Le système solaire


      Neuf grandes planètes tournent autour d'un corps central, le Soleil, et ceci dans l'ordre suivant (en partant de l'intérieur) : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton. Toutes les planètes tournent dans le même sens autour du Soleil, le sens opposé à des aiguilles d'une montre si on se place au pôle Nord de l'écliptique. Les plus grands satellites tournent également dans cette même direction. Le Soleil lui-même et presque toutes les planètes tournent dans ce même sens autour de leur axe. Toutes les planètes tournent autour du Soleil presque dans un même plan (Pluton s'en écarte un peu) : le plan orbital terrestre (ou plan de l'écliptique).

      Les orbites planétaires sont des ellipses, dont la forme n'est cependant pas très éloignée d'un cercle. Les comètes ont des orbites très diverses. La comète de Halley, qui doit son nom à Edmund Halley qui a calculé sa trajectoire au 17eme siècle, présente encore une orbite elliptique comme les planètes. Elle est toutefois très excentrée et sa forme n'a plus rien à voir avec un cercle. De plus, elle se déplace en rétrogradant autour du Soleil, donc dans le sens inverse de toutes les planètes. Son plan orbital est très incliné par rapport à l'écliptique, de sorte que sa position dans le ciel peut notoirement s'écarter de cette ligne théorique.

      Lorsque vous représentez les planètes dans le ciel et l'orbite solaire sur un an (366 fois 1 jour d'intervalle), vous vous apercevez de la proximité des planètes par rapport à cette ligne (seule Pluton s'écarte un peu plus). L'orbite de Halley par contre s'écarte sérieusement de cette orbite solaire apparente.

      Entre les planètes Mars et Jupiter se trouve une étonnant zone du système solaire, dans laquelle se déplacent d'innombrables astéroïdes. Le premier et le plus grand fut découvert par l'italien Piazzi en 1801 et fut appelé CERES. Il a un diamètre de 1000 km environ. Depuis, quelques milliers d'autres corps furent découverts dans cette zone du système solaire, dont le diamètre se réduit à quelques kilomètres. Dans les cas exceptionnels, leur orbite croise celle de Jupiter vers l'extérieur (comme Hidalgo et Chiron) et l'orbite de Mars et même de la Terre vers l'intérieur (comme Icarus ou Ra-Shalom) ; ces orbites sont des ellipses très peu excentrées, dont l'inclinaison est proche de l'écliptique.

      Planètes intérieures

      On appelle planètes intérieures les planètes qui se trouvent à l'intérieur de l'orbite terrestre, en l'occurrence Mercure et Vénus. Parfois, on les appelle aussi les planètes telluriques de Mercure à Mars, Terre comprise.

      Ces quatre planètes ressemblant à la Terre sont caractérisées par un développement intérieur et des propriétés physiques approchants, comme la densité et la composition (même si les diamètres sont quelque peu différents, les champs magnétiques très différents ainsi que l'atmosphère etc.). Ces planètes ont une densité relativement élevée (Mercure, Vénus et Terre vers 5.4 g/cm3, Mars 4 g/cm3) et un noyau dense, sans doute composé d'éléments lourds comme le Nickel ou le Fer. Elles ont peu ou pas de satellites (la Lune peut être pratiquement considérée comme une planète ressemblant à la Terre) et en comparaison des planètes gazeuses ont une atmosphère relativement mince.

      Planètes gazeuses

      Les planètes gazeuses Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune ont de très gros diamètres (la plus petite est quatre fois plus grande que la plus grande des planètes telluriques, la Terre elle-même) et une atmosphère très épaisse. On n'est pas encore certain qu'une surface solide se trouve sous ces énormes nuages gazeux, comme c'est le cas des planètes intérieures. Elles ont beaucoup de satellites, quelques-uns d'entre eux sont plus grands que Mercure et l'un a une véritable atmosphère (Titan). Leur densité est avec moins de 1.7 g/cm3 nettement inférieure à celle des planètes telluriques, de plus leur composition chimique est très différente (beaucoup d'hydrogène, hélium et d'autres éléments et molécules légères, surtout dans les atmosphères). Les planètes géantes Jupiter et Saturne tournent tellement vite sur elles-mêmes qu'elles sont aplaties par la force centrifuge.

      Il est également intéressant de signaler la présence d'anneaux autour des quatre planètes gazeuses (un système d'anneaux ou au moins des parties d'anneaux). Très différentes par leur taille, ces anneaux sont vraisemblablement composés de matière, avec laquelle aucun satellite n'a pu se former lors de la première phase du système solaire, de façon analogue aux astéroïdes qui n'ont pas pu se regrouper pour former une planète.

      Le système des anneaux de Saturne est déjà visible dans de petits télescopes; ces instruments à partir de 10 cm d'ouverture montrent deux anneaux distincts, séparés par la division de Cassini, un espace sans matière dans le système d'anneaux. On distingue au télescope 3 zones, l'anneau A à l'extérieur, la division de Cassini, et l'anneau B plus lumineux.

      De manière analogue à la Terre, l'axe de rotation de Saturne est incliné de 27° environ par rapport au plan orbital. Comme les anneaux sont situés dans le plan équatorial et que l'axe de rotation reste fixe, le profil du système d'anneaux est très vite modifié en fonction du temps.

      Depuis le Soleil, on peut trouver Saturne deux fois dans son plan équatorial pendant sa révolution, et de ce fait on peut également voir son anneau, une fois avec un angle de 27° sur la face Nord et une moitié de révolution plus tard avec le même angle sur la face Sud.

      Il est possible à un observateur terrestre de voir plusieurs fois ce profil des anneaux, l'orbite terrestre étant inclinée par rapport à l'orbite de Saturne. Saturne met pratiquement 30 ans pour une révolution. En 1958, la face Nord des anneaux était visible au maximum, 1966 une vue par la tranche, 1973 le profil de la face Sud et 1981 de nouveau une vue par la tranche. Le système d'anneaux mesure au total un diamètre de 278000 km, n'a cependant qu'une épaisseur de quelques kilomètres. Lorsque la position par la tranche est exactement atteinte, le système d'anneaux semble avoir disparu.

      Les anneaux des autres planètes sont tellement faibles que l'on ne peut les mettre en évidence qu'avec des télescopes puissants en rusant un peu ou indirectement lors d'occultations d'étoiles par la Terre.

      Pour l'observateur au télescope, en dehors de l'anneau de Saturne, il est particulièrement intéressant d'observer Jupiter. Mis à part la position changeante de ses quatre grands satellites qui passent souvent devant ou derrière le disque de Jupiter, marquant de leur ombre la planète ou étant eux-mêmes obscurcis, c'est surtout l'atmosphère turbulente de la planète géante qui est intéressante. On peut déjà voir deux bandes équatoriales sombres à l'aide de petits télescopes. Dans des instruments un peu plus puissants apparaîtront d'autres bandes, structures et taches, en particulier la Grande tâche rouge connue depuis quelques centaines d'années.

      Les sondes spatiales Voyager ont émis ces dernières années de fantastiques images pleines de détails des planètes extérieures, particulièrement des anneaux de Saturne. Neptune fut atteint en dernier en août 1989, de sorte qu'à ce jour toutes les planètes ont été visitées par la planète Terre, à l'exception de Pluton.

      Peu de choses sont connues pour Pluton, on sait certes qu'elle a un satellite relativement grand, mais même le diamètre de Pluton n'est pas connu avec précision.