Retour de la mission
Stardust : quelques heures avec Paul Wild

Paul Wild face à l’instrument de
la découverte
© : Michel Quinquis, SAF/obs. Mont Soleil
Philippe Morel et Michel Quinquis,
Par un glacial après-midi de décembre 2004
En janvier 2004 la mission américaine Stardust, lancée le 6 février
1999, nous envoyait les très belles images du noyau de la comète P/Wild 2 et
procédait, pour la première fois au recueil de poussières cométaires dans le
but de les ramener sur Terre, ce qui est chose faite depuis le dimanche 15
janvier 2006, date du retour sur Terre de la capsule contenant ce précieux
matériau qui constitue désormais la matière extraterrestre la plus éloignée
transportée par une mission et récupérée sur Terre.
A l’origine de cette mission, une comète découverte en
Suisse en janvier 1978, et derrière cette découverte, la passion de Paul Wild,
personnage hors du commun que nous avons eu le privilège de rencontrer au cours
de la journée du dimanche 5 décembre 2004 sous le froid glacial des hauteurs de
la banlieue sud de la ville de Berne, à l’observatoire
de Zimmerwald, lieu de la découverte fortuite de
la comète visitée par la mission Stardust.

Le royaume de Paul Wild à gauche
et le télescope de 1 mètre à droite
© : http://www.aiub.unibe.ch/zimmerw.html
Le site de l’observatoire
de Zimmerwald est situé à une quinzaine de
kilomètres de Berne et la coupole la plus ancienne de cette installation qui a
commencé de fonctionner en 1957 était le royaume de Paul Wild où, durant plus de 35 ans se sont succédées découvertes
de supernovae, et donc, d’astéroïdes et de comètes. S’y trouvait à l’origine
une chambre de Schmidt de 40 cm de diamètre remplacée ensuite par un instrument
de même diamètre, guidé par un télescope Cassegrain de 60 cm de diamètre et de
12 mètres de focale. A environ deux kilomètres se trouve une seconde coupole abritant
une installation d’amateur et tout près de la première, une installation inaugurée
en 1997 dédiée à la mesure des orbites des satellites et comportant un
télescope de un mètre de diamètre.
Laissons maintenant Paul
Wild, âgé aujourd’hui de 80 ans, nous émerveiller en nous confiant les
merveilleux souvenirs d’une vie consacrée à l’enseignement, à la recherche et à
l’observation photographique tout comme à la vie de l’Institut d’Astronomie de Berne que ce dernier dirigeât durant
plusieurs années.
En arrivant à l’observatoire de Zimmerwald

« Le second télescope est la bas près de
l’arbre ; la coupole blanche. C’était l’observatoire de M. Scherrer qui était fabricant de
métaux, astronome amateur et un bon technicien. Cet observatoire a été installé
le premier et nous nous y sommes installés ensuite d’abord avec l’intention
d’observer la parallaxe des étoiles filantes en simultané avec cette
installation placée à deux kilomètres d’ici. Cependant, cela ne s’est pas
réalisé. Cet endroit est aujourd’hui un observatoire ouvert au public, ce qui
n’est pas le cas ici. Il est géré par une fondation et beaucoup d’écoles y
passent chaque année. C’est un groupe d’une douzaine d’amateurs qui l’anime. Il
y a ici aussi des visites publiques mais de temps en temps. Le troisième,
ils s’en servent surtout pour faire des mesures de la Terre par les passages
des centaines et des centaines de satellites, en particulier des satellites GPS. Il
a un mètre de diamètre et sert à l’étude de l’orbite des satellites.

Le télescope de 1 mètre
© : http://www.aiub.unibe.ch/zimmerw.html
L’un des buts des travaux est de mesurer la différence
entre l’orbite théorique et l’orbite réelle de ces derniers afin d’en tirer des
hypothèses sur le comportement de la très haute atmosphère. Il y a eu aussi ici
des campagnes de surveillance des éventuels débris de satellites pouvant
rentrer dans l’atmosphère. Nous avons ici un Docteur spécialisé en mécanique
céleste appliquée à ce nuage d’objets.»
Des dizaines d’astéroïdes découverts à Zimmerwald
mentionnés sous la coupole
« La recherche de supernovae a toujours été
l’objectif premier et quand on soupçonnait une supernova sur un cliché on avait
tout le temps d’en constater la modification d’éclat sur deux ou trois semaines
et on était pas du tout pressé de transmettre les découvertes. Les autre découvertes étaient secondaires. A mon actif j’ai
environ 45 astéroïdes et sept comètes. Sur le panneau présenté
au pied du télescope figure une partie de ces objets seulement…parmi les
découvertes réalisées ici. On y trouve aussi les premiers objets, découverts
par Elisabeth Rœmer
que j’ai retrouvé ici alors qu’elle était une amie d’études. Ma première
découverte en 1961, est le 1657 Rœmera. Celui ci c’est 1866 Sisyphus. Ce qui est intéressant
est que quand j’ai proposé ce nom au comité de l’UAI,
il disaient « mais c’est extraordinaire, car nous
attendions la découverte d’un objet très incliné et Sizyphus
a été découverte juste quelques semaines après. Ici vous avez Lucienne, prénom d’une des jeunes
chercheuses de l’Observatoire de Paris. Un peu plus loin, ici, ont trouve aux
numéros 1935, 1936, 1937 et 1938, Lucerna, Lugano, Locarno et Lausanna :
quatre villes commençant par un « L » et possédant un lac.
Un étudiant d’une université allemande demanda un jour
quand Binomi (n° 2029) avait vécu. L’étudiant ne
savait pas répondre et son professeur lui répondit que c’était le découvreur
des binômes et l’étudiant dit « ah oui évidemment ! ».
Le 2001 : c’est Einstein
et ici on a 2129 Cosicosi :
en souvenir d’un professeur de mathématiques vivant toujours à Berne et très
apprécié par sa pédagogie. Le dernier que j’ai découvert et dont le numéro se
situe aux environs de 19251, c’est Totsiens, découvert le 3 septembre 1994, ce qui signifie « adieu » en langage
afrikaner d’Afrique du Sud. »
Des débuts dans les montagnes dans les années 30
« Cela m’est venu à l’âge de dix ans après avoir
observé deux ou trois éclipses de Lune. J’étais à Glaris, dans le canton de Glaris
où on a nulle part un horizon dégagé. Et là, il était
très intéressant pour un jeune homme de pouvoir observer l’endroit par exemple
où le Soleil se lève. J’ai toujours constaté que des étudiants qui avaient
grandi dans des vallées comprenaient plus facilement les mouvements du ciel. Flammarion m’a beaucoup marqué à mes
débuts et a été l’auteur de mes premières lectures qui, aujourd’hui encore sont
très intéressantes à lire. Un peu plus tard, quand j’étais à Schwende dans le canton d’Appenzell et en 1943 est arrivée
la comète Whipple qui a traversé le
ciel lentement. C’est elle qui m’a passionné pour l’observation des comètes.
Je n’avais pas de télescope mais j’ai pu utiliser la
lunette que possédait un camarade de classe. J’ai fixé cette lunette sur un
pied et j’ai pu observer très souvent la comète Whipple qui avait un trajet très
long et tout à fait au nord. »
Une brillante carrière initiée par la planète Mercure
« J’ai abordé l’astronomie par le côté mathématique
car je n’aimais pas la physique, tout comme aujourd’hui d’ailleurs. J’étais
initialement décidé à étudier les mathématiques. J’aurais voulu être
géophysicien mais ce n’était pas possible car après une année passée à l’Ecole Polytechnique de Zurich, le doute
m’a saisi car je pensait ne pas être capable de
continuer. J’ai même pensé m’orienter vers les lettres classiques car j’aimais
beaucoup le Latin et le Grec. Au cours d’une soirée alors que j’étais dans la
vallée de Glaris je vis une étoile rouge brillante ne
correspondant à rien de connu des constellations. Etais-ce une nova ou une
planète ? Finalement c’était la planète
Mercure. Nous étions alors en 1945 et cet événement a décidé de ma carrière
et m’a décidé à poursuivre les mathématiques pour aborder l’astronomie et en
1947 ma décision était prise.

Les souvenirs de Paul Wild
enregistrés par Philippe Morel : un privilège
qu’on souhaiterait à tout amateur
© : Michel Quinquis, SAF/obs. Mont Soleil
Tout au début j’ai eu comme Maîtres William
Brunner, le Directeur de l’observatoire
de Zurich et, à partir de sa retraite, Max Waldmeier, un homme très difficile d’abord
mais excellent chercheur. Mes vrais débuts, c’était en 1947 à la Jungfrau dont le Directeur était M. le
Professeur Alexander von
Muralt. Parmi les astronomes de Paris j’ai connu
à cette époque le groupe de Chalonge qui avait déjà travaillé en Suisse avant la guerre
et souhaitait y revenir. était M. von Muralt les reçut à nouveau
en leur conseillant d’accueillir des étudiants suisses en plus des étudiants
français. Un soir, alors que je me trouvais dans une queue à l’entrée de l’opéra
de Zurich, je fus abordé par M. Eckart,
l’un des membres du groupe de Chalonge et ce dernier me demanda si je serais intéressé par
une participation au travail de cette équipe. Ma réponse fut évidemment
affirmative. L’été 1947 a été probablement le plus beau et le plus chaud au
nord des Alpes depuis la dernière guerre : aucun nuages durant sept
semaines en août et septembre. Dans le groupe, Chalonge avait inclus son épouse
qui s’occupait de la cuisine. En plus de Chalonge lui même il y avait
plusieurs étudiants et assistants de l’Observatoire
de Paris. Nous réalisions des spectres d’étoiles bleues avec un double
prisme objectif de Fehrenbach.
Mon premier séjour a duré sept semaines et y monter n’était pas difficile car
le téléphérique existait déjà. A la fin de mes études, en 1951, j’ai été
assistant chez Waldmeier à l’observatoire de Zurich durant
un an. La même année j’ai rencontré M.
Zwicky qui cherchait un assistant et là encore j’ai eu la chance de lui
être proposé pour quelques années à la chambre de Schmidt de 18 pouces du Mont Palomar. L’objet était
l’établissement du catalogue des
galaxies. Nous étions entre 6 et 8 assistants selon les années à participer
à l’élaboration de ce catalogue. Je suis resté au Mont Palomar durant quatre
ans, jusqu’en 1955. J’y ai connu Humason mais aussi Baade,
l’ennemi de longue date de Zwicky
mais ni l’un ni l’autre n’influençaient leurs assistants. Les assistants de Zwicky percevaient leur salaire de la
marine américaine et non du Caltech comme le reste du personnel de l’observatoire et ce
parce que Zwicky avait servi cette
dernière durant la guerre et commençait alors à étudier la conception de
missiles. »
Le retour en Suisse…après l’Afrique du Sud et la planète
Mars
« Quand Zwicky
était en vacances en Suisse il rencontrait M.
Schürer, le Directeur de l’Institut d’Astronomie de Berne qui envisageait la
construction d’un observatoire sur les hauteurs de Berne, à Zimmerwald. Il était dès lors
décidé qu’un poste dédié à cet observatoire serait créé pour moi. Cet installation était dévolue à la recherche de supernovae
avec un premier astrographe de 40 cm de diamètre. Quand je suis rentré de
Californie, les travaux n’étaient pas terminés à Zimmerwald et tout à fait par
hasard c’est Humason
qui a été nommé directeur de l’observatoire
de Flagstaff et alors que ce dernier était de
passage en Suisse, il me demanda si j’accepterais en attendant, d’aller
observer la planète Mars en Afrique
du Sud au moment de la mémorable opposition de 1956. Le trajet a pris 20
semaines sur le paquebot Andréa Doria
(astéroïde n° 2175) et les observations ont été réalisées du mois de juin
jusqu’à Noël depuis l’observatoire de
Bloemfontein avec une lunette de 50 cm de diamètre. J’y ai réalisé des
observations photographiques avec Earl Slipher qui
avait alors à peu près 70 ans mais grimpait encore de manière très alerte
l’échelle menant au porte oculaire. Les conditions
d’observation ont été très bonnes et les cent premières nuits ont été
absolument claires avant les premiers orages sont arrivés en octobre. Je
faisais uniquement de la photographie pour ne pas perdre de temps. Après cette
opposition j’aurais voulu rentrer en Suisse en longeant la côte est de
l’Afrique mais cela n’a pas été possible en raison de la fermeture du canal de
Suez lors du conflit de 1957. mon retour d’Afrique du
Sud a pris à peu près trois mois et à mon retour l’observatoire n’était pas
encore tout à fait terminé.

Schmidt de 40 cm et Cassegrain de
60 cm dans un même tube,
© : Michel Quinquis, SAF/obs. Mont Soleil
Le premier instrument installé ici était un petit
télescope de Schmidt beaucoup plus petit que l’instrument actuel. Dès mon
arrivée ici a débuté le programme de photographie de champs d’étoiles à la
recherche de supernovae et les comètes ont été découvertes dans le cadre de ce
programme. La durée des poses étaient d’environ 15 minutes et dépendaient
surtout de l’état du ciel. Dans le tube actuel il y a deux optiques : une
de Schmidt de 40 cm de diamètre, et une
de Cassegrain de 60 cm de diamètre et de 12 mètres de focale pour le guidage.
Le guidage était toujours fait à l’oculaire et jamais avec des systèmes
d’autoguidage car nous considérions ici
que l’observateur appartenait au télescope et non l’inverse. Nous étions
peu nombreux durant les nuits d’observation et le plus souvent j’étais seul.
Quand le second observatoire a ouvert nous étions bien sur plus nombreux et il
y avait souvent des étudiants ou des assistants. Tout est très différent
aujourd’hui avec la CCD mais à l’époque il fallait préparer les porte films
avant chaque série de poses et, après une belle nuit complète il fallait, vers
5 heures du matin, développer nous mêmes les clichés. J’avais un chalet dans le
village ce qui me permettait de dormir sur place vers 8 heures du matin sans
avoir à redescendre sur Berne. Il m’arrivait assez souvent de faire plusieurs
nuits à la suite les unes des autres. Au Mont
Palomar, les conditions de vie étaient plus dures qu’ici. A la fin des
séjours il m’est arrivé de veiller durant 48 heures sans dormir. Nous avons
aussi de temps en temps observé des passages de satellites. Les bonnes nuits je
faisais environ 20 clichés posés 10 à 15 minutes chacun, ce qui représentait
200 à 300 minutes de suivi par nuit. Le pointage était manuel et nous ne
partagions presque jamais le ciel avec d’autres observatoires. J’ai découvert
ici une quarantaine de novæ et sept comètes. Je préparais les porte films par
deux ou trois car ici, on ne peut que rarement
anticiper sur la météorologie de l’heure suivante.
J’ai enseigné durant environ 10 ans à l’Ecole Polytechnique. J’ai soutenu mon doctorat longtemps après mon retour en
Suisse, en 1974 à l’âge de 49 ans et ma thèse avait pour sujet les découvertes
réalisées ici à Zimmerwald
et surtout sur la première moitié de l’ensemble des comètes découvertes ici.
J’ai ensuite donné des cours pour les géophysiciens. »
Pourquoi P/Wild 2 pour la mission Stardust ?

La comète P/Wild 2 visitée par Stardust en janvier 2004, © : NASA
« Le choix pour la mission résulte de la faible
inclinaison de son orbite. Quand son orbite a été déterminée avec précision, on
a su qu’il s’agissait, quand elle a été découverte, de sa deuxième visite près
du Soleil. Elle a donc passé la presque totalité de son existence très très loin du Soleil sans subir d’altérations avant d’être
capturée par la planète Jupiter. Cette comète n’a pas été retrouvée sur des
clichés antérieurs à ceux réalisés ici lors de sa découverte. Je suis très heureux
qu’une de mes comètes ait été choisie pour cette mission et des résultats déjà
obtenus lors du passage de la sonde Stardust en janvier 2004. Elle a été découverte en janvier 1978
tout à fait fortuitement dans le cadre de la campagne de recherche
photographique de supernovae. 48 heures ont séparé les deux clichés de
découverte de la comète. Sur le premier cliché, la comète était juste sur le
bord du champ et il s’en est fallu de très peu pour que je la manque. J’ai
appris que la comète Wild 2 avait été retenue environ 5 ans avant le lancement
de la mission et les instruments étaient déjà en cours de préparation. Une ou deux
autres comètes pouvaient correspondre au cahier des charges de la mission Stardust. Elisabeth Roemer
en avait proposé une autre mais cette comète aurait été en bonne position deux
ans avant, ce qui laissait trop peu de temps. »
Les dernières supernovae
« Ce n’est pas Zwicky
qui m’a communiqué une passion pour les supernovae. Quand j’ai découvert une
belle supernova en 1954, Zwicky
n’aimait pas que je passe trop de temps sur les supernovae et les comètes car
nous étions très en retard sur le catalogue des galaxies mais ici, c’est lui
même qui nous conseillait de nous concentrer sur ces objets. Il n’a jamais
parlé des comètes. La découverte de cette supernova était tout à fait fortuite

L’instant de la découverte pour
Paul Wild,
© : Michel Quinquis, SAF/obs. Mont Soleil
Les dernières observations remontent à une dizaine
d’année. Les objets de la Voie Lactée m’ont toujours passionnés plus que les
comètes et les astéroïdes que j’ai découverts sans chercher après. Durant les
dernières années de sa vie je recevais souvent la visite de Zwicky qui me disait « les
lentilles gravitationnelles, on sait qu’elles existent mais pourquoi ne les
voit-on pas ? » et quelques semaines après sa mort les premières
lentilles ont été observées. Zwicky était né en 1898 et nous a quittés en 1974
et c’est certainement lui qui m’a le plus marqué avec Chalonge
et les astronomes de Palomar. »
(Paul Wild a rendu
hommage à Fritz Zwicky en lui faisant attribuer l’astéroïde n° 1803, et à
Daniel Chalonge en lui faisant attribuer l’astéroïde
n° 2040)
Quand Paul Wild rencontre Paul Wild
« Il existe en Australie une station de radioastronomie Paul Wild et ce dernier, astronome lui
aussi, est mort il y a quelques années. Je l’ai rencontré une seule fois. Il
est venu d’Australie à Pasadena après mon retour de Californie et comme c’était
décidé qu’il devait rester au second étage du laboratoire d’astronomie du Caltech où je me trouvais aussi, on en a profité pour
garder mon nom. Il est arrivé deux semaines après mon départ et je l’ai rencontré
par hasard lors d’une assemblée internationale d’astronomes et c’était il me
semble à Brighton vers 1967 au cours d’une pause récréation entre deux
conférences. Il y avait beaucoup de mondes et je l’ai heurté en me déplaçant
difficilement avec une tasse de café à la main. »


Remerciements :
A Monsieur le
Professeur Paul Wild qui avec beaucoup de patience et de gentillesse a
répondu avec beaucoup de patience durant un après-midi complet sous une
température glaciale aux très nombreuses questions nécessaires à la rédaction
de cette évocation,
A Michel Quinquis et Iren Muller pour
l’organisation pratique de cette rencontre,
A Madame