Le choix de la longueur
d'onde est réalisé en faisant défiler le spectre sur le capteur
placé dans l'axe des raies.
Le signal reçu est le profil photométrique de la "coupe" de
l'image solaire à la longueur d'onde choisie.
Le principe essentiel de la spectrohéliographie à barrette
CCD consiste donc à faire balayer l'image du Soleil sur la fente
d'entrée d'un spectrographe
pendant que l'on recueille à intervalles réguliers le signal
délivré par le CCD placé en coïncidence avec
une raie spectrale. Chaque " ligne " est numérisée
puis mémorisée par un micro-ordinateur. La synthèse
d'images est faite en juxtaposant les lignes pour former une image en
2D, par exemple sur le moniteur de l'ordinateur.
Les avantages sont
nombreux à utiliser cette méthode :
- Tout le système est statique. On peut utiliser le mouvement diurne comme moyen de balayage (il n'y a
pas plus régulier).
- Etant donné la dimension des photoéléments - et donc celle du capteur
- une image solaire d'assez petit diamètre est suffisante.
L'objectif devant fournir cette image aura donc une focale de l'ordre
du mètre (voire moins d'un mètre + Barlow) et donc
un encombrement réduit.
- Il découle des 2 points précédents que le SHG,
s'il est suffisamment rigide, peut être un instrument orientable
sur monture équatoriale, au même titre qu'un télescope,
et ne nécessite pas forcément une installation lourde
alimentée par un coelostat.
Bien sûr, si vous avez la place et les moyens
- La focalisation du télescope fournissant l'image solaire et
celle du spectroscope peuvent être contrôlées
sur l'écran de l'ordinateur.
- Les images apparaissent pendant leur acquisition. Les phénomènes à évolution
rapide sont perçus tout de suite. Il n'y a pas besoin d'attendre
que le film soit développé pour juger du résultat
et pas de fastidieux travail dans un labo photo.
(Notons toutefois que les Appareils à Photos
Numériques ont contribué à minimiser
l'importance des 2 derniers points.)
En contrepartie, la cadence d'obtention des images
est faible comparée à
l'usage du filtre 2D. L'acquisition d'une image dure
plus de 2 minutes et la turbulence peut donc faire des ravages
sur la qualité de l'image.
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