Eclipse de Soleil du 29 mars
2006 : visibilité en France, Niger, Libye, Egypte et Turquie

Le 4 décembre 2002 près du Limpopo
(frontière Afrique du sud-Zimbabwee),
© : Philippe Morel, SAF
Philippe Morel,
Société Astronomique de France
Dernière éclipse totale avant celle du 1er août
2008 qui sera partielle en France et dernière éclipse totale intéressant le continent africain avant la
perlée du 3 novembre 2013, l’éclipse du 29 mars ne doit être ratée sous aucun
prétexte et ces pages vous aideront à trouver le bon endroit pour vivre le
grand moment.
Généralités
sur l’éclipse du 29 mars 2006

Fig. 1 : carte générale de
l’éclipse du 29 mars 2006
Quatrième éclipse totale du XXIème
siècle, l’éclipse générale débute à 7h36,8m UT et l’éclipse centrale débute à
8h35,4m UT sur la partie la plus orientale du Brésil. L’ombre traverse l’océan
Atlantique avant d’aborder les côtes d’Afrique équatoriale au niveau du Ghana.
Sa course traverse ensuite le Togo , le Bénin et le
nord ouest du Nigeria pour atteindre le Niger qu’elle traversera sud sud-ouest au
nord-est avant de survoler le nord du
Tchad. L’éclipse atteindra son maximum à la frontière du Tchad et de la Libye.
Il sera alors 10h11,3m UT. L’ombre traverse ensuite la
Libye et croise la côte méditerranéenne à la frontière Libye-Egypte.
Après avoir traversé la mer Méditerranée, l’éclipse survole la Turquie avant de
se terminer en Asie du sud-est, à la frontière de la Sibérie et de la
Mongolie ; il sera alors 11h47,9m UT. La fin de
l’éclipse générale est attendue à 12h45,6m UT. La
durée maximale de la totalité sera de 4m 07s.
En France
Des
croissants à profusion

Fig. 2 : Représentation du
milieu de l’éclipse pour 23 villes de France métropolitaine. Pour chaque image,
la direction du zénith est en haut, © : Philippe Morel,
SAF
L’éclipse du 29 mars 2006 sera moins spectaculaire que
celle du 3 octobre 2005. Sa grandeur la plus importante sera de 0,531 à
Ajaccio, et la plus faible, de 0,264 à Quimper mais, survenant un peu plus tard
dans la matinée, elle débutera partout en France à plus de 30° de hauteur, ce
qui la rendra beaucoup plus propice que la précédente à la prise de vue en
lumière H alpha, particulièrement dans le cas de l’usage d’une double
filtration. Le sud est sera, à de nombreux points de vue le plus avantagé.
Vient ensuite le sud ouest. La grandeur maximale sera de 0,480 à Nice, 0,457 à
Marseille, 0,392 à Toulouse, 0,414 à Lyon, 0,338 à Paris, 0,326 à Lille, 0,290
à Saint Lô. Mieux vaut donc se trouver à l’est plutôt
qu’à l’ouest et au sud plutôt qu’au nord.

Fig. 3 : grandeur de l’éclipse
à sa phase partielle maximale pour l’ensemble du territoire français
La [Fig. 3] précise la grandeur maximale pour l’ensemble
du territoire national. Il s’agit de la grandeur géométrique correspondant au
pourcentage du diamètre solaire éclipsé, à différencier de la grandeur exprimée
en surface éclipsée.
Eclipse et hauteur sur l’horizon

Fig. 4 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon en France au voisinage du premier contact, © :
Philippe Morel, SAF
Le premier contact a lieu à 9h 43m 39s à Lille et à 9h 25m
45s à Ajaccio la [Fig. 2] a été établie pour 9h 39m UT. Les hauteurs indiquées
sur les [Fig. 2] à [Fig. 4] seront donc
approximatives pour les instants de l’éclipse selon l’endroit choisi.
A Ajaccio, l’éclipse débutera à un peu moins de 45° de
hauteur contre environ 40° pour Toulouse, Montpellier, Limoges et Lyon. Le
premier contact à Paris aura lieu à 36° de hauteur, soit 4) de plus qu’au
moment du milieu de la phase annulaire de l’éclipse du 3 octobre 2005 à Valence
et Alicante. La Normandie et la Bretagne seront les moins favorisées avec
environ 33° de hauteur.

Fig. 5 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon en France au voisinage du milieu de l’éclipse, © :
Philippe Morel, SAF
Du sud est au nord ouest, le Soleil va gagner de 5 à 7° de
hauteur entre le premier contact et le milieu de l’éclipse et partout, cette
hauteur sera supérieure ou égale à 39° avec un maximum de 49° pour Ajaccio et
un minimum d’environ 39° à Quimper et Cherbourg.

Fig. 6 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon en France au voisinage du dernier contact, © :
Philippe Morel, SAF
De 42° de hauteur à Lille et Cherbourg, jusque 51° à
Ajaccio : aucun problème de visibilité pour cette fin d’éclipse partielle
dont le tableau présenté ici résume les principaux éléments pour les 23 villes
représentées sur la [Fig. 2] :
(© : Philippe Morel, SAF)
P :
angle au pole,
h :
hauteur au dessus de l’horizon.
Eclipse
et couverture nuageuse

Fig. 7 : Pourcentage de
couverture nuageuse diurne en France basée sur des observations de 1982 à 2000
au moment de l’éclipse, © : Philippe Morel, SAF
Ce n’est une surprise pour personne, le pourtour
méditerranéen et la Corse seront les moins menacés avec une probabilité de voir
l’éclipse de l’ordre de 55%, soit, la même qu’en Turquie. La Haute Provence, le
sud ouest et les régions situées au sud de la Loire seront un peu moins avantagées avec 45% pour 35% au nord de la Loire. Le pire
est prévu sur les départements de l’Isère, de la Savoie et de la Haute Savoie
avec seulement environ 25% de chances de voir l’éclipse.
La partie « France » de
cette page va prochainement faire l’objet d’une parution dans l’excellente
revue
« Astrosurf Magazine »
Quel choix pour l’éclipse totale ?

Fig. 8 : couverture nuageuse
et aérosolisation moyennes pour le mois de mars,
© : Jay Anderson
Les meilleurs endroits pour voir l’éclipse totale
sont le nord du Niger et le sud de la
Libye avec environ 35% de couverture nuageuse moyenne dans la région de Bilma au Niger et 38% dans la région de Jalu
en Libye. Ce pourcentage définit la fraction de ciel couvert prévisible à
l’instant T, différente de la probabilité de voir l’éclipse au même instant T).
A mesure que l’on avance vers la méditerranée le pourcentage de couverture
nuageuse augmente pour atteindre 50% à As Salum,
située tout près de la frontière Libye-Egypte et sur
le rivage méditerranéen. Même probabilité sur le rivage turque mais avec une
rapide dégradation quand on avance dans l’intérieur du pays où la couverture
nuageuse atteint selon l’endroit, de 50 à 75% (60% à Antalya
et 72% à Sivas). Bien meilleur que la Turquie, le Kazakhstan avec environ 55%
de couverture nuageuse à Arkalyk mais sans aucun
risque d’aérosolisation. Une grande partie de la
course de l’éclipse sera en effet soumise à cette dernière, provoquée par le
sable en suspension dans l’atmosphère dont l’effet est de diffuser la lumière,
d’autant plus que les particules en suspension sont grosses. A ce titre, en
plus de la forte probabilité de couverture nuageuse, il faudra éviter tous les
pays d’Afrique concernés par l’ombre et placés à une latitude inférieure à 15°
Nord. Au-delà de 15° Nord l’aérosolisation est à peu
près la même jusqu’au centre de la Turquie puis diminue rapidement pour
disparaître, rendant intéressant le Kazakhstan plutôt que la Turquie où ce
risque est absent et la météo plus favorable. Une forte aérosolisation
ne peut empêcher de voir l’éclipse mais fera perdre du contraste aux images.
Plus grave et difficile à prévoir est le risque de tempête de sable au Niger,
Libye et Egypte avec un risque de survenue supérieur
dans ces deux derniers pays.
En tentant de faire un compromis avec toutes ces exigences
le nord du Niger et le sud de la Libye, en raison de leur couverture nuageuse
avantageuse et de la grande hauteur de la totalité permettent de s’affranchir
plus facilement de l’aérosolisation. Vient ensuite le
Kazakhstan et enfin la Turquie.
Les contraintes météo ne sont pas tout : le budget
voyage importe aussi et, de ce point de vue, la Turquie arrive en premier et
pour environ 600 euros tout compris on peut trouver une semaine de séjour avec
vol aller-retour. En seconde position, on trouve l’Egypte, ou plutôt As Salum, seule ville de ce pays à donner accès à la
centralité avec un gros inconvénient car « c’est là ou nulle part »
puisque d’un côté il y a la mer et de l’autre, la frontière libyenne. A cet
endroit, il faut compter la semaine avec vol aller-retour à environ 1200 euros.
En troisième position vient le Niger et plus précisément la région de Bilma avec d’excellentes probabilités pour seulement 200 à
300 euros de plus qu’en Egypte la semaine avec vol. Malheureusement, cette
destination a été prise d’assaut durant les dernières semaines en raison de la
taxe Khadafi ; cette dernière ayant détourné bon
nombre de chasseurs d’éclipses de la Libye vers le Niger…avec en prime
l’opportunité d’assister au plus beau phénomène naturel qui soit depuis le
Ténéré. En quatrième vient la Libye dont les tarifs ont explosé depuis
l’instauration de la taxe. Enfin, reste pour les retardataires, le Kazakhstan,
bien plus intéressant que la Turquie mais probablement plus onéreux.
Niger, Libye, Egypte et Turquie seront cependant les destinations
les plus suivies.
Au Niger

Fig. 9 : course de l’ombre
sur le nord du Niger, © : Patrick Rocher/IMCCE
L’ombre va traverser le Niger du sud-ouest vers le
nord-est et la région la plus intéressante sera située dans le désert du Ténéré
entre l’oasis de Bilma et le village de Dirkou. Cet endroit reste fréquentable question
sécurité et la totalité y durera environ 4 minutes. Un peu plus au nord-est on
peut gagner un peu moins de 10 secondes mais il faut alors entrer au Tchad, et
plus précisément au Tibesti, massif de sinistre mémoire.
Eclipse et hauteur sur l’horizon

Fig. 10 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon au Niger au voisinage du premier contact. En rouge
figure la ligne de centralité, © : Philippe Morel,
SAF
Au moment
du premier contact, le Soleil est déjà haut sur l’horizon nigérien avec environ
45°, voire un peu plus entre Bilma et Dirkou. Aucun problème donc pour entreprendre les
phases partielles en imagerie H alpha y compris en double filtration.

Fig. 11 : hauteur du Soleil au-dessus
de l’horizon au Niger au voisinage du maximum, © : Philippe Morel, SAF
Le Soleil
montant très vite en ces contrées situées à faible latitude, nous retrouvons
l’éclipse totale à 65° de hauteur depuis le Ténéré : que demander de mieux ?

Fig. 12 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon au Niger au voisinage du dernier contact, © :
Philippe Morel, SAF
Le dernier contact avoisine les 75° de
hauteur. C’est aussi le moment du passage au méridien de Bilma
et de Dirkou.
(© : Philippe Morel, SAF)
P :
angle au pole,
h :
hauteur au dessus de l’horizon.
h :
Les villes en gras sont celles figurant sur les trois figures ci-dessus.
Eclipse
et couverture nuageuse

Fig. 13 : Pourcentage de
couverture nuageuse diurne au Niger basée sur des observations de 1982 à 2000
au moment de l’éclipse, © : Philippe Morel, SAF
Peu de problèmes de couverture nuageuse où que l’on soit
au Niger avec le plus souvent 80 à 90% de probabilité de voir l’éclipse s’il
est fait abstraction du risque de tempête de sable, beaucoup plus important en
janvier ou février que fin mars. La zone située sur la centralité au sud de Fachi et à l’est d’Agadez sera la moins favorisée du Niger.
Il faut donc l’éviter. En plus de la probabilité de voir l’éclipse, les [Fig.
13], [Fig. 18] et [Fig. 23] fournissent les coordonnées géographiques des
différents points de la ligne de centralité, paramètre indispensable à prendre
en compte pour se rendre au GPS au plus près de cette dernière.
En Libye et Egypte

Fig. 14 : course de l’ombre
sur la Libye, © : Patrick Rocher/IMCCE
L’ombre va traverser la Libye du sud-ouest vers le
nord-est et la région la plus intéressante sera située dans la région de Jalu et des villages environnants. La probabilité
météo y sera proche de celle du Niger. De nombreux groupes vont se rendre sur
la côte méditerranéenne par ailleurs très riche en sites archéologiques mais
les prévisions y sont bien moins bonnes.
Eclipse et hauteur sur l’horizon

Fig. 15 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon en Libye au voisinage du premier contact. En rouge
figure la ligne de centralité, © : Philippe Morel,
SAF
Située plus à l’est que le Niger, la Libye sera
plus proche du méridien que le Niger au moment du premier contact, et bien que
située à une latitude boréale plus élevée, elle verra un début d’éclipse plus
haut qu’au Niger et la différence sera loin d’être négligeable : 11° de
plus en hauteur qu’au Niger, soit un début d’éclipse à environ 56° de
hauteur tant dans la région de Jalu qu’à As
Salum, à la frontière égyptienne.

Fig. 16 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon en Libye au voisinage du maximum, © : Philippe Morel, SAF
Au moment du maximum, la totalité sera proche du méridien
avec une hauteur équivalente à ce qu’elle sera à la même phase au Niger pour
qui l’observera à une centaine de kilomètres au sud de Jalu.
Les adeptes de la côte méditerranéenne se contenteront de quelques degrés de
hauteur en moins, ce qui importe peu puisque pour tous, le
spectacle se déroulera à plus de 60° de hauteur.

Fig. 17 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon en Libye au voisinage du dernier contact, © :
Philippe Morel, SAF
A la fin de l’éclipse, le Soleil sera à une hauteur
comprise entre 55 et 60° faisant de ce rendez-vous libyen, un phénomène bien
équilibré par rapport au méridien.
(© : Philippe Morel, SAF)
P :
angle au pole,
h :
hauteur au dessus de l’horizon.
h :
Les villes en gras sont celles figurant sur les trois figures ci-dessus.
Eclipse
et couverture nuageuse

Fig. 18 : Pourcentage de
couverture nuageuse diurne en Libye basée sur des observations de 1982 à 2000
au moment de l’éclipse, © : Philippe Morel, SAF
Même si les conditions géométriques de visibilité sont
aussi bonnes qu’au Niger, il n’en va pas ainsi pour la probabilité de ciel
clair, du moins depuis les endroits faciles d’accès par la route. La région de Jalu est le meilleur endroit facilement accessible
de Libye pour l’observation du phénomène mais on y perd déjà 10% de probabilité
de ciel dégagé par rapport à Bilma et Dirkou au Niger. En remontant tout au long de la
ligne de centralité vers le nord-est, la probabilité de rencontrer des nuages
augmente fortement et atteint 45% à la frontière Libye-Egypte.
De plus, même si l’aérosolisation est identique à
celle du nord-est du Niger, le risque de tempête de sable est plus important et
des brumes de mer sont possibles sur la côte méditerranéenne.
En Turquie

Fig. 19 : course de l’ombre
sur la Turquie, © : Patrick Rocher/IMCCE
La Turquie étant une destination dictée par l’économie
réalisée, les sites visés répondront à deux critères : proximité d’hôtels
clubs de vacances en même temps que proximité de la centralité. Le meilleur
endroit de Turquie pour ce choix est la région d’Antalya
et particulièrement l’endroit situé à une soixantaine de kilomètre au sud de
cette ville et où le rivage s’approche très près de la ligne de centralité. A
quelques kilomètres au large on trouve alors trois éperons rocheux dont un
d’entre eux se trouve sur la ligne de centalité.
Cette option, certes accrobatique, présente
l’avantage d’un gain d’environ 10% sur la probabilité de ciel dégagé. Des
hôtels clubs, il y en a aussi au nord sur le rivage de la mer Caspienne mais
avec une probabilité météo bien moins bonne. Au sud d’Antalya,
la probabilité est de l’ordre de 50%. Reste cependant, que le rivage très
montagneux peut retenir les nuages : avoir un bateau à sa disposition peut
être un à point salvateur car alors, quelques kilomètres suffisent pour dégager
le ciel. Sur le rivage de la mer Caspienne, la probabilité de voir l’éclipse
tombe à environ 30%. Dans l’intérieur du pays, la région de Konya, avec une
probabilité identique à celle du rivage méditerranéen placé à l’est d’Antalya, peut être intéressante car la place pour s’y
installer sera probablement moins comptée que sur la côte.
Eclipse et hauteur sur l’horizon

Fig. 20 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon en Turquie au voisinage du premier contact. En rouge
figure la ligne de centralité, © : Philippe Morel,
SAF
Située encore plus à l’est et au nord que la Libye, nous
trouverons au moment du premier contact, une éclipse à peu près aussi haute
qu’au Niger (environ 56° à Antalya) mais ce premier
contact aura lieu très près du passage au méridien, de sorte que cet instant
sera le plus haut de l’éclipse en Turquie. Après les concessions avec la
probabilité météorologique, il faudra en prévoir d’autres, toutes relatives,
avec la hauteur du Soleil en fin d’éclipse en gardant à l’esprit que, même si
le risque de tempête de sable est nul, l’aérosolisation
du sud de la Turquie est la même qu’en Libye et au nord du Niger. La perte de
quelques degrés de hauteur peut alors avoir un effet délétère sur le contraste
des images.

Fig. 21 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon en Turquie au voisinage du maximum, © : Philippe Morel, SAF
Rien de critique toutefois pour le maximum avec une hauteur
de 53° depuis Antalya et un avantage à cette position
géographique plaçant la première partie de l’éclipse près du méridien :
inutile de soigner la latitude du pointage de l’équatorial vers le pole céleste
et seule une orientation soignée vers le pole géographique sera nécessaire.

Fig. 22 : hauteur du Soleil
au-dessus de l’horizon en Turquie au voisinage du dernier contact, © :
Philippe Morel, SAF
A l’instant du dernier contact la hauteur est de 44° à Antalya, plus qu’il n’en faut dans des conditions normales
pour s’offrir tout le déroulement du grand spectacle à moindre coût si on
accepte le risque météo.
(© : Philippe Morel, SAF)
P :
angle au pole,
h :
hauteur au dessus de l’horizon.
h :
Les villes en gras sont celles figurant sur les trois figures ci-dessus.
Eclipse et couverture nuageuse

Fig. 23 : Pourcentage de
couverture nuageuse diurne en Turquie basée sur des observations de 1982 à 2000
au moment de l’éclipse, © : Philippe Morel, SAF
Du point de vue météo, opter pour la Turquie, c’est faire
le choix de tous les dangers. Les images satellites du pays prises tous les 29
mars depuis 20 ans en attestent car seuls 3 jours sur les 20 ont été dégagés à
l’endroit du passage de la centralité. On ne peut certes tirer de ces images
des conclusions pour un endroit donné mais cela invitera les chasseurs d’éclipse turques à prévoir leur programme en fonction de la
nécéssité d’une très grande mobilité, y compris dans
l’heure précédent la totalité. Même si sur le papier l’est d’Antalya parait un bon choix, ce choix peut s’avérer
dangereux sur le terrain car une zone de moindre probabilité est toute proche.
De ce point de vue, la région de Konya parait beaucoup plus sure. Comme décrit
plus haut, le meilleur endroit, et de très loin, sera la pointe sud du rivage
en partant d’Antalya direction plein sud. La
probabilité y sera la meilleure de Turquie et sensiblement la même qu’à As Salum en Egypte : 50 à 60% de chances de voir
l’éclipse…avec le risque de tempête de sable en moins.
… A SUIVRE…
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