du soleil.

Nous roulons, nous roulons, un vent de sable moyen se lève à nouveau et c'est dans sa blancheur opaque que nous retrouvons l'Arbre du Ténéré.

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le puits d'Oufagadou où nous nous retrouverons tous vers le soir, © : Alain Duflos

Le camion a encore disparu. Une dernière voiture est en panne et nous l'abandonnerons. 2 ULM nous survolent à la recherche de voitures égarées (pas les nôtres) mais il nous jettent un papier nous indiquant que notre camion a manqué le passage à l'arbre, mais roule néanmoins vers la prochaine étape, le puits d'Oufagadou où nous nous retrouverons tous vers le soir, les uns sans problèmes, les autres après beaucoup de péripéties.

La nuit tombe et il nous reste 170 km à parcourir, par une piste poussiéreuse, aux ornières profondes et irrégulières, avant d'arriver au dernier campement à 7 km d'Agadez.

Nous atteindrons ce campement à minuit moins 5 minutes. Des tentes touarègues nous attendent mais nous dormirons devant pour profiter de cette dernière nuit à la belle étoile.

Un méchoui a été préparé pour nous. 4 moutons bien dorés, avec le couscous cuit à l'intérieur, nous sont apportés et tous ceux qui ne sont pas complètement épuisés, se régalent. Les chauffeurs et cuisiniers se joignent à nous et, malgré la fatigue, nous passons de délicieux moments.

Infatigables ces chauffeurs qui en, 2 jours ont conduit, et dans quelles conditions, plus de 16 heures par jour. Au matin vient le moment de se séparer. La population, en grand apparat, avec les chameaux, les ânes, vient nous saluer ; mais il faut gagner l'aéroport.

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Dernier passage à Agadez. © : Michel Quinquis, SAF/Obs. Mont Soleil

Dernier passage à Agadez. La petite aérogare est envahie par près de mille personnes qui vont se répartir dans les 3 avions prévus. Une partie d'entre nous a la chance de faire partie du premier envol, les autres du second.

Agadez et son désert défilent sous nos yeux, puis c'est le Sahara algérien, la méditerranée, Marseille et Paris. Fini ce merveilleux voyage que nous n'oublierons jamais. Nous garderons tous dans les yeux et dans le coeur la lumière du Ténéré et la merveilleuse gentillesse de nos amis Touaregs qui nous ont accompagnés et entourés de leur amitié durant tout le séjour parmi eux.

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Tous, nous n'avons qu'une idée : revenir bientôt dans ce pays, si rude mais si beau et si attachant

Juliette et toute l'équipe de la SAL (Alain, Dominique, Jean, Pierre, Bernard, Raphaël, Claude et Florence, Christine et Gilbert, Odile et Jean, Suzanne, Anne-Marie et Herve, Agnès et Pascal).

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