Le Griffith Observatory : un exemple à suivre




Griffith W. Griffith était colonel de l'armée américaine et légua à la Municipalité de Los Angeles en 1896 des terrains qu'il possédait sur les hauteurs de la ville et un fonds destiné, sur ces derniers, à l'installation d'un jardin botanique et d'un observatoire populaire. 38 ans plus tard, le Griffith Observatory ouvrit ses portes et reçut, dans les 5 premiers jours, plus de 15000 visiteurs.

Dessiné sur l'inspiration de Russell W. Porter ; dessinateur de l'observatoire du Mont Palomar, amateur d'astronomie et pionnier, aux Etats Unis, avec Albert A. Ingalls
de la construction des télescopes par les amateurs, le Griffith Observatory est un chef d'oeuvre d'architecture "Art Déco".


A la mémoire d'un célèbre donateur du Griffith


En vert : les locaux originaux, en jaune : l'extension

Dans son architecture originale, le Griffith Observatory comporte des salles d'exposition au rez-de-chaussée, de part et d'autre d'un hall d'entrée.

Le dome du Hall d'entrée

Le hall d'entrée, monumental, accueille un pendule de Foucault en un espace couvert de fresques à sujets astronomiques. De ce hall, on accède à toutes les pièces du rez-de-chaussée.

La lunette Zeiss de 300mm de diamètre

L'une des coupoles abrite une lunette Zeiss de 300mm de diamètre et la seconde un cœlostat et un télescope solaire permettant de projeter l’image du Soleil dans la salle d’exposition située juste en dessous.

Le dome du planétarium

A l'arrière du bâtiment se trouve le planétarium, juste à l'applomb de l'agglomération de Los Angeles, sous un dome pouvant abriter 300 spectateurs. Le projecteur original avait été installé par la société allemande Zeiss.

Les lumières de la ville depuis les terrasses

De chaque côté du dome du planétarium se trouvent deux terrasses d'observation ... des lumières de la ville.

De 1934 à 2002 le Griffith Observatory va émerveiller la population de Los Angeles mais les outrages du temps se font sentir et il faut fermer l'observatoire pour une rénovation en profondeur. En fait de rénovation, 93 millions de dollars, dont seulement 10% versés par la Municipalité de Los Angeles, vont être versés pour le financement de cette rénovation complétée d'une extension constituant en même temps une prouesse architecturale.




Le Griffith Observatory, avant sa réouverture, connaissait les mêmes limites que le projet de l'Astropole Camille Flammarion, à savoir l'absence d'un auditorium, de grandes salles d'exposition et de locaux de détente en mesure d'accueillir un large public. Ajouter ces extensions sans dénaturer l'architecture originale a été rendu possible en créant devant et sur le côté du bâtiment et en excavation, tous les espaces supplémentaires. Ont ainsi été ajoutés en sous sol un auditorium de 400 places ...



... deux grandes salles d'exposition, une cafétéria et une boutique de vente de souvenirs...


... le tout désservi par un majestueux escalier de verre implanté sur le côté du bâtiment.

Aucune structure équivalente existe chez nous. Certes, l'Astropole Camille Flammarion n'offrira jamais la vue unique sur la métropole mais le lieu a bien d'autres points forts : son architecture unique d'une époque où la science était seule porteuse d'espoir et des collections qu'aucun autre observatoire ne possède. Cependant, si l'Astropole pouvait devenir en France ce qu'est le Griffith Observatory pour les Etats Unis, les volontés de Camille Flammarion seraient justement honorées.


Retour au sommaire à la page "L'Observatoire et Parc Camille Flammarion de Juvisy-sur-Orge"

Retour au sommaire