Vers l'éclipse, avant et pendant l'éclipse



Philippe Morel
Société Astronomique de France,

De Hami jusque Weizixia, village placé sur la ligne de centralité de l'éclipse reste à parcourir environ 220 km au travers des montagnes du Karlik culminant à 4925m. Le radieux et chaud Soleil de Hami laisse rapidement la place à des nuages de plus en plus nombreux et épais. 

Dans les monts Karlik et à l'heure de la totalité la veille de l'éclipse, © : Philippe Morel, SAF

Des véhicules clairement identifiés ... et arrangés pour les besoins de la SAF, © : Raphaël Doumard

Ces nuages constituaient la grande inconnue de cette éclipse très sujette aux condensations nuageuses sur les sommêts et la fin d'après midi de la veille de l'éclipse n'a pas échappé à la règle. Rien n'était donc gagné.

Après quatre controles de police ... , © : Carla Doumard

... le précieux sésame pour entrer sur le site officiel d'observation, © : Philippe Morel, SAF

Comme partout mais plus encore ici qu'ailleurs, la police et l'armée chinoise étaient de la fête avec fouille de l'ensemble des bagages : de quoi mettre l'ensemble des participants de bonne humeur à environ une heure et demi de l'arrivée. 

Le Soleil se couche à  Weizixia, © : Philippe Morel, SAF

Le Soleil est déjà bien bas à l'arrivée à Yiwu et 20 km plus loin c'est l'arrivée au camp et aux sites officiels d'observation ... et pas question de s'installer ailleurs car les autorités veillent !  

Le camp de  Weizixia : de quoi héberger et ravitailler 15000 chasseurs d'éclipse, © : Alain Duflos et Philippe Morel, SAF

Tout le monde doit être concentré dans ce camp et nulle part ailleurs car la propagande a préparé une surprise pour le matin du lendemain. Tout est prévu ... sauf la possibilité d'accéder aux sites d'observation la nuit précédent l'éclipse pour y pointer les équatoriaux. A proximité des tentes il n'y a que des arbres rendant impossible toute installation de matériel d'obervation à proximité des tentes. dommage car cette nuit du 31 juillet au 1er août fut probablement la plus belle du voyage.

A défaut d'étoiles, Internet et les "stars" du moment, © : Alain Duflos, SAF

1er août  :  le jour J


Le jour se lève pour Nicole et le campement SAF, © : Alain Duflos, SAF

Vers les Monts Karlik le matin du 1er août, © : Katja Breda

Dès le matin de l'éclipse, les espoirs sont permis car le ciel est tout bleu. De plus, la fête se prépare car les autorités chinoises n'ont rien négligé pour en mettre plein la vue aux milliers de visiteurs venus de fort loin et rescapés des très nombreuses entraves policières à la circulation.

Un oasis astronomique pour une éclipse, © : Philippe Morel et Etienne Simian, SAF

A 1 km de la sortie du petit village de Weizixia apparaît un édifice étrange surmonté d'une coupole et entouré d'un jardin dédié au Soleil et aux planètes où tout est artificiel jusqu'au gazon. C'est le site des "VIP" pour l'éclipse ; sorte de Stonehenge des temps modernes mais probablement pas pour l'éternité car, à l'évidence, les préoccupations de Weizixia sont plus tournées vers les activités rurales que vers la diffusion de la culture scientifique.

On découvre l'astronomie, on se pèse sur les planètes et on prend l'heure au Soleil, © : Etienne Simian, SAF

© : Marie Claude Paskoff, SAF

Peu importe, il faut offrir du grand et du majestueux au visiteur qui doit garder de son passage une image de la grandeur de la République Populaire de Chine. Quant au devenir de cet oasis astronomique après l'éclipse, nul ne le sait mais aura t-il encore une vocation astronomique au terme de nombre de révolutions de notre planète autour de son étoile ?

On inaugure, © : Carla Doumard et Katja Breda

Aujourd'hui, c'est le grand jour car on inaugure ce complexe spécialement construit pour l'éclipse. Accéder à ce site d'exception n'est pas donné à tout le monde et, comme dans les avions, on craint les explosifs liquide et y entrer de l'eau est interdit ... ce qui permet de la vendre au prix fort à l'intérieur. 

Danses et danseuses, © : Marie Claude Paskoff, SAF

© : Katja breda et Etienne Simian, SAF

Musiques, danses, discours en Chinois se succèdent. Il s'agit aussi du site réservé aux mêmes VIP desquelles nous avons l'honneur de faire partie mais il y a un problème : la propagande est omniprésente tout autour de l'enclos et jusqu'à trois mètres de hauteur. Dommage car vers l'ouest et le nord, le panorama est magnifique et à travers cette clôture, impossible de voir arriver l'ombre. C'est donc décidé, nous quittons cet enclos pour la vraie nature à un kilomètre au nord et prenons ainsi possession, 6 heures avant le début de l'éclipse, d'un site d'observation idéalement placé.

Premières installations sur le site, © : Philippe Morel, SAF

Une route toute droite longue de plusieurs kilomètres à proximité immédiate, une bute de quelques mètres de hauteur dominant des dizaines de kilomètres de plaine jusqu'aux Monts Altaï placés à l'horizon : de quoi n'être gênés par aucun obstacle et surtout de quoi voir arriver l'ombre de très loin. 

... on résiste à la chaleur au Soleil, © : Jean Marie Coulondre, SAF


... ou à l'ombre, avec 40l d'eau aux pieds de Raja Weissler et d'Hélène Reyss, © : Marie Claude Paskoff, SAF

Six heures : rien de trop pour acheminer, monter, pointer et essayer une dernière fois les matériels les plus importants et pour ces observateurs, le déjeuner sera pour plus tard (le lendemain). La température, proche de 40°C est accablante et les rayons du Soleil très perçants et malgré la mise à disposition de grosses réserves d'eau, la perspective de résister plusieurs heures à cette épreuve en rebute plus d'un. 

... pendant que d'autres trouvent un coin d'ombre, © : Marie Claude Paskoff, SAF

... ou terminent leur sieste.

L'après midi est donc très occupée pour les uns et pour d'autres, priorité à la sieste car juste après l'éclipse il y a au programme 800 km de nuit sur route défoncée. Sur le site, le rayonnement solaire est à son maximun : un Soleil bien plus agressif que dans le désert du Ténéré en mars 2006.


En arrivant sur le site, © : Etienne Simian, SAF

... "baroudeurs" et "conforts" se retrouvent, © : Jean Marie Coulondre, SAF

Il est 16 heures et peu à peu l'ensemble des chasseurs d'éclipse se rassemble sur le site. Ce sera le seul moment du voyage où "baroudeurs" et une partie des "conforts" seront réunis face à un ciel quelque peu encombré de nuages de beau temps. La région ayant été exceptionnellement arrosée durant de nombreux jours avant l'éclipse, le ciel enfin dégagé est d'une pureté extraordinaire mais l'humidité s'évapore et constitue des cumulus de beau temps puis des cumulo-nimbus bloqués sur les reliefs environnants à mesure de l'échauffement de l'atmosphère. Le phénomène est à son maximum d'intensité une heure avant le début de l'éclipse puis peu à peu les nuages se "dégonflent" mais rien n'est gagné car la totalité va se produire à seulement 19° de hauteur au dessus de l'horizon nord-ouest.

Il faudra jouer entre les nuages, © : Marie Claude Paskoff, SAF

A cette hauteur, même les couvertures nuageuses très partielles présentent un risque du fait de l'effet de perspective et cette éclipse n'échappera pas à la règle.

Anne Marie Brandin et bernard Urbain, © : Monique Charbonnier

Olivier Galy, © : Marie Claude Paskoff, SAF

Robert Grasset et Brigitte Stephanus, © : Katja Breda

Raphaël Doumard, © : Monique Charbonnier

Alain Duflos et Philippe Morel, © : Marie Claude Paskoff, SAF

Philippe Strock, Pierre Strock et Serge Vieillard, © : Marie Claude Paskoff, SAF

Tous les observateurs et instruments sont prêts, de la passoire d'Anne Marie Brandin et Bernard Urbain aux télescopes de 250 mm de Pierre Strock et Serge Vieillard. Il est 18h 09m 06s en heure locale (UT + 7h) et l'éclipse commence.

Les images de Robert Grasset : cliquer ici

Progressivement, la silhouette de la Lune glisse sur le disque du Soleil mais les nuages ne sont jamais loins. En lumière blanche, aucune tache n'est visible, faisant du Soleil un disque blanc parfaitement uniforme. En lumière H alpha, aucune plage faculaire mais des petites protubérances de quelques milliers de kilomètres de hauteur. Une seule sort du lot avec une hauteur de l'ordre de 20000 km. 

© : Katja breda


© : Etienne Simian, SAF

Passoires et sténopés sont en pleine action et chaque éclairicie donne l'occasion de réaliser des compositions faites d'une multitude d'éclipses. Plus le temps passe et moins les éclaircies sont nombreuses ; conséquence logique de l'effet de perspective.

Guillaume, notre guide Ouighour, en pleine séance photo, © : Etienne Simian, SAF

Aux astrophotographes d'un jour, tous les moyens sont bons pour garder un souvenir de ces rares instants et la faible hauteur du Soleil offre de multiples possibilités. 


© : Etienne Simian, SAF

La tension monte au fil des minutes et atteint son paroxysme dix minutes avant la totalité. L'éclipse vient de disparaître derrière un nuage et le seul gros nuage présent dans le ciel gagne du terrain. Sur la butte, c'est la consternation, d'autant qu'à peu de distance c'est le grand ciel bleu.

Des groupes quittent le site et certains observateurs en font de même à pied, entamant une course folle en direction du ciel clair en emportant leurs longue vue et téléobjectifs.  


© : Alain Duflos, SAF

Effet du "vent de l'éclipse" ou de la chance, le mince filet de lumière solaire réapparaît une trentaine de secondes avant le début de la totalité, offrant à tous le plus beau des spectacles naturels.

Les images de Raphaël Doumard : cliquer ici

L'atmosphère est d'une extraordinaire pureté et dans les secondes précédent la disparition des derniers rayons de lumière la partie ouest et nord du ciel sont envahies par une énorme masse sombre arrivée à toute vitesse : l'ombre de la Lune arrive sur le site à près de 3000 km/h. La perle de diamant disparaît : il est 19h 07m 45s en heure locale et débute l'éclipse totale.

Les images de Philippe Morel : cliquer ici

Les images de Pierre Strock : cliquer ici

Apparaît une superbe couronne de minimum d'activité solaire avec ses fuseaux équatoriaux et ses plumes polaires, une teinte turquoise argentée et une surprise de taille : une couronne très étendue malgré la faible hauteur du phénomène. Pour tous, c'est l'émerveillement, pour beaucoup, l'instant est à la photographie mais pour un seul, place au dessin ...

Deux minutes de totalité pour un chef d'oeuvre, © : Serge Vieillard

En impression de passionnés, rien de mieux que ce compte rendu d'observation rédigé par Pierre Strock sur le forum Astrosurf http://www.astrosurf.com/ubb/Forum15/HTML/000940.html :

" Du haut de notre butte d'observation en plein désert de Gobi, à huit minutes de la totale : ça semblait perdu! Les nuages de chaleur au dessus des montagnes ne bougeaient pas et ne fondaient pas! Il y en avait de l'horizon à 25-30 degrés de l'horizon et le soleil était à 20°. La tension montait depuis le matin. Avec Serge, on sentait bien que l'on avait un boulet au pied. On ne pouvait pas bouger comme on le souhaitait. Ou plutôt on sentait que l'inertie du groupe et de l'encadrement chinois était au dessus de nos forces. Peut-être un mauvais feeling... après tout on avait déjà réussit à faire bouger de 500 mètres 8 heures plus tôt et de 100 mètres cinq heures plus tôt... Mais là on sentait qu'il fallait bouger de plusieurs kilomètres!

J'ai ordonné au fiston: "Tu prends les jumelles et tu laisses ton appareil photo! On y va!". Il n'a pas compris et tenait son appareil photo fermement. Il  fallut crier un poil, tout en verrouillant le cache du Strock-250 pour que personne ne se crame l'oeil en mon absence. J'ai coupé au couteau le tendeur qui sécurisait mon trépied photo comme on tranche l'amarre du radeau. Et je l'ai arraché du sol caillouteux pour prendre la course. J'ai eu l'impression que Serge et son épouse partaient aussi.

En courant, le fiston n'allait pas assez vite. Je me suis retourné pour l'interpeller et le motiver un peu. J'ai alors vu que Serge s'arrêtait vers le pied de la butte où nous étions installé. En réfléchissant rapidement, j'ai trouvé ça plus sage. On ne dessine pas avec le souffle coupé! Mais pour moi il restait une bonne probabilité que le nuage ne se dissolve pas dans les 6 minutes restantes. Attendre passivement que ça se passe est pour moi comme de regarder la télé ou d'écouter radio Paris: impensable quand on peut encore bouger !

Je voyais toujours la zone hors nuage devant nous et la zone sous nuage immobile au dessus de notre butte d'observation.

Nous avons rejoint la route à 5 minute. La course était plus aisée. Peu de monde courrait. C'était assez en accord avec mes impressions de la journée : Beaucoup de ClubMed grandes gueules, pas mal de nus-pieds dorés minaudant devant les caméras chinoises, peu d'astronomes souhaitant fermement voir l'éclipse et capables de bouger pour ça... Il est certain que certains astronomes étaient tout à fait raisonnables, mais ils étaient coincés par leur matériel lourd ! Par exemple toute la délégation de la Royal Astro chose de Calgary (Canada) à pris le bus une heure avant la totale pour se repositionner au mieux...

La lumière fondait à vu d'oeil. Comme sous un ciel d'averse, le plafond virait au bleu de Sèvre! Par contraste les zones éclairées étaient d'un jaune chaud comme éclairées par un reflet de soleil sur de l'or. Les zones à l'ombre du nuage étaient bleutées comme le ciel. Contraste des couleurs et des intensités!

En me retournant pour appeler le fiston à la course, la zone éclairée semblait maintenant devoir gagner la butte. La zone éclairée semblait fuir devant nous. Angoisse! Coup d'oeil sur la montre: Plus le temps de revenir sur la butte. Fuite en avant imposée, jusqu'au bout des poumons! Reprise de la course avec le fils.

Arrivée sur la zone éclairée, la pénombre brouille la faculté de bien discerner l'éclairage du sol. Coup d'oeil au soleil et au nuage en plissant les yeux, il semble que le déplacement du nuage change de sens. Coup d'oeil à la montre: une minute. Tous ceux qui étaient ici courent devant assez loin. Allez on repart, mais en arrière de 100 mètres. Un rare coureur fait de même.

Stop: Regarde fiston, c'est dans trente secondes maintenant! Non! Pas encore les jumelles! Je me retourne et scrute le sol : Pas d'ombres volantes. J'ai à peine le temps d'analyser les dégradés de rose et d'orange de l'horizon. Je pose le trépied et prépare mes photos tout en commentant le moment pour le fiston... (Je ne détaille pas la suite: C'est un peu personnel et c'est un gros gros paquet d'émotions qui coincent dans la gorge...)

Bref, je l'ai vue avec mon fils! Bien vue! Le nuage c'est juste assez dissout pour dégager la vue sur toute la couronne. Je soupçonne que certains sur le site ont été gênés, au moins pendant une partie de la totalité, par le nuage. Mais l'enthousiasme, l'euphorie d'un petit bout d'éclipse permettent de tolérer ça. Sur la butte, tout était dégagé: Coup de pot insensé! Coup de dés plutôt! Sur un site plus au nord un autre groupe de français n'a rien vu...

Serge Vieillard au retour de sa course contre le nuage, © : Monique Charbonnier

En revenant sur la butte à pas lents, tout en fixant les images dans la tête: Plein de voitures et de bus partaient déjà... Deux minutes d'éclipse, c'est comme 2 minutes de certaines chanteuses : C'est long... trop long pour certains... A l'arrivée, pas de Serge ! Il fignolait encore son dessin avec ses derniers souvenirs, comme on savoure les dernières gouttes d'une gourde en plein soleil... Il est arrivé ensuite, heureux, un peu euphorique, le visage aussi rouge que son bob à cause de la journée au soleil... (après c'est intime et perso aussi...). Bien sympa son dessin : Tout frais! Juste montré dans l'entrebaillement du carton à dessin.

Serge m'a détaillé quelques points de son dessin, comme la petite étoile en bas à droite. Je ne l'avait pas sur mes photos et je ne l'ai toujours pas... Mais j'avais et j'ai toujours un superbe point diamétralement opposé. Si bien que je me suis un peu focalisé sur ce détail. J'ai demandé à Serge s'il était sur et certain de ne pas avoir inversé, accidentelement la position de l'étoile... Les photos de Philippe Morel confirment que l'étoile est du coté où Serge l'a dessiné et que mon point n'est sans doute qu'un point chaud... Ben, oui, il faisait très chaud! "

© : Pierre Strock

La galerie de paysages durant la totalité : cliquer ici

La nuit crépusculaire est très colorée, contrastée et asymétrique. Vers les Monts Karlik c'est la nuit presque noire et vers la frontière mongole il fait presque jour. Mercure et Vénus se détachent du spectacle de la totalité et dans la partie ouest de la cournne apparaît aux jumelles l'étoile Delta de la constellation du Cancer, de magnitude 3,9. Malgré ses deux trop courtes minutes et l'inclinaison marquée de la colonne d'ombre le paysage est très assombri.

Les images de Katja Breda : cliquer ici

Il est 19h 09m 46s en heure locale, instant du retour de l'aveuglante lumière de l'astre des jours et surtout un grand moment de liesse où chacun échange ses impressions. Aucun regret à avoir vis-à-vis de l'éclipse partielle de sortie car, de la même façon qu'il avait balayé les nuages durant la totalité, le vent de l'éclipse s'est endormi et environ 30 secondes après la fin de l'éclipse totale, les nuages sont revenus occuper pour un bon quart d'heure, le devant de la scène...

... raison de plus pour ne pas hésiter à lever un verre à l'éclipse, © : Jean Marie Coulondre

L'éclipse est maintenant à moins de 15° au dessus de l'horizon et la température devient enfin agréable. Même si les bulles sont chaudes, on les apprécieà la hauteur du coup de chance qui a guidé la visibilité de cette éclipse. Echange d'impressions, partage d'un grand moment de joie, autant d'opportunités propres à renforcer les liens déjà très forts unissant chacun des participants dans chaque groupe.

Les images d'Etienne Simian : cliquer ici

© : Monique Charbonnier


 
Les croissants de Soleil se faisant malheureusement très rares en cette fin d'éclipse seuls les plus acharnés parviendront à en obtenir quelques uns.


© : Etienne Simian, SAF

A défaut d'encore pouvoir l'observer facilement, nos guides et chauffeurs nous referons une éclipse à leur façon. L'éclipse s'achève à 20h 04m 14s locale mais le plus dur reste à venir car il faut démonter et ranger le matériel avec précision car à 21h c'est le départ pour 800 km de route et de piste, direction l'aéroport d'Urumchi pour un retour en milieu de journée à Tachkent.



Cette éclipse tant attendue et inespérée entre désormais au rang des merveilleux souvenirs et pour les transcrire tout avait été prévu par la poste chinoise mais le voyage n'est pas terminé même si son but principal est atteint. Comme au théâtre, le troisième acte, long de sept jours, peut débuter avec, au programme, deux cités symbole de la Route de la Soie : Samarkand et Boukhara et un retour vers les l'Ouzbékhistan et les steppes d'Asie Centrale.






Après l'éclipse
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