Etapes de la conception d'un prisme de 30 degrés de déviation


par Cyril BAZIN


Au départ, il est conseillé de partir d'un prisme brut fourni par un atelier d'optique. Il faut alors le rectifier puis adoucir les faces de ce prisme à l'aide d'abrasifs de plus en plus petits. Le contrôle de la planéité se faisait à l'aide d'une surface plane plaquée contre celle à polir dont on pouvait estimer la position des ''jours'' entre les deux surfaces. Le prisme était frotté avec une plaque de verre recouverte d'abrasif dilué dans de l'eau.

Lorsque la surface présente un ''bombé'', il suffit de faire tourner le prisme autour de la plaque de verre en appliquant un léger déport afin de revenir à une surface plus planéifiée.


Une fois l'adoucissage réalisé, il faut réaliser des supports en bois qui épouseront les faces partant des hypoténuses et des côtés adjacents de l'angle à 30 degrés. Le polissage de cette partie est à réaliser avec un petit outil que l'on aura recouvert de poix (ni trop dure, ni trop molle) qui épousera la face du prisme. L'utilisation de blanc à polir est recommandé pour cette opération. La planéité doit être contrôlée avec un calibre plan étalon.


Au bout de quelques retouches, on peut obtenir une précision de l'ordre de 3 franges, soit 3Lambda/2 en planéité.


Enfin, il suffit de placer le prisme sur un support permettant de l'adapter à la lentille frontale de l'instrument (dans le cas d'une lunette).
Remarque: le travail est plus délicat que celui que l'on peut réaliser avec un miroir. Cette expérience de polissage d'un prisme est enrichissante et accessible à tous à la condition d'être patient, méthodique et motivé.