La SAML propose à ses membres des cours de technique astrophoto. Ces cours sont évidemment gratuits et sont dispensés bénévolement par des animateurs de l’association.

De nouvelles sessions peuvent être organisées : si vous êtes intéressé(e), merci de vous faire connaître, ainsi que les sujets qui vous intéressent, en contactant les responsables de la SAML.

Les sujets couvrent, en tout ou partie, les domaines suivants selon les souhaits des participants :

  1. Pucele choix des objets en fonction des instruments utilisés, du lieu, du moment...,

  2. Puceles réglages des instruments précédant la photo (mise en station, équilibrage, collimation, ...),

  3. Puceles techniques de pointage des objets,

  4. Puceles techniques d’autoguidage (en parallèle, par diviseur optique, avec double capteur, ...),

  5. Pucel’acquisition d’images avec une caméra CCD et avec un appareil photo numérique (choix des matériels, choix des paramètres de prise de vues, ...),

  6. Pucel’acquisition d’images numériques du Soleil, de la Lune et des planètes au moyen d’une caméra vidéo,

  7. Puceles logiciels de traitements d’images et leur utilisation.

La liste ci-dessus n’est qu’indicative.

Ces séances de formation peuvent avoir lieu le samedi après-midi, éventuellement le dimanche et pendant les vacances scolaires, à la Montagne de Lure.




 

  ATELIERS ASTROPHOTO

L'association remercie ASTROSURF, communauté d'astronomes amateurs, qui héberge gratuitement ce site. Vous pouvez accéder à la page d'accueil d'ASTROSURF ainsi qu'à ASTROSHOPPING, la boutique en ligne d'ASTROSURF qui vous permet d'acheter des livres, CD, DVD, logiciels, etc., en cliquant sur l'un ou l'autre des logos ci-dessous.

               
 


La SAML a proposé en septembre 2019, à l’intention de ses membres, une formation à l'astrophotographie organisée ainsi :

  1. Puceune partie "théorique" répartie sur deux journées et traitant 9 thèmes fondamentaux, d'abord dans le cadre d'un atelier du vendredi soir en salle Convivialité de la Médiathèque, le vendredi soir 13 septembre à 20h30, puis d'un second atelier dès le lendemain après-midi (samedi après-midi 14 septembre à 14h30) au même endroit,

  2. Puceensuite une partie "travaux pratiques" qui a eu lieu à la Montagne de Lure,
    dans la coupole et en dehors de la coupole de l'observatoire, le vendredi soir 20 septembre.

Le programme de la formation théorique a été le suivant :

  1. 1) Les principes du capteur numérique

  2. 2) Les divers types de prises de vue

  3. 3) Les différents types d'imageurs utilisés en astrophoto

  4. 4) La préparation d’une séance d'astrophoto

  5. 5) Les difficultés mécaniques et optiques

    6) Le réglage du matériel

  6. 7) La prise de vue proprement dite

  7. 8) Les grandes étapes du traitement d’image

  8. 9) L'impression sur papier des images astrophoto

Sur le terrain, les «travaux pratiques» ont consisté en une mise en application pratique, avec le matériel de la coupole + du matériel personnel installé à l'extérieur de l'OMB :

  1. Puceréglages du matériel (mise en station, collimation, focalisation, autoguidage),

  2. Puceacquisition d'images, dans diverses configurations matérielles : appareil photo numérique pour photos et vidéos time-lapse en grand champ, caméra vidéo pour les planètes et la Lune, appareil photo numérique et caméra CCD au foyer d’un télescope pour le ciel profond (avec autoguidage).



  1. Les membres intéressés par cette formation, qu’il y aient participé ou non, peuvent retrouver les documents projetés lors de la partie théorique (documents PDF et vidéos),
    ainsi que les exemples d’images et vidéos prises lors de la formation pratique,
    sur le
    forum de la SAML.

  2. Les participants ont été invités à remplir un formulaire de retour d’expérience,
    afin qu’il soit possible de faire mieux encore lors d’une prochaine session de formation du même type.


 

  FORMATION À L’ASTROPHOTO



En 1995, les chercheurs suisses Michel Mayor et Didier Queloz découvraient la première planète extra-solaire («exoplanète»), 51 b Pegasi, depuis l’Observatoire de Haute-Provence grâce au vénérable grand télescope de 1,93 mètre de diamètre et à une nouvelle méthode utilisant la spectrométrie radiale et le spectrographe Elodie mis au point en France.

Presqu’un quart de siècle après la découverte de cette toute première exoplanète, orbitant autour d’une étoile de type solaire, les deux découvreurs se sont vu attribuer, le 8 octobre 2019, le Prix Nobel de Physique pour leur travail de pionniers qui a ouvert la voie à la découverte de près de 4000 exoplanètes.

Le spectrographe Sophie, successeur d’Elodie et installé également à l’OHP, reste l’un des meilleurs instruments au monde dans sa catégorie.

Ce Prix Nobel devrait permettre, on peut le souhaiter en tout cas, d’assurer la pérennité de l’Observatoire de Haute-Provence et de ses travaux de très haut niveau en matière de recherche d’exoplanètes.




Michel Mayor, à gauche, en visite à l’OHP en compagnie de son directeur, Auguste Le Van Suu, à droite

(© DR - Haute-Provence Info)

 

  PRIX NOBEL DE PHYSIQUE



En fin de nuit du 30 septembre au 1er octobre 2021 à la Montagne de Lure, depuis la coupole de l’Observatoire Marc Bianchi,
Stéphane a réalisé plusieurs images de la Lune, 2 jours après son dernier quartier. Le ciel était bien dégagé et la turbulence était modérée. Dans ces très bonnes conditions, Stéphane a pu, sans difficulté, porter la focale du télescope C14 à un peu plus de 10,5 mètres (f/D = 30). Il a utilisé sa caméra vidéo monochrome ZWO ASI 1600 MM et un filtre rouge. Sauf indication contraire, le nord se trouve vers le haut.

Tout d’abord, entre 06h05 et 06h08, il a filmé la spectaculaire région de la Vallée de Schröter, dans le nord-ouest de la face visible de la Lune. Cette région apparaît ici comme une zone en forme de grand losange, tourmentée et très détaillée, isolée au milieu d’une zone beaucoup plus lisse car inondée de lave.


  

Ensuite, autour de 06h13, Stéphane a filmé la région de Mare Humorum, dans le sud-ouest de la face visible de la Lune. Cette région est particulièrement impressionnante, avec de nombreuses rainures et « plis », avec aussi des détails étonnants à l’intérieur du grand cratère Gassendi (partie supérieure gauche de l’image) et des cratères en partie — voire presque totalement — remplis de lave comme Doppelmayer et Puiseux (partie inférieure de l’image).




Vers 06h21, il a filmé la région du cratère Kepler, dans l’ouest de la face visible de la Lune avec, encore plus à l’ouest, le cratère Marius et les fameux et mystérieux monts Marius d’origine probablement volcanique. Noter, au nord de Marius, la fine et longue rainure Rima Marius qui serpente vers le nord puis vers l’ouest sur plus de 200 km.



Enfin, entre 06h25 et 06h34 environ, il a filmé la région du cratère Hainzel « en forme de cacahuète » (au premier plan, en bas de l’image) et des cratères « allongés » Schiller (au centre-gauche de l’image) et Schickard (au centre-droit de l’image), dans l’extrême sud-ouest de la face visible de la Lune. Ici, le nord se trouve vers le bas et l’image résulte d’une mosaïque en deux parties.




Chacune des 5 images (dont les deux pour la région des cratères Haizel-Schiller-Schickard) est issue du compositage des 400 images les plus nettes parmi 3000, acquises en environ 3 minutes.


Cliquer sur les images elles-mêmes pour les afficher dans une nouvelle fenêtre, en plus haute définition.

 

  LA LUNE 2 JOURS APRÈS LE DERNIER QUARTIER