Marc Khatchadourian, notre astrophotographe « grand champ » de l’Isère, nous a adressé une nouvelle image, prise cette fois au moyen de sa lunette TOA de 150 mm de diamètre, installée sur une monture Astro-Physics 1600. Marc a par ailleurs utilisé sa caméra CCD SBIG STL-11000M, équipée d’une roue à filtres colorés.

Il s’agit d’une image NGC 281, alias « Pacman », une nébuleuse gazeuse située à environ 10000 années-lumière de notre Système solaire, dans la constellation de Cassiopée.

L’image a été acquise dans la nuit du 28 au 29 septembre 2019, à Saint-Martin-d’Uriage. Elle résulte du compositage de 6 poses de 5 minutes en luminance, en rouge, en vert et en bleu, ainsi que  6 poses de chacune 10 minutes en lumière H-alpha.




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ici ou sur l’image elle-même.




 

  NGC 281



NGC 1169 est une galaxie située à environ 109 millions d'années-lumière dans la constellation de Persée. C'est une spirale intermédiaire, c'est-à-dire à mi-chemin entre une spirale régulière et une spirale barrée. Elle est aussi très pâle (magnitude 11,6).

L’image ci-dessous de NGC 1169 a été réalisée par Philippe avec le télescope C14 de la SAML le 25 octobre 2019, avec quelques poses datant du 11 janvier 2019. Le temps de pose total est de 180 minutes en luminance et 244 minutes en chrominance, soit 7 heures. Le seeing était remarquable (1,37'' sur la luminance après compositage), ce qui permet de distinguer une bande de poussière devant l'embryon de barre, ainsi que les nodosités dans les bras spiraux. La petite galaxie en bas à gauche de NGC 1169 s'appelle PGC 2280846.




Cette image est accessible en plus haute définition sur le site Internet personnel de Philippe.


 

  NGC 1169



Les fonds de tiroirs recèlent parfois des trésors. C’est ainsi que
Philippe a ressorti, lors du premier week-end fort pluvieux de décembre 2019, ses images faites en 2014 de la Grande galaxie d’Andromède pour nous en livrer une version retravaillée et encore plus belle, à la faveur de cinq années d'expérience supplémentaires en matière de traitement d’image.

Voici donc cette nouvelle version réalisée à partir d’images brutes acquises à la Montagne de Lure, sur deux nuits du 25 au 27 septembre 2014. La transparence était assez moyenne, la turbulence assez variable, du médiocre à l'excellent. L'objet étant trop grand pour le champ de sa caméra CCD ST10 avec sa lunette WO98FLT, il a dû construire une mosaïque de quatre tesselles. Chacune a nécessité 38 poses de 1 minute en luminance, 19 poses de 2 minutes en rouge, 17 poses de 2 minutes en vert, 13 poses de 3 minutes en bleu, 6 poses de 5 minutes en H-alpha, soit près de 12 heures de pose au total. L'emploi du H-alpha permet de bien faire ressortir les régions H-II, dont plusieurs, compte tenu de la proximité de la galaxie, montrent des détails de leur structure. Outre les galaxies satellites M32 et M110, le champ est également assez riche en galaxies d'arrière-plan.




Cette image est accessible en plus haute définition sur le site Internet personnel de Philippe.


 

  FABULEUX FONDS DE TIROIRS



Depuis 2008, la SAML intervient assez régulièrement en milieu scolaire (écoles, collèges, lycées), en accord avec le corps enseignant et en appui des programmes scolaires, pour apporter un complément pratique aux enseignements tout en essayant de susciter chez les élèves des vocations en faveur des sciences... et pourquoi pas, en particulier, en faveur de l’astronomie. Plusieurs interventions ont eu lieu au collège de Banon depuis une dizaine d’années.

Le 19 novembre 2019 après-midi, deux classes de 5e du collège de Banon ont accueilli Patrick, animateur et vice-président de la SAML, pour découvrir, avec leur enseignant Sylvain Guinot qui porte un projet pédagogique transdisciplinaire d’astronomie, les différentes images de la Lune que les hommes se sont construites au cours du temps. Le titre de l'intervention était : « A-t-on vraiment marché sur la Lune ? ».

Longtemps considérée comme un objet divin, son statut a évolué lorsque Copernic a proposé, en 1543, de placer le Soleil et non plus la Terre au centre du système solaire. Patrick a expliqué qu'en 1609, Galilée a découvert le relief de la Lune et la sphéricité de celle-ci, grâce à sa lunette, en prouvant que la Lune n'est pas une sphère parfaite (l’expérience a pu être refaite en classe, avec une lampe éclairant une sphère en verre et une autre en plâtre).

La Lune est-elle donc une petite Terre ? La taille de la Lune est connue depuis longtemps, déduite des deux types d'éclipses (de Soleil et de Lune, simulées en classe). A-t-elle une atmosphère ? La brutalité de la disparition ou de l'apparition d'un astre quand la Lune s'interpose entre lui et nous prouve qu'il n'y en a pas.

La dernière partie de l'intervention s'est limitée à un court résumé de l'intervention de l'année précédente, dont le thème était « La conquête spatiale : des origines jusqu'aux missions Apollo ».

L'intervention a abordé plusieurs approches de la connaissance de la Lune (histoire, géographie, mathématiques, physique et technologie), ce qui a suscité autant de questions par les élèves. Toutes ces informations seront reprises pour alimenter des ateliers spécifiques encadrés par les professeurs correspondants.

Manifestement, cette intervention pédagogique a fait des heureux, à voir les mines réjouies des uns et des autres sur la superbe photo que le journal La Provence a consacrée à cette animation de la SAML au collège de Banon...



Il est maintenant envisagé, pour ces enthousiastes « petits experts en astronomie », une soirée d’observation du ciel profond à la Montagne de Lure et aussi un accompagnement sur notre Sentier des planètes probablement au printemps.


 

  INTERVENTION PÉDAGOGIQUE AU COLLÈGE DE BANON



Arp 273 est un très lointain couple de deux galaxies spirales en interaction gravitationnelle, situées à environ 300 millions d'années-lumière de notre Système solaire, dans la constellation d'Andromède. Cet objet extraordinaire, créé par la « collision » survenue il y a sans doute plusieurs centaines de millions d'années entre les deux galaxies, fait penser à une rose... cosmique.

Dans la nuit du 26 au 27 octobre 2019, Stéphane a photographié cet objet étrange et magnifique depuis la coupole de l’Observatoire Marc Bianchi, en utilisant le télescope Schmidt-Cassegrain de la SAML avec sa pleine focale de 3,9 mètres environ (f/11), ainsi que sa caméra CCD SBIG STT-3200 équipée d’une roue à filtres colorés.

La photo, à regarder si possible dans l’obscurité totale pour en apprécier les plus fins détails, résulte du compositage et du traitement informatique, en quadrichromie, de 66 clichés de 3 minutes en luminance (filtre clair), 15 clichés de 4 minutes en filtre rouge, 15 clichés de 4 minutes en filtre vert et 14 clichés de 6 minutes en filtre bleu.




Cette image est accessible dans un champ plus grand, en cliquant
ici ou sur l’image elle-même.

 

  ARP 273