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Found 249 results

  1. Bonsoir, Hier soir, je suis allé montrer les beautés du ciel à deux amis. Nous nous sommes donné rendez-vous au terrain de football de la commune de Corsavy à une quinzaine de minutes de voiture de chez moi. C’est un endroit où j’ai coutume de faire de l’imagerie car lorsque les conditions sont réunies, la turbulence peut y être très faible. Les prévisions météo étaient bonnes, hormis une humidité assez forte. Il ne devait pas y avoir de vent et donc la turbulence locale devait être nulle. Cela s’est vérifié lorsque j’ai fait la collimation. Ce point était primordial à mes yeux, car du fait la présence de la lune, en dehors des planètes, seul certain type d’objet allaient être jolis à regarder (ce qui s’est vérifié par la suite). Tout comme lors de ma dernière sortie, j’ai pu assembler mon « nouveau » télescope (un Skyvision de 300mm et 1200 mm de focale remis à neuf par StellarView) en une dizaine de minutes. La collimation a été un véritable jeu d’enfant (ce qui s’explique en partie par le fait que le barillet de mon télescope n'a que trois vis à tourner pour régler le primaire alors que le barillet des dobsons classique en a six). Mes amis sont arrivés peu de temps après, il était 20h15 environ. Nous avons alors commencé par regarder Saturne, d’abord avec le Nagler de 16mm, puis avec celui de 7mm. Il était possible de voir en plus de la division de Cassini sur les anneaux, l’ombre de la planète sur ces derniers, une bande sombre sur le globe, ainsi que plusieurs satellites dont Titan, Rhéa, Tethys, Dioné et Japet et peut-être par même par intermittence Encelade. Nous avons ensuite pointé Jupiter. Là aussi nous avons commencé par regarder au Nagler de 16mm, puis nous avons utilisé ceux de 7mm et 5mm. Nous avons pu voir trois des quatre satellites Galiléens , IO se trouvant derrière la planète. Plusieurs bandes équatoriales, dont une avec des échancrures, étaient visibles (quatre à cinq), mais la grande tache rouge ne l’était pas encore. Nous avons ensuite fait un détour par la lune, que nous avons contemplée avec les Nagler de 16mm, 7mm et 5mm. Mes amis ont été scotchés. La vue des cratères, les pics et reliefs ainsi que leurs ombres m’ont donné envie de m’attarder peut-être un peu plus sur cet objet à l’avenir. Il se pourrait que je ne fuie plus les nuits avec un quartier de lune pour faire du visuel. Par la suite nous avons regardé plusieurs objets du ciel profond. Pour les localiser et bien que je sache comment en pointer certains, j’ai fait appel à l’ordinateur d’assistance au pointage (un Nexus) et j’ai fait bouger mon télescope uniquement avec le DOBDRIVER. Le pointage a été encore plus précis que la fois précédente. J’ai noté que la précision de ce dernier dépend du choix des deux étoiles. La première cible a été l’amas d’Hercules M13 que l’on voyait en vision décalée à l’œil nu. Du fait de l’humidité et de la lumière de la lune, ce dernier nous a semblé fade au Nagler de 16mm. Il était nettement plus beau avec ceux de 7mm et 5mm. Avec ces derniers les étoiles en surimpression étaient visibles. Mes amis ont décrit la forme de cet amas comme ressemblant à un insecte écrasé (en ce qui me concerne j’y vois une araignée). Nous avons ensuite regardé la nébuleuse planétaire M57. Tout comme lors de ma dernière sortie, le bleu de la nébuleuse était visible, bien que moins prononcé. Les deux petites extensions qui font comme des sortes de poignées qui se trouvent de part et d’autre de l’anneau étaient visibles également. La petite étoile qui se trouve à côté de la nébuleuse, quant à elle, était à peine perceptible à la différence de la fois précédente. Mes amis sont ensuite partis. J’ai décidé de poursuivre ma soirée. J’ai alors pointé la nébuleuse planétaire M27 qui m’a déçu : cette dernière étant très étendue (c’est une exception pour ce type d’objet) elle se détachait à peine du fond de ciel quelques soit le grossissement. Je me suis alors dit que je devais trouver autre chose à observer que ce que j’observe habituellement (j’observe souvent dans un ciel sans lune). J’ai alors fait appel à la fonction Planificateur de l’application SKYSAFARI PRO pour constituer une liste d’objets ayant une chance d’être beaux à voir compte tenu des conditions d’observation. Les paramètres retenus étaient les suivants : Altitude (hauteur par rapport à l’horizon) d'au moins 45 degrés, une magnitude inférieure à 10, objet de type Nébuleuse Planétaire ou Amas Globulaires. J’ai alors pointé l’amas globulaire M71, qui m’a paru très faible (quelques soit le grossissement) mais qui était semble-t-il résolu pour ce que je pouvais en voir. J’ai ensuite pointé l’amas globulaire M56, qui était faible, lui aussi au Nagler de 16mm et qui qui semblait un peu mieux au Nagler de 7mm. J’en ai déduit que les amas globulaires s’accommodent mal d’un ciel avec de l’humidité et la présence de la lune. J’observerai de nouveau ces deux objets dans de meilleures conditions. J’ai ensuite pointé la nébuleuse planétaire NGC 7027 qui apparaissait comme une étoile bleue au Nagler de 16mm (c’est d’ailleurs ce qui a attiré mon attention car j’aurais pu la prendre pour une étoile avec cet oculaire). Elle conservait sa couleur bleue au Nagler de 7mm et avec celui de 5mm. Sa forme au Nagler de 7mm était une boule, tandis qu’au Nagler de 5mm elle semblait être une quadrilatère. J’ai ensuite pointé la nébuleuse planétaire NGC 6826 (Blinking Nebula). L’effet clignotant était perceptible quelques soit le grossissement utilisé (Nagler de 16mm et Nagler de 7mm): elle semblait tantôt être un point , tantôt être une boule. Par ailleurs, j’ai noté une couleur verte jaune au Nagler de 7mm. La fatigue a commencé à se faire sentir, il était près de 23h et un vent très froid à commencer à souffler. J’ai alors décidé de plier le matériel. Toutefois, j’ai jeté un dernier coup d’œil à Jupiter : la tache rouge commençait à être visible, cela m’a enchanté. La matériel a été plié en une dizaine de minutes. J’ai pris durant cette soirée la décision de toujours avec moi un dictaphone pour enregistrer mes observations, comme je le faisais pendant la période 2005-2008. Je me suis promis également de m’attarder sur les objets et de prendre le temps de les détailler avec chacun de mes oculaires et filtres si besoin. Je développerai prochainement mon retour d’expérience sur l’utilisation de lentilles souples pour régler les problèmes posés par l’astigmatisme car je commence à avoir du recul et je pense que cela peut constituer, sous conditions, une solution. Bon ciel à vous et au plaisir de vous croiser un soir 😊 Vincent
  2. Nuit du 1er au 2 août 2021 Dobson Factory Mirrosphère 508/1920 Dans le virage est du parking de la station de Valdrôme 8 dessins : 9528 à 9535. Après une première nuit bouchée, me revoici sous les étoiles valdrômoises aux Rencontres Astrociel de la Société Astronomique de France. Je rends tout d'abord visite à une comète dans Hercule dès 23h. Observation 9528 : Panstarrs C2017/K2 . 85x et 201x. Son repérage est délicat. Je la vois à 85x, positionnée à 23h30 sur le dessin. Son centre est ponctuel. La turbulence est moyenne à 201x. Le ciel est plus dégagé qu'attendu, avec parfois du voile résiduel là où les prévisions annonçaient un début de nuit fortement voilé. J'entame la visite extra-galactique qui sera le fil rouge de la nuit avec une galaxie d'Hercule. Observation 9529 : NGC6364. Soupçonnée dès 85x, malgré les voiles qui traînent, elle est faible à très faible dans les nuages à 201x, concentrée et petite. Un passage plus conséquent de nuages me fait pester, d'autant que j'ai un léger mal de tête. Je pars sur les galaxies d'Ophiuchus une fois ces nuées parties. Observation 9530 : NGC6570. Cette galaxie faible est vue dès 85x, et semble montrer de la structure à 201x. L'analyse à 276x le confirme. Son centre facile apparaît, puis une barre centrale et une portion spirale en vision indirecte 3 à 5. Une autre portion est à peine décelée VI5. A 1h45 la turbulence devient variable, la mise au point change souvent. Est-ce lié au fait qu'il y a de nouveau quelques voiles passagers? Observation 9531 : NGC6615. Celle-ci m'échappe à 85x, car trop petite, je l'avais prise pour une étoile. A 201x je l'identifie avec certitude, considérablement faible et concentrée. Observation 9532 : NGC6627. Peu contrastée à 85x, elle demeure faible à 201x, mais je remarque alors son allongement et la présence d'une étoile en surimpression. A 2h la Lune éclaire les arbres qui sont à l'ouest alors que je suis un peu nauséeux. Il fait plus froid. Je passe le reste de la nuit sur les galaxies du groupe NGC6959-67 du Verseau. Observation 9533 : NGC6967. Je commence par la dernière du groupe en numérotation, à 276x. Elle me semble allongée, plutôt faible à considérablement faible. La turbulence est mauvaise, cette partie de la constellation n'est pas très haute dans le ciel. La Lune à 40% dans mon dos dans le Taureau éclaire maintenant mon emplacement. Observation 9534 : NGC6962 et NGC6964. Toujours à 276x et avec une forte turbulence, ce duo est respectivement plutôt faible et considérablement faible. Observation 9535 : NGC6959 et NGC6961. Je termine par la première du groupe en numérotation, considérablement faible à faible, qui me montre à 276x quelques nodosités VI3 à 5. Elle est en duo avec la très faible NGC6961. Fatigué à 3h15 puis éreinté à 3h30, je me repose 20 minutes dans l'auto et remballe à 4h05. Les nuages restent bloqués au nord.
  3. Bonsoir, Je suis l’heureux propriétaire de l’un des premiers Dobson de marque Skyvision commercialisé (un 300 / 1200). Ce dernier n’avait pas été révisé depuis sa fabrication en 2005. C’est désormais chose faite depuis le mois de Septembre dernier. Les optiques ont été traitées, la motorisation type « DOB DRIVER 2 » devenue inopérante a été remise en état. La caisse du primaire qui était extrêmement lourde a été allégée sans pour autant perdre en rigidité. La cage du secondaire a été remplacée par une cage métallique plus rigide. Le système d’assistance au pointage de type SKYCOMMANDER a été remplacé a par un NEXUS beaucoup plus performant. Il permet d’avoir sur le téléphone une représentation dans l’application SKYSAFARI de ce qui figure à l’oculaire. Il me tardait de le tester, et j’attendais avec impatience des conditions clémentes pendant un week-end pour pouvoir le faire. En effet contrairement à l’astrophoto, je ne suis pas en mesure de m’en servir sur ma terrasse. Après avoir été rejoints par Pierre, nous avons décidé au vu des paramètres météo de nous rendre sur un site se trouvant sur la départementale D2 entre Caixas et Saint Michels Llotes. Ce site est situé à 600m d’altitude et il permet d’avoir un ciel avec un SQM de 21.1/21.2 au maximum. Selon le modèle de la chaine météo, l’humidité devait augmenter progressivement en cours de nuit et devait devenir gênante à partir de 2h du matin. Le vent dans cette zone devait être nul, ce qui permettait d’avoir de bonnes conditions de turbulence locale. Une fois sur place, le matériel fut monté en moins de 15 minutes, et après avoir pris un bon repas nous avons été rejoint par Bernard. Nous avons alors commencé la séance d’observation. Le SQM était alors de 20.8 au zénith et de 20.50 environ sur l’horizon. La collimation a été réalisée au laser puis a été affinée sur une étoile légèrement défocalisée à D de grossissement puis à 2D. La turbulence ne permettant de voir la tâche d’Airy, j’aurais pu l’affiner encore un peu plus sur les SPECKLES, chose que je n’ai pas faite. Nous avons commencé par regarder Saturne sur laquelle nous avons vu par intermittence la division de Cassini, une bande équatoriale, l’ombre de la planète sur l’anneau. Le spectacle était saisissant au Nagler de 7mm. Je ne me rappelle plus si nous avons grossi plus. Nous avons ensuite pointé Jupiter. Ce fut le premier objet où tous les trois avons commencé à faire des commentaires du type « c’est magnifique ». En effet nous avons pu voir de nombreux détails sur le disque : Multiples bandes équatoriales avec de subtiles nuances colorées, des échancrures, etc. Nous avons pu nous servir sur cette planète du Nagler de 5mm. Nous avons ensuite regardé l’amas M13 dans la constellation d’Hercules et nous avons été déçus. En effet celui-ci bien que parfaitement défini manquait de « peps » par rapport à d’autres fois où il avait plus d’éclat. La pollution lumineuse y était sans doute pour beaucoup. En effet le groupe observe souvent dans des conditions ou le SQM est supérieur à 21.5. Nous avons ensuite pointé M57 dans la Lyre. Nous avons été tous les trois été scotchés. Le bleu de la nébuleuse était saisissant au Nagler de 16mm. Cette couleur était toujours perceptible avec le Nagler de 7mm et quasi inexistante avec le Nagler de 5mm. Les deux petites extensions qui font comme des sortes de poignées qui se trouvent de part et d’autre de l’anneau (qui est en réalité ovale) étaient visibles. Une des moitiés de l’anneau semblait plus sombre. La zone centrale se détachait du fond du ciel. Nous avons ensuite pointé M27. Là aussi le spectacle était au rendez-vous. Au Nagler de 16mm la nébuleuse avait la forme d'une haltère avec des extensions sur les côtés. Elle offrait peu de de détails à ce grossissement. Nous avons pu voir des détails de structures dans la partie en forme d’haltère et dans les extensions avec le Nagler de 7mm. Avec cet oculaire quelques étoiles pouvaient être perçues en vision directe et la centrale apparaissait en vision décalée. Cette dernière devenait visible en vision directe avec le Nagler de 5mm. Nous nous sommes ensuite attardés sur les dentelles du Cygne. La grande dentelle et le balai de la sorcière nous ont là aussi offert un spectacle magnifique au Nagler de 16mm avec le filtre OIII. Ce n’a pas été toutefois la meilleure vision que j’en ai eue. Il me tarde de revoir cet objet dans de meilleures conditions. Nous avons ensuite vu NGC 891 et M33, mais du fait de la dégradation progressive des conditions météo le spectacle fut décevant. Ces objets ne se détachaient pas du fond du ciel. Nous avons vu quand même la bande d’absorption de NGC 891 au Nagler de 7mm (elle n’était pas visible au Nagler de 16mm). Nous ne nous sommes donc pas attardé dessus. Nous avons terminé la soirée sur M31. Il était possible de voir les deux galaxies satellites en même temps que la grande galaxie d’Andromède et une de ses bandes d’absorptions avec le Nagler de 20mm. Le spectacle était là aussi saisissant, mais on sentait que l’on pouvait faire nettement mieux sous un meilleur ciel. Au final je suis pleinement satisfait de mon nouvel instrument, et il me tarde de pouvoir m’en servir à nouveau dans de meilleures conditions. PS : voici un paysage avec la voie lactée, le Canigou et des arbres 😊 Vincent
  4. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne au sud des ballots de foin 7 dessins : 9517 à 9523. Cette nuit est sans nuages. Je suis prêt à observer à minuit 20. La Lune en premier quartier dans la Vierge gêne mais se couchera un peu plus tard, son éclat étant déjà absorbé à 1h15, passant d'abord par les teintes jaune, orange, rouge et marron. Jupiter et Saturne sont basses au sud-est. A cause de la brise du nord-est, j'ai mis le Strock à l'abri des ballots de foin au début, puis le vent tombe. Je regarde en premier lieu un amas ouvert et une nébuleuse planétaire dans le Cygne. Observation 9517 : NGC7044. Il est initialement confondu avec un astérisme plus évident au nord-ouest qui n'était de toutes façons pas à la bonne place. Mon oeil est attiré en vision indirecte par une tache floue au bon endroit. Puis je distingue en vision indirecte (VI) quelques étoiles indistinctes dedans (indistinctes dans le sens qu'il est dur de les positionner précisément). L'amas est noté VI1 à VI2, concentré, à 150x. Observation 9518 : IC5117 A 75x, la nébuleuse planétaire est en duo avec une étoile plus brillante. Ca s'inverse en filtration Oxygène 3, la nébuleuse est alors mieux vue. Elle reste faible à 75x, et réagissant bien à ce filtre. A 480x, elle me semble plus floue que les étoiles, avec une turbulence moyenne de 3 sur 5 relevée à ce grossissement. Son centre est plus brillant et la nébuleuse plus contrastée à ce grossissement est notée alors assez faible à considérablement faible. Des insectes me rentrent dans les trous de nez. Puis c'est un moustique qui m'agresse à 1h. Ca ne m'empêche pas d'observer M71, amas globulaire éminent de la constellation de la Flèche. Observation 9519 : M71. 150x, 218x. L'amas globulaire est très riche et bien résolu sur fond laiteux faible. 218x est le grossissement optimal pour le détailler en grappes d'étoiles. Je pointe ensuite un amas ouvert à proximité, dans cette petite constellation de la Voie Lactée estivale. Observation 9520 : H20. Il est fourni et esthétique à 150x, et la turbulence plus faible à 2 sur 5 y contribue. Je note le second passage de l'ISS cette nuit à 2h15. Le fond de l'air fraîchissant, il est temps de mettre le pull sous la veste. Les bruits de chouettes et grenouilles m'accompagnent cette nuit. Je poursuis sur une galaxie du Petit Renard, ce qui est rare dans une constellation dans le plan de la Voie Lactée. Observation 9521 : NGC6921. Elle n'est pas facile à trouver mais une fois cela accompli, elle est vue en permanence, faible à très faible. Elle est petite mais concentrée. Un coup de barre me tombe dessus à 3h. J'y résiste pour observer une galaxie de Pégase, la célèbre NGC7814, avec en bonus la supernova 2021rhu. La fatigue ne va pas me faire rater une telle cible d'actualité, non mais! Observation 9522 : NGC7814 et SN2021rhu 218x 150x, 480x. La supernova est quasiment au centre. Elle est considérablement faible et mieux visible que la galaxie qui reste faible et diffuse. A 480x je ne sépare pas la supernova du noyau de la galaxie, mais j'oubliais que ce dernier est très flou, alors que là ça donne l'impression d'un noyau ponctuel tranché pour cette galaxie. J'estime la magnitude de la supernova vers 12. Je termine par une autre galaxie de Pégase, finie dans l'aube à 4h. Observation 9523 : NGC7698. Je la vois très faible, minuscule, je doute même de sa présence à 150x et la confirme à 218x tellement elle est rikiki. L'aube est trop présente maintenant pour continuer des observations. Le papier et les affaires sont mouillés, j'ai même eu un peu de buée sur l'oculaire à la fin. Etant suffisamment en forme, je rentre directement ensuite.
  5. Voici, côtes à côtes, mon dessin et la photo de Jupiter réalisée par Jean Paul Oger, le même soir et à la même tranche horaire. (Et sans concertation préalable!) C'est quelque chose que je ne vois pas souvent passer et qu'il m'a paru intéressant de publier. L'idée m'est venue le soir même du dessin. J'ai espéré trouver un astram qui aurait fait une photo au même créneau : et bingo. Qui plus est, deux nordistes pour deux réalisations sympathiques, enfin j'espère ! De quoi confirmer que le visuel (et le dessin bien sûr) sait nous donner des observations détaillées et réalistes de nos voisines ! Je vous invite par ailleurs à lire mon compte rendu complet, voir les liens, et à admirer tout ça plein potentiel, sur ma galerie : Galerie MG Sketching
  6. Balais de sorcière !

    Je vous partage ma première observation, et son dessin, de la petite dentelle du cygne! Les premières fois que j'utilise un filtre (UHC) sérieusement également. Contraintes matérielles oblige, j'ai du faire un choix en grossissement mais, le mieux c'est encore de lire le petit article/CROA de ma galerie pour comprendre le déroulé. (N'hésitez pas à la faire vivre un peu avec un p'ti like ou commentaire!) : https://marty62100.wixsite.com/mgsketching/post/le-balais-de-la-sorcière On est donc sur un dessin négatif inversé, au graphite de manière classique, et quelques étoiles retouchées pour donner un peu de relief à tout ça. La nébulosité elle, est telle quelle. T203 / Ocu de 15mm william optics Swan, et filtre UHC.
  7. CROA Espagne 1800m au t508mm

    Bonjour à tous, voici le CROA d'une sortie de trois soirées très sympa en Espagne à 1800m Bonne lecture griegos CROA.pdf
  8. Seul...

    ... sous les étoiles. Souvenir d'une sortie pseudo-solo dans les montagnes du nord-ouest de Tokyo et qui, par la grâce d'un heureux hasard, m'a permis de rencontrer un couple de jeunes japonais curieux à mon endroit : Qui suis-je ? D'où viens-je ? pourquoi suis-je ici ? Qu'est-ce que c'est que cet équipement ? De questions en réponses, ils sont restés toute la soirée et une bonne partie de la nuit, d'abord intrigués, puis enthousiasmés par ce que j'avais à leur montrer : Jupiter, Saturne, puis toute une palanquée de nébuleuses estivales que je ne vous ferai point l'affront de nommer. ils m'ont demandé mon mail, précisant travailler pour un camping voisin. Ils souhaitent que je les contacte quand je reviendrai, car je reviendrai. Une carrière de "montreur d'étoiles" m'attendait-elle au Japon ?
  9. Date d’observation : Le 28 juillet 2021 Heure d’observation : 04h10 – 05h01 Lieu d’observation : Haubourdin Type de ciel : Ciel urbain Télescope : Dobson Orion XT10g (Diamètre : 254 mm / Focale : 1200 mm) Oculaires / champ / grossissement respectif : - Pentax XW 7 mm (70° / 171 X) - Pentax XW 3,5 mm (70° / 343 X) Filtres : - UHC Astronomik : Non - OIII Astronomik : Non - H-Beta Astronomik : Non Conditions : Ciel assez bien dégagé avec des températures plus ou moins correctes pour la saison Objet(s) observé(s) : - Lune : Oui - Planète(s) : Oui (Jupiter) - Ciel profond : Non Préface ! Bonjour, Je sors sur ma terrasse, puis en levant les yeux vers le ciel, je vois la Lune et Jupiter. Qu’à cela ne tienne. Je décide de sortir le « gros » pour profiter de cette occasion. Sur mon PC, j’ouvre le logiciel Atlas virtuel de la Lune et je consulte les régions ou autres que je souhaite observer. Au programme : quelques célèbres formations que j’ai déjà eu l’occasion d’admirer dans le passé (mais pas aussi souvent par rapport à d’autres). Cela fait énormément de bien de contempler le ciel avant d’aller au boulot. Cette mini séance étant relativement courte, je décide d’assurer manuellement le suivi. Je vous propose donc le récit de cette petite observation matinale de notre satellite naturel, ainsi que celle de la planète Jupiter : L’observation de la Lune ! Puisque le miroir de mon télescope n’étant pas encore tout à fait en température, je commence par insérer le Pentax XW 7 mm, puis je pointe le tube en direction de Dame céleste. Le début de mon exploration lunaire commence avec les cratères Atlas, Hercule, Hercule E, Hercule F et Keldysh. Bien qu’elle soit plus basse en cette saison, la première chose que je constate, est la faible turbulence qui me donne la nette impression d’avoir une image superbement bien piquée et immobile. Keldysh est un cratère composé d’une muraillée, ainsi que d’un fond plat, puis sans oublier, un petit relief central. Il doit son nom à Mstislav V. Keldsyh, un mathématicien et ingénieur soviétique ayant vécu au 20ème siècle en U.R.S.S. En remontant vers la Mer de la Tranquillité, j’y découvre le cratère Cauchy, ainsi que Rupes Cauchy, une faille rectiligne orientée Nord-Ouest Sud-Est. Par ailleurs, sur la falaise, j’y vois quelques-uns des craterlets dont Cauchy C, Cauchy E et Cauchy F qui possèdent un diamètre de l’ordre de 4 km. Autant vous dire tout de suite qu’ils ne sont accessibles qu’avec des télescopes de gros diamètre (à partit de 200 mm, voire peut-être un peu moins) muni d’un très fort grossissement. En dessous de Cauchy, j’y découvre Rima Cauchy, une faille mesurant 210 kilomètres de long suivant une ligne Nord-Ouest. Mais c’est dans le Pentax XW 3,5 mm que je l’apprécie davantage. L’observation de la planète Jupiter ! Après cette formidable observation lunaire, je pointe le tube en direction de Jupiter. Ah, seigneur, que l’image est fort belle dans le champ du Pentax XW 7 mm. J’y observe de nombreuses bandes, ainsi qu’un point noir qui m’interpelle immédiatement. Ce point en question se trouve au milieu de la planète. Ayant effectué des recherches sur le Net à ce sujet, je me suis aperçu qu’il s’agit en fait de l’ombre du satellite Io. Dans le champ du Pentax XW 3,5 mm, l’image ne bouillonne quasiment point, ne tremble quasiment point. Du pur bonheur en perspective. Bilan de la matinée ! Très courte, c’est certain, mais très belle. Rien de tel qu’une petite séance d’astro avant d’aller au boulot, afin de bien débuter la journée. En attendant la prochaine séance, je vous remercie de m’avoir lu et je vous dis à bientôt !
  10. Date d’observation : Dans la nuit du 17 au 18 Juillet 2021 Heure d’observation : 21h50 – 03h00 Lieu d’observation : Haubourdin Type de ciel : Ciel urbain Instrument(s) : Dobson Orion XT10g (Diamètre : 254 mm / Focale : 1200 mm) + Lunette doublet apochromatique TS Optics (Diamètre = 80 mm / Focale = 560 mm) Oculaires / champ / grossissement respectif : - Pentax XW 20 mm (70° / 28 X) - Televue Delos 12 mm (72° / 47 X) - Pentax XW 7 mm (70° / 80 X) - Pentax XW 3,5 mm (70° / 160 X) Filtres : - UHC Astronomik : Non - OIII Astronomik : Oui - H-Beta Astronomik : Non Conditions : Ciel très bien dégagé avec des températures douces pour la saison. Objet(s) observé(s) : - Lune : Oui - Planète(s) : Oui (Jupiter et Saturne) - Ciel profond : Oui (M13, M57, M27, NGC 6826 et M39) Préface ! Bonjour, Hier, courant midi, et ce, avec une belle journée ensoleillée, je décide de téléphoner à Philippe, un membre de mon club d’astronomie, pour venir observer chez moi. Il accepte avec grand plaisir mon invitation. Nous nous donnons rendez-vous à 22h00 sur ma terrasse. Il est dans les environs des 20h00 lorsque je décide de sortir, à la fois, mon bon vieux Dobson Orion XT10g, ainsi que ma lunette apochromatique TS Optics de 80 mm, montée sur ma nouvelle monture équatoriale Ioptron GEM28 GoTo (c’est la seconde fois que j’utilise, dans de véritables conditions, cet équipement supplémentaire qui me donne vraiment satisfaction). Qu’à cela ne tienne. Contrairement à la nuit précédente où les nuages se sont vite ramenés, cette soirée-là, quelque chose me dit que nous allons énormément l’apprécier. Une fois tout le matériel mis en place, il ne me reste plus qu’à attendre l’arrivée de Philippe. A 21h50, il arrive devant chez moi et me signale sa présence. Etant venu depuis chez lui à vélo, je lui ouvre la porte du garage pour qu’il puisse y déposer toutes ses affaires personnelles. La soirée peut alors commencer… Observation de la Lune ! En attendant que la nuit ne tarde à tomber, nous décidons d’observer notre satellite naturel à travers de ma lunette apochromatique de 80 mm de diamètre. La première chose qui nous frappe immédiatement aux yeux, c’est probablement le piqué d’image. Des « Waouh ! », des « Vin dious, que c’est magnifique ! », sortent de notre bouche tellement que la finesse et la beauté des formations lunaires au sein de cet instrument, sont à tomber par terre. A 22h40, le ciel s’étant pas mal assombri, je décide à faire la mise en station de ma monture. Une fois cette dernière achevée, j’initialise la raquette GoTo, puis aussitôt, nous repartirons en direction de la Lune avant que cette dernière ne se cache derrière le toit des maisons. Si la finesse, la luminosité et le contraste nous donnent toujours autant de plaisir, cette fois-ci, c’est autour de la mise en station quasi parfaite qui nous laisse sans voix, car Dame céleste restait parfaitement immobile, aussi bien dans le champ du Pentax XW 7 mm que dans celui du Pentax XW 3,5 mm. Encore une fois, les « Waouh ! » et les « Vin Dious, que c’est magnifique ! » ressortent de notre bouche. Ainsi, pendant de longues minutes, nous contemplons la Lune à notre guise. Rupes Recta, alias, le Mur Droit, commence, petit à petit, à se dessiner. Nous distinguons également le golf nommé Sinus Aestuum qui porte une dorsale orientée Sud-Ouest Nord-Est. Quel superbe spectacle ! Quelle magnifique entrée en matière que nous offre ma lunette. Nous y voyons d’autres formations comme Platon, Vallis Alpes, Archimedes, Montes Archimedes, etc. Bref, que du pur bonheur en perspective ! Observation du ciel profond ! Le ciel étant bien plus clément, Philippe et moi continuons notre chemin de petit bonhomme avec l’exploration de quelques objets du ciel profond dans les deux instruments. Nous commençons par le roi des globulaires, l’inévitable M13 qui nous incite à venir lui rendre une petite visite. Comme à l’accoutume, nous ne sommes vraiment pas déçus de notre voyage. Bien au contraire ! Dans le Dobson Orion XT10g équipé du Televue Delos 12 mm, il est déjà bien résolu, tandis que dans la lunette, le manque de résolution se fait ressentir, mais l’image reste de toute beauté et ne démérite pas pour autant. Alors que la constellation de Lyre commence sérieusement à culminer bien haut dans le ciel, je décide de la pointer avec le Dobson, puis de l’observer directement dedans avant de passer à l’autre instrument. Des « Mamamia, qu’elle est belle ! » sortent de notre bouche. La très faible étoile portant le nom de GSC 2642-0433 est visible sans soucis en vision décalée (mais c’est dans le Pentax XW 7 mm où nous l’avons mieux apprécié). Sa forme légèrement ovale l’est également. Par la suite, nous décidons de contempler cette superbe nébuleuse planétaire à travers la lunette équipée du Pentax XW 7 mm. Nous pouvons voir l’assombrissement central, mais c’est quand même nettement moins évident par rapport au Dobson. Quant à ses extensions en forme d’anses, c’est peine perdue. Seule sa forme circulaire est visible sans trop de difficulté. Place ensuite à M27 qui se laisse assez facilement voir, et ce, malgré mon ciel urbain (ou péri-urbain). Nous reconnaissons parfaitement sa forme globale. Avec les filtres UHC et OIII Astronomik, elle se trouve plus contrastée. Dans la lunette, elle est également visible, mais est bien plus petite. Cela étant, nous avons beaucoup apprécié la vision grand champ dans cet instrument. De retour au Dobson, Philippe et moi décidons d’observer NGC 6826, alias, la « nébuleuse clignotante », connue également sous le nom de « Blinking Nebula ». Là encore, nous apprécions davantage la vision. Dans le champ du Pentax XW 7 mm, la nébuleuse planétaire nous offre des détails très intéressants, comme son étoile centrale très facilement reconnaissable, ainsi que sa son double disque, et sa petite étoile moins lumineuse qui l’accompagne (cette dernière étant située à gauche de sa compagne). Et pour finir, nous contemplons, dans les deux instruments, M39, un magnifique amas ouvert, situé dans la constellation du Cygne. Mais j’y reviendrais tout à l’heure. L’observation des planètes ! Philippe me propose alors de pointer la lunette en direction de la planète Saturne qui nous fait des clins d’œil, nous invitant ainsi à lui rendre une petite visite. Une fois dans le champ du Pentax XW 20 mm, il ne me reste plus qu’à bien la centrer dans le champ du Pentax XW 3,5 mm. Malgré le fort grossissement, la planète est très piquée, très ciselée, y compris ses deux ou trois satellites que nous croyons voir (mais qui, finalement, pourraient être de simples étoiles). Nous en distinguons 2 à droites (dont l’un d’entre eux est visible en vision décalée), puis un autre à gauche du limbe. La Division de Cassini, quant à elle, peut être observée dans un tel diamètre, mais cela reste à confirmer (néanmoins, il me semble l’avoir vu, mais je n’en suis pas très sûr). Après avoir passé un long moment à contempler Saturne, le « seigneur des anneaux », nous décidons d’admirer Jupiter. Au début, ce n’est pas vraiment extraordinaire, mais au fil des minutes qui passent, Philippe et moi commençons sérieusement à apprécier le spectacle qui s’offre à nos yeux. Toutefois, un gros point noir nous interpelle. Grâce à un logiciel dédié, Philippe consulte sur son téléphone portable la disposition de la planète et de son cortège de satellite. A présent, le fameux point noir que nous voyons à travers l’oculaire, ne peut-être que l’ombre de l’un de ses satellites. Selon lui, il s’agirait de celle de Ganymède, mais une fois encore, cela reste à confirmer. Et comme pour Saturne, Jupiter, au travers de cette lunette, est superbement bien piquée, y compris ses compagnons. En solo et de plus en plus beau ! Il commence vraiment à se faire tard. Philippe décide de repartir chez lui, car il a encore de la route à faire. De mon côté, puisque je me retrouve en solo, je décide de revoir M39. Une fois le tube pointé en direction de l’objet en question, je pousse le grossissement jusqu’à 47 X. Avec un fond de ciel plus noir, les étoiles ressemblent plus à de petits diamants précieux C’est vraiment du très lourd tout ça. L’amas ressort parfaitement bien, et ce, même si à ce grossissement, il occupe une grande partie du champ de l’oculaire. Cette superbe nuit d’observation se conclue avec une nouvelle observation de Jupiter qui, cette fois-ci, pète le feu. Le point noir qui semble être l’ombre de Ganymède (mais cela reste à confirmer) semble bien mieux défini par rapport tout au début. J’y reste pendant un bon moment, mais comme l’heure a tendance à tourner trop vite, je décide de tout arrêter, puis de tout remballer. Bilan de la nuit d’observations ! Après de longs jours avec une météo des plus exécrables, j’ai pu enfin refaire une belle séance d’observations visuelles tout en invitant un membre de mon club à venir me rejoindre chez moi pour y passer un moment très convivial. Cette nuit-là, point d’astrophoto lunaire, ni de « Live Stack ». Non, cette nuit-là, c’était le moment de se retrouver et de partager nos observations. Le Dobson avait pour lui la résolution, tandis que la lunette avait pour elle l’incroyable finesse des images à l’oculaire. Dans tous les cas, mes deux instruments nous auront énormément de bonheur. En attendant la prochaine observation, je vous remercie de m’avoir lu et je vous dis à bientôt !
  11. hello, hier soir j'ai décidé d'aller à l'observatoire de la sirène qui existe depuis 20 ans (petite participation demandée mais ça les vaut vraiment!) Altitude 1100 proche de Saint Christol, après 45 mn de route parsemé de champs de lavande je me gare et je fais la connaissance de la maîtresse des lieux qui me fait visiter. J'installe mon dob pour qu'il prenne doucement la température et on m'offre un café j'en profite pour des photos des lieux, on aperçoit les alpes la vue est vraiment à 360 degré, le Ventoux sur le côté, belle soirée à venir Photo d'ambiance avec quelques coupoles en remote et la coupole du 400 mm Le 625 mm coudé, vision de saturne magique un peu plus tard dans la soirée Ce lieu est accessible aux handicapés et on peut donc observer assis devant le 600 Ensuite observation avec mon dob mais surtout avec celui de l'observatoire (suite problème sur mise en station qu'il faut que je règle grr), merci encore pour le prêt avec en plus un nagler 31 ❤️ Ensuite, j'ai décidé de faire des photos à l'apn, la vision de la voie lactée était magique, le vent était tombé complétement, le calme règne sur les lieux APN Nikon D3100 non dé filtré poser avec un scratch sur le tube du goto 10X30 sec 1600 iso focale 18 mm F/3.6, l(objectif n'est pas d'une grande qualité surtout à cette focale les distorsions sont bien visibles même sur cette image cropée mais j'aime l'ambiance. Pas de master dark ici (oubli!!) Plus bas très proche de l'horizon le double amas de Persée maintenant au 135 mm F/5.6, 10X30 sec 1600 iso (cropé lui aussi) + dark Petit Zoom Petit à petit je commence à ranger et j'en profite pour ajouter des photos d'ambiance au petit matin, il était 4H30 avec les pléiades en haut à droite côté lever du soleil La nuit a été extrêmement calme sacré sensation. Sacré bon moment avec surtout une qualité du site incroyable, arrivée 5H30 petit déjeuner et au lit Bon ciel à tous
  12. Au cas où vous n'allez pas voir la rubrique Astronomie magazine de ce forum, ce post pour vous inviter à lire le croa sur la double galactique USGC 0751 de Yann Pothier et la nébuleuse planétaire M 2-9 de Fabrice Morat à l'honneur dans le n°110 d'Astrosurf Mag. Tout sur le lien http://www.astrosurf.com/topic/147445-n°110-croa-suite-aux-articles-de-yann-et-fabrice/
  13. La première sortie officielle d'AG33 depuis 6 mois Beaucoup de monde du forum à cette sortie officielle du samedi 12 juin 2021… Denis, DUDUGAZ, Ju, Marco Piccolo, Patou, Sébastien D., Thomastro, VEGA33 et moi-même Quelques astrams, plus ou moins avertis, sont venus partager ce cours instant au Mémorial… afin de renouer avec le présentiel et/ou glaner quelques conseils. Les visiteurs n’étaient pas en reste avec une grosse dizaine de curieux, y compris 3 enfants. Le premier spectacle fut le coucher du Soleil. Puis, les minutes passant et la lumière s’amenuisant, ce fut d’abord le jeune croissant de Lune qui se montra, suivi de près par Vénus. Certains avaient installés leur setup photos bien décidé à profiter de cette belle météo, quitte à passer la nuit sur place. Le temps fut pris pour détailler ce petit bout de Lune qui se dévoilait timidement. Vénus n’offrait pas un grand spectacle mais elle avait le mérite d’être là. Encore quelques minutes et on put pointer les étoiles doubles : Alcor & Mizar et Albiréo. Certains visiteurs arrivèrent vers 22h car ils venaient d’assister à un concert en plein air au centre bourg du village. A peine le temps de fêter l’anniversaire d’un astropote en partageant muffins et cidre, un regard sur la montre et il était déjà 22h55. Il fallait plier pour ceux qui souhaitaient rentrer chez eux. On aurait bien souhaité prolonger ce moment, d’autant que quelques belles filantes avaient fait aussi leur apparition, ainsi que les étoiles les plus brillantes dessinant petit à petit les constellations du ciel d’été. Mais après 6 mois de disette, ce fut une sacrée première !
  14. Salut à tous ! Seul à la maison avec Cidélie – âgée de 5 mois – je doutais fortement pouvoir assister à ce petit évènement astro de jeudi dernier. Après lui avoir donné ses 90 g de purée poireaux-pommes de terre – si vous vouliez tout savoir – j'étais attelé à lui faire boire ses 200 mL de lait infantile lorsque je constate par la fenêtre que le ciel est bien dégagé. Un poil voilé, peut-être, mais si peu. Il est alors midi passé. Autant dire que niveau préparation, je suis un poil charrette. Je commence alors à calculer comment je pourrais m'organiser le plus efficacement possible pour réunir tous les éléments nécessaires à une prise de vue en un temps record. Le doux son d'un rôt tout droit sorti des entrailles de la Terre pour faire trembler mon tympan gauche m'extirpe de ma rêverie. On peut attaquer la deuxième moitié du biberon. Je pensais donc à tous les accessoires qu'il me faudrait aller chercher aux quatre coins de la maison, en essayant de n'omettre la moindre bague par un assemblage en pensée de toute la chaîne d'acquisition. C'est alors que je me remémore le message de Caro m'indiquant qu'elle était partie ce matin en emportant mes clefs par erreur. Impossible, ainsi, d'aller chercher la rallonge électrique rangée à la cave. Il me faudrait alimenter le télescope autrement. N'ayant pas trouvé d'autre solution, j'opte pour l'utilisation d'un onduleur à poser en vrac dans le jardin. Il va biper en permanence, mais sa batterie devrait me permettre de suivre l'évènement. 12h15, je pose tranquillement Cidélie dans son parc, lui lance son album de chansons préférées, empile tous ses jouets sur elle façon Everest, lui sourit tendrement puis prends mes jambes à mon cou façon Bip-bip et le Coyote. Tous les accessoires réunis – je pense n'avoir rien oublié, j'ai même pensé à mettre la batterie du reflex à charger – je presse fermement et avec conviction la poignée de la porte d'entrée. Qui ne bronche pas d'un millimètre. Les clefs. Caro est partie avec mes clefs. En m'enfermant à l'intérieur. Sans autre issue possible, dans une maison vigneronne où le rez-de-chaussée est en fait au premier étage. Merde merde meeeeeeeerde. Un poil dégoûté, je jette un regard à tout le matériel réuni au milieu de la pièce. C'est quand même ballot... Non, il reste une issue. LA fenêtre. Il y a une fenêtre qu'on a presque oubliée parce qu'elle est toujours fermée, volets compris, partiellement condamnée par ailleurs par quelques ustensiles de jardin qui son posés sur son rebord intérieur. Elle donne sur une galerie mâconnaise, où nous avons entrepris de rénover un meuble depuis bien trop longtemps maintenant, plaqué au mur contre les volets de ladite fenêtre. Je dégage donc tout ce qui encombre l'accès intérieur de la fenêtre, l'ouvre en une dégringolade de poussières centenaires et autres multiples générations de toiles d'araignées puis déploie glorieusement les volets. Puis déploie glorieusement les volets. Heu, ah non, ça s'ouvre pas. Le meuble ! Et merde. Je force sur les volets comme je peux pour essayer de dégager un peu le buffet, parviens à glisser un bras, puis tire sur le meuble qui ne bronche pas. On n'est pas rendu. 12h30. En poussant sur le meuble à la limite de la perte d'équilibre, je parviens à faire passer l'un des deux volets. Je me glisse dans l'entrebaillement, et me retrouve enfin dehors, des toiles d'araignées dans les cheveux sous les yeux ahuris d'un automobiliste garé de l'autre coté de la route. Pas le temps pour les faux-semblants, je suis à la bourre. Mais dehors ! Je dégage le buffet, ouvre complètement la fenêtre et rerentre à l'intérieur. Comme il va bien falloir faire passer le télescope par la fenêtre – un Schmidt-Cassegrain Meade LX90 sur table équatoriale – j'entreprends son démontage afin de le sortir par morceau, puis le remonte pièce par pièce de l'autre coté du mur. Après plusieurs allers-retours par la fenêtre, je n'ose même pas jeter un œil à l'automobiliste toujours présent. j'installe le tout dans le jardin, rythmé par les bips de l'onduleur agonisant. Alors évidemment c'est la guerre, je vous passe donc les détails de la mise en station à l'arrache, de la mise en température inexistante, de la mise au point impossible à cause d'une turbulence de tous les diables, et de putain-comment-on-fait-déjà-pour-mettre-ce-foutu-autostar-en-vitesse-de-suivi-solaire. Je balance une centaine de poses en mode rafale. Jette un œil aux images, PAR-FAIT ! Bon en fait non, hein, c'est tout flou. Mais au point où j'en suis, je suis presque surpris de voir que le Soleil est dans le cadre, et qu'il y a encore un morceau d'éclipse. Pas trop le temps de tergiverser, Cidélie a entrepris de décapiter Poppi. Après avoir sauvé la mise du malheureux singe, je démonte le tout. Et m'aperçois alors que je n'avais pas serré la vis centrale du trépied. Vous savez, l'unique grosse vis, celle qui tient à peut près tout. Avec une prise de vue en rafale au reflex et un petit souffle d'air, sur un télescope en porte à faux posé sur une table équatoriale flottante, tu m'étonnes que tout soit flou... Bon, mission accomplie, j'en ai chié comme un rat crevé pour faire une série d'images pourries, je peux tout ranger et formater ma carte SD. Après avoir tout rentré – par la fenêtre, je rappelle – sauf le télescope, qui attendra, je suis tout crasseux et dégouline de sueur. Tandis que je me serre un verre d'eau, j'entends les pneus de la voiture de Caro crisser sur les graviers, pour une arrivée en catastrophe, très déçue de m'avoir ainsi bloqué. Finalement, tout est bien qui fini bien. Sur la plus de centaine d'images obtenues, il y en a UNE de nette. Me demandez pas comment c'est possible, j'en n'ai pas la moindre idée. Vous trouverez donc le résultat de cette aventure épique en pièce jointe, l'unique rescapée de cette course contre la montre, quelques millions de pixels capturés en 1/500 de seconde à 100 ISO par un boîtier Canon EOS 600D derrière un Meade LX90 203/2000 avec réducteur de focale F/6,3, filtre Astrosolar densité 5, depuis Juliénas, en Beaujolais. Traitement sous Darktable. Ce n'est certainement pas la plus belle des images, mais ça fait un sacré souvenir Bon dimanche à tous ! Cyp
  15. Quand la Lune frôle le Soleil Jeudi 10 juin 2021, de 11 h à 13 h, une éclipse partielle du Soleil était annoncée sur toute la France. A Bordeaux, la partialité était de 16%. Il n’en fallait pas plus à l’équipe d’animateurs d’ASTRONOMIE GIRONDE 33 pour se réunir après cette longue période de disette, et inviter le public à ce moment magique et rare. L’autorisation préfectorale acquise, la commune de Saucats a autorisé l’accès au pré communal du centre bourg, et un accès à l’électricité. Ceci a permis à 4 classes de primaire de l’école des Turritelles d’assister à l’événement. Dix postes d’observation ont été déployés et des vise-éclipses étaient mis à disposition, ainsi que du gel hydroalcoolique, sur la table d’accueil. Parmi les télescopes et lunettes avec filtre pleine ouverture, une lunette solaire Lunt permettait de voir les éruptions solaires. Un solarscope projeté l’ombre du Soleil éclipsé. Un tube Newton avec appareil photo capturait une image par minute et renvoyait les poses sur un écran d’ordinateur. Sur un Dobson 400, on pouvait voir le relief lunaire en ombre chinoise… impressionnant !! La centaine d’enfants et la cinquantaine d’adultes venus en curieux ont été ravies du moment. Les enfants, séparés en deux groupes de 50 (2 classes à la fois), étaient très intéressés et concentrés sur le spectacle. Par groupe de 5, les enfants papillonnaient d’un poste à l’autre, questionnant et écoutant attentivement les explications des animateurs-bénévoles. A midi, après le départ des élèves, ce sont les adultes qui ont profité des connaissances des astronomes amateurs. Certains avaient été cherché leurs enfants à l’école, de ceux qui n’avaient pas pu assister au spectacle, pour revenir avec eux voir la suite de l’événement qui, à midi, avait atteint son maximum. Les salariés de la Réserve Naturelle géologique de Saucats sont venus aussi jeter un œil à leur pause repas. Les deux heures ont filé à la vitesse de la lumière… à peine le temps de dire ouf et c’est déjà fini. Après 6 mois d’inactivité en public, et de séparation avec les astropotes, cette reprise a été revigorante et nous a rappelé à quel point nous aimons partager notre passion avec le public… et en particulier avec les enfants ! N’hésitez pas à venir nous rejoindre sur le pré communal lors de la journée du samedi 26 juin où le matin nous ferons l’Astro-rencontre et l’après-midi fera place au Festival du Soleil ! Quelques photos de l’animation : . . . . . . (Photo prise au smartphone à l’oculaire de la Lunt au moment du maximum – crédit Corine Yahia)
  16. Bonjour à tous J’ai le plaisir de vous présenter un projet arrivé à son aboutissement. Je projetai depuis quelques années de changer d’instrument et de passer sur plus gros. J’observe régulièrement de chez moi (campagne Sqm 21,3) et aussi en montagne dans les Pyrénées (sqm 21,75). Je possédais un explore 300 précédemment qui me donnait satisfaction mais il manquait un peu de patate et de finesse… Quand la diamétrite vous gagne… Déjà une petite photo pour vous présenter le bestiau. Le cahier des charges : - L’instrument le plus gros possible et transportable que je puisse mettre en œuvre seul (ca dépend des gens mais je me suis fixé de 450 à 508mm) - Une très bonne optique (dommage d’avoir un cheval de course qui boite.) - De bons mouvements fluides et pas de freins - Structure très rigide car FD Rapide - Double cage pour la rigidité /pratique et protection secondaire - Pas de GOTO (j’aime bien chercher au TELRAD) - Une possibilité de suivi avec table équatoriale (voire même de photo occasionnelle) - Optimisation pour utiliser une bino ( Denkmeier Binotron 27 dans mon cas) Optique : Après moultes comparatifs, devis et négociations j’ai jeté mon dévolu sur le travail remarquable de Normand Fullum. Ses prix sont assez concurrentiels et sa réputation n’a jamais été mise en doute. Le poli du miroir est vraiment excellent et le vendeur est très accessible. Voir avec lui pour les frais de douane…. :p J’ai échangé quelques mails avec lui en quelques mois et j’ai finis par avoir un très bon prix sur un de ses miroirs pendant la période Covid un peu creuse pour lui au canada. Le miroir est en supremax , fait 39mm d’épaisseur pour 508mm taillé à 3,3. J’ai une focale de 1688 et de 1941 avec le paracorr 2. Le secondaire vient de chez Antares optics aux êtats unis. C’est un 140mm avec une excellente régularité de surface. Mécanique : Le nombre d’artisans actuels pour la réalisation de télescopes de cette gamme est vite limité… On entend surtout parler de Df/SD /Stellarzac et Sv et plus récemment Doctelescope... Je leur ai tous demandé de me faire un devis (sauf pour le plus cher…). J’allais quasiment franchir le pas avec l’un d’entre eux quand une connaissance m’a parlé de Fred Amirayan (ARP 83). J’ai un peu fouiné sur son site et j’ai vu que son travail avait l’air très soigné. Je n’ai finalement pas mis très longtemps à me décider à réaliser le projet avec lui. Les raisons : - Travail hyper soigné (il fait tout sur demande !) - Suivi tout le long du projet avec photos etc.. - Prix concurrentiels - matériaux de qualité (Carbone 35mm , bois de bouleau…) - Le barillet : 18 points à 4 points d’appuis latéraux pour mon miroir (une pièce d’orfèvrerie) - Travail en France, il est plus facile d’aller chercher le scope et/ou de le faire modifier. Mouvements et stabilité : En bref, après quelques utilisations je dois dire que le télescope est un vrai bonheur à utiliser ! Le télescope est toujours hyper stable et respire le solide. Ce n’est pas de l’ultra léger mais ça n’est pas ce que je lui demandais. Les mouvements en azimuth sont freinés par le contact du téflon sur la table équatoriale. Les mouvements en hauteur sont assurées par un couple Téflon / roulements (2 et 2). Pas besoin de freins ni contrepoids alors que j’utilise une tête bino qui pèse un bon 1,5kg avec un porte filtre ! Montage et collimation : Fred m’a confectionné un système de montage rapide vu que je sors régulièrement en montagne avec. Je monte le scope en 5 Minutes chrono. J’ai identifié les 4 tubes carbones pour avoir un réglage qui bouge le moins possible à chaque remontage. Et ça fonctionne ; Je n’ai qu’une petite rectification à l’autocollimateur Catseye à chaque remontage (je rappelle que c’est 7 fois le trajet optique donc on est assez loin de la précision au laser). Je ne touche presque pas au primaire. Les molettes de collimations sont très bien faites (vis tirantes incorporées au poussantes) Refroidissement du miroir : Après quelques discussions avec des habitués du forum et des gros dobsons, je souhaitais que le scope soit rapidement en température. C’est un problème récurrent sur les gros dobs, on est donc partis sur 3 ventilos en dessous et 4 ventilos au niveau du miroir sur le côté pour enlever la couche limite. Je peux activer les deux en même temps ou les différencier. Table équatoriale : J’aime bien trouver mes cibles et j’avais acheté cette table ( Tom’O) d’occasion avant la réalisation de ce projet. J’ai donc demandé à Fred de me l’adapter spécialement pour ce dob (il a réalisé un axe fixé à la table qui se glisse directement dans le rocker). Le scope est tellement ramassé avec ce FD à 3,3 que je le laisse carrément posé sur un support roulant avec sa table équatoriale tout monté dans ma chambre et je le sors comme ça ! Sans la table le Po doit se trouver à un petit 1,60m, avec à 1,75 au zénith. Transport : Je possede une 308 Break, il rentre mais je n'ai pas des tonnes de place non plus. Vous pouvez remarquer les axes qui dépassent sur le coté. Ils sont amovibles mais je les laissent à poste. je peux rajouter en 2 min des roues pour monter le scope dans la voiture à l'aide de rampes. Premières soirées : J’ai pu utiliser trois fois de télescope à la maison. C’est la première fois que j’ai un aussi gros diamètre en ma possession mais j’ai très régulièrement la possibilité d’observer avec mon voisin qui possède un 620 (oui oui je sais j’ai du cul xD). Mes premières impressions sont excellentes. Le piqué est superbe quand le télescope est à température (45min avec les ventilos je dirais). J’ai déjà pu voir que le FD court imposait une collimation PARFAITE ! Dès que mes images à l’autocollimateur sont un peu décalées je constate une perte de qualité de l’image (je l’ai vu sur mars), heureusement qu’il tient bien la colim ! Les premiers objets que j’ai pu observer ; M13 /M101/M51/ l’œil de chat/ de nombreuses galaxies dans la vierge / quelques amas et d’autres nébuleuses planétaires… UN REGAL. Sur M51 je vois depuis mon jardin le pont de matière qui relie les deux galaxies et de nombreux détails dans les bras… J’ai l’impression que le grossissement est très bien tenu par le télescope, les images se dégradent à partir de 400 fois mais j’ai pu pousser à 500 le meilleur soir des trois sorties sur l’œil de chat. j’ai pris une baffe sur pas mal d’objets.. Vivement le test à la montagne Binoculaire : Denkmeier binotron 27 Je l’utilise pour le moment avec une paire de Pano 24. Je l’utilise avec le commutateur de puissance (1,3X ; 2,3X et 3X qui me donnent environ 90x/160x/220x) et je vais tester d’ici peu avec une paire de Pentax xw 10mm. =) Le résultat est tout simplement bluffant. Sur les amas, c’est juste exceptionnel. Le piqué est aussi bon qu’avec mon paracorr 2 et les pentax Xw en mono. Le confort d’observation est incroyable. Sur les galaxies, je perçois la même quantité de détails même sur les galaxies faibles mais je constate une petite perte de luminosité (je le vois surtout à l’assombrissement du fond de ciel). J’ai quand même pu observer des galaxies autour des magnitudes 14. Je trouve que la différence majeure est dans les grossissements. Quand je peux pousser facilement à 400 voire plus en Mono, il est difficile de faire la même chose en bino. A 220 je trouve que l’image se dégrade un peu, je me demande si c’est parce que je dois reculer un peu la bino pour avoir la map à se grossissement ? Voilà pour mes premières impressions , j’ai vraiment hâte de tester ce petit bijou en montagne. J’espère que ça éclairera ceux qui sont dans la même recherche =)
  17. Bonjour la France ! J'ai rédigé un nouveau CROA dans le forum du groupe "binoculaires". Comme il s'agit d'un compte-rendu d'observation strictement visuelle, j'ai pensé à venir ici pour le signaler Je ne dessine pas encore, mais j'y pense, tant la nuit décrite fut riche en (re)découvertes. Mes plus belles courbettes, Bob
  18. Ami(e) des jumelles, salut ! Enfin ! Enfin, j'ai pu bénéficier d'une nuit complète et correcte pour m'user les yeux - dans le ciel de Mai - derrière mes binoculaires APM 150ED à 45° ! Mes derniers véritables ébats avec la chose remontent à la conjonction Jupiter-Saturne de l'année dernière : je ne m'en suis pratiquement pas servi cet hiver. La faute à un emploi du temps chargé, à une météo contrariante, à une pollution lumineuse invitant à tailler la route et à ma frilosité de camping-carriste dépourvu de camping-car. Comme je dois partir dans la montagne pour observer, les températures négatives sont garanties et plusieurs de mes "spots" sont même inaccessibles, leurs routes enneigées et fermées. Cette dernière semaine (golden week), je n'y croyais guère : Lune gênante, météo pessimiste... jusqu'à Dimanche après-midi, c'était sans espoir. Puis l'éclaircie est venue, trop tard pour la plupart des astrams japonais qui reprenaient le collier ce Lundi matin. Moi-même n'aurais(*) pas du sortir, mais j'étais trop frustré, en mal d'observations ! Alors, mon épouse s'est organisée pour que je puisse partir observer au mont Myogi de Dimanche à Lundi (oui, je suis un mari comblé). Et j'ai passé une super nuit ! Pour mémoire, le "spot" du mont Myogi est un parking de temple Shinto, dans la moyenne montagne (700m), à 100-120 km au nord-ouest de Tokyo. Le ciel y est de qualité correcte (Bortle 4) avec un quart/tiers - selon la nébulosité - de l'horizon Est pollué par la plaine semi-urbanisée dans laquelle j'habite. Vers le sud, c'est propre ! Depuis chez moi, il me faut une petite heure et demie de conduite pour rejoindre le site. Quand j'y suis arrivé, j'ai noté avec plaisir que je n'étais pas seul : malgré la fin des congés, une douzaines d'amateurs avaient fait le déplacement et s'installaient déjà. Je n'ai pas remarqué de gros Dob : comme (presque) toujours, les japonais privilégient la prise de vue à l'observation visuelle. Nous avions donc une majorité de lunettes APO sur montures Taka, plus un ou deux tubes genre Epsilon... tout le monde travaillait derrière son écran de portable, sauf Bibi, vissé à ses paires d'oculaires jusqu'à l'aube. Je ne détaillerai pas davantage, il faisait déjà sombre et le temps que je me pose, les observations commençaient. J'ai pris soin de garder mes distances d'avec ce beau monde : je me méfie des astrophotographes. Cette engeance du diable a tendance à émettre plus de lumières qu'il ne faudrait ! En l'occurrence, mes condisciples ont également émis bien des sons, j'y reviendrai plus tard... Je m'étais concocté un programme aux petits oignons, avec beaucoup de choses à voir, de sorte à me faire une idée la plus correcte possible des possibilités réelles de mon instrument... afin de "mieux" l'utiliser cet été. Des jumelles de 150, ça ne se compare pas aisément avec autre chose et personnellement, du fait de mon historique, je suis bien plus conscient de ce que l'on peut faire avec une lunette ou un télescope ; je ne vais pourtant pas établir de réelle comparaison techniques du style 2x150 versus C8 (ou autre, selon votre bon plaisir), parce que finalement, les images délivrées par mon engin s'apprécient différemment de ce que l'on voit dans un instrument plus classique. C'est d'ailleurs le seul intérêt de ce CROA : je ne l'aurais sans doute pas rédigé si j'avais toujours mon Dob ; à quoi bon vous écrire ce que montre un 300, et de quelle façon ? A priori, vous le savez déjà ! Or donc, place à l'histoire : (à suivre) (*) Avec un s ou un t ?
  19. bonjour a tous, Petit post de présentation donc , Damien 32ans, sur le trottoir d'en face depuis que j'ai débuté l'Astro et donc la photo il y a 1ans et demi. j'habite en région parisienne en seine et marne. je faisais de la photo diurne à la base depuis plusieurs années puis j'ai glissé doucement vers l'astrophoto en me renseignant sur les photos de paysage nocturne que j'aimais beaucoup faire, puis sur l'astropaysage et .... ba me voila ici . j'ai commencé avec une Eq3-2 + 80ed + APN (nikon d5300) avec ces premiers essai : Bon après ca et 2- mois d'apprentissage, je suis passé à l'autoguidage avec mon chercheur 9x50 et une qhy224c. Avoir un autoguidage efficace avec un chercheur 9x50 + une eq3-2 fut une galère sans nom !! mais après 1mois et demi je suis enfin arrivé à faire quelques chose d'un peu prêt stable et qui fonctionne et j'ai shooté, énormément shooté : j'ai aussi essayer de la pose courte une fois avec m57 : La belle Neowise cette été : malgré Le petit diamètre de ma 80ed et puisque j'aime vraiment toucher à tous j'ai voulu m'essayer au planétaire aussi : et l'ISS : (que j'ai tenté une sacré paire de fois par arrivé à ca avec la 80ed ...). et bien sur du lunaire : et quelques VL cette été : Comme vous pouvez le constater une première années d'astrophoto bien chargé !! Je me suis séparé depuis peu de mon eq3-2 pour une HEQ-5 kit rowan, mais.... l'eq3-2 restera dans mon cœur car elle m'a apporté tous de même des photos que j'aime beaucoup (toutes celle de ce post) mais aussi beaucoup, beaucoup de galère ... j'ai décidé que maintenant je diminuerais le rythme des photos pour essayer de rallonger les temps de poses total sur mes photos (>10h) et que j'essaierais de sortir des photos plus qualitative et/ou des photos pano de plusieurs tuiles ect ... Voila les Ami(e)s, j'espère que cette présentation/rétrospective vous plairas et je remercie tous ce qui mont aider et ceux qui m'aide toujours dans cette discipline si ...complexe. à bientôt, au plaisir de vous lire et de regarder vos belle photos
  20. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne au sud des ballots de foin 3 dessins : 9376 à 9378. Arrivé à 21h30, je suis opérationnel en un quart d'heure. Une odeur de fumier assez forte flotte dans l'air malgré le peu de vent. La Lune en croissant 30% va bientôt se coucher. Le ciel semble pas mal ce soir. Mes cibles principales de la soirée sont des amas ouverts du Cygne. Observation 9376 : Be51. Berkley 51 est observé à 109x, mais je ne suis pas sûr de son emplacement, il y a une tache VI4 à 5 par là. A confirmer. Observation 9377 : Ro5. Je n'ai pas de doutes sur l'emplacement de celui-là, Roslund 5, un beau spécimen de ce catalogue! Quelle galère à dessiner tellement il est vaste et riche! A 75x quelques-unes de ses étoiles sont même un peu colorées. J'ai sûrement raté des étoiles. Les moustiques sont chiants, le site en est infesté ce soir. Ils me harcèlent sans parvenir à me piquer. A 23h40 il est temps de mettre le pull en plus de la veste. Je termine sur une galaxie des Poissons. Observation 9378 : NGC7824. A 150x, cette galaxie montre son centre un peu flou très très faible. En vision décalée VI1 à 2, elle s'allonge. Je jette un rapide coup d'oeil à Mars avec Sinus Meridiani au milieu, turbulente. Puis je pars vers 0h40. C'est la dernière nuit ici avant longtemps car depuis nous subissons couvre-feux et confinements, ne me laissant que des soirées astro étoiles doubles sur le balcon comme possibilité de garder le contact avec les étoiles.
  21. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne au sud des ballots de foin 3 dessins : 9373 à 9375. Arrivé une heure plus tôt à la nuit tombante, je suis opérationnel à 21h40, le temps d'attendre qu'il fasse suffisamment nuit. De plus j'ai eu des soucis avec le vent, j'ai fini par coller le Strock au plus près des ballots de foin pour s'abriter du vent du Nord-Est. Une barre de diffusion plombe l'ouest entre 5 et 20° de hauteur, et la transparence est perfectible ce soir. Une camionnette a éclairé le site 5 minutes pendant mon installation avant de se garer chez le voisin du Sud. Je vise des galaxies de Pégase, connaissant plusieurs échecs, avec 2 galaxies et une nébuleuse planétaire pas trouvées. Observation 9373 : NGC7194. 150x. Vue VI1 à 2, elle est assez facile une fois repérée. Je dessine ensuite l'amas globulaire Messier du coin. Observation 9374 : M15. Il apparaît déjà au chercheur 9x50 comme une étoile floue assez brillante. Dans le champ du télescope à 75x, il est bleu ciel et très condensé, avec un centre très marqué à 75x. Je grossis aussi 218x. Il est brillant, plus petit que dans mes souvenirs. Il est dense et riche. C'est un dessin rapide en plus grand champ que d'ordinaire pour inclure l'étoile brillante sinon je serais monté jusqu'à 343x. Cette méthode de dessin rapide repose sur le fait de ne pas placer toutes les étoiles une à une, mais par zones en respectant les densités et les lignes d'étoiles. A 23h il fait frisquet, je mets le pull. Des moustiques sont présents mais moins que lundi dernier. Observation 9375 : NGC7437. Cette galaxie est limite, vue 25% du temps en vision décalée (VI4), mais confirmée plusieurs fois. Elle me semble allongée et assez large. Après une galaxie de Pégase, je suis fatigué à 23h55, faisant du coup une sieste de 20 minutes dans la voiture avant de remballer à 0h15 puis partir.
  22. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne au sud des ballots de foin 4 dessins : 9369 à 9372. Je suis prêt à 22h20. Un gros engin agricole accapare une bonne partie de l'emplacement, je m'installe à l'Est de lui, il masque en partie la pollution lumineuse de l'agglomération parisienne dont le phare de la Tour Eiffel. Mars est à 10° de hauteur pendant mon installation. Elle montera suffisamment pour la dessiner en fin de sortie. J'ai chaud, j'aurai toute la séance sur les épaules juste ma veste sans pull. Je dessine des galaxies du Dauphin malgré des moustiques agressifs et un avion à hélices bruyant dont le passage me semble du coup bien long. Observation 9369 : NGC6988. Cette galaxie m'échappe à 75x. Par contre à 150x je l'ai vue à plusieurs reprises au même endroit, VI4 à 5, diffuse et allongée. Observation 9370 : NGC6972. Comme la précédente, elle n'est pas vue à 75x, mais ce n'est pas dû à sa faiblesse, mais à son aspect presque stellaire. Même à 150x, je l'ai confondue au début avec une étoile. Une fois repérée à ce grossissement, je la retrouve très discrète à 75x. Très faible à VI1, elle me confirme en vision indirecte à 150x sa nature de galaxie. Observation 9371 : NGC6969. Et de 3, cette galaxie non plus n'est pas vue à 75x. Je la détecte en vision indirecte VI1 à 2 à 150x, assez facile une fois trouvée. Je termine par Mars alors qu'un moustique insiste en vain pour me piquer. Observation 9372 : Mars. Diamètre 20,9". Méridien central 48°. 480x, avec filtre rouge W23A. Turbulence 5 sur 5. J'utilise le filtre car les images sont trop turbulentes. Entre cette forte turbulence et le petit vent qui fait tressaillir l'image, c'est dur de la décrypter. La zone visible ce soir englobe Aurorae Sinus, Mare Erythraeum, et Coprates qui se lève. Je remballe à minuit et demie.
  23. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne au sud des ballots de foin 10 dessins : 9358 à 9367. Le ciel est bien plus transparent qu'hier. Notamment la Voie Lactée est de nouveau visible de l'Aigle à Persée. Je suis prêt à 23h15. J'entame la nuit avec un dessin de Saturne dans le Capricorne. Observation 9358 : Saturne. 343x. Turbulence 4 à 5, ça se dégrade. Il faut dire qu'elle a déjà franchi à la baisse les 20° de hauteur. Le gabarit est pile exact, le pôle Sud affleure de peu sous l'anneau. J'ai avant regardé Jupiter bien turbulente, avec l'ombre du satellite Ganymède vers un bord. Les moustiques sont de nouveau là. J'observe ensuite un amas globulaire de la Lyre. Observation 9359 : M56. Vu comme une petite tache floue très faible au chercheur 9x50, il est déjà résolu à 75x. Je l'observe à 150x, puis 218x qui me semble être le grossissement optimal. Une barre d'étoiles mal résolue se remarque dedans. L'amas est assez faible à 218x. En définitive, cet amas globulaire est déjà pas mal résolu sur fond laiteux, il fourmille de multiples étoiles en vision indirecte. L'odeur de bétail des vaches de la ferme flotte dans l'air. La cible suivante est une nébuleuse planétaire du Cygne. Observation 9360 : PK64+5.1. Ponctuelle à 75x, cette nébuleuse planétaire au doux surnom d'Etoile Hydrogène de Campbell ne réagit pas aux filtres Oxygène 3 et HBêta. Assez brillante, elle est différenciée des étoiles quasi ponctuelles à 480x (merci la turbulence modérée) car plus floue. Le Strock n'apporte pas assez de lumière pour voir la couleur rouge détectée au Dobson 508 et qui doit lui valoir son surnom. Une voiture est passée vers le nord. Une proto-nébuleuse dans le Cygne rejoint la liste des observations accomplies de la nuit. Observation 9361 : Mi92. Minkowksi 92 ou Nébuleuse de l'Empreinte de Pas se montre ponctuelle considérablement faible à 75x. La turbulence de 2 à 3 sur 5 me permet de la dédoubler difficilement en vision indirecte à 480x, elle reste minuscule à ce grossissement. Elle réagit très peu aux filtres interférentiels, comme on pouvait s'y attendre de part sa nature. Je suis allé faire coucou aux vaches de la ferme et j'ai mis le manteau face à la température descendante. Je pointe Mars dans les Poissons. Observation 9362 : Mars. Diamètre 20,6". Méridien central 88°. 480x, sans puis avec filtre rouge W23A. Turbulence 3 sur 5. La vision est centrée sur Aurorae Sinus, Coprates et Mare Erythraeum. Solis Lacus se montre à l'Est. Je vois encore une légère phase. Le filtre rouge aide bien. Il y a plus de turbulence qu'hier mais une meilleure transparence. Le Strock se dirige ensuite vers les galaxies de Pégase. Observation 9363 : NGC7620. Repérée à 109x, elle est mieux vue à 150x, très faible et petite. A 2h30 le croissant lunaire apparaît bas dans un voile à l'Est. Observation 9364 : NGC7628. Pas vue à 75x, elle est comme la précédente très faible et petite à 150x, et condensée. Les passages d'avions bas se sont succédés cette nuit dans un couloir Est vers Ouest. Observation 9365 : NGC7568. 75x, 150x. Elle n'est pas évidente à repérer, il faut dire qu'une fois cela fait, elle demeure à la limite en vision indirecte, vue VI4 à VI5. A 3h20 je suis fatigué, avant une demi-heure de sieste dans la voiture. Je termine par des galaxies du Bélier. Observation 9366 : NGC776. Tentée à 75x, je ne la vois qu'à 109x, très faible et diffuse. Observation 9367 : NGC765. Soupçonnée à 109x, elle est confirmée à 150x, vue VI2 (75% du temps en vision décalée). Des cirrus dans le nord du ciel s'étalent. Vénus dans des voiles est diffuse à l'Est à 4h30. A 4h50 après un échec sur une galaxie du Bélier, je m'assoupis sur le télescope. Je remballe et dors ici jusqu'à 8h.
  24. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne au sud des ballots de foin 7 dessins : 9351 à 9357. Après une sieste chez moi, je suis arrivé vers 23h45. la transparence est mauvaise, le ciel est très laiteux. Ce sont les particules des feux de Californie dans la couche d'altitude des jets stream qui en sont la cause. Du coup le ciel est Bortle 5 au lieu de 4. Je me lance dans un dessin de Mars gêné par le vent du Nord-Est 20 à 40km/h. Je relève la jupe du Strock pour diminuer l'impact du vent. Observation 9351 : Mars. Diamètre 20,5". Méridien central 79°. 480x, sans puis avec filtre rouge W23A. Turbulence 3 à 4 sur 5. Le vent gêne, l'image tremblote. Elle pâtit aussi du chromatisme atmosphérique car la planète est encore basse. Je repère la zone d'Aurorae Sinus, Coprates, Argyre, Mare Erythraeum. C'est frustrant, sans le vent ça pourrait être pas mal. L'impact de l'absorption atmosphérique est sensible. Le filtre rouge améliore. Sans filtre, je décèle des nuages au limbe Est. Puis je déplace le télescope et le reste des affaires à l'abri du vent plus à l'ouest, avec la voiture et une partie des ballots le protégeant. J'aurais dû y penser avant! Ca ne souffle plus à cet endroit et le vent tombe plus tard. Les amas ouverts de Cassiopée passent encore assez bien dans cette crasse. Observation 9352 : NGC366. 75x, 150x, 218x. Il est brumeux à 75x, pas très fourni, mais mieux loti à 218x où 2 étoiles doubles ressortent. Un hoquet gênant se déclare à 1h30, mais heureusement éphémère. Observation 9353 : St3. Stock 3 s'apparente plus à un astérisme à 75x, et devient assez fourni et intéressant à 150x. A 3h le croissant lunaire à un tiers de phase se lève à la limite des ballots à l'Est. Les moustiques me harcèlent de 2h30 à mon départ. La crasse fait une barre sombre sur l'horizon ouest. La turbulence est faible (2 sur 5) à 150x. Observation 9354 : NGC225. 75x, 150x. Je note qu'il est fourni et assez esthétique. Après 15 minutes de repos, je retourne sur les amas ouverts de Cassiopée. Les moustiques sont agressifs. Observation 9355 : NGC659. Repéré condensé à 75x, il est pas mal, bien résolu en grossissant 2 fois plus. Observation 9356 : NGC654. Cet amas est lui aussi condensé à 75x. Il reste petit à 150x et dévoile ses étoiles faibles. A 4h, re-dessin de Mars. Observation 9357 : Mars. Diamètre 20,5". Méridien central 146°. 480x, sans puis avec filtre rouge W23A. Turbulence 2 sur 5. Je glane plein de détails dans l'hémisphère Sud, mais subtils à part Mare Sirenum, en forme d'intégrale. Je remarque le liseré plus sombre sur une partie de la calotte polaire. Les images sont bien meilleures qu'en début de nuit. Le filtre rouge rehausse le contraste. Il reste un peu de phase, comme en atteste le bord plus flou de ce côté. Vénus s'est levée très atténuée par la crasse, évoquant par sa couleur Mars! Orion basse est quasi effacée dans ces conditions. Je pars à 4h50.
  25. Dobson 508/1920 Champ des tentes canadiennes au domaine de Pradines, camping de Lanuejols dans le Gard. 8 dessins : 9342 à 9349 Des nuages épars et la Lune en croissant m'accompagnent en début de nuit à 22h. C'est d'ailleurs la dernière nuit du séjour. Elle commence avec un échec sur une nébuleuse planétaire de Céphée. Je trouve par contre une autre nébuleuse planétaire, dans Cassiopée cette fois-ci. Observation 9342 : PK111-2.1. J'ai galéré pour la trouver à 85x, par blinking Oxygène 3, vu qu'elle répond bien à ce filtre. Elle est assez brillante à ce grossissement. A 631x, elle me montre des extensions en vision indirecte notamment au sud. J'observe ensuite une nébuleuse diffuse de Céphée tandis que la Lune se couche à 23h20 lors du dessin. Observation 9343 : IC1470. Elle ne réagit à aucun filtre (Oxygène 3 ou HBêta) ce qui la classerait dans la catégorie des nébuleuses à réflexion. Petite à 85x, elle est évidente à 201x, sans filtre, assez faible, ronde. Je poursuis sur des amas ouverts de Céphée. Observation 9344 : NGC7510. Je le repère dans le champ du chercheur 9x50 comme une petite tache. Au télescope, à 201x, il est fourni, concentré, brillant, avec ses étoiles brillantes à perceptibles. Observation 9345 : K19. A 201x, cet amas ouvert est concentré et fourni. Fatigué à 0h50, je m'abandonne à une sieste dans la voiture jusqu'à 3h. Les affaires sont trempées au réveil, l'humidité épargnant fort heureusement les optiques. Je finis le séjour avec un baroud d'honneur aux galaxies Arp des Poissons jusqu'à la fin de la nuit à 5h. Observation 9346 : PGC4789 = Arp48. Très faible, cette représentante du catalogue Arp est visible à 85x et 201x dans le même champ que la suivante Arp à observer, Arp119. Elle est difficile à détailler à 276x. J'y note des nodosités limites, VI4 à 5. Observation 9347 : PGC4748/50 = UGC849 = Arp119. A 276x, cet objet est double comme en attestent les 2 références PGC, comportant PGC4748 faible et condensée, et PGC4750 diffuse et très faible. Observation 9348 : UGC827 = Arp128. A 276x, cet objet se dédouble en 2 galaxies faible et VI2, tandis que je n'y voyais qu'une tache unique à 85x. La séparation à 276x n'est effective qu'en vision indirecte. Observation 9349 : UGC717 = Arp11. Vue dès 85x, elle montre 3 galaxies à 276x : UGC717 faible, UGC719 très faible, PGC4123 vue VI2, et une tache VI4 que j'identifierai comme un groupe serré irrésolu d'étoiles sur les photos, prise pour une autre galaxie lors du dessin. Je remballe le haut et le miroir primaire du télescope avant d'aller dormir à 6h. Depuis, avec les restrictions de la crise sanitaire Covid 19, ce télescope n'est plus ressorti jusqu'à ce jour.