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85 résultats trouvés

  1. La Super Lune de Sang 2019… noyée dans les nuages Encore frustrée de la dernière éclipse de Lune, celle de juillet 2018 où les nuages s’étaient invités à la fête, j’espérais beaucoup de celle-ci. Malheureusement, les prévisions météo étant bien pessimistes le dimanche soir, on a dû se résoudre à faire une croix sur cette « Super Lune de Sang » . Pour le boulot à Denis, le réveil sonna à 5 h. En allant voir dehors, je constatais que les nuages n’étaient pas aussi épais que prévu et quelques trouées étaient présentes. Je sortais de la maison et regardais à l’ouest. La vision d’une Lune qui était déjà à moitié immergée dans l’ombre de la Terre me galvanisait. J’appelais Denis pour qu’il profite lui aussi du spectacle. Au vu des belles trouées qui nous laissaient bien voir le spectacle céleste, je filais vers la pièce de la maison où nous gardons le matériel. Je récupérais vite fait mon sac photo, la StarAdventurer et son trépied. On était à Ayguemorte-les-Graves, près de La Brède, pour le week-end et il fallait rentrer sur Eysines, dans la métropole bordelaise, pour la semaine. Je remis mon départ à plus tard. Denis dut se résoudre à aller au travail, me laissant seule avec Chara, notre chienne, pour tenter d’apercevoir la vedette du moment. On voyait encore, par intermittence, les rares éclaircies qui laissaient percevoir le fin croissant lunaire encore illuminé par le Soleil avant d’entièrement se cacher dans l’ombre de notre planète. Le temps de tout installer, les nuages s’étaient refermés en s’épaississant. La longue attente commença. Je savais qu’à 6 h 45, si les éclaircies ne se montraient pas, il me faudrait attendre 2022 avant de pouvoir revoir une si belle couleur rouille sur l’astre sélène. Je pistais, regardais, scrutais les différences dans la chape nuageuse, espérant voir un nuage qui serait moins épais et qui pourrait se déchirer partiellement le temps de son passage devant la Lune. Mais parfois, j’avais l’impression que c’était le contraire… une trouée arrivait du nord et se refermer pile au moment de passer à hauteur de la Lune… Maiis ! Euuuh ! J’étais maudite !!! Cependant, mon attente fut partiellement récompensée, me laissant entrevoir une partie de notre satellite naturelle teinté de rouge sombre. Cela ne dura qu’une seconde ou deux, juste le temps de réaliser mon cadrage et la mise au point. Quelques minutes plus tard, un autre rideau se leva et me permis de déclencher la photo. Mais sur les 5 secondes de pose, la Lune ne montra qu’une partie d’elle durant 2 secondes. La revue rapide de l’image sur l’écran de l’APN me laissa sur ma faim… j’en voulais plus ! Ce n’était pas possible de ne me donner que ce petit bout sans rien de plus ! Je fulminais… et mon attente repris. Chara insista pour rentrer dans la maison. Elle commençait à avoir froid et ne comprenait pas pourquoi je restais à l’affût ainsi, bien qu’elle avait l’habitude de nos sorties nocturnes avec Denis. D’habitude, durant nos séances astronomiques, elle chassait de son côté. Mais là, dans le jardin de la maison, rien ne bougeait, rien ne présentait un intérêt quelconque pour ses sens canins. Alors, je lui ouvris la porte et elle fila se lover sur le canapé. Les minutes s’égrainaient... les voitures qui passaient sur la route, se faisaient plus nombreuses. Les maisons commençaient à s’allumer et les sorties de chaudières et poêles fumaient. Au loin, un coq chantait, un chien aboyait. Je commençais à avoir un peu froid. Je serais bien rentrée quelques minutes pour boire un café chaud mais je risquais de louper une nouvelle éclaircie. Je savais que plus la Lune descendait sur l’horizon ouest, moins j’avais de chance d’avoir une bonne éclaircie. Il aurait fallu un sacré dégagement… Malgré tout je gardais espoir ! Revenant de sa balade nocturne, la petite chatte, prénommée Vénus, avait pris la place de la chienne en s’asseyant à mes côtés et en tentant de comprendre ce que j’attendais. Au bout de quelques minutes, elle se lassa. Elle se leva et, d’un bond, monta sur la table de jardin pour grignoter quelques croquettes mises là à son attention. L’heure de la fin de la totalité arriva et je savais que c’était fini. Malgré tout, je tentais d’apercevoir la sortie de l’ombre. Mais le froid et la déception me poussèrent à entrer dans la maison afin de retrouver un peu de chaleur. Je téléchargeais ma pose unique… on ne voit pas grand-chose. Je verrais bien ce que je peux en faire. A nouveau dehors, je pliais le matos et le rangeais dans la pièce « astro ». Revenue dans la cuisine, je pris un petit-déjeuner. Pourtant je n’avais pas faim… mais je devais rentrer sur Eysines et je savais que la route serait longue… Après 7 h 30, les bouchons étaient d’usage entre l’autoroute et la rocade. Je fis bien de manger car j’ai mis une heure de plus qu’habituellement pour rentrer chez moi. Est-ce que ça a valu le coup ? Oui, tout simplement oui ! La passion… quelle drôle de chose quand même… être heureuse après une Super Lune de Sang noyée dans les nuages ! Photos prises le 21 janvier 2019 à Ayguemorte-les-Graves (33) – Canon 400D avec objectif 90-300, ouvert à f/5.6, focale à 300 mm, sur monture StarAdventurer (sans goto, ni autoguidage). 1 pose de 5s – ISO 400 – Camera Raw et Toshop. Cliquez sur l'image pour voir la full en tiff.
  2. Dobson Strock 254/1200. 9 dessins : 8453 à 8461. Je me suis un peu reposé avant de venir, n'ayant pas récupéré totalement de la nuit d'hier donc je suis arrivé à 22h45. Je commence par d'autres galaxies du Verseau comme la nuit précédente. Observation 8453 : NGC7723. Cette galaxie est évidente à 75X et je la détaille à 109X, 150X et 218X. Elle est intéressante, faible à très faible, car je la soupçonne spirale mais ça reste dur à analyser. J'ai mis juste la veste mais pas le pull, la température étant moyennement fraîche. Le silence de la nuit est troublé un moment par un groupe de camions bruyants qui passe sur la route départementale pas très loin. Observation 8454 : NGC7727. Cette galaxie condensée est considérablement faible à faible avec un centre net. Elle pourrait ressembler à une étoile floue à faible grossissement, mais à 150X le doute n'est plus permis. J'ai fini par mettre le pull et carrément le manteau car le froid devient vif alors qu'il est quasiment minuit. Observation 8455 : NGC7717. Je détaille une autre galaxie du Verseau. Elle est petite, faible et condensée à 150X, à proximité d'une étoile jaunâtre qui egaie un peu le champ. Je subis un petit coup de barre. Comme souvent dans ce cas, je dors une demi-heure dans la voiture avant de m'attaquer à un groupe de galaxies mais cette fois-ci dans Pégase. Observation 8456 : groupe NGC7383 à 7390. Je compte cinq galaxies dans ce groupe : d'abord une première ligne composée de NGC7387 qui est vue VI2 et de NGC7389 vue VI1. La seconde ligne presque parallèle à la première est constituée de NGC7383 qui est vue VI1 à 2 puis de NGC7385 qui est faible et enfin de la très faible NGC7386. Observation 8457 : NGC7432. Cette galaxie est observée à 150X et 218X. Il y a besoin de beaucoup la grossir car elle est petite et reste très faible à VI1, repérée à 150X et diffuse. Décidément, j'entends encore des camions, il y en a beaucoup qui passent par ici cette nuit, est-ce un transport de moisson? Observation 8458 : NGC7611. Cet univers-île montre son centre facile et faible, mais son enveloppe externe n'est vue qu'en vision indirecte 75% du temps donc VI2 à 150X. Une étoile là aussi jaunâtre traîne à proximité dans le champ. Les bruits de la nuit deviennent plus naturels avec un hibou petit-duc mais aussi une vache qui fait du bruit dans l'étable. Je suis de nouveau un peu fatigué, du coup je m'offre une autre sieste courte. Au réveil, je change de constellation mais pas de type d'objet puisque je vais aller voir d'autres galaxies mais côté Baleine. Observation 8459 : NGC151. Cette galaxie est très faible, diffuse et assez allongée à 150X, avec une zone plus brillante assez large. Je virevolte vers une autre constellation qui est l'Éridan, dans sa partie nord, pour aller regarder 2 galaxies après avoir mis les gants tellement le froid s'intensifie. Observation 8460 : NGC1140. Celle-là, elle ressemble plus à une étoile floue faible, et à 150X sa nature galactique ressort mieux alors qu'à 109x ce n'était pas si évident. Je suis encore fatigué mais je résiste, on arrive à la fin de la nuit à 4h du matin. Observation 8461 : NGC1084. Je termine la nuit, alors que la Lune s'est levée vers 4h15 en croissant dans le Lion, sur cette galaxie considérablement faible à faible dont la structure spirale se dévoile à 150X et surtout à 218X. Ses spires vues uniquement en vision décalée sont respectivement VI3 et VI5, ce qui signifie vues 50% du temps dans le premier cas et moins de 10% pour l'autre. Il est 4h40 du matin. Je suis trop fatigué pour continuer, du coup je range le télescope et dors dans l'auto quelques heures avant de rentrer. En remballant, je constate beaucoup d'humidité sur les affaires.
  3. Dobson Strock 254/1200. 4 dessins : 8449 à 8452. Je suis arrivé à 21h45, le crépuscule est encore visible. Lors de cette courte soirée avant une nouvelle journée de travail, je vais observer surtout des galaxies du Verseau. Observation 8449 : NGC7184. Cette galaxie n'est pas facile mais il faut avouer qu'elle est basse. Je la vois effilée à 109X, diffuse avec un centre faible à très faible tandis que le reste est VI2 à 5. Observation 8450 : NGC7180. Elle reste petite à 150X avec un centre faible à très faible tandis que le reste n'est vu qu'en vision indirecte VI1 à 2. Observation 8451 : NGC7185. Cette galaxie observée à 150X est très faible, allongée en vision indirecte et diffuse. Un petit vent se fait sentir mais ça ne m'empêchera pas d'observer le dernier objet de la soirée, une galaxie du Triangle. Observation 8452 : NGC669. Et j'ai bien fait de l'observer celle-là! Elle est hétérogène, effilée, et montre des nodosités en vision indirecte VI4, son centre faible à très faible, et ses autres extensions vues VI1 à 5 à 150X. Je remballe un peu après minuit car il faut bien aller travailler demain.
  4. 2019 commence bien !!

    2019 commence bien !! Alors que nous n’avions pas pu maintenir de sorties officielles depuis début novembre, la période des fêtes de fin d’année 2018 a été plutôt pourrite ! L’anticyclone, pourtant bien présent en Aquitaine, maintenait sur place le brouillard et les nuages bas. Mais le début de l’année 2019 a vu un tout autre visage… le ciel s’est enfin montré à la faveur du froid qui s’est installé. Et même si des voiles nuageux ont persisté, le ciel du samedi 5 janvier au soir s’est montré très étoilé. Un peu de monde lors de cette première nuit : du forum Astrosaucats, étaient présents : Denis, Florent B, Fredastro, Geotowicz, Hageshii, Ju, LostFred, Patou, Petrus, Sandrine et moi-même. Un astram bourguignon, depuis peu sur Bordeaux, prénommé Vincent, était aussi de la partie. Une fois sur place, il faisait encore plutôt bon, environ 3 à 4°C. Le Soleil commençait à être bas sur l’horizon ouest. L’installation finie, je constatais avec amusement que le tube de Vincent brillait, pensant à une customisation. En fait, c’était la gelée qui avait fait son apparition à l’occasion de la baisse de la luminosité. La polaire étant en vue, je repartis vers mes setups (APN au foyer d’une lunette + APN au foyer d’une StarAdventurer) pour faire la mise en station. Les astrams arrivaient petit à petit. Au gré des salutations et des vœux, je m’attelais déjà à réaliser les Flat grâce à mon écran (à flat) avec l’aide de Denis. Je préfère les faire sur le fond du ciel mais les voiles nuageux du tout début de soirée me l’avait interdit. J’attaquais dans la foulée la mise au point. Il était déjà 19h… Je décidais de pointer la comète Wirtanen à la lunette mais j’avais un peu de mal. Je connaissais sa position mais je n’arrivais pas à mettre le capteur au bon endroit. J’utilisais alors le Dobson de Denis pour la trouver… j’y arrivais sans trop de difficulté bien qu’elle était assez pâlichonne. Je retournais alors à ma lunette maintenant que j’avais bien enregistré sa position et je la trouvais sur la première pose photo… deux minutes suffirent pour la cadrer et je lançais les poses. Je me reportais sur le second setup : l’APN sur la StarAdventurer. Je la captais facilement mais je n’avais pas de suivi correct. En vérifiant si aucun câble ne contraignait le suivi, je m’aperçus que la monture bougeait. Je n’avais pas serré les vis et ça ne pardonnait pas. Je réalignais la monture et refis la mise en station. La première image me confirmait la bonne tenue du suivi. Je réussis le cadrage voulue, à savoir inclure bien sûr la comète mais aussi les galaxies M81 et M82. Malheureusement ces deux objets se situant en haut à gauche de l’image, se retrouvent pris dans la coma de l’image, soit à l’endroit de l’objectif où les étoiles filent un peu. Je laissais le cadrage tel quel car la vedette restait la comète. Je lançais les poses et put enfin aller voir les camarades. Je m’aperçus qu’une famille était déjà sur place. Trois générations de femmes d’une même famille : la grand-mère, la mère et la fille. Elles voulaient voir la comète. Alors, je leur montrais mes premières images. Puis nous allâmes vers le Dobson de Denis et je la captais assez vite. Je les guidais pour qu’elles puissent toutes trois la voir. Alors qu’on discutait, je commençais à avoir froid. Je n’avais pas encore ma doudoune et je ressentais les premiers frissons. Alors que Denis prit le relais, je partis à la voiture pour mieux me couvrir en mettant la chapka, la doudoune et une seconde paire de gants. Patou fit des essais sur une nouvelle monture, une HEQ5, cadeau de noël qu’elle s’était fait. Après un peu de prise de tête, la monture répondait correctement. Peu après une seconde famille arriva : un couple et leur fille. Ils demandèrent de l’aide pour l’installation et l’utilisation de la lunette de leur fille. Je leur expliquais qu’avec la nuit et le gel, il était difficile de faire ça maintenant. Le mieux étant de reporter leur venue sur une autre soirée et de venir un peu avant le coucher du Soleil. On leur donna toutefois quelques conseils pratiques. Je commençais à avoir faim… Denis me dit qu’il était temps d’aller manger car il était déjà 21h. Je n’avais pas vu l’heure passée. On mangea alors nos sandwichs près de la table de réconfort suivis d’un bon chocolat chaud. Un autre thermo de chocolat et un thermo d’infusion avaient pris place, ainsi que des papillotes de chocolat. En en goûtant une, je fus surprise par sa dureté... le gel était passé par là aussi ! On discuta technique et pratique de l’astro avec les uns et les autres. Nous pûmes voir quelques belles filantes. Était-ce-ce des Géminides retardataires ? Ou des Orionides même si on n’est plus à la bonne époque ? En tout cas, le radiant semblait être la constellation d’Orion. En candidates possibles, il y aurait bien les quadrantides, dont le pic était la veille, vendredi 4 janvier, mais d'après les infos prises, elles ne montraient le bout de leur nez qu'en seconde partie de nuit. Après avoir profité de quelques objets à l’oculaire, les familles nous quittèrent, le froid ayant raison de leur motivation. Les astrams sur place poursuivirent leurs occupations, que ce soit en photo ou en observation. Régulièrement on entendait untel annoncer l’objet qu’il tenait à l’oculaire… et deux ou trois participants se déplaçaient pour observer à leur tour. Les astrophotographes, dont je faisais partie, étaient plutôt content de leurs acquisitions. Le ciel devenait très bon au zénith malgré la montée du brouillard sur les horizons. Chara était enfin monté dans la voiture. Quelques temps auparavant, elle patrouillait à la recherche de rongeur. En la caressant, je m’aperçus qu’elle était plutôt froide et humide. On la voyait assez bien dans les champs avec sa loupiote rouge accrochée au harnais. Je me demandais comment elle faisait pour supporter ce froid. Mais maintenant, couchée en boule, la tête dans les pattes, elle tremblait. Je remontais sa couverture sur elle, la frictionnait un peu et la bordait. Une nouvelle réunion se fit autour de la table de réconfort où les discussions sur les pratiques et techniques étaient de rigueur. Les thermos de boissons chaudes se vidèrent. Le froid était plus intense bien qu’encore raisonnable. Quelqu’un annonça -4°C. Les tubes, les tables, les jupes… tout était givrés. Vers 23h, le brouillard s’évanouit presque totalement. Il restait une légère brume mais rien de méchant. Certains astrams commencèrent à plier. Quant à moi je lançais les dark. Encore un peu d’observation au dobson de Sandrine, celui de Denis étant totalement embué, en comparaison avec la vision au Newton de Patou, nous nous occupèrent encore un moment. Puis, après avoir attaché la sangle de sécurité au harnais de la chienne et remis la couverture sur elle, je constatais qu’elle ne tremblait plus et s’était profondément endormie. Je rangeais mes setups pendant le téléchargement des images vers mon ordi, puis après sur une clé USB. Tout était presque rangé quand les derniers participants nous quittèrent. Nous étions les derniers. A presque qu’une heure du matin, nous repartîmes vers la maison. J’étais heureuse… j’avais enfin pu faire les deux acquisitions sur 46P qui me tenaient à cœur… reste à espérer que le résultat soit à la hauteur de mes ambitions !
  5. Cette année, nos vacances de Noël tombent vraiment mal, à la Pleine Lune ! Et cerise sur le gâteau de la malchance, j’ai attrapé un rhume qui me transforme en fontaine à soubresauts. J’aurais bien aimé jeter un œil à la visiteuse du moment, on la dit brillante, visible à l’œil nu… Si bien que le soir de Noël, emmitouflée comme un esquimau, je suis invitée à la fenêtre ouverte sur la nuit, face au Cocher qui se lève à me saisir des jumelles pour chercher Wirtanen P46. Ce ne sont pas les taches floues qui manquent dans l’hexagone du Cocher mais la comète est hors de ses limites, à quelques degrés de Capella. Elle m’apparaît comme une boule diffuse sans queue. Mais les éternuements ont raison de mes observations et je ne m’aventure même pas à la chercher à l’œil nu. Ce n’est que le 26 que je retrouve suffisamment de tonus pour l’observer au dobson 300. Elle s’éloigne déjà de Capella, mais elle est bien visible à l’œil nu en effet, donc facile à trouver. Au télescope, elle présente un peu l’aspect diffus et rond de Holmes. Avec de l’attention, on distingue le départ d’une queue, large mais léger renforcement dans son halo, proche du pseudo noyau. Pour être sûre qu’il ne s’agit pas d’un effet de mon imagination, nous nous succédons à l’oculaire pour décrire son orientation. Et comme nous sommes tous d’accord, ce doit bien être elle . Avant le lever de la lune nous avons profité des quelques instants de nuit pour admirer les couleurs de M42 en grand champ avant de rentrer soigner mes éternuements à coup de tisane d’Hysope… Je remercie vivement notre voisin de m’avoir obligeamment servi ce remède efficace ! Dès le lendemain, la source de mes sinus s’est tarie et le 28 décembre, nous avons pu profiter du T1000 pour revisiter un peu du ciel profond d’hiver. Rien d’extrême, la transparence n’était pas optimale, SQM de 21,4 (ce qui est plutôt bas pour ce site) mais le seeing était réellement très bon ! Au menu c’est la fête des pupilles, IC 418, le trapèze de M42, le casque de Thor, NGC 1999, M1 et M77. IC 418 montrait sa coquille d’un rose soutenu, rose, ni bordeaux, ni saumon, rose délicat, un peu passé comme les édredons en satin de ma grand-mère et la centrale était une tête d’épingle brillante ! Par contre, même à fort grossissement, je n’ai pas vu de détails de la structure interne. M42 C’est un plaisir à tous les grossissements, de son aspect "technicolor" à faible grossissement ou au crépuscule aux innombrables détails floconneux de sa surface en passant par la détection des myriades de petites étoiles en train de s’allumer au cœur de la nébuleuse. Comme le ciel était très stable, avec les 6 étoiles du trapèze parfaitement séparées ( les 4 plus brillantes avec des aigrettes!), nous avons monté « un peu » en grossissement. Je n’ai jamais eu autant de facilité à voir G et H. G en permanence alors que d’habitude je la trouve difficile, plus même que H à cause de l’éclat dansant de D. J’étais donc surprise que H soit moins facilement accessible, même en sachant où la chercher. Et tout autour, nombres d’étoiles faibles qui apparaissent comme des épingles brunâtres. C’est d’ailleurs une remarque que je me fais à chaque fois. Les étoiles qui entourent le trapèze, contrairement aux autres astres faibles qui apparaissent par glimpses, sont bien présentes mais colorées d’une teinte chaude voire « brûlée » est-ce dû à la présence de poussières qui les enchâssent encore dans leur prime jeunesse ? NGC 2359 alias le casque de Thor, à cause de la présence de deux ailes quasi symétriques de part et d’autres de la bulle autour de l’étoile WR centrale. Ici, ces ailes étaient parfaitement définies, les fines lignes qui s’enroulent autour de WR7 brillantes et fines et les jugulaires plus diaphanes et floues mais bien visibles, l’une plus ramassée que l’autre. Il y avait des années que je n’avais pas rendu visite à cette magnifique nébuleuse parfaitement reconnaissable au premier coup d’œil. NGC 1999, un objet dont on a pas mal parlé sur Astrosurf ces derniers jours. Parsamyan 34 est vraiment très sombre et parfaitement définie, l’étoile qui la borde est brillante mais son halo semble s’arrêter au bord du trou sombre, la nébuleuse diffuse qui l’entoure n’a pas de contour bien défini et semble se fondre dans le fond de ciel. Je n’ai pas noté le détail qui a fait l’objet de la discussion récente, j’y reviendrai c’est certain. M1, j’ai failli l’oublier alors que nous en avons eu une vision inédite ! On connaît tous cette tache ovale dont on est souvent bien content de saisir les petites échancrures et parfois des zones plus brillantes sur sa surface. Mais ce sont des détails qui restent difficilement accessibles. Au T1000, il y a tant de lumière qu’on peut l’observer avec le filtre OIII 3nm d’Astrodon… Et là, la vision en est transfigurée, exit la tache floue, elle disparaît dans le fond de ciel mais le réseau de filaments apparaît soudain avec une facilité déconcertante, et ce n’est pas juste 3 branches mais toute une toile de fils, «gris» malgré le diamètre, visibles sans difficulté. C’est comme d’observer le squelette d’une personne sur une radio, la chair s’efface mais toute l’ossature apparaît. M77, brillante galaxie spirale de face. Dans sa partie la plus dense, on y devine l’amorce des bras. En surimpression proche du noyau, je discerne une étoile évaluée à au moins magnitude 16 par Fred. Elle est visible tout contre l’un des bras. Je ne connais pas assez M77 pour identifier cette étoile et je lance à la cantonade : « J’ai découvert une SN dans M77 ». C’est au retour à la maison qu’on a l’idée de regarder des photos de la galaxie pour apprendre qu’une SN a effectivement été découverte le 24 novembre dans M77, très proche d’un bras de la galaxie et non dans son halo externe comme c’est souvent le cas. Sa magnitude qui a été évaluée à 14,5 lors de sa découverte, était encore de 15 le 10 décembre. Par contre, on peut voir des zones H2 actives dans les bras de M77 et mon interrogation est de savoir si elles sont assez denses et brillantes pour les confondre avec des étoiles (l’une de ces zones est justement assez proche de la position de SN 2018ivc). Vue ou non, la recherche du détail aura été un excitant prolongement de l’observation. La photo est de Koishi Itagaki. J'ai volontairement inséré directement le lien vers l'original (et non une copie) pour rendre à César ce qui est à César. La lune nous a délogés bien tôt, il y a tant d’objets que nous aurions aussi voulu voir et revoir, mais cette session était inespérée, ne boudons pas notre plaisir !
  6. Pour bien commencer cette année 2019, je vous adresse mes meilleurs voeux et partage la suite de mes observations de l'automne 2018. Dobson Strock 254/1200 7 dessins : 8415 à 8421. Ce soir, je n'ai pas emporté le télescope de 508 à cause d'une contrainte le lendemain matin m'empêchant d'observer toute cette nuit donc je prends le Strock. La lune se couche à mon arrivée à 22h35. Je commence en allant chercher dans le Petit Renard des objets d'un type inhabituel pour cette constellation à savoir des galaxies. Observation 8415 : NGC7052. La galaxie est vue faible et allongée à 75X et j'ai confirmé à 150X sa forme, notamment en vision indirecte, car elle est assez diffuse. Observation 8416 : NGC7080. Cette galaxie est nettement plus diaphane que la précédente, pas sûre à 75X, étant très faible à VI1, peu condensée à 109X. A noter que ces deux galaxies sont dans le Petit Renard du côté qui jouxte Pégase, ceci expliquant du coup la présence de ces galaxies à cet endroit-là de la constellation. Observation 8417 : Mars. 480x. Comme lors de la dernière nuit, des chiens se manifestent encore par leurs aboiements au nord-est assez loin heureusement. Puis je me dirige dans une constellation réputée pour ses objets galactiques à savoir le Verseau. Observation 8418 : NGC7600. A 150X, elle est évidente avec un centre considérablement faible à faible et un halo bien diffus autour. En plus des chiens cette fois-ci c'est les vaches qui deviennent bruyantes. Observation 8419 : NGC7606. Je l'observe à 109X et 150X, elle commence à montrer du détail. Si ce n'est pas déjà fait, il faudra que je l'observe au Dobson de 508 aussi car au 250 je vois déjà une structure spirale avec des nodosités qui sont en VI 4 à 5 à 150X tandis que la galaxie est faible et diffuse. J'arrive à voir tout ça malgré un coup de fatigue et de la buée intermittente sur l'oculaire. Je dors debout après ce dessin, du coup je préfère aller dormir couché dans la voiture sur la banquette arrière et je ne me réveille qu'au bout de 3h, heureusement il fait encore nuit. Je rends visite à mon réveil à la comète Giacobini-Zinner 21P qui est encore dans le Cocher comme la précédente nuit. Observation 8420 : Comète Giacobini-Zinner. Sa position est intéressante pour une photographie grand champ car elle est à peine à un demi-degré avant de passer sur M35 le bel amas ouvert des Gémeaux. Le centre et la coma de la comète sont plutôt faibles tandis que sa queue étirée est faible à perceptible et diffuse. Le noyau a été placé à 4h44. J'ai essayé plein de grossissements à savoir 75X, 109X et 218X. Le froid s'accentue et j'ai mis mes gants. Je termine la nuit sur une petite galaxie d'Andromède Observation 8421 : NGC662. J'observe cette galaxie condensée à 150X où elle m'apparaît très faible à VI1 avec l'étoile brillante dans le champ qui gêne. L'aube semble poindre. Un hibou et son chant régulier sont assez proches et m'agacent un peu pendant 5 minutes à cause de cette régularité. Le camion de lait est passé aussi, je suis allé me protéger les yeux plus loin. Je remballe avant l'aube effective car aujourd'hui je dois passer à la banque pour envoyer mon virement au Chili afin de payer mon séjour du mois de novembre. Voilà pourquoi je n'avais pas pris le Dobson de 508 cette nuit car sinon je n'aurais pas pu dormir beaucoup avant d'aller à la banque.
  7. Un bolide à défaut de comète A la demande d’un enseignant d’une classe de CM2 du village de Cérons en Gironde, les animateurs d’ASTRONOMIE GIRONDE 33 se sont déplacés dans cette commune du Langonnais pour offrir une animation astronomique le vendredi 7 décembre 2018. Les enfants et leurs parents s’étaient réunis à la salle des Fêtes afin de visionner un film et des photos issus de leur voyage dans les Pyrénées, voyage qui les a emmenés du Château d’Henry IV à Pau, jusqu’à la Cité de l’Espace de Toulouse, en passant par l’Observatoire du Pic du Midi. L’environnement autour de la salle était plutôt pollué par l’éclairage public et sportif. Mais comme les nuages et la pluie était de la partie, ce n’était point gênant. Après le film, un repas façon « Auberge espagnole » fut pris en commun. Ensuite, on montra aux enfants quelques photos sur des panneaux d’exposition et les instruments d’optique montés dans la salle. Des discussions s’entamèrent, des questions trouvèrent leurs réponses, chacun put assouvir sa curiosité. Puis il fut décidé de sortir avec un petit groupe d’enfants voir si les étoiles montraient le bout de leur nez… ce fut le cas ! Mars, les Pléiades, Aldébaran, etc. étaient parfaitement visible bien qu’un voile nuageux semblait présent. Et d’un coup, alors que tous les yeux regardaient vers l’est, un bolide passa à toute vitesse, brillant de mille feux, un peu comme une ampoule gonflée de lumière trainant un sillon lumineux. Il explosa en trois ou quatre morceaux rouge qui s’éparpillèrent avant de disparaître. Les enfants hurlèrent, s’excitèrent, tous persuadés d’avoir vu la comète dont on leur parlait tant ! Une animatrice, après avoir repris son souffle, tout aussi impressionnée qu’eux par la vision de ce météore, calma leur enthousiasme. Elle leur expliqua ce qu’ils avaient vu, revenant petit à petit à la réalité des phénomènes atmosphériques attachés à la Terre. Comme ce météore se déplaçait du sud-ouest vers le nord-est, il était exclu que ce soit une grosse Géminide. Après quelques recherches, il semble que ce bolide ne soit pas attaché à aucune pluie d’étoiles filantes mais est simplement un météore isolé, comme il en tombe tant. Des jumelles et une petite lunette permirent aux enfants et à leurs parents de mieux observer les Pléiades et M42. Il ne fallait pas espérer en voir plus, malgré les tentatives de pointer la comète Wirtanen. La pollution lumineuse était trop importante, même placé derrière la salle à l’abri des spots du stade. Il restait les rangées de lampadaires à quelques mètres en face de nous. Si la météo avait bonne dès le départ, l’enseignant aurait choisi d’aller mettre les télescopes à l’école où le site était bien plus noir. Quand la soirée prit fin, les enfants et leurs parents étaient ravis du peu qu’ils avaient pu voir, même si ce peu était assez frustrant pour les animateurs qui espéraient en montrer beaucoup plus ! Mais ce bolide restera graver dans leurs jeunes esprits et, nous l’espérons, feront de certains d’entre eux quelques futurs astrams qui viendront grossir les rangs des observateurs réguliers du ciel nocturne !
  8. 7 dessins : 8376 à 8382. Dobson 508/1920 Il fallait bien que ça arrive, cette dernière nuit avant le départ. Je dors jusqu'à minuit et quart et suis opérationnel à 1h, soit 10 minutes après le coucher de la Lune en premier quartier, que je voulais éviter. Le ciel est bien dégagé après l'orage de l'après-midi avec toutefois quelques nuages à l'horizon nord. Je commence par la planète rouge au généreux diamètre mais basse donc lourdement affectée par la turbulence. Observation 8376 : Mars dans le Capricorne. 631x. Yves du club d'Ivry et Bernard B. sont passés. J'enchaîne sur 3 nébuleuses planétaires des fiches de Michel Nicole, dans autant de constellations d'été différentes, Lyre, Dauphin et Cygne. Observation 8377 : PK55+16.1. 138x, 201x, 85x. Cette nébuleuse de la Lyre répond bien en Oxygène 3 mais pas du tout en HBêta où seule l'étoile centrale perce. Elle est soupçonnée sans filtre Oxygène 3 et confirmée avec, cette nébuleuse faible à très faible en Oxygène 3. L'étoile centrale reste visible avec ce filtre, et est notée faible sans filtre. Au filtre, elle semble un peu ovale à 201x, et ne révèle pas d'autres détails. Cette nuit s'avère plus sèche que celle d'hier, en conséquence le chercheur ne sera pas du tout embué, quel plaisir! Mars se couche à 2h30 dans l'Aups. Observation 8378 : PK59-18.1. 138x, 201x, 85x. Soupçonnée à 85x sans filtre, mais incertaine, elle se situe dans le Dauphin. Je la vois sûre à 85x et avec une bonne réponse au filtre Oxygène 3. Elle s'efface en HBêta. Elle supporte mal les forts grossissements, étant très effacée à 201x. Optimale à 138x, elle montre alors une forme de demi-cercle. Observation 8379 : PK86-8.1. 85x, 631x, 1262x. Elle a été repérée grâce à son apparence un peu floue à 85x et aussi en blinking Oxygène 3. Elle envoie un peu de signal en HBêta et crache bien en Oxygène 3. La turbulence moyenne à 631x m'encourage à doubler la mise mais elle devient mauvaise à 1262x. Cette nébuleuse du Cygne a vraiment une forme bizarre, qui évoque une galaxie spirale pour le tronc principal, avant de percevoir les 2 pointes opposées. Une sorte de petite bête à 4 pattes trotte donc là-haut! En Oxygène 3, les condensations internes s'affinent et ressortent mieux, et les pointes s'atténuent un peu. Je ne perçois pas d'autres détails, néanmoins c'est un petit joyau de découvert! J'observe une poignée de galaxies Arp dans la Baleine jusqu'à l'aube. Observation 8380 : IC298 et IC298A. 276x, 402x. C'est Arp 147 , le fameux "10 dans le ciel" de la photo de Hubble. Et une grosse déception pour ma part. Je comprends pourquoi j'avais échoué par 2 fois pour le voir. J'avais repéré sur une photo le cheminement d'étoiles pour arriver pile dessus. Et qu'est-ce que je vois au final? Déjà l'étoile repère à côté est VI1-2. L'objet est bien plus dur que ce que je croyais pour sa magnitude de 14.3, juste quelques glimpses d'une tache floue à la limite VI5, collée à cette étoile. 276x est le meilleur grossissement pour les repérer, 402x assombrissant trop le champ, l'oeil s'y perd alors pour accrocher l'étoile repère. On ne peut pas gagner à tous les coups avec le catalogue Arp! Observation 8381 : NGC145. 201x, 276x, 85x. Après la déception du 10 dans le ciel, je renoue avec une belle observation de galaxies Arp avec ce 19ème membre du catalogue. Considérablement faible à 85x, il explose de détails à plus fort grossissement, montrant sa barre centrale grumeleuse avec noyau vu par intermittences en vision décalée. Un bras VI2 s'enroule, un autre VI3-4 se déploie à l'est du noyau. C'est beau! Observation 8382 : NGC497. 85x, 276x. Je termine la nuit et ce séjour avec Arp 8. La galaxie est faible à 85x et diffuse dans l'aube. Dans ces conditions de jour naissant, ce n'est pas évident d'y voir des détails. Des chouettes restées silencieuses pendant la nuit noire se manifestent vers l'aube. L'humidité a fini par se manifester sur les affaires mais rien n'a atteint les surfaces optiques (miroirs ou lentilles). Je remballe la partie haute et le miroir primaire avant d'aller dormir à 6h. Au revoir, Valdrôme! Les prochaines vacances feront date, 2 semaines astro-australes précédées d'une semaine de visites touristiques au Chili, en octobre-novembre. Mais avant ça, les CROAs de ce bel été indien!
  9. 11 dessins : 8365 à 8375. Dobson 508/1920 Je prends quelques photos d'ambiance cette nuit qui sera marquée par une forte humidité. Le croissant lunaire de 30% se tient à côté de Jupiter. J'observe d'abord 2 amas ouverts de l'Ecu de Sobieski. Observation 8365 : NGC6664. 85x, 138x. Il est riche, avec une curieuse disposition des étoiles les plus brillantes sur 2 flancs à angle droit. Je subis un premier passage de nuages. Observation 8366 : NGC6631. 138x. Cet amas tout en longueur montre bien ses étoiles faibles bien qu'un nuage gêne pendant ce dessin. Nous entendons la fête de la colonie de vacances, bien sonore sous le teepee dans le vallon de la station. Elle se finit à 23h, rendant à la nuit sa quiétude. Le télescope de 508 est ensuite pointé vers des galaxies du catalogue Arp dans Hercule. Observation 8367 : NGC6052. 85x, 276x, 402x. C'est Arp 209, vu dès 85x. Elle semble déjà hétérogène à ce grossissement, ce qui est évident à plus fort grossissement, avec cette forme de C parcouru de nodosités perceptibles à 402x. La galaxie considérablement faible est condensée. Observation 8368 : UGC10310 ou Arp 2. 138x, 201x, 276x. Cette galaxie est ténue, difficile à détaillée, VI1 et assez indistincte. A 1h30 d'autres nuages traînent sur l'Aups. Afin d'éloigner la menace, j'enchaîne quelques galaxies Arp dans Pegase. Observation 8369 : NGC7678 ou Arp 28. 85x, 201x, 276x. Assez faible à 85x et bleuôtée, elle a un centre très faible, un bras VI2 avec des nodosités. Le reste est diffus, VI4 à 5. A 2h je ressens les premiers signes de fatigue. Observation 8370 : groupe de NGC7578. 276x, 402x. Ce groupe difficile est Hickson 94 mais aussi Arp 170. NGC7578A très faible, PGC70836 vue VI3 à 4, et PGC70943 vue VI2 escortent la faible NGC7578B. A 2h30 je dois désembuer le miroir secondaire avec le sèche-cheveux mais ne peux rien pour le papier à dessin mouillé. Je suis le seul levé. Observation 8371 : NGC7588. 276x. Elle fait comme une très faible étoile floue. Observation 8372 : NGC7597/98/602 276x. Le trio contient NGC7597 faible à très faible, NGC7598 très faible, et NGC7602 faible et petite. La buée est incessante à 3h50. Observation 8373 : NGC7625 = Arp 212. 276x et 402x. Je la vois immédiatement, assez brillante et bleutée à 85x. Sa structure spirale asymétrique se pare de 2 nodosités en grossissant. Les galaxies de la Baleine m'accompagnent jusqu'à l'aube à 5h. Observation 8374 : NGC45. 201x et 138x. Trop sombre à 201x, elle est optimale à 138x, très diffuse et peu contrastée. Observation 8375 : NGC59. 85x, 201x. Elle est vue considérablement faible à faible à 85x, diffuse. Je dois me reposer dans l'auto 30 minutes avant d'avoir la force de ranger les affaires dégoulinantes d'eau.
  10. 9 dessins : 8348 à 8356. Dobson 508/1920 En début de nuit, Georges anime pour le public de 7 à 8 personnes. Laurent, le dernier des Mosellans, fait les 100 pas près de moi. Je l'envoie tourner un peu plus loin, je risquais de lui donner involontairement un coup de cage secondaire en tournant le télescope dans l'obscurité de la nuit. En préambule, je vise un amas globulaire d'Ophiucus. Observation 8348 : NGC6356. Il m'apparaît assez brillant et bleuté à 85x. Ses étoiles sont très faibles à perceptibles à 276x. Je me dépêche d'observer ensuite un amas ouvert du Sagittaire, qui va se coucher dans la montagne de l'Aups. Observation 8349 : NGC6540. Je l'explore à 201x, partiellement résolu et laiteux avec ses étoiles qui ressortent faibles à perceptibles. Je tente aussi Mars encore bien grosse après son opposition de fin juillet mais si basse. Observation 8350 : Mars. Encore située dans le Capricorne avec un diamètre confortable de 23.3", elle est victime de la forte turbulence. Le filtre rouge 23A permet d'en tirer quelque chose à 631x : une zone autour de la calotte polaire et une bande irrégulière sur la surface (Mare Cimmerium /Thyrrenum?). Je passe une demi-heure à dormir dans l'auto. Bien revigoré, je suis d'attaque pour regarder les faibles galaxies de l'amas Abell 2197 d'Hercule. Observation 8351 : NGC6184. Elle est faible, condensée et en même temps diffuse à 201x. Là une explication est nécessaire : elle est condensée par sa luminosité concentrée vers la zone centrale, mais diffuse par ses bords évanescents et flous. Observation 8352 : NGC6180. Je la vois faible à 201x, accompagnée de PGC58397 vue 100% du temps mais en vision décalée (VI1). Observation 8353 : NGC6175. La NGC faible à très faible et diffuse est escortée de 2 galaxies PGC58373 vue VI1 et nette et PGC58378 à 201x. Observation 8354 : NGC6173/74. NGC6173 est considérablement faible à diffuse et NGC6174 (=PGC58350) très faible à VI1. PGC58377 vue VI3 complète ce duo. Grossissements de 201x et 276x. A 3h30 elles sont trop basses pour que ça vaille le coup de continuer à les observer. Thomas et Georges remballent. Voici l'objet phare de cette nuit, nébuleuse planétaire connue de la Baleine. Observation 8355 : NGC246. Vue très faible au chercheur 9x50, elle répond fortement au filtre OIII et faiblement en HBêta à l'oculaire du 508. Je note une coloration verdâtre pomme sans filtre à 85x sur ce disque irrégulier assez faible. La forme générale type mortadelle ou crâne est déjà bien visible sans filtre. Elle est complexe à détailler à 201x et 138x et devient ciselée en OIII, magnifique! Fatigué à 4h40, je termine toutefois par une galaxie du Sculpteur dans l'aube. Observation 8356 : NGC150. Assez faible à considérablement faible à 201x, diffuse, elle résiste suffisamment longtemps à l'arrivée de l'aube pour que j'y soupçonne un bras, confirmé le lendemain par les photos. Je note aussi sa coloration bleuôtée ciel. Il faudra que j'y revienne en pleine nuit. Thomas puis Georges démontent leur télescope (chacun a son 400).
  11. L’apprentissage astronomique des tout-petits A la demande du centre de loisirs du Teich sur le Bassin d’Arcachon (33), les animateurs d’ASTRONOMIE GIRONDE 33 étaient conviés à faire une découverte de l’astronomie aux tout-petits. En 2015, les animateurs s’étaient déjà déplacés pour les 6-11 ans, mais là il s’agissait de s’occuper des 3-5 ans. Le défi fut relevé. Après le repas de midi pris à la cantine avec les enfants, nous eûmes trois quarts d’heure pour l’installation dans la cour de l’école maternelle où opérait le centre de loisirs durant les vacances. L’été indien était bien installé depuis plusieurs jours et nous pûmes bénéficier d’un beau ciel bien dégagé et de températures très douces. A 14h, on commença par 13 enfants de 4-5 ans qui ne faisait pas la sieste. Une première approche fut faite avec les lentilles de lunettes astronomiques suivie d’une initiation de l’observation à l’oculaire. Un des animateurs fit de l’acquisition à la webcam sur les protubérances du Soleil. Le succès fut immédiat car les enfants n’avaient à fournir aucun effort pour voir vivre notre étoile. Puis on leur proposa de dessiner les taches et éruptions du Soleil sur un cercle, simulant l’astre diurne, déjà mis sur papier. Pour finir, on leur proposera des tirs de fusées à aspirine avec fabrication de capsules Apollo simplifiées. C’est, à n’en pas douter, l’atelier qu’ils préférèrent. A 15h15, on passa aux plus jeunes : 14 enfants de 3-4 ans. On décida de laisser tomber l’astrodessin solaire pour se concentrer sur l’initiation de l’observation à l’oculaire, bien plus délicat quand il s’agit d’expliquer en premier comment fermer un œil sans fermer l’autre. Mais avec beaucoup de patience, les petits bouts y arrivèrent. La fabrication des capsules Apollo prit un peu plus de temps qu’avec le premier groupe et nous pûmes terminés sur les tirs qui, là aussi, les ravirent. A 16h, il était l’heure du goûter et les enfants nous quittèrent avec, comme pour le premier groupe, pour chacun une paire de lunette à éclipse et leur fusée. Ils semblaient assez contents de leur après-midi. Les encadrants nous confirmèrent l’intérêt des enfants qui sont restés, malgré leur jeune âge, assez concentrés sur l’activité, ce qui n’arrivent pas à tous les ateliers qui leurs sont proposés. De notre côté, nous fûmes satisfaits d’avoir pu apprendre quelque chose à ces jeunes, très jeunes padawans. Leur en restera-t-il quelque chose d’ici à la fin de l’année… personne ne le sait vraiment mais on l’espère fortement ! . . . . . . Crédit photo protubérance solaire : Dominique Durand
  12. 12 dessins : 8336 à 8347. Dobson 508/1920 La nuit sera marquée par des passages de nuages gênants au début, accompagnés d'une turbulence pourrie. Je pointe d'abord un amas ouvert du Sagittaire. Observation 8336 : M21. Cet amas ouvert du catalogue Messier se situe à proximité immédiate de la nébuleuse de la Trifide et vaut lui aussi le coup d'œil. Je l'observe à 138X. De toutes façons ça ne sert à rien de grossir davantage avec la turbulence qui est forte à 5 sur 5 sur l'échelle de Danjon. Il est fourni mais la forte turbulence diminue la magnitude limite visuelle et en plus des nuages gênants l'atténuent par moments. A cause des nuages perturbateurs, je déserte le Sagittaire et pars pointer à l'est un amas globulaire de M31. Observation 8337 : Mayall 2. Voici le plus facile amas globulaire de la galaxie M31, G1 ou encore Mayall 2 qui, escorté par ses deux étoiles fait penser à une tête de Mickey. Je le grossis 276X puis 402X mais là aussi la turbulence est bien gênante et malgré ça je vois une petite boule considérablement faible. On le voit certes mais les images sont donc floutées par la turbulence. Encore des passages nuageux à noter au programme de cette nuit... Je poursuis plus loin ma fuite vers l'est vers la comète Giacobini-Zinner 21P dans Cassiopée. Observation 8338 : comète Giacobini Zinner. Je la dessine à 85X et 201X. Cette comète est verte pomme et déjà visible faiblement comme une tache floue au chercheur 9 x 50. Son centre brillant est réhaussé par sa queue plutôt faible à perceptible. Les nuages sont maintenant chiants, n'ayons pas peur des mots. Je refais le grand écart à l'opposé du ciel pour fuir les nuées. Et hop retour dans le Sagittaire pour regarder un autre amas ouvert du catalogue Messier! Observation 8339 : M18. Après M21 voici cette fois-ci M 18 qui se situe pas très loin de la nébuleuse de l'Oméga ou du Cygne dite M17. Cet amas ouvert est assez riche et brillant à 138X et je l'ai déjà vu au chercheur 9 x 50 assez faible et en partie résolu. La turbulence est pourrie cette nuit sûrement en rapport avec ce temps partiellement nuageux et instable. Les nuages sont enfin partis le temps de finir ce dessin. Je peux tenter des objets plus faibles, à commencer par des galaxies dans Hercule, inspiré par les fiches de Michel Nicole. Observation 8340 : Hickson 82. Ce groupe est composé de 4 galaxies : NGC6172 qui est considérablement faible à faible, NGC6163 faible et diffuse, NGC6161 très faible et enfin PGC58231 vue VI2 à 3. Cet ensemble est décortiqué à 201X et 276X en profitant d'une baisse de la turbulence qui est maintenant moyenne à 3 sur 5. Les cibles suivantes seront des galaxies du Dragon en suivant les fiches de Michel Nicole. Observation 8341 : Arp 311. Voici un petit groupe intéressant formé de trois galaxies dont deux seulement ont été vues à 85X. Il faudra grossir 201X et 276X pour voir la troisième, l'ensemble étant apprécié avec une turbulence moyenne. IC1258 qui est faible est accompagnée de la considérablement faible IC1259 et de IC1260 qui est très faible. Observation 8342 : NGC6370. A 276X cette galaxie est faible et facile à voir malgré sa proximité de la brillante étoile. Je note une recrudescence de la turbulence. J'ai repéré sur la même carte de l'Uranométria un petit groupe de galaxies bien sympa qui est encore plus riche que ce que je croyais, voici donc la cible suivante toute désignée. Observation 8343 : groupe de NGC6338 à 6346. J'ai pas moins de 6 galaxies à 85X mais plus sûrement 276X dans le champ de l'oculaire. La galaxie la plus brillante du groupe est NGC6338 vue considérablement faible à faible et accompagnée à proximité par PGC59943 vue VI2. Les autres sont à quelques minutes d'arc : NGC6345 faible et allongée, NGC6346 faible et diffuse et pour terminer le triangle rectangle isocèle la PGC59929 vue VI2 à 3 au sud-ouest de ces dernières. Enfin n'oublions pas un peu à l'écart la galaxie IC1252 qui est vue très faible à VI1. Je quitte un peu le monde des galaxies pour observer deux nébuleuses planétaires du Cygne des fiches du québécois Michel. Observation 8344 : PK81-14.1. Je la grossis 201X et la soupçonne sans filtre. Elle devient facile en filtrage Oxygène 3... Facile c'est un grand mot car selon les zones je la vois seulement en vision décalée VI1 à 5! Par contre c'est marrant, j'aperçois comme deux spires dans la nébuleuse planétaire. Elles sont vues 50% du temps en vision décalée donc VI3. Je constaterai sur des photos qu'effectivement elle a cette drôle d'apparence. Elle réagit bien au filtre Oxygène 3. Observation 8345 : pk77+14.1. Je vois cette nébuleuse planétaire à la limite entre vision directe et vision indirecte en Oxygène 3 mais rien sans filtre. Je l'observe à 85X, elle ne supporte pas plus. Elle est très diffuse, décorée d'étoiles en surimpression. Je vise une galaxie du Cygne à côté. Observation 8346 : NGC6783. Cette galaxie est très faible, petite et condensée même à 201X. Je termine par des objets plus proches à savoir Uranus et ses satellites dans le Bélier à l'aube quasi nautique. Thomas, Georges, Nicolas viennent de ranger. Observation 8347 : Uranus et sa famille. J'observe ce mini système solaire à 631X. Je note 3 astres autour d'Uranus qui est verte clair et brillante et je les identifierai comme étant Umbriel qui est très faible à VI1 puis Titania qui est faible tout comme Obéron. Les affaires et le télescope sont humides ce qui ne m'étonne pas vu l'instabilité de cette nuit. Bref le fond de l'air était humide.
  13. Valdrôme nuit du 11 au 12 août 2018 9 dessins : 8322 à 8330. Dobson 508/1920 Je poursuis l'exploration des amas globulaires d'Ophiucus comme hier. Observation 8322 : NGC6355. 201x. Il reste faible, assez petit et partiellement résolu. Ses étoiles sont notées très faibles à perceptibles. Un groupe de photographes placés au plus haut du talus à l'Est gênent par leurs lumières, ça rouspète autour de moi : PC éclairant les arbres derrière, et leurs frontales dirigées vers nous lorsqu'ils regardent leur écran de PC. Certes ils n'ont pas été placés par l'organisation à l'endroit réservé où ils pensaient moins gêner, mais on sent un manque de préparation sur ce point. Mes collègues astrophotographes du club de Thorigny placés sur le talus sont bien impactés, Jean-Marc ira jusqu'à utiliser comme bafflage une serviette de bain pour prémunir ses photos de leur éclairage. Il finiront par trouver des réglages et une organisation plus appropriée la nuit suivante, les débutants de leur groupe ayant été briefés, au point qu'on pourrait croire que ce ne n'est plus le même groupe que la veille. Observation 8323 : NGC6401. 276x, 85x. Considérablement faible et petit à 85x, il devient granuleux puis partiellement résolu à 276x. Je tente ensuite une discrète nébuleuse planétaire du Sagittaire. Observation 8324 : PK5-2.1. 201x. Elle est très faible sans filtre et faible en OIII. Elle reste ponctuelle, je l'ai repérée avec certitude par blinking. Encore grosse (23,8") après son opposition de fin juillet, Mars dans le Capricorne a été dessinée. Observation 8325 : Mars. Je l'observe de l'oeil gauche pour garder mon adaptation nocturne. Sans filtre rouge, l'image est trop peu visible (turbulence de 4 à 5 sur 5). Avec ce filtre, la région de Syrtis Major et Hellas sont bien reconnues parmi pas mal de détails fugaces. 402x, 631x et filtre 23A. Je suis fatigué. Pour se réveiller un peu, on se chambre avec Thomas dit Locus et son ami Georges. Qui aime bien charrie bien! Ca a marché, je suis plus alerte pour arpenter les sentiers des amas de galaxies d'Hercule. Observation 8326 : Abell 2199. 201x. Heureusement que j'ai observé Mars avec l'oeil faible (mon gauche) sinon c'était mort pour apercevoir ces faibles et lointaines lueurs! 201x. NGC6166 est assez faible à considérablement faible, NGC6166A faible, 6166C faible à très faible, 6166D très faible, PGC58277 faible à très faible, PGC58212 très faible à VI1. Observation 8327 : NGC6145/6/7. 201x. Je regarde ce faible groupe à proximité de la précédente. NGC6146 est la plus facile, considérablement faible à faible, NGC6145 est très faible tandis que NGC6147 ferme la marche en vision indirecte VI3. Je reviens dans notre système solaire pour traquer l'objet suivant, errant par nature. Observation 8328 : Comète Giacobini Zinner 21P dans Cassiopée. 85x, 201x. J'ai placé le noyau à 3h42, le déplacement de la comète a été perceptible au fil du dessin. Elle est bien colorée vert pomme à 85x, plus diffuse mais avec une queue plus longue que lors de la précédente observation. Le noyau est brillant, et la queue semble considérablement faible à perceptible. Je profite de la proximité qu'a donné ce pointage pour observer une nébuleuse planétaire détaillée de Cassiopée. Observation 8329 : IC289. 201x, 402x, 276x. Invisible en HBêta, elle réagit bien en Oxygène 3 (OIII). Son étoile centrale très faible se détache de la nébuleuse considérablement faible à 201x, turquoise pâle à 85x. Son anneau mieux vu en OIII a un aspect irrégulier, ainsi que la zone interne d'éclat hétérogène. A 4h30 ça remballe autour de moi. Je termine avec un amas ouvert de la Girafe dans l'aube. Observation 8330 : St23. 138x. C'est une belle surprise, cet amas ouvert dit de Pazmino est brillant et coloré, assez fourni, caractérisé par un large écart de magnitudes. Les affaires sont trempées.
  14. Soirées aoûtiennes à la Frayse Avec un autre de nos partenaires privilégiés en matière d’animations astronomiques, la section « Environnement » de l’UFCV du Domaine de la Frayse, à Fargues-Saint-Hilaire (33), a fait appel aux animateurs d’ASTRONOMIE GIRONDE 33 pour initier à l’observation astronomique des enfants de centres de loisirs venus passer quelques jours au Domaine, histoire de bivouaquer et de se rapprocher de la nature. Le jeudi 23 août 2018, c’est un groupe de seize enfants 7 à 9 ans qui étaient présents. La météo était plutôt en dents de scie. Nous ne savions pas si l’observation serait possible tant en début de soirée, le ciel était couvert. Comme il n’était pas menaçant, les tubes furent installés. Vers 22h, les nuages partirent enfin et nous pûmes montrer aux enfants et à leurs accompagnants, les planètes et la Lune. Les jeunes yeux curieux étaient enchantés des merveilles qu’ils pouvaient découvrir à l’oculaire, et comme il y avait de la demande, l’offre suivit avec grand plaisir. Ce n’est qu’après minuit qu’ils nous quittèrent pour rejoindre leurs tentes et rêver peut-être aux voyages interstellaires. Le mardi 28 août 2018, c’est un autre groupe de seize enfants mais cette fois de 6 à 7 ans. Malheureusement pour eux, les orages menaçaient dès le début de soirée et, après le repas, il fut décidé de ne pas sortir le matériel. Les encadrants décidèrent aussi de ne pas dormir sous la tente et d’investir le dortoir mis à disposition par l’UFCV. Mais l’heure n’était pas encore au dodo. On les invita alors en salle pour assister à la présentation en diaporama commenté de la planète Mars. Malgré leurs jeunes âges, aucun ne s’endormit. Bien au contraire, ils posaient des questions, parfois plutôt bienvenue, parfois hors sujet mais toujours en rapport avec l’astronomie. L’orage éclata pendant la présentation. Et c’est sous une pluie battante que se terminèrent ses soirées aoûtiennes à la Frayse.
  15. Un été aux Sources Les Sources de Caudalie, un centre de remise en forme et de bien-être situé au milieu des cépages girondins des Graves et qui propose des soins à base des fruits et feuilles de la vigne, est devenue depuis 2017 un partenaire récurrent de nos soirées d’astronomie. Leur clientèle apprécie grandement l’observation du ciel nocturne, que ce soit avec des instruments ou à l’œil nu. C’est donc tout naturellement que le centre a demandé aux animateurs d’ASTRONOMIE GIRONDE 33 de venir chaque mercredi des mois de juillet et août 2018, sous couvert de bonnes conditions météorologiques. Ce n’est pas moins de 5 mercredis qui furent maintenus à la grande joie des petits et grands occupants temporaires des Sources de Caudalie. Après installation des tubes, les animateurs étaient invités à prendre un repas à la carte au restaurant « La table du Lavoir », la soirée ne débutant qu’à 21h30. La clientèle ne restait généralement pas plus d’une semaine et, à chaque soirée, les curieux se renouvelaient. La variété des nationalités permit aux animateurs de soit améliorer leur anglais parlé, soit leur gestuelle internationale. Des européens, des américains, des asiatiques et des africains, tous les continents étaient présents. Les clients, plutôt aisés, ne boudaient pas leur plaisir d’autant que la Lune, Vénus, Mars, Jupiter et la belle Saturne se prêtaient avec délices à l’admiration des néophytes, arrachant à ces derniers des « Oh my god ! », des « Waouuuuuuu » et des « Amazing ». Les fins de soirée, après minuit, c’est le personnel du centre qui venait profiter de l’observation. Généralement, cela finissait vers 1h/1h30 du matin. Lors de la soirée du 25 juillet, les animateurs eurent la grande chance de rencontrer l’épouse de l’arrière-arrière-petit-fils de Camille Flammarion. Son mari absent, elle ne fut pas en reste pour observer en toute simplicité dans les tubes proposés, malgré l’habitude qu’elle avait de côtoyer de plus grands instruments. Elle nous parla du projet de réfection de l’observatoire de son ancêtre par alliance. Lors de la soirée du 15 août, ce fut un flash d’Iridium qui brilla assez fortement, impressionnant les curieux mais également les animateurs qui ne se lassaient pas de ce spectacle. Provenant de satellites devenant de plus en plus rares, ces Iridiums auront bientôt totalement disparu de l’orbite terrestre. Il est toujours très agréable et valorisant de faire, ou refaire, découvrir notre ciel nocturne à des personnes curieuses et envieuses d’en savoir plus. Et malgré la frustration, parfois, de ne pas arriver à bien se faire comprendre ou de pouvoir entamer des discussions plus poussées sur l’astronomie, cela restait un régal de voir et d’entendre cette première fois d’un regard à l’oculaire d’un télescope ! . . . . . . .
  16. Maksutov 127 : exemples d'observations

    Salut, J'ouvre ce sujet entre autres pour les débutants et/ou autres personnes intéressées par l'achat d'un Mak 127 (j'ai constaté qu'il y en avait pas mal ! ) qui se demandent ce qu'ils peuvent espérer tirer de ce matériel. Voici donc quelques comptes-rendus dans des situations diverses de lunaison, avec différents objets observés en fonction. J'alimenterai au fil du temps et des nouvelles observations, et vous êtes bien sûr les bienvenus à participer (même si vous n'avez pas exactement le même Mak ) Je possède un Mak SW 127/1500 (le fameux tube bleu !) depuis une dizaine d'années, mais je le redécouvre avec plaisir depuis la vente de mon lourd Dobson ! Observations du 22 octobre 2018 - Saturne et M25 Saturne est basse sur l'horizon sud-ouest. Dans le Pentax XW 20 (grossissement 75x), elle est petite, souffre de la turbulence et de la dispersion atmosphérique. Pourtant, l'image est loin d'être affreuse, ce n'est pas un pâté, c'est même plutôt fin malgré les désagréments cités. Les anneaux assez ouverts se détachent sans équivoque 100% du temps, et dans les trous de turbulence on voit bien comment ils "coupent" le globe en passant devant lui, masquant toute la partie inférieure. Cette coupure est matérialisée par une bande très sombre caractéristique qui épouse la forme arrondie des anneaux et les sépare du globe tronqué. Cette ombre est visible 1/4 à 1/3 du temps, mais quand elle y est elle y est et c'est très joli. Il faut rappeler que Saturne n'est qu'à une quinzaine de degrés au-dessus de l'horizon, tout au plus ! Le passage à un grossissement de 150 fois (Delos 10) n'apporte rien de plus sur Saturne, pas de bandes nuageuses contrastées sur le globe. Ha oui, peut-être la division de Cassini qui semble vouloir s'extraire de la turbu sans vraiment y arriver. Mais soulignons quand-même que ce doublement du grossissement n'a pas non plus dégradé l'image ! On note aussi la présence de Titan non loin de là. Juste à côté de Saturne, M25 entre entier dans le champ du Delos 10. Ses quelques étoiles les plus brillantes sont largement visibles en vision directe et je suis très satisfait de leur piqué pour un grossissement de plus de 1D dans la turbulence de l'horizon. Pour aller plus loin, quelques étoiles beaucoup plus faibles se laissent deviner dans ce fond de ciel très éclairci par la quasi pleine Lune. Bien sûr on ne peut pas les compter tellement c'est subtil, mais il n'y a aucun doute possible, on a bel et bien un amas ouvert sous les yeux. - Mars Je pensais que cette cible plus haute que la précédente souffrirait moins de la turbulence, mais il n'en fut rien ! Dès 75 fois l'image bouillonne, pourtant on arrive quand même à sentir que la surface est contrastée. De façon moins évidente qu'au C14 (quelle est la part du diamètre, de la turbulence, de la clarté de l'atmosphère ?), mais en tout cas il y a bien un prémisse de contraste. Je ne m'y attarde pas (j'ai un doute après coup, je ne sais pas si la mise au point était vraiment au top car la turbu était étonnamment forte, signe parfois d'une légère défocalisation. Ma foi...) - La Lune Voici le dernier objet, et le clou de la soirée. Je ne comprends pas comment marche la turbulence. Elle en souffrait aussi, mais beaucoup moins. C'est avec ce genre d'observation qu'on peut juger la qualité optique de façon assez sûre, et je dois dire que je n'ai pas été déçu Ce télescope m'avait déjà surpris cet été par la finesse des images planétaires quand l'atmosphère était stable, mais je n'avais pas eu l'occasion de le pousser comme hier soir dans ses derniers retranchements en observation lunaire. La turbulence est là, mais sans plus. L'image est fine, ciselée, pure, dépourvue de toute aberration. Pour le coup, je n'ai pas de doute sur la mise au point que j'ai soigneusement réglée jusqu'à avoir le meilleur contraste (qui ne laisse pas à désirer). Je passe du XW 20 au Delos 10 sans qu'il y ait un chouia de différence question netteté. Les fronts de turbulence se voient juste un peu plus, donnant l'impression amusante d'un pli rectiligne qui avance à la surface de la Lune. Mais c'est tout... je m'attarde sur les cratères Pythagore, Philolaus ou encore Carpenter, pris dans le terminateur ou proches de lui. C'est un régal de finesse et de contraste, on embrasse du premier regard leur contour qui descend en gradins, formant des strates à peu près circulaires et concentriques qui se touchent par endroits, se confondent puis s'écartent à d'autres. Leurs pitons centraux, simples ou doubles selon le cratère, sont très nets, éclairés ils ressortent de l'obscurité du fond du cratère. L'image est tellement bonne que je pousse le grossissement à 330x avec le Delos 4,5, pour voir ce que ça donne. Hé bien, à 2,6D, le piqué reste diabolique (je ne dis pas "correct", non, l'image n'a carrément rien perdu en netteté par rapport au XW 20, ou alors ce n'est quasiment pas perceptible ). La turbulence assombrit l'image par vagues, quand même assez espacées, mais rhâ là là, le contraste, les détails sont toujours là, ils ne sont pas pâteux du tout, au contraire on en voit même des nouveaux. D'autres reliefs dans le fond des cratères les mieux éclairés accompagnent les pitons centraux, le sol tourmenté de leurs environs apparaît clairement, précisément, bosselé, dans les trous de turbulence. Notamment autour de Philolaus (dont je ne connaissais rien avant hier soir, étant un ignare total en lunaire !). J'y reste longuement et songe abasourdi à un truc... 4,5 est ma plus courte focale (aussi la plus courte que j'utilisais généralement sur mon Dob 350 à f/4,5 ). Mais vu la qualité d'image presque hallucinante, on aurait pu monter tranquillement à 3D. Et après ? 3,5 ? 4 ??? Non je vous jure, à 2,6 il ne souffrait pas du tout, mais alors pas du tout du tout. (Bien sûr je tiens à préciser pour enfoncer le clou que la collimation n'a jamais été touchée une seule fois en 10 ans ! Je sais même pas comment ça marche ) Enfin bref, pour une première batterie de test, je suis vraiment très satisfait, je me suis même régalé. Ca promet pour les observations planétaires les nuits de bonnes conditions. D'autres comptes-rendus d'observations à venir, mais déjà ça peut vous donner une première idée PS comme c'est d'usage sur d'autres posts, je joins une image (pas de moi !) de la zone dont je parle : Pythagore, à gauche, était pris dans le terminateur, Carpenter au-milieu est situé au bout d'une sorte de coeur pointé vers la droite (qui ressortait magnifiquement bien d'ailleurs ) , et Philolaus, le grand et profond cratère sur la droite avec ses deux pitons centraux. Source de l'image : http://www.astrosurf.com/astromak/vierge3.html
  17. 11 dessins : 8311 à 8321. Dobson 508/1920 Après avoir montré M4, je me cantonne à la même zone du ciel pour regarder quelques amas globulaires d'Ophiucus Le Serpentaire. La turbulence est défavorable pour ces objets bas, de 5 sur 5 en échelle de Danjon. Observation 8311 : NGC6325. 201x, 276x. Diffus et considérablement faible, il commence à être résolu en étoiles perceptibles. Observation 8312 : NGC6316. 276x. Assez faible, il révèle un début de résolution mais la turbulence pourrie limite le pouvoir séparateur. Je poursuis avec quelques nébuleuses diffuses du Sagittaire. Observation 8313 : NGC6589/90/95. 85x, 138x. NGC6589 et 90 sont considérablement faibles à faibles et NGC6595 assez faible. Ces nébuleuses sont faciles, verdâtres émeraude à 85x. Ces nébuleuses par réflexion réagissent très faiblement en OIII et pas du tout en HBêta. Observation 8314 : IC1283/84. 85x. Très faibles et très diffuses, ces nébuleuses n'apparaissent qu'en HBêta. Passons aux nébuleuses planétaires de l'Aigle, notamment la première que quelques dessins sur les forums m'avaient donné envie d'observer enfin au 508. Observation 8315 : NGC6804. 402x, 201x, 85x. Sans filtre, je la vois colorée verdâtre pomme à 85x. Assez faible, sa forme est complexe. Les extensions sont très faibles à VI1. En OIII la nébuleuse est plus arrondie. Elle réagit bien à ce filtre et très faiblement au filtre HBêta. Observation 8316 : NGC6803. 85x, 631x. Brillante, elle répond bien en OIII, elle aussi est vert pomme à 85x. Comme je fatigue à 2h30, place à une demi-heure de sieste dans l'auto. La suite concerne la comète 29P dans les Poissons. Observation 8317 :Comète Schwassmann Wachmann 29P. 85x, 201x. Elle est vue dès 85x assez facile, faible, très diffuse. Je pars sur 2 groupes de galaxies Hickson dans les Poissons d'après une idée d'observation de Michel Nicole. Observation 8318 : Hickson 97. 201x, 276x. IC5356 et IC5351 sont faibles, la seconde n'est pas facile à repérer collée à l'étoile, mieux détachée à 276x. IC5357 est considérablement faible à faible, IC5359 très faible et enfin PGC72405 est vue VI1. Observation 8319 : Hickson 98. 276x. NGC7783 faible est accompagnée de PGC72808 très faible à VI1, PGC72810 = NGC7783C vue VI2-3. C'est aussi Arp 323. A 4h quasi tous les autres sont partis dormir. Je termine par 2 autres galaxies des Poissons jusqu'à l'aube quasi nautique. Observation 8320 : NGC7787. 276x. Elle est très faible et très diffuse. L'aube arrive. Observation 8321 : NGC7750. 276x. Très faible et très diffuse comme la précédente, elle est allongée dans l'aube. A 5h20 on est encore quelques-uns levés. Cette nuit j'ai aussi montré M8, M11 notamment aux voisins Thomas, Georges et Aymeric.
  18. Bonjour à tous suite à un changement d'un extreme radicalité dans la politique de google concernant l'utilisation de googlemap (il faut payer 200€ par mois) j'ai été contraint de refaire toute les cartes de pollution lumineuse et le systeme de publication qui va avec ce gros travail est désormais terminé, le fond de carte est OpenSTREETMAP C'est encore bricolo bricolette mais c'est utilisable. cela sera renforcé avec d'autre fonctionnalités et d'autres cartes sur le même principe. les carte astrophoto et LED vont suivre je n'ai pas un confiance aveugle en OSM je cherche don des solutions plus pérenne, mais pour le moment c'est tout ce que je peux proposer voici le nouveau lien : https://avex-asso.org/dossiers/pl/europe-2016/ merci de m'indiquer si vous rencontrez des difficultés
  19. Bonjour à tous, la semaine dernière j'ai reçu en test de la part de Skyvision une caméra Altair-Astro Hypercam 183M, en vue d'un achat. C'est ce modèle-ci : https://skyvision.fr/boutique/imagerie/camera/altair-hypercam-183m-v2-20mp-mono-ventilateur-de-refroidissement/ Toutes les infos techniques sont sur le site d'Altair-Astro : https://www.altairastro.com/product.php?productid=17075&cat=337&page=1 Un premier test rapide de Thierry Ruiz ici : https://skyvision.fr/nouvelle-camera-hypercam-183-mono/ Présentation et déballage de la caméra ici : Cette caméra possède le même capteur IMX183 monochrome que la Zwo ASI183MM à savoir : 5440 x 3648 pixels de 2.4µm soient 20 millions de pixels un capteur de 13x9mm (diagonale de 16mm) 17.5 images/seconde en mode full avec possibilité de faire du ROI à vitesse bien plus élevée images RAW 12 bits et vidéo SER 12 bits Voir le test de Christian Buil au sujet de ce capteur : http://www.astrosurf.com/buil/asi183mm/ Ses particularités : elle possède un ventilateur de refroidissement à vitesse variable (attention il n'y a pas de Peltier sur ce modèle) une sonde donne la température du capteur elle possède un dispositif de réduction de l'amp-glow (luminescence due à un composant électronique qui "rayonne" sur le bord du capteur) le hublot avant est traité anti-IR/UV elle est rose !! Elle est livrée avec : un nez 2 pouces avec filetage femelle M48 (filetage M42 femelle de base) un cable USB 3.0 de 1m50, le logiciel Altair-Capture qui permet de gérer les prises de vue, vidéo et même de faire du visuel assisté grâce à des fonctions d'empilement, suppression de dark et flat à la volée, une licence d'un an du logiciel Sharpcap pro. Son prix : 699 euros chez Skyvision. Dernière info de Skyvision (12/10/2018) : 2 nouveaux modèles sont dispo chez Skyvision : Le modèle PRO : https://skyvision.fr/boutique/imagerie/camera/hypercam-183m-pro-camera-dimagerie-astronomie-mono-20mp-4-go-ddr3-ram-refroidie-ventilateur/ Par rapport à la 183Mv2 que j'ai testée, elle possède un buffer de 4Go utile en planétaire. 779 euros Le modèle PRO TEC COOLED : https://skyvision.fr/boutique/imagerie/camera/hypercam-183m-pro-tec-cooled-camera-dimagerie-astronomique-mono-20mp-4-go-de-ram-ddr3/ c'est le modèle refroidi par Peltier, là aussi avec 4Go de buffer. 1260 euros J'ai donc profité d'un week-end prolongé dans la Drôme du 4 au 7 octobre pour tester cette caméra sur ma FSQ106. En planétaire, notamment en lunaire, l'IMX183 a déjà fait ses preuves, voir les belles images de Gérard Thérin par exemple. Ici je me suis concentré sur le ciel profond, en poses longues mais aussi en poses courtes pour faire plaisir à Albéric Je vous joins les FITs des images réalisées ici, comme ça vous vous ferez une idée vous-mêmes : http://www.astrosurf.com/colmic/Altair183M/ Matériel utilisé : FSQ106, diamètre 106mm, focale 530mm, au foyer (F/5) mais également avec le réducteur 0.73x (F/3.6) monté à l'arrache avec des bagues de fortune ! Monture EM200 sans autoguidage pour toutes les images visibles ici. un petit Tablet-PC HP avec un port USB3.0 sous W10 pour piloter la caméra la caméra Altair Hypercam 183M non refroidie le logiciel Altair-Capture SiriL pour l'empilement des images Avec la FSQ106, à F/5 l'échantillonnage sur cette caméra est de 0.93" d'arc par pixel et de 1.3" d'arc par pixel avec le réducteur 0.73x. La turbulence atmosphérique limite la résolution de nos images en pose longue au mieux à 1,5" d'arc dans nos contrées, ce qui correspond à la résolution théorique d'une lunette 80ED ! l'échantillonnage est donc presque parfait pour les focales que j'utilise. Place aux tests... Voici tout d'abord un dark de 90s à gain 25 (sur une échelle de 5 à 50 dans Altair-Capture, soit un gain à environ la moitié du max). Les seuils ont été poussés pour mettre en évidence l'amp-glow La fit : http://www.astrosurf.com/colmic/Altair183M/dark_90s_g25-0043.fit On voit l'amp-glow à droite de l'image, mais on ne le voit pas sur les brutes des images ci-dessous. Seul un dark avec les seuils poussés le mettent en évidence. Cet amp-glow se retire donc parfaitement avec les darks comme vous allez le voir sur les images suivantes. En poses courtes, j'ai réalisé une vidéo .SER de 5s de pose contenant 20 images identiques à celle-ci (toujours à gain 25). Le SER (757Mo) : http://www.astrosurf.com/colmic/Altair183M/M27_5sx20.ser Une brute en fit : http://www.astrosurf.com/colmic/Altair183M/m27_5s-0002.fit FSQ106 au foyer F/5, aucun dark, flat ou offset. L'empilement de 2 SER combinant 30x5s donne ceci (uniquement alignement + empilement sous SiriL, pas de dark). A noter qu'une inversion miroir se produit sur les brutes, je ne sais pas pourquoi. D'ailleurs c'était déjà le cas sur l'ASI1600. Il faut donc penser à cocher la case "inversion miroir horizontale" pour récupérer l'image dans le bon sens. Une image de NGC7331 + le quintet de Stephan, à F/5, gain 25, 15x60s soient 15 minutes de pose Pas de darks ni offset ni flat. En poses longues cette fois, voici quelques images de 90s à F/3.6, toujours à gain 25... Retrait de 15 darks de 90s. Aucun refroidissement si ce n'est le ventilateur en vitesse rapide, température extérieure : autour de 12°c une bonne partie de la nuit. M31, 10 poses de 90s soient 15 minutes : M33, 24 poses de 90s soient 36 minutes : M52, 10 poses de 90s soient 15 minutes : M42, 7 poses de 90s soient 10 minutes : Voici maintenant un comparatif avec l'ASI1600. NGC6946 prise à la FSQ106 à F/5, ASI1600 : 39x90s soient 59 minutes de pose, gain 200, filtre L, refroidissement par Peltier à -15°c, 40 darks Une brute en Fit : http://www.astrosurf.com/colmic/Altair183M/ngc6946-90s_ASI1600.fit Et NGC6946 à l'Altair 183M à F/3.6 qui donne sensiblement le même rapport de grandissement. 20x90s soit la moitié par rapport à l'ASI1600 (mais à F/D=3.6 contre F/D=5 pour l'ASI), refroidissement par ventilo (temp. 12°c), gain 25, 15 darks, aucun filtre. Une brute en fit : http://www.astrosurf.com/colmic/Altair183M/ngc6946-90s_Altair183M.fit Conclusion personnelles : Je suis enchanté par cette Altair Hypercam ! Pour une caméra non refroidie à 699 euros, on peut déjà bien s'amuser et entrer de plein pieds dans le monde de la CCD astro (en l'occurrence Cmos pour celle-ci !). Cette caméra possède des petits pixels qui sont tout indiqués pour la faible focale de ma lunette. Elle me permet d'aller tâter des galaxies inaccessibles avec mon A7S par exemple à cause de ses pixels de 9µ. Les résultats vont au-delà de mes espérances, l'amp-glow est invisible et le bruit de lecture comme le bruit thermique sont très contenus. Le logiciel Altair-Capture est très simple d'utilisation et permet l'empilement à la volée, ce qui ravira les fans de visuel assisté J'hésitais entre la version refroidie (à 1260 euros) et celle-ci, je pense que ce modèle répond parfaitement à mon besoin pour 400 euros de moins, ce qui me paiera la roue et les filtres L'affichage de la température du capteur est très utile pour déterminer la température des darks à utiliser. On pourra alors se préparer une banque de darks à différentes températures. Le ventilateur intégré ne génère aucune vibration et doit être bien pratique surtout en solaire. J'essaierai dans les semaines qui viennent de faire quelques images en planétaire et lunaire pour achever le test... A suivre... Un grand merci à Sébastien de Skyvision pour le prêt de la caméra
  20. CROA du 5 novembre 2018

    CROA du 5 octobre 2018. Ce soir, le temps est magnifique pour une des deux soirées d'observations mensuelles au club Andromède de Lassigny. Le rendez-vous est comme d'habitude fixé à 21h au local du club qui se situe dans le sous-sol du château de Lassigny en face de la mairie. En utilisant mon moyen de communication préféré, c'est-à-dire le groupe WhatsApp sur nos biens aimés smartphones, j'avais proposé aux membres présents de partir rapidement observer. Pas de bla-bla, on sort et on s'en met plein les yeux ! Il y un peu de monde ce soir là, nous sommes cinq au rendez-vous, malgré le fait qu'une grande partie du club est partie au village Azuréva de Métabief (Doubs) pour le week-end annuel d'astronomie du CIS. Nous nous embarquons, direction le lieu dit de Belval qui n'est pas loin, puisque situé à la sortie sud du village de Lassigny. Il fait encore doux ce soir. Nous commençons à installer nos instruments en bras de chemises. De mon côté, je galère un peu pour la mise en station. J'essaye d'aller vite. Du coup, je suis obligé de recommencer mon alignement avant de pointer correctement les objets sélectionnés avec mon tube de 254/1200. Pendant ce temps, mes camarades s'amusent avec les yeux de hibou que j'ai apporté. A travers ces optiques les constellations changent d'aspect. C'est à peine si nous reconnaissons Cassiopée, il y a beaucoup plus que le W. Quand on pointe Andromède, la galaxie est bien visible et que dire de la Voie Lactée. Dave nous dirait : « Mon Dieu, c'est plein d'étoiles ! ». Bien-sûr, comme à mon habitude, j'ai préparé une liste d'objets observables et j'ai coché l'option expert. Eh, oui ! Au club Andromède, nous sommes très forts et surtout très modestes. Cependant, nous commençons plus raisonnablement avec Mars. La planète est bien brillante au sud de notre position. Elle a commencé à bien s'éloigner. Elle est déjà gibbeuse décroissante. On dirait une lointaine petite Lune. Elle est aussi bien basse sur l'horizon et nous offre que peu de détails. Alors, comme j'ai bien effectué la lecture de mon magazine favori à savoir « Astrosurf magazine », je sais que la planète Neptune est proche de l'opposition. Je pars observer cette géante bleue. C'est un peu décevant. A l'oculaire, on ne discerne qu'un petit point légèrement bleuté qui est bien difficile à départager avec les étoiles avoisinantes. Comme je suis dans le mode expert, je prends le chemin de NGC7129. Cet objet est un amas ouvert plus une nébuleuse dans la constellation de Céphée. Malheureusement, avec une magnitude de 12, nous n'arrivons pas à discerner cette nébuleuse et l'amas tout seul n'est pas très impressionnant. Deuxième déception de cette soirée qui pourtant se présentait sous de bons hospices. Tu parles d'un expert ! Ensuite, plus modestement, nous pointons la boule de neige bleue, NGC7662. Cette nébuleuse planétaire se trouve à 5600 AL dans la constellation d'Andromède. Malgré sa petite taille (2.2'), on la discerne facilement. Comme son nom l'indique on devine facilement la couleur bleue qui domine. On discerne également ce tout petit anneau avec ses dégradés d'intensité en partant du centre vers l'extérieur. La magnitude (9) n'est pas très importante mais, comme les conditions sont assez bonnes, elle est agréable à observer. Alors, puisque nous avons découvert un petit anneau dans le ciel, partons découvrir un autre anneau un peu plus grand, celui de la Lyre. Située dans la constellation du même nom, cette nébuleuse planétaire est bien connue des astrams. Tout le monde passe par l'oculaire pour observer le 57ième objet de la liste de Charles Messier. La folie nous reprend. Cette fois-ci, je cherche NGC40. C'est encore une nébuleuse planétaire dans la constellation de Céphée ; mais avec une magnitude de 11 et une taille de 0.6'. Je ne vois pas grand chose. Elle se confond facilement avec une étoile faible. Impatient, je pointe NGC1931avec toujours aussi peu de résultats. Elle se trouve dans un champ très riche, c'est difficile de faire la part des choses. Je n'ai pas de chance ce soir avec les amas + nébuleuses. J'abandonne l'idée d'observer la nébuleuse du Hibou (M97) car elle est très basse sur l'horizon et, avec une magnitude de 11.2, elle est noyée dans la pollution lumineuse, conséquence du village de Lassigny et des éoliennes qui clignotent derrière. Je propose à ce moment un retour au planétaire car Uranus aussi est proche de l'opposition. Cette fois-ci nous avons plus de chance avec cette géante bleu-vert. En grossissant un peu, on commence à obtenir un tout petit disque bien visible. C'est avec mon oculaire de 9mm que j'obtiens le meilleur rapport qualité/grossissement. Pour finir ma liste, je pointe NGC891qui est une galaxie spirale vue par la tranche. Elle aussi située dans la constellation d'Andromède, sa faible magnitude de 10 ne nous permet de discerner qu'un faible filament allongé à peine perceptible. Il faut bien utiliser la vision périphérique pour l'appréhender plus efficacement. J'entends mes amis derrière moi qui ont pointé la nébuleuse de l'Haltère. C'est vrai que M27 n'était pas dans ma liste. Mais, comme elle est bien placée en cette saison, je monte la voir. Ce soir, elle est toujours aussi belle et, pour profiter pleinement de sa beauté, j'ajoute un filtre UHC qui va renforcer le contraste très efficacement. Le fdc s'assombrit nettement mais la nébuleuse reste bien visible. Située dans la constellation du petit Renard, c'est une vaste et brillante nébuleuse planétaire. Elle semble allongée et son étranglement est déjà perceptible. C'est vrai, qu'elle ressemble à un trognon de pomme. Suite à une requête collégiale, je centre M13dans l'oculaire – Magnitude 5,8 – Le Grand Amas d'Hercule est parmi les objets les plus imposants du catalogue Messier. Comportant plus de 500 000 étoiles, c'est un des plus vieux objets, son âge est estimé à 12 ou 14 milliards d'années. Situé à 22 000 AL, son diamètre est de 150 AL ce qui représente un diamètre apparent de 20 mn d'arc. En bonnes conditions, il est visible à l'oeil nu.Nous ne pouvions pas passer notre soirée sans observer ce majestueux amas. Toujours sur l'impulsion de mes camarades nous partons vers le double amas de Persée (NGC884et NGC869). A l'aide de mon oculaire XWA de 20mm, j'arrive à placer ces deux amas dans le champ de vision. Beaucoup d'étoiles sont brillantes et contribuent ainsi à la beauté de l'ensemble. Situé à plus de 7000 AL, il est âgé d'environ 6 millions d'années. Nous dérivons quelques instants vers les Pléiades. Toutes les sœurs ne sont pas visibles en même temps. Malgré l’oculaire XWA, la focale de 20mm de ce dernier zoom beaucoup trop sur l’amas ouvert. Il me semble que la dominante bleutée soit déjà perceptible. Enfin, je termine la soirée avec M81et M82, les galaxies de Bode et du Cigare. Là encore, je les place toutes les deux dans l'oculaire. Elles sont bien visibles avec les magnitudes visuelles de 6,7 et de 8,4. Nous sommes plus raisonnables avec ce couple habitant la constellation de la grande Ourse qui est lui aussi bien connu des astronomes amateurs. Avec des étoiles plein les yeux nous remballons notre matériel, heureux de cette soirée conviviale et toutefois bien réussie. La température a bien baissé, nous avons enchâssé nos bonnets et nos vestes bien chaudes. Il est temps de rentrer pour un repos bien mérité. Bon ciel à tous.
  21. Valdrôme matin du 8 août 2018 7 dessins : 8296 à 8302 Dobson 508/1920 Le début de nuit est agité : un orage au crépuscule nous a fait remballer à l'arrache vers 22h30, avec le ciel se voilant avant et des éclairs au sud-est. Je m'offre un somme dans l'auto pendant l'orage, ce qui a pour avantage de nettement moins l'entendre que sous la tente, laquelle est en plus sous les arbres, donc j'échappe aussi au risque d'être foudroyé! Le parking était rempli de télescopes avant cet orage, certains ont totalement remballé pour toute la nuit. J'ai juste bâché le Dobson, il sera vite ré-opérationnel. Le ciel se redégage à 1h45, partiellement encore voilé par endroits, mais bien exploitable. En avant pour une demi-nuit avec d'abord un amas ouvert connu du Cygne. Observation 8296 : M29. A 201x, il est fourni, brillant. Ses étoiles sont piquées, Haaaa ce 508 donne aussi envie de réobserver tous les amas ouverts vus avec plus petit, afin de les voir plus piqués, plus peuplés et souvent plus colorés! J'embraye sur la rouge et australe planète dans le Capricorne, proche de se coucher derrière la montagne de l'Aups au sud-ouest. Observation 8297 : Mars. Je ne la trouve pas assez rouge, je lui colle donc le filtre rouge 23A! Non en fait c'est comme déjà indiqué sur d'autres CROAs pour diminuer l'effet de la turbulence, supprimer le chromatisme atmosphérique et augmenter le contraste. 402x, 631x. Turbulence 4 à 5. Le filtre rouge sauve encore la mise. Je repère Hellas, Sinus Meridiani partiellement, Syrtis Major se couchant. La calotte polaire sud est plus claire. 631x passe mieux que la fois d'avant. Mars va se coucher bientôt derrière la montagne de l'Aups. J'ai grondé de loin une personne à la gênante lumière blanche qui m'éclairait en montant le talus vers sa tente. J'hériterai d'ailleurs du surnom d'"Astronome Garou" le lendemain, étant aimable le jour et hargneux la nuit. Le déclencheur n'est pas la lumière de la Pleine Lune mais des lampes frontales blanches. Graoooo!!! Je m'inspire du travail du québécois Michel Nicole pour les cibles suivantes qu'il observait avec un Dobson de 22 pouces. Observation 8298 : IC1296. C'est la petite galaxie à côté de M57. A 276x, elle est bien là, bien faible, avec son centre VI2, et le pourtour VI3 à 4. J'en profite pour regarder le bel anneau très structuré et déjà dessiné l'un des 2 derniers étés. Le vent bruyant s'entend à l'ouest, mais il a bien dégagé le ciel à 3h40. Des éclairs d'orages lointains illuminent l'ouest par intermittence. Le 508 va se repaître de galaxies de Pégase. Observation 8299 : le groupe de NGC7609. 276x, 402x. En compulsant les fiches de Michel Nicole, j'ai noté ce groupe qui n'est autre que Hickson 95. J'y vois 4 galaxies, la dominante NGC7609 faible à très faible, accompagnée de PGC71077 et PGC71080 toutes 2 VI2(vues 75% du temps en vision indirecte) et de PGC71074 la plus faible à magnitude visuelle 16.2 vue VI3-4. C'est un faible groupe, l'ensemble est mieux défini à 402x. Le croissant lunaire s'est levé, il est déjà 4h. Observation 8300 : le groupe de NGC7579 et NGC7584. 276x, 402x. Je m'attendais à voir 2 galaxies, finalement j'y vois double avec 2 PGC additionnelles! NGC7579 très faible ressemble à une étoile floue, NGC7584 est faible, PGC70978 est très faible à VI1, PGC70963 est limite VI4. Mine de rien ça arrive assez fréquemment avec ce diamètre! Pendant ce dessin, à 4h26 un bolide de magnitude -6 vert apparaît à droite de la tête du Dragon puis sa traînée orange ondulée verticale termine sa course vers 10° de hauteur au bout de 3 secondes. Observation 8301 : NGC7601. 276x. Très faible et très diffuse, elle s'efface dans l'aube à 5h. Je clôs les observations avec Uranus et 2 de ses satellites dans le Bélier. Observation 8302 : Uranus. 631x. La planète est brillante vert clair, par contre je crois que je m'y suis pris trop tard pour les satellites qui se noient déjà dans l'aube. Je détecte Obéron très faible et Titania faible dans un ciel turbulent (S=4 sur 5 sur l'échelle de Danjon / Ciel Extrême). J'ai fini à 5h20. Une dame dort dans l'auto juste au nord, emplacement pas le plus adapté quand un observateur avec son escabeau métallique grinçant est à 5 mètres. J'espère qu'elle n'a pas l'ouïe fine.
  22. 9 dessins : 8287 à 8295 Dobson 508/1920 Cette nuit survient après une nuit bouchée, et pourtant j'ai d'abord veillé, puis revérifié toutes les 2 heures entre 2 siestes pour ne pas rater une possible embellie. Ce soir on devait se prendre un orage par l'ouest mais finalement il nous évite et le ciel qui le remplace est dégagé, avec un reliquat voilé au sud-ouest, le haut des cumulus de cet orage. J'entame la nuit avec un amas globulaire d'Ophiucus. Observation 8287 : M107. 138x, 201x. Il est considérablement faible, avec des étoiles très faibles à perceptibles. Je m'attendais à plus de pétant, il semble atténué par les voiles. Je monte plus haut regarder des galaxies du Serpent. Observation 8288 : NGC5984. 85x, 201x. Elle est vue à 85x. A 201x elle se révèle allongée, facile, très faible, un peu diffuse. Des nodosités la parcourent en vision indirecte VI3 à 5. Observation 8289 : NGC5951. 201x. Elle m'apparaît très faible à VI1 (100% du temps en vision décalée), diffuse. La transparence diminue sur la fin du dessin. Francis Ogier le vice-président de la SAF et fidèle des Rencontres s'est installé à côté avec ses jumelles. Observation 8290 : NGC5953 et NGC5954. 201x, 276x. C'est Arp 91. La première est faible et la seconde est vue VI1. L'ensemble est difficile à analyser, mais je constaterai à postériori et avec satisfaction que mon dessin est fidèle aux photos. Je dois changer de coin de ciel car les voiles se sont installés un peu trop dans le Serpent maintenant (ou plutôt ce dernier a plongé vers eux). Observation 8291 : Comète Giacobini Zinner 21P dans Cassiopée. 201x, 85x, 402x. C'est la belle comète de cet été, vraiment sympa à voir. J'ai placé le noyau précisément à 0h52, car cette comète se déplace sensiblement pendant la demi-heure du dessin. Elle est déjà vue au chercheur 9x50 comme une étoile faible floue. Au Dobson 508, elle est d'un beau vert tirant sur le turquoise, assez brillante et facile. Je note à 201x et 402x des détails dont des jets. Des fragments précèdent le noyau à 402x, très intéressant! La queue est diffuse et bien déployée. Fatigué à 1h20, je fais une sieste dans l'auto, je ne suis décidément pas encore dans le rythme nocturne! Puis je pointe le Quintet de Stephan dans Pégase pour rassurer (ou pas) Jean-Bernard qui doute de la collimation de son Dobson Obsession 635, le plus gros diamètre du rassemblement. Je me mets à un grossissement proche du sien pour que la comparaison en pupille de sortie ait un sens. Il en ressort que ces galaxies sont aussi lumineuses dans les 2 tubes avec un meilleur contraste pour le mien. Observation 8292 : Comète P/Johnson 48P dans le Verseau. 85x, 276x. Je la vois dès 85x petite et diffuse, faible à très faible. Je remarque son centre ponctuel en vision indirecte. La Lune s'est levée, ce qui ne m'empêchera pas de visiter 2 groupes de galaxies dans le Verseau. Observation 8293 : Hickson 88. 276x. Ce groupe de galaxies est formé de NGC6975 (VI3, petite, fine), NGC6976 (floue et très faible), NGC6977 (faible) et NGC6978 (considérablement faible à faible). Un moustique m'embête brièvement, je m'en débarrasse en partant au pas de course! Observation 8294 : NGC6959 à 6967. 201x. Ce groupe de 6 galaxies a pour membres NGC6959 faible, allongée, montrant des nodosités, NGC6961, très faible à VI1, NGC6962 considérablement faible, NGC6963 très faible, NGC6964 faible et condensée, et NGC6967 faible et à centre ponctuel. L'aube arrive à 4h40. Je termine sur Uranus dans le Bélier avec 4 de ses satellites vus. Observation 8295 : Uranus. 631x. La lointaine planète est brillante verdâtre clair, et 4 de ses 5 principaux satellites sont visibles, seul Miranda manque à l'appel. Obéron et Titania sont faibles, Ariel très faible et Umbriel VI1. Nicolas est parti traquer quelque comète ailleurs sur le parking avec son télescope roulant. le photographe Marouane du club de Rouen range son matériel photo à la lumière du tiers de Lune qui gît sous Aldébaran et les Hyades.
  23. Bonjour a tous Depuis Juin, 4 comparse d'Avex se sont associé dans le montage d'un projet d'observatoire télé-opérable à longue distance il porte le nom très temporaire de CPAFO (prononcer : c'est pas faux) Communauté Phillipe Axel Fredo d'Observation le nom va changer mais on ne sais pas encore par quoi car thierry vient de nous rejoindre je vous invite à la lecture du blog de l'observatoire, son élaboration, sa contruction, sa mise au point, sa monté en puissance https://www.avex-asso.org/forum/viewtopic.php?f=23&t=6027 A vos commentaires
  24. Voilà, c’est fait. Quinze ans que je me promettais d’aller dans l’hémisphère sud en été 2018 pour observer Mars au plus haut dans le ciel, après une opposition 2003 particulièrement impressionnante malgré une hauteur modeste sur l’horizon. Cinq ans que le T400-avion est construit, spécialement pour cette occasion, de façon qu’il soit compatible avec un transport en soute mais aussi avec le poids de la bino, accessoire qui m’est indispensable pour les observations planétaires. Beaucoup d’heures passées à éplucher divers atlas pour établir des listes d’objets du sud à pointer absolument (merci encore à Laurent Ferrero pour ses SDCP), en complément aux observations de Mars. Le ciel du sud m’était alors totalement inconnu ! Et c’est déjà passé. Le «planning martien 2018» a commencé avec un séjour de deux semaines en famille à Ténérife en juillet, avec un bilan positif grâce au seeing au volcan et aux 20° d’élévation gagnés, avec un sujet déjà posté ici : http://www.astrosurf.com/topic/120632-mars-depuis-ténérife/ Puis départ pour l’Afrique du Sud du 1er au 16 août. Choix du site Après quelques hésitations et contre-temps, le choix de l’Afrique du Sud a été fait. Le Chili et la Namibie étaient aussi en lice. Les récits dithyrambiques de l’ami Rastaman à propos de l’astro farm Klipfontein Ranch (ou Stargate) ont pesé dans la balance et c’est cet endroit qui a été choisi. Jean, un copain du club intéressé par l’aventure, a ensuite pris la décision de participer également. Nous n’avons pas regretté cette option : Rastaman nous a grandement aidés à préparer le séjour jusque dans les détails. Sur place, nos hôtes Hottie et Sarah ont été adorables, toujours aux petits soins pour qu’on se sente bien et qu’on tire le maximum de profit de notre séjour. Kai (astro amateur allemand) et sa fort sympathique famille étaient également là, et à nous tous nous avons formé une petite communauté dans laquelle il a fait bon vivre deux semaines durant. Le quotidien à la ferme astro La ferme propose plusieurs chambres de confort tout à fait correct, avec tout le nécessaire classique y compris le wifi pour donner des nouvelles à la maison et consulter les prévisions météo, entre autres. Les repas sont pris dans une salle commune : petit dej à 10h (c’est l’horaire qu’on avait demandé) très copieux, de type allemand avec œufs brouillés, lard, fromage, laitage en plus des traditionnels café-pain-beurre-confiture. Repas suivant à 18h, très copieux également, confectionné par Sarah qui est une excellente cuisinière ; en tant que gaulois, la qualité des repas, ça compte beaucoup pour que le moral soit au top ; quand on sortait de table la nuit était déjà établie et il n’y avait plus qu’à rejoindre le terrain d’observation à 200m de là. La formule est vraiment adaptée pour profiter à fond de l’astro, pas besoin de se soucier de l’intendance, Sarah et Hottie s’occupent de tout pendant qu’on se concentre à 100 % sur les observations. Le coût est modique, dans les 700€ pour deux semaines, incluant hébergement, repas, transfert astrofarm-aéroport AR. Sur place il y a trois Dobs de location (deux T400 et un T500), mais comme dit j’avais mon propre T400. Jean et Kai ont loué le T500 et un T400. Hottie se charge parfois de nous occuper en journée et nous emmène volontiers faire un tour pour visiter les environs. On n’a pas le temps de s’ennuyer et surtout les virées diurnes valent le coup à elles seules. Une photo du petit déjeuner, avec de gauche à droite : Kai, Jutta, ma pomme, Jean, Sarah (photo de Hottie). Moment très sympa pendant lequel on fait le bilan de la nuit passée et où on se projette dans celle à venir. C’est aussi l’occasion d’échanges ‘internationaux’ sur des sujets variés. Hottie, préparant son fameux «braai» pour les amateurs de viande bovine. On y voit aussi un joli ciel du soir bien prometteur Mon T400-avion Le T400 a fonctionné comme prévu, en Afrique comme à Ténérife. Le voyage en soute n’a posé aucun souci, il faut dire que je me suis bien pris la tête avec le colisage, à l’imaginer et à tester diverses solutions, mais un paquet prévu pour un transport musclé est la meilleure des assurances. Un miroir de 400 de chez Mirro Sphere mérite d’être protégé comme il se doit avant d’être envoyé en soute Le Sky Commander a été précieux, le nombre de nuits était limité et à l’inverse ma liste deep sky était bien longue, alors j’ai apprécié de ne déplorer aucun temps perdu dans la recherche d’objets dans un ciel qui m’était au départ inconnu. Autre avantage du push to, on n’hésite pas à rendre visite aux objets qui peuvent sembler insignifiants sur le papier, et qui passeraient à la trappe de peur de consacrer trop de temps à leur recherche pour finalement être déçu par l’aspect à l’oculaire. Avec le push to, on y va, on a l’objet dans le champ en quelques secondes et on voit bien s’il mérite un dessin ou si c’est mieux de passer à la suite. Quelques-unes des étapes pour que le miroir voyage tranquillement en soute. La boite à miroir sert aussi de caisse de transport, une fois débarrassée des éléments métalliques du barillet. Le miroir est bloqué face optique vers le fond, 3 points d’appui sur le chanfrein, pas de papier de soie. Emballage de la caisse dans 10mX1m de bulle-pack, puis dans deux tapis de sol de qualité (15mm d’épaisseur chacun). On peut lancer le colis sur le carrelage, ça rebondit Ciel, météo et bilan des observations La ferme est en pleine savane, à 30km de la petite ville de Vryburg. Certes, de nuit on perçoit quelques lumières du côté de cette ville, mais l’air est tellement sec que ça ne monte pas et que l’impact sur le ciel est nul. La noirceur est excellente, Kai a mesuré des SQM autour de 21,9. D’ailleurs, quand on circule en voiture dans le secteur, on comprend pourquoi le fond de ciel est si noir : on peut rouler droit devant sur des dizaines de km sans rencontrer âme qui vive… La transparence est très bonne, les étoiles et la Voie Lactée sont bien perçues jusqu’au ras de l’horizon. La turbulence a parfois été forte, si bien que je n’ai pas autant de dessin de Mars que je l’aurais voulu. Pour attraper au vol le bon seeing j’ai dû pointer la planète rouge à intervalles de temps réguliers. Question météo, on n’a pas eu de bol : en juillet-août c’est la saison sèche et elle est censée pourvoir 100 % de ciel dégagé, mais on a eu 3 nuits couvertes et 3 avec des cirrus sur l’intégralité du ciel donc pas utilisables en dépit des étoiles visibles à l’oeil nu. Malgré ces quelques désagréments météo on s’en est mis plein les yeux car la moitié des nuits ont été favorables, quand c’était dégagé c’était vraiment très bon (et froid ! Avec des températures négatives parfois). Le nombre total de dessins en atteste : 37 dessins, dont 6 nébuleuses, 5 nébuleuses planétaires, 21 galaxies, 5 Mars. Une photo prise par Kai, au crépuscule alors que les télescopes viennent d’être sortis. A gauche mon T400, au milieu le T400 de Rastaman, à droite le T500 de Timm Klose. C’est tout confort, avec dalle de béton pour installer le scope, sièges réglables en hauteur, tables. Celle-ci est prise à l’aube, avec Orion, tête en bas, au-dessus de mon T400 en ombre chinoise. La vision que je retiens avant tout de ce séjour astro : la Voie Lactée à l’oeil nu, avec son centre galactique énorme et bulbeux, scindée par des nuages de poussière, comme si nous faisions partie de NGC 891. Elle domine totalement le paysage nocturne, elle brille fort, pleine de condensations lumineuses ou de poches sombres. Une tache claire attire immanquablement le regard, entre le Sagittaire et la queue du Scorpion : c’est M7, qui baigne dans une zone de forte densité stellaire. Mince alors, j’avais jamais remarqué cette boule de lumière, tellement basse depuis chez nous… je pense alors au dessin de Serge de cette Voie Lactée du sud, ben oui, c’est tellement évident qu’elle mérite un dessin. En deuxième position viennent les nuages de Magellan. Quand je les ai parcourus pour la première fois au T406 à faible grossissement, je n’en suis pas revenu de la profusion d’objets qu’ils contiennent. Où qu’on pointe, c’est un festival d’amas ouverts, amas globulaires, de nébuleuses souvent groupées et en forme de pompons. Pour éviter un message trop long (il l’est déjà bien assez) et aussi me laisser le temps de faire ça tranquillement, je sectionne le bilan en 3 posts : Partie 1 que voici : nébuleuses et nébuleuses planétaires (11 dessins). Partie 2 : galaxies (21 dessins) dans quelques temps. Partie 3 : bilan martien de cet été (Afrique + Ténérife + …), plus tard, car c’est pas fini, enfin je l'espère ! Nébuleuses NGC 3199, dans la Carène. T406 à 88X et OIII. Bel arc échevelé. C’est un dessin assez approximatif, davantage une première approche pour le refaire lors d’une autre occasion avec une feuille déjà munie des étoiles du champ. NGC 3324, nébuleuse «Gabriela Mistral» dans la Carène. T406 à 88X et OIII. Objet diaphane mais qui montre une forme intéressante de bulle éclatée sur la gauche. NGC 3372, LA nébuleuse de la Carène. T406 à 88X et 220X pour mieux détailler les traînées gazeuses. C’est un monstre à plus d’un titre : immense, lumineuse (visible très facilement à l’oeil nu), aux formes complexes et sinueuses. Même si l’OIII réagit très bien, pas besoin de lui pour entrer dans le détail car cette nébuleuse est vraiment très brillante. Je n’en ai croqué qu’une partie sur une feuille préparée avec des étoiles déjà placées dessus. Eta carène et sa nébulosité (Homunculus). T406 à 440X. Avec un grossissement plus modeste (220X) on distingue déjà les deux lobes symétriques par rapport à l’étoile, formant un nœud papillon jaune. A 440X on peut détailler davantage lesdits lobes qui montrent des nuances en luminance. Pour le lobe le plus lumineux : ce qui semble être au départ une boucle étirée s’avère en fait être une bulle assez sphérique, les arcs du bord n’apparaissent qu’après avoir passé du temps à observer. Pour l’autre lobe, sa moindre luminosité donne une impression de perspective, celui-ci étant placé derrière le premier lobe. Les aigrettes (peu soignées sur mon dessin) causées par les branches de l’araignée empêchent de détailler ce qui pourrait se trouver à leur emplacement. La nébulosité est une éjection de matière de cette étoile extrêmement massive. NGC 346, nébuleuse située dans la constellation du Toucan. Elle fait partie du Petit Nuage de Magellan, c'est donc une nébuleuse d'une autre galaxie... T406 à 88X et 220X en OIII. Elle se ferait presque passer pour une belle galaxie bien lumineuse ! Mon dessin n'est qu'une évocation sur laquelle il faudra que je passe plus de temps la prochaine fois. NGC 2070, la Tarentule, située dans le Grand Nuage de Magellan (Dorade). T406 à 220X, avec et sans OIII. C’est un festival de boucles gazeuses. Si l’OIII rend la nébuleuse plus dodue et sustente les portions les plus ténues, j’ai trouvé qu’il était plus facile de détailler le centre en filandres sans ce filtre. La région centrale est tellement lumineuse et ciselée qu’on croirait observer un dessin. Au point qu’il n’est pas compliqué de la dessiner sur la feuille préparée : il suffit de bien identifier les étoiles et de faire circuler le crayon entre elles. Ca prend quand-même un temps certain car il y a profusion de détails. Les nuages de gaz externes sont plus diffus ce qui donne une impression de relief assez saisissante. Nébuleuses planétaires NGC 6302, l’Insecte, dans le Scorpion. Taille : 45’’ d’arc (donnée Simbad) T406 à 220X et 440X. NP gratifiante car elle est assez grande et lumineuse, de plus elle a une forme complexe qui est intéressante à décrypter. NGC 5189, dans la Mouche. Taille : 2,3’ d’arc. T406 à 220X et 440X, avec et sans OIII. Comme la précédente, ça vaut le coup de passer du temps sur cette NP totalement atypique qui donne davantage l’impression qu’on a affaire à une galaxie spirale. La boucle très lumineuse apparaît très facilement, quelques nodosités isolées viennent juste derrière. Les filaments qui relient tout ce petit monde sont plus difficiles. A ne pas manquer ! NGC 6337, le Cherrio, dans le Scorpion. Taille : 47’’ d’arc. T406 à 220X et 440X. Plus discrète que les deux précédentes, du coup c’est son aspect éthéré qui lui confère une partie de son esthétisme. Les étoiles qui sont alignées à l’intérieur y sont aussi pour quelque-chose. NGC 2440, "la Chauve Souris", dans la constellation de la Poupe. Taille : 33’’ d’arc. T406 à 440X. Observée en toute fin de nuit, du côté du Soleil levant, à moins de 25° d’élévation. On peut en espérer davantage avec un placement dans le ciel plus favorable. En l’état, la partie centrale plus lumineuse laisse apparaître un trou en son sein et des contours biscornus, les arcs qui en partent sont ténus mais se devinent par intermittence. IC 5148. Taille : 2’ d’arc. T406 à 220X et OIII. Objet assez vaste mais diffus, quelques arcs plus lumineux apparaissent par instants à l’intérieur. Allez, un p’tit Mars pour finir ce premier sujet ! C’était quand-même le motif du voyage. T406 à 600X en bino et filtre RG610. Fred. Edit : n'hésitez pas à cliquer sur les dessins de la Carène et de la Tarentule pour les agrandir.
  25. Perséide en vue !

    Perséide en vue Le lendemain de notre Nuit des Etoiles à Saucats, la météo restait belle en Gironde. Comme c’était la nouvelle Lune, malgré la fatigue, on ne pouvait pas ne pas aller au Mémorial pour une soirée dite improvisée. Il y eut un monde fou… la plupart étant des visiteurs de la veille qui voulaient prolonger le rêve étoilé et voir encore les belles étoiles filantes des Perséides. Les Perséides (ou Larmes de Saint-Laurent) sont des poussières issues de la comète 109P/Swiff-Tuttle dont la taille peut variée d’un grain de sable à un petit pois. En pénétrant dans notre atmosphère à 58 km/s, elles se consument rapidement à une température de 1.650°C laissant une traînée lumineuse et, parfois pour les plus grosses, une fumée persistante. Pour ma part, je décidais un amas globulaire dans le Sagittaire, M22, mais aussi de tenter de capter une perséide. Avec Denis, nous avons installé nos setups légers (APN + trépied) un peu plus loin au sud de façon à avoir la constellation de Persée bien en vue et le Mémorial dans le champ. Pour Denis, ce fut un échec car son intervalomètre n’ayant pas bien fonctionné, il n’avait que 25 poses sans aucune filante. De mon côté, j’ai réussi à cumuler 537 poses… et, Oh joie ! une perséide en vue sur le 400ème pose. C’était étonnant ce petit score car nous en avions vu pas mal tout au long de la soirée. Mais peut-être étaient-elles trop haute pour entrer dans le champ de nos appareils ? Voici donc ci-dessous le résultat de cette capture : Photos prises le 11 août 2018 à Saucats (33) – Canon 400D sur trépieds photo avec objectif 18-200 mm, focale à 18 mm, ouvert à f/3.5. 1 pose de 20s – ISO 800 – Camera RAW et Toshop. Cliquez sur l'image pour voir la full en tiff. 537 poses de 20s – ISO 800 – Camera RAW, Starmax et Toshop. Cliquez sur l'image pour voir la full en tiff. Le film : 537 poses de 20s – ISO 800 – Camera RAW, Starmax, Toshop et VirtualDub.