Mois après mois, l’activité de notre étoile confirme son retour à un niveau substantiel. Il reste de nombreux jours sans taches solaires, en revanche l’activité de la chromosphère continue d’être soutenue.

L’un de nos astrophotographes solaires, Gilbert Sigoillot, a réalisé en janvier et février 2021 de multiples images de la chromosphère solaire, au moyen de sa lunette de 80 mm de diamètre, de son filtre H-alpha Daystar Quark et de sa caméra vidéo ZWO ASI.

Voici ci-dessous quelques-unes de ces images, prises respectivement les 6 janvier, 31 janvier et 9 février, 10 février et 11 février 2021. Sur certaines d’entre elles, afin de pouvoir juger de la taille impressionnante des protubérances solaires, une photo de notre planète Terre a été superposée, à la même échelle.


 

 




 

  PROTUBÉRANCES SOLAIRES



Comme beaucoup d’autres membres de la SAML,
Stéphane n'était pas allé à la Montagne de Lure entre la fin du mois d'octobre 2020 et mi-février 2021, en raison des contraintes sanitaires et surtout du mauvais temps qui a sévi de mi-décembre jusqu'à mi-février : ce fut un vrai bonheur pour lui de pouvoir revenir à l'Observatoire Marc Bianchi, mardi soir 23 février 2021, pour y photographier la Lune en premier quartier en haute résolution, grâce à une masse d’air calme.

Stéphane s'est intéressé à une région qu'il aime beaucoup et dont il ne se lasse jamais : la partie orientale de l'Océan des Tempêtes (Oceanus Procellarum) et la Mer des Humeurs (Mare Humorum), celle-ci offrant des paysages à la fois très spectaculaires et remarquablement variés (cratères magnifiques, dont certains plus ou moins remplis de lave comme Doppelmayer et Puiseux, ou extraordinairement détaillés comme Vitello, plis, failles, rainures et lignes de crêtes concentriques, collines, montagnes...).




Il s'agit d'une mosaïque constituée à partir de 4 tesselles en format vertical. Les 12000 clichés bruts environ, représentant quelque 170 gigaoctets de données, ont été acquis avec sa caméra vidéo noir et blanc ZWO ASI 1600 MM et avec le télescope Schmidt-Cassegrain de la SAML. Ces clichés ont nécessité ensuite un assez long travail de traitement d'images.

Au nord-est (coin supérieur droit de l'image), le champ s'étend jusqu'au cratère Lansberg et au site d'alunissage d'Apollo 12.

Cette image est accessible en haute définition (2445 pixels x 3960 pixels) en cliquant sur l’image elle-même.

Par ailleurs, en mars 2021, Stéphane a repris complètement le traitement de six de ses meilleures images lunaires, prises en phase de dernier quartier en septembre 2019 depuis la coupole de l’Observatoire Marc Bianchi. Chacune est accessible en pleine définition, en cliquant sur la «miniature» correspondante ci-dessous.


 

Jonction entre la Mer de la Tranquillité                          Les cratères Catherine, Cyrille et Théophile

                    et la Mer de la Sérénité


 

                La Mer du Froid                                                La partie orientale de la Mer des Pluies

              et les cratères Aristote et Eudoxe                                     et les cratères Aristille et Autolycus


 

Ptolémée, Alphonse, Arzachel,                                                Le cratère Tycho         

                    la Mer des Nuées et le Mur Droit                                   et la grande plaine murée Clavius

 

  ON THE MOON AGAIN



Gilbert Sigoillot a réalisé du 23 au 26 février 2021, depuis son lieu de résidence à Saint-Michel-l’Observatoire, une série d’images de la chromosphère solaire montrant l’évolution d’une protubérance solaire imposante et très longue (environ 445 000 km).

Gilbert a utilisé sa lunette de 80 mm de diamètre, son filtre H-alpha Daystar Quark et sa caméra vidéo ZWO ASI.

Voici ci-dessous quelques-unes de ces images, prises respectivement le 23 février (image de gauche), le 24 février (image de droite, en haut) et le 25 février 2021 (image de droite, en bas).

Comme précédemment, Gilbert a superposé, à la même échelle, l’image de notre planète Terre et aussi, cette fois, la distance moyenne Terre-Lune afin que nous puissions mieux nous rendre compte de la taille immense de cette  protubérance.


 

  MÉGA-PROTUBÉRANCE



La galaxie NGC 3718, dans la constellation de la Grande Ourse, est l'une des plus belles et des plus étranges du ciel boréal. Ce magnifique objet doit ses formes tourmentées aux perturbations gravitationnelles liées à sa voisine, NGC 3729, pour sa part de forme quasiment annulaire.

Après l'avoir déjà photographiée en 2012, Philippe a récidivé en utilisant cette fois le télescope de type Newton de la SAML, dans la coupole de l'Observatoire Marc Bianchi, dans la nuit du 20 au 21 février 2021. Avec sa caméra CCD ST-10, il a cette fois accumulé 41 poses de 3 minutes en luminance, 8 poses de respectivement 4, 5 et 7 minutes au travers de filtres rouge, vert et bleu.




Cette image est accessible en plus haute définition sur le site Internet personnel de Philippe.


 

  INTERACTIONS GRAVITATIONNELLES