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48 résultats trouvés

  1. 14 dessins : 8158 à 8171 Dobson 508/1920. La Lune est un gros croissant à un tiers de ses possibilités, à l'ouest des Gémeaux, écrasée sous leurs 20 doigts de pied. J'entame la nuit en compagnie des galaxies du Lion et il y a de quoi faire. Observation 8158 : NGC3412. 201x. Son centre plutôt brillant est presque ponctuel. Elle est allongée, à pourtour faible à perceptible, et très diffuse. J'ai chaud à 22h30. Observation 8159 : NGC3419 et UGC5965. 201x, 276x. La NGC est nette, petite, considérablement faible. Sa compagne n'est vue qu'en vision indirecte (VI1) et s'allonge en vision indirecte poussée. Observation 8160 : NGC3367. 85x, 201x, 276x. Déjà large à 85x, elle se montre faible à très faible, diffuse. Une structure spirale barrée délicate apparaît déjà à 201x, confirmée à 276x, avec sa barre VI2 et ses spires limites en VI4 à 5. J'aime ces belles découvertes impromptues! Observation 8161 : NGC3377. 201x. Cette fois, la galaxie est contrastée, ayant une brillance de surface élevée. Son centre considérablement brillant à plutôt brillant domine le reste assez faible à faible et le pourtour est diffus. Quelques nuages éparses petits sont éclairés par la Lune vers 23h30. Je passe sur la célèbre nébuleuse planétaire de l'Hydre. Observation 8162 : NGC3242 le Fantôme de Jupiter. 85x, 631x, 201x. La nébuleuse est très brillante, son anneau interne se remarque tout de suite, évident et irrégulier. Elle est colorée d'un beau vert pomme. Elle répond faiblement en HBêta où seuls l'anneau et son intérieur sont vus, et très fortement en OIII où l'anneau ressort mieux et devient plus grumeleux. La vision sans filtre est la plus esthétique, avec des réhauts et trous subtiles dans l'enveloppe externe à l'anneau. N'oublions pas de citer l'étoile centrale faible à très faible. Quelle claque! A minuit et demie la Lune partie se coucher éclaire quelques voiles par là. Je me donne une seconde claque avec la fameuse galaxie M104 de la Vierge. Observation 8163 : M104 le Sombrero. 138x, 276x, 402x. Elle est éclatante, brillante, bleu ciel. La bande sombre qui la partage en 2 est évidente, et des nodosités la longent à 276x et 402x dans la partie au nord de la bande. Les chevreuils s'avèrent bruyants pendant une dizaine de minutes. Des batailles de territoires ou des discussions animées? Le Dobson 508 va pouvoir admirer maintenant des galaxies de la Chevelure de Bérénice, qui aiment à se regrouper, comme le prouve une bonne partie des cibles suivantes. Observation 8164 : NGC4169-73-74-75 "la Boîte". 201x, 276x. Ces 4 galaxies sont disposées sur les coins d'un rectangle d'où ce nom. NGC4169 est assez faible à considérablement faible, NGC4174 montre un centre considérablement faible et le reste est VI1. NGC4175 est faible à très faible. Enfin la plus grande mais aussi la plus ténue NGC4173 est très faible à VI1. J'adore ce groupe et sa diversité de formes sur quelques minutes d'arc. Observation 8165 : le trio de NGC4131. 201x. NGC4131 est constituée d'un centre considérablement faible et d'un halo très très faible à VI1. NGC4132 est faible, et la diffuse NGC4134 est considérablement faible à faible. Observation 8166 : NGC4274. 201x, 276x. Les détails de structure sont délicats dont 2 bandes sombres. Assez faible, elle est bleuôtée. Observation 8167 : NGC4278-83-86. 201x, 85x. NGC4278 est formée d'un centre considérablement brillant et d'un pourtour faible à perceptible, cette galaxie est très diffuse et bleuôtée. NGC4283 est assez faible à considérablement faible. NGC4286 est très faible à VI1 et très diffuse. Ce beau trio est bien aligné par le Grand Géomètre céleste. La fin de la nuit approche, je vise des galaxies de la Grande Ourse dont M109. Observation 8168 : NGC3991-4-5. 201x. NGC3991 faible à très faible est longiligne. Elle est accompagnée de Arp313 composé de NGC3994 petite et assez faible à considérablement faible, et de NGC3995 considérablement faible et déformée par son interaction gravitationnelle avec la précédente. Voilà un très intéressant trio. Observation 8169 : groupe de NGC3880. 201x, 276x. Encore plus fort que le trio précédent, voici un quatuor mais pas à cordes (ou alors à supercordes), mais avec des galaxies moins torturées. Le groupe est composé de l'allongée (en vision décalée) et très faible NGC3871, de la très faible NGC3878, de NGC3880 faible à très faible, et de NGC3881 très faible et diffuse. Observation 8170 : M109. 201x, 138x, 276x. Ce Messier est considérablement faible avec un noyau plus brillant assez faible. Je note aussi sa teinte bleuôtée. Les trous du "thêta" sont vus à 201x. Les spires restent délicates et sont vues à 201x et 138x. Je m'y perds et m'y mélange, j'ai toujours du mal avec cet objet. L'aube arrive. Observation 8171 : UGC6923. 201x. Je l'ai aperçue en allant chercher M109 à un champ d'écart au grossissement de recherche de 85x. Du coup ça sera le dernier objet de la nuit. Faible et diffuse, elle disparaît dans l'aube. Je finis à 5h30.
  2. Bonjour à toutes et tous, Hier soir dans mon jardin afin de faire des tests de mon nouveau setup : monture équatoriale Sky View Pro Orion GoTo + Lunette 100 ED Orion (100/900)... ... après mise en station (8 ans que je n'avais pas fait ça !) et initialisation de l'aide au pointage, observation de Jupiter de X90 à X180 avec une préférence pour X129 (Nikon 7mm SW), de beaux festons et surtout l'ombre de Ganymède bien ciselée (qui a dit que la 100 ED n'est pas optimisé planétaire?). J'avais oublié le confort du suivi et on se re-habitue vite La monture après alignement sur deux étoiles (avec oculaire réticulé) à fonctionné à merveille, pointage précis et suivi impeccable. J'en ai profité pour me promener dans le Sagittaire, le Cygne et bien d'autres pour valider mon setup : RAS!!! Puis j'ai attendu la reine aux anneaux : Saturne ! toujours aussi belle avec la division de Cassini au cordeau et des nuances toutes en finesse sur le globe et ce quelque soit le grossissement utilisé de X129 à X180 (XW 5mm)... ... pour finir, M27, M71, M5, M11 et de très longues observation de M16, M17 et M8 avec un UHC... quel plaisir de retrouver le Sagittaire
  3. 10 dessins : 8132 à 8141. Dobson 508/1920. J'ai passé la nuit entière dans la Grande Ourse assez délaissée récemment. Notons notamment M81 et ses spires, bien mieux vues que sur le précédent dessin dans le Lot à Saint-Simon! Je sacrifierai aussi un peu de temps à quelques photos d'ambiance et des constellations cette nuit. Je commence par des galaxies vers M81 puis sur la carte 47 de l'Uranométria vers delta Ursa Majoris (mijotant dans la Casserole). Observation 8132 : M81. 85x, 138x. Ele est bleue ciel et brillante à centre proéminent. Je remarque assez facilement une spire nette faible à perceptible, l'autre floue VI2 à 5. Elles sont surtout vues à 85x, et leurs détails sont décortiqués à 138x pour la plus nette. Observation 8133 : NGC3077. 138x, 85x. Ca faisait longtemps que je n'avais pas rendu visite à la voisine moins reluisante des 2 célèbres Messiers M81/82. Et pourtant cette friandise est plutôt brillante, très diffuse, bleuôtée ciel. Observation 8134 : NGC2805. 201x, 138x. Celle-ci est très faible, peu contrastée, très diffuse. Fait intéressant, son halo plus étendu à 138x s'efface à 201x. Observation 8135 : trio de NGC2814. 201x, 276x. NGC2814 est faible, et montre des nodosités VI3 à 5. NGC2820 très faible dévoile aussi des nodosités de même difficulté que l'autre. IC2548 est très faible. Ce trio est intéressant, avec 2 galaxies détaillées vues par la tranche. Observation 8136 : NGC3471. 201x, 276x. Elle est considérablement faible. Observation 8137 : NGC3729 201x, 276x. Plutôt faible à plutôt brillante, elle semble spiralée barrée. Son centre discret est vu uniquement en vision décalée. Observation 8138 : NGC3718 et Hickson 56. 85x, 138x, 201x, 276x. Ce dessin est une dédicace à la fiche d'observation de Michel Nicole, qui m'a fait découvrir ce champ que se partagent une galaxie structurée et un petit groupe plus faible dans le même champ. NGC3718 se trouve elle-même à un champ d'oculaire de NGC3729. Elle est considérablement faible, les spires sont mieux vues à 85x et 138x, difficiles VI3 à 5. Les bandes sombres sont encore moins évidentes, vues mieux à 201x mais finalement mal placées par rapport aux photos. Dans Hickson 56, je vois 4 galaxies sur 5, UGC6527 faible à très faible, PGC35631 VI3, PGC35618 très faible, PGC35615 VI1. Ce champ est riche mais dur car les détails sont subtils. Je m'octroie 20 minutes de repos après ce dessin vers 2h30. Puis, inspiré par une autre fiche d'observation de Michel, je commence un dessin de NGC3079 dans les pieds de l'Ourse mais le ciel se voile par l'est. Dommage, elle semblait bien détaillée et torturée. Ca pourrait expliquer pourquoi le quasar double de cette fiche m'est resté caché en examinant ce champ, même à 402x. C'est l'un des mirages gravitationnels les plus faciles à voir, à magnitude 16 toutefois. J'arrête à 3h39 (dixit mes notes) car le ciel est trop dégradé. Je passe le temps avec une heure de sieste dans l'auto. A 4h45 ça s'améliore, mais la galaxie tentée avant la dégradation est trop basse. Il faut passer à plus haut, j'en oublierai de la redessiner lors des nuits suivantes. Je retourne sur la carte 47 de l'Uranométria jusqu'à ce que l'aube en efface les galaxies. Observation 8139 : NGC4284/90. 201x. NGC4284 est très faible et son noyau est VI3. NGC4290 est faible, avec une étoile dedans et sa barre centrale est perçue en vision indirecte. A plusieurs reprises, j'ai entendu un braiement d'âne vers le village puis l'aboiement d'un chevreuil au Sud. Mais les intervalles temporels étaient trop espacés pour envisager une conversation entre les 2 ongulés. Observation 8140 : NGC4358 et 62. 201x, 276x. NGC4358 est faible à très faible et condensée. NGC4362 est très faible, moins contrastée que sa voisine. Observation 8141 : NGC4335. 201x, 276x. NGC4335 est faible assez condensée, plus étendue à 201x, et je remarque la galaxie PGC40243 VI3 à côté. Elles s'effacent dans l'aube. A l'aube j'ai encore le temps de prendre des photos des constellations vers le Sagittaire avec Mars et Saturne devant.
  4. 15 dessins : 8117 à 8131 Dobson 508/1920. J'ai commencé la nuit en montrant rapidement quelques objets faciles à mon hôte Hervé Roche dans le crépuscule nautique avancé. Bien que néophyte, il voit l'écart sur M82 par rapport au télescope 150 d'un autre astronome la semaine dernière. La nuit est plus stable que la veille (seeing moyen à 3 sur 5), le fait d'avoir éloigné le télescope de 2 mètres du toit à l'ouest a-t-il joué? Les premières cibles sont des galaxies du Sextant dont ses plus lumineuses. Observation 8117 : NGC3115. La Galaxie du Fuseau est vue au chercheur 9x50 très faible. 85x, 201x, 276x, 138x. Le centre est très brillant. Elle est très contrastée, pleine de nodosités. La turbulence en échelle de Danjon est de 3 sur 5 à 276x. Par contre je ne lui ai pas vu de couleur. J'ai chaud avec le manteau mais il permet d'avoir les oculaires à portée de main ce qui est un avantage certain quand on observe perché sur un escabeau. Observation 8118 : NGC3142. 201x. Elle est petite, faible, et l'étoile brillante à côté gêne. La Voie Lactée d'hiver est facile à l'ouest entre les Gémeaux et Persée à 23h. Observation 8119 : NGC3156. 201x, 85x, 402x, 276x. La galaxie est assez faible à considérablement faible. Son coeur est bien détaché. Elle est évidente à 85x. La turbulence est moyenne à 201x (3 sur 5). Observation 8120: NGC3165 et 66. 201x. Le duo formé par NGC3166 et NGC3169 est en réalité un trio qui ne tient pas sur le même dessin en vue rapprochée. NGC3166 est assez brillante et diffuse, NGC3165 est très faible à VI1 (vision indirecte 100% du temps) et allongée. Observation 8121 : NGC3169. 201x, 276x, 138x. A 201x et plus, la forme incurvée du coeur m'intrigue. Je verrai demain sur les photos que c'est dû à une bande de poussières. A 138x, le halo externe est bien plus étendu et vu en décalé seulement. Cette galaxie est assez brillante à assez faible. Le Corbeau passe au méridien, le bon moment pour regarder ses galaxies. Observation 8122 : NGC4038/39. 85x, 138x, 201x, 276x. Les Antennes ou plutôt devrais-je dire le Coeur se montrent bien ce soir. Elle sont 4° plus hautes que vers chez moi. Elles sont assez faibles à considérablement faibles, optimales à 201x. Les nodosités sont détaillés à 276x, et réagissent faiblement en OIII et très faiblement en HBêta. Ce test est amusant, ça les fait "blinker". Le couple est bleuté ciel à 85x et déjà bien séparé à ce grossissement. Observation 8123: NGC4027. 85x, 138x, 201x, 276x. Elle est vue quasi de suite à 85x. Elle devient trop sombre à 276x. Oh la belle simple spire! Considérablement faible, la galaxie montre sa spire dès 138x. Une belle surprise! D'ailleurs c'est un objet Arp, Arp 22. La liste est plus loin dans mon classeur programme d'observation pour me permettre de vérifier in situ. La nuit est berçante avec le chant de l'eau des ruisseaux au nord et au sud. Je leur rendrai visite lors de 2 randonnées. Je fais une petite incartade dans la constellation limitrophe de la Coupe (Crater, Crt en latin). Observation 8124: NGC3981. 85x, 201x. Elle est vue dès 85x, et allongée faible à très faible. Je ne néglige pas d'observer la nébuleuse planétaire bien connue du Corbeau. Observation 8125 : NGC4361. 85x, 201x, 276x. La nébuleuse reste assez faible à 85x. Elle réagit fortement en OIII et faiblement en HBêta. Sans filtre, l'étoile centrale est considérablement faible à faible et proéminente dans la nébuleuse, laquelle semble une peu turquoise à 85x. Grossir 276x est inutile sur cet objet alors trop sombre. C'est dur de voir dans quel sens s'enroulent les extensions en forme de spire. Les bords sont diffus. J'ai du mal à décrypter cet objet, il faudrait qu'il soit plus haut dans le ciel. Le Corbeau se couche derrière la montagne vers 2h30. Je passe la suite et la fin de la nuit sur l'amas de galaxies Abell 1367 du Lion, bas vers 5h. Observation 8126 : PGC36619. 201x. Elle est minuscule, faible à très faible, à centre ponctuel dur. Elle est plus floue que les étoiles, heu pourquoi je dis ça, elles sont nettes par cette turbulence de 3 sur 5! Observation 8127 : NGC3861 et consort. 201x. NGC3861 montre son centre faible et son pourtour VI1 à 5, PGC36622 est très faible, PGC36610 est VI3. Observation 8128 : PGC36672. 201x. Elle est petite et très faible. Observation 8129 : NGC3860 en famille (nombreuse). 201x, 276x. NGC3860 est faible, et accompagnée par pas moins de 6 galaxies rejetons, toutes du catalogue PGC : PGC36589 est très faible à VI1, PGC36565 est VI2, PGC1604354 est VI4, PGC94330 est très faible, et enfin PGC36549 est très faible à VI1. Observation 8130 : NGC3837 et autres. 201x. Y a du monde sur ce dessin! Du côté NGC, j'ai observé NGC3837 faible et vue comme une étoile floue, NGC3842 considérablement faible, NGC3841 très faible et râtée au début, NGC3840 faible et diffuse, NGC3844 faible, NGC3845 itou, NGC3851 très faible. Un UGC s'est glissé dans le groupe, c'est UGC6697 très faible et fine. Les PGC sont un couple, PGC36468 VI4 et PGC36457 très faible. Au total 10 galaxies. Champ spectaculaire et vertige cosmologique garantis! L'ensemble est bas à la fin mais il reste un peu de nuit. Que faire? Bon, j'ai menti, porté par l'enthousiasme du CROA, je finis la nuit non pas sur Abell 1367 mais sur un amas globulaire de la Chevelure de Bérénice, fini aux forceps dans l'aube. Observation 8131 : M53. 85x, 201x, 402x. L'amas globulaire est repéré au chercheur 9x50 ponctuel et considérablement faible. Au Nagler 26 (85x), c'est déjà un festival! Il est bleuté ciel et bien résolu, brillant, avec des étoiles assez faibles à perceptibles. Il est riche, 2 zones compactes se disputent la place dans son coeur. Sa richesse le rend stressant à dessiner avant que le couperet de l'aube l'efface au profit de Phoebus. L'étui à piles de la planche à dessins sera à recoller, son plastique a lâché côté bas du contact. J'ai dû presser manuellement ce contact sur les derniers dessins, pas pratique! Ca y est, je suis dans le rythme, je n'ai pas été fatigué cette nuit.
  5. Bonjour, Les nuits claires sont rares en ce moment, alors il faut profiter de toutes celles qui se présentent. Hier soir vendredi 18 mai, les nuages ont bien voulu se dissiper. Allez hop, je me jette sur mon T254 récemment ré-aluminé ! Toutefois, avant le ciel profond, il faut être un peu patient en début de nuit, en raison de la présence du fin croissant de Lune. Au demeurant , très beau à l'oculaire, avec une jolie lumière cendrée. Vénus, située un peu plus à l'ouest au dessus de l'horizon est bien brillante. Malgré une image très tremblotante, je parviens à distinguer sa forme gibbeuse. Un peu plus tard, tout ce beau monde se couche, et je peux attaquer le ciel profond . Ce soir, je poursuis la révision de mes classiques . Alors c'est parti pour un tiercé dans l'ordre : M 98, M 99 et M 100 ! Ces trois galaxies sont très proches les unes des autres. Je les pointe facilement au Telrad grâce à l'étoile 6 Com de magnitude 5 qui est dans le même champ que M98, avec mon panoptic 24mm (G = 48x.) A 130x de grossissement, M 98 est de forme allongée et plutôt fine. Son noyau est assez brillant. La vision décalée permet de mieux voir les extensions de part et d'autre du noyau. Il me semble percevoir une zone un peu plus brillante le long du bord ouest de la galaxie : Je décale le télescope de 1,3° au sud-est (soit un champ de Panoptic 24mm...) et je trouve M 99. Cette galaxie spirale de face est superbe. Au début j'ai un peu de mal à distinguer des détails mais avec l'accoutumance nocturne et la persévérance, ça fini par payer, et je vois le bras spiral qui se détache au sud, et le début de l'autre proche du noyau au nord : Le bras sud pointe vers l'ouest, et une zone sombre est perceptible entre lui et le noyau de la galaxie : A seulement 40' à l'est de M 99 je m'attarde un peu sur le couple de galaxies NGC 4302 et 4298. Je ne prends pas le temps de les dessiner, mais ce couple de galaxies fantomatiques est assez jolie en raison de la différence de forme des deux composantes, que l'on perçoit bien en vision décalée. NGC 4302 de magnitude 11,6 est très fine et vue par la tranche tandis que NGC 4298 de magnitude 11,3 est de forme ovale. Une petite étoile de magnitude 13,4 est visible entre les deux galaxies. Une autre de magnitude 14 est située à la pointe nord de NGC 4302. Je déplace le télescope de 1,2° au nord-est et je trouve M 100. Encore une jolie spirale de face de forme presque parfaitement circulaire. Le noyau diffus est assez brillant. A force d'user de la vision décalée, je parviens à deviner sa structure spirale. Deux zones plus brillantes sont perceptibles sur les bords nord et sud de la galaxie. Ces semblants de bras spiraux ne semblent pas raccordés au noyau (à ce diamètre en tout cas.) : Il est 2h00 du matin, et le télescope commence à ruisseler ferme ! La buée a rendu le Telrad presque inutilisable et je suis obligé d'essuyer sans arrêt mes oculaires, pour y voir quelque chose au travers . Du coup j'abandonne les galaxies et je pointe l'étoile double 24 Com, que je ne connaissais pas. Très belle surprise ! Cette superbe double est un clone d'Albiréo, en moins brillant. Magnitude 5,1 et 6,3 pour une séparation de 20". Les 2 étoiles sont séparées dès 50x, mais à 240x, l'image est superbe. Les deux couleurs orangée et bleutée sont bien visibles. C'est la composante bleutée qui est la moins brillante. Puis, avant de tout plier, je me tourne tout de même vers Jupiter qui culmine pas loin du méridien, et là, bingo ! Je tombe en plein dans un trou de turbulence magique . L'image à l'oculaire est saisissante, je n'en reviens pas. Probablement ma nouvelle aluminure y est pour quelque chose : J'ai du bol car la Tache Rouge est en plein milieu du globe . Je suis surpris par sa couleur très sombre (rouge brun.) Je n'ai pas le souvenir de l'avoir déjà vue aussi bien. D' habitude elle apparaît plutôt blanche sur le fond de la bande de Jupiter. Mais là, pas du tout, elle est plus sombre que la bande elle même, et elle est entourée d'un fin liseret blanchâtre parfaitement visible. D'innombrables bandes très contrastées et très détaillées sont également visibles. Une myriade de détails, c'est magique. Il y a une grosse tempête gris foncé dans la bande nord, juste en dessous de la Tache Rouge. Cette tempête fait deux ou trois superbes volutes sombres dans le blanc du globe jovien. Les 4 satellites sont répartis, deux de chaque coté de la planète. Il est plus de 2h30 du matin, cette soirée sera un super souvenir, mais là il faut que je range, car la flotte ruisselle de plus belle. Mes feuilles sont toutes gondolées et je n'en peux plus d'essuyer mes oculaires.... En plus la brume rapplique. Pas grave, car je n'ai pas perdu mon temps . Bon ciel à tous, Yves
  6. 9 dessins : 8108 à 8116 Dobson 508/1920. Je cherchais pour ces vacances printanières un nouveau site astro avec intérêts touristiques à proximité, mais néanmoins testé par d'autres pour la qualité du ciel. Il fallait qu'il soit sur l'arc méditerranéen pour optimiser la chance de beau temps et pas trop loin en temps de voiture. En effet, j'avais oublié la date de la nouvelle Lune d'avril au moment de m'inscrire à un week-end avec mon association de rollers en Bourgogne, détail qui va avoir son importance pour la suite du récit. Du coup je préférais venir après ce week-end sportif plutôt qu'avant, afin ne pas reprendre le travail fatigué le lundi lendemain du week-end. Et du coup ne pas me retrouver, étant fatigué, avec 9-10 heures de route si j'avais visé la Provence ou la Drôme. Là j'ai eu 7 heures de route. J'ai compulsé les sites du GRESAC, et en fonction des endroits disponibles louables par une personne seule, j'ai choisi : Saint-Frézal de Ventalon dans le parc des Cévennes, site GRESAC 537. En Lozère, à mi-chemin de Mende et Alès. longitude 3,40365° Est latitude 44,28839° Nord De part cette erreur sur la date de Nouvelle Lune, je suis tombé sur LA semaine de grand beau temps, alors que la semaine précédente fut pluvieuse en Lozère et chez moi. Le bol! Que du ciel bleu tout le séjour, juste une arrivée de la dépression nuageuse lors du chargement de la voiture pour le retour. D'ailleurs les astropotes restés en Ile de France ont pu en profiter aussi quasi toute la semaine, grand bleu sur une grosse partie de la France. Le gîte est charmant, situé dans un mini hameau pas éclairé, sur une ligne de crête entre 2 vallées et leurs ruisseaux respectifs, mais les dernières épingles sur la route sont techniques, notamment la plus haute impassable en une fois sauf avec une Smart ou petite citadine. Par rapport aux photos que j'ai vues, un souci apparaît : où poser le télescope? Le terrain est pentu, c'est un amas de rochers un peu plus plat mais irrégulier derrière le gîte et un haut arbre et petit jardin devant. Heureusement il reste la terrasse orientée sud devant le bâtiment juste de l'autre côté de la route à 3 mètres. Ce bâtiment construit à flanc sud de colline est inhabité, en cours d'installation à destination du propriétaire des lieux, donc pas de lumières intempestives à craindre des fenêtres qui donnent sur la terrasse. Mon hôte Hervé Roche est d'ailleurs sensibilisé à l'astronomie par de précédents clients et désire développer cette activité, ciblant en partie sa future clientèle sur ces profils. Le télescope est donc monté avant le dîner sur cette terrasse, seul site facilement praticable pour un gros Dobson par ici. Petit inconvénient, si une autre personne marche sur la terrasse, le bois la composant vibre et ça se voit un peu à l'oculaire. Exit donc l'astrophoto au foyer ou par projection oculaire. Mais pas de souci en observation visuelle solitaire ou photos de constellations. Après une heure de sieste pour récupérer de la route et de l'installation dans le gîte et sur la terrasse pour le Dobson, je suis réveillé par des nausées, vite passées en faisant sortir l'air en surplus. Estomac de merde... Je me recouche, n'arrive pas à me rendormir, donc je me motive et ressors à minuit. J'avais prévu un cycle de sommeil supplémentaire avec réveil programmé. Bon, je verrai bien jusqu'à quelle heure je tiens. Le ciel est bon sauf au sud-sud-est (halos conjugués d'Alès, Nîmes, plaine du Rhône) sous 20° de hauteur. Le vent est fort, du coup la turbulence est pourrie de 5 sur 5 sur l'échelle de Danjon, et le toit à l'ouest de la terrasse l'augmente encore quand on vise par là. Je commence par des galaxies du Lion et du Cancer vers lambda Leo. Observation 8108: NGC2903. Je réobserve ma première galaxie vue au 508 avec un télescope mieux bafflé qu'à l'époque et sous un meilleur ciel. 85x, 138x, 201x. Les images sont dégradées par la turbulence. Elle est déjà vue faible et floue au chercheur 9x50. Elle est bleutée ciel à 85x et le bras principal est vu dès ce grossissement. Assez brillante, étendue à bords diffus, elle montre son coeur grumeleux, et 2 bras, l'un faible, l'autre très faible à VI1. Des zones HII sont remarquées, très faibles à perceptibles mais floutées par la forte turbulence, laquelle limite donc la détection des nébuleuses et autres détails de cette galaxie en les étalant. Observation 8109: NGC2804. 85x, 201x. Vue à 85x, elle reste faible, plus floue qu'une étoile, à 201x. Observation 8110 : NGC2806, 7 et 9. 85x, 201x. NGC2806 est considérablement faible, à centre plus brillant, NGC2807 est faible, et NGC2809 est VI2 (vision indirecte 75% du temps). Les 2 premières sont vues aussi à 85x. Elles vont vers l'horizon du toit à 2h. Quelques chouettes hulottes apportent une note champêtre à l'atmosphère de la nuit juste troublée par le bruit du vent sinon. Ce vent qui d'ailleurs fait bouger le tube du Dobson par moments malgré ses 73 kilos. Je glisse plus à l'est et plus haut vers les galaxies de la Vierge. Observation 8111 : M58. 201x, 276x, 85x, 138x. Je voulais la revoir suite à sa structure spirale devinée au Strock 254 (sensation d'enroulement confirmé dans le bon sens). Je la vois déjà au chercheur 9x50 faible et petite. Au 508, elle est brillante, surtout le centre, et bleu ciel. Ses spires partielles et une bande sombre se révèlent. Après plusieurs essais de grossissement, il ressort que les spires sont mieux vues à 138x. Elles ne sont pas si simples que ça à voir, VI2 à 5 selon la portion. Je ne suis pas aidé par la turbulence mauvaise de 4 sur 5 à 276x. Observation 8112 : NGC4567 et 68. 201x, 276x, 85x. Quel beau couple que ces Siamoises! NGC4567 est spiralée assez facile, NGC4568 est allongée et évasée et contient des nodosités. L'ensemble plutôt faible est trop sombre à 276x, et optimal à 201x. Elles sont même teintées en bleu ciel. Observation 8113 : NGC4564. 201x. Puisque j'étais sur les galaxies Siamoises, je n'allais pas snober leur copine visible dans le même champ à 85x mais trop loin pour le champ du dessin. A centre proéminent ponctuel plutôt brillant, elle est globalement plus brillante que ses 2 voisines mêlées. La turbulence diminue à 3 sur 5. Observation 8114 : NGC4550 et 51. 85x, 201x. Elles sont évidentes à 85x. NGC4550 est assez faible à assez brillante, NGC4551 est considérablement faible. A 4h, la Voie Lactée bien structurée dans le Cygne, l'Aigle et même le Sagittaire s'est bien levée. Grâce à cet élément supplémentaire utilisé dans l'échelle de Bortle, je note du coup que ce ciel est au niveau 3 (ciel rural) de la dite échelle. Je suis fatigué. Le vent souffle encore mais pas sur la terrasse. Observation 8115 : NGC4528. 201x, 85x. Elle est vue petite à 85x. Son centre reste un peu flou même à 201x. Elle est allongée, assez faible à considérablement faible. La nuit est sèche, et ça sera aussi le cas pour les suivantes. Observation 8116 : IC3481 et PGC41646. 276x, 201x. Elles se montrent respectivement faible à très faible et VI1 à 2 (75% à 100 % du temps mais visible qu'en vision indirecte). A 4h45 je tombe de fatigue, et dors 1h dans l'auto, trop fatigué pour ranger (et c'est dans ces cas qu'on fait des bêtises dangereuses pour les optiques). L'aube est là au réveil et je vais au lit moins d'un quart d'heure après avoir bâché le télescope et remballé les autres affaires. Je ne serai pas obligé de démonter le télescope pendant une semaine, youpi! La bâche servira surtout à protéger le télescope des éventuels pollens, et des nids de guêpes constatés en fin de séjour!
  7. Dernières lumières...

    Hé oui, voici venue l'heure de me séparer de mon bon vieux T350. Je l'avais depuis décembre 2011 et j'ai passé quelques bons moments avec lui, notamment au Restefond l'été 2012... Ce n'est pas sans une certaine nostalgie que je l'ai monté pour ses deux ultimes sorties en ma possession, jeudi et vendredi derniers... Ha là là, j'ai presque la larme à l'oeil en écrivant ça ! Je pensais que jeudi soir serait la dernière soirée exploitable, c'est pourquoi, exceptionnellement pour un jour de semaine, je suis monté au sommet de la montagne de Lure, accompagné d'un ami intéressé par les étoiles. Arrivé sur place, le ciel était dégagé comme prévu, malgré une brume à l'horizon, en particulier au sud rendant la Sainte-Victoire presque invisible. On a tout de même pu profiter du sommet du Ventoux dépassant des nuages dans les lueurs du couchant. Après avoir monté l'engin et fini les divers petits réglages de coutume, nous avons eu le temps d'observer Vénus gibbeuse. Le chromatisme atmosphérique est déjà sensible dans le Pentax XW 20 (grossissement de 80 fois). De belles aigrettes contrastées sont visibles, preuve que la collimation n'est pas si mauvaise. Pourtant, je n'y ai pas encore touché ! En fait, mon but était de pointer Vénus pour régler le Telrad, et après cela pouvoir faire la mise en station sur deux étoiles, mais la météo subitement dégradée ne m'en a pas laissé le loisir. Car on s'est retrouvé en plein dans un nuage accroché au sommet de la montagne, le seul à quelques dizaines de kilomètres à la ronde ! Un taux d'humidité aux alentours de 100%, le miroir secondaire dans l'état que vous pouvez imaginer, tous les contenants en carton ramollis nous ont obligé à replier prématurément, bien que l'on voyait encore les étoiles derrière la myriade de gouttelettes balayées latéralement par le vent passé nord-ouest, lui aussi prévu. Je remballe donc l'appareil, dépité et la gorge nouée, pensant que c'était pour la dernière fois... Etant donné l'heure, autant rentrer et dormir un peu avant d'aller travailler. Le lendemain matin, au boulot donc, m'apercevant que le ciel est d'un bleu limpide, je jette un oeil aux prévisions pour la nuit : elles sont excellentes ! Ouf, il y aura une dernière chance de ne pas finir sur la note amère de la veille ! Me voilà donc vendredi soir, à la Sinne cette fois, avec le même ami que la veille, et le groupe de collègues photographes et dessinateurs de mon club. Cette fois la météo ne nous jouera pas des tours, la nuit est vraiment belle ! Mais elle met déjà beaucoup de temps à arriver en cette saison. On entend un rossignol qui sera notre compagnon de route toute la soirée. Les premiers objets ont été observés alors que la nuit n'était pas totale : M3 : grossi 80 fois (XW 20), déjà bien résolu malgré l'absence de nuit noire ! Très esthétique même sur fond de ciel encore bleu. NGC 5053, autre amas globulaire, lui par contre n'est pas encore résolu, moins brillant que le précédent. M104, joli sombrero même si je suis resté à un grossissement de 80 fois, on voit déjà sa bande d'absorption dans le crépuscule. NGC 4361. Enfin cette petite nébuleuse planétaire du Corbeau Première de la soirée. Il y a quelques années, je l'avais cherchée en vain. Je devais regarder au mauvais endroit, cette fois je l'ai trouvée du premier coup. Dans ce ciel encore un peu clair, on distingue parfaitement l'étoile centrale entourée d'une enveloppe circulaire, au grossissement de 80 fois comme de 360 fois (avec le Delos 4,5). Pas plus de détail. Il ne fait toujours pas nuit ! NGC 4565 : au XW 20, elle remplit déjà un bon morceau du champ. La brillance supérieure du bulbe saute aux yeux, la bande d'absorption est visible sur toute la longueur. Pas plus de contraste/nodosités dans la tranche du disque, la faute au jour encore trop gênant ! On retourne ensuite un bref moment vers les amas globulaires. M13 : très joli comme d'habitude, bien résolu dès 80x. A 360 fois il remplit les deux tiers du diamètre du Delos, il y a une profusion d'étoiles de toute luminosité, on croirait voir de l'espace entre, bref vous connaissez le truc M92 : concentré en étoiles, non circulaire, son contour est irrégulier. M51 pour faire plaisir à mon ami. G 80x. Bon, inutile de la présenter. Les bras sont déjà visibles sans plus de contraste. J'en devine par contre un peu sur NGC 5195. Je raccompagne l'ami en question à sa voiture puis reviens observer. A partir de maintenant seulement, on peut considérer la noirceur du ciel comme digne d'une nuit, le Soleil étant apparemment descendu suffisamment bas sous l'horizon. IC 3568 (dite "la tranche de citron") : située dans la Girafe, non loin de Polaris, elle fait partie des minuscules nébuleuses planétaires, d'un diamètre angulaire largement inférieur à la minute d'arc. J'étais passé à côté lors de la dernière séance d'observation au T300 alors que la Lune était gênante. A 80x, on la distingue déjà d'une étoile, mais c'est petit, tout petit ! Il faut un bon ciel pour voir son enveloppe. A 360x, on comprend sa structure en deux couches superposées concentriques. L'intérieure semble, mais c'est infime, être ponctuellement plus brillante en son centre, trahissant la position de l'étoile centrale. On devine un espace sombre qui la sépare de la couche externe, plus ténue. Cela rappelle très grossièrement l'Esquimau, mais en beaucoup plus petit. Et là, badaboum ! Sur la suggestion d'un ami dessinateur, j'adjoins au Delos 4,5 la Barlow TeleVue 2x qu'il m'a gentiment prêtée, portant ainsi le grossissement à plus de 700 fois, flirtant autrement dit avec les 2D Ce n'est pas tous les soirs que je le fais Ha ben là on voit des cavités apparaître dans l'enveloppe, perpendiculaires entre elles, rappelant les quartiers de la tranche de citron. Les étoiles gardent leur piqué malgré ce grossissement. Belle vision ! Hickson 61 : groupe de quatre galaxies en interaction, disposées en rectangle comme une boîte, c'est d'ailleurs le surnom de cet objet. Ha enfin, trop content ! Encore un que j'avais prévu d'observer depuis les premiers temps du T350, mission accomplie donc juste avant de m'en séparer NGC 4175 (membre c) est fine et allongée, mais pas autant que la fantomatique 4170 (b) qui la prolonge. Au-dessus, d, perpendiculaire, et a, parallèle aux deux premières, viennent fermer la boîte. Observé à 80 et 360 fois, bien sympa ! Hickson 68 : autre groupe compact, de cinq galaxies cette fois. Déjà observé au T300 l'autre semaine avec la Lune gênante. A 80x, la galaxie NGC 5371, indépendante, entre aussi dans le champ. Elle rivalise en pâleur avec 4170 (la magnitude surfacique dépasse quand même 14,5 !). A 360 fois, le fond de ciel est bien noir, par contraste les galaxies du groupe ressortent mieux. Je le trouve dans l'ensemble plus lumineux que le précédent. Au moins pour les trois membres occidentaux c, b et a empilés du nord au sud (dans cet ordre, NGC 5350, 5354 et 5353). Pour les deux membres restants, à l'est des deux premiers, les choses se corsent... NGC 5355 m'a paru plus faible que 5358, pourtant Stellarium leur donne la même brillance de surface de 12,5 environ. Sur les membres les plus brillants de ces deux groupes, quelques petits détails pouvaient être vus, on distinguait un noyau plus brillant que le reste de la galaxie. Et là, on arrive bientôt à la fin... Voulant voir une nouvelle fois NGC 4361, je me trompe en tapant le numéro sur la raquette et tombe sur la jolie petite galaxie NGC 4163. J'ai observé rapidement Jupiter que j'ai aussi montrée (ça me fait toujours bizarre de mettre Jupiter au féminin...) à mes amis photographes. Mais au bout de deux minutes, la buée est apparue sur les oculaires. Je les ai rentrés dans la bastide, histoire de me réchauffer aussi un peu au passage En ressortant, j'ai essayé de pointer NGC 3750, pour finir en beauté avec le très délicat septette de Copeland. Mais mes espoirs se sont vite dissipés quand j'ai vu à quel point il était déjà redescendu à cette heure là. A l'oculaire, en effet, un ciel laiteux et aucune trace de galaxie (le ciel au sud-ouest est très mauvais, pollué par Aix). Je n'ai pas non plus fait un plongeon dans l'amas de Coma, j'y avais pensé mais tant pis, après tout ce n'est pas la fin de l'histoire. Puis, tout le monde a rangé son matériel. Et toujours, le rossignol chante. Demain en fin de matinée, ce télescope ne sera plus à moi.
  8. Bonjour, Hier soir superbe observation du transit de Ganymède devant le disque Jovien à la limite du bord, bonnes conditions avec peu de turbulences ce qui m'a permis de grossir avec la 80 ED à X120 (XW10mm + Barlow X2) et X88 (XW14mm + Barlow X2) en gardant une image propre. Ombre de Ganymède bien définie puis plus tard la GTR visible sans difficulté... rares c'est moments là. Un copain en Vendée observait dans les mêmes conditions et même instrument, seule différence avec des oculaires Clavé, nous communiquions en temps réel. Jean Christophe si tu passes par là
  9. 5 dessins : 8103 à 8107 Dobson Strock 254/1200. 2 heures avant, il pleuvait fort, les nuages de ce ciel de traîne pleuraient sur le sol de Fontenay. Le ciel est tout juste redégagé par le sud, du coup la transparence est particulièrement bonne par rapport à d'habitude. Je suis arrivé tard à 22h30 car attendant que la météo s'améliore. Le petit vent du sud n'est pas gênant. Je constate vite qu'en plus de la transparence, la turbulence est propice, de 1 à 2 sur 5 sur l'échelle de Danjon à 150x. J'observe des galaxies du Lynx que j'avais négligées depuis l'année dernière. Observation 8103 : NGC2712. 75x, 109x, 150x. Elle est vue dès 75x, faible, diffuse. Une nodosité ou une étoile est visible au nord du noyau. Observation 8104 : NGC2776. 75x, 109x. Elle aussi est vue, facilement, à 75x. Elle est ronde, condensée avec son centre plus marqué, ce qui n'empêche pas ses bords d'être diffus. L'étoile brillante à proximité gêne un peu par l'attirance qu'elle exerce sur mon regard. Mon acolyte d'observation Jcb est absent pour la bonne cause car parti 2 semaines en road-trip astronomique dans le sud espagnol vers le désert d'Andalousie. Sûr qu'il va nous ramener de belles observations. Observation 8105 : NGC2798-99. 75x, 109x, 150x. NGC2798 est assez faible à faible et condensée, vue dès 75x. Sa compagne est vue uniquement en décalé (VI2-3). Un avion passe en plein dessus et m'éblouit en plus de me faire sursauter. Scrogneugneu! Je perçois quelques bruits de tronçonneuse à l'est. Je passe aux galaxies de la Vierge vers M61, et j'en profite pour d'abord regarder rapidement les spires délicates de cette dernière, plus évidentes que d'ordinaire ce soir limpide. Observation 8106 : NGC4517. 75x, 109x, 150x. Sur la carte Uranométria, elle apparaît grande et allongée, je me dis "chouette, un beau fuseau à voir!". Je suis vite déçu, je passe dessus sans la voir de prime abord! Fantômatique façon NGC7640 d'Andromède, elle est très faible à VI1, peu contrastée. Je remarque toutefois des nodosités assez délicates en vision indirecte, et sa partie ouest plus brillante. Un oiseau au cri oppressant se fait remarquer, mais ça ne ressemble pas à celui de la chouette effraie. Observation 8107: NGC4457. 75x, 150x. Elle est vue à 75x. Son centre est dominant considérablement faible, le reste est faible et diffus. Je remballe à 1h, m'accordant une demi-heure de rab pour profiter de ces conditions célestes rares. Une nuit que j'aurais bien prolongée jusqu'à l'aube s'il n'avait pas fallu retourner travailler le matin! Prochaine étape : une semaine astro anticyclonique en Lozère d'ici quelques jours.
  10. Soleil et Lune à la Frayse En ce jeudi 26 avril 2018, l’équipe d’animateurs d’ASTRONOMIE GIRONDE 33 a répondu à l’appel de l’UFCV de Fargues-Saint-Hilaire, afin d’offrir une animation astronomique à deux classes vertes. Elle s’est déroulée au Domaine de la Frayse, un centre de vacances et de loisirs qui en plus assure des formations professionnelles et continues. Les bonnes conditions météorologiques étaient au rendez-vous. Ce fut pour une grosse cinquantaine de participants, enfants de CE1, les enseignants et parents accompagnants, qu’AG33 proposa à 18h une animation solaire. Il s’agissait de comme à chaque fois de participer à un jeu permettant de mieux connaître notre étoile par le biais de questions et de dessins. Les 6 réponses étaient réparties sur l’aire de pique-nique. Il fallait juste que les enfants les trouvent et les associent aux questions du jeu. Pour la partie dessin, il suffisait d’observer le soleil aux instruments d’optiques mis en place et de reproduire les taches et éruptions du jour. Bien sûr, il va s’en dire que sans activité solaire, ce qui était le cas ce jour-là, il y avait deux photos issues de la sonde SDO, l’une pour les protubérances, l’autre pour les taches. Deux animateurs les accompagnaient, ainsi que les enseignants pour guider et aider les bambins les moins hardis. Conseils et recommandations furent faits tout au long de l’activité. Malgré ce manque d’activité de notre étoile-mère, les enfants ayant fini le jeu et fait valider leur feuille par un animateur, pouvaient aller observer quand même la minuscule arche de plasma dans la lunette en H-alpha avec l’aide d’un autre animateur. Quand tous les enfants eurent fini, une paire de lunette à éclipse leur fut offert… ils en étaient plus que ravis… les cris des enfants découvrant notre soleil sans douleur grâce aux lunettes fit plaisir à voir et à entendre. Après le repas, il fallut attendre une petite heure pour que la Lune soit assez haute pour la pointer aux télescopes. Les enseignants, qui avaient laissé les enfants courir, les rappelèrent… et c’est par petits groupes qui nous rejoignirent pour enfin admirer l’astre nocturne. On vit très rapidement Vénus aussi qui fut admiré. Et au fur et à mesure que la nuit s’assombrissait, les étoiles apparaissaient les unes après les autres. Chaque question posée trouvait une réponse. Les enfants papillonnaient d’un instrument à l’autre. Un télescope fut équipé d’une webcam et l’image de l’astre sélène fut projetée sur l’écran d’un ordinateur. La télécommande de la monture fut confiée à tour de rôle aux enfants qui le souhaitaient – et ils furent nombreux – afin de se balader sur les étendues grises qu’offraient la surface visible de notre satellite naturel. Les mers, les montagnes et les cratères défilaient, parfois vite, parfois lentement selon la sensibilité et la curiosité du pilote aux commandes. Vers 22h, il ne restait plus que 7 enfants, qui continuaient à poser des questions et à demander encore et encore à regarder à l’oculaire. Mais une enseignante arriva et stoppa la fête. Les autres étaient partis se coucher, il fallait les rejoindre. Une tentative fut faite de convaincre la maîtresse de les laisser encore un peu avec les animateurs mais les adultes étaient épuisés de cette journée et souhaitaient aller se reposer. Les enfants n’insistèrent pas et, après moultes remerciements, ils repartirent tous vers les chambres du centre, la tête encore pleine d’étoiles qui hanteront peut-être leurs futurs rêves… Après un débriefing, les animateurs d’AG33 rangèrent tranquillement leur matériel. A 22h45, ils quittèrent le domaine, ravis d’avoir pu avoir d’excellentes conditions météo, ce qui n’est pas toujours le cas quand ils viennent faire admirer le Soleil et la Lune à la Frayse. Quelques photos (crédits : Gérard Arlic & Corine Yahia) : . . . . . . . . .
  11. 8 dessins : 8095 à 8102 Dobson 508/1920. J'arrive sur le terrain des ballots de foin après Jcb vers 19h40. Le sol est sec. La Lune en premier quartier dans les Gémeaux va gêner. Je suis opérationnel une heure après mon arrivée, le temps de monter et régler le télescope, de sortir tous les accessoires associés. Mes premiers objectifs de la nuit sont des galaxies vers delta du Lion. Observation 8095 : NGC3626. 201x et 276x. Elle se montre très diffuse, on voit surtout son coeur à 201x, assez faible. A 276x, elle est allongée, son pourtour est bien mieux vu faible à très faible. La Lune gêne. Observation 8096 : NGC3605, 3607 et 3608. 276x. Que voilà un intéressant trio! NGC3607 est assez brillante, à centre un peu flou, elle est étendue et très diffuse. NGC3608 est assez faible à considérablement faible. Enfin la plus discrète du groupe, NGC3605, est considérablement faible à faible. J'essuie un échec sur les spires de M58 soupçonnées avec moitié moins de diamètre, je subis trop de luminosité lunaire pour les voir. J'aurai heureusement ma revanche dans pas si longtemps... Je glisse plus au sud-est vers les galaxies de la Vierge. Observation 8097 : NGC4564. 276x. Je note son centre ponctuel facile, assez brillant. Elle se révèle allongée assez facile et diffuse. Observation 8098 : M60 et NGC4647. 276x. M60 est assez brillante, avec un centre un peu flou flashant et un halo très diffus autour. NGC4647 l'accompagne, aussi diffuse mais très faible. Son centre est vu, ponctuel, en vision décalée seulement. Malgré le peu de détails visibles, j'aime beaucoup regarder ce couple inégal de boules cotonneuses. Des nuages de l'ouest longent le site et débordent du zénith vers 23h30. Oh! 4 véhicules tout terrain et tous spots allumés (des chasseurs?) déboulent et effectuent un aller-retour de quelques minutes à la ferme. C'est quoi ces escogriffes? Heureusement j'ai sauvé mon adaptation nocturne en me mettant dans l'ombre de la voiture. La Lune est atténuée par les nuages arrivés entretemps et Jcb est parti dormir. Après le départ des gêneurs, je continue sur ces galaxies de la Vierge vers M60 à 23h30. Observation 8099 : NGC4638. 276x. Plutôt faible à considérablement faible, elle montre sa forme allongée évidente et contrastée. Observation 8100 : M59. 276x, 402x. Je ne l'avais pas observée depuis quelque temps, cette galaxie Messier voisine de M60. Elle est assez faible, diffuse, allongée. Un coup de barre à minuit débouche sur une demi-heure de sieste dans la voiture. Murphy est arrivé au départ de Morphée, car le ciel est couvert à mon réveil. Un cycle de sommeil plus tard et en tenant compte du passage à l'heure d'été cette nuit, ça se redégage vers 3h40. J'abandonne toute idée de dessiner les Antennes NGC4038/39, trop atténuées. Je réveille Jcb pour qu'il profite un peu de l'embellie. On regarde le transit de Jupiter dans son télescope de 460, moi avec mon oeil non observateur pour ne pas éblouir ce dernier, pour lequel j'ai prévu d'autres faibles objets en cette fin de nuit. Je dessine la nébuleuse planétaire du Corbeau. Observation 8101 : NGC4361. 276x, 201x. Elle reste invisible en HBêta, mais est bien réactive en OIII. L'observation est menée majoritairement avec ce dernier filtre à 201x, sauf la centrale qui est vue faible sans filtre. La nébuleuse reste très faible car basse dans un ciel où traînent des voiles, donc trop sombre à 276x avec le filtre. J'ai vu une partie de la structure dont une spire mais trop bas dans ce ciel pas optimal. Je termine par une galaxie de la Vierge vers Spica, mais ça se revoile puis rebâche ensuite. Observation 8102 : NGC4939. 201x. Elle se montre faiblement dans une zone voilée, diffuse, un peu allongée. Le camion qui vient collecter le lait est passé entre temps à 5h. Après consultation des cartes satellite météo, n'ayant plus d'espoir que le ciel se redégage avant l'aube, nous remballons nos télescopes. Je dors 3h ici et repartirai vers 9h50.
  12. 3 dessins : 8091 à 8093 Dobson Strock 254/1200. Je suis arrivé à 21h45 sous un ciel couvert de traîne. Il se redégage 1 heure après juste pendant une heure. Je me suis installé au sud d'un hangar de la ferme. Ce soir, je traînerai du côté de galaxies du Lion au voisinage de M95 et M96. Grâce aux pluies de la journée, le ciel est bien transparent, les galaxies sont faciles. Observation 8091 : NGC3338. 75x, 109x. Elle est vue tout de suite à 75x, faible à très faible. Elle se montre très diffuse à 109x avec ses limites indéfinies. Son centre est VI1 à 2 (vision indirecte 75% à 100% du temps) Observation 8092 : NGC3367. 75x, 109x. Elle se révèle facile et faible à 75x. Elle semble grumeleuse et en même temps très diffuse. Observation 8093 : NGC3377. 150x. Assez faible à considérablement faible, elle est évidente, surtout avec un centre ponctuel prépondérant. Je note encore une galaxie diffuse. Le vent qui se lève devient gênant vers la fin, annonciateur du retour des nuages. En effet à 23h30 ces derniers reviennent à l'horizon, le vent les pousse 25 minutes plus tard au zénith. C'est la fin prématurée des observations, je rentre donc une demi-heure plus tôt que prévu car ça ne se redégagera pas au moins avant l'heure de départ habituelle. Je suis au moins content d'avoir osé venir malgré cette météo instable.
  13. Enfin le printemps

    Enfin le printemps et le beau temps. En Auvergne , l'hiver a été particulièrement pauvre en observations. A part une tentative avortée en novembre à cause de l'arrivée intempestive de brouillard, je n'ai fait aucune observation de ciel profond. Bref là avec le beau temps, j'avais faim d'observation. On s'est retrouvé à 3 à l'observatoire de la Garandie (4A). Au crépuscule le croissant de lune avec la lumère cendrée et Vénus nous offrent un beau spectacle pedant que les télescopes se mettent en température. On discute de choses et d'autres en attendant que la lune disparaisse. Les constellations d'hiver (Orion et le Taureau) sont déjà sur le déclin pour cette année. Après une tentative infructueuse pour trouver C/2016 R2 PANSTARRS (quelqu'un l'a-t-il vue ?), on s'attaque aux galaxies. Certaines sont croquées rapidement, d'autre tout bonnement dévorées du regard si bien qu'il n'en reste rien Jupiter était aussi très belle au télescope avec une tache rouge bien colorée. Mais la nuit avance et il faut songer à rentrer. La voie lactée et les constellations d'été sont déjà là, avec Jupiter, Saturne et Mars qui promettent de belles observations planétaires dans les mois qui viennent : Vivement la prochaine
  14. Bonjour à tous, Beaucoup de galaxies passent au Zénith en cette saison, et sont donc idéalement placées pour l'observation . C'est le cas de M108, M106 et M51 qui se sont succédées au plus haut du ciel hier soir, et que j'ai attentivement scrutées jusqu'à 2h00 du matin. (Je continue la révision de mes classiques...) M108 est visible dans le même champ à 50x que la Nébuleuse du Hibou M97. En poussant le grossissement à 240x sur M108, on perçoit quelques détails de structure. La galaxie est allongée sur un axe est-ouest. Une étoile d'avant plan brillante est située pile au centre de la galaxie. En jouant de la vision décalée, on perçoit deux autres étoiles beaucoup plus faibles sur le coté est de la galaxie. Une zone sombre apparait à l'ouest de l'étoile centrale. Trois nodosités plus brillantes sont perceptibles dans le plan de la galaxie. Une à l'ouest de la zone sombre, une vers le noyau tout près de l’étoile centrale à l'est, et enfin une très faible à la pointe est de la galaxie. Un peu plus tard, M106 aussi passe près du Zénith. En imagerie la galaxie est immense, mais en visuel, on ne perçoit que sa partie centrale. Elle est allongée sur un axe nord sud. Un noyau lumineux et longiligne, coupe la galaxie en diagonale par rapport au petit axe de celle-ci. A chaque extrémité de ce noyau, on perçoit un départ de bras spiral, surtout du coté est. Enfin, je termine cette cession en beauté avec M51 . On ne présente plus cette galaxie. A seulement 130x de grossissement, les bras spiraux sont évidents et magnifiques. Une étoile d'avant plan est visible sur le fond de la galaxie au sud-ouest du noyau principal. Deux superbes bras spiraux se détachent parfaitement. On perçoit très bien les zones sombres entre les bras. Le compagnon (ngc 5195) apparait plus sombre sur sa partie est. Il est comme tronqué en demi cercle. Il possède un noyau brillant et rectiligne sur un axe nord-sud. Amicalement, Yves
  15. Un ciel étoilé mais un peu blanchâtre ! Nous avons eu peu de visiteurs sur le site… Du forum étaient présents : ASTRO33, Astropierre, Bertrand33, Denis, DUDUGAZ, Ju, Patou, Petrus, RIVman, Sandrine et moi-même. Trois électrons libres étaient présents, dont Jonathan avec son Dobson 400. Un visiteur habitant Saucats était aussi de la fête, Philippe, désireux d’en apprendre plus sur le ciel nocturne. Malgré les averses qui nous avaient accompagné tout au long de l’après-midi, et ce jusqu’à 18 h, la soirée s’annonçait plutôt bien. En arrivant au Mémorial, les moutons nuageux se raréfiaient, laissant place à un ciel bleu que nous n’avions pas vu depuis longtemps. Le Soleil était déjà bas sur l’horizon. Jonathan était déjà là depuis quelques heures se demandant s’il serait seul ce soir. Mais la suite lui démontra que non. Au fur et à mesure que le crépuscule s’avançait, les astropotes arrivaient et s’installaient. Certains, moins optimistes pour la météo, étaient venus les mains dans les poches. Je fus la seule à faire de la photo… mon objectif : les Antennes. Une fois le setup en place, la mise en station effectuée, je me demandais si je devais attendre que la constellation du Corbeau passe le méridien ou si je devais imagé de suite. Au final, je n’attendis pas… et je fis le bon choix car j’ai pu laisser mon appareil photo capter les photons jusqu’à assez tard. Donc le temps de faire la mise au point (rapide), de trouver les Antennes (rapide) et de faire un cadrage comme je les aime (plus lent), je pus lancer les poses un peu avant 23 h. Je m’appliquais ensuite à faire de la reconnaissance céleste aux côtés de Philippe. Je lui montrai la Grande Ourse dans son entièreté, et non seulement la Casserole, cet astérisme que pas mal de monde prend pour le plantigrade céleste… On en profita pour trouver Polaris et la Petite Ourse. En se retournant, on trouvait Orion, le chasseur, son Grand Chien portant au collier le joyau céleste Sirius, et sa proie filant sous ses pieds, le Lièvre. On put voir la tête du Taureau pointait vers l’ouest et à sa droite les sept sœurs, les biens nommées Pléiades. Les explications étaient entrecoupées d’observation aux dobsons de Denis, Sandrine et Astropierre. L’histoire de Charles Messier et son collègue Pierre Méchain fut conté aux débutants. Cela permet de mettre en avant le fameux catalogue aux 110 objets et de valoriser le travail de plusieurs astronomes français. Je fis un petit tour du terrain pour voir qui était là et qui avait peut-être des questions. Comme tout semblait bien se passer pour chacun, je me rapprochais de la table de réconfort afin de prendre une boisson chaude. L’humidité était bien présente mais pas trop gênante à minuit. Cependant, Philippe qui n’était pas bien couvert, dû prendre congé. Le ciel avait pâli… Toute l’humidité de la journée ne s’était pas installée en brouillard mais en brume fine en suspension au-dessus de nos têtes, ce qui donnait au ciel cet aspect laiteux où il est difficile de percevoir en visuel les petits détails qui tuent. Pourtant on arrivait à voir, sans effort, la spirale de la galaxie du Tourbillon et son bras de matière qui faisait la liaison avec la petite galaxie qu’elle était en train d’avaler. Le tour fut fait sur les galaxies stars de la Chevelure de Bérénice, ce qui permit de se remettre la légende en tête, toujours très ludique pour se rappeler des constellations. D’autres objets étaient plus diffus, cependant, comme des galaxies plus lointaines ou la nébuleuse du Crabe. Vers 1 h, notre regard se tournât vers Bordeaux. On espérait voir une diminution de la luminosité suite à l’extinction de certaines communes de la Métropole. Nous ne vîmes rien de flagrant. Il faut dire que certaines ne coupent qu’à 1 h 30. A la prochaine sortie, j’installerais un appareil photo faisant une pose toutes les 10 secondes afin de voir si ce dernier capte quelque chose. A l’est, nous vîmes un petit bolide… une poussière cométaire assez grosse pour durer dans le temps. Peut-être était-ce une Lyride, issue de la comète C/1861 G1 Thacher ? La nuit m’apparaissait magique, même si les astropotes pestaient un peu sur la qualité du ciel. Je me sentais bien… je n’avais pas froid mais je pris cinq minutes pour me blottir contre Denis et partager ce moment de communion… quelle chance on a d’avoir tout deux la même passion ! Nous n’étions plus que 5 vers 1 h 30 et le ciel s’était un peu noirci. Il faut dire que l’humidité avait régressée grâce à un petit vent léger, au début, qui forcit un peu au fur et à mesure de l’avancée de la nuit. Les amas globulaires ressortaient bien dans les oculaires, et la planète Jupiter était enfin assez haute, si on peut dire, pour ne pas trop turbuler. Entre deux observations, je contrôlais ma prise de vue. Une pose sur trois faisait apparaître des étoiles étirées. Les rafales de vent, bien que légères, faisaient du dégât. Je me consolais en me disant que j’aurais bien plus de matière que la dernière fois pour faire ressortir ses fameuses Antennes que je traquais depuis un an. Il ne restait plus qu’à espérait que la qualité du ciel serait suffisante pour un tel objet. Il était presque 2 h quand je fis mes darks. Puis il fut temps de ranger tout le matériel dans le coffre de la voiture. Chara, notre chienne, était déjà en boule sur sa couverture sur le siège arrière tremblante de froid. Elle était trempe et couverte de boue. Elle avait dû bien s’amuser à chasser le rongeur des champs. Je lui mis sa sangle de sécurité, lui fis une caresse et la recouvrit de sa couverture pour qu’elle puisse se réchauffer plus vite. Avant de partir, nous jetâmes un dernier regard vers Bordeaux. Il était presque 3 h. Il nous semblait que le halo lumineux avait diminué. Le ciel était toujours aussi dégagé, bien que quelques minutes plus tôt, j’avais remarqué quelques cirrus légers qui passaient au-dessus de nos têtes. Avec Denis, nous étions les derniers à partir. Après un dernier tour du Mémorial pour voir, à la lumière des phares, si nous n’avions rien oublié, nous reprîmes la route en ligne droite qui nous faisait quitter les champs de maïs, bien pauvres en culture à cette époque de l’année, et rejoindre la route principale qui nous ramènerait chez nous.
  16. Bonjour à toutes et tous, Après une trop longue période de disette, une éclaircie subite et inattendue à eue la bonne idée de venir s'installer au dessus de chez moi, l'occasion de tester mon nouveau setup 80ED sur azimutale MicroStar Deluxe + trépied bois Berlebach. Après une rapide installation dans le jardin et équilibrage du tube une petite mise en température de 30 minutes et hop! c'est parti. A signaler un fort taux d'humidité et une transparence du ciel moyenne (pluie l'essentiel de la journée)... on s'en contentera. Première cible de la soirée : Vénus, difficile à voir sa phase actuelle, elle est basse et j'aurai du mettre mon filtre polarisant variable (je viens d'y penser à l'instant!) mais même au Morpheus 6.5mm X92 et au XW 5mm X120 très peu de chromatisme, première bonne surprise de la soirée, un léger halo bleu sur un coté de faible amplitude. Direction Le Cocher et ses classiques M36, M37 et M38 avec les XW10mm/XW5mm, bien résolus et bien piqués, de très belles images avec un contraste de très bon niveau. Le pointage est intuitif, souple et une fois sur l'objet observé ça bouge plus même l'oeil collé à la bonette... Je passe sur M44 au Morpheus 17.5mm (X34), avec 600mm de focale j'ai un champ trèèèèèèès confortable, marche très bien cet oculaire et il s'accorde parfaitement avec la 80ED, avec la même configuration direction Les Pleiades, tout est dans le champ, magnifique!!! Allez il est temps de voir la collimation, direction la Polaire, XW 5mm et là une fois la map bien fignolée un beau disque d'airy comme je n'avais pas vu depuis un moment, un coup d'extra/d'intra focale, à 5/6 anneaux bien concentriques avec une répartition lumineuse égale dans les anneaux, c'est la seconde bonne surprise! Je décide de me faire quelques galaxies, soyons fou et puis de toute façon c'est la saison, direction M81/M82, je suis étonné de la présence de quelques détails avec un aussi faible diamètre, on devine le départ des bras pour l'une et la barre sombre au centre vu par la tranche pour l'autre, j'en reste scotché (XW 10mm/Morpheus 6.5mm), incroyable! je mis suis pris à plusieurs fois d'intervalle pour être sûr... Je ne me suis dit que je pouvais tenter les galaxies du Lion, ni une ni deux, recherche et pointage du triplet, bon là je n'en vois que deux assez faibles pas de NGC 3628 (XW 10mm/XW 5mm) mais bien présentes, je fini par M95/M96 et M105, faibles aussi mais mieux en vision décalée. L'humidité est très forte, le tube est trempé, fin de la séance... Un astram satisfait peut aller se coucher.... setup validé.
  17. 5 dessins : 8079 à 8083 Dobson Strock 254/1200. Comme hier, je suis venu tard car la Lune se couche tard. J'ai d'ailleurs passé la soirée chez un ami et j'ai montré à ses enfants et lui la Lune dans ma lunette 80/400, occasion de dépoussiérer cette dernière et de susciter l'émerveillement chez toute la famille. L'ami tentera d'ailleurs quelques photos à main levée derrière l'oculaire avec son smartphone et se rendra compte que l'exercice est difficile. Puis j'ai dormi 2 heures car Sélène n'était pas encore prête à se coucher et j'étais bien plus en forme pour aller observer du coup. Lorsque je suis arrivé sur site, le vent glacé du nord-est soufflait trop fort sur le terrain des ballots, je me suis donc mis à l'abri des hangars en entrée de ferme, à côté de l'étable. Je n'observerai que des objets jamais vus au Strock cette nuit, il m'en reste après 12 ans d'utilisation de cet instrument. A mon arrivée à 3h45, la Lune a dépassé un peu le premier quartier et se couche pendant l'installation. Je commence par un amas globulaire de l'Hydre Femelle, bas. C'est l'un des rares Messiers jamais observé à ce diamètre. Oublié car bien bas à cette latitude de 49°. Observation 8079 : M68. 75x, 150x, 109x. Il est très faible car bas et très atténué. Ses étoiles principales peinent à se montrer, VI1 à 3 (vision indirecte 50% à 100% du temps). Le fourmillement des étoiles secondaires VI4 à 5 ne changera pas mon opinion : dur et décevant cette nuit. Je remonte un peu le tube vers des galaxies de la Vierge vers gamma (Porrima) puis alpha (Spica). Observation 8080 : NGC4666 et 68. 109x. NGC4668 est vue très faible à VI1, assez facile. Elle accompagne NGC4666 faible, allongée, qui reste diffuse. J'y décèle quelques nodosités en vision indirecte. Ce couple différencié est sympathique. Observation 8081 : NGC4753. 109x. Son centre considérablement faible domine son pourtour faible et très diffus. Le camion-citerne de collecte du lait est venu à la ferme puis est reparti au bout d'une demi-heure. Il n'a pas beaucoup gêné sauf à l'arrivée à 5h40, mais j'ai eu le temps de protéger ma vision nocturne de ses feux de route. Observation 8082 : NGC4995. 109x. Elle est faible et assez condensée. Le froid est sec. Observation 8083 : NGC4958. 150x. Elle est petite, condensée, comme une étoile floue considérablement faible. Je suis glacé à l'aube à 6h20. 3 planètes sont visibles à l'oeil nu : Jupiter dans la Balance, Mars dans le Scorpion et Saturne dans Ophiucus limite Sagittaire. Elles ne montent pas bien haut dans le ciel dans ces constellations zodiacales d'été. Je pointe les 2 plus grosses à 343x mais la turbulence est trop forte pour en avoir une vue satisfaisante, d'autant que le vent s'est renforcé et fait vibrer le télescope et bouger l'image. J'ai néanmoins pu voir la Grande Tache Rouge. Je rentre directement à 6h40, satisfait d'avoir volé ces quelques heures au mauvais temps et au phare lunaire.
  18. 10 dessins : 8069 à 8078 Dobson Strock 254/1200. Je suis venu tard, à minuit et demie car j'ai dû faire une sieste après cette semaine de boulot, suite à un lever trop matinal le vendredi. Conséquence, je suis venu en mode léger avec le Strock, le temps de logistique du Dobson 508 aurait trop consommé du restant de la nuit. Jcb encore grippé est resté au chaud à la maison. Trop de vent glacé au niveau du terrain des ballots enfin sec me chasse sur le site de la ferme, abrité du vent par un hangar. Je l'oublierai une partie de la nuit jusqu'à ce qu'il se fasse entendre car se renforçant. Le premier quartier lunaire dans le Taureau, près d'Aldébaran, éclairera le fond de ciel jusqu'à son coucher vers 2h45. Je commence avec un objet d'actualité, une galaxie et sa supernova dans la Grande Ourse. Observation 8069 : NGC3941 et la supernova AT2018pu. 218x, 480x, 109x. La galaxie est facile, faible et diffuse, mais je ne décèle pas de trace de la supernova à 218x. Néanmoins, à 109x, le noyau de la galaxie ressort fortement, est-ce à cause de l'éclat additionnel de la supernova? Finalement, cette dernière ressort très faible à VI1 à 480x très près du noyau de la galaxie. Elle est mieux vue en vision indirecte, cette étoile mourante, avec une magnitude visuelle estimée vers 13,5. Les constellations de printemps riches en galaxies sont idéalement placées. Je rends visite à une galaxie de la Chevelure de Bérénice. Observation 8070 : M98. 150x. Elle est très faible, la Lune gêne. Je l'ai bien mieux vue dans un ciel sans Sélène. Il fait froid et ce n'est que le début. Il est 2h, j'entame un petit tour parmi les galaxies de la Vierge. Observation 8071 : NGC4206. 150x. Très faible à VI1, elle se montre allongée et diffuse. Observation 8072 : NGC4216. 150x, 109x. Je vois son centre considérablement faible, le reste est faible à perceptible. Elle est très allongée mais assez diffuse en dehors de la barre centrale et dévoile quelques nodosités en vision indirecte. Cet objet doit être pour le moins intéressant avec double de diamètre, une prochaine cible au 508 j'espère. Les vaches remuent dans l'étable. Observation 8073 : NGC4222. 150x. Elle est très très faible à VI1. Une pause chauffage et bouffe dans la voiture est nécessaire. Elle est suivie d'un footing réchauffant me permettant d'admirer le coucher rougeoyant de la Lune à 2h45 loin des bâtiments occulteurs de la ferme. J'entend des roucoulements danss l'étable, les vaches doivent être ravies d'être réveillées par les palombes. Profitant de l'assombrissement du fond de ciel suite au coucher lunaire, je regarde quelques galaxies du Lion, du classique : M96 spiralée et le trio de M105. Observation 8074 : M96. 109x et 150x. Elle n'est pas vue au chercheur 9x50. Au Strock je vois bien son centre asssez faible, le reste est faible à perceptible. Des soupçons de spires VI4-5 sont à la limite, je les note. L'analyse de photos le lendemain les confirmera au bon endroit. Une première à ce diamètre! Observation 8075 : le petit trio du Lion de M105. 150x. A côté de M96 et M95, ce trio moins brillant mais plus resserré que celui de M65-M66-NGC3628 reste bien intéressant. Il est dominé par M105 assez faible et diffuse, accompagnée de NGC3384 assez faible à considérablement faible et de NGC3389 très très faible à VI1, allongée facile. Je ressens un désagréable froid aux pieds à 4h30. Jupiter trône dans la Balance. Sous Spica, je tente M83 de l'Hydre Femelle mais c'est un échec, elle est trop basse dans la brume de pollution. Un peu plus haut sur la même ascension droite, je découvre des galaxies de la Vierge jamais vues au télescope 254 mais observées du temps du 115/900. Observation 8076 : NGC4808obs8076.jpg 109x. Très faible, elle est allongée, assez contrastée. Observation 8077 : NGC4643. 109x. Elle a des limites floues mais est condensée et considérablement faible. Qu'il fait froid! J'ai les pieds gelés à 5h30. Je me force à un énergique footing pour les raviver. Le vent se relève du nord, je l'avais oublié grâce au hangar, là c'est juste son murmure pas impactant qui accompagne son accroissement de force. Observation 8078 : NGC4632obs8078.jpg 150x. Mal définie, elle est vue 25% à 50% du temps (VI3-4) en vision décalée. Or l'aube arrive à 6h15 ce qui n'aide pas, accompagnée aussi d'un gros coup de barre. Je dois me reposer 15 minutes dans l'auto car mes yeux se ferment tout seuls. Un peu revigoré, je tente Mars dans Ophiucus mais elle est trop turbulente. Cette nuit fut sèche, glaciale et moyennement transparente, pas du tout vers les horizons. Je déplace la voiture sur le terrain des ballots et y dors avant de repartir à 8h30.
  19. Un solaire glacé à Léognan A la demande de l’APEL (Association de parents d’élèves de l’enseignement libre) SAINT JOSEPH de Léognan (33), ASTRONOMIE GIRONDE 33 a été sollicitée pour une animation d’astronomie auprès des élèves de l’école maternelle et primaire, ceci dans le cadre de la semaine des sciences (du 19 au 24 mars) organisé par leur fédération. C’est le vendredi 23 mars qui a été choisi pour cette animation qui serait « solaire » vu qu’elle devait se dérouler au cours de la journée de classe. Ce fut donc toute la journée que les bambins défilèrent par petits groupe de 12 à 18 pour les maternelles (le matin) et par groupe de 20 pour les plus grands, avec des binômes CP/CM2, les CP ne maîtrisant pas totalement la lecture. A chaque demi-heure, il y eut un changement de classe. Pour commencer, les recommandations d’usages concernant l’observation solaire furent assénées, ainsi que quelques notions sur notre étoile (adaptées selon l’âge des enfants). Puis, il fut proposé un jeu autour du Soleil. Pour les maternelles, ce serait exclusivement de l’astrodessin : reproduire les taches et éruptions solaires visibles au télescope ou à la lunette. Pour les plus grands, en plus de l’astrodessin, une série de questions étaient posées. Il suffisait de retrouver les réponses réparties dans la cour de récréation et de les associer aux bonnes questions. Alors que la semaine avait été bien ensoleillé en Gironde, le vendredi a été à l’opposé : gris et froid… que dis-je… glacial ! Ce n’était vraiment pas de chance. Cependant, pour l’astrodessin, des photos de notre étoile (une pour les taches en lumière visible et une pour les éruptions en H-alpha), furent collées sur de grandes tables afin que les enfants puissent reproduire ces éléments visibles représentant l’activité solaire. Les petits bouts du matin étaient assez trognons… avec les moyennes sections (4 ans), il y eu trois enfants de très petite section (- de 3 ans). Les pauvres avaient le nez à hauteur de table et il fallut prendre les marches-pied pour qu’ils puissent voir les photos du Soleil et en faire le croquis. Bien sûr, aucune exigence de conformité ne fut demandée aux maternelles, que ce soit les petites sections ou les grandes sections. Mais pour les primaires, la précision du dessin, surtout pour l’emplacement des taches et des protubérances, étaient de mise. Après la partie dessin, ce fut la découverte des instruments d’optiques. En guise de cible, les animateurs ne manquèrent pas d’imagination. Pour l’un, ce fut les tuiles moussues du toit de l’école, pour un autre, ce fut une carte du ciel installée de l’autre côté de la cour. Pour un autre encore, ce fut une petite boule lumineuse à l’effigie de la Lune qui fut placée, elle aussi, de l’autre côté de la cour. En montrant aux enfants la cible à l’œil nu puis au télescope, ils se rendaient bien compte de la puissance de grossissement des instruments. Les visages juvéniles illuminés par la découverte firent presque oublier la pluie qui n’avait cessé de tomber plus ou moins drument. Dans l’après-midi, le froid allié à l’humidité se renforça. Ce n’est vraiment qu’entre deux groupes que les animateurs s’en rendirent compte. Les enfants étaient si pleins de vie qu’ils parvenaient à faire oublier ces conditions climatiques hivernales de début de printemps. Il fallut de la vigilance toutefois pour que les enfants ne se blessent pas ou n’endommagent pas les installations. Heureusement, l’équipe d’AG33 fut renforcée par deux parents accompagnateurs et la responsable de l’APEL qui connaissaient les plus terribles. Même à la pause repas où pourtant la pluie avait cessé, ce fut du sport pour les empêcher de s’agiter sous le préau et de préférer les jeux dans la cour. Ce fut donc 172 enfants qui défilèrent à l’animation entre 10 h et 16 h. Et chacun repartit avec une paire de lunettes à éclipse qui leur permettra, quand le temps sera propice, d’enfin voir notre étoile-mère ! Les enseignants, les parents et surtout les enfants furent contents de l’animation… les animateurs d’AG33 étaient aussi ravis d’avoir pu consacrer un peu de temps à l’éducation astronomique de ces jeunes esprits, même s’ils ont fini sur les rotules ! Les photos de la journée : . . . . . .
  20. Bonjour - soir - nuit ! Cela faisait un an et demi que le télescope était littéralement en hibernation. Entre météo, boulot et problèmes de monture, il n'est pas toujours facile de faire de l'astro. Mais, samedi dernier, en levant la tête, je l'ai aperçue... elle était là, très haute dans le ciel bleu... et je n'ai pas pu résister à la tentation de lui tirer le portrait. Du début à la fin, de l'acquisition à l'assemblage, elle m'aura donné bien du fil à retordre... à moins que ce ne soit le célèbre Murphy ! La soirée commençait en effet bien mal lorsque je me suis rendu compte que je ne pouvais pas alimenter ma monture, car quelqu'un avait mis au rebut ma rallonge électrique ! Après avoir fini par trouver 3 misérables morceaux de rallonge de quelques mètres et une multiprise... j'arrive enfin à alimenter l'EQ6 ! Il est déjà tard lorsque les choses sérieuses commencent enfin... et la lune a déjà passé le méridien. Je prends néanmoins le temps de faire une mise en station correcte, car je sais d'expérience que de se lancer dans une mosaïque lunaire sans cela revient souvent à se retrouver au final avec des trous en plein milieu ! Hors de question de faire l'impasse sur la collimation également... que je réalise directement au foyer avec l'ASI 224. Je me rends alors compte qu'un nombre impressionnant de poussières jonchent le capteur : impossible de travailler comme ca... donc c'est parti pour une petite séance nettoyage de capteur. Il faisait déjà nuit depuis une heure et la lune était déjà sur le déclin lorsque j'ai enfin pu lancer les acquisitions... J'avais déjà bien effectué 15 ou 20 vidéos (presque la moitié du premier quartier) lorsque, faisant une mauvais manipulation, l'EQ6 se mis à pointer les hyades en mode goto à pleine vitesse.......et bien sur la barre de contrepoids est venue heurter mon PC portable... Vers 22h, j'arrive néanmoins à finir mes acquisitions... 1h30 plus tard que prévu. 37 vidéos auront été nécessaires pour couvrir toute la surface lunaire. Bien heureusement, il n'y a pas de trou dans la mosaïque Là, ca aurait vraiment été le pompon ! Le traitement n'aura pas été aisé du tout. En effet, j'ai bénéficié d'une turbulence très fluctuante lors des acquisitions et cela m'a posé de sérieux problèmes au moment de l'assemblage... Je suis sûr que les habitués de la mosaïque connaissent bien ce problème : quand plusieurs images se superposent les logiciels de panorama habituels ne prennent pas forcément les parties les plus intéressantes... on se retrouve donc avec des jointures floues en plein milieu de la mosaïque ! C'est pourquoi j'ai abandonné l'idée de l'assemblage automatique pour tout assembler manuellement à l'aide de masques de fusions permettant de sélectionner les parties à afficher et celles à masquer... D'autre part, n'étant pas habitué au logiciel Autostakkert, j'ai dû pas mal tâtonner avant de trouver les paramètres optimaux (Noise Robust / AP Size...) J'ai essayé de sortir le maximum de détails, sans "empâter" afin de conserver une certaine impression de finesse sur l'image. Voici donc une version vignette de ce premier quartier du 24 mars dernier : Et le lien vers la full (60 MPixels, 15 MO) : Cliquez ici ! Donc en ce qui concerne les paramètres d'acquisition : - Meade LX 10" sur EQ-6 Goto - ASI 224 MC au foyer + IR-CUT (j'aurais peut-être dû mettre un filtre coloré pour la turbulence, jaune ou rouge) - Acquisition de 37 vidéos - Turbulence moyenne Traitement : - registration Autostakkert 2 - Traitement sous Iris - Assemblage et post-traitement : PS et DXO Optics pro Joyeuse pâques ! Cordialement, Quentin
  21. 5 dessins : 8064 à 8068 Dobson Strock 254/1200 Je suis encore posté à l'entrée de la ferme du Nord, le terrain des ballots de foin étant encore impraticable à cause de l'humidité. Je suis seul cette fois. La Lune en croissant illumine de son tiers par l'ouest mais ne gêne pas trop encore. Le vent se calme et souffle du nord. Je suis heureusement abrité par le hangar, autre avantage de ce site, la légèreté du Strock le rendant très sensible au vent. Je débute la séance d'observation avec des amas ouverts de la Licorne, reprenant la liste de ceux pas revus depuis au moins 5 ans avec cet instrument. Observation 8064 : NGC2232. 109x et 75x. Il montre des étoiles plutôt faibles à perceptibles. Cet amas pauvre s'enrichit un peu en grossissant davantage. Il fait froid, le flux du nord sûrement. Les bruits des vaches dans l'étable brisent par moment le silence mais pas la brise du Nord. Observation 8065 : Bi10. Biurakan 10. 109x. Dans un champ assez fourni qui pourrait prêter à confusion sans carte de repérage précise, il ressemble plus à un faible astérisme. A 23 heures je m'offre une pause casse-croûte et chauffage dans la voiture, pour me revigorer. Je continue sur les amas ouverts de la Licorne. Observation 8066 : Cr115. Collinder 115. 109x, 150. Il est évident, condensé et assez fourni en étoiles considérablement faibles à perceptibles. La Lune est passée derrière l'étable à 23h30 mais se couchera dans presque une heure. En guise de dessert, je dirige le télescope vers quelques galaxies du Lion. Observation 8067 : NGC3301. 75x, 150x. Vue au premier coup d'oeil à 75x, elle s'avère considérablement faible, à bords flous, centre détaché, et apparaît allongée même en vision directe. L'hiver est bien là, j'ai froid aux mains malgré les gants, j'ai le nez qui coule, et du givre recouvre la bâche sur le sol. Glagla! Observation 8068 : NGC3287. 150x. Le jalon immédiat pour la trouver est la colorée étoile double STF1448 à 6'. La galaxie est allongée, diffuse, faible à très faible. Ce que j'ai vu comme plusieurs étoiles à l'intérieur serait plutôt des nodosité d'après les images vues à postériori sur le Web. La zone centrale est difficile en vision indirecte. Ah, j'avais oublié de le dire, le vent est tombé depuis 1 heure. Le bétail s'est endormi, il est 0h30, je remballe et pars pour une courte nuit avant le travail demain.
  22. Bonjour à tous, Allez, tiens, je poste un petit CROA ici, pourquoi pas . Comme chaque mois depuis une dizaine d'année, le 16 mars dernier, j'animais une soirée publique, à l'observatoire de mon club (Dinastro) dans les Hautes Pyrénées. Pour une fois...le ciel était bien étoilé dès le début de la nuit, ce qui n'était pas arrivé pour une soirée publique depuis... novembre 2017. J'ai ouvert la coupole de notre Télescope de 305 mm vers 20h30. Six autres personnes étaient présentes pour cette soirée. Nous sommes restés jusqu'à 1h de matin. Nous avons pointé de nombreux objets du ciel profond. En voici la liste: M42 On démarre par la Nébuleuse d'Orion, l'incontournable du moment qu'on ne présente plus. On a bien vu le trapèze et la zone opaque au centre, siège de formation d'étoiles. NGC 1977 Nébuleuse à proximité de M42, située entre cette dernière et l'amas ouvert NGC1981. Le filtre OIII fait apparaître la nébulosité, surtout autour du trio d'étoiles sud. Cette nébuleuse contient un amas ouvert et les deux petites nébuleuses NGC 1973 et 1975 tout juste perceptibles. M35 Superbe amas ouvert dans les Gémeaux, contenant 200 étoiles environ, avec une zone peu dense au centre. NGC 2158 Petit amas ouvert de magnitude 8.6 visible dans le même champ que M35, mais beaucoup plus éloigné que celui-ci. Sa présence dans le même champ à 50x de grossissement est du à un effet de perspective. Son aspect semble nuageux. En zoomant dessus à 240x, on arrive à le résoudre en une quinzaine d'étoiles. NGC 2392 Célèbre nébuleuse planétaire de l'Esquimau dans les Gémeaux. On perçoit bien l’étoile centrale. Celle-ci est entourée successivement d’un anneau brillant dont la forme est légèrement carrée, puis d’un anneau circulaire plus sombre, puis enfin d’un troisième anneau plus épais et moyennement brillant. En poussant le grossissement à 480x, et en attendant suffisamment longtemps pour être bien accoutumé à la vision nocturne on parvient à entrevoir de manière épisodique quelques rayures sombres à l’intérieur de l’anneau externe. Le filtre OIII est par contre inutile sur cette nébuleuse. NGC 2371 Nébuleuse planétaire double lobes dans les Gémeaux de forme rectangulaire allongée est-ouest. On voit les deux lobes séparés par une zone plus sombre. Le lobe ouest est le plus brillant. Le filtre OIII atténue trop la nébuleuse mais on arrive tout de même mieux à séparer les lobes avec lui, en vision décalée à 240x. M45 les Pléiades Amas ouvert superbe. Il est toujours réclamés par les visiteurs, même s'il déborde un peu du champ apparent de mon Panoptic 24mm... pourtant de 1,3° sur ce télescope. M78 Nébuleuse à réflexion dans Orion entourant deux étoiles brillantes qui sont décentrées dans la nébuleuse. On y voit quand même une troisième étoile et on peut remarquer deux niveaux d'intensité de nébulosité. Le filtre OIII est sans intérêt sur cet objet puisque ce n'est pas une nébuleuse à émission. NGC 2261 Nébuleuse variable de Hubble. C'est une incroyable petite nébuleuse brillante en forme de comète (ou de volant de badminton). Elle est superbe. Le filtre OIII est inutile. NGC 2359 Nébuleuse du Casque de Thor. Superbe nébuleuse à émission dans le Grand Chien. Avec mon Panoptic 24mm (50x de grossissement), la nébuleuse est quasiment invisible sans filtre OIII, alors qu’elle saute aux yeux avec le filtre ! C’est l’effet magic-OIII qui justifie une fois de plus l’achat de ce filtre. Avec mon Nagler 9mm + OIII, soit un grossissement de 130x, la nébuleuse est très détaillée. Au premier coup d’œil, un gros lobe un peu creux est visible, avec une excroissance brillante qui ressort au sud-ouest dessinant une sorte de chiffre 6 à l’envers. En observant plus attentivement, on distingue bien la forme du casque. Le gros lobe central est en fait tronqué, ce qui matérialise le bas du casque, et il possède deux extensions, et non une seule comme au premier abord. Des filaments semblent visibles dans le pourtour du lobe principal. La première extension brillante (coté sud) est courbée et semble se séparer en deux pointes à son extrémité. L’autre (coté nord) est plus ténue et plus droite. L’ensemble fait penser au casque d’Astérix. L’étoile WR7 de magnitude 11,7 est bien visible, proche du centre du lobe principal. Cette nébuleuse est en fait une bulle de Wolf-Rayet, ce qui correspond à la fin de vie d’une grosse étoile, et non à une phase de naissances d’étoiles, comme dans la plupart des nébuleuses à émission. NGC 2403 Grande galaxie, oubliée de Messier, Mag 8,5 dans la Girafe. Seul le noyau est vraiment visible mais il est très brillant. A 50x la surface réelle totale de la galaxie est tout juste devinée en vision décalée. NGC 2448 Superbe nébuleuse planétaire située en plein dans l'amas ouvert M46 dans la Poupe. L'étoile centrale est visible sans filtre. Le filtre OIII montre l'aspect "rond de fumée" de cette nébuleuse, avec quelques détails visibles à l'intérieur. Elle forme un anneau un peu comme M57 mais en plus épais et moins lumineux. NGC 2440 Autre petite nébuleuse planétaire dans la Poupe, bien détaillée à 480x de grossissement ! Cette nébuleuse a un aspect stellaire à 50x. Elle ne se démarque pas des étoiles alentours. On la repère donc par effet "blinking" (Passages successifs d’un filtre OIII entre l’œil et l’oculaire. La seule étoile qui ne s’assombrit pas au passage du filtre est la nébuleuse planétaire.) En zoomant à 240x on perçoit sa couleur verdâtre. Son cœur est très brillant et possède deux lobes sur un axe nord-sud, un peu en forme de papillon ou sablier. Deux grandes extensions est-ouest plus ténues, sont visibles de part et d’autre du noyau. A 480x de grossissement on perçoit une bande sombre qui coupe le cœur de la nébuleuse en deux, en passant par l'étoile centrale. NGC 2683 Très belle galaxie brillante et effilée dans le Lynx. Encore un énorme oubli du catalogue Messier. Elle possède un bulbe bien défini et brillant. A 240x de grossissement, on distingue dans le bulbe un noyau ponctuel qui apparaît en vision décalée. Une bande sombre rectiligne semble perceptible coté NO. Les extensions de part et d’autre du bulbe sont visibles très loin en vision décalée. On a l’impression d’y percevoir quelques détails dans les bras spiraux. Voilà, il y avait longtemps que nous n'avions pas vu autant d'étoiles au dessus de nos têtes, ça fait plaisir . Pour info, la prochaine soirée publique Dinastro aura lieu le 6 avril. Tous les renseignements ici: http://www.dinastro.org/ Amicalement, Yves
  23. Une belle nuit allonaise pour les membres d’AG33 ! Pour notre rencontre « marsienne » de 2018, Denis et moi fûmes accueillis au gîte le vendredi 16 mars à midi par nos amis déjà sur place depuis 5 jours pour l’un d’eux et 2 à 3 jours pour les autres. Ce gîte, placée au milieu d’élevages de cerfs, de daims et de poulets, est idéalement placé dans le triangle noir landais, dans la petite commune d’Allons à la frontière du Lot-et-Garonne et des Landes. Notre association loue le gîte à ses frais et les participants, exclusivement des adhérents (et leurs proches) peuvent y venir. Les présents du vendredi au dimanche partagent les frais alimentaires et d’hygiène. Le temps de débarrasser les courses collectives et nous fûmes invités à partager le repas qui s’éternisa jusqu’à presque 16 h. Une petite sieste d’une heure et c’est le soleil qui nous accueillit au réveil. Au vu des prévisions météo, nous pûmes monter les setups. Normalement, on devait pouvoir bénéficier d’au moins une demi-nuit… de plus, Gérard58 avait promis de nous rejoindre, ce qui était une garantie supplémentaire d’un ciel étoilé. Alors que les derniers participants arrivaient, nous allâmes passer nos vêtements « astro » d’hiver. Le soleil venait de se coucher alors qu’on équilibrait encore les setups. Un peu plus loin sur ma droite, je vis deux astropotes installés des appareils photos sur trépied… deux secondes de réflexion et je compris ce qu’ils voulaient imager : les planètes du système solaire les plus proches de notre étoile, à savoir Mercure et Vénus, visibles à ce moment-là dans le ciel à l’ouest, après le coucher du Soleil. Je me dépêchais à faire les flat sur le ciel qui blanchissait et où persistait quelques moutons nuageux, mais non gênant pour ma prise de vue. J’avais ma lunette sur l’Orion Sirius et l’objectif 90-300 sur la StarAdventurer. J’installais donc aussi mon troisième APN sur trépied à côté des autres et nous attendîmes patiemment l’arrivée de Mercure, Vénus étant déjà bien visible. Quelques minutes plus tard, je l’aperçus comme un point à peine visible en haut à droite de l’étoile du Berger. Je commençais à déclencher les poses pour tenter de trouver les bons paramètres afin de voir les deux astres. Au fur et à mesure que les minutes s’égrainaient, Mercure était de plus en plus brillante, apparaissant enfin sur les images. Photos prises le 16 mars 2018 à Allons (47) – Canon 400D avec objectif 18-200 mm sur trépied. 1 pose de 1/4s – ISO 400 – focale 54 mm – f/4.5 – Caméra RAW et Toshop. Cliquez sur l'image pour voir la full en tiff. 1 pose de 1/5s – ISO 400 – focale 80 mm – f/5.6 – Caméra RAW et Toshop. Cliquez sur l'image pour voir la full en tiff. En tournant mon regard vers le nord, à environ 44°, je vis enfin Polaris et m’écriait : « Polaire en vue ! ». J’allais donc faire mes mises en station qui furent assez rapide… mes trépieds étant déjà bien positionnés. Puis je rentrais enfin au gîte où les copains et copines étaient déjà à l’apéro. Landesgnocq avait préparé et servi des ti-punchs (comme il sait si bien les faire). Crackers et cacahuètes disparaissaient rapidement alors que chacun dégustait son verre tout en partageant ses ambitions pour la nuit à venir. J’appris que le repas, concocté par Petrus, serait une choucroute ! Hummmm ! Mais j’étais un peu perdue car Giti avait cherché, une partie de l’après-midi, des herbes pour un bœuf bourguignon, normalement prévu le lendemain midi, et Sandrine avait commencé à faire mijoter un couscous. Ce dernier serait, je l’appris ensuite, pour le lendemain soir. L’astronomie-gastronomie prenait tous son sens à Allons. Mais l’apéritif s’éternisa et il était déjà 20 h 30 quand le couvert fut mis. Avec Denis et Giti, nous nous excusâmes auprès des autres mais il fallait lancer les premières poses. En effet, nous nous rapprochions à grands pas du crépuscule astronomique et nous ne savions toujours pas combien de temps l’embellie météorologique allait durer. D’autant que Julien nous avait un peu miné le moral, disant qu’il avait vu sur l’animation satellite que les nuages étaient en embuscade, prêts à nous envahir à nouveau. De ce fait, il avait décidé de ne pas monter sa lunette. Nous mangerions donc un peu plus tard. Denis et Giti arrivèrent assez vite à lancer leurs premières poses, mais de mon côté, je galérais avec ma lunette. Effectivement, je n’arrivais pas à faire la mise au point avec le nouvel APN totalement défiltré que j’avais acquis. Pourtant j’avais fait des essais qui semblaient concluants. Heureusement, j’avais déjà lancé les poses en grand champ, avec l’autre setup, sur la Tête de la Sorcière, bien que cela risque d’être un peu juste au vu de la position de Rigel déjà bien au sud-ouest. Du côté de M78 à la lunette, je finis par lancer les poses, bien que je ne fusse pas satisfaite des premières brutes. L’humidité était présente mais pas trop gênante. Je rentrais enfin manger. Tous avaient déjà terminé. Il me restait une très belle part et je me régalais. Après cette pause bien méritée, je retournais auprès de mes setups… tout semblait bien se passer. Entretemps, la femme et la fille du propriétaire étaient venues nous rendre visite et profiter du beau ciel sous lequel elles vivent sans vraiment en profiter à fond. Madame nous quitta assez vite car elle travaillait le lendemain mais Claire restât avec nous un bon moment. J’allais observer avec les dobsoniens. Les objets célestes défilaient dans les oculaires, surtout des galaxies. Je découvris la Boîte, une configuration de galaxies qui, ensemble, formait un carré mais ce n’était qu’une illusion depuis notre position sur le sol terrestre. Trois d’entre elles, les plus lointaines, font partie d’un même groupe mais, ce qui est étonnant, c’est que c’est la plus faible des quatre, visuellement parlant, qui est la plus proche de nous. Le temps passait très vite et je sentis le froid se renforcer. Je rentrais me couvrir un peu plus et prendre un café bien chaud. En ressortant, je vis qu’Orion commençait à être bien basse. J’arrêtais donc l’imagerie sur mes deux setups. Il commençait à geler, ma tente d’ordinateur était toute brillante et les objets posés sur la table glissaient. Après avoir téléchargé les poses, je relançais sur le grand champ en optant pour la Chevelure de Bérénice. Ce fut assez rapide, d’autant que la mise au point n’avait pas bougée. Par contre, en regardant les poses sur M78 à la lunette, ce fut assez pourri. Les étoiles étaient trop épaisses et les aigrettes trop larges. Je savais par avance que l’image serait loupée. Je tentais donc de refaire une mise au point sur une autre étoile mais rien à faire. Je changeais l’appareil photo et j’y mis un non défiltré. Et là, miracle ! La première pose était parfaitement nette, avec des aigrettes d’une grande finesse. Donc, mes soucis venaient bien de cet APN défiltré total. J’ai appris bien plus tard qu’il fallait remettre un filtre IRCUT afin de couper un peu les infrarouges. Il faudra donc que je fasse de nouveaux essais avec mon filtre clip EOS CLS CCD qui semblerait remplir ces conditions. Et dans le cas contraire, je le ferais filtrer par un astropote avec un filtre Baader. Mais revenons à notre soirée allonaise. Je lançais quand même une série de dark à la lunette avec l’APN fautif car je souhaitais quand même empiler le résultat. Et je retournais auprès des copains et copine afin d’observer, avec quelques aller-retour au gîte afin de me réchauffer un peu. Là, je croisais le regard de ma chienne, confortablement installée sur le petit canapé, qui se demandait si je n’avais pas perdu la tête à refuser de rester au chaud auprès d’elle. Vers 3 h 30, quelques bandes nuageuses faisant des apparitions à l’ouest, passaient assez vite au-dessus de nos têtes. Denis était parti se coucher. Ayant déjà bâché ma lunette, je décidais de lancer les dark sur le grand champ. Il était temps car le power tank qui alimentait l’APN et l’antibuée, était vide. Je mis donc une batterie dans l’appareil photo pour la suite. Il me fallut attendre une bonne demi-heure puis je pus faire les offset et, après téléchargement des poses sur clé USB, je bâchais mon second setup. Pendant ce temps, j’entendais les astropotes qui râlaient sur le ciel qui se bâchait progressivement. Gil tentait d’imager Jupiter mais cette dernière dansait la rumba sur l’écran de son PC. Il restait bien quelques zones de ciel observables mais elles se raréfiaient au fur et à mesure que l’heure s’avançait. Sandrine me montra la planète Mars au Dobson 250. La vision était plutôt brouillée mais c’était sympa de revoir la planète rouge. Il était déjà 4 h 30 quand je rentrais définitivement au gîte. Le temps de finir de ranger mes affaires à l’intérieur, je pus rejoindre Denis et Chara dans la chambre. Malgré mes déboires et mon corps congelé, j’étais heureuse d’avoir pu partager cette belle nuit allonaise avec mes amis du club… La nuit suivant sera météorologiquement pourrite mais nous aurons quand même la joie du partage avec une visite éclair du grand Fredlarun en fin d’après-midi, et la bonne surprise que nous a fait Gérard33 de venir passer la soirée avec nous et déguster le fameux couscous de Sandrine.
  24. Observation Lunaire

    Bonsoir, Une heure d'observation de la Lune ce soir avec la Lunette Bresser 70/700 de la copine qui a bien voulu me la prêter Oculaires utilisés : Pentax XW 14mm X50 Pentax XW 10mm X70 Morpheus 6.5mm X108 Accessoires : RC Diélectrique 99% Orion Quickfinder Monture azimutale Berlebach Quelque soit le grossissement utilisé avec les deux Pentax, superbes images au chromatisme assez discret, très fin liseré jaune qui se montre lorsque le bord lunaire est en bord de champ, au centre celui-ci disparais. C'est assez étonnant pour une lunette d'initiation, l'image est piqué et le contraste est présent. Avec le Morpheus, après mise en température, l'image reste très propre quoique moins neutre au niveau couleur que les XW, je me suis amusé dans les cratères du pôle sud et le mur droit pour finir par me balader le long du terminateur. Je fini avec la Barlow X2 Shorty plus + Morpheus pour jeter un œil à la collimation, première surprise j'arrive à voir un disque d'airy plutôt propre et correct par moment, l'image intra/extra focale montre des anneaux concentriques mais le chromatisme est bien là, l'image n'est pas identique selon que l'on soit en intra ou en extra, logique ! faut tout de même pas rêver... Pour finir, une image très très moyenne avec mon portable, de le Lunette en situation.
  25. 8 dessins : 8056 à 8063 Dobson 508/1920 Le terrain des ballots de foin est encore trop embourbé. Mon acolyte Jcb est arrivé plus tôt et a obtenu l'autorisation de s'installer à l'entrée de la ferme du nord. Il est juste au sud-est de moi, qui m'installe près de l'étable avec quelques fils téléphoniques et électriques dans le champ de vision, mais qui ne gêneront pas pour mes observations. Je dîne avant et après l'exploration des galaxies de Persée dans Abell426, laquelle commence à 19h45. je suis venu exprès tôt pour avoir le temps de les observer. Observation 8056 : IC313 et 316. 201x. IC316 est faible et diffuse, IC313 est plus marquée, considérablement faible, et petite. Observation 8057 : Coeur d'Abell 426 autour de NGC1275. 201x, 138x. Le plus dur est de se repérer dans cette profusion de galaxies. Heureusement que la radiogalaxie maîtresse de l'amas, NGC1275, est plus brillante pour permettre de poser les jalons. Je la note assez faible, et elle est accompagnée de NGC1272 considérablement faible, des faibles NGC1273, NGC1274, NGC1277, NGC1278, PGC12448, des faibles à très faibles PGC12430 et IC1907, et de la très faible PGC12451. Observation 8058 : NGC1265. 201x. Elle n'est pas évidente car peu contrastée, très faible et très ténue, alors que son centre est bien plus marqué. Elle flotte excentrée dans l'amas accompagnée de PGC12293 vue VI1 = 100% du temps en vision décalée uniquement). Parmi les autres objets en retard de l'automne passé, se trouve une fameuse nébuleuse planétaire de Persée. Observation 8059 : M76. 276x, 201x, 402x, 85x. Elle réagit fortement en OIII, mais pas du tout en HBêta. Elle est déjà assez basse dans le ciel, j'ai tiré le créneau d'observation des constellations d'automne au max vu les 3 mois d'abstinence. Elle devient sombre à 402x, le grossissement top pour l'observer sera 276x. Elle montre une teinte bleuâtre ciel à 85x. En OIII les extensions en spires ressortent. Je dois la retenter plus haut et pas dans le halo de pollution de Paris, bref, l'inverse de maintenant! Le dessin est un mix avec et sans filtre OIII. Les vaches à côté s'excitent par moments dans leur étable. Jcb est parti siester à 23h. Il ne se relèvera qu'à l'aube! Je ne me rendrai compte de sa longue disparition qu'à l'arrivée des voiles, donc pas la peine d'aller le réveiller pour voir ce ciel bouché. La buée gênante arrive. Je finis le dîner lors d'une pause voiture à 23h. Je pointe une nébuleuse diffuse du Grand Chien, le Casque de Thor. Observation 8060 : NGC2359. 85x, 138x. Le ciel n'est pas bon si bas, je ne la vois pas sans filtre! Par contre une fois la tirette à filtres positionnée sur le OIII, la nébuleuse y répond bien, montrant sa forme de bulle avec des extensions dessinant partiellement un X. Le pourtour fin de la bulle est bien vu. Les extensions sont dures. Je note des zones plus sombres dans l'oval de cette bulle. La nébuleuse n'est pas vue en HBêta. Je vise alors un bien beau amas ouvert de la même constellation. Observation 8061 : NGC2360. 138x, 201x. Très riche, il en devient dur à dessiner, avec beaucoup d'étoiles de même magnitude, considérablement faibles. Les autres s'étagent entre considérablement brillantes et perceptibles. Cet amas reste bas dans le ciel. Un coup de barre suit l'effort de concentration pour dessiner cet amas, puis la buée embue le miroir secondaire et je me rends compte que ma batterie de chauffage est KO. Argh j'ai oublié de la recharger pendant cette période d'inactivité astro! Donc pas question d'utiliser le sèche-cheveux 12V. Je réussis à désembuer l'optique avec la chaleur de mes mains mais ça prend 10 minutes. Et c'est à ce moment qe se produit un passage de voiles à partir de 2h! Le ciel est vite voilé sauf la partie basse vers la tête du Dragon. Du coup j'y pointe 2 galaxies. Juste le temps de les dessiner et à 3h les voiles sont dessus. Observation 8062 : NGC6478. 201x. Très faible, elle est facile et allongée. Observation 8063 : NGC6515. 201x. Considérablement faible à faible au début, elle s'affadit ensuite car les voiles la grignotent, mais elle reste faiblement visible. La buée devient très gênante. J'arrête l'observation 10 minutes après à cause des voiles. Le miroir secondaire se réembue. Je m'octroie 2 cycles de sommeil d'attente dans l'auto, avec un lever entre les 2 à 4h45 pour constater que le ciel est encore voilé. Il sera finalement dégagé au second lever, mais c'est l'aube (6h30), et tout est givré et blanc sauf le miroir primaire (j'avais remis le capot de protection). Dommage que ces nuages aient tronqué cette nuit. Fait rare, voici quelques photos souvenir au smartphone : L'astrocamionnette de Jcb Démontage de mon 508, tout rentre dans la Dacia! Petit matin glacial et brumeux Meuh-meuhland (copyright Jcb) T'es qui toi? Ce furent 3 mois de vaches maigres pour l'astronomie mais ici les vaches sont grasses! Je repars vers 8h alors que le brouillard est arrivé et que nous avons un peu discuté avec la fermière juchée sur son tracteur, Jcb voulant acheter du lait. Jcb part dans la foulée.