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  1. Estivales de Webastro à Aillon le Jeune (73), au sud-est du parking. 45°38'33,78"N et 6°3'44,27"E Matin du 26 juillet 2019 Dobson 508/1920 6 dessins : 8846 à 8851 Nous avons subi un orage très violent cet après-midi, avec la foudre qui est tombée sur les arbres à 200 mètres de nos tentes. L'air sentait le bois brûlé ensuite. Le ciel s'est dégagé magnifiquement vers 0h30, mais les éclairs d'orages voisins nous gêneront cette nuit. Ces derniers longeront le site toute la nuit, certains monteront même brièvement au zénith. Je rends visite à quelques nuages obscurs (plus paisibles que ceux de la journée) vers lambda de l'Aigle. Observation 8846 : B127. Barnard 127 est moyennement sombre, diffus, à 85x. Observation 8847 : B129. Barnard 129 est voisin du précédent. Je note son aspect assez diffus, ses bords flous à 85x. Je change de type d'objet en restant dans la même constellation, ayant au menu une nébuleuse planétaire. Observation 8848 : NGC6852. 85x, 276x, 402x. Je la vois tout de suite, considérablement faible et petite à 85x. A 276x, son anneau est visible, mieux avec le filtre Oxygène 3 (O3). Elle répond très bien à ce filtre d'ailleurs. La turbulence est assez importante (3 à 4 sur l'échelle à 5 niveaux de Ciel Extrême). Je montre M57 à mes voisins puis je poursuis mes dessins dans la Lyre, dans le secteur que je n'avais pas pu terminer hier à cause de la fatigue. Observation 8849 : NGC6695. Elle est faible et montre à 201x quelques nodosités à la limite de la vision indirecte (VI4 à 5). Le vent est plus fort. A 3 heures, la Lune décrue à moitié est cachée par les nuages des orages à l'Est. Observation 8850 : NGC6703. Je n'ai pas pu la dessiner hier dans la foulée de sa voisine NGC6702 à cause de la fatigue. Manque maintenant réparé! Son centre plutôt faible lui donne son aspect condensé à 201x, son halo diffus étant considérablement faible. Je termine sur un autre univers-île en plongeant avec le Dauphin dans l'Océan Céleste. Observation 8851 : NGC6956. Je l'aperçois dès 85x, collée à une étoile. Grossie 201x, elle est faible, très diffuse. Une spire est soupçonnée 50% du temps en vision indirecte (VI3). L'aube arrive sur ces entrefaites. Je suis fatigué, et le seul encore éveillé sur le site d'observation.
  2. Estivales de Webastro à Aillon le Jeune (73), au sud-est du parking. 45°38'33,78"N et 6°3'44,27"E Matin du 25 juillet 2019 Dobson 508/1920 6 dessins : 8840 à 8845 J'ai installé le télescope après avoir dormi 2 heures, la route ayant été longue depuis Paris. Du coup je suis opérationnel à 1h30 mais le ciel s'est dégagé tard. La Lune en dernier quartier étant levée, j'observe à l'opposé. Je vais faire simple pour la première nuit, des galaxies de la Lyre, donc une toute petite zone du ciel. Observation 8840 : NGC6675. Vue dès 85x, elle est faible et très diffuse à 201x. Observation 8841 : NGC6663. Cette galaxie très faible et diffuse montre son centre un peu plus brillant à 201x. Issam dit Kiwi74 est passé me souhaiter une bonne nuit. On dirait que je suis le seul qui observe encore à 2h30. Observation 8842 : NGC6646. Vue tout de suite à 85x, elle est condensée et considérablement faible, observée avec un seeing moyen à 201x (3 sur 5). Un petit vent d'ouest se fait sentir. Je me repose un peu dans l'auto garée pas loin. J'entends pour la première fois les aboiements plaintifs des chiens de traîneaux de l'élevage en contrebas au Sud-Est, qui hurlent à la bouffe. On se croirait avec des loups dans Croc-Blanc. On accède par une petite route au virage en dessous à cet élevage. Observation 8843 : NGC6685. Elle reste petite à 201x, évoquant une faible étoile très floue. Observation 8844 : NGC6686. Je la trouve pas loin de la précédente et plus facile. A 201x, elle semble considérablement faible. J'ai commencé la nuit en pull, mais là à presque 4 heures du matin, il est temps de rajouter le gros manteau d'hiver par-dessus. J'observe une dernière galaxie de la Lyre avant que la fatigue me rattrape. Observation 8845 : NGC6702. Je la repère à 85x avec NGC6703 dans le même champ. A 201x elle se retrouve seule, considérablement faible. Habituellement, j'embraye sur la seconde pour un autre dessin, mais là à 4h10, je sens la main ferme de l'inéluctable sommeil se poser sur mon épaule, et je pars dormir une demi-heure dans la voiture. A mon réveil, c'est l'aube, je remballe les petites affaires et bâche le télescope.
  3. Billet redondant, mais utile, je l'espère.... En effet, quand les nuits se suivent, mais ne se ressemblent pas, il est bon de le faire remarquer. Du 10 au 11, j'ai essuyé un Seing minable, et hier soir du 11 au 12, il était excellent vers 2h00. Comme ma monture Orion Atlas faisant des siennes avec stellarium, je suis passé au visuel et bien m'en a pris. J'ai poussé la lunette APO 150/1200 dans des derniers retranchements, je crois. Avec un oculaire Televue Plossl 8mm acquis récemment en deuxième main, et passé entre les mains expertes de lyl " Myriam pour les intimes", qui après démontage en aurait noircis les bords des lentilles, et un Baader classic ortho 6 mm excellentissime (merci @fred-burgeotpour les conseils), j'ai orienté l'objectif vers la nébuleuse de la Lyre. A 150 et 200x, l'anneau était parfaitement bien visible malgré la proximité de la pleine lune. Le fond du ciel était bien noir à l'oculaire. Par moment, il me semblait voir des points lumineux mais très très furtifs dans l'anneau. Pas de dessin, il me faudrait le livre de @fred-burgeot. Puis direction vers la double Lambda Cygne, écartement 0.92", positionnée presque au Zénith (encore elle, désolé). Mêmes oculaires, mais avec les barlow TV 2x et 3x en 31.75mm.. C’est bien la première fois que je vois parfaitement le couple presque 100% du temps, ainsi que la séparation de la binaire, avec un filet sombre. La principale parfaitement ronde, une anneau de diffraction bien net et complet, très fin, et la secondaire plus faible sur le premier anneau de diffraction avec une forme ovoïde comme sur mes clichés. Les images étaient nickel à 300, 400, 450 et 600X....Il me semble l'avoir vue à 200x fois, mais après coup. Donc, je ne suis pas sûr. Voilà une nuit qu'il ne fallait pas rater. PS: Ceux qui ont imagés la Lune devraient avoir fait de beaux clichés malgré la hauteur sur l'horizon. Positionné du mauvais côté, je n'ai pas bougé l'ensemble. En effet, tout démonté, faire le tour de la maison, je n'en ai pas eu le courage. Et je me méfie comme de la peste des déplacements avec le tube de cette lunette dans le noir, les masses aux extrémités, surtout le triplet optique très lourd, et les yeux embrumés de sommeil. Bon ciel à vous.... Claude Schuhmacher et merci astrosurf pour la mise à disposition de cette tribune
  4. M57 et Lambda Cygne

    Les nuits se suivent et ne se ressemblent pas heureusement. Du 10 au 11 Seing minable et hier soir du 11 au 12 excellent vers 2h00. Ma monture faisant des siennes avec stellarium je suis passé au visuel et bien m'en a pris. J'ai poussé l'Apo 150/1200 dans des derniers retranchements. TV Plossl 8mm "made in Myriam" et Baader classic ortho 6 mm sur nébuleuse de la Lyre. A 150 et 200x l'anneau est parfaitement bien visible malgré la forte lune. Le fond du ciel bien noir. Par moment, il me semblait voir des points lumineux mais furtifs dans l'anneau. Pas de dessin désolé. Puis Lambda Cygne écartement 0.92" positionné presque au Zenith. Même oculaire mais avec barlow TV 2x et 3x en 31.75mm.. Cest bien la première fois que je vois parfaitement le couple presque 100% du temps, ainsi que la séparation de la binaire avec un filet sombre. La principale parfaitement ronde et la seconde plus faible sur le premier anneau de diffraction avec une forme ovoïde comme sur mes clichés. Les images étaient nickel à 300, 400, 450 et 600X....Il me semble l'avoir vue à 200x fois mais je ne suis pas sûr. Voilà une nuit qu'il ne fallait pas rater. Ceux qui ont imagés la Lune devraient avoir fait de beaux clichés malgré la hauteur sur l'horizon. Positionné du mauvais côté, je n'ai pas bougé l'ensemble..... Bon ciel à vous....
  5. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne site des ballots de foin. 4 dessins : 8825 à 8828. Je suis arrivé à minuit et demi, la nuit commence à être assez sombre. J'ai dû piler pour ne pas écraser un lapin suicidaire en empruntant la dernière route d'accès. Je commence par des galaxies du Bouvier. Observation 8825 : NGC5633. 109x. Elle n'est pas évidente à repérer, diffuse. Son centre est faible à très faible. Des nuages du sud débordent un peu vers l'horizon ouest mais ne menacent pas mon ciel pour le moment. Observation 8826 : NGC5689. 75x, 109x. Je la repère à 75x. Son centre ponctuel facile est un bon repère. Elle est petite, condensée et allongée. J'ai oublié de noter son éclat mais elle était aisée à voir. Je sens une forte odeur de bétail. Je suis un peu fatigué à 1h30. Observation 8827 : NGC5784. 109x. Cette petite galaxie condensée est faible à très faible. Comme la précédente, elle est facile, mais à la différence que c'est qu'une fois repérée. Les nuages se sont éloignés vers le sud-ouest à 2h. Observation 8828 : NGC5899. 109x. Celle-là, plus diffuse que les précédentes, est allongée en vision indirecte et s'avère faible à très faible. A 2h30, mes cibles sont trop descendues dans la pollution lumineuse de Paris. De plus, des nuages arrivent dessus. La moitié du ciel est couverte. C'est le signal d'une petite sieste dans l'auto. A 3h30, à l'aube, le ciel est plus dégagé, mais des perfides nuages stagnants se forment sur place, occultant le ciel d'été notamment. Au vu de ces conditions défavorables, du peu de nuit restant et de ma fatigue latente, je remballe et dors sur place jusqu'à 7h. Voyant le site de jour, j'immortalise avec le smartphone quelques vues des vaches avec le soleil encore bas :
  6. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne site des ballots de foin. 4 dessins : 8820 à 8823. J'ai réussi à dormir après le dîner, ce qui me permet de venir ce lundi soir, en semaine de travail donc. Je suis seul sur le site à minuit, alors que la nuit n'est pas au moins à son maximum à défaut d'être totale en cette période de solstice. J'entends des chèvres au nord, ça me change des habituelles vaches. Un petit vent souffle par moments, gênant. Il me restait un dernier Dolidze à pointer vers gamma du Cygne, voilà chose faite. Observation 8820 : Do36. 75x, 109x. Reconnu de suite, il est plutôt fourni. Je pointe un nuage obscur du Cygne, ça passe bien ce soir dans ce ciel avec la constellation ailée haute. Observation 8821 : B352. 75x. Barnard 352 jouxte le bord nord-ouest de la grande Nébuleuse America, NGC7000. Il est assez évident, sombre, avec le bord ouest + tranché avec un tapis d'étoiles faibles. Je dessine ensuite 2 galaxies du Dragon quasiment au zénith. Observation 8822 : NGC6757. 109x. Cette galaxie faible à très faible montre son profil allongé et diffus. Il fait frais à 2h, j'en ai même froid aux mains. Le vent du nord est revenu. Observation 8823 : NGC6691. 75x, 109x. Vue dès 75x, la galaxie diffuse est très faible. Je remarque son centre plus brillant flou. De la buée s'est déposée sur la voiture et un peu sur les oculaires. J'entends des grenouilles dans un probable étang au nord-ouest. A 2h20 je remballe et pars car demain je travaille.
  7. Bonjour à tous, J'avais bien remarqué avec le n° 100 d'AS qu'il y avait un document avec les photos des 100 numéros. Je n'avais pas vu que le bidule s'ouvrait en 4 et alors là, quelle ne fût pas ma surprise Car alors là mes amis Le dessin le plus extraordinaire de notre belle Voie Lactée sur 360° ( en réalité, le dessin est à plat ) Croquée par un de nos ténors dans cet art difficile du dessin astronomique, une authentique merveille Et quelle plume mon cher Serge pour nous faire revivre toutes ces émotions vécues, ces sites merveilleux et tous ces moments de pur bonheur jusqu'à l'aboutissement de ce fabuleux dessin Mille bravos Serge et merci de nous avoir offert ce dessin et cette magnifique prose Bonne journée, AG
  8. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne site des ballots de foin. 5 dessins : 8815 à 8819. Tout comme hier, j'arrive tardivement, la nuit commençant très tard à cette période à 49° de latitude nord. Je rejoins Jcb à 23h40. Comme hier, la pollution atmosphérique est sensible sur la qualité du ciel, mais ça s'améliore. La lampe de la planche à dessins me fait des soucis de contact, sa luminosité fluctue en plus, mais je sais qu'en vérité c'est le symptôme que les piles sont presque déchargées. J'utilise en secours par moments celle qui me permet de lire les cartes de mon atlas céleste, l'Uranométria. J'observe quelques amas ouverts du catalogue Dolidze, dans le Cygne, vers gamma. Jcb quant à lui pointe quelques nébuleuses planétaires dans l'Aigle dont je pourrai admirer certaines (NGC6781 miam). Observation 8815 : Do43. 75x. Dolidze 43 a une structure lâche et n'est pas très remarquable. Observation 8816 : Do10. 75x. Dolidze 10 contraste avec le précédent par sa richesse, il est détaillé et chouette. Observation 8817 : Do42. 109x. Un dernier Dolidze pour la route. Il n'est pas mal, assez fourni. Jcb va regarder la nébuleuse du Croissant, du coup je la dessine aussi dans mon tube, car à mon programme des objets n'ayant pas été vus depuis au moins 5 ans au Dobson 254mm. Observation 8818 : NGC6888. 75x. Ce croissant est déjà repéré sans filtre, très faible dans un champ riche. Il réagit très bien en filtration Oxygène 3 (O3) et un chouia en HBêta, faible à très faible, la portion alors vue est la plus brillante en O3. Le dessin est fait en filtration O3, plus de nébuleuses et moins d'étoiles de champ. La nébuleuse, selon ses morceaux, montre ses volutes faibles à VI4 en O3. Je trouve qu'elle ressort pas mal compte tenu du ciel. A 3h un coup de barre me freine un peu mais je résiste à l'appel du siège incliné de la voiture. Jcb est parti se balader sur la route d'accès déserte. Ma cible suivante est une nébuleuse planétaire du Cygne. Observation 8819 : NGC7026. 480x. Comme pour le Croissant, c'est aussi une réobservation de la nébuleuse planétaire du Cheeseburger. Quasiment effacée en HBêta, elle resplendit au filtre O3, assez brillante, clairement et facilement bilobée. Je vois des extensions latérales en vision indirecte sans filtre. Les vaches nous rendent visite, pour autant que la clôture de leur pré le leur permette. A 4h, Jcb le marcheur est parti dormir. Je plie dans l'aube, la Lune se lèvera avant mon départ, ce qui sera l'occasion de quelques photos souvenir au smartphone de Séléné en conjonction avec les vaches alignées devant moi. Je constate comme hier de l'humidité sur les affaires. Je pars vers 4h10 de Meuhmeuhland.
  9. Je viens juste de rentrer après une bien belle observation de Jupiter avec un transit de Io, le disque de Io bien visible et ciselé avec la grande gazeuse en arrière plan (vu jusqu'au méridien de Jupiter après masqué par une maison) + GTR orange pale + du détail accessible pour du 80 mm de diamètre dans les bandes équatoriales . Matériel utilisé : Lunette Orion 80 ED + Monture AZ Twilight I + oculaires Morpheus 6.5 mm (X92) et Pentax XW 5 mm (X120) + Barlow X2 avec le Nikon NAV sw 7 mm (X171 plus difficile/moins piqué) Conditions : en ville (Nantes), ciel transparent (de très légers cirrus) et turbulence faible à légère (comme souvent en ville). Elle ne cessera jamais de m'étonner cette 80 ED
  10. Nuit du vendredi 31 mai au samedi 1er juin 2019 Dobson 508/1920 Champ Est des Nuits Astronomiques de Touraine (NAT) à Tauxigny, lieu dit du Ligoret. 7 dessins : 8792 à 8798. La nuit est déjà avancée après une intéressante conférence sur l'astronomie chinoise antique mais qui s'est prolongée franchement plus tard que prévu au point que je suis parti pendant la séance des questions-réponses. J'ai montré M81 et M82 aux astropassants. Mes cibles de dessin seront des galaxies de la Vierge dont plusieurs du catalogue Arp (galaxies déformées par des interactions gravitationnelles). Observation 8792 : NGC5257 et 5258. Voici un beau duo Arp 240. A 201x et 276x, NGC5257 considérablement faible me montre ses spires VI1 à 2 donc assez faciles, et NGC5258 considérablement faible a une texture cotonneuse, des nodosités VI3 à 4. Ces 2 galaxies sont vues dès 85x. Observation 8793 : NGC5493. 85x, 201x. Cette petite galaxie bleutée est vue comme une étoile floue à 85x, assez faible à assez brillante. Observation 8794 : NGC5506/7. 201x. Ce chouette duo comprend la longiligne NGC5506, faible, aux nodosités VI3 à 5, et NGC5507 la plus trapue assez faible à considérablement faible. Observation 8795 : NGC5560/66/69. 85x, 201x. Plus fort encore, voici un trio varié, toutes les 3 vues dès 85x. Sa catégorisation dans le catalogue Arp sous le numéro 286 est peut-être due à cette langue de matière qui s'étend au nord de NGC5566, galaxie assez brillante au point d'en être bleutée? NGC5560 est allongée et faible, et la dernière NGC5569 presque ronde est VI2 (75% du temps en vision décalée), très diffuse. Observation 8796 : NGC5574/6. 138x. On continue avec les galaxies pas solitaires. Ce duo se compose de NGC5574 considérablement faible et de NGC5576 assez brillante et incolore. A 3h le groupe WhatsApp de Webastro me rend visite. Observation 8797 : NGC5577. 201x. Faible à très faible, elle est jolie, son allongement est évident. Voici venir le gros morceau de la nuit, à savoir le groupe de galaxies Hickson 68 des Chiens de Chasse avec la supernova 2019ein. Observation 8798 : NGC5350/3/4/5. 201x. Voici une bonne partie du groupe Hickson 68 agrémentée de l'éclat faible à très faible de la supernova 2019ein dans NGC5353 déjà visible le 11 mai au Strock 254. J'estime sa magnitude à environ 14. Au 508, je commence à voir la structure spirale de NGC5350, faible, les spires VI3 à 5 sont délicates, avec le phare de la brillante étoile jaune de champ à proximité. NGC5354 assez faible et NGC5353 plutôt brillante à considérablement brillante sont colorées en bleu. Plus à l'écart, NGC5355 est considérablement faible à faible. J'en fais profiter aussi Takaya, loloastro puis d'autres de Webastro. La buée devient de plus en plus gênante. L'aube arrive, le ciel devient trop clair à 4h30. Album photo nocturne des NAT 2019 ISS
  11. Matin du vendredi 31 mai 2019 Dobson 508/1920 Champ Est des Nuits Astronomiques de Touraine (NAT) à Tauxigny, lieu dit du Ligoret. 7 dessins : 8784 à 8790. Ca commence bien, j'ai égaré mon crayon avec gomme mie de pain (je le retrouverai en défaisant mes bagages au retour!) Il m'en reste un sans gomme, je taillerai en pointe ma gomme dure si besoin. Le 508 pointe d'abord des galaxies de la Chevelure de Bérénice. De la buée se manifeste sur mes oculaires dès 0h30. D'autres astronomes ont déjà dû désembuer au sèche-cheveux leurs optiques. Observation 8784 : NGC4293. 85x, 201x, 276x. Facile à 85x, considérablement faible, elle est même un peu colorée en bleu. J'y perçois des nodosités VI1 à 5 et note sa forme incurvée et spiralée en vision indirecte. Son centre assez faible à considérablement faible se détache. Observation 8785 : NGC4162. 85x, 201x. Je la vois de suite à 85x, bien que faible et diffuse. Observation 8786 : NGC4211/A. 85x, 201x, 276x. Ce couple numéro 106 du catalogue Arp est séparé mais faible. NGC4211 est aperçue faible à 85x, pas évidente à détailler. NGC4211A n'est visible qu'en vision décalée VI2 au mieux (75% du temps) Observation 8787 : NGC4104. 85x, 201x. Elle est considérablement faible à faible, vue à 85x, condensée au centre et diffuse aux bords, et accompagnée d'une très faible galaxie AFINIR. Observation 8788 : NGC4017. 201x. Cette galaxie Arp 305 est très faible, diffuse, et s'incurve en vision indirecte, des nodosités sont visibles à 201x. J'accuse la fatigue à 3h. la Chevelure de Bérénice étant descendue trop basse, je me raccroche aux Chiens de Chasse pour y dessiner une galaxie. Observation 8789 : NGC4460. 85x, 201x, 276x, 402x. Cette galaxie est évidente à 85x, assez faible, très allongée. Des nodosités se révèlent à 201x mais délicates. Les grossissements supérieurs ne font que l'atténuer sans apporter des détails supplémentaires. A 4h, le terrain est calme. Mes voisins du GAC de Courrières finissent de remballer. J'entendrai du côté du télescope de 410mm de Michel Pruvost quelques beaux défis d'observation, dont un quasar à 8 milliards d'années lumière. La buée sera finalement gênante toute la nuit, ralentie un peu sur les oculaires en gardant ces derniers au chaud dans les poches du gros manteau. Les grenouilles ont joyeusement coassé à l'est. Beaucoup de lumières de voitures ou dans les tentes ont gêné, certains ne sont pas formés aux règles à respecter lors des observations collectives on dirait. Je pointe une galaxie Arp du Bouvier pour finir, mais le fond de ciel devient trop clair à 4h20. Observation 8790 : NGC5820/21. 201x, 276x. La première assez faible est aussi Arp 136, tandis que NGC5821 est vue VI1 (100% du temps en vision indirecte). Je suis l'un des 2 encore réveillés par ici, avec un collègue du groupe WhatsApp de l'Ile De France sur Webastro (Aurélien, Marc,...?).
  12. J'étais parti pour une nouvelle séance photo sur cette double (Lambda Cygne) avec imagerie de l'étoile étalon ci-dessous pour les mesures d'écart et d'orientation du secondaire, mais le fonctionnement chaotique de la monture avec le logiciel stéllarium m'en a empêché. STF2277AB aurait été une magnifique double à imager car elle est très belle en visuel au zénith cette nuit. J'ai donc décidé de voir ce que la lunette avait dans le ventre en visuel sur ma cible principale. Le dédoublement de Lambda Cygne (0.92"/Mag pri 2.02 / Mag sec 4.95) se fait à 400X avec une Barlow Televue 2X et un oculaire Baader classic ortho 6mm. Je n'ai pas réussi avec l'oculaire orthoscopique 4mm Celestron (300X) sans Barlow. Je vais définir le grossissement de 400X comme la limite inférieure. La turbulence ne permet pas d'avoir une image stable et voir une élongation de l'étoile sur des grossissements plus faibles. Sur la base de cette donnée, je peux appliquer pour cette nuit la règle simpliste de: G mini= 400/Rhô pour un couple inégal. Le couple est vu bien séparé par intermittence. Je dirai en moyenne 30% du temps du fait de la turbulence. Sky and Telescope USA donne G=750/Rhô. C'est trop fort ici, mais c'est peut-être justifié pour avoir une bonne séparation qui lève le doute. Nous sommes des amateurs, et non des pros ayant observés des milliers de doubles pour affirmer que cette règle est obsolète. Elle vaut pour l'observateur amateur peu habitué à observer des étoiles multiples dans des conditions de turbulence moyenne. Sky and Telescope, revue grand public, l'a bien compris en se mettant au niveau de l'astram moyen, sans volonté d'élitisme propre à certaines cultures...je n'en dirai pas plus J'ai ensuite procédé à des grossissements progressifs avec mes deux Barlow TV 2X et 3X et mes oculaires classic Baader ortho 6mm, Tani 5mm et Celestron ortho 4mm, pour finir à un grossissement irraisonné de 900X, avec la Barlow Télévue 3X et l'ortho Celestron 4mm. Le dédoublement devient beaucoup plus simple, l'image reste exploitable. Je dirai, à vu de nez, qu'à 900X, soit 6X le diamètre de l'objectif, la double est visible plus de 80% du temps malgré la turbulence, comme si la turbulence se figeait. Difficile de comprendre ce phénomène, sans admettre que l'image de l'étoile s’étale, la lumière se diffuse sur une plus grande surface mais reste assez fine pour visualiser la double, en figeant la turbulence. Je considère que le grossissement optimal se situe autour de 450X soit un peu plus de 3D, pour le suivi de la monture, le champ et l'aspect du couple. Cette lunette est d'une qualité optique exceptionnelle. De même pour les Barlow Televue 2x et 3x qui sont très bonnes en visuel et en photo. Idem pour les oculaires orthoscopiques Tani (7, 6 et 5mm) et Baader Classic ortho 6mm, ce dernier appartenant à une série d’oculaires malheureusement pas suffisamment étagée, avec les 10mm et 18mm. La Barlow 2.25X vendue avec le set compense en partie le problème (8, 4.5 et 3 mm) mais je ne l'ai pas. On aurait donc une série 18, 10, 8*, 6, 4.5* et 3*mm. J’oublie volontairement l'oculaire orthoscopique Celestron de 4mm, introuvable en occasion, qui ne vaut quasiment rien à l'achat, et qui est pourtant fabuleux comme trou de serrure, si l'on prend la peine de regarder dedans. J'ai fini la soirée sur M13 et M57 avec mes oculaires grands champs: les Wide Scan Kokusai Kohki 20mm/84° et 13mm/84°. Ils conviennent parfaitement à cette lunette ouverte à F8. La courbure de champ ne gène pas trop et le grand champ est magnifique. On ne s'en lasse pas. Je n'hésite pas à grossir pour le ciel profond sur des objets Messier assez lumineux afin d'avoir l'objet assez gros dans le champ et afin d'assombrir le fond du ciel assez lumineux du fait de la proximité de Paris, Evry et Corbeil an nord. Le sud est assez bien protégé et l'extinction des lampadaires est totale a partir de minuit. La bino maxbright sans Barlow est inutilisable par contre, car le back focus est insuffisant. C'est une erreur de conception du tube ou une inadaptation dans le choix du tube pour la focale du triplet LZOS. Merci APM pour le tube trop long de quelques centimètres....il me faudrait une petite Barlow 1.2X ou une bino coudée d'origine comme celle de Celestron pour éliminer le renvoi coudé qui me prend trop de back focus. Bon ciel à vous Claude Schuhmacher PS: Stellarium fonctionne à nouveau avec réinitialisation, avec effacement de l'alignement 3 étoiles.
  13. C'est ce Samedi soir dernier, 29/06/19 que j'ai organisé une petite soirée entre amis à la maison, pour leur faire découvrir le ciel au téléscope. Membre d'un groupe de Rock en tant que batteur, et au détour de visites des musiciens à la maison, l'idée d'une soirée astro n'a pas mis longtemps à émerger.. En effet, piqué par la curiosité du Dobson 203 trônant fièrement dans le salon, chacun aura eut à l'esprit le partage d'une soirée étoilée. Voila qui fut chose faite ce samedi et qui plus est : ce fut une première pour mes 3 amis en question ! CROA / Compte rendu d'Observation Astronomique de cette super soirée qui fait de beaux souvenirs : Il fait très chaud ce soir. Il à fait plus de 30 sur la journée et la chaleur ne semble pas prête à retomber. Nous avons pu observer de 00h à 3H du matin environ, une petite fraîcheur naissante sur le tard, une brise s'est levée en millieu de nuit : mais pas pour me déplaire du tout ! La soirée commence, les discussions vont bon train. Le barbecue avalé, les discussions bien avancées déjà, la petite bière (modérément bien sur) rafraîchissante, le noir tombe.. Pour patienter, sortons les guitare et voila mes deux compères guitaristes se lancer à jouer du Led zepellin, du Manouche, s'essayer à différentes techniques, bref : Il ne manque pas d'ambiance dans la maison. Un peu tard pour la batterie (et oui c'est mon poste!), ca m'arrange, je m'éclipse discrétos pour préparer le terrain. N'ayons l'air de rien Le temps passe : Il fait noir, il ets temps ! Let's go ! Je m'étais donc préparé un petit "programme potentiel", une petite liste d'objets à leur faire découvrir avec comme trame de fond d'essayer d'être progressif dans l'effet "Wow" ! Le lendemain on se dit toujours "arg zut j'aurais pu faire M27, etc.." mais avec des si.. Voici ce que nous avons pu observer et si je n'oublie rien : Alcor et Mizar Albiréo M13 et M92 M57 M81 et 82 NGC457 Cr399 (cintre au jumelles) Jupiter Saturne J'ai d'abord commencé, pour laisser le temps à nos yeux de s'acclimater, par leur parler des constellations en général, puis précisément de la grande Ourse. Je leur ai fait faire le petit test d'acuité visuelle sur Alcor et Mizar. Ma compagne aura été la première à se rendre compte de la dualité de l'étoile centrale "du manche de la casserole". 1er Objet donc, ce fameux couple. 1er étonnement également. Ensuite, pour rester dans le thème et sur un objet "raisonnable", nous avons visité Albiréo, célèbre pour la coloration assez marquée et qui n'aura pas manqué d’étonner les copains! 1er petit effet "Wow". On remarque la précision et surtout la richesse du fond de ciel, qui dans le cygne est sympathique. Petit jeu de questions : "pourquoi n'ont elles pas la même couleur" etc.. De quoi étonner, intéresser et donner l'envie d'aller plus loin... Pour progresser un peu plus dans les "groupes" d'étoiles, je me suis ensuite attaqué à M13 et 92, facilement observables à la suite l'un de l'autre. 2èm effet "Wow" plus marqué cette fois. Evidemmentla richesse d'un tel groupement ne laisse pas indifférent. On traîne, se laisse charmer par la beauté et l'intensité des deux amas globulaires. L'occasion de s'essayer à la vision décalée dont je leur ai parlé pour entrevoir Alcor et Mizar un peu plus tôt. Et effectivement tous 3 amis (la chanteuse étant présente également), s'accordent sur le fait que le "piqué" se révèle en décalée. Je leur donne quelques détails et explications, nous continuons notre voyage. Parlons maintenant de la mort des étoiles avec M57. Grand étonnement sur cet objet très particulier! Le Donut pour le dessert! ^^ Le centre noir est bien perçu de suite pas les copains. Le 200 permet de bien voir le cercle pour ainsi dire parfait. Effet "Wow" la aussi. "C'est fou?!" Et oui ça l'est.. Suite à ca, nous partons visiter les galaxies avec M81 et 82. 3èm "Wow" plus intense encore (mon souhait de progressivité est respecté). L'idée d'y voir à des années lumière, tant d'étoiles et de mondes possibles ouvre les débats sur les questions existentielles... Nous plongeons dans la nuit et l’émerveillement pour de bon, nous sommes emportés par le fourmillement stellaire, c’est beau. Splendide. Je leur fait comparer mes dessins à ce qu'ils observent, il prennent dès lors la mesure de la patience et du travail que cela représente. Le temps n'a plus court désormais. Les heures passent sans s'en rendre compte... Entre temps, NGC457 et Cr399 auront pu occuper nos yeux, utiliser les jumelles pour faire de la soirée un bonheur certain. Quelques étoiles filantes viennent parfaire l’expérience pour notre plus grand plaisir. Il semble même qu'une étoile filante très intense aura été perçue, un bolide si je ne m'abuse. Pause, le dessert arrive pour de bon cette fois. Le temps de se requinquer, boire un coup, je garde le plus "WOW" pour la fin évidemment, le planétaire. Non seulement car elles se "lèvent" et vont être bien placées dans le jardin, mais surtout parce que je sais l'effet que le planétaire à sur les débutants. Jupiter et Saturne clôturent toutes deux cette session donc, avec comme attendu cette fois un "Wow" très intense. Je ne m'en étonne pas, cette fois encore ça impressionne. Pas trop de turbulences par chance sur Saturne, un peu plus sur Jupiter en début d'observation, mais toutes deux laissent entrevoir des détails (Jupiter laisse voir ses bandes et 3 de ses satellites. Saturne ses anneaux et sa couleur sable) et ne manquent par de garnir de rêves nos yeux qui désormais s'effondrent de fatigue après cette chaude journée riche en émotion. La vie vaut d'être vécue rien que pour ce genre de soirée, relaxes, détendues, loin de tout stress. Ai-je fait de nouveaux adeptes? Je ne sais guère, mais une chose est sure : je leur ai donné l'occasion le temps d'une nuit de voir ce que cache notre ciel, leur révéler les secrets du cosmos. Le privilège d'avoir vu ça de leurs yeux, privilège dont moi même je suis bien conscient. C'est une chance qui n'est pas donnée à tout le monde. J'en profite et m'en régale. Alors pourquoi ne pas le faire vivre aux proches. Plus qu'un passe temps, une expérience, plus qu'une expérience pour nous autres Astrams, un art de vivre. Ils sont heureux, je le suis. Vive l'astro et vive les amis ! Je vous remercie vous. Oui vous, le groupe "Groupe" ! (On a pas encore de nom! lol) Pour cette soirée fort sympa qui au delà du partage des passions, aura aussi partagée de l'humain. A très vite pour vous faire découvrir la lune si vous le voulez ! Guiilaume.
  14. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne sur le terrain des ballots de foin. 5 dessins : 8717 à 8721 Je suis venu à la faveur d'une éclaircie providentielle voire miraculeuse : l'Ile de France est sur la trajectoire d'une bande de ciel clair de 200kms de large entre 2 perturbations, orientée sud-nord et se déplaçant dans cette direction. Les nuages restent donc bloqués à l'ouest de la région, trop loin pour être visibles d'ici, presque à l'autre extrémité. Je suis prêt à 22h30. La faible turbulence de 2 sur 5 à 150x (échelle Ciel Extrême) sera gage d'images fines ce soir. Je commence cette soirée solitaire par des galaxies du Lion dont M65. Observation 8717 : NGC3599. 150x. Faible, diffuse, elle a un centre ponctuel facile. Le champ stellaire autour est pauvre, au point que je n'ai pas pu mettre une échelle. Observation 8718 : M65. 109x, 150x. Je remarque qu'elle est plus allongée qu'au premier abord. Sa zone centrale s'avère assez faible à considérablement faible, ses extensions faibles s'atténuent jusqu'à la vision indirecte. Quelques nodosités limites VI4 et des étoiles incluses se distinguent. Elle reste assez diffuse au niveau du bulbe central. Le Strock se balade parmi les galaxies de la Vierge dans la chaîne de Markarian. Je l'arrête sur le duo suivant pour un dessin. Observation 8719 : NGC4461 et 4458. 109x. Ce couple facile se compose de NGC4461 évidente et considérablement faible, et de NGC4458 faible à très faible et moins condensée. La buée joue les trouble-fêtes. Il fait froid. Changeons de coin au profit de quelques galaxies de la Chevelure de Bérénice dont une à côté de M99. Observation 8720 : NGC4237. 109x. Considérablement faible à faible, cette galaxie m'apparaît allongée d'abord en vision décalée, puis en vision directe. Observation 8721 : NGC4262. 109x. Petite, évoquant une étoile un peu floue, elle est assez faible, très condensée et flotte dans le même champ que M99 à ce grossissement. J'essuie encore de la buée sur les oculaires à cette heure. Celle qui a atteint mes affaires au sol a givré. Je prends quelques photos souvenir au smartphone avant de ranger et filer vers mon lit à 3/4 d'heure d'ici.
  15. Jupiter System III CM

    Bonjour, Je lis sur de nombreux comptes-rendus de photos de Jupiter, des "CM I II et III". en furetant un peu je crois comprendre qu'il s'agit d'un système de coordonnées sphériques (Jupiter system III), et qu'il existe des calculateurs de conversion à partir du temps UTC. Sachant que la planète est gazeuse, que les vitesses de rotations sont variables d'une latitude à l'autre, je ne comprends pas à quoi servent ces références ni comment les exploiter ? Y a-t-il une date de référence ? des objets de référence (GTR) ? une vitesse de référence ? Le méridien central (donc mouvant) correspond-il à la longitude centrale de la planète vue de la terre ? bref beaucoup de questions dont je n'ai pas trouvé de réponses précises ou pédagogiques dans une documentation. Si vous avez des liens ou une explication rapide, je suis preneur. Merci Marc
  16. Dobson 508/1920 Seine et Marne sur le terrain des ballots de foin. 17 dessins : 8700 à 8716. Nous aurons droit au passage à l'heure d'été cette nuit, le CROA en heures locales en tient compte. Arrivé à 19h, je monte de jour puis au crépuscule le Dobson 508 qui n'était pas sorti après octobre 2018, meteo culpa. J'ai pensé à faire quelques photos lors du montage : Je suis prêt à 20h07 précisément, discutant par moments avec Thierry du Whatsapp Webastro arrivé vers 19h30 et déjà là hier avec son télescope 350. Puis Anthony arrive avec une lunette 80 pour la photo. Il était déjà venu observer avec moi une fois ici l'automne dernier en plus quand j'avais sorti le 508. En attendant la nuit totale, Thierry et moi pique-niquons. Cette nuit, je montre par moments des gros objets célèbres au 508 et alterne avec des dessins d'objets plus confidentiels. Je pointe d'abord M42, on devise sur les couleurs perçues, du bleu cyan, du vert, et un peu de rouge dans la structure dite de l'arc en ciel pour moi. La nuit sera sèche. En cherchant dans les Gémeaux une nébuleuse planétaire que je ne trouverai pas (syndrome David Vincent) (trop ponctuelle, et le passe-filtre ne facilite pas le blinking du filtre OIII pour aider à la repérer), je tombe sur un ANR, amas non répertorié, découvert par Yann Pothier. Observation 8700 : Y1. Yann 1 ou Pothier 1. A 138x, c'est une ligne d'étoiles assez faibles à considérablement faibles. Puis je tente à quelques encâblures une nébuleuse diffuse pas prévue au programme mais bien là. Observation 8701 : IC444. 85x, 138x. Elle m'apparait très faible, très diffuse. Le halo de cette nébuleuse est assez évident et absent des étoiles de même brillance alentours. Le bord Est est plus net. Antoine, vu au bois de Vincennes lors d'une sortie Lune-étoiles doubles de cet hiver, est arrivé avec un de ses amis, Ludovic, et un Dobson 200. Je dessine une galaxie des Gémeaux. Observation 8702 : NGC2365. 201x, 276x, 85x. Je la repère à 85x. Elle est faible, assez diffuse, son centre est flou. La turbulence est forte. Tant que je suis dans les Gémeaux, je montre M35 et NGC2392 l'Eskimo dit aussi le Clown, mais la turbulence est forte. Le premier montre une variété de couleurs importante et des dizaines d'étoiles, le second sa couleur verte, sa centrale et son premier anneau autour, plus quelques irrégularités de brillance, mais on est loin du potentiel de l'instrument. Je quitte les constellations hivernales et continue avec des galaxies de la Grande Ourse. Observation 8703 : NGC2959/61. Ce couple facile à 201x se compose de la très faible NGC2961 et de la faible et diffuse NGC2959 à centre plus brillant considérablement faible. J'en profite pour montrer le couple M81/M82, d'abord en vue large où ils sont de justesse dans le même champ, puis à 201x sur chacun. Je vois plein de nodosités sur M82 mais les spires de M81 ne sont pas identifiées lors de cette vue furtive. En tous cas, les observateurs sont scotchés. J'irai aussi détecter les spires de M51 dans le Dobson 200 à un faible grossissement de 40x faute d'oculaire de focale intermédiaire entre le 25 et le 6mm. Il me semble aussi que c'était cette nuit que je la pointerai tard pour Thierry qui restera collé à l'oculaire quelques minutes. Il pense ne pas la revoir de si tôt comme ça. Observation 8704 : NGC2976. 85x, 201x. Assez faible à 85x, cette galaxie bleue-verte d'éclat hétérogène est une belle surprise, avec des régions HII vues VI1 à 4. Je rends visite aux galaxies du Lion vers Gamma. Observation 8705 : NGC3213. Elle est très faible et diffuse à 201x. La turbulence diminue. Observation 8706 : NGC3226/27. 85x, 201x. Les Siamoises sont observées au 508 après avoir été dessinées au Strock 254 le 4 mars. Elles sont évidentes dès 85x. NGC3226 révèle son centre considérablement faible, un peu flou, et le reste faible à très faible. Le centre de NGC3227 est assez faible, le pourtour étant de brillance identique à celui de sa voisine. Elles sont très diffuses, au point qu'il est difficile de voir où elles s'arrêtent ou si elles se touchent. A 1h10 le phare de la Tour Eiffel est enfin éteint. Une vague de départ survient, ne laissant que Thierry et moi sur le terrain, ou plus exactement dormant dans sa voiture pour le premier. Observation 8707 : NGC3222. Glânée à 201x près des Siamoises, elle est confondable avec une étoile floue car petite, un peu faible. Observation 8708 : NGC3190/93. 201x, 402x. Ce beau couple brillant dans Hickson 44 est bleuté! Les 2 galaxies sont notées assez faibles. La troisième du lot sortait du champ pour le dessin, je l'ai donc dessinée à part. Le changement d'heure survient à 2h, il est du coup 3h du matin. 10 minutes plus tard, j'ai un peu mal aux pieds à force d'être perché sur l'escabeau. Un peu de marche permet de les masser et de soulager la petite douleur. Observation 8709 : NGC3187. 201x. La plus difficile du groupe Hickson 44 n'est vue qu'en vision décalée, VI2 à 3. Observation 8710 : NGC3185. La dernière du groupe Hickson 44 est un peu à l'écart et parfois oubliée, mais pas cette fois. A 201x, elle m'apparait diffuse, avec un centre très faible et un pourtour VI1. Je m'offre une tranche de galaxies de la Vierge. Observation 8711 : NGC4224. 85x, 201x. Faible, diffuse, elle est vue dès 85x. A 4h Thierry est relevé, il ne fait pas semblant quand il dort. Observation 8712 : NGC4233. 201x. Celle-là est petite, condensée et faible. Les chiens de la ferme s'excitent. A 5h, le Dobson est dirigé à cheval entre printemps et été, vers les galaxies du Serpent. Observation 8713 : NGC6027-6027a/d. C'est le Sextet de Seyfert, observé à 201x et 276x. Il est exigeant en qualité de ciel. Quelques membres (NGC6027, 6027a et 6027b) sont séparés à 201x, très faibles à VI3 selon les composants. Il est déjà sombre à 276x. L'ensemble est petit. A refaire sous un meilleur ciel ou une meilleure nuit, j'espérais attraper 5 membres. Je remarque un passage de légers voiles pas gênants. Observation 8714 : NGC6004. 201x et 85x. Cette galaxie vue à 85x est diffuse, faible à très faible. Thierry observe Jupiter. Observation 8715 : NGC6003. Cette galaxie précédente dans le catalogue NGC ressemble à une faible étoile floue qu'il faut grossir 201x pour reconnaître sa vraie nature. A 5h50 je suis fatigué pour la première fois de la nuit, je ne pensais pas tenir aussi longtemps suite à la nuit d'astro presque complète d'hier. Thierry part peu après. Observation 8716 : NGC5994/96. A 201x, ce duo de galaxies du Serpent montre la faible et diffuse NGC5996 de forme irrégulière, accompagnée de NGC5994 vue qu'en vision indirecte VI3 (50% du temps), mais l'aube commence aussi à se manifester. A 6h15, l'aube est bien présente, la Lune en croissant est levée depuis peu. Je trouve la force de remballer (45 minutes tout de même) avant d'aller dormir 2h dans la voiture. Je suis étonné d'avoir pu dérouler autant d'objets, même s'il y en avait des moins détaillés, tout en présentant dans un gros télescope quelques grosses stars célestes au groupe. Bref une nuit prolifique!
  17. Bonjour à tous, Désolé je ne suis pas dans la bonne catégorie mais je ne sais pas trop ou mettre ça. Astro N' Homme revient pour ceux qui ne connaissent pas, le principe de la chaîne est de présenter un astronome amateur ou professionnel au travers de son histoire, et de sa façon de pratiquer l'astronomie. N'hésitez pas à vous abonner et à partager (La page et la chaine You Tube) pour nous soutenir sur ce projet que nous allons soigner de plus en plus, et être au courant quand l'épisode sortira ! Un concept inspiré par nos ami Franck Jobard et Cédric Thomas. Nous nous déplacerons dans toute la France ! Le teaser de l'épisode 3 Astro N Homme est là à mettre en full HD avec le son ! Une nouvelle saison démarre, Nous allons nous préparer pour le prochain tournage. Réalisation : Fabien Rosso, Killian Beaudoin, Séraphin Boiron, Maxime Tessier. Montage : Maxime Tessier #astronhomme #teaser
  18. Nuit du 29 au 30 mars 2019 Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne sur le terrain des ballots de foin. 5 dessins : 8695 à 8699. A cause de la météo instable, la sortie avec le groupe Whatsapp de Webastro et mon Dobson 508 est annulée. J'apprends néanmoins que l'un des membres, Thierry, est déjà sur place depuis 20h avec son Dobson 350. Je tente vers 22h car les voiles sont moindres. Le temps d'arriver et de m'installer, il est 23h. Le terrain est vide de ses ballots. Le ciel est malheureusement encore voilé, avec des zones plus épargnées. Je dirige le Strock vers une galaxie du Lion. Observation 8695 : NGC3521. 75x, 109x, 150x. A centre marqué et considérablement faible, cette galaxie montre aussi son halo diffus faible à très faible et incurvé. Les voiles dégradent l'image. J'observe ensuite une galaxie du Petit Lion. Observation 8696 : NGC3344. 75x, 109x. Je la vois faible à très faible, très diffuse. A 1h l'habituel coup de barre survient, 20 minutes de sieste sont nécessaires pour lui échapper. Je passe aux galaxies du Bouvier. Observation 8697 : NGC5660. Je la repère à 75x et la détaille à 150x, faible à très faible, assez large, diffuse, et son centre visible qu'en vision décalée. Ce froid humide est désagréable mais n'atteint pas les optiques. Mais mes pieds oui, 1 heure plus tard. A 2h, les chouettes chevèches s'expriment. A 2h20 Thierry est parti. Observation 8698 : NGC5676. A 109x, elle montre des détails en plus de son centre faible : forme allongée, des nodosités VI3 à 5 et une barre VI3. Le ciel s'améliore, il reste pourtant des voiles par endroits. A la frontière du printemps et de l'été, je cherche une galaxie du Serpent. Observation 8699 : NGC5990. Elle reste petite à 150x, faible et condensée, un petit flocon céleste. Pour faire ce dessin, j'ai perdu du temps à rechercher mon crayon tombé au sol, il faut dire dans une zone riche de brins de foin pouvant être confondus avec. Une variante de l'aiguille perdue dans une botte de foin! A 3h49 L'ISS passe dans le Cygne et la Lyre. Le retour de voiles dans le Serpent et ma fatigue revenue sonnent le glas de cette nuit. Je remballe et dors pas moins de 3 heures sur la banquette arrière de la voiture avant d'envisager de rentrer.
  19. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne au sud des ballots de foin. 4 dessins : 8691 à 8694. Je suis prêt à observer à 22h au son des chouettes. Les horizons diffusants augurent de conditions de transparence perfectibles. Toute la soirée est passée dans la constellation de la Girafe autour de la galaxie NGC2403 par laquelle je commence. Observation 8691 : NGC2403. La galaxie majeure de la Girafe est déjà visible au chercheur 9x50 très faible et floue. 75x, 109x, 150x, 201x. Les spires sont optimales à 109x. La galaxie faible et très diffuse montre plusieurs régions HII à 109x et 150x. Un bras VI3 se déploie à l'est, l'autre limite (VI5) flou se devine à l'ouest. A 218x, c'est le pullulement de nodosités à la limite. Assurément un objet à explorer encore plus en profondeur au Dobson 508! Le vent est gênant. Je poursuis la soirée d'observation sur d'autres galaxies de la Girafe. Observation 8692 : NGC2366. Son noyau est soupçonné à 75x, confirmé à 109x, faible à très faible. C'est très dur de voir le reste de la galaxie, une partie reste à la limite VI5. Observation 8693 : UGC3580. Repérée à 75x, elle est collée contre une étoile et reste compacte, très faible et petite à 109x. Je ressens de la fatigue à 23h50. Observation 8694 : IC2179 et NGC2347. 109x. La galaxie IC reste très faible, petite, condensée, tandis que la NGC apparaît faible, diffuse, allongée en vision indirecte notamment. A 0h30 les chiens aboient au Nord-Est. Il fait froid, notamment aux pieds, ayant omis de mettre les bottes fourrées, trompé par la température clémente de début de nuit. Je pars.
  20. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne à l'entrée de la ferme 6 dessins : 8669 à 8674. Toujours pendant les vacances, une éclaircie impromptue survient alors que je dîne sur Paris-Ouest avec 2 anciens collègues. Le beau temps tient contrairement aux prévisions, donc une fois la soirée terminée, vers 23h, je rentre dard-dard chercher le télescope rapide à installer, donc le 254mm. Je suis prêt à observer un peu avant 1h du matin, et choisis l'entrée de la ferme à cause du vent gênant d'Ouest. Je m'abrite en plus derrière la voiture. Je me focalise sur les galaxies du Lion. Observation 8669 : NGC3666. Vue dès 75x, elle se révèle très faible, diffuse. A 150x son centre stellaire est vu ainsi que son aspect allongé en vision indirecte. Il passe quelques nuages à 1h, poussés par un vent froid assez gênant. Observation 8670 : NGC3547. Je ne la vois pas à 75x, le repérage effectif se fait à 109x. Elle est faible à très faible, sa forme n'est pas évidente, allongée il me semble. A 1h45 je pars pour 25 minutes de repos dans l'auto. Je ré-embraye avec une galaxie du Lion. Observation 8671 : NGC3506. 109x. Faible, elle est à la fois condensée au centre et à bords diffus. Je range les galaxies du Lion dans la boîte aux souvenirs pour cette nuit, direction une galaxie de la Vierge. Observation 8672 : NGC4124. 109x. Je note son aspect diffus, ses limites floues, son centre faible et flou, et ses extensions très faibles à VI1. A 3h un passage nuageux descendu du Nord-Ouest contrarie l'observation. Ca se dégrade. Une heure de sieste s'écoule dans la Dacia à attendre le départ des nuages. Dans un ciel à nouveau dégagé, je rends visite aux galaxies de la Chevelure de Bérénice. Observation 8673 : NGC4293. 75x, 109x. Elle est très faible, diffuse, et vue dès 75x. Observation 8674 : NGC4340 et 4350. Ces galaxies m'apparaissent à 75x puis 150x respectivement très faible et considérablement faible. Le vent a emporté vers la ferme l'une de mes cartes de la Revue des Constellations, . Je n'ai pas réalisé de suite que c'était ça le bruit de papier envolé. J'ai heureusement pu retrouver cette carte et pas tâchée par la terre humide sporadiquement éparse. Le camion de lait arrivé à 4h50 pendant ce dessin est reparti à 5h20. J'ai les pieds gelés. Les nuages reviennent fort alors que Jupiter apparaît dans Ophiucus. Il est 5h30, au vu des nuages arrivant à la limite de l'aube, je remballe et rentre directement.
  21. Double amas

    Pas tout à fait de saison... soit.. Mais s'il est est un objet que j'aime bien c’est celui-ci. Montrer ça aux curieux, aux débutants, à nos amis et familles, c'est ultra efficace à chaque fois.. Découvert à mes tout débuts, je reste encore aujourd'hui très amoureux de cet objet si riche et dense. Deux amas pour le prix d'un, une telle intensité, c'est si beau. L'été dernier j'achetais mon 1er "vrai" télescope (un dobson Meade Lightbridge 203/1219). En effet, avant ça j'observais encore avec un vieux coucou, un PERL JPM 115/900 hérité de mon père, à l'ancien coulant 24,5!! Je vous laisse imaginer mon enthousiasme à re-découvrir ça au 200 ! Je me suis vite pris au jeu du dessin et j'ai lorgné sur le double amas de Persée un moment.. Au fil des nuits je le visitais.. Beaucoup de boulot, la tâche m'a parue immense! Et puis ... un soir.. il fait bon, j'ai le temps? Je suis en forme ..? Allez : Je dessine le double amas de Persée! Même pas peur d'abord ! De la patience, du temps, des crayons ultra affûtés, une gomme de précision et un moment plus tard, voila le résultat d'un dessin soigné. Oculaire, feuille, feuille, oculaire, .. a y perdre son latin! On ne voit plus rien, j'ai du faire quelques pauses pour "reprendre mes esprits", tellement ça fourmille dans cet objet. On ne sait plus "qui est où", et il faut prendre le temps de bien se situer. Mais une fois terminé, vraiment il y a de quoi être fier de son dessin tellement c’était un effort mais à la fois un régal. Nous attendons le paradis après notre mort.. mais en réalité je crois qu'au cours de notre vie, dans ces instants, nous l'avons déjà sous les yeux. Je me sens souvent privilégié de voir ce que nombre de gens n'auront même jamais vus de leur vie.. C'est pourtant si beau... L'astronomie c'est comme le pinard : ça devrait être obligatoire! #coluche Vive notre ciel, vive nos nuits, vive notre passion ! A vos crayons ! -Materiel/Méthode : Dobson Meade LightBrridge 203/1219 Oculaire Meade 25mm WA Crayons graphite et gomme de précision Inversion numérique. -Contexte : Ciel de campagne PL importante (lampadaires oranges)
  22. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne à l'entrée de la ferme. 5 dessins : 8664 à 8668. Je suis en vacances, j'espérais sortir le Dobson 508 à ces occasions, ayant toute la nuit disponible. Malheureusement ce soir le ciel se dégage trop tard et de façon impromptue, défiant toutes les prévisions. Du coup je prends le Léger ou Strock 254 et arrive vers 23h sur place. Je me rends vite compte que le vent est fort, surtout pour un Strock. Du coup je me gare à l'entrée de la ferme et protège du vent d'ouest le télescope grâce à 2 étages de ballots de foin traînant par là. La nuit sera passée sur des galaxies du Lion. Je commence par les Siamoises NGC3226-27. Observation 8664 : NGC3226-27. 109x, 150x. Elles sont vues faciles dès 75x et pas liées. NGC3227 montre un centre considérablement faible et un halo faible à très faible. Le centre de NGC3226 est un poil plus faible et moins détaché que celui de sa compagne, et son pourtour faible à perceptible est beaucoup plus diffus. J'ai des crampes de pieds que je chasse en marchant. J'entends les vaches remuer dans l'étable, peut-être ont-elles aussi des fourmis dans les jambes? Vers 0h15 un voile gêne passagèrement l'observation du Lion. Observation 8665 : NGC3098. 75x, 150x. Je l'ai repérée petite à 75x. A 150x, son centre reste ponctuel, mais elle apparaît effilée et considérablement faible. Observation 8666 : NGC3088A/B. 75x, 109x. La galaxie n'est pas vue à 75x, mais à 109x elle apparaît petite, condensée, pas double, à centre faible. Le vent gronde derrière les ballots, pas de quoi s'en faire un foin grâce à ces derniers! A 1h je suis fatigué. Observation 8667 : NGC3507. A 109x, cette faible galaxie est diffuse, son noyau faible se situe à côté d'une étoile assez faible à assez brillante. A 1h30 une lumière latérale s'est allumée dans l'étable dans mon dos puis vite éteinte. Son faisceau est heureusement perpendiculaire à ma ligne de vision. Un nouveau coup de fatigue est légèrement perturbé par le cri d'une chouette effraie au loin. Observation 8668 : NGC3501. Cette galaxie allongée, vue VI2-3 (75 à 50% du temps en vision décalée), n'est pas facile à détailler à 109x. A 2h je dors debout, toutes les chouettes effraie du monde n'y pourraient rien changer. Une mini-sieste de 20 minutes ne suffit en effet pas à récupérer. Je remballe et dors dans la voiture 3 heures.
  23. III- Coeur de verre Au lecteur : mes excuses, j’ai été sous le boulot. Je sais qu’on dit toujours ça pour se dédouaner, mais là c’est vrai. Au lecteur courageux : je suggère de relire l’épisode (ou les épisodes, pour les plus intrépides) précédent ici : La nuit claque sur la terre comme un coup de fouet. Subitement, il pleut des éclats de cristal. L’instinct commande de ramper. Oui, petit sapiens rampe à la surface de sa planète pendant que le ciel sauvage danse une ronde éclatante et silencieuse autour du pôle sud. Je m’affaire auprès du gros Dobson. Me penche prudemment sur son coeur de verre et m’écrie intérieurement : “Mon Dieu, c’est plein d’étoiles !” tel un Dave Bowman austral (“2001 l’Odyssée de l’espace”. On a les références qu’on peut). J’insère le Panoptic 41, de la taille d’un poing, dans le porte-oculaires. Puis je prends les commandes, enfin j’essaye, en plaisancier du dimanche habitué à une coquille de noix essayant de dompter un glorieux trois mâts. La nuit s’est d’ailleurs levée comme une tempête où la multitude d’éclats de cristal qui ne scintillent pas m’empêche de discerner même une ébauche de constellation. Et c’est un corps à corps, j’y danse quelque chose qui rappelle le ju-jitsu. Le Gros résiste, il faut pousser et tirer, en force et en douceur, tout en même temps. Profiter de sa force pour l’emmener où je le souhaite. Finalement bien entendu, c’est lui qui m’embarque. Après bien des errements le Gros m’emmène à NGC 1566, pourtant facile. Contrastée et tourbillonnante, vue de face. Deux spires sont très évidentes, qui partent en s’effilochant dans des voiles de brumes vertes. Le noyau est brillant, entouré d’un bulbe duveteux tout en nuances de gris brillant et diffus à la fois. C’est une observation facile et splendide. Le Gros vire sur NGC 1617. C’est une autre histoire. Une tache, diffuse et assez étendue, vue de trois-quarts, révèle à l’observation des zones de luminosité différentes. Il y a comme des variations de densité et, mais oui, des zones plus noires qui forment une arabesque : c’est une spirale. Le noyau en revanche est assez brillant ce qui, par contraste, complique l’observation. Emporté par son élan, le Gros bascule non loin vers l’est et NGC 1546 m’apparaît. Elle est elliptique et chétive. Très facilement perçue, elle n’est cependant remarquable en rien, du moins à mes yeux d’éternel dilettante. C’est une âme en fuite, rien de plus. Raymond surgit dans la nuit, un morceau de savon à la main. Heureusement ce n’est pas à moi qu’il veut passer un savon, mais au Gros dont il commence à savonner vigoureusement les axes d’altitude et d’azimut. Intérieurement je me ris du Gros : “ha ha ha, alors ça fait quel effet de se faire savonner les oreilles ? C’est pas ce qui s’appelle se faire savonner la planche, ça, littéralement ?”. Et c’est sur cette planche savonneuse à l’odeur de citron vert que je poursuis désormais mes glissades galactiques. D’ailleurs sans rire c’est vrai, ça marche un peu : le Gros m’emmène plus facilement où il veut. Il n’y a pas de petite vengeance. Nous dérivons toujours dans la Dorade, où ce que j’identifierai plus tard comme NGC 1763 me tombe dans l’oculaire. C’est une empreinte de pas, quatre nébulosités principales recomposent une autre patte de chat sur fond d’étoiles bien visibles. Mais un chat à quatre doigts. Un renard, peut-être. Un renard qui aurait couru dans de l’encre verte sur des poussières de diamant. Non loin, le Gros dérape sur NGC 1672. C’est radicalement différent et il faudra que je me confirme à moi-même qu’il s’agit bien d’une galaxie : vue de face mais asymétrique, elle affecte plutôt la morphologie d’une virgule. Une virgule structurée et brillante, avec un point brillant au centre. Une sorte de point virgule galactique, en somme. Un coup d’épaule, involontaire forcément, m’emmène dans la Grue. Je passe ici sur les péripéties imputables, en vrac, au chercheur, au Telrad, au point rouge, et à moi-même en somme. Tous ces dispositifs que j’ai au fil des nuits montés en série, à moins que ce ne soit en parallèle, produisent des erreurs. Que je préfère mettre sur le compte du Gros, qui a le dos large, forcément. S’il y a un domaine qui ne supporte aucune approximation, c’est bien le pointage astronomique. Bref comme dirait Pépin, je finis par buter sur le trio de la Grue, Abell 5187, qui m’apparaît dans toute sa gloire. Trois galaxies forment un triangle presque isocèle. L’une est vue de face, au sommet du triangle. Les deux galaxies qui forment la base sont vues de trois-quarts mais sous des angles différents, ce qui contribue à la sensation de relief. J’y passe un très long moment, le vertige s’accentue, l’ensemble gagne en densité et en intensité. Au final c’est une gloire de lumière où les trois galaxies, par un effet de perspective abyssal, semblent fuir dans l’Ether. Un peu plus loin je glisse sur NGC 7424. C’est une marguerite vue de face. Ses pétales spiralés sont marbrés de nodosités, il y a des différences de densité. Au Nagler 16 le bulbe est allongé, ovale. L’ensemble est assez brillant et occupe bien le champ oculaire. Tout baigne dans une légère nébulosité qui nimbe les spires, comme un écrin de phosphore. En cherchant NGC 1313 dans le Réticule, le Gros m’amène sur NGC 1574. Mhh, oui bon. Certes. C’est, comment dire, pour le fun. Rien de bien émouvant à la vue de cette galaxie lenticulaire oubliée dans le recoin d’une petite constellation australe. J’observe le vestige d’un vertige, me dis-je. Sur le coup de la déception, je vais dans l’observatoire manger un biscuit chilien aux fourmis australes. Les picotements sur la langue sont toujours surprenants. J’en garderai quelques heures une sorte de difficulté d’élocution. Je décide de faire escale et m’allonge sur le dos, les yeux grands ouverts sur une voie lactée si étincelante qu’elle projette des ombres. L’observatoire, abri à toit roulant du très regretté C14, est notre esquif sur la marée stellaire. On pourrait y pratiquer une sorte de régime de la couchette chaude, comme dans la marine, où chacun effectuerait son quart au rythme non pas des coups de tabac et autres grains, mais bien des coups de barre. Un somme et quelques gorgées de camomille plus tard, je trouve enfin la pourtant évidente NGC 1313. Le Gros a dû avoir pitié. Structurée et brillante, la belle arbore aux Naglers 16 et 9 une forme indiscutable de S. C’est une belle spirale barrée vue de face. Le noyau est tout à fait évident. Il y a des zones de brillance différentes, dans le bras du dessus et d’ailleurs également dans celui du dessous. L’observation est belle. Ces petites constellations australes, on ne pense à rien en mangeant un gâteau aux fourmis et puis ça claque. Vive le Gros. Ce Monsieur Dobson a bien fait de ne pas inventer une simple marque de bière comme je le suggérais, finalement. Il faut dire que, même si le Réticule n’était pas très haut au moment de l’observation (genre 10°) ça ne fait guère de différence ici : les étoiles se lèvent nettes et ponctuelles au ras de l’horizon. Plus haut dans l’Eridan je retrouve NGC 1531 et 1532, couple de galaxies physiquement associées. C’est une belle vision aussi : la petite NGC 1532 semble perchée en oblique juste au-dessus de sa très grande soeur vorace, qui l’attire pour la dévorer. Il y a de la perspective dans l’image, l’ensemble est vu de profil ou de trois-quarts très incliné qui donne une profondeur où je me noie un long moment. J’observe deux galaxies en interaction et en direct, si l’on peut dire. C’est beau, étonnant, intéressant et vertigineux. Quelque chose comme deux coeurs en fusion emportés dans un vertige. Xavier passe et, après un coup d’oeil sur ces objets bien brillants à ses yeux de lémurien, me parle de, je cite fidèlement : “la double boucle concave circulaire de l’Eridan”. Je reste coi et d’ailleurs bouche bée dans la nuit d’encre. Une boucle, je vois sans problème. Une double boucle, je veux bien. Une double boucle circulaire, mhh, il me semble qu’on frise le pléonasme. Mais une double boucle circulaire concave ? Vue de l’hémisphère boréal ou austral ? La tête en haut ou la tête en bas ? Se paye-t-il ma fiole ? Et qu’en pense Bruno qui, à une vingtaine de mètres, filme des escadrilles de F16 (sic) sur ses écrans rougeâtres dans un sifflement de refroidisseur Pelletier ? Nous ne le saurons jamais. Moi bien entendu je suis persuadé qu’il s’agit d’une galéjade. Dilettante oui, naïf non. Je retourne m’épancher sur l’épaule en bois véritable du Gros, qui en profite pour se dérober sous ma poussée comme toujours. Après bien des errements et bien plus tard, je retrouve la S’Nebulae ou NGC 5189, dans la Mouche. Ce n’était pourtant pas très difficile. Le S est bien visible, j’y distingue à l’observation des branches supplémentaires, comme une barre qui raye le S, malheur mais c’est l’horreur me dis-je subitement, un symbole monétaire accroché au ciel ! Heureusement c’est passager, d’ailleurs à la ré-observation la barre est plutôt diagonale que verticale. Et puis l’ensemble est filamenteux, comme effiloché. C’est, à mon grand soulagement, bien plutôt une rose des sables en nuances de gris. J’ai frisé le krach céleste. Toujours sur ma pente savonneuse à la bonne odeur de frais, je glissouille et tombe sur NGC 3621. J’ai failli l’éviter, si je puis dire, car c’est une toute petite condensation de givre. A l’observation je devine l’amorce de bras spiraux, vus de trois-quarts. Et puis à la réflexion, sans jeu de mots, apparaît une brume argentée qui baigne l’ensemble. Finalement c’est joli. Un fantôme perdu dans la nuit. Non loin et toujours dans l’Hydre, le Gros tombe en arrêt (et moi aussi par la même occasion) sur NGC 5101. Une galaxie vue de face, dont je perçois rapidement les bras spiraux. Il me semble qu’elle est barrée. Plus surprenant est le disque qui m’apparaît autour, comme une bague qui entourerait le bulbe ovoïde. Mais c’est en vision décalée même sous le ciel andin. Beaucoup plus loin en remontant vers l’est, au gré d’une erreur de pointage, je vois passer dans le champ une condensation de brume givrée. Il y a ici tellement d’objets que, finalement, laisser faire le hasard et le Panoptic 41 peut constituer une option gagnante. La partie épineuse étant alors l’identification des objets a posteriori. Mais c’est tout simplement NGC 2997, dans la Machine Pneumatique, qui exhibe facilement trois bras spiraux vus de face. Sur la colline, à une trentaine de mètres, les instruments automatiques d’ordinaire inaudibles exhalent un murmure, expriment un changement de fréquence : dans un soupir, les télescopes et autres roues à filtres regagnent leur position de parking. L’aube approche. Xavier fait des excès de vitesse avec 20 dessins à la nuit. Bruno essaye de dompter ses caméras qui sifflent aux étoiles dans la nuit encore étincelante. Nous sommes trois fantômes à l’ombre de la voie lactée. Trois pèlerins au désert. Nous étions du même rêve. Tourbillons de poussières des étoiles passées. Soleils anciens. Etoiles exotiques. De temps à autre une écharde de lumière raye la nuit de diamant. Les météores font des signaux de fumée. Dans le ciel puissant il pleut des gouttes de cristal. Ces constellations éclatantes, ces plages de diamants, les reverrai-je encore ? J'ai été bien loin, la route est presque finie. Mais quoi de mieux que redescendre la colline dans la nuit finissante, les poches pleines d’oculaires et le nez au vent de millions de soleils ? Pierre Heinz, Strasbourg [Fin]
  24. Une soirée nuageuse constellée de satellites. Le ciel n’était pas pour les astrophotographes en cette soirée du 25 mai… mais elle était assez bien pour les observateurs. Étaient présents : Arnaud, Denis, Gérard, Jean-Pierre, Julien, Patricia, Sandrine, Valentin et moi-même. En visiteurs, la moisson fut belle avec deux couples, une maman et sa petite fille, et un curieux désireux d’investir dans un instrument. Les nuages étaient donc présents en début de soirée mais laissaient entrevoir de très belles éclaircies. Seuls trois dobson furent déployés : un 400, un 300 et un tout jeune 200. Ce dernier venait pour sa première lumière. Ce dernier, né au CotonTige Observatory, ne pesait qu’une dizaine de kilos et allait servir à Gérard comme instrument d’appoint dans les voyages lointains où il est préférable de voyager léger. Ce dobson était là pour sa première lumière. Il lui manquait quelques accessoires et quelques réglages mais, après avoir visé sa première étoile et son premier objet du ciel profond, en l’occurrence l’amas d’étoiles d’Hercule (M13), il semblait plus que prometteur, révélant un très joli piqué. Au fur et à mesure que le jour s’effaçait laissant place à la nuit, le vent s’essoufflait. Malheureusement, les éclaircies se rétrécirent d’autant. Avec de la patience, ce qui ne manquait pas à nos visiteurs, on put quand même visiter le ciel de printemps, constellé de galaxies et d’amas d’étoiles. A 22h45, l’alarme du téléphone indiqua le passage de la station spatiale chinoise, Tiangong-2. Malgré tous les yeux braqués sur la région du ciel où elle devait passer, rien ne bougeait. Plusieurs secondes s’écoulèrent et je pestais de ne rien apercevoir. Les nuages n’étaient pas si épais, ni si nombreux. Et d’un coup, quelqu’un dit assez fort en montrant du doigt une portion du ciel assez haute vers le sud-ouest : « Là, la station ! » Oui, elle était là et bien là, presque à son point culminant. Il devait y avoir un décalage de quelques minutes dans les heures de passages… Et cette vision accrocha un sourire à mes lèvres… car je n’y croyais plus ! Du coup, il fallut expliquer à la petite fille de 7 ans ce qu’était une station spatiale et, par ricochet, ce qu’était la force de gravité. On précisa à sa maman que la Station spatiale internationale allait passer d’ici à une demi-heure si elles avaient le courage d’attendre. Ce fut le cas car on reprit les observations du ciel profond : le triplet du Lion, M81-92, M13, le Sombrero, l’Anneau de la Lyre… 23h25 arriva vite et le téléphone sonna à nouveau. L’ISS était attendue. Là aussi les nuages jouaient avec nos nerfs mais on perçut assez vite le point lumineux qui ne devait pas monter plus haut que 25°. Elle clignotait en passant dans les nuages… puis ce fut le passage dans le plus gros nuage et on la perdit de vue pendant un bon moment… A tel point qu’on crut que c’était fini. Et là aussi, un observateur plus têtu que les autres, dit : « on la voit encore ». En regardant vers l’est, on put voir la brillante station s’éloigner à vitesse grand V. C’est à ce moment-là que la moitié des curieux repartirent. En plus la bâche nuageuse s’était intensifiée. Mais l’observation vedette de la soirée allait bientôt avoir lieu… celle des satellites Starlink qui devait passer en procession vers 0h10. Mais il faudrait un miracle météo pour qu’on puisse en profiter. On commença à ranger le dobson 300 de Denis. Le seul point positif avec ces nuages, c’était l’absence d’humidité. Tout était sec, y compris la chienne Chara qui parcourait les champs inlassablement depuis que nous étions arrivés sur site. Après le rangement, on se rapprocha de Jean-Pierre et de son instrument afin de profiter encore un peu de la vision de Jupiter qui clignotait au sud-est au gré des voiles nuageux. L’épaisseur des nuages n’était pas si catastrophique et je reprenais espoir pour l’observation des satellites. A 0h09, le téléphone sonna… et là toutes les têtes restantes se penchèrent vers le ciel afin de tenter d’apercevoir ce défilé de satellites annoncé. Ces satellites, appelés Starlink, étaient les premiers d’une longue série. Ils avaient été envoyés quelques jours plus tôt dans l’espace par SpaceX afin que le continent africain puisse avoir une bonne couverture internet. On savait que les objets seraient de faible luminosité… à peine 4 à 4,5 de magnitude. Les secondes défilées et on ne voyait rien… des éclaircies étaient plus importantes au zénith… on y croyait et… Ouiiiiiiiiiiiii on les voyait ! Il était là !! C’était fin et d’une lumière diffuse… sûrement des voiles nuageux en altitude. Patricia put les voir aux jumelles. Mais on les perdit assez vite au gré d’un nuage plus épais… on cherchait à nouveau en direction de l’est. Encore plusieurs secondes à attendre… c’était long… mais la patience fut récompensée. On revit la procession de satellites Starlink se dirigeant vers la constellation du Cygne, passant juste à côté du sommet du monument. Ça ressemblait à un train fantôme… c’était presque magique. J’étais vraiment émerveillée de pouvoir faire cette observation si inédite pour moi… On put en profiter encore quelques secondes avant sa disparition définitive. On en discuta entre nous comme pour prolonger cette vision originale qu’on venait de vivre. La magie du moment flottait encore un peu sur le site. Je me promis alors de tout faire pour revoir ce train dans les jours suivants quand on sera aux Nuits astronomiques de Touraine. Les satellites seront sûrement un peu moins serrés mais l’observation serait sans conteste toujours aussi féerique. Nous quittâmes le site d’observation peu de temps après… il était déjà 1h du matin. Les astropotes restèrent encore un peu. Les nuages s’écartaient un peu et promettaient encore quelques observations sympas.
  25. Hier soir un fabuleux spectacle avec les membres de mon club aux alentours de 0h50, nous avons vu une longue traînée d'une multitude de petits points suivie de quelques autres espacés à l'arrière et parfaitement alignés, direction SE/NO vitesse de déplacement proche de celle de l' ISS... Nous avons mis 10 minutes à essayer de comprendre ce que l'on voyait... Mais quel spectacle ! Cela ressemblait beaucoup à une très longue guirlande lumineuse.... Nous avons vu ça : https://lm.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fm.youtube.com%2Fwatch%3Ffbclid%3DIwAR1fJ7jum1v7e6hYZWV2A9eYEZoeWnyTCnnTzT0hYTooUWwlYm6TcexjhDI%26v%3DD2XPjOs5qYQ&h=AT1FhGV-_D9iYPEwh4UFpUlRJnMhsSjXyAmtMc2guQkLCkD8gNwn2ucz9E4b_grCrzcCMG7_9gilvBpyL0QC0l3090maWxASg6ZinKJmAQRk3W1LoqgQyZeJWTCTHVqbowY