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Found 187 results

  1. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne à l'entrée de la ferme. 5 dessins : 9079 à 9083. Je suis arrivé à 21h45. Ma séance d'observation a commencé sur l'autoroute, où pendant que je roulais vers l'est un bolide de magnitude -4 vert durant 7 à 8 secondes est tombé verticalement vers l'horizon devant moi. Il traîne encore de l'humidité ici au sol, les derniers jours ont été humides. Je pointe en priorité un amas ouvert des Gémeaux. Observation 9079 : Bo1 ou encore Bochum 1. Il est incertain à 75x mais résolu à 150x. Il reste pauvre, peuplé de rares étoiles considérablement faibles à perceptibles. Les vaches font du bruit en mangeant dans l'étable. Je rends visite à une nébuleuse planétaire des Gémeaux bien moins connue que le Clown. Observation 9080 : PK194+2.1. Vue à 75x, elle répond très bien au filtre Oxygène 3 et brille faiblement. Je la note un peu floue à ce grossissement. Il n'y a plus de doutes sur sa nature à 343x. Elle est considérablement faible et contrastée à ce dernier grossissement, et en vision indirecte elle me semble plus lumineuse au centre. Les mains sans gants souffrent, j'abrège leurs souffrances en mettant ces derniers. Un hélicoptère survole le site, c'est rare ici. Je m'éloigne angulairement et dans l'espace vers des galaxies du Cancer. Observation 9081 : NGC2619. Assez facile à 75x, elle est faible à très faible à 109x. Son centre plus lumineux se détache bien. Elle est allongée en vision indirecte. Observation 9082 : NGC2608. Elle me semble ronde à 75x. A 150x elle est diffuse, je note quelques glimpses de portions éparses aux alentours. La buée apparaît, gênante, à minuit et ça empire. C'est un signe de l'arrivée prochaine des nuages. Observation 9083 : NGC2604. Je ne la vois pas tout de suite à 109x. Elle est très faible à VI1, d'un aspect diffus. Des nuages arrivent du nord-ouest à 0h25, j'ai juste le temps de terminer mon dessin, c'était de toutes façons l'heure de remballer, après quelques photos souvenir au smartphone.
  2. CROA Lunaire

    Comme promis hier soir un 'tit CROA, setup utilisé Lunette Orion 80 ED + monture AZ ES Twilight I + Oculaires Pentax XW 10 (X60) mm et 5 mm (X120) et Morpheus 6.5 mm (X92) depuis ma terrasse orientée sud sud-est. Terrasse très sensible aux vibrations c'est assez agaçant, je sais à l'oculaire dès que mon voisin sort sur la sienne, j'ai pu atténuer le phénomène en ajoutant sous les pieds des patins en caoutchouc "maison" mais ce n'est pas encore ça (visible sur la photo à la fin du CROA)... si vous avez une idée??? Pour le coté positif : un ciel d'une clarté exemplaire et une turbulence quasi inexistante et donc des images pfiouuuuuu !!! ça donnait très bien, je n'ai même pas sorti la 102/1000 Bresser, la 80 ED ce suffisait à elle même et de toute façon la Twilight I est trop juste en capacité de charge. Pour l'observation, j'ai remonté le terminateur de pôle sud au pôle nord en prenant largement mon temps, que ce soit aux Pentax XW ou au Morpheus les images étaient magnifiques, j'ai utilisé à 75% du temps le XW 5 mm qui me donnait X120 avec un champ de 0.6°, que dire? un piqué et un contraste de très haut niveau, j'étais captivé par l'image délivrée! je dois dire que le 6.5 mm Morpheus est également excellent avec un champ plus confortable de 0.8° même si j'ai préféré le plus souvent le XW 5 mm et son grossissement m'offrant plus de détails. D'ailleurs j'ai regretté de ne pas avoir son petit frère en 3.5 mm (X170) qui me permettrait d'atteindre pratiquement 2D en flirtant avec une pupille de sortie de 0.5 mm (à la limite de 0.4 mm de ps qui sont je crois un maximum???) parce que hier soir la 80 ED en avait (très) largement sous le pied... Donc j'ai pu observer/contempler : le magnifique Clavius et les incontournables Tycho et Maginus, au sud de la mer des Nuées les cratères Hesodius et Pitatus,, dans le même secteur j'ai essayé de voir la rainure de Rima Birt (pas facile avec 80 mm la rainure, le cratère de Birt lui c'est facile) et bien sûr le célèbre Mur Droit qui ressortait sans aucune difficulté. En continuant de suivre le terminateur et de façon large pour remonter vers le nord , je tombe sur Eratosthène et l'extrémité ouest des impressionnants Monts Apennins, je teste ma Lunette sur les cratelets Gambart B et C, dans ce secteur des cratelets il y en a tout un champ ! Toujours en remontant je cherche en tomber sur une chaine de cratelets qui me permet de trouver le rampart de Beer qui me sert de point de repère pour observer le cratère de Timocharis, je vous conseille de l'observer celui là avec attention. Pour finir, au nord, la Mer des Pluies et sur sa rive au nord le non moins célébrissime Platon, je termine par les Monts Ténériffe et le Mont Pico. Voilà une très bonne soirée d'observation en mode confinement qui ne m'a pas empêcher d'avoir une pensée pour celles et ceux qui se battent au quotidien contre cette saloperie de Covid-19 (dont ma petite amie infirmière...) Je leur dédicace ce CROA.... que Sélène veille sur eux... Stéphane.
  3. Salut à tous ! Troisième observation de la semaine, c'était samedi soir. Cette fois, la cible était le couple de galaxies NGC 3226 & NGC 3227, toujours dans le Lion. Les conditions météo ont été plus capricieuses que les fois précédentes. Ciel clair en début de soirée, puis quelques passages nuageux, puis voile d'altitude, puis bouché. La transparence n'a donc cessé de se dégrader au cours de la soirée. Je n'ai pas pu mener mon observation comme je l'aurais souhaité ; elle a été fortement dégradée, puis écourtée. J'ai ainsi eu beaucoup de mal à mettre mes notes au clair. Je n'ai pas pu m'attarder sur certains détails entr'aperçus ni approfondir l'observation. Il me faudra sûrement y revenir pour m'assurer de mes dires et éventuellement y apporter des modifications. Par exemple, les galaxies paraissaient initialement bien pâlotes puis, durant quelques secondes, très bien visibles ; pour s'estomper à nouveau, voire totalement disparaître par moment. Plutôt frustrant, et compliqué pour qualifier la visibilité d'un détail... Autant dire que je ne suis ici sûr de rien. Et avec la Lune qui s'en vient, pas sûr de pouvoir vérifier ça rapidement. Page web : https://www.cypouz.com/croa/200328/ngc-3226-ngc-3227 Objet : NGC 3226 et NGC 3227 Type : Couple de Gx Constellation : Lion AD : 10h 23' 30,4" (NGC 3227) Déc. : +19° 51' 53" (NGC 3227) - Date, heure, durée : 28/03/2020, 22:43 TU, 45' - Lieu, altitude : Juliénas (69), 290 m - Vent très faible, 11 °C - T2 (mvlonUMi 5,84), P2, S2/77× - Instrument : Lx90, 203/2000, F/10 Observations : 77x (champ de 38'), H = 60°; - NGC 3227 : Gx oblongue aux limites floues, vue VI1, orientée NNO aux dimensions estimées à 2,5' × 1'. Un noyau stellaire de mV estimée à 12, vu VI2, est entouré par une faible couronne diffuse oblongue de luminosité L2. La couronne semble parfois présenter un très léger gradient de luminosité vers le centre. - NGC 3226 : Gx circulaire aux limites floues, vue VI1, au diamètre estimé à 1' et positionnée dans le prolongement NNO de l'axe principal de NGC 3227. Les deux noyaux sont séparés d'une distance estimée à 2' tandis que leurs couronnes semblent en contact. Un noyau stellaire de mV estimée à 13, vu VI3, apparaît au centre d'une faible zone circulaire vue VI5d, elle-même auréolée par une faible couronne diffuse circulaire. La Gx semble parfois légèrement allongée, orientée ENE aux dimensions estimées à 1,2' × 1'. Son axe principal apparaît alors perpendiculaire à celui de NGC 3227.
  4. Salut à tous ! Comme indiqué hier, après l'observation de NGC 2903, j'ai ressorti le télescope dès le lendemain pour m'attaquer au groupe de galaxies autour de NGC 3190 — groupe nommé Hickson 44, toujours dans le Lion. On passe alors de 25 millions d'années-lumière pour 2903 à environ 60 pour ce groupe. J'ai essayé de m'éloigner un poil plus de la lumière du lampadaire ; pas sûr que cela fasse une réelle différence. À noter une turbulence plus présente que la veille. Sur les quatre galaxies du champ, seules trois ont été vues. Page web : https://www.cypouz.com/croa/200325/ngc-3190-ngc-3193-ngc-3185 Objet : NGC 3190, NGC 3193 et NGC 3185 Type : Groupe de Gx Constellation : Lion AD : 10h 18' 05,6" (NGC 3190) Déc. : +21° 49' 56" (NGC 3190) - Date, heure, durée : 25/03/2020, 22:17 TU, 1:10 - Lieu, altitude : Juliénas (69), 290 m - Vent nul, 2 °C - T2 (mvlonUMi 5,84), P2, S3/77×, S4/154× - Instrument : Lx90, 203/2000, F/10 Observations : 77x (champ de 38'), H = 65°; - NGC 3190 : Gx effilée plutôt bien délimitée, vue VI1, orientée NO aux dimensions estimées à 2,5' × 0,5' au plus large. Un noyau légèrement allongé est prolongé par une fine barre très effilée. L'ensemble baigne dans une fine couronne diffuse, avec un petit bulbe au NE du noyau. La bordure SO présente un gradient plus marqué, comme longée par une bande d'absorption. - NGC 3193 : Gx circulaire aux limites floues, vue VI1, au diamètre estimé à 1'. Une zone centrale circulaire non-stellaire est entourée par une petite couronne circulaire diffuse. À 154×, un noyau stellaire apparaît au cœur d'une zone circulaire graduellement plus brillante vers le centre, auréolée par une couronne circulaire plus diffuse. Une étoile de mV 9,6 se trouve à 1,2' au N de la Gx. - NGC 3185 : Très faible Gx ovale plutôt bien délimitée, vue VI4, orientée NO aux dimensions estimées à 1,2' × 0,5'. Luminosité homogène L1. Remarques : L'étoile de mV 7,7 située à 8,3', PA 350°, du centre de NGC 3190 apparaît légèrement jaune. La Gx NGC 3187 située à 4,9' de NGC 3190, PA 300°, n'a pas été vue.
  5. Salut à tous ! Après une bonne période de disette, j'ai enfin sorti mon télescope pour me remettre un peu au dessin. Pour la première soirée, l'objectif était de retrouver mes habitudes avec le matériel, ainsi qu'une certaine routine dans la description du champ observé. Il faut dire qu'on perd vite l'habitude de scruter les moindres détails de l'objet pointé lorsqu'on ne pratique que de simples sessions d'observations visuelles « touristiques ». Il faut rééduquer son œil et son cerveau, et ça va prendre un peu de temps... Mon site d'observation à domicile n'est pas véritablement idéal car j'ai un lampadaire à coté. La commune pratique certes l'extinction de l'éclairage nocturne, mais à partir de minuit seulement. Et même ainsi, le ciel n'est pas vraiment des plus noirs. Mais bon, avec une magnitude visuelle limite à l'œil nu de 5,84 dans la Petite Ourse, faut se dire qu'il y a bien pire. Autre problème, mes nouveaux transformateurs d'alimentation du télescope et de la résistance chauffante qui, en plus d'avoir un fil un peu trop court, présentent le « brillant » avantage d'être dotés d'une belle diode bleue chacun. M'en vais rapidement m'attaquer à elles Dernier petit détail matériel, le nouveau renvoi coudé géant ne passe pas sous la fourche à partir de 80° de déclinaison. Pas super grave en temps normal, mais problématique pour viser la Polaire afin d'opérer la mise en station... Ou alors, il me faudrait retirer le filtre clair qui est directement vissé au cul du télescope ; et placé là afin d'empêcher toute entrée de particule non-souhaitée. Bon, pour l'instant, je retire le renvoi-coudé pour la mise en station. À voir... La cible du soir – c'était mardi – est NGC 2903, dans le Lion. Ouais, pour une reprise, on va pas tout de suite chercher les petites tachouilles invisibles Bizarrement, placer les étoiles du champ sur le dessin est toujours aussi rébarbatif... Mais bon, ça fait plaisir de se retrouver à nouveau l'œil à l'oculaire et la planche à dessin sur les genoux ! Je ne boude donc pas mon plaisir. Ni celui, après coup, de comparer mon compte-rendu d'observation avec ceux des livres et d'autres observateurs tandis que le champ observé est encore très clair dans mon esprit. Le télescope a été ressorti le lendemain afin d'observer le groupe de galaxies autour de NGC 3190. CROA à suivre bientôt Page web : https://www.cypouz.com/croa/200324/ngc-2903 Objet : NGC 2903 Type : Gx Constellation : Lion AD : 09h 32' 09,7" Déc. : +21° 29' 55" - Date, heure, durée : 24/03/2020, 22:32 TU, 1:00 - Lieu, altitude : Juliénas (69), 290 m - Vent nul, 2 °C - T2 (mvlonUMi 5,84), P2, S2/77× - Instrument : Lx90, 203/2000, F/10 Observations : 77× (champ de 38'), H = 55°; Brillante Gx allongée aux limites très diffuses. Un noyau stellaire vu VI1 de mV estimée à 12 est traversé par une barre très effilée vue VI3, orientée NNE de longueur estimée à 3'. L'ensemble baigne dans une couronne allongée vue VI1, diffuse et très difficile à délimiter, orientée presque N aux dimensions estimées à 5,5' × 2'. La barre centrale apparaît ainsi plus inclinée que la couronne. La couronne semble moins étalée coté O, avec un gradient plus marqué. Deux amorces de bras sont aperçus, au N et au S de la couronne. L'amorce N est vue VI5d. L'amorce S, plus large, est vue VI5.
  6. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne à l'entrée de la ferme. 2 dessins : 9077 à 9078. Après une sieste puis avoir patienté à la maison le temps que les nuages partent, je suis prêt à observer à 0h35. Je constate un souci de collimation, l'un des 2 réglages du primaire est en butée. Je n'arrive pas à localiser quelle barre est sortie de son logement pour expliquer cela. Ca me laisse un écart de 2mm sur la collimation. Je n'insiste pas trop ce soir, il faudra regarder ça au grand jour. Je dessine une galaxie du Petit Chien. Observation 9077 : NGC2350. 150x. Cette galaxie petite semble condensée, et bien que visible qu'en vision décalée 75% à 100% du temps, elle n'est pas trop dure. Direction ensuite un amas ouvert de la même constellation. Observation 9078 : Do26. 75x, 109x. Cet amas ouvert du catalogue Dolidze vaut le coup, déjà peuplé à 75x en étoiles brillantes à perceptibles. A 1h30 je suis fatigué, comment est-ce possible après cette sieste? Des chouettes chevèche percent de leurs cris le silence de la nuit. Je sieste une heure dans la voiture, mais au réveil un fort vent du sud-ouest a surgi, qui dépointe même le télescope. Par précaution, je couche ce dernier le long de la voiture, à l'abri du vent, pour éviter qu'il se renverse. La fatigue étant encore là, je redors 30 minutes, et là au réveil, en plus du vent le ciel s'est voilé! Nuit maudite! Je remballe à 4h45 après avoir testé que je n'ai aucun abri contre ce vent pour continuer des observations (à titre de connaissance, car ciel trop dégradé pour le reste de cette nuit).
  7. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne à l'entrée de la ferme. 5 dessins : 9068 à 9072. Je suis prêt à observer à 21h45, j'ai mangé plus tôt pour gagner presque une heure d'observation supplémentaire. Une odeur de bouse de vache ici est prononcée ce soir, sûrement portée par l'atmosphère humide. Mon entame de nuit se fait sur quelques galaxies de Persée. Observation 9068 : NGC996 et 999. A 150x, NGC996 est condensée, VI1 à 2, et NGC999 m'apparaît encore moins évidente car diffuse et vue 50% du temps en vision décalée (VI3). Observation 9069 : NGC1003. Toujours à 150x, elle est très faible et très diffuse, allongée. Ce n'est pas une nuit à galaxies, je les trouve molles ce soir. Voyons voir si ça passe mieux avec des comètes, à savoir la comète Panstarrs C/2017 T2 dans Persée. Mais ça part mal, car j'ai oublié le numéro d'Astrosurf Magazine avec la carte de repérage! P'tite tête va! Je finis par la retrouver de mémoire car je sais qu'elle est ce soir entre NGC957 et le double amas de Persée, donc la zone de recherche est circonscrite à quelques degrés. Observation 9070 : comète Panstarrs C/2017 T2. 75x, 109x, 150x. Je la retrouve à 75x, assez facile. Son centre reste considérablement faible comme la dernière fois, tandis que la coma stagne à une visibilité en décalé VI1 à 5. Le vent glacé n'entame pas ma motivation. Des vaches s'agitent dans l'étable. Contrairement à moi exposé à la bise, elles y sont bien au chaud les unes contre les autres. Le Strock visite enfin une nébuleuse planétaire et un amas ouvert dans Orion. Observation 9071 : PK198-6.1 alias Abell 12. J'ai fait l'effort d'aller chercher l'équivalence dans le catalogue Abell, vu que mon atlas sur le terrain, l'Uranométria 1999, ne mentionne que la dénomination Perek Kohoutek. C'est la fameuse "nébuleuse planétaire cachée" collée contre mu Orionis. Elle est soupçonnée à 109x avec l'aide du filtre Oxygène 3. Elle est alors faible à très faible. Je ne la vois pas sans le filtre, ébloui par sa brillante voisine, l'adaptation nocturne en prend un coup. A 218x, elle devient assez facile avec toujours le filtre, et montre une annularité partielle à l'opposé de mu. Observation 9072 : NGC2141. Cet amas ouvert me déçoit, car il est mal résolu à 109x, en étoiles faibles à perceptibles. Pendant ce dessin, une moto bruyante trouble le silence de la nuit une grosse minute. J'ai maintenant un peu froid aux pieds, mais il est l'heure de remballer vers minuit, le déchirement des soirées en semaine quand il faut assurer au travail le matin même. Le givre a recouvert les affaires et l'auto.
  8. CROA lunaire du 02/03/2020 - 18h30-19h30 heure locale La nuit n'est pas encore tombée forcément et pourtant j'aime beaucoup cette atmosphère de fin de journée. La lune est haut dans le ciel ce qui ne facilite pas tout à fait les choses sur mon petit Maksutov de voyage, facile à sortir au demeurant, monté sur une mini base Dobson. Malgré tout la manquer au pointage faudrait le faire exprès. Il a plu une bonne partie de la journée et quelques coup de vents se font sentir de temps à autres. Je commence par un grossissement x36 avec un champ de 70° qui embrasse l'intégralité du globe. Déjà la position du terminateur fait ressortir de très nombreuses formations remarquables. Mon œil est attiré par Ptolemaeus, Alphonsus et Arzachel. Les crêtes sont illuminées et les ombres marquées. Je balaye ensuite mon œil jusqu'au Sud puis remonte en faisant le va et viens car le spectacle est appréciable. La turbulence reste assez modérée. Et je distingue Purbach, Regiomontanus et Walther. Ce dernier est fortement contrasté dans le bord opposé au terminateur tout comme Maginus plus au Sud. La descende vers le pôle se termine autour de Moretus. Je passe à un grossissement x100 puis x150 rapidement en revenant sur le trio Ptolemaeus, Alphonsus et Arzachel. J'entame un croquis, je note la positon des lumières et des ombres, pas facile encore de respecter les proportions, l'Astrodessin est une discipline encore toute nouvelle pour moi. Une fois mon croquis achevé je reviens à un grossissement de 36x et je m'attarde cette fois au nord dans la zone d'Archimèdes dont le bord est noircie au terminateur. Aristillus est pleinement contrasté un peu plus au nord.Je distingue à 150x parfaitement la zone montagneuse en son centre. Je redescends vers les monts Apennins et mon regard remonte à nouveau en suivant le sens horaire vers Cassini qui est pour le coup bien moins en relief comparativement au Mont Piton. Après un détour par Eudoxus et Aristoteles, avec son acolyte Mitchel plutôt estompé, je termine ce voyage le long du terminateur au Nord avec Barrow. Après une bonne heure d'observation je pense, je rentre fignoler mon croquis avec des images encore fraiche dans la tête. Ce fut une promenade visuelle des plus agréables.
  9. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne site des ballots de foin. 4 dessins : 9064 à 9067. Je suis enfin venu après 3 nuits d'affilée ratées (baisse de moral pour la première puis météo capricieuse). Le sol est un peu boueux et il fait froid, ce qui limitera l'impact de la boue qui va geler sur place. Je commence par pointer la comète Panstarrs dans Persée. Observation 9064 : comète Panstarrs C/2017 T2. Elle est vue à 75x et 109x dans le champ de l'amas ouvert NGC957. Son noyau est positionné sur mon dessin à 22h10, condensé et considérablement faible. La queue principale est vue VI2 (75% du temps en vision décalée), le reste est VI3 à 5. Trouvée à l'endroit prévu, elle est restée fixe le temps du dessin (une demi-heure environ). Je dessine ensuite un amas ouvert de Persée, mais pas NGC957 qui était voisin de la comète mais dessiné dans les 5 dernières années, ce qui est un critère d'exclusion pour générer mes listes de réobservation. Observation 9065 : NGC1528. 75x, 109x. Que dire? Mon Dieu, c'est plein d'étoiles! Il est riche et du coup pénible à dessiner, mais j'accomplis avec abnégation la tâche. Mes mains sans gants engourdies par le froid me signifient qu'il est temps de mettre justement ces gants. Je termine avec un amas ouvert et une galaxie du Grand Chien, la transparence est suffisamment bonne ce soir pour viser bas, au détriment d'une forte turbulence, d'ailleurs plus détectable sur l'amas. Observation 9066 : NGC2204. 75x, 109x. Comparé au précédent, le dessin de cet amas est une récréation. Il ressort à 109x, avec ses étoiles très faibles à perceptibles et une brillante jaune utilement utilisée pour le repérer. Je suis passagèrement fatigué avant le dessin de la basse galaxie. Observation 9067 : NGC2207. Soupçonnée à 75x, elle est confirmée à 109x. Basse et diffuse, elle est très faible à VI1. Je la note allongée en vision indirecte. A 0h20 je remballe et me couvre de cristaux de glace en repliant la bâche givrée. Brrrrrrr!!!
  10. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne site des ballots de foin. 10 dessins : 9053 à 9062. Je réalise enfin un projet avorté plusieurs fois à cause des nuages, celui de passer le changement d'année sous les étoiles, de préférence sans Lune. Il y a bien quelques voiles quand j'arrive à 20h40 mais ils partent vite pendant l'installation. Le terrain est un peu boueux. La Lune en croissant à 30% est déjà basse à cette heure et son éclat ne va pas longtemps contrarier les observations. Comme hier je commence par une nébuleuse diffuse et un amas ouvert, mais dans le Cocher cette fois, laissant la Licorne gambader seule. Observation 9053 : NGC1931. La nébuleuse est visible dès 75x. A 109x, je sépare le triangle d'étoiles dedans. A 150x, ce trio stellaire est facile. La nébuleuse se montre faible à très faible, très diffuse. Elle réagit faiblement en Oxygène 3 et faiblement à très faiblement en HBêta, ce qui dénote sa nature de nébuleuse par réflexion. Observation 9054 : Dolidze 15. Do15 est repéré discret à 75x, puis mieux vu à 109x, de forme triangulaire évidente. Il est pauvre et faible. Je poursuis sur des galaxies de la Baleine. Observation 9055 : NGC584 et 586. Ce duo de galaxies est déjà bas et la Lune n'est pas très loin. A 109x, NGC584 se révèle condensée, faible, avec un noyau facile et ponctuel, tandis qu'il faut monter à 150x pour NGC586 qui est à la limite de visibilité (VI5), juste soupçonnée. La Lune jaunit vers l'horizon à 22h15. Observation 9056 : NGC596. Elle est trop basse, très faible et petite à 109x. Il est temps de changer de zone du ciel! J'entends les bruits de feux d'artifice à l'ouest pourtant ce n'est pas encore le Nouvel An. La Lune très atténuée se couche à 22h26. Je visite des galaxies de l'Eridan, constellation que j'avais délaissée depuis l'hiver dernier je crois. Observation 9057 : NGC1700. Grossie à 109x et 150x, elle est faible, petite, condensée. Il fait froid. Observation 9058 : NGC1653. Elle est très faible et peu contrastée à 109x. Observation 9059 : NGC1637. Vue dès 75x, elle reste très faible et très diffuse à 109x. Le sol est collant à 23h50. Je pars pour une pause bouffe et chauffage dans la voiture, c'est alors que la bascule d'année se produit, et les feux d'artifice lointains sont lancés au sud et à l'horizon ouest, audibles malgré l'éloignement. J'observe une nébuleuse diffuse d'Orion au son des feux d'artifice. Observation 9060 : NGC1788. Le premier objet de l'année 2020 est une nébuleuse faible aperçue à 75x puis grossie à 109x, et qui ne réagit absolument pas aux filtres interférentiels. En revenant avec un peu trop d'entrain d'une marche de réchauffage, je manque de bien mal commencer l'année : je bouscule l'arrière du télescope, qui bascule en réaction vers l'avant mais je rattrape de justessse le tube avant qu'il touche le sol! Ouf! Après recollimation, je poursuis sur d'autres nuées Orionesques. Observation 9061 : NGC1980. Cette nébuleuse est plus subtile mais bien plus étendue à 75x : on pourrait prendre ça pour des halos de diffusion autour des étoiles brillantes concernées, mais par comparaison avec les étoiles de même éclat aux alentours, il n'y a plus de doute, c'est bien une vraie nébuleuse que je vois, les halos sont plus étendus qu'ailleurs. Musique d'une fête à l'ouest, peut-être au village d'à côté. Observation 9062 : IC424. Je termine sur un autre type de difficulté nébulaire, cette nébuleuse est vue VI4 à 5 donc à la limite, à 75x et 109x, et les filtres O3 et HBêta ne me sont d'aucune utilité. Comme avant-hier du givre se dépose sur la bâche. A 1h40 j'ai froid aux pieds, en avant pour un petit footing, suivi d'une demi-heure de sieste dans la voiture. Je remballe à 2h15 pour dormir dans la voiture jusqu'à 7h30. Au réveil, le brouillard s'est installé, la fenêtre de beau temps est durablement partie. Malgré le sol mou, la voiture n'est pas embourbée. Hormis ma frayeur lors du bousculage de Strock, c'est un bon début d'année!
  11. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne site des ballots de foin. 4 dessins : 9049 à 9052. Me voilà enfin de retour après une grosse période de mauvais temps! Il fait froid mais ça explique aussi le ciel dégagé. Je suis venu après un cycle de sommeil suite à la randonnée roller dominicale à Paris. La Voie Lactée d'hiver est perceptible dans les Gémeaux, la Licorne et le Cocher. Le terrain est un peu défoncé par un engin agricole qui y a laissé de profondes traces de roues, mais la terre est assez meuble pour ménager un espace plat pour le rocker du Strock. Je débute la soirée sur une nébuleuse diffuse connue et un amas ouvert dans la Licorne. Observation 9049 : NGC2261. La Nébuleuse Variable de Hubble offre un aspect changeant d'une année à l'autre grâce à un jeu d'ombres portées, que me réserve-t-elle cete fois? Elle est facile, considérablement faible à faible à 75x, où sa forme triangulaire est déjà visible. Je la décortique à 109x, 150x et même 218x, tout ça sans filtre, car ces derniers ne répondent pas super, leur apport reste assez faible en Oxygène 3 et considérablement faible en HBêta. Je vois des nodosités dedans, qu'en vision décalée VI1 à 5. Rappel sur l'échelle Ciel Extrême utilisée : 1 équivaut à la visibilité de l'objet 100% du temps, 5 à moins de 10%. Observation 9050 : Basel 7. Cet amas ouvert est assez discret à 75x, mais cache son jeu, car devient assez fourni avec l'augmentation du contraste en grossissant à 109x. Le fait de grossir éteint plus vite le fond de ciel que la perte de lumière sur les étoiles. A 1h j'ai les mains gelées, car je n'avais pas encore mis les gants, ce qui est vite réparé. Je regarde ensuite quelques galaxies de Persée, mais je constate un peu tard que des voiles dégradent les images par là. Observation 9051 : NGC1186. 109x, 150x. Cette galaxie difficile est trop sombre à 150x. Son coeur permet de la repérer bien que très faible à VI1. Le pourtour est allongé et vu mal, VI3 à 5. L'ensemble est peu contrasté. Mais comme dit auparavant, je remarque des voiles par là, le plus gros est plus bas ce qui n'exclut pas des voiles plus diaphanes sur cette galaxie. J'ai le nez qui coule au point que ça tombe sur la feuille de dessins. Encore heureux que je ne dessine pas à l'encre! Des chouettes se font entendre aux alentours. Observation 9052 : NGC1171. A 109x, elle m'apparaît condensée, très faible à perceptible et reste visible malgré la dégradation de l'image par encore de maudits voiles. J'aperçois une lumière de magnitude -6 à l'horizon ouest, c'est quoi encore que cette pollution? Heureusement qu'elle ne sera plus là la nuit suivante. Du givre sur la bâche et une nappe de brume dans le champ au Nord-Ouest indiquent l'humidité glaciale de cette nuit. Je remballe à 2h car je travaille dans la journée.
  12. Bonjour Je vous souhaite tout d'abord une heureuse année 2020. Voici le dernier CROA à jour par rapport à la recopie de mes dessins, j'ai pris du retard sur ces derniers avec la fatigue due aux transports en grève. Nord de la Seine et Marne à l'ouest des ballots de foin Soir du 20 novembre 2019 Dobson Strock 254/1200 3 dessins : 9045 à 9047. La météo automnale s'est installée, les sorties astro se font plus rares, même si j'ai pu faire 2 sorties étoiles doubles en période de Pleine Lune mi-octobre et observer partiellement le transit de Mercure devant le Soleil le 11 novembre. La fenêtre météo de ce soir de semaine n'est pas idéale, avec des horizons brumeux, mais c'est mieux que rien. Opérationnel à 22h30, je me suis mis à l'abri du vent du nord-est. Je me retrouve donc à l'ouest des ballots de foin encore conséquents à cette période. Il fait froid et le ciel est moins transparent que d'ordinaire à cause du fort taux d'humidité dans l'air, typique de la saison ici. Je prends le risque de me retrouver dans le brouillard à la campagne ces soirs-là, alors que chez moi proche de Paris la chaleur urbaine empêche sa création. Rageant après 45 minutes de route! Mais ce soir le ciel tient. Les phares des voitures sur la route départementale sont diffusés par l'humidité. Je commence par un amas ouvert de Persée. Observation 9045 : M34. J'aime beaucoup ce Messier riche, fourni à 75x avec son triangle principal d'étoiles doubles. J'aperçois une étoile filante dans Orion. J'ai froid aux mains, il est temps de mettre les gants. De la buée gêne parfois. Je poursuis sur des galaxies à la limite du Bélier et de la Baleine. Observation 9046 : NGC821. Je vois cette galaxie considérablement faible dès 75x, petite. Elle est cotonneuse à 150x, à centre facile. Les gants et bottes ne sont pas de trop par ce froid. Observation 9047 : NGC831. A 150x, cette galaxie VI1 à 2 (75% à 100% du temps en vision décalée) semble condensée. A 0h30 je remballe au milieu d'un coup de pompe et encore avec le nez coulant comme lors de la dernière sortie.
  13. Nord de la Seine et Marne au sud des ballots de foin Dobson Strock 254/1200 3 dessins : 9025 à 9027 Quand j'arrive dans la fraîcheur à 21h15, Malik est déjà là, trop au sud car installé dans le champ. La Lune va se coucher peu après mon installation finie à 21h40. Je mets toujours plus de temps à être opérationnel s'il y a un acolyte avec qui discuter. La soirée commence par un échec sur les nébuleuses Sh2-101 et Sh2-104 du Cygne. Je les ai pourtant déjà vues avec ce télescope. Le ciel ou moi ne devons pas être au top ce soir. Je me rabats sur des cibles plus faciles, quelques amas ouverts vers gamma du Cygne. Observation 9025 : NGC6871. 75x, 109x. Il est assez fourni, ses étoiles sont considérablement brillantes à perceptibles. La lampe de la planche à dessins cafouille. J'utilise du coup la lampe de poche pour éclairer le dessin. De la buée s'invite par instants sur la lentille d'oeil de l'oculaire. J'essaie pourtant de retarder sa venue en mettant les autres oculaires au chaud dans les poches du manteau. Mais l'oculaire en place dans le porte-oculaire a tout le temps de se refroidir jusqu'au point de rosée pendant un dessin. Observation 9026 : Bi2. Biurakan 2 est un amas réparti en 2 groupes distincts à 109x, dominé par une étoile double assez brillante. Il contient des étoiles plutôt brillantes à perceptibles. A 23h Malik rentre dormir une demi-heure dans sa voiture. Le phare de la Tour Eiffel se montre gênant car je suis tourné à l'ouest pour ces dessins. Je connais encore un échec cette nuit, sur la comète Africano. Ne m'étant pas trop foulé pour préparer son repérage, j'ai voulu utiliser la carte d'Astrosurf Magazine mais me rends compte que finalement elle n'est pas assez précise par rapport à la brillance de la comète. Faisant fi de mon nez qui coule à cause du froid, je termine par des galaxies des Poissons. Observation 9027 : NGC315 et 311. 75x, 150x. Malik a vu la plus brillante, NGC315, que je note considérablement faible à faible et vue dès 75x. Je remarque aussi NGC311 très faible à VI1, mais rate la troisième du groupe, NGC318, même à 150x. En cours de dessin, j'ai changé de crayon, impossible de tailler le précédent car la mine se casse sans arrêt. Des chouettes hulotte chuintent dans la nuit à la transparence perfectible. A minuit et demie je range tandis que Malik reste.
  14. Nord de la Seine et Marne au sud puis à l'ouest des ballots de foin Dobson Strock 254/1200 5 dessins : 9019 à 9023 Je suis prêt à 22h10. Je vais vite être embêté par le vent Est/Sud-Est chiant, en observant la comète Africano dans Andromède. Observation 9019 : Comète Africano C/2018 W2. 75x, 109x. C'est une comète qui reste modeste, faible à très faible et très diffuse. Je m'énerve contre le vent fort, qui dépointe le tube, mais aussi contre les faux contacts de la lampe de la planche à dessin. Suite à ce vent intenable, je déplace tout le matériel à l'ouest des ballots de foin dans le champ moissonné et plan, à l'abri du fort vent devenu petite brise à cet endroit, et ce qui ne gâte rien, à l'abri de la lumière de la Lune à moins d'un jour avant le dernier quartier, qui se lève à 23h. Dans de bien meilleures conditions, je poursuis la nuit avec un amas ouvert du Petit Renard, Vulpecula en latin. Observation 9020 : NGC6802. 150x, 109x. Le petit amas niché dans le Porte-Manteau (Collinder 399) est très faible, mal résolu ce soir. La nuit est entrecoupée d'une petite sieste d'une demi-heure, et comme je suis encore fatigué à minuit et quart, je dors un cycle de sommeil à l'arrière de la voiture. Je suis relevé à 2h, frais pour de nouvelles observations. J'entame une ode au ciel d'automne ayant pour thème les amas ouverts de Cassiopée. Observation 9021 : NGC637. 75x, 150x. Il est détaché mais pauvre à 75x. Ses étoiles se révèlent assez brillantes à perceptibles. Un spot lumineux s'est allumé à l'ouest, pourrissant le ciel jusqu'à 15° de hauteur. Est-ce une nouvelle bêtise de Disney Village? Observation 9022 : NGC609. Pas vu à 75x, il montre quelques étoiles faibles à perceptibles à 150x. C'est nul! La Lune doit gêner pour en voir plus, diffusant sa lumière dans le ciel bien que le Strock soit dans l'ombre des ballots. Observation 9023 : NGC559. 150x. Celui-là rattrape un peu la vacuité du précédent, puisqu'il est plus riche qu'au premier abord en étoiles plutôt faibles à perceptibles, mais je sens que la Lune gêne pour en voir plus. Le bilan de la nuit est décevant, entre le fort vent et la Lune trop grosse qui gomme les étoiles les plus faibles. Du coup je remballe prématurément à 3h20.
  15. Nord de la Seine et Marne au sud des ballots de foin Matin du 31 août 2019 Dobson Strock 254/1200 10 dessins : 8990 à 8999 Je suis venu après une sieste indispensable car la semaine fut dure. Je commence les observations à 0h20. Je m'attendais à retrouver Jcb77 avec qui j'avais planifié la sortie, mais son astro-fourgon ne démarrant plus, il est cloué chez lui. Zut! Un peu de vent du nord-est souffle, je m'abrite avec le télescope derrière les ballots de foin. Le ciel est marqué de quelques petits voiles, dont un qui rend la Voie Lactée d'été plus intense, ça fait bizarre. Je vise les zones épargnées, plus spécifiquement quelques galaxies de Pégase. C'est la suite du groupe de NGC7626 dont l'observation avait été interrompue par de vils nuages à la dernière séance où Pégase était bien placé pour l'observation (seconde partie de nuit à cette période). Observation 8990 : NGC7623. A 150x, je la vois, très faible et un peu diffuse. Comme chaque nuit actuellement je bataille contre un moustique vers 0h40. Observation 8991 : NGC7631. Diffuse et allongée, elle me semble très faible à VI1 à 150x. Le froid arrive mais pour le moment la veste suffit au-dessus du tee-shirt. Mais bientôt le vent refroidit l'air au point que je mets le pull et le manteau. Le phare de la Tour Eiffel s'est éteint enfin à 1h. Observation 8992 : NGC7612. Faible, elle est visible comme une étoile floue à 150x. Des chouettes animent un peu la nuit de leurs chuintements. Observation 8993 : NGC7674/75. Belle surprise que ce duo tenté par hasard. NGC7674 à centre flou est un peu ovale, très faible et très diffuse, tandis que NGC7675 n'est vue qu'en vision indirecte mais 100% du temps alors. Observation 8994 : NGC7479. Cette superbe spirale barrée au Dobson de 508 va-t-elle me montrer certains de ces détails avec moitié moins de diamètre? Déjà, elle est plus faible qu'attendu, j'ai dû garder en mémoire l'impression au T508. 109x, 150x, 218x. La galaxie est faible à très faible, et je note à 109x un départ de boucle en VI3-4 (25 à 50% du temps en vision indirecte). Bref, un miroir de 25cm n'est pas un 50cm! Je change d'objets, destination des amas ouverts de Cassiopée. Observation 8995 : NGC381. 75x, 109x. Bien détaché à 75x, il est assez fourni en étoiles assez faibles à perceptibles. A 3h20 je m'offre un quart d'heure de sieste dans l'auto. Observation 8996 : St3. Stock 3. 150x. Il n'est pas remarquable, juste concentré. Une odeur de lisier de porc vient offusquer mes narines par intermittences. Observation 8997 : Be62. Berkley 62. 150x. Décidément, je ne pointe pas les plus riches, celui-ci aussi est pauvre. J'ai froid aux jambes, il faudra prévoir de remettre le pantalon de ski à la prochaine sortie au lieu de bêtement le laisser à la maison. A 4h20 Orion est entièrement levée. Je sens encore du vent gênant. Je veux tenter des galaxies de la Baleine mais le fond de ciel est finalement trop clair par là-bas, les observations seront décevantes. Observation 8998 : NGC179. 109x. Elle est basse et vue VI1 à 2, sur fond trop clair. Le camion de lait est encore passé vers 5h. Un ballet d'autres camions vers la même heure a augmenté le bruit d'un coup quelques minutes. Observation 8999 : NGC309. 109x. Elle est très diffuse, VI3. A 5h30, l'aube arrive. Je dors 25 minutes et prends quelques photos du site avant de remballer.
  16. Nord de la Seine et Marne au sud des ballots de foin Soir du 29 août 2019 Dobson Strock 254/1200 4 dessins : 8986 à 8989 Je m'apprête à observer à 22h25. L'expérience de dimanche dernier m'a fait garer la voiture de façon à protéger le Strock 254 du phare de la Tour Eiffel. Il ne viendra pas troubler l'harmonie de la soirée. La soirée débute par un amas ouvert du Cygne. Observation 8986 : Do44. Dolidze 44. Il n'est pas très marqué à 75x et reste pauvre à 109x. L'odeur du bétail est présente mais supportable. Je poursuis avec un nuage obscur dans le Cygne. Observation 8987 : B361. Barnard 361 est dur, sombre par endroits à 75x. Ses limites sont très indistinctes, ouvertes même du côté nord-est. Beaucoup d'avions en circuit d'attente traînent dans le ciel briard ce soir, j'en compte une dizaine en même temps parfois! Le Strock est ensuite dirigé sur un amas ouvert du Cygne. Observation 8988 : IC1369. Partiellement résolu à 75x en étoiles faibles à perceptibles, il est laiteux. A 109x, il est plus lisible mais encore laiteux. Je reçois encore la visite de moustiques voraces, les vampires du coin. Il est vrai qu'au son des canards j'ai déduit la présence d'une mare ou d'un étang dans le voisinage, dont les eaux stagnantes sont propices à leur prolifération. J'observe enfin une nébuleuse planétaire du Cygne pour terminer la séance. Observation 8989 : NGC7048. Je la repère à 75x et l'explore à 218x avec le filtre Oxygène 3. Elle réagit bien à ce filtre. Faible, elle semblait déjà annulaire en vision indirecte sans filtre, ce qui est confirmé par le filtre mais en vision décalée aussi, juste plus facilement. Je remballe encore vers minuit et demie.
  17. Nord de la Seine et Marne au sud des ballots de foin Soir du 25 août 2019 Dobson Strock 254/1200 4 dessins : 8982 à 8985 C'est ma troisième nuit d'affilée, ce qui demeure exceptionnel pour l'Ile de France! Mais cette fois le travail m'attend demain, il faudra être discipliné sur l'horaire de départ. Je suis prêt à 22h30. L'odeur de lisier de porc étant atténuée par rapport aux nuits précédentes, j'ai rejoint mon site de prédilection. La nuit n'est pas encore totale. J'observe des amas ouverts du Lézard, constellation que j'ai un peu trop délaissée cette année. Observation 8982 : NGC7296. Il est petit et compact à 75x. Je le sépare en étoiles assez brillantes à perceptibles à 150x. Un peu de vent pas gênant se manifeste à 23h. La nuit est tombée mais le ciel reste laiteux. Et ce scrogneugneu de phare de la Tour Eiffel bien que dans mon dos gêne par intermittances en éclairant le télescope, faiblement certes, mais avec les bâtonnets de la rétine au garde-à-vous ça se voit. Observation 8983 : IC1434. Repéré à 75x, il est fourni sur fond laiteux à 109x. Quelle galère à dessiner vu comme il est riche! Je remarque aussi une ligne d'étoiles faibles à la limite de résolution. C'est marrant, il y a commme des bandes sombres dans l'amas du fait de sa résolution partielle en étoiles. Après une petite pause dans la Dacia Sandero, afin qu'il n'y ait pas de jalouses, je rends aussi visite aux galaxies du Lézard. Observation 8984 : NGC7231. Cette galaxie non visible à 75x, je la vois très faible à VI1 à 150x. Observation 8985 : NGC7223. Elle non plus reste invisible à 75x. Elle n'est pas évidente, peu contrastée et très diffuse, vue VI1 à 2 à 150x (75% à 100% du temps en vision indirecte). Comme je suis raisonnable, je remballe à 0h40 pour ne pas être cassé au travail.
  18. Nord de la Seine et Marne à l'entrée de la ferme Matin du 25 août 2019 Dobson Strock 254/1200 4 dessins : 8978 à 8981 Comme hier, j'évite l'odeur de l'autre site au prix d'une promiscuité plus grande avec les vaches. J'ai fini de récupérer de la nuit passée avec une sieste jusqu'à 1h. Mais je n'ai pas perdu de temps d'observation car le ciel se dévoile enfin après un début de nuit couvert. Je suis arrivé à 2h15 et suis opérationnel en un quart d'heure, l'avantage du Strock par rapport au Dobson 508. Les vaches sont là, fidèles au rendez-vous. Vont-elles être aussi incontinentes qu'hier? La Lune a maigri à 30% de phase et atteint la barre des 15° dans le Taureau au début de mes observations. Je galère un peu dans mes recherches dans le Verseau, je vais pointer une zone plus transparente plus haut dans Pégase. J'aperçois encore des voiles dont un gros paquet à l'ouest. Vont-ils jouer les trouble-fête comme hier? En effet, ils gênent pendant le premier dessin. Observation 8978 : NGC7743. 150x. Vue dès 75x, elle se révèle très faible, diffuse. Un axe est plus marqué en vision décalée. Observation 8979 : NGC7742. 150x. Facile à 75x, elle m'apparaît faible, petite et condensée. Les moustiques sont plus menaçants qu'hier, je dois fuir par moments pour qu'ils perdent ma trace. Une bonne odeur de foin me chatouille les narines, bien plus agréable que l'odeur âcre du lisier de porc. La menace des voiles de l'ouest grandit. Je commence à dessiner le groupe de galaxies NGC7586-7631 dans Pégase. Je me rends compte alors que la jupe du Strock était mal mise, ce qui a dû occasionner une perte de contraste alors que la luminosité de la Lune est assez forte. Je constate en effet un mieux dans le contraste après avoir réajusté cette jupe. Observation 8980 : NGC7617/9/26. A 150x, le duo formé par NGC7619 et 7626 est facile, les 2 galaxies étant toutes deux considérablement faibles et NGC7626 étant notée diffuse à faible centre marqué. Le duo devient un trio dur quand je parviens à détecter NGC7617 un quart du temps en vision indirecte (VI4). Les voiles seront bientôt là. A 3h40 2 chouettes chevèche se parlent, c'est magique. Observation 8981 : NGC7611. 150x. Située dans le groupe des précédentes, elle se montre faible, assez condensée. A 3h50 les nuages sont dessus et sur Pégase, le ciel est vite très couvert par l'ouest. Je prends quelques photos souvenir maintenant que j'ai le temps faute de ciel. A 4h30 le ciel est encore bâché, envahi de stratus et stratocumulus. Le camion de collecte du lait est arrivé pour un quart d'heure. A 5h15, après un peu de repos dans l'auto, je remballe sous les nuages.
  19. Après la merveilleuse nuit de la star-party d'Aichi du WE dernier, j'avais quelques appréhensions à l'idée d'employer mes jumelles géantes sous le ciel médiocre de ma campagne urbanisée. C'est donc avec un enthousiasme modéré, surtout motivé par l'idée de réaliser un comparatif (c'est excitant), que j'ai installé tranquillement mon engin dans le jardin ce Samedi. Le ciel a été dégagé toute la journée et ce soir, il affiche un bleu profond qui promet une transparence nocturne correcte et peut-être, un halo de pollution relativement contenu. Une heure plus tard, lorsque la nuit astronomique est bien installée, je dois déchanter : le fond de ciel est crémeux jusqu'au zénith. Il n'a pas la "qualité hivernale" attendue : pas de voie lactée, alors que le Cygne est encore assez haut. A l’œil nu, je ne vois pas le double amas de Persée. Je cherche les Pléiades et quand je les trouve, on ne peut pas dire qu'elles me sautent aux yeux ! Si l'équipement n'était pas déjà prêt, franchement, je ne le sortirais pas. Mais bon, après tout, la séance sera instructive : voir quelque chose de sympathique, dans ces conditions, serait une excellente nouvelle ! Je m'attends au pire, qu'est-ce que je risque ? Je m'installe, c'est parti ! J'équipe les jumelles de leurs filtres Fujinon et commence par le Cygne, avant qu'il ne s'esquive. Ayant bien en tête la récente et superbe observation menée sur North America, je navigue autour de Deneb. Le fond de ciel est atténué par les filtres, mais... les nébuleuses sont invisibles. C'est une blague ? Qu'elles soient ténues ou moches, passe encore, mais rien ? Je prends mon temps, peine perdue. Oh purée, ça commence mal ! Douché, je pars vers les Dentelles. Même constat : je ne les vois pas. Au contact de l'étoile brillante de l'arc le plus fin, je note une vague excroissance... et encore, j'ai un doute ! L'arc le plus étendu, celui qui m'évoquait une grande plume festonnée quelques jours plus tôt, est noyé dans la fadeur ambiante. Cette misère ! Poursuivons le jeu de massacre. Je retire les filtres et retourne l'instrument vers le sud-est, direction les Pléiades. Je les trouve, c'est déjà ça ! La réalité n'a pas grand-chose à voir avec mon souvenir : il n'y a pas de luminosité globale tranchée, qui distingue l'amas de son environnement plus sombre. Ce n'est qu'une collection d'étoiles individuellement lumineuses, pas vraiment un objet en soi. Plus grave : il n'y a pas de gaz ! Même en vision indirecte, il n'y a strictement rien à voir aux alentours de Merope (les autres, n'en parlons pas). Dans le quadrilatère, je compte neuf étoiles (14 en montagne), mais peu importe : ce n'est pas moche, c'est pire que ça... c'est triste. Je pointe le double amas de Persée : finalement, c'est l'objet le moins décevant du moment. Il perd beaucoup en contraste et donc, en beauté, mais la foultitude d'étoiles - même moins serrées - détourne l'attention du fond de ciel blafard. Les couleurs sont perceptibles mais l'effet 3D est très atténué, au détriment du plaisir d'observation. Puisque je traîne dans le coin, allons voir Andromède. Elle est très haute, c'est plutôt bon signe, la voil... doux Jésus ! Ce n'est qu'une tache asymétrique, un nuage pâle sans forme ni structure qui se perd dans le fond de ciel ! M110 est loin (!) et misérable... quant à M32, je la cherche encore... Il est 20h30, je décide de rentrer au chaud (température extérieure 2°) et de m'occuper une paire d'heures, le temps qu'Orion émerge de la vase. Ce serait dommage de ne pas conclure sur l'albatros (je n'ai pas pointé la Rosette, vous ne m'en voudrez pas)... A 23h, je ressors. Le ciel s'est amélioré : plus sombre, avec une zone zénithale presque propre. Du coup, je revisite les Pléiades, maintenant à ma verticale : c'est mieux ! La patate globale de l'amas est perceptible (mais sans plus), la nébulosité près de Merope est devinée en vision indirecte. Je compte désormais 11 étoiles dans le quadrilatère principal. Si je n'avais pas récemment vu le même amas sous un ciel de rêve, j'aurais trouvé l'image jolie... Je remets les filtres et vise enfin M42, la reine des nuits d'hiver. Houuu là là, elle a pris cher, Sa Majesté ! Au sud-sud est, elle est assez haute - 10° de plus qu'en France métropolitaine - mais ne s'extraie pas du halo lumineux de l'agglomération tokyoïte et de ses extensions ferroviaires : elle étend peu ses ailes, sa tête d'oiseau n'est vue qu'en vision indirecte, aucune boucle ne vient la refermer, "l'homme qui court" est à la limite de la perception... ça craint ! Autour du trapèze, les nodosités complexes du cœur se laissent voir, quand même. Avec les filtres, la nébuleuse s'étend un peu plus mais paradoxalement, je perds en détails dans la partie centrale ; au final, c'est décevant ! Quand je repense au même objet, vu d'Aichi... Je ne reste dehors qu'une grosse demi-heure : le ciel ne s'améliorera plus et j'ai vu ce que je voulais voir (ou pas). La rosée de début de nuit se change progressivement en givre... Il est temps de venir témoigner, ici même Le bilan est déprimant, mais je tire quelques enseignements de cette demi-nuit d'observation : - Ma monture me donne satisfaction : je l'ai améliorée en dotant l'axe de la bascule d'un frein. La visée est confortable, surtout au-delà de 60° d'élévation. - Avec mon instrument, sous un ciel médiocre à moyen, les amas ouverts sont la cible à privilégier. Les galaxies, on oublie (cette M31 de cauchemar...) et les nébuleuses gazeuses, on les filtre à bande étroite : mes Fujinon à bande large, ça va bien sous un bon ciel... sinon, ils sont trop permissifs. - En-dessous de 70-75° d'élévation, la pollution lumineuse ruine tout ! Sur ce, bonne nuit !
  20. Nord de la Seine et Marne à l'entrée de la ferme Nuit du 23 au 24 août 2019 Dobson 508/1920 9 dessins : 8969 à 8977 Ma première sortie à la campagne depuis les vacances se fait encore aux commandes du Dobson 508. La forte odeur de lisier de porc qui m'a saisi en sortant de la voiture au niveau des ballots de foin m'a fait fuir ce site. Arrivé à 21h45, j'étais installé à 22h45, ayant monté le télescope sous le regard intrigué des vaches. J'ai eu droit à un feu d'artifice vers le sud, ils fêtent quoi à cette date? J'observe une nébuleuse planétaire puis un amas ouvert de l'Aigle. Observation 8969 : NGC6751. 85x, 402x, 631x. Très réactive en Oxygène 3, elle est vue un peu floue dès 85x. Notée assez faible, elle montre son étoile centrale facile considérablement faible, et des traces d'anneaux en vision décalée VI2. La turbulence est forte à 402x. Elle est trop sombre à 631x. Une étoile est soupçonnée dedans à côté de la centrale. La structure annulaire ressort mieux en filtrant en Oxygène 3, évidente alors. A 23h20, les vaches dans la prairie à quelques mètres de l'autre côté de la barrière urinent à tout va! Heureusement que ça ne sent pas jusqu'ici. Je me vengerai en faisant de même au bord de leur enclos en cours de nuit. Observation 8970 : NGC6756. 85x, 201x, 276x. Il est petit et très serré à 85x. La turbulence reste forte à 276x. Je note un curieux groupe d'étoiles serrées considérablement faibles à faibles en forme de S au centre. Vers minuit et quart, je pars me reposer 20 minutes dans la voiture. La Lune à 40% de phase se lève à 0h45 dans les arbres et sous les Pléiades. Je poursuis avec des galaxies de l'Aigle. Observation 8971 : NGC6900. Pas vue à 85x, elle est très faible et diffuse à 201x, vue sous forte turbulence. Observation 8972 : NGC6915. 85x, 201x. Elle est bien plus facile que la précédente alors que la Lune à 40% s'est levée entretemps. Je la vois à 85x, puis à 201x elle m'apparaît considérablement faible et condensée, facile. En vision indirecte son noyau est ponctuel. Un moustique m'embête temporairement vers la demie de 1 heure. La Lune est suffisamment montée pour que je constate qu'elle est nichée dans l'amas des Hyades et au-dessus d'Aldébaran. Observation 8973 : NGC6922. 85x, 201x. Repérée assez vite à 201x, diffuse, elle n'a pas été décelée à 85x. Observation 8974 : NGC6926/9. 201x. Ce couple inégal comprend NGC6926 très faible à VI1, très diffuse, et NGC6929 faible, petite et condensée. Pour changer des galaxies, je pointe une nébuleuse planétaire de Pégase déjà dessinée avec 2 fois moins de diamètre. Observation 8975 : PK104-29.1. 85x, 138x. Aussi appelée Jones 1, elle est soupçonnée sans filtre. Elle n'est pas si facile que ça en filtrant en Oxygène 3, restant faible à très faible. Je la dessine avec ce filtre. Le filtre et le grossissement de 138x sont le bon duo pour la détailler. J'enchaîne sur des galaxies de Pégase dont un groupe Arp. Observation 8976 : NGC7680. 201x. Elle se révèle condensée et considérablement faible. Observation 8977 : NGC7805/6. 201x, 276x. De son autre nom Arp 112, ce duo me montre NGC7805 considérablement faible et NGC7806 faible à très faible. A 3h50 une vache gloutonne mange bruyamment dans sa mangeoire à 5 mètres de moi. Des voiles à l'ouest viennent puis gênent. Je patiente dans l'auto, mais me laisse emporter par le sommeil jusqu'aux rivages de la 5ème heure. L'aube est arrivée. Atteint de migraine et de nausées, je finis ma nuit de sommeil ici jusqu'à 10h. C'est parfois dur de sortir ce gros télescope un vendredi soir.
  21. Amis du ciel en prise directe, bonjour ! J'écris peu de CROA parce que depuis mon expatriation, je pratique moins l'astronomie qu'en France. J'ai eu récemment le privilège d'observer dans beaucoup de jumelles et binoculaires en tous genres. J'ai donc rédigé un compte-rendu, mais dans le groupe dédié aux "grosses binos". J'aurais pu l'écrire ici, ou dans Astro-pratique, il fallait bien choisir... alors, voici le lien, pour celles et ceux qui souhaitent me lire . Il n'y a pas de dessins, navré (mais croyez-moi, vous ne loupez rien) ! Le CROA lui-même est le dernier post du fil, vous pouvez zapper les précédents si l'astronomie amateur à la japonaise vous indiffère
  22. Vous êtes bien installé ? Bière, cigare à portée de main ? J'ouvre un fil dédié à une star-party thématique "Gros Dobsons et binoculaires géants" qui se déroule chaque Automne dans la préfécture d'Aichi, au Japon. Elle est peu connue dans le pays (ailleurs, n'en parlons pas) parce qu'elle est privée : on n'y vient que sur invitation. Et contrairement aux autres star-party nippones auxquelles j'ai pu participer, celle-ci n'a pas d'animations annexes, comme une loterie, des stands de marques (Takahashi, Pentax, Vixen...), des spectacles de chants ou de danse (souvent cosplay), etc : c'est de l'astronomie amateur à 100%, sans fioritures ! On expose son matos, on l'étiquette d'une page A4 aux informations préformatées, on arbore son nom et son éventuel surnom sur le revers de la chemise ou de la veste... c'est sérieux, très bien organisé et cependant, cela reste très détendu, bon enfant voire, par moments, potache : bref, une vraie réussite. Des star-party qui m'ont accueilli, celle-ci fut pour moi la plus agréable et la plus réussie. Ça vous semblera évident, à mesure que vous lirez ce compte-rendu D'abord, je vous donne quelques informations de base. Nous étions environs 120-150 participants, sur trois jours et deux nuits, posés quelque part dans les montagnes japonaises au nord-ouest du mont Fuji et logés dans ce que je qualifierai "d'hôtel astronomique" : un hôtel de montagne traditionnel, avec "onsen" (bains chauds) de type sauna, chambres tatamis/futons, restaurant... et T650 sous coupole en guise d'étage supérieur ! Une combo rare, c'est bien la première fois que je vois ça ! Pour trois jours sur place, débutant avec le repas du soir, les trois du lendemain, le déjeuner du troisième jour, le logement, l'accès illimité au bain chaud et bien sûr, la participation à l'évènement lui-même, il m'en a coûté 12000 yens, soit environs 95 euros : c'est très peu, compte tenu de la qualité de la prestation. N'importe quel hôtel classique est bien plus cher. JOUR 1 : L'ACCUEIL Ouvrons l'album photo (vous pouvez ouvrir la plupart des images en page annexe, si vous voulez zoomer dedans) avec quelques vues prises à l'intérieur : "L'hôtel astronomique" : Nous sommes le matin, tôt, du deuxième jour : tout le monde est arrivé la veille au soir, sous une pluie battante, rien ou presque n'est encore installé sur les deux emplacements en terrasse (coté gauche de l'image). Le sol est trempé mais bonne nouvelle, la journée s'annonce ensoleillée et dès midi, l'herbe sera sèche. A droite, vous voyez l'hôtel et sa coupole. La commune d'Aichi en est propriétaire et s'en sert pour recevoir les clubs astro, les écoles ou les congressistes qui, le reste de l'année, souhaitent louer les services associés. Cerise sur le gâteau : comme il a plu à seaux les trois jours précédents, le ciel est d'une transparence cristalline. Les derniers écharpes de brume matinale dissipées, il sera pratiquement coronal ! La salle de restaurant : Le repas du soir, simple et efficace. La quantité est limitée mais la soupe est "à volonté" (on peut se servir autant de fois que souhaité, y compris durant la nuit, ce qui est très agréable). Il en va de même du thé, du café et... du vin et de la bière ! J'avoue, j'en ai abus... profité Une chambre : Nous y avons dormi à quatre, pour une chambre de 10 tatamis : aucun soucis de place. Et personne, à part moi, ne pétait ni ne ronflait : trop bien ! Un onsen : L'un des bains chauds mis à disposition par l'hôtel : il y en a un pour les gentlemen, un pour mesdames. Ceci dit, un rassemblement astronomique japonais réunit autant de dames qu'un vestiaire de lutteurs sumo... n'empêche, sur les 150 participants, j'ai bien compté trois astronomettes, et deux autres jeunes femmes au rôle plus obscure (épouses ou filles d'astronome, je présume). Sinon, l'hôtel ne manquait pas de personnel féminin : pour le partage des tâches et des métiers, le Japon, c'est à peu près comme l'Europe au bas moyen-âge. Encore un coup de bol pour ma pomme : je suis un homme ! Le hall : A peine franchie la porte d'entrée, l'endroit annonce la couleur : bordel, ils ont des Nikon 20x120 type III en guise de porte-manteau ? Pour les surprendre ou les impressionner avec mon matos, ça se présente mal... Bon, j'ai bricolé la monture avec mes poutres de chantier résiduelles, ça devrait suffire : la haute technologie française sera bien représentée. Des Vixen BT 30x125 : Dans une salle qui sert essentiellement de petite boutique astro-gadgets et d'exposition d'instruments, je trouve cette paire de Vixen 30x125 à oculaires fixes : elle n'est pas dehors et ne sera pas utilisée, sans regrets : j'en ai possédé une paire, elles ont beaucoup de fausses couleurs et un champs apparent trop limité. Et puis, j'avais trouvé leur contraste assez moyen (peut-être de la poussière, elles ne sont pas étanches). Un Newton transparent à tube fermé ! Concept étonnant s'il en est ! Il sert à illustrer le fonctionnement d'un réflecteur, pour les visiteurs ou les écoliers (je ne vois pas d'autre explication). Notez le cache-lumière en face du porte-oculaire Kitakaru-san présente ses derniers travaux : Kitakaru-san, c'est le papa des oculaires Lavendura, assez populaires au Japon : j'en vois à tous les rassemblements auxquels je participe. Nous sommes le soir même de notre arrivée, il pleut encore à l'extérieur mais personne n'ira se coucher avant 22h : plusieurs intervenants vont se succéder, sur différents sujets tous liés à l'astronomie pratique. JOUR 2 : LE MATOS Non seulement la journée s'annonce belle mais en sus, nous sommes en automne : les forêts japonaises se parent de couleurs sympathiques, qui nous permettrons d'user nos binoculaires et nos rétines sur le spectacle de la nature lorsque les instruments seront montés ! Vue de "derrière" l'hôtel, vers l'ouest. Tranquillou, les astrams commencent à s'installer : A la mi-journée, à peu près tout le monde aura monté son équipement. Coté statistiques, je dirais que nous avions : 20% de lunettes et télescopes classiques équipées de têtes binos, 15% de gros dobsons, 30% de paires de jumelles à visée droite de toutes tailles (de 23 à 120mm, précisément) et 35% de binoscopes (essentiellement des lunettes montées en parallèle, avec renvois coudés à deux miroirs de type "Matsumoto-san"). En contrebas : L'emplacement en contrebas de celui photographié ci-avant : c'est là que j'installerai mes jumelles sur leur monture à balancier "de chantier". J'en suis persuadé : les japonais, avides de technologies de pointe et d'innovations audacieuses, seront si-dé-rés par la french touch ! LE MATOS - LES DOBSONS A tout seigneur tout honneur : l'un des plus gros instrument du plateau se tapit à l'arrière d'un utilitaire aménagé pour son transport. Vous identifiez le truc ? Un petit coup de zoom sur le cartouche va vous aider : Nous avons donc un Télescope Dobson Obsession de 25 pouces - soit 635mm - à F/4, spécialement fabriqué pour Mr Yoshiro Koseki, qui me demandera de l'appeler simplement "K-san" soit "monsieur K" en cours de séjour. C'est classe, j'ai eu l'impression de causer avec Kroutchev. Interlude culturel n°1 : Il y a peu de gros Dobsons au Japon. Déjà, la très grande majorité des gens du cru sont des citadins (pour mémoire, l'agglomération de Tokyo réunit le tiers de la population de l'archipel... c'est juste dingue), dont le ciel nocturne est tout simplement immonde. Ensuite, 90% des astrams nippons sont des photographes, qui font peu de visuel (et dans ce cas, ils visent la Lune, le soleil et les planètes, cf première remarque). Enfin, il y a peu de fabricants locaux de gros télescopes (je ne connais que la marque Ninja, assez chère, qui proposait antérieurement des télescopes de Newton démontables jusqu'à 500mm de diamètre, mais se limite désormais à 320mm max) et surtout, il n'y a aucun commerce de "pousseur de verre" comme en France : tout miroir qui n'est pas "fait maison" doit être importé, de Chine ou plus traditionnellement, des États-Unis. Dans un pays qui place souvent l'artisanat au rang d'art à part entière, c'est étonnant... mais évident, dès lors qu'il n'y a pas de marché. Après l'interlude sur les pousseurs de verre, revenons à nos moutons... (vanne difficulté 6) La bête, une fois montée. 635 à F4, ça fait quand même 2 mètres 54 de focale. Échafaudage, escabeau ou échasses obligatoires ! Ce dobson est piloté par un système "servo-cat" dont je ne sais pas grand-chose, sinon qu'il permet occasionnellement de faire un peu d'astrophoto. Mr K m'a montré une image de M42, prise en 6mn par séries de 30secondes, assez convaincante. Ceci dit, David, ma gueule, HaleBopp et Chris avions fait mieux avec le T600 du premier nommé au col de Restefond sur le même objet, il y a près de 20 ans et un APN aux performances qui sembleraient médiocres, de nos jours... Si vous avez l’œil, vous remarquerez à travers les tubes du serrurier notre prochaine "cible", un T520 court à base de jantes de vélo qui vaut le coup d'oeil, notamment en raison de son araignée plutôt inhabituelle. La bête dans son jus : Voici la cage de l'instrument : il propose une araignée à 5 branches (trois décentrées épaisses, deux parallèles plus minces qui supportent le secondaire) qui vient aussi renforcer le porte-oculaire. Tout ça doit être bien rigide, mais j'ignore l'influence du montage sur la tache de diffraction. Notez le panel d'interrupteurs électriques, qui contrôlent, euuuhh... des trucs variés. C'est tout expliqué sur le dos du porte-secondaire, je ne vais pas vous mâcher le boulot non plus ! Le télescope monté : Toute la structure - sauf le fond de la boite à miroir - est en alu, l'ensemble doit être assez léger. Mais la galette de 520 fait forcément son poids ! Je crois me souvenir que le primaire est ouvert à 3,3. Dobson "Nebulite" de 500 à F3,6 : (à gauche, un C14) La marque "Nebulite", c'est le nom donné par le fabricant chinois des télescopes et miroir "Hubble Optics" en Europe et aux US (c'est aussi Sky-watcher, non ?) pour leurs gros dobsons semi-serruriers. Au Japon, un importateur les propose jusqu'au T600. Ici, c'est le modèle T500 à F3,6 et miroir en sandwich (voire ci-après). Je n'ai pas regardé dedans, je ne saurais vous dire ce que ça vaut à l'usage. Le propriétaire n'était pas peu fier de nous présenter la modification réalisée sur le système de double ressorts, qui fait varier la force de rappel en fonction de la hauteur d'observation. En revanche, il n'a rien dit du contrepoids que je vois pourtant bien, à gauche, comme un gros bouton d'acné paradant sur un visage parfait. Il y a encore le code-barre du prix de l'accessoire qui le maintient, ça sent le bricolage correctif de dernière minute... (je suis taquin) Gros plan sur la tranche du primaire en sandwich : (note : cette photographie concerne un autre télescope, mais on s'en bat les planétoïdes, c'est une image non contractuelle) Voici un T500 de marque Ninja, le fabricant japonais "historique" de dobsons au design si particulier qu'on les reconnaît au premier coup d’œil : le tube fermé se démonte en trois parties qui s’emboîtent et rentrent dans la monture (les deux bras du rocker) pour le transport. C'est bien fait, assez compact et très rigide, avec un ensemble isolé du vent, de la turbulence de l'observateur - en partie, du moins - et de la lumière. Aujourd'hui, seuls les modèles de 320mm peuvent être commandés. Selon l'année de production, la qualité peut varier car les fournisseurs de primaire ont changé : les plus vieux ont été taillés par le créateur de la marque, puis son successeur a passé commande chez Meade pour se fournir, désormais, en... Chine. Quand le 400 était encore commercialisé, en 2012 ou 2013, il était vendu environs 12.000 euros. Pour ce prix, vous êtes en droit d'avoir un bon miroir ! Notez les autocollants apposés sur l'engin, je vais y revenir... Coté oppose au PO : noir c'est noir ! A la place du proprio, j'aurais collé des stickers à catadioptres un peu partout, pas seulement sur l'embase : j'aurais bien trop peur qu'un étourdi - comme moi - vienne se cogner dessus en pleine nuit ! Les références techniques du télescope sont précisées sur sa fiche : Le gros miroir à F4,5 ? A tous les coups c'est du Meade. Dans la dernière case est écrit : "Si tu touches à mon gros tube, crevure communiste, je jure de t'ouvrir le cul et de le fourrer de frelons asiatiques". Oui, le japonais aussi est primaire et mal poli. Les autocollants : kawaaaïïïïï !! Je ne saurais décrypter tous les messages transmis par cette collection, mais j'en reconnais quand même quelques-uns : - La rangée du haut, avec des minettes d'anime ou de spectacles virtuels genre Hastune Miku et leur slogan abscons "The universe, your moe(*) force to discover" sont vendus ici, en boutique. Je voulais en acheter, mais ladite boutique est resté fermée : dé-goû-té ! - Le gros du milieu où l'on peut juste lire "Soboe" (nan, je ne lis pas le japonais) vient également de l'endroit. SOBOE, c'est le nom du rassemblement (sans doute celui du lieu lui-même). - Le rose "Tainai star-party 2012" réfère au rassemblement de Tainai, près de Nagano. Il a lieu tous les mois d'Août et c'est apparemment le plus gros du Japon. Je n'y suis jamais allé parce qu'en Août, généralement, je suis en France - Le vert bouteille avec une comète : reconnaissez-vous la silhouette de notre hôtel ? L'endroit est surnommé "star forest" par les locaux, mais j'ignore s'il s'agit d'une traduction libre ou stricte du mot d'origine. Pour les autres, je vous laisse deviner... (*) Interlude culturel n°2, le concept "Moe" : "The universe, your moe force to discover"... "moe" ? Qu'est-ce que c'est que ce charabia ? Pour (essayer vainement de) comprendre ce que signifie cet adjectif-clef de la culture locale, je vous renvoie à l'article Wikipedia qui lui est consacré... Vous avez lu ? Bien : Donc, en quelque sorte, l'astram japonais éprouve envers l'univers le sentiment quelque peu, euh... singulier, qui lie beaucoup d'adolescents et d'adultes nippons aux personnages d'anime féminins de type "Loli" (version raccourcie de "Lolita", référent au film du même nom, donc nous parlons de jeune filles à peine pubères. Vous êtes bien sur un forum d'astronomie, ne zappez pas) qui portent des oreilles de chat ou de panda, ont des têtes de (ou sont des) chatons (m'voyez Hello Kitty ?), des lunettes (ah, on parle enfin d'astro ?), des tenues de "maid" soit de soubrette anglaise (ah nan, toujours pas), les chaussettes (si si, fantasme des pieds, tout ça), les expressions mignonnes (si vous avez la moindre idée de ce que ça veut dire, n'hésitez pas à m'affranchir, j'ai soif d'apprendre), etc. Vous n'avez rien capté ? Ou pire, vous avez saisi ? Bienvenue au Japon, le pays de les gens qu'ils sont quand même parfois un peu très pas comme nous, les vrais humains. Allez, un gros plan pour la route : Vous noterez que ce n'est pas le même tube. J'en ai vu beaucoup, de ces autocollants perv... étranges. Pour celles et ceux qui sont toujours avec moe, poursuivons : Le concours de qui a la plus grosse boite à miroir, c'est lui qui va le gagner ! Le montage du plus gros télescope du plateau débute : un T660 à F3, dont le primaire provient de chez Galaxy Optic (US). Notez le cache de la boite à miroir : il recouvre un trou de forme ovale... quant aux tubes du demi-serrurier, ils m'ont l'air de guingois. Non ? "VOUS N'ÊTES AUTORISE A ENVOYER QUE 25 FICHIERS" Ah okay, pfff, je vais scinder le fil en deux... nan, en trois, donc... A suivre
  23. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 8 au 9 août 2019 Dobson 508/1920 14 dessins : 8949 à 8962. Voici venue la dernière nuit de mes vacances, après 2 semaines et demie dans le sud. Après 2 heures de sieste post-dînatoire, je suis prêt à observer à 23h15. Des voiles inattendus sont illuminés par la Lune en premier quartier. Cette dernière est masquée par les arbres à la fin de mon installation, j'ai tiré exprès le Dobson le plus près possible des arbres pour bénéficier plus tôt de leur ombre. Les voiles s'évacuent peu à peu par l'est. Je dévie le Dobson vers des galaxies des Chiens de Chasse et de la Grande Ourse car mon but premier de la nuit, Cassiopée, se retrouve voilée. Observation 8949 : NGC5377. 85x, 201x. Elle est vue facilement à 85x. A 201x son centre considérablement faible surpasse le reste faible à très faible. En vision indirecte, elle est beaucoup allongée. Une animation est en cours chez Jean-Bernard C. vu les clameurs venant de par là. Je pause les observations pour aller à 23h30 aux toilette sèches décidément bien pratiques car proches. Observation 8950 : NGC5448. 85x, 201x. Vue allongée à 85x, elle est considérablement faible et allongée dès ce grossissement. Je remarque une zone plus dense en vision indirecte un quart du temps (VI4). Observation 8951 : NGC5422. 85x, 201x, 276x. Petite à 85x et assez faible, elle inclut 2 étoiles aperçues en vision décalée à 276x. Encore une galaxie allongée! Observation 8952 : NGC5473. 85x, 201x. Elle aussi est petite à 85x. Facile et diffuse, elle se révèle considérablement faible. A minuit et demi, la Lune disparaît derrière les montagnes. Je quitte temporairement les champs de galaxies pour dessiner un amas ouvert de Cassiopée. Observation 8953 : NGC654. 201x. Je le vois au chercheur 9x50 comme une petite tache floue faible. Au télescope, il est vraiment riche et serré, bien que la forte turbulence de 4 sur 5 limite sa beauté. Ses étoiles assez brillantes à perceptibles ont élu comme chef une brillante jaune. Dans la même zone orientale du ciel, je finis d'explorer le groupe de galaxies de NGC80 dans Andromède. Observation 8954 : NGC79. Elle est faible et diffuse à 201x. Observation 8955 : IC1542. A 201x, je la note très faible, allongée, avec 2 étoiles voisines en vision indirecte. Des voiles reviennent à l'ouest du ciel à 1h50 et gênent à 2h. Observation 8956 : IC1546 et NGC86. A 201x, IC1546 est très faible, allongée, et escorte la faible NGC86. Des voiles gênent à la fin. Observation 8957 : PGC1396 et consorts. 201x. Cette galaxie faible à très faible ronde est accompagnée de 2 allongées qui n'étaient pas identifiées par Guide 7. J'ai dû croiser les données d'Aladin avec une recherche sur le nom des galaxies de ses catalogues bizarres pour trouver le nom équivalent et plus court dans le catalogue PGC. Il s'agit donc de PGC3089726 vue VI3 et PGC1666918 à centre très faible et VI1 ailleurs. J'enchaîne sur des galaxies de Pégase dont des objets Arp. Observation 8958 : NGC7814. 85x, 138x, 201x, 276x. Je lui vois une teinte un peu bleue à 85x. La zone centrale se fond progressivement dans le halo externe à 201x, et j'aperçois assez difficilement la bande sombre qui coupe en 2 cette zone centrale. Je la vois mieux à 276x, VI2. Elle est plus sombre que le reste de la galaxie. Observation 8959 : IC5378. 201x, 402x. Je ne l'ai pas choisie au hasard, car c'est aussi Arp 130. Elle est intéressante, repérée faible à 201x, assez sombre à 402x, montrant sa dissymétrie et 3 nodosités dont 2 noyaux visiblement repoussés sur un bord. Observation 8960 : UGC12856. 85x, 201x, 276x. Cette autre galaxie Arp (N°262) est vue très faible à 85x. Elle est optimale à 201x. Il est difficile de détailler ses nodosités VI3 à 5. A 4h quelques voiles éparses passent encore. Je dessine M74, galaxie des Poissons transcendée ce matin. Observation 8961 : M74. 85x, 138x, 201x, 276x, 402x. Je l'aperçois déjà au chercheur 9x50 comme une tache floue très faible. A 85x, elle m'apparaît considérablement faible, bleuôtée. A 138x mais surtout 201x, 3 bras spiraux sont identifiés, VI2 à 4, et à 276x et plus des nodosités VI2 à 4 sont individualisées. Quelle belle observation de cette galaxie dont les spires m'ont résisté longtemps! Je termine ces astro-vacances sur une autre galaxie Arp de Pégase. Observation 8962 : UGC12891. 85x, 201x, 276x. Arp 249 est une tache très faible à 85x. Elle se dédouble en 2 noyaux à 201x et une nodosité est vue à l'écart à 276x. A 5h, l'aube arrive. Je remballe le haut et le miroir primaire du 508 pour ne pas courir le risque de me griller avec en plein jour. Ce fut encore une belle moisson d'objets astronomiques que ces vacances estivales.
  24. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 7 au 8 août 2019 Dobson 508/1920 7 dessins : 8942 à 8948. La nuit précédente fut la seule couverte, mais les prévisions météo alarmistes concernant des orages violents et des fortes pluies pour ce jeudi ne se sont pas réalisées. Ca a néanmoins impacté la fréquentation du parking, de nombreux astronomes sont partis. Je suis seul dans le virage, aucun instrument en vue aux alentours, les autres sont vers l'entrée du parking, dont Jean-Bernard C. et son télescope de 635, qui me survivront lors de ces rencontres. Je montre quelques objets phare aux rouennais Patrick K. et Alice qui partent demain, après moultes rebondissements avec les assurances suite à la fracture que s'est faite l'autre Patrick qui les avait amenés. Des voiles sont éclairés par la Lune à un jour du premier quartier. Du coup entre la gêne de la Lune et celle des voiles, je pars à l'opposé pointer des amas ouverts de Cassiopée. Ils passent bien malgré l'éclat de Séléné. De toutes façons cette dernière passe vite dans les hauts arbres du terre-plein central, car j'avais prévu le coup en décalant mon télescope pour qu'il soit vite à l'ombre, et en bonus ça me dégage davantage l'horizon Est. Elle se couchera vraiment vers 0h40. Observation 8942 : M103. 85x, 201x. Il est très riche et brillant, joli avec son étoile orangée vers le centre. Observation 8943 : NGC659. 85x, 201x. Cet amas bien détaché rayonne en branches assez faibles à faibles. Il s'enrichit d'étoiles avec le coucher de la Lune. Observation 8944 : Tr1. En version longue, Trumpler 1. Trois amas ouverts d'affilé, trois catalogues différents! 85x, 201x. Petit à 85x, il est évident et condensé, je ne me suis pas trumplé en l'observant. A 1h10 je remarque les éclairs d'orages lointains. Aurons-nous un scénario similaire à la dernière nuit d'observation? Fatigué, je dors 20 minutes dans l'auto. Puis j'immortalise sur le papier quelques galaxies de Pégase. Observation 8945 : NGC7357. 85x, 201x. Repérée à 85x, elle est faible à côté de l'étincelante êta Pégasi (Matar) qu'il faut sortir du champ pour mieux voir. Elle reste faible et diffuse à 201x. Des voiles s'annoncent à l'ouest tandis que les Pléiades se lèvent à l'opposé à 1h40. Observation 8946 : NGC7286. 85x, 201x, 276x. Elle est vue facilement à 85x. Je remarque sa forme effilée d'un éclat considérablement faible à 201x. En poussant le grossissement à 276x, des nodosités sont perceptibles VI4 à 5. Observation 8947 : NGC7292. 85x, 201x. Faible et diffuse à 85x, elle montre des détails à 201x, dont une étoile contre le noyau, lequel est considérablement faible à faible. Des voix résonnent à l'ouest, Jean-Bernard doit pointer quelques objets pour d'autres astronomes. Je croque un groupe de galaxies dans Andromède jusqu'à 4h10. La buée est devenue gênante, annonciatrice des nuages. Observation 8948 : groupe de NGC80. 85x, 201x. Ce groupe est fourni. Les 12 galaxies que j'ai vues sont : la plutôt faible à considérablement faible NGC83, les considérablement faibles NGC80, 93, 86, la considérablement faible à faible NGC85, les faibles NGC94 et 96, les très faibles NGC90 et IC1546, celle vue en VI1 NGC81, celle vue en VI2 PGC1669768, celle vue en VI3 PGC1670567. Les voiles ténus de plus en plus fréquents lors du dessin sont remplacés par une couche dense de voiles, je stoppe les observations après ce dessin. Jean-Bernard est passé faire coucou avant d'aller dormir. Le papier est humide et l'humidité s'est déposée sur les affaires. Fatigué, je dors une demi-heure dans l'auto. Comme le ciel reste très voilé, et qu'en plus l'aube est imminente, je plie à 5h.
  25. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 5 au 6 août 2019 Dobson 508/1920 10 dessins : 8931 à 8940. Il y a encore du public ici, l'engouement ne faiblissant pas, pourtant après 3 nuits des étoiles d'affilée, quand je suis opérationnel à 23h15. Je montre Saturne et M8 à 2 jeunettes puis vaque à mes cibles plus ténues. La première est le Sextet de Seyfert dans le Serpent, qui m'avait laissé sur ma faim. Observation 8931 : NGC6027/A/B/C/D/E ou Sextet de Seyfert. A 85x, l'ensemble est une tache faible. Le groupe est éclaté à 276x en membres faibles à VI3. Ce grossissement permet de voir les extensions diffuses. 402x les détaille dont la petite hors des lignes râtée la fois précédente. Mais je n'arrive pas à voir les 6. Il fait chaud comme hier, je n'ai pas mis de pull sous le manteau qui est lui indispensable pour garder à portée de main mes oculaires. Le croissant lunaire témoin de l'avancée inexorable du séjour se couchera vite avant le premier dessin. Je règle quelques soucis de la lampe de la planche à dessins au début. Je reste dans le domaine des galaxies, un poil plus haut et plus à l'est dans Hercule. Observation 8932 : NGC6098/99. 201x, 85x. Elles sont vues séparées facilement à 85x. NGC6098 est considérablement faible et NGC6099 considérablement faible à faible. Le vent qui contourne la montagne génère un fond sonore fourni dans les basses. La turbulence reste moyenne pourtant. Observation 8933 : NGC6484. Cette galaxie est visible assez faible à 85x, petite. A 201x, elle semble condensée et reste minuscule. Observation 8934 : NGC6482. Condensée comme la précédente à 201x, elle est minuscule et assez brillante à 85x. Bruno galère avec une calibration, il ira quérir les conseils d'autres astrophotographes du terrain pour s'en sortir. Où il faut être ingénieur pour faire de l'astrophoto! Observation 8935 : NGC6500/1. 201x, 85x. Ce duo est constitué de 2 galaxies respectivement faible NGC6500 et assez faible NGC6501. Après un petit coup de barre à 1h50 dont m'extraient un peu des éclairs d'orages lointains vers l'Ouest, je poursuis avec les herculéennes galaxies (à moins que ce soit dans l'autre sens, je ne sais plus avec la fatigue?). Observation 8936 : NGC6490 et NGC6495. 201x. Les galaxies aiment former des duos dans ce coin de ciel! Ici 2 galaxies de même brillance, faibles. L'objet suivant, atypique, est une idée de Michel Nicole, l'astronome québécois dont les fiches d'observation m'inspirent de nombreux sujets d'observation, adaptés à mon télescope vu qu'il utilisait un Dobson de 56cm. C'est une nébuleuse bipolaire du Lézard. Observation 8937 : LKHalpha233. 276x. Objet de Herbig-Haro et très faible, elle s'étend surtout à l'ouest de l'étoile faible. Elle ne réagit à aucun filtre. C'est dingue de pouvoir observer ce stade de proto-étoile avec nos moyens d'amateurs! Je pointe ensuite quelques galaxies de Pégase. Observation 8938 : NGC1 et 2. 201x. Les 2 premiers objets du catalogue NGC sont assez faible et faible dans l'ordre numérique. Des nuages arrivent à 3h20. Je vérifie quand même sur les animations météo satellite que l'orage qui s'approche par l'ouest en grondant va passer bien au nord de nous, ce qui est le cas. Par contre sa proximité gênera sur les 2 derniers dessins en me flashant la vision nocturne, le ciel devenant brièvement blanc à l'oculaire lors des éclairs les plus brillants. La menace ne faisant que nous raser, je dessine donc un groupe de galaxies sous ces contraintes dans Pégase. Observation 8939 : NGC7765 à 7768. 278x, 201x. C'est un quintet mais pas de Stephan, composé de NGC7765 et NGC7766 très faibles, NGC7767 considérablement faible, NGC7768 assez faible, complétés de CGCG477.020 très faible. Groupe intéressant. Un bolide aussi brillant que les éclairs s'est invité dans le coin de mon champ de vision et a laissé une trainée persistante une dizaine de secondes vers 4h50. Observation 8940 : NGC7769 à 7771. 201x. Je continue de monter dans la numérotation NGC avec NGC7769 assez faible au bord sud plus net, NGC7770 faible et NGC7771 assez faible. Je finis fatigué à l'aube à 5h sous les grondements de l'orage voisin.