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  1. Nord de la Seine et Marne à l'entrée de la ferme Matin du 25 août 2019 Dobson Strock 254/1200 4 dessins : 8978 à 8981 Comme hier, j'évite l'odeur de l'autre site au prix d'une promiscuité plus grande avec les vaches. J'ai fini de récupérer de la nuit passée avec une sieste jusqu'à 1h. Mais je n'ai pas perdu de temps d'observation car le ciel se dévoile enfin après un début de nuit couvert. Je suis arrivé à 2h15 et suis opérationnel en un quart d'heure, l'avantage du Strock par rapport au Dobson 508. Les vaches sont là, fidèles au rendez-vous. Vont-elles être aussi incontinentes qu'hier? La Lune a maigri à 30% de phase et atteint la barre des 15° dans le Taureau au début de mes observations. Je galère un peu dans mes recherches dans le Verseau, je vais pointer une zone plus transparente plus haut dans Pégase. J'aperçois encore des voiles dont un gros paquet à l'ouest. Vont-ils jouer les trouble-fête comme hier? En effet, ils gênent pendant le premier dessin. Observation 8978 : NGC7743. 150x. Vue dès 75x, elle se révèle très faible, diffuse. Un axe est plus marqué en vision décalée. Observation 8979 : NGC7742. 150x. Facile à 75x, elle m'apparaît faible, petite et condensée. Les moustiques sont plus menaçants qu'hier, je dois fuir par moments pour qu'ils perdent ma trace. Une bonne odeur de foin me chatouille les narines, bien plus agréable que l'odeur âcre du lisier de porc. La menace des voiles de l'ouest grandit. Je commence à dessiner le groupe de galaxies NGC7586-7631 dans Pégase. Je me rends compte alors que la jupe du Strock était mal mise, ce qui a dû occasionner une perte de contraste alors que la luminosité de la Lune est assez forte. Je constate en effet un mieux dans le contraste après avoir réajusté cette jupe. Observation 8980 : NGC7617/9/26. A 150x, le duo formé par NGC7619 et 7626 est facile, les 2 galaxies étant toutes deux considérablement faibles et NGC7626 étant notée diffuse à faible centre marqué. Le duo devient un trio dur quand je parviens à détecter NGC7617 un quart du temps en vision indirecte (VI4). Les voiles seront bientôt là. A 3h40 2 chouettes chevèche se parlent, c'est magique. Observation 8981 : NGC7611. 150x. Située dans le groupe des précédentes, elle se montre faible, assez condensée. A 3h50 les nuages sont dessus et sur Pégase, le ciel est vite très couvert par l'ouest. Je prends quelques photos souvenir maintenant que j'ai le temps faute de ciel. A 4h30 le ciel est encore bâché, envahi de stratus et stratocumulus. Le camion de collecte du lait est arrivé pour un quart d'heure. A 5h15, après un peu de repos dans l'auto, je remballe sous les nuages.
  2. Après la merveilleuse nuit de la star-party d'Aichi du WE dernier, j'avais quelques appréhensions à l'idée d'employer mes jumelles géantes sous le ciel médiocre de ma campagne urbanisée. C'est donc avec un enthousiasme modéré, surtout motivé par l'idée de réaliser un comparatif (c'est excitant), que j'ai installé tranquillement mon engin dans le jardin ce Samedi. Le ciel a été dégagé toute la journée et ce soir, il affiche un bleu profond qui promet une transparence nocturne correcte et peut-être, un halo de pollution relativement contenu. Une heure plus tard, lorsque la nuit astronomique est bien installée, je dois déchanter : le fond de ciel est crémeux jusqu'au zénith. Il n'a pas la "qualité hivernale" attendue : pas de voie lactée, alors que le Cygne est encore assez haut. A l’œil nu, je ne vois pas le double amas de Persée. Je cherche les Pléiades et quand je les trouve, on ne peut pas dire qu'elles me sautent aux yeux ! Si l'équipement n'était pas déjà prêt, franchement, je ne le sortirais pas. Mais bon, après tout, la séance sera instructive : voir quelque chose de sympathique, dans ces conditions, serait une excellente nouvelle ! Je m'attends au pire, qu'est-ce que je risque ? Je m'installe, c'est parti ! J'équipe les jumelles de leurs filtres Fujinon et commence par le Cygne, avant qu'il ne s'esquive. Ayant bien en tête la récente et superbe observation menée sur North America, je navigue autour de Deneb. Le fond de ciel est atténué par les filtres, mais... les nébuleuses sont invisibles. C'est une blague ? Qu'elles soient ténues ou moches, passe encore, mais rien ? Je prends mon temps, peine perdue. Oh purée, ça commence mal ! Douché, je pars vers les Dentelles. Même constat : je ne les vois pas. Au contact de l'étoile brillante de l'arc le plus fin, je note une vague excroissance... et encore, j'ai un doute ! L'arc le plus étendu, celui qui m'évoquait une grande plume festonnée quelques jours plus tôt, est noyé dans la fadeur ambiante. Cette misère ! Poursuivons le jeu de massacre. Je retire les filtres et retourne l'instrument vers le sud-est, direction les Pléiades. Je les trouve, c'est déjà ça ! La réalité n'a pas grand-chose à voir avec mon souvenir : il n'y a pas de luminosité globale tranchée, qui distingue l'amas de son environnement plus sombre. Ce n'est qu'une collection d'étoiles individuellement lumineuses, pas vraiment un objet en soi. Plus grave : il n'y a pas de gaz ! Même en vision indirecte, il n'y a strictement rien à voir aux alentours de Merope (les autres, n'en parlons pas). Dans le quadrilatère, je compte neuf étoiles (14 en montagne), mais peu importe : ce n'est pas moche, c'est pire que ça... c'est triste. Je pointe le double amas de Persée : finalement, c'est l'objet le moins décevant du moment. Il perd beaucoup en contraste et donc, en beauté, mais la foultitude d'étoiles - même moins serrées - détourne l'attention du fond de ciel blafard. Les couleurs sont perceptibles mais l'effet 3D est très atténué, au détriment du plaisir d'observation. Puisque je traîne dans le coin, allons voir Andromède. Elle est très haute, c'est plutôt bon signe, la voil... doux Jésus ! Ce n'est qu'une tache asymétrique, un nuage pâle sans forme ni structure qui se perd dans le fond de ciel ! M110 est loin (!) et misérable... quant à M32, je la cherche encore... Il est 20h30, je décide de rentrer au chaud (température extérieure 2°) et de m'occuper une paire d'heures, le temps qu'Orion émerge de la vase. Ce serait dommage de ne pas conclure sur l'albatros (je n'ai pas pointé la Rosette, vous ne m'en voudrez pas)... A 23h, je ressors. Le ciel s'est amélioré : plus sombre, avec une zone zénithale presque propre. Du coup, je revisite les Pléiades, maintenant à ma verticale : c'est mieux ! La patate globale de l'amas est perceptible (mais sans plus), la nébulosité près de Merope est devinée en vision indirecte. Je compte désormais 11 étoiles dans le quadrilatère principal. Si je n'avais pas récemment vu le même amas sous un ciel de rêve, j'aurais trouvé l'image jolie... Je remets les filtres et vise enfin M42, la reine des nuits d'hiver. Houuu là là, elle a pris cher, Sa Majesté ! Au sud-sud est, elle est assez haute - 10° de plus qu'en France métropolitaine - mais ne s'extraie pas du halo lumineux de l'agglomération tokyoïte et de ses extensions ferroviaires : elle étend peu ses ailes, sa tête d'oiseau n'est vue qu'en vision indirecte, aucune boucle ne vient la refermer, "l'homme qui court" est à la limite de la perception... ça craint ! Autour du trapèze, les nodosités complexes du cœur se laissent voir, quand même. Avec les filtres, la nébuleuse s'étend un peu plus mais paradoxalement, je perds en détails dans la partie centrale ; au final, c'est décevant ! Quand je repense au même objet, vu d'Aichi... Je ne reste dehors qu'une grosse demi-heure : le ciel ne s'améliorera plus et j'ai vu ce que je voulais voir (ou pas). La rosée de début de nuit se change progressivement en givre... Il est temps de venir témoigner, ici même Le bilan est déprimant, mais je tire quelques enseignements de cette demi-nuit d'observation : - Ma monture me donne satisfaction : je l'ai améliorée en dotant l'axe de la bascule d'un frein. La visée est confortable, surtout au-delà de 60° d'élévation. - Avec mon instrument, sous un ciel médiocre à moyen, les amas ouverts sont la cible à privilégier. Les galaxies, on oublie (cette M31 de cauchemar...) et les nébuleuses gazeuses, on les filtre à bande étroite : mes Fujinon à bande large, ça va bien sous un bon ciel... sinon, ils sont trop permissifs. - En-dessous de 70-75° d'élévation, la pollution lumineuse ruine tout ! Sur ce, bonne nuit !
  3. Nord de la Seine et Marne à l'entrée de la ferme Nuit du 23 au 24 août 2019 Dobson 508/1920 9 dessins : 8969 à 8977 Ma première sortie à la campagne depuis les vacances se fait encore aux commandes du Dobson 508. La forte odeur de lisier de porc qui m'a saisi en sortant de la voiture au niveau des ballots de foin m'a fait fuir ce site. Arrivé à 21h45, j'étais installé à 22h45, ayant monté le télescope sous le regard intrigué des vaches. J'ai eu droit à un feu d'artifice vers le sud, ils fêtent quoi à cette date? J'observe une nébuleuse planétaire puis un amas ouvert de l'Aigle. Observation 8969 : NGC6751. 85x, 402x, 631x. Très réactive en Oxygène 3, elle est vue un peu floue dès 85x. Notée assez faible, elle montre son étoile centrale facile considérablement faible, et des traces d'anneaux en vision décalée VI2. La turbulence est forte à 402x. Elle est trop sombre à 631x. Une étoile est soupçonnée dedans à côté de la centrale. La structure annulaire ressort mieux en filtrant en Oxygène 3, évidente alors. A 23h20, les vaches dans la prairie à quelques mètres de l'autre côté de la barrière urinent à tout va! Heureusement que ça ne sent pas jusqu'ici. Je me vengerai en faisant de même au bord de leur enclos en cours de nuit. Observation 8970 : NGC6756. 85x, 201x, 276x. Il est petit et très serré à 85x. La turbulence reste forte à 276x. Je note un curieux groupe d'étoiles serrées considérablement faibles à faibles en forme de S au centre. Vers minuit et quart, je pars me reposer 20 minutes dans la voiture. La Lune à 40% de phase se lève à 0h45 dans les arbres et sous les Pléiades. Je poursuis avec des galaxies de l'Aigle. Observation 8971 : NGC6900. Pas vue à 85x, elle est très faible et diffuse à 201x, vue sous forte turbulence. Observation 8972 : NGC6915. 85x, 201x. Elle est bien plus facile que la précédente alors que la Lune à 40% s'est levée entretemps. Je la vois à 85x, puis à 201x elle m'apparaît considérablement faible et condensée, facile. En vision indirecte son noyau est ponctuel. Un moustique m'embête temporairement vers la demie de 1 heure. La Lune est suffisamment montée pour que je constate qu'elle est nichée dans l'amas des Hyades et au-dessus d'Aldébaran. Observation 8973 : NGC6922. 85x, 201x. Repérée assez vite à 201x, diffuse, elle n'a pas été décelée à 85x. Observation 8974 : NGC6926/9. 201x. Ce couple inégal comprend NGC6926 très faible à VI1, très diffuse, et NGC6929 faible, petite et condensée. Pour changer des galaxies, je pointe une nébuleuse planétaire de Pégase déjà dessinée avec 2 fois moins de diamètre. Observation 8975 : PK104-29.1. 85x, 138x. Aussi appelée Jones 1, elle est soupçonnée sans filtre. Elle n'est pas si facile que ça en filtrant en Oxygène 3, restant faible à très faible. Je la dessine avec ce filtre. Le filtre et le grossissement de 138x sont le bon duo pour la détailler. J'enchaîne sur des galaxies de Pégase dont un groupe Arp. Observation 8976 : NGC7680. 201x. Elle se révèle condensée et considérablement faible. Observation 8977 : NGC7805/6. 201x, 276x. De son autre nom Arp 112, ce duo me montre NGC7805 considérablement faible et NGC7806 faible à très faible. A 3h50 une vache gloutonne mange bruyamment dans sa mangeoire à 5 mètres de moi. Des voiles à l'ouest viennent puis gênent. Je patiente dans l'auto, mais me laisse emporter par le sommeil jusqu'aux rivages de la 5ème heure. L'aube est arrivée. Atteint de migraine et de nausées, je finis ma nuit de sommeil ici jusqu'à 10h. C'est parfois dur de sortir ce gros télescope un vendredi soir.
  4. Amis du ciel en prise directe, bonjour ! J'écris peu de CROA parce que depuis mon expatriation, je pratique moins l'astronomie qu'en France. J'ai eu récemment le privilège d'observer dans beaucoup de jumelles et binoculaires en tous genres. J'ai donc rédigé un compte-rendu, mais dans le groupe dédié aux "grosses binos". J'aurais pu l'écrire ici, ou dans Astro-pratique, il fallait bien choisir... alors, voici le lien, pour celles et ceux qui souhaitent me lire . Il n'y a pas de dessins, navré (mais croyez-moi, vous ne loupez rien) ! Le CROA lui-même est le dernier post du fil, vous pouvez zapper les précédents si l'astronomie amateur à la japonaise vous indiffère
  5. Vous êtes bien installé ? Bière, cigare à portée de main ? J'ouvre un fil dédié à une star-party thématique "Gros Dobsons et binoculaires géants" qui se déroule chaque Automne dans la préfécture d'Aichi, au Japon. Elle est peu connue dans le pays (ailleurs, n'en parlons pas) parce qu'elle est privée : on n'y vient que sur invitation. Et contrairement aux autres star-party nippones auxquelles j'ai pu participer, celle-ci n'a pas d'animations annexes, comme une loterie, des stands de marques (Takahashi, Pentax, Vixen...), des spectacles de chants ou de danse (souvent cosplay), etc : c'est de l'astronomie amateur à 100%, sans fioritures ! On expose son matos, on l'étiquette d'une page A4 aux informations préformatées, on arbore son nom et son éventuel surnom sur le revers de la chemise ou de la veste... c'est sérieux, très bien organisé et cependant, cela reste très détendu, bon enfant voire, par moments, potache : bref, une vraie réussite. Des star-party qui m'ont accueilli, celle-ci fut pour moi la plus agréable et la plus réussie. Ça vous semblera évident, à mesure que vous lirez ce compte-rendu D'abord, je vous donne quelques informations de base. Nous étions environs 120-150 participants, sur trois jours et deux nuits, posés quelque part dans les montagnes japonaises au nord-ouest du mont Fuji et logés dans ce que je qualifierai "d'hôtel astronomique" : un hôtel de montagne traditionnel, avec "onsen" (bains chauds) de type sauna, chambres tatamis/futons, restaurant... et T650 sous coupole en guise d'étage supérieur ! Une combo rare, c'est bien la première fois que je vois ça ! Pour trois jours sur place, débutant avec le repas du soir, les trois du lendemain, le déjeuner du troisième jour, le logement, l'accès illimité au bain chaud et bien sûr, la participation à l'évènement lui-même, il m'en a coûté 12000 yens, soit environs 95 euros : c'est très peu, compte tenu de la qualité de la prestation. N'importe quel hôtel classique est bien plus cher. JOUR 1 : L'ACCUEIL Ouvrons l'album photo (vous pouvez ouvrir la plupart des images en page annexe, si vous voulez zoomer dedans) avec quelques vues prises à l'intérieur : "L'hôtel astronomique" : Nous sommes le matin, tôt, du deuxième jour : tout le monde est arrivé la veille au soir, sous une pluie battante, rien ou presque n'est encore installé sur les deux emplacements en terrasse (coté gauche de l'image). Le sol est trempé mais bonne nouvelle, la journée s'annonce ensoleillée et dès midi, l'herbe sera sèche. A droite, vous voyez l'hôtel et sa coupole. La commune d'Aichi en est propriétaire et s'en sert pour recevoir les clubs astro, les écoles ou les congressistes qui, le reste de l'année, souhaitent louer les services associés. Cerise sur le gâteau : comme il a plu à seaux les trois jours précédents, le ciel est d'une transparence cristalline. Les derniers écharpes de brume matinale dissipées, il sera pratiquement coronal ! La salle de restaurant : Le repas du soir, simple et efficace. La quantité est limitée mais la soupe est "à volonté" (on peut se servir autant de fois que souhaité, y compris durant la nuit, ce qui est très agréable). Il en va de même du thé, du café et... du vin et de la bière ! J'avoue, j'en ai abus... profité Une chambre : Nous y avons dormi à quatre, pour une chambre de 10 tatamis : aucun soucis de place. Et personne, à part moi, ne pétait ni ne ronflait : trop bien ! Un onsen : L'un des bains chauds mis à disposition par l'hôtel : il y en a un pour les gentlemen, un pour mesdames. Ceci dit, un rassemblement astronomique japonais réunit autant de dames qu'un vestiaire de lutteurs sumo... n'empêche, sur les 150 participants, j'ai bien compté trois astronomettes, et deux autres jeunes femmes au rôle plus obscure (épouses ou filles d'astronome, je présume). Sinon, l'hôtel ne manquait pas de personnel féminin : pour le partage des tâches et des métiers, le Japon, c'est à peu près comme l'Europe au bas moyen-âge. Encore un coup de bol pour ma pomme : je suis un homme ! Le hall : A peine franchie la porte d'entrée, l'endroit annonce la couleur : bordel, ils ont des Nikon 20x120 type III en guise de porte-manteau ? Pour les surprendre ou les impressionner avec mon matos, ça se présente mal... Bon, j'ai bricolé la monture avec mes poutres de chantier résiduelles, ça devrait suffire : la haute technologie française sera bien représentée. Des Vixen BT 30x125 : Dans une salle qui sert essentiellement de petite boutique astro-gadgets et d'exposition d'instruments, je trouve cette paire de Vixen 30x125 à oculaires fixes : elle n'est pas dehors et ne sera pas utilisée, sans regrets : j'en ai possédé une paire, elles ont beaucoup de fausses couleurs et un champs apparent trop limité. Et puis, j'avais trouvé leur contraste assez moyen (peut-être de la poussière, elles ne sont pas étanches). Un Newton transparent à tube fermé ! Concept étonnant s'il en est ! Il sert à illustrer le fonctionnement d'un réflecteur, pour les visiteurs ou les écoliers (je ne vois pas d'autre explication). Notez le cache-lumière en face du porte-oculaire Kitakaru-san présente ses derniers travaux : Kitakaru-san, c'est le papa des oculaires Lavendura, assez populaires au Japon : j'en vois à tous les rassemblements auxquels je participe. Nous sommes le soir même de notre arrivée, il pleut encore à l'extérieur mais personne n'ira se coucher avant 22h : plusieurs intervenants vont se succéder, sur différents sujets tous liés à l'astronomie pratique. JOUR 2 : LE MATOS Non seulement la journée s'annonce belle mais en sus, nous sommes en automne : les forêts japonaises se parent de couleurs sympathiques, qui nous permettrons d'user nos binoculaires et nos rétines sur le spectacle de la nature lorsque les instruments seront montés ! Vue de "derrière" l'hôtel, vers l'ouest. Tranquillou, les astrams commencent à s'installer : A la mi-journée, à peu près tout le monde aura monté son équipement. Coté statistiques, je dirais que nous avions : 20% de lunettes et télescopes classiques équipées de têtes binos, 15% de gros dobsons, 30% de paires de jumelles à visée droite de toutes tailles (de 23 à 120mm, précisément) et 35% de binoscopes (essentiellement des lunettes montées en parallèle, avec renvois coudés à deux miroirs de type "Matsumoto-san"). En contrebas : L'emplacement en contrebas de celui photographié ci-avant : c'est là que j'installerai mes jumelles sur leur monture à balancier "de chantier". J'en suis persuadé : les japonais, avides de technologies de pointe et d'innovations audacieuses, seront si-dé-rés par la french touch ! LE MATOS - LES DOBSONS A tout seigneur tout honneur : l'un des plus gros instrument du plateau se tapit à l'arrière d'un utilitaire aménagé pour son transport. Vous identifiez le truc ? Un petit coup de zoom sur le cartouche va vous aider : Nous avons donc un Télescope Dobson Obsession de 25 pouces - soit 635mm - à F/4, spécialement fabriqué pour Mr Yoshiro Koseki, qui me demandera de l'appeler simplement "K-san" soit "monsieur K" en cours de séjour. C'est classe, j'ai eu l'impression de causer avec Kroutchev. Interlude culturel n°1 : Il y a peu de gros Dobsons au Japon. Déjà, la très grande majorité des gens du cru sont des citadins (pour mémoire, l'agglomération de Tokyo réunit le tiers de la population de l'archipel... c'est juste dingue), dont le ciel nocturne est tout simplement immonde. Ensuite, 90% des astrams nippons sont des photographes, qui font peu de visuel (et dans ce cas, ils visent la Lune, le soleil et les planètes, cf première remarque). Enfin, il y a peu de fabricants locaux de gros télescopes (je ne connais que la marque Ninja, assez chère, qui proposait antérieurement des télescopes de Newton démontables jusqu'à 500mm de diamètre, mais se limite désormais à 320mm max) et surtout, il n'y a aucun commerce de "pousseur de verre" comme en France : tout miroir qui n'est pas "fait maison" doit être importé, de Chine ou plus traditionnellement, des États-Unis. Dans un pays qui place souvent l'artisanat au rang d'art à part entière, c'est étonnant... mais évident, dès lors qu'il n'y a pas de marché. Après l'interlude sur les pousseurs de verre, revenons à nos moutons... (vanne difficulté 6) La bête, une fois montée. 635 à F4, ça fait quand même 2 mètres 54 de focale. Échafaudage, escabeau ou échasses obligatoires ! Ce dobson est piloté par un système "servo-cat" dont je ne sais pas grand-chose, sinon qu'il permet occasionnellement de faire un peu d'astrophoto. Mr K m'a montré une image de M42, prise en 6mn par séries de 30secondes, assez convaincante. Ceci dit, David, ma gueule, HaleBopp et Chris avions fait mieux avec le T600 du premier nommé au col de Restefond sur le même objet, il y a près de 20 ans et un APN aux performances qui sembleraient médiocres, de nos jours... Si vous avez l’œil, vous remarquerez à travers les tubes du serrurier notre prochaine "cible", un T520 court à base de jantes de vélo qui vaut le coup d'oeil, notamment en raison de son araignée plutôt inhabituelle. La bête dans son jus : Voici la cage de l'instrument : il propose une araignée à 5 branches (trois décentrées épaisses, deux parallèles plus minces qui supportent le secondaire) qui vient aussi renforcer le porte-oculaire. Tout ça doit être bien rigide, mais j'ignore l'influence du montage sur la tache de diffraction. Notez le panel d'interrupteurs électriques, qui contrôlent, euuuhh... des trucs variés. C'est tout expliqué sur le dos du porte-secondaire, je ne vais pas vous mâcher le boulot non plus ! Le télescope monté : Toute la structure - sauf le fond de la boite à miroir - est en alu, l'ensemble doit être assez léger. Mais la galette de 520 fait forcément son poids ! Je crois me souvenir que le primaire est ouvert à 3,3. Dobson "Nebulite" de 500 à F3,6 : (à gauche, un C14) La marque "Nebulite", c'est le nom donné par le fabricant chinois des télescopes et miroir "Hubble Optics" en Europe et aux US (c'est aussi Sky-watcher, non ?) pour leurs gros dobsons semi-serruriers. Au Japon, un importateur les propose jusqu'au T600. Ici, c'est le modèle T500 à F3,6 et miroir en sandwich (voire ci-après). Je n'ai pas regardé dedans, je ne saurais vous dire ce que ça vaut à l'usage. Le propriétaire n'était pas peu fier de nous présenter la modification réalisée sur le système de double ressorts, qui fait varier la force de rappel en fonction de la hauteur d'observation. En revanche, il n'a rien dit du contrepoids que je vois pourtant bien, à gauche, comme un gros bouton d'acné paradant sur un visage parfait. Il y a encore le code-barre du prix de l'accessoire qui le maintient, ça sent le bricolage correctif de dernière minute... (je suis taquin) Gros plan sur la tranche du primaire en sandwich : (note : cette photographie concerne un autre télescope, mais on s'en bat les planétoïdes, c'est une image non contractuelle) Voici un T500 de marque Ninja, le fabricant japonais "historique" de dobsons au design si particulier qu'on les reconnaît au premier coup d’œil : le tube fermé se démonte en trois parties qui s’emboîtent et rentrent dans la monture (les deux bras du rocker) pour le transport. C'est bien fait, assez compact et très rigide, avec un ensemble isolé du vent, de la turbulence de l'observateur - en partie, du moins - et de la lumière. Aujourd'hui, seuls les modèles de 320mm peuvent être commandés. Selon l'année de production, la qualité peut varier car les fournisseurs de primaire ont changé : les plus vieux ont été taillés par le créateur de la marque, puis son successeur a passé commande chez Meade pour se fournir, désormais, en... Chine. Quand le 400 était encore commercialisé, en 2012 ou 2013, il était vendu environs 12.000 euros. Pour ce prix, vous êtes en droit d'avoir un bon miroir ! Notez les autocollants apposés sur l'engin, je vais y revenir... Coté oppose au PO : noir c'est noir ! A la place du proprio, j'aurais collé des stickers à catadioptres un peu partout, pas seulement sur l'embase : j'aurais bien trop peur qu'un étourdi - comme moi - vienne se cogner dessus en pleine nuit ! Les références techniques du télescope sont précisées sur sa fiche : Le gros miroir à F4,5 ? A tous les coups c'est du Meade. Dans la dernière case est écrit : "Si tu touches à mon gros tube, crevure communiste, je jure de t'ouvrir le cul et de le fourrer de frelons asiatiques". Oui, le japonais aussi est primaire et mal poli. Les autocollants : kawaaaïïïïï !! Je ne saurais décrypter tous les messages transmis par cette collection, mais j'en reconnais quand même quelques-uns : - La rangée du haut, avec des minettes d'anime ou de spectacles virtuels genre Hastune Miku et leur slogan abscons "The universe, your moe(*) force to discover" sont vendus ici, en boutique. Je voulais en acheter, mais ladite boutique est resté fermée : dé-goû-té ! - Le gros du milieu où l'on peut juste lire "Soboe" (nan, je ne lis pas le japonais) vient également de l'endroit. SOBOE, c'est le nom du rassemblement (sans doute celui du lieu lui-même). - Le rose "Tainai star-party 2012" réfère au rassemblement de Tainai, près de Nagano. Il a lieu tous les mois d'Août et c'est apparemment le plus gros du Japon. Je n'y suis jamais allé parce qu'en Août, généralement, je suis en France - Le vert bouteille avec une comète : reconnaissez-vous la silhouette de notre hôtel ? L'endroit est surnommé "star forest" par les locaux, mais j'ignore s'il s'agit d'une traduction libre ou stricte du mot d'origine. Pour les autres, je vous laisse deviner... (*) Interlude culturel n°2, le concept "Moe" : "The universe, your moe force to discover"... "moe" ? Qu'est-ce que c'est que ce charabia ? Pour (essayer vainement de) comprendre ce que signifie cet adjectif-clef de la culture locale, je vous renvoie à l'article Wikipedia qui lui est consacré... Vous avez lu ? Bien : Donc, en quelque sorte, l'astram japonais éprouve envers l'univers le sentiment quelque peu, euh... singulier, qui lie beaucoup d'adolescents et d'adultes nippons aux personnages d'anime féminins de type "Loli" (version raccourcie de "Lolita", référent au film du même nom, donc nous parlons de jeune filles à peine pubères. Vous êtes bien sur un forum d'astronomie, ne zappez pas) qui portent des oreilles de chat ou de panda, ont des têtes de (ou sont des) chatons (m'voyez Hello Kitty ?), des lunettes (ah, on parle enfin d'astro ?), des tenues de "maid" soit de soubrette anglaise (ah nan, toujours pas), les chaussettes (si si, fantasme des pieds, tout ça), les expressions mignonnes (si vous avez la moindre idée de ce que ça veut dire, n'hésitez pas à m'affranchir, j'ai soif d'apprendre), etc. Vous n'avez rien capté ? Ou pire, vous avez saisi ? Bienvenue au Japon, le pays de les gens qu'ils sont quand même parfois un peu très pas comme nous, les vrais humains. Allez, un gros plan pour la route : Vous noterez que ce n'est pas le même tube. J'en ai vu beaucoup, de ces autocollants perv... étranges. Pour celles et ceux qui sont toujours avec moe, poursuivons : Le concours de qui a la plus grosse boite à miroir, c'est lui qui va le gagner ! Le montage du plus gros télescope du plateau débute : un T660 à F3, dont le primaire provient de chez Galaxy Optic (US). Notez le cache de la boite à miroir : il recouvre un trou de forme ovale... quant aux tubes du demi-serrurier, ils m'ont l'air de guingois. Non ? "VOUS N'ÊTES AUTORISE A ENVOYER QUE 25 FICHIERS" Ah okay, pfff, je vais scinder le fil en deux... nan, en trois, donc... A suivre
  6. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 8 au 9 août 2019 Dobson 508/1920 14 dessins : 8949 à 8962. Voici venue la dernière nuit de mes vacances, après 2 semaines et demie dans le sud. Après 2 heures de sieste post-dînatoire, je suis prêt à observer à 23h15. Des voiles inattendus sont illuminés par la Lune en premier quartier. Cette dernière est masquée par les arbres à la fin de mon installation, j'ai tiré exprès le Dobson le plus près possible des arbres pour bénéficier plus tôt de leur ombre. Les voiles s'évacuent peu à peu par l'est. Je dévie le Dobson vers des galaxies des Chiens de Chasse et de la Grande Ourse car mon but premier de la nuit, Cassiopée, se retrouve voilée. Observation 8949 : NGC5377. 85x, 201x. Elle est vue facilement à 85x. A 201x son centre considérablement faible surpasse le reste faible à très faible. En vision indirecte, elle est beaucoup allongée. Une animation est en cours chez Jean-Bernard C. vu les clameurs venant de par là. Je pause les observations pour aller à 23h30 aux toilette sèches décidément bien pratiques car proches. Observation 8950 : NGC5448. 85x, 201x. Vue allongée à 85x, elle est considérablement faible et allongée dès ce grossissement. Je remarque une zone plus dense en vision indirecte un quart du temps (VI4). Observation 8951 : NGC5422. 85x, 201x, 276x. Petite à 85x et assez faible, elle inclut 2 étoiles aperçues en vision décalée à 276x. Encore une galaxie allongée! Observation 8952 : NGC5473. 85x, 201x. Elle aussi est petite à 85x. Facile et diffuse, elle se révèle considérablement faible. A minuit et demi, la Lune disparaît derrière les montagnes. Je quitte temporairement les champs de galaxies pour dessiner un amas ouvert de Cassiopée. Observation 8953 : NGC654. 201x. Je le vois au chercheur 9x50 comme une petite tache floue faible. Au télescope, il est vraiment riche et serré, bien que la forte turbulence de 4 sur 5 limite sa beauté. Ses étoiles assez brillantes à perceptibles ont élu comme chef une brillante jaune. Dans la même zone orientale du ciel, je finis d'explorer le groupe de galaxies de NGC80 dans Andromède. Observation 8954 : NGC79. Elle est faible et diffuse à 201x. Observation 8955 : IC1542. A 201x, je la note très faible, allongée, avec 2 étoiles voisines en vision indirecte. Des voiles reviennent à l'ouest du ciel à 1h50 et gênent à 2h. Observation 8956 : IC1546 et NGC86. A 201x, IC1546 est très faible, allongée, et escorte la faible NGC86. Des voiles gênent à la fin. Observation 8957 : PGC1396 et consorts. 201x. Cette galaxie faible à très faible ronde est accompagnée de 2 allongées qui n'étaient pas identifiées par Guide 7. J'ai dû croiser les données d'Aladin avec une recherche sur le nom des galaxies de ses catalogues bizarres pour trouver le nom équivalent et plus court dans le catalogue PGC. Il s'agit donc de PGC3089726 vue VI3 et PGC1666918 à centre très faible et VI1 ailleurs. J'enchaîne sur des galaxies de Pégase dont des objets Arp. Observation 8958 : NGC7814. 85x, 138x, 201x, 276x. Je lui vois une teinte un peu bleue à 85x. La zone centrale se fond progressivement dans le halo externe à 201x, et j'aperçois assez difficilement la bande sombre qui coupe en 2 cette zone centrale. Je la vois mieux à 276x, VI2. Elle est plus sombre que le reste de la galaxie. Observation 8959 : IC5378. 201x, 402x. Je ne l'ai pas choisie au hasard, car c'est aussi Arp 130. Elle est intéressante, repérée faible à 201x, assez sombre à 402x, montrant sa dissymétrie et 3 nodosités dont 2 noyaux visiblement repoussés sur un bord. Observation 8960 : UGC12856. 85x, 201x, 276x. Cette autre galaxie Arp (N°262) est vue très faible à 85x. Elle est optimale à 201x. Il est difficile de détailler ses nodosités VI3 à 5. A 4h quelques voiles éparses passent encore. Je dessine M74, galaxie des Poissons transcendée ce matin. Observation 8961 : M74. 85x, 138x, 201x, 276x, 402x. Je l'aperçois déjà au chercheur 9x50 comme une tache floue très faible. A 85x, elle m'apparaît considérablement faible, bleuôtée. A 138x mais surtout 201x, 3 bras spiraux sont identifiés, VI2 à 4, et à 276x et plus des nodosités VI2 à 4 sont individualisées. Quelle belle observation de cette galaxie dont les spires m'ont résisté longtemps! Je termine ces astro-vacances sur une autre galaxie Arp de Pégase. Observation 8962 : UGC12891. 85x, 201x, 276x. Arp 249 est une tache très faible à 85x. Elle se dédouble en 2 noyaux à 201x et une nodosité est vue à l'écart à 276x. A 5h, l'aube arrive. Je remballe le haut et le miroir primaire du 508 pour ne pas courir le risque de me griller avec en plein jour. Ce fut encore une belle moisson d'objets astronomiques que ces vacances estivales.
  7. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 7 au 8 août 2019 Dobson 508/1920 7 dessins : 8942 à 8948. La nuit précédente fut la seule couverte, mais les prévisions météo alarmistes concernant des orages violents et des fortes pluies pour ce jeudi ne se sont pas réalisées. Ca a néanmoins impacté la fréquentation du parking, de nombreux astronomes sont partis. Je suis seul dans le virage, aucun instrument en vue aux alentours, les autres sont vers l'entrée du parking, dont Jean-Bernard C. et son télescope de 635, qui me survivront lors de ces rencontres. Je montre quelques objets phare aux rouennais Patrick K. et Alice qui partent demain, après moultes rebondissements avec les assurances suite à la fracture que s'est faite l'autre Patrick qui les avait amenés. Des voiles sont éclairés par la Lune à un jour du premier quartier. Du coup entre la gêne de la Lune et celle des voiles, je pars à l'opposé pointer des amas ouverts de Cassiopée. Ils passent bien malgré l'éclat de Séléné. De toutes façons cette dernière passe vite dans les hauts arbres du terre-plein central, car j'avais prévu le coup en décalant mon télescope pour qu'il soit vite à l'ombre, et en bonus ça me dégage davantage l'horizon Est. Elle se couchera vraiment vers 0h40. Observation 8942 : M103. 85x, 201x. Il est très riche et brillant, joli avec son étoile orangée vers le centre. Observation 8943 : NGC659. 85x, 201x. Cet amas bien détaché rayonne en branches assez faibles à faibles. Il s'enrichit d'étoiles avec le coucher de la Lune. Observation 8944 : Tr1. En version longue, Trumpler 1. Trois amas ouverts d'affilé, trois catalogues différents! 85x, 201x. Petit à 85x, il est évident et condensé, je ne me suis pas trumplé en l'observant. A 1h10 je remarque les éclairs d'orages lointains. Aurons-nous un scénario similaire à la dernière nuit d'observation? Fatigué, je dors 20 minutes dans l'auto. Puis j'immortalise sur le papier quelques galaxies de Pégase. Observation 8945 : NGC7357. 85x, 201x. Repérée à 85x, elle est faible à côté de l'étincelante êta Pégasi (Matar) qu'il faut sortir du champ pour mieux voir. Elle reste faible et diffuse à 201x. Des voiles s'annoncent à l'ouest tandis que les Pléiades se lèvent à l'opposé à 1h40. Observation 8946 : NGC7286. 85x, 201x, 276x. Elle est vue facilement à 85x. Je remarque sa forme effilée d'un éclat considérablement faible à 201x. En poussant le grossissement à 276x, des nodosités sont perceptibles VI4 à 5. Observation 8947 : NGC7292. 85x, 201x. Faible et diffuse à 85x, elle montre des détails à 201x, dont une étoile contre le noyau, lequel est considérablement faible à faible. Des voix résonnent à l'ouest, Jean-Bernard doit pointer quelques objets pour d'autres astronomes. Je croque un groupe de galaxies dans Andromède jusqu'à 4h10. La buée est devenue gênante, annonciatrice des nuages. Observation 8948 : groupe de NGC80. 85x, 201x. Ce groupe est fourni. Les 12 galaxies que j'ai vues sont : la plutôt faible à considérablement faible NGC83, les considérablement faibles NGC80, 93, 86, la considérablement faible à faible NGC85, les faibles NGC94 et 96, les très faibles NGC90 et IC1546, celle vue en VI1 NGC81, celle vue en VI2 PGC1669768, celle vue en VI3 PGC1670567. Les voiles ténus de plus en plus fréquents lors du dessin sont remplacés par une couche dense de voiles, je stoppe les observations après ce dessin. Jean-Bernard est passé faire coucou avant d'aller dormir. Le papier est humide et l'humidité s'est déposée sur les affaires. Fatigué, je dors une demi-heure dans l'auto. Comme le ciel reste très voilé, et qu'en plus l'aube est imminente, je plie à 5h.
  8. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 5 au 6 août 2019 Dobson 508/1920 10 dessins : 8931 à 8940. Il y a encore du public ici, l'engouement ne faiblissant pas, pourtant après 3 nuits des étoiles d'affilée, quand je suis opérationnel à 23h15. Je montre Saturne et M8 à 2 jeunettes puis vaque à mes cibles plus ténues. La première est le Sextet de Seyfert dans le Serpent, qui m'avait laissé sur ma faim. Observation 8931 : NGC6027/A/B/C/D/E ou Sextet de Seyfert. A 85x, l'ensemble est une tache faible. Le groupe est éclaté à 276x en membres faibles à VI3. Ce grossissement permet de voir les extensions diffuses. 402x les détaille dont la petite hors des lignes râtée la fois précédente. Mais je n'arrive pas à voir les 6. Il fait chaud comme hier, je n'ai pas mis de pull sous le manteau qui est lui indispensable pour garder à portée de main mes oculaires. Le croissant lunaire témoin de l'avancée inexorable du séjour se couchera vite avant le premier dessin. Je règle quelques soucis de la lampe de la planche à dessins au début. Je reste dans le domaine des galaxies, un poil plus haut et plus à l'est dans Hercule. Observation 8932 : NGC6098/99. 201x, 85x. Elles sont vues séparées facilement à 85x. NGC6098 est considérablement faible et NGC6099 considérablement faible à faible. Le vent qui contourne la montagne génère un fond sonore fourni dans les basses. La turbulence reste moyenne pourtant. Observation 8933 : NGC6484. Cette galaxie est visible assez faible à 85x, petite. A 201x, elle semble condensée et reste minuscule. Observation 8934 : NGC6482. Condensée comme la précédente à 201x, elle est minuscule et assez brillante à 85x. Bruno galère avec une calibration, il ira quérir les conseils d'autres astrophotographes du terrain pour s'en sortir. Où il faut être ingénieur pour faire de l'astrophoto! Observation 8935 : NGC6500/1. 201x, 85x. Ce duo est constitué de 2 galaxies respectivement faible NGC6500 et assez faible NGC6501. Après un petit coup de barre à 1h50 dont m'extraient un peu des éclairs d'orages lointains vers l'Ouest, je poursuis avec les herculéennes galaxies (à moins que ce soit dans l'autre sens, je ne sais plus avec la fatigue?). Observation 8936 : NGC6490 et NGC6495. 201x. Les galaxies aiment former des duos dans ce coin de ciel! Ici 2 galaxies de même brillance, faibles. L'objet suivant, atypique, est une idée de Michel Nicole, l'astronome québécois dont les fiches d'observation m'inspirent de nombreux sujets d'observation, adaptés à mon télescope vu qu'il utilisait un Dobson de 56cm. C'est une nébuleuse bipolaire du Lézard. Observation 8937 : LKHalpha233. 276x. Objet de Herbig-Haro et très faible, elle s'étend surtout à l'ouest de l'étoile faible. Elle ne réagit à aucun filtre. C'est dingue de pouvoir observer ce stade de proto-étoile avec nos moyens d'amateurs! Je pointe ensuite quelques galaxies de Pégase. Observation 8938 : NGC1 et 2. 201x. Les 2 premiers objets du catalogue NGC sont assez faible et faible dans l'ordre numérique. Des nuages arrivent à 3h20. Je vérifie quand même sur les animations météo satellite que l'orage qui s'approche par l'ouest en grondant va passer bien au nord de nous, ce qui est le cas. Par contre sa proximité gênera sur les 2 derniers dessins en me flashant la vision nocturne, le ciel devenant brièvement blanc à l'oculaire lors des éclairs les plus brillants. La menace ne faisant que nous raser, je dessine donc un groupe de galaxies sous ces contraintes dans Pégase. Observation 8939 : NGC7765 à 7768. 278x, 201x. C'est un quintet mais pas de Stephan, composé de NGC7765 et NGC7766 très faibles, NGC7767 considérablement faible, NGC7768 assez faible, complétés de CGCG477.020 très faible. Groupe intéressant. Un bolide aussi brillant que les éclairs s'est invité dans le coin de mon champ de vision et a laissé une trainée persistante une dizaine de secondes vers 4h50. Observation 8940 : NGC7769 à 7771. 201x. Je continue de monter dans la numérotation NGC avec NGC7769 assez faible au bord sud plus net, NGC7770 faible et NGC7771 assez faible. Je finis fatigué à l'aube à 5h sous les grondements de l'orage voisin.
  9. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 4 au 5 août 2019 Dobson 508/1920 10 dessins : 8921 à 8930. Plein de public venu pour la nuit des étoiles se tient au sud dont des gamins turbulents que les parents inconscients laissent courir autour des télescopes. Cela engendre pas mal de lampes blanches gênantes, des astronomes qui râlent du coup au sud du virage, et un sacré brouhaha, le calme de la nuit ne reviendra que dans une heure. L'ouest du ciel est voilé, je vise au plus loin de cette menace, bas vers l'est une galaxie de Cassiopée car ces nuages arrivent assez vite. J'ai chaud avec mon manteau. Observation 8921 : NGC185. Cette galaxie naine du Groupe Local est considérablement faible et diffuse à 201x. Les voiles arrivent sur ma cible à 23h06. Le ciel est maintenant tout voilé. J'attends en m'assoupissant dans l'auto. Beaucoup de gens ont remballé et le public est parti faute de ciel. Le ciel se redégage à 1h du matin. Je reprends les observations avec une nébuleuse planétaire d'Hercule. Observation 8922 : NGC6058. 402x, 631x, 85x. La nébuleuse qui répond bien au filtre Oxygène 3 est une étoile très floue assez faible à 85x. L'étoile centrale est considérablement faible à 402x. La nébuleuse est trop sombre à 631x, et l'usage du filtre HBêta l'éteint totalement, ce qui permet de confirmer la présence de l'étoile centrale qui seule ressort. Deux portions d'anneau symétriques se distinguent en vision décalée VI2 à 3. Je pars pas très loin observer quelques galaxies d'Hercule sur la même carte de l'Uranométria. Observation 8923 : UGC10200. Cette galaxie condensée assez faible à considérablement faible est vue à 85x et accompagnée à 201x de LEDA57100 très faible à VI1. A 2h, Bruno T. est revenu imager sur la butte à l'est. Observation 8924 : NGC6155. Cette galaxie considérablement faible à 85x montre comme une barre centrale à 276x, râtée à 201x. Observation 8925 : NGC6239. 201x, 276x. Considérablement faible à 85x comme la précédente, elle révèle de la structure, sous forme d'une barre grumeleuse s'infléchissant à l'ouest. A 2h40, une moto particulièrement bruyante repart de l'entrée du parking, je l'entendrai pétarader dans la montagne plusieurs minutes. Je peux enfin voir une nébuleuse diffuse du Cygne, la X Nebula, autre objet mythique qui me semblait alors hors de portée à l'époque du magazine Ciel Extrême, comme l'était Shakbazian 16 finalement vu aux NAT 2016. Observation 8926 : Simeis 57. Dénommée aussi la X Nebula. A 85x j'y verrais plutôt un lambda. La nébuleuse n'est pas sûre sans filtre. Le filtre Oxygène 3 montre quelques traces. C'est le filtre HBêta qui la dévoile vraiment. Alors la partie facile est vue VI1 (100% du temps mais qu'en vision indirecte) et 2 autres branches sont vues VI3. La zone où s'effectue la jonction de ces branches est difficile à détailler. Cet objet atypique est aussi dans les fiches de Michel Nicole. Après cette revanche sur l'histoire, je dirige le T508 vers des galaxies du Verseau. Observation 8927 : NGC7665. 85x, 201x, 276x. Elle reste faible et petite à 85x, mais à plus forts grossissements je remarque ses bords nets et une étoile dedans excentrée en VI4 (25% du temps en vision indirecte). Comme les dernières nuits, j'entends le troupeau de moutons sur l'Aup. Observation 8928 : NGC7721. 85x, 201x. A 85x je vois déjà son allongement, elle est considérablement faible à faible. Elle est déjà sombre à 201x. Quelques détails durs apparaissent sous forme de glimpses VI4 à 5 (10 à 25% du temps en vision décalée). Des voiles éparses au nord-ouest deviennent gênants, dégradant la transparence. Je tente une galaxie Arp dans le Verseau bien que les voiles passent dessus par moments. Observation 8929 : NGC7727 ou encore Arp 222. 138x, 201x, 276x. Hormis son centre assez brillant à assez faible, le reste est faible et les détails sont incertains, les nuages n'aidant pas. Retour de nuages éparses s'avancent par l'ouest. Je m'obstine en observant une autre galaxie dans le voisinage et dans les voiles. Observation 8930 : NGC7724. 201x. Son observation est alternative : très faible quand vue hors des voiles, sinon fantômatique à invisible. A 5h, je capitule, ça devient trop pourri dans l'aube avec ces voiles contrariants. De nombreux météores et satellites artificiels sont passés dans le champ de mes oculaires cette nuit.
  10. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 3 au 4 août 2019 Dobson 508/1920 12 dessins : 8909 à 8920. Je commence par un peu d'animation pour le public de la Nuit des Etoiles. Puis j'observe M54, un amas globulaire un peu délaissé du Sagittaire mais un arbre sur son parcours au sud-est contrecarre mes plans. Du coup je bascule sur un autre amas globulaire plus haut que cet arbre dans cette constellation, et rebascule sur M54 pour finir son dessin. Observation 8909 : Palomar 8. 85x, 201x, 276x. Ce doit être l'un des plus faciles Palomar avec NGC6717. Je le vois de suite à 85x, considérablement faible, et à 201x j'ai la bonne surprise de le résoudre en étoiles faibles à perceptibles malgré la turbulence pas favorable de 4 à 5 sur 5. Ce n'est certes pas courant de résoudre un globulaire Palomar! C'est le second pour ma part avec NGC6717, tous deux seulement avec ce télescope. Observation 8910 : M54. 85x, 201x, 276x. Au chercheur c'est une petite tache floue considérablement faible. Changement d'échelle avec le Nagler 26 à 85x, il devient brillant et bleuté, et en poussant le grossissement je constate un début de résolution limité par la forte turbulence de 5 sur 5. Son centre est très marqué. C'est amusant, le Palomar précédent bien plus faible était bien mieux résolu, il ne faut pas négliger l'indice de concentration des amas globulaires pour espérer les résoudre! La turbulence est pourrie si bas aujourd'hui(4 à 5 sur 5 échelle Ciel Extrême). J'aperçois des cirrus au nord sous la Grande Ourse. Qu'ils y restent! Je change de coin de ciel et de type d'objet pour m'offrir quelques pépites avec des galaxies du Bouvier. Observation 8911 : NGC5660. 201x, 276x. La galaxie considérablement faible dévoile ses spires à 201x, mieux qu'à 276x qui atténue trop. Le bras Est se voit VI1 à 2 (entre 75% et 100% du temps en vision indirecte). Le bras Ouest est VI1 avec une condensation plus marquée. Le noyau est faible à très faible. Une bien belle surprise. Des chiens aboient dans la montagne de l'Aup au sud, ceux du berger actuellement en pâturage là-bas? Observation 8912 : NGC5676. 201x, 276x. Assez brillante et bleutée à 85x, c'est un autre digne représentant des incurvées! Son bras Est est marqué et vu VI1 tandis qu'à l'opposé le bras Ouest est indistinct. Malik qui se gelait hier a trouvé de quoi se réchauffer, un plaid léopard! Il a profité de l'obscurité complice de sa dernière nuit ici pour s'en couvrir, craignant peut-être des photos diurnes compromettantes. Observation 8913 : NGC5673. 85x, 201x. Je la vois faible à très faible à 85x, très allongée. Dans celle-là, c'est de la nodosité en pagaille! Ce que je craignais arrive à 2h, les voiles du nord débordent sur ma zone d'observation, à savoir le Bouvier et la Grande Ourse. Observation 8914 : NGC5794 à 5805. 201x. Ce quatuor est constitué de galaxies condensées, NGC5794 assez faible, NGC5797 et NGC5804 assez brillantes, NGC5805 très faible. Les voiles contrarient leur observation. Observation 8915 : NGC5820/21. 201x, 276x. NGC5820 assez brillante est escortée de la très faible NGC5821 dont le centre apparaît en vision décalée. A 2h40, Bruno T., compagnon du dernier voyage chilien, bâche sa lunette astrophoto TS130. Il s'était positionné sur le haut du talus à l'emplacement laissé libre par le départ de Jean-Pierre B. Je rebascule de l'autre côté du ciel pour dessiner des nébuleuses planétaires de Cassiopée. Observation 8916 : IC1747. 85x, 631x. L'idée de cette cible m'a encore été soufflée par les fiches de Michel Nicole, une vraie mine d'or. Elle ressemble à une étoile floue plutôt brillante à 85x. Je saute directement à 631x malgré la turbulence de 4 sur 5 pour attraper assez facilement son anneau sans filtre OIII. La nébuleuse répond bien à ce dernier. C'est marrant, il y a comme un effet de scintillation de l'anneau. Le filtre OIII accentue l'anneau. Je n'ai pas confirmé de couleur. La nébuleuse est presque invisible au filtre HBêta. Observation 8917 : PK136+4.1. 85x. Avec celle-là, on change de registre parmi les nébuleuses planétaires. Je ne vois rien sans filtre ou avec le HBêta. Je peux dire qu'elle répond bien au filtre OIII, mais elle reste dure, à la limite VI5 de la vision décalée, le fond de ciel est alors plus clair à l'emplacement de la nébuleuse. J'ai dessiné le champ stellaire avec le filtre OIII sauf pour ce qui est de leur couleur. Je sens la fatigue passer à 3h50. Je dessine une nébuleuse diffuse dans Cassiopée. Observation 8918 : VdB 8. Van den Bergh 8. A 138x, elle est très faible, et sa forme dissymétrique en boomerang est dévoilée en vision indirecte, écartant tout risque de confusion avec un halo stellaire (par ailleurs peu probable avec cette optique à moins de buée). Le tintement des cloches du troupeau de moutons sur l'Aup perce la nuit à 4h. Je m'attelle au dessin d'un amas ouvert de Cassiopée, mais le genre faible. Observation 8919 : IC166. Vu dès 85x, il est partiellement résolu à 201x en étoiles faibles à perceptibles. Je termine par la comète Africano C/2018 W2 dans la Girafe. Observation 8920 : comète Africano. 138x et 201x. Je la repère à 85x. Elle est très diffuse et faible. Je note sa position à 4h49. Elle s'efface dans l'aube sans avoir bougé par rapport aux étoiles pendant le dessin. Ca y est, j'ai vu les 3 comètes prévues dans mon programme pour ces vacances! A 5h, je range les affaires et bâche le Dobson, le ciel est trop clair et je suis bien fatigué. Encore une nuit jusqu'au-boutiste!
  11. Elles sont belles, elles sont grosses, elles sont lourdes, elles sont (très) solides et que je sache, elles sont rares... Mais leur qualité première, désormais ? Elles sont miennes ! J'ai acquis cet engin lors d'une "star-party", le WE dernier dans la province de Nagano. Il s'agit donc de la dernière version - la première date de la seconde guerre mondiale - des 20x120 de Nippon Kogaku, "Étude de la lumière au Japon", alias Nikon dont le nom est apparemment un condensé. Pourquoi ai-je opté pour cet instrument ? Sur le papier, ce n'est pas un choix raisonnable : elles sont chères, à visée droite, pèsent 16 ou 17 kg (ma balance n'est pas sûre), présentent une pupille de sortie de 6mm, n'ont pas d'oculaires interchangeables, n'acceptent pas de filtres. Histoire d'enfoncer le clou, j'ajoute que le ciel de mon jardin est médiocre en été et passable en hiver... Pour répondre, dans l'ordre : - Je les ai testées sur place, en mode diurne uniquement. La qualité de l'image délivrée - belle résolution, belle transparence, pas de courbure de champs, pas de liseré coloré sur les forts contrastes, faible dégradation centre-bord - m'a agréablement surpris. Je me suis souvenu des images que me donnaient les Vixen 30x125, celles que j'obtiens avec mes 20x80... aucun doute, c'est de la belle optique. - Le prix : on trouve ces jumelles sur Ebay Japan et sur Amazon US (d'occasion), aux alentours de 6500 dollars. Je les ai négociées, au final, pour 2.200 euros. Ca tombe bien, je ne pouvais pas dépenser un centime de plus sans me mettre dans le rouge ! - La visée droite : ça ne m'a jamais vraiment gêné avec les 20x80. Mais là, c'est différent ! J'ai donc entrepris la construction d'un support à balancier qui me permettra d'observer par en-dessous, sur un siège inclinable ou une chaise longue. Il me reste des poutres de charpente de mes appentis de l'an dernier, même pas besoin d'acheter du bois ! - La pupille de sortie de 6mm : il se trouve que j'ai mesuré les miennes l'hiver dernier, avec 6,1mm des deux cotés. J'ai de la veine, c'est beaucoup à mon âge. J'ai aussi pensé à mon fils (6 ans) qui commence à reluquer dans mes instruments... - L'absence d'oculaires interchangeables : c'est un vrai "moins", un tel diamètre et de bonnes optiques auraient supporté sans soucis des grossissements variés. Ceci dit, j'ai toujours considéré les jumelles comme des instruments dédiés aux grands champs : pour les grossissements importants en mode binoculaire, il y a les têtes binos. Et puis, le bon coté d'avoir des oculaires fixes (et bons), c'est qu'on n'a pas à prévoir un budget en sus, sachant que les très grosses binos sont toujours chères ! - L'absence de filtres : là aussi, c'est dommage. Comme je possède les filtres interférentiels "nébuleuses" pour jumelles de chez Fujinon (prévus pour les 30x150 de la marque), je vais voir si leur adaptation est possible. Ce devrait être assez simple, je l'ai déjà fait avec mes 20x80, il suffit juste d'avoir un bon relief d’œil (20mm sur les Nikon) et des œilletons amovibles (c'est le cas). - Le ciel médiocre ou moyen : Bah c'est vrai quel que soit l'instrument, donc on fait avec ! Ca m'incitera à sortir Et quand on regarde dedans, ça donne quoi ? Je vous épargne la vision en mode diurne, ce n'est pas le genre de jumelles qu'on emporte pour mater les oiseaux le WE ! On va se contenter du mode nocturne : Je suis sorti cette nuit, dans mon jardin, avec les Nikon sur un trépied bricolé vite fait (tant pis pour la planche à pain, je n'avais pas de bois assez épais sous la main) et, pour comparer, mes Vixen 20x80. Comme les deux instruments présentent le même grossissement, je souhaitais constater "de visu" les bénéfices éventuels du diamètre supérieur (entre autres critères). Mon support à balancier n'étant pas fait, j'ai du me limiter aux objets situés à, disons, 50° d'élévation : exit Andromède, les Pléiades et le double amas ! J'ai d'abord visé Orion. La constellation, au sud-est, trônait en plein dans le halo de la pollution lumineuse tokyoïte : je savais d'avance que le résultat serait misérable. Les Nikon pourraient-elles pourtant m'en donner plus ? Dans les Vixen, assez confortables (16mm de relief d’œil), la nébuleuse est blafarde mais bien présente. Sa forme en oiseau est reconnaissable, l'extension sud perçue en vision indirecte. Le Trapèze est un pâté informe, il ressemble à une étoile double asymétrique et non séparée. Je l'ai toujours vu comme ça aux jumelles, je ne m'en formalise pas (d'autant que je suis un peu astigmate). Sur la nébuleuse, je vois deux étoiles en surimpression (vision indirecte) : une sûre, l'autre devinée. Je passe aux Nikon. Elles ont moins de champs apparent (60°), le fond de ciel remonte (normal) mais surtout, je remarque immédiatement deux choses : les étoiles sont plus fines, et elles sont en couleur ! Ca, je ne m'y attendais pas ! Du coup, le trapèze montre quatre étoiles séparées, j'en compte quatre de plus dans la nébuleuse, dont deux en vision directe. La nébuleuse elle-même est un peu plus festonnée que dans les Vixen, mais le fond de ciel dégueulasse tue le débat : à refaire en montagne ! Séduit par ma première impression, je vise la Rosette : aucune chance de voir du gaz avec la pollution locale, c'est l'amas ouvert associé qui m'intéresse... Aux Vixen, ledit amas est bien là. Les étoiles faibles sont à peu près ponctuelles, mais les brillantes m'apparaissent désormais empâtées. Elles se dégradent en hirondelles (coma ?) à mi-chemin du centre vers le bord, c'est trop tôt pour être négligeable, on perçoit très bien cette aberration qui devient "gore" quand on s'éloigne davantage de l'axe optique. La courbure de champs n'arrange rien : centre net ou bord potable, il faut choisir ! En observant un certain temps, les nuances colorées des étoiles se précisent mais demeurent limitées à quelques astres. Retour aux Nikon. La première impression se confirme et se renforce, je commence à "prendre le coup" : il y a nettement plus d'étoiles et surtout, elles présentent des nuances de couleurs incomparablement plus marquées ! Ca, c'est super agréable, vraiment une belle surprise en terme d'agrément visuel : désormais, je ne regarderai plus les étoiles comme un simple élément de décors pointilliste en arrière-plan des nébuleuses visées, elle seront des sujets à part entière ! Je n'ai pas d'explication à ce bonus inattendu : une meilleure transmission des couleurs elles-mêmes ? Le simple fait d'avoir plus de lumière par étoile, entre le bénéfice apporté par le diamètre, l'absence de fausses couleurs et la meilleure résolution de l'instrument ? J'imagine que c'est un combo des trois. Coté dégradation centre-bord, Nikon fait bien mieux que Vixen : on ne remarque rien jusqu'aux deux tiers de la distance à l'axe optique, puis les étoiles s'empâtent mais demeurent correctes jusqu'à la limite du champs apparent. On peut profiter des 60° sans problème, d'autant qu'il n'y a aucune courbure de champs. Quand c'est net au centre, c'est net au bord. A la décharge des Vixen, elles ont 70° de champs apparent à corriger, 10° de plus que leur monstrueux challenger. Enthousiasmé par le spectacle offert grâce aux étoiles (j'insiste, c'était tellement inattendu ), je pars me promener dans la voix lactée faiblarde, au nord-ouest de Cassiopée : même sous mon ciel quelconque, c'est un enchantement. Les étoiles carbonées me sautent au visage, tandis que les autres présentent des nuances de bleu, de blanc, de jaune et d'orangé (pas de vert, tiens pourquoi ?) que les Vixen ne me proposent pas. Sur ces dernières, je dois vraiment me concentrer pour commencer à deviner les couleurs : seules les géantes rouges sont évidentes. Dans les Nikon, toutes les étoiles moyennes et lumineuses sont nuancées ! Purée, je n'ai pas fini d'en profiter ! Après deux bonnes heures passées dehors, la fatigue gagne et je décide d'en rester là. Inutile d'écrire que j'ai hâte de remettre ça et de construire mon support spécial ! Dans trois semaines, je participe à un rassemblement dédié aux grosses binos, en montagne, pas très loin du mont Fuji : en espérant qu'on ne se prendra pas le 22ème typhon de l'année dans les dents, c'est pas le moment de chômer ! J'ignore quel(s) type(s) de verres sont utilisés dans ces jumelles ; sur leur site, Nikon indique simplement l'emploi de "verres spéciaux", sans autre précision. Il est également indiqué qu'on peut adjoindre des filtres polarisants en option : ah, intéressant ! Il faut que je creuse la question, il y a peut-être un filetage de prévu quelque part... Voilà (PS : je m'aperçois que je n'ai pas parlé du parallélisme. C'est parce qu'il n'y a rien à dire : les deux images fusionnent parfaitement. Aucun soucis, après deux bonnes heures d'observation)
  12. Bonjour, Je voulais partager avec vous ces photos prises à St Veran (AstroQueyras), lors de deux dernières campagnes, avec à chaque fois l'un des T500 f/8 Astrosib. Ce sont des nébuleuses assez exotiques associées à des étoiles jeunes n'ayant pas encore atteint la séquence principale. Tout d'abord, voici V633_CAS, dans Cassiopée : Un peu de bruit dans cette image ; les conditions étaient moyennes et j'ai manqué un peu de poses à cette ouverture. L'objet d’intérêt est bien sûr en haut à gauche. - Astrosib RC 500 f/8 - Filtres Astrodon LRGB - CMOS ASI 1600 (-20°C). - L : 50x120s bin2 - RGB : 3x8x120s bin2 Et voici un champs très sympa dans le Cygne avec plusieurs objets remarquables, dont V1982 et V1331 : - Astrosib RC 500 f/8 - Filtres Astrodon LRGB - CCD SBIG STX-16803 (-20°C). - L : 27x300s + 19x300s (mosaic) bin1 - RGB en bin2 V1331 a fait l'objet d'une image par Hubble : https://www.spacetelescope.org/images/potw1509a/ Image avec description : V1982 est en fait un objet complexe avec plusieurs étoiles jeune et une nébuleuse primordiale associée. Merci pour votre passage, Meilleurs photons Stef
  13. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 1er au 2 août 2019 Dobson 508/1920 10 dessins : 8884 à 8893. Plein de public se masse au sud vers le télescope d'Aymeric. De nombreux passages de nuages orographiques vont perturber les observations de cette nuit. Je pointe un amas globulaire du Scorpion dès le crépuscule. Observation 8884 : M80. 85x, 201x. Ce dernier m'avait déçu la dernière fois que je l'avais regardé au Dobson 508, car la turbulence forte affectait sa résolution. Cette fois-ci elle est coopérative à 3 sur 5 à 201x. Brillant et bleuté ciel, il est bien résolu. L'amas est aussi vu au chercheur 9x50 comme une étoile floue assez faible. Pendant le premier passage nuageux, je rends visite à Jean-Bernard C., qui observe en compagnie de Malik et Jean-Baptiste de mon ancien club de Thorigny. Je reviens en vitesse finir le dessin de l'amas globulaire car il est à la limite de passer dans les arbres, j'aurai 5 minutes pour finir mon dessin. Maintenant, ce sont l'est et le nord du ciel qui sont couverts. Fichtre! Je vais observer une galaxie des Chiens de Chasse, encore assez levé à cette heure, car c'est la seule zone dégagée du ciel. Observation 8885 : NGC5093. A 201x, je note son centre considérablement faible et le pourtour très faible et diffus. A 23h40 ça se redégage ailleurs, je tente rapidement une galaxie du Cygne. Observation 8886 : NGC7013. 85x, 201x. Je la vois facilement à 85x et note une teinte bleutée. A 201x, assez brillante, elle est diffuse et montre des traces de spires, chouette! Dans le même coin, je galère à trouver des petites nébuleuses planétaires, ponctuelles dans des champs riches, car un peu dérangé par un cinéaste qui voulait filmer en caméra infrarouge ma description de ces objets pour un documentaire sur la pollution lumineuse. Ca plus les nuages, je n'y arrive pas. Il me laisse au bout de 10 minutes d'attente infructueuse. Je suis dépité par cette météo changeante au point d'aller dormir une heure dans la voiture. J'ai bien fait, au retour à 2h je suis remotivé et les nuages sont bien plus éparses. Allons nous mettre sous la dent quelques galaxies du Verseau. Observation 8887 : NGC7198. Celle-là est minuscule à 85x et demeure petite à 201x, faible et condensée. Observation 8888 : NGC7215. Je l'aperçois à 85x, faible, et remarque à 201x une sorte de barre non résolue dedans. Les nuages la recouvrent parfois pendant l'observation. L'aboiement de chevreuils au sud-est brise le silence de la nuit. A 3h le ciel s'améliore tout de bon. Aymeric qui était prêt à remballer se ravise du coup. Observation 8889 : NGC7189. Diffuse mais évidente à 85x, bien que faible, elle m'autorise à grossir 201x et même 402x pour séparer les condensations limites de sa barre centrale. Je poursuis mes observations avec une galaxie de Pégase. Observation 8890 : NGC7156. Elle est facile et considérablement faible à 85x. J'ai l'impression à 201x qu'elle est spirale, de la structure est vue à la limite (VI4 à 5). Le noyau flou est plus facile, vu 75% du temps en vision indirecte (VI2). Plus aucun nuage salit le ciel à 3h30. Enfin! Je retourne sur les galaxies du Verseau dont des objets du catalogue Arp. Observation 8891 : NGC7393. Aussi membre numéro 15 du catalogue Arp, elle est faible à 85x. Sa forme est difficile à appréhender, même à 201x et 276x, courbée et ramassée sur elle-même, et une extension longiligne se devine à la limite de la vision décalée (VI5). Observation 8892 : PGC69935/PGC70130/PGC1066529. J'ai pointé ce trio de galaxies PGC grâce à son appartenance au catalogue Arp sous le numéro 314. 2 galaxies sont vues dès 85x : PGC69935 considérablement faible à faible, dévoilant des nodosités VI3 à 5, et PGC70130 faible à très faible et très diffuse. La troisième PGC1066529 de magnitude 16 vue VI5 est incertaine, mais finalement placée au bon endroit comme confirmé par des photos consultées l'après-midi suivant. Observation 8893 : NGC7416. Vue à 201x, elle est considérablement faible dans l'aube. Je finis à l'aube avancée 5h en compagnie d'Aymeric encore levé, nous sommes les seuls dans ce cas par ici. Des éclairs d'orages lointains au Nord se manifestent pendant que je range le matériel, fatigué.
  14. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 31 juillet au 1er août 2019 Dobson 508/1920 11 dessins : 8873 à 8883. Après une bonne sieste, je suis opérationnel à 23h15. Le ciel est plus dégagé des voiles que ce qu'annonçaient les prévisions météo, on ne va pas s'en plaindre. J'observe une nébuleuse planétaire d'Ophiucus pour entamer la nuit. Observation 8873 : PK10+18.2. 85x, 631x, 402x. L'idée de cette observation vient une fois de plus des fiches de Michel Nicole le québecois. Répondant bien au filtre O3, elle est bilobée dès 85x, justifiant son surnom de Nébuleuse du Papillon. Son étoile centrale est faible, la nébuleuse en partant est très faible. Elle est trop sombre à 631x. Le filtre O3 n'apporte aucun détail supplémentaire, je préfère la nébuleuse planétaire au naturel. Je regarde ensuite 2 galaxies de la même constellation. Observation 8874 : NGC6509. 85x, 201x. Vue à 85x, elle se révèle diffuse à 201x, faible, et montre son centre un peu plus visible en vision décalée. La seconde assez esthétique sera montrée à 3 personnes dont Didier L. Observation 8875 : UGC11093. 201x. Faible, elle est bien plus effilée en vision indirecte qu'au premier abord. Je pointe ensuite un amas globulaire du Sagittaire, un Messier en plus, que je montre à Aymeric. Observation 8876 : M75. 85x, 201x, 402x. Je l'aperçois dans le chercheur, très faible et ponctuel. A 85x c'est une autre histoire, il est brillant, condensé, bleuté. Son coeur est bien plus brillant que le reste, le pourtour reste considérablement faible. Il est partiellement résolu à 201x, et surtout 402x. En vision indirecte, le coeur fourmille d'étoiles à la limite de détection. La turbulence est assez forte à 402x, de 4 à 3 sur 5 sur l'échelle Ciel Extrême. Des voiles arrivent à 1h40. Je tente la nébuleuse planétaire NGC6210 dans Hercule à l'écart des voiles, afin de tenter d'y voir plus que lors de mon premier dessin au 508, mais elle est trop turbulente pour ce but. Je me rabats sur des galaxies de la même carte de champ histoire ne pas être venu pour rien. Observation 8877 : NGC6181. 85x, 201x, 276x. Facile à 85x, elle est considérablement faible à 276x et dévoile quelques nodosités VI4 à 5 donc à la limite de perception. J'entends les cloches du troupeau de moutons aperçu de jour sur l'Aup au sud de la station. Observation 8878 : NGC6168. Celle-là à peine soupçonnée à 85x me donne plus de fil à retordre, je la vois VI4 à 3 (25% à 50% du temps en vision indirecte) et allongée à 201x. M33 fut cette nuit vue faible en vision directe à l'oeil nu, un bon niveau 2 sur l'échelle de Bortle donc. Voici la suite et fin du groupe de galaxies des Poissons autour de NGC193, entamé aux Estivales de Webastro. Observation 8879 : NGC194 et 199. 201x. NGC194 est considérablement faible, et NGC199 faible à très faible. Un voile arrive dessus à 3h. Le temps d'un coup de barre, 10 minutes après les voiles sont partis de cette zone. Observation 8880 : NGC186. 201x. NGC186 me montre son noyau considérablement faible, le reste est allongé très faible à VI1. Observation 8881 : NGC193 et 204. 201x. Ce couple est similaire. NGC193 faible et diffuse est accompagnée de NGC204 faible à très faible et diffuse. Un peu de buée arrive à 3h30. J'ai besoin d'une vraie pause, d'où 25 minutes de sieste allongé sur le siège passager avant de la Dacia, incliné au max. Observation 8882 : NGC202/3. 201x. Je termine par cet autre couple ma visite au groupe de NGC193. NGC203 est faible à très faible et montre facilement son allongement, et NGC202 est faible. A 4h10 un peu de hoquet me transforme en grenouille, peut-être à cause d'une ingestion trop rapide de biscuits? J'en ai raison grâce à mes talents d'apnéiste, on n'est pas pour rien de la génération "Le Grand Bleu"! Je termine la nuit sur la comète ASASSN C/2018 N2 dans le Bélier. Jean-Bernard et Aymeric la regardent aussi. Observation 8883 : ASASSN C/2018 N2. 201x. Positionnée à 4h40, elle est très diffuse, considérablement faible, et son déplacement est perceptible en quelques minutes. J'estime sa magnitude à 14 à la louche. Je connais par contre un échec sur une autre comète, Panstarrs C/2017 T2 dans le Taureau car il fait trop jour. A refaire dès le lever des Hyades la prochaine fois. Je laisse Aymeric pointer NGC253 du Sculpteur au T508 mais elle est trop faible dans l'aube avancée pour la détailler à sa juste mesure à 5h, le fond de ciel bleuit.
  15. Bonjour, Hier soir avec deux amis astronomes, nous nous sommes retrouvés dans un lieu magique, cette soirée restera dans le top 3 des meilleurs soirée astro que j'ai pu faire (et elles sont nombreuses...) Arrivée sur les lieux vers 16h, l'endroit qui se situe dans les Alpes du sud, impose le respect. Installation du matériel, après avoir chercher un endroit bien placé pour voir la polaire, car les sommet sont hauts, 3143m pour le plus imposant , qui est aussi le plus haut sommet des Alpes maritimes, le "Gélas". Voici donc le bivouac Repérant des chamois au loin, je décide de les approchées pour leurs tirés le portrait, j'ai réussi a être a 50m d'eux , mais je me suis fait griller , reste quand même ces deux photos. Le soleil déclinant , les couleurs commencent a devenir extraordinaire, ajouter a cela un fin croissant de lune, et le tableau et parfait (Précision importante , je n'ai absolument pas retoucher des couleurs des photos de la lune.) Ensuite, les étoiles commencent a apparaitre, le spectacle commence , la nuit PARFAITE pas de vent , pas d'humidité, pas trop froid, bref une nuit de rêve... Le coucher se fait a 4h du matin, pour un levé a 6h, dans la voiture...dur dur! Mais, la lumière du matin me fait vite oublier la fatigue.... Bon c'est pas dans mes habitude de faire des CROA, mais c'était vraiment TOP, alors je partage Bien sur, j'ai fait des photos du ciel profond, qui promettent d’être sympa, la suite prochainement. Bon ciel Guillaume
  16. Dans le virage du fond du parking. Nuit du 30 au 31 juillet 2019 Dobson 508/1920 7 dessins : 8866 à 8872. La journée fut dure, car il fallut d'abord remballer aux Estivales de Webastro (vers Chambéry) toutes les affaires dont 2 tentes, puis faire 3 heures de route jusqu'à Valdrôme dont une partie montagneuse vers la fin, et réinstaller tout le bazar. D'ailleurs j'apprécie la modularité de mes 2 tentes, car je n'ai monté que celle pour dormir cette nuit, procrastinant au lendemain le montage plus complexe de la tente salon. J'ai déchargé les morceaux du télescope sur le parking avant, mis sous bâche, puis après 2 heures de sieste, j'ai monté le télescope à la lueur de la lampe rouge en faisant gaffe de ne pas gêner les observateurs autour, dont le plus proche Jean-Pierre B. le photographe, l'un des nombreux astropotes que je retrouve cette nuit. Je suis enfin opérationnel à 23h52 TU. Je pointe une nébuleuse planétaire d'Hercule. Observation 8866 : IC4593. 85x, 631x. Je peine pour la repérer, car il y a une petite erreur de positionnement sur l'atlas Uranométria et elle est d'aspect stellaire à 85x. C'est finalement son assez bonne réponse au filtre Oxygène 3 et sa coloration verdâtre à 85x qui la trahissent. J'en profite pour corriger l'atlas pour faciliter la prochaine tentative. Malgré la turbulence forte de 4 sur 5 à 631x, je remarque bien son étoile centrale assez brillante entourée d'une nuée considérablement faible à bords flous. La demi-nuit sera contrariée par des passages de voiles, bien gênants parfois. Rendons visite à quelques galaxies d'Hercule après cette nébuleuse planétaire. Observation 8867 : NGC6083. 85x, 201x. Elle n'est pas sûre à 85x, mais à 201x je la vois diffuse, très faible à VI1. Observation 8868 : NGC6078. 85x, 201x. Contrairement à la précédente, elle est vue assez facilement à 85x. Je la note de brillance faible. Observation 8869 : NGC6074. 201x. Elle est considérablement faible à faible. Je m'adapte aux voiles en visant dans les zones préservées. Ca me fait m'éloigner vers un amas ouvert puis une nébuleuse planétaire de Céphée. Observation 8870 : NGC7235. 201x. Je le repère au chercheur 9x50 comme un point considérablement faible. Au Dobson 508, il est fourni et réhaussé de 2 étoiles colorées. Observation 8871 : PK103+0.1. 85x, 201x. Elle est évidente en filtrant en Oxygène 3 à 85x, elle y répond fortement. Ce n'est pas le cas en HBêta où rien n'est visible. Par contre sans filtre elle est quasi invisible à 85x, mais confirmée à 201x, très faible sans filtre. Son étoile centrale est considérablement faible. En O3 les bords de la nébuleuse sont plus nets et une portion d'anneau apparaît. Des voiles s'amènent dessus, tout le ciel est touché. Je pars me balader sur le parking, rendant notamment visite à Jean-Bernard C. et Paul L. Observation 8872 : NGC7261. 201x. Je reviens à la faveur d'une trouée observer un autre amas ouvert de Céphée, que je montre à Aymeric. Ca passe bien dans un ciel un peu dégradé, et le pouvoir collecteur du 508 les sublime en brillance et parfois couleurs. Notre Nicolas national, observateur émérite de comètes, est là pour sa dernière nuit et s'était relevé à 3h30 pour sans doute en chercher quelques-unes mais il y a trop de voiles pour qu'il opère. Il ne reste que nous deux comme jusquauboutistes dans le virage. Plus une chouette hulotte qui se fait entendre au nord. Je dors une demi-heure dans l'auto, espérant un ciel meilleur. Le ciel est encore voilé, mais ça s'améliore doucement. A 4h Nicolas remballe, je fais de même car fatigué et l'aube étant imminente.
  17. Estivales de Webastro à Aillon le Jeune (73), au sud-est du parking. 45°38'33,78"N et 6°3'44,27"E Nuit du 29 au 30 juillet 2019 Dobson 508/1920 13 dessins : 8853 à 8865 Après plusieurs jours de mauvais temps dont plus de 24h de précipitations continues, le ciel se dégage bien sûr après la fin officielle des Rencontres. Je suis le seul astronome restant mais 3 véhicules ont déjà rejoint le parking dont 1 camping-car et une voiture aménagée avec tente sur le toit. Je m'en suis éloigné pour me positionner vers l'est de la salle hors-sac et au nord des toilettes, priant pour qu'aucun animal aille déclencher les halogènes à capteurs de mouvement près des bâtiments de la station au sud. Ca sera le cas. Je me rends compte en débâchant qu'il y a une mare d'une profondeur d'1 cm dans le rocker du Dobson suite aux orages, l'eau a pu un peu s'y faufiler. Le reste est heureusement demeuré sec, notamment le miroir primaire. Ne pouvant pas rapidement démonter le télescope pour vider, j'éponge avec ma serviette de bain, et c'est efficace. Après ce contretemps, je suis prêt à observer à 22h36 précisément. J'ai voulu tenter Jupiter, mais elle turbule bien trop à 631x, me permettant néanmoins de voir la Grande Tache Rouge. Je prendrai quelques photos d'ambiance cette nuit. Je commence avec des galaxies de la tête du Serpent. Observation 8853 : NGC5956. Elle est vue dès 85x avec NGC5957 dans le même champ. A 201x, son noyau considérablement faible est condensé, le reste est très faible à perceptible. Observation 8854 : NGC5957. 201x et 276x. Je remarque d'abord son centre considérablement faible et son halo très faible à perceptible, puis assez rapidement je la soupçonne d'être spirale à 201x et 276x. Je note une spire VI4 (25% du temps en vision décalée) à l'ouest, et une autre plus ardue VI5 (10% du temps en vision décalée) à l'est. Sa barre centrale est VI4 à 5. Plusieurs satellites brillants sont passés dans le champ de NGC5957, quelle plaie! Merci Amazon? L'humidité est prégnante sur le site, la buée s'est vite déposée sur les affaires au sol. Observation 8855 : NGC5970. 201x et 276x. Assez faible, cette galaxie me montre bien plus facilement que la précédente sa barre centrale, qui présente même une texture grumeleuse, mieux résolue à 276x. Le pourtour faible à perceptible est très diffus. Là aussi il y aurait des spires, mais incertaines. Un chien de taille moyenne est sorti d'une voiture arrivée depuis peu et court comme un fou dans l'obscurité sur le parking. Heureusement qu'au final le Petit Chien ne visitera pas le Grand Télescope, car ça marche moins bien dans ce sens! Je m'étais éloigné à l'ouest du parking pour un pipi dans l'herbe, et bing, une voiture a allumé ses feux de route à l'opposé à l'est! Heureusement que du fait de mon activité je lui tournais le dos, ce qui m'a évité d'être ébloui. Comme elle persistait à éclairer le site, avec mon télescope pile dans l'axe, j'ai été signaler la gêne au gars au volant, trop occupé sur son téléphone portable pour s'en rendre compte alors que je lui faisais des grands signes depuis l'autre bout du parking. Il part peu après, rendant le parking à sa quiétude, les autres voisins étant restés discrets, même le toutou coureur qui a marqué un court temps d'arrêt à quelques mètres du télescope avant de fuir quand j'ai regardé vers lui. Avec ma vision scotopique sauvegardée, je regarde un amas globulaire du Sagittaire. Observation 8856 : NGC6717. 85x, 201x et 276x. Je ne l'ai pas immédiatement reconnu à 85x, car je l'avais toujours vu comme une boule floue au Strock 254mm, mais là il m'apparaît résolu comme un triplet serré à ce grossissement. 201x et 276x le confirment en montrant d'autres étoiles membres. Ses étoiles sont considérablement faibles à perceptibles, se détachant sur un halo non résolu très faible. Je regarde l'objet précédent du NGC à proximité, un amas ouvert cette fois. Observation 8857 : NGC6716. 85x, 138x. La turbulence est mauvaise, 4 à 5 sur l'échelle Ciel Extrême à 138x. Du coup les images sont très floutées, réduisant la magnitude limite. Mais comme cet objet est encore plus bas depuis ma région, je le dessine malgré tout. Il reste fourni malgré ces conditions , avec des étoiles dont les éclats s'étagent de brillant à perceptible. Ah, les autres chiens du coin, ceux de l'élevage en contrebas, remettent ça comme toutes les nuits, bruyants avec leurs sinistres aboiements lupesques. Je m'accorde une micro-sieste dans la voiture à quelques mètres. J'observe au retour la petite galaxie IC entre Messier 13 et NGC6207 dans Hercule. Observation 8858 : IC4617. 201x. Voilà encore un pari déniché à l'époque dans le magazine Ciel Extrême et formalisé dans les fiches de Michel Nicole, dont la carte de cheminement est bien pratique pour trouver la minuscule et faible galaxie de magnitude 15.2. Elle est assez facile, très faible, par contre son orientation allongée n'est vue qu'en vision indirecte poussée. Au passage, vu que c'est dans la banlieue de M13, j'ai regardé rapidement l'amas globulaire et son Y sombre qui ressortait très facilement ce soir. Je poursuis à l'aide des fiches de Michel sur un groupe de galaxies des Poissons. Observation 8859 : NGC125/6/7/8/30. 201x. Ce groupe intéressant a une disposition inhabituelle, je vois dans sa plus brillante et longue galaxie NGC128, accompagnée en V par 1 de chaque côté, comme une sorte de vaisseau spatial avec ses 2 réacteurs. NGC125 est considérablement faible à faible, NGC126 très faible, NGC127 VI1 à 2 floue, NGC128 assez faible et diffuse, et enfin NGC130 très faible. J'ai froid aux mains à 2h30, on est à 1400m ici, je mets les gants. Je pointe ensuite diverses galaxies de la Baleine. Observation 8860 : NGC132. 85x, 201x. Vue dès 85x, elle est plutôt faible, diffuse, à centre ponctuel en vision indirecte, allongée tout en étant circonscrite dans un halo rond. La nuit est décidément turbulente, je note une turbulence de 4 sur 5 à 201x dans les Poissons. Observation 8861 : NGC192/6/7. 201x. Ce trio est dominé par NGC192 à centre considérablement faible, qui montre aussi une bande sombre en VI3-4. Elle se fait escorter de NGC197 vue VI3 et très diffuse, et NGC196, assez faible à considérablement faible, à centre très marqué. Observation 8862 : NGC201. 201x. C'est la dernière du groupe du dessin précédent, un peu plus écartée du trio, très faible et très diffuse. Je suis fatigué et le nez coulant à 3h30. Je distingue faiblement M33 à l'oeil nu, ce qui classifie ce site sur le niveau 2 de l'échelle de Bortle, très bien. Je refais une sieste, de 20 minutes. Je concentre mes derniers efforts observationnels sur un groupe de galaxies des Poissons autour de NGC193 jusqu'à l'aube qui finit par arriver vers 4h30. Observation 8863 : NGC182. 85x et 201x. Je la remarque à 85x. Plus grossie, elle est considérablement faible, diffuse, à centre proéminent. Un météore assez brillant traverse le champ. Observation 8864 : NGC198 et 200. 201x. A proximité de la précédente, elles sont respectivement diffuse considérablement faible à faible, et considérablement faible allongée mais floue. L'aube se fait sentir. J'en grappille une dernière de la même carte de l'atlas avant qu'il ne fasse trop jour. Observation 8865 : NGC208. 201x. Elle est très faible dans l'aube. Il est temps de remballer le télescope, j'effectuerai exceptionnellement cette opération entièrement après la nuit d'observation, vu que plus aucun astropote est présent sur le parking pour empêcher d'éventuels chapardages ou dégradations par des tiers touristes. Je mets le tout au plus pressé dans la voiture, je rangerai mieux en remballant le reste en journée. Je quitterai le site à 14h pour rejoindre un autre parking de station, à Valdrôme, et une autre rencontre d'astronomes amateurs, Astrociel de la Société Astronomique de France.
  18. Estivales de Webastro à Aillon le Jeune (73), au sud-est du parking. 45°38'33,78"N et 6°3'44,27"E Matin du 26 juillet 2019 Dobson 508/1920 6 dessins : 8846 à 8851 Nous avons subi un orage très violent cet après-midi, avec la foudre qui est tombée sur les arbres à 200 mètres de nos tentes. L'air sentait le bois brûlé ensuite. Le ciel s'est dégagé magnifiquement vers 0h30, mais les éclairs d'orages voisins nous gêneront cette nuit. Ces derniers longeront le site toute la nuit, certains monteront même brièvement au zénith. Je rends visite à quelques nuages obscurs (plus paisibles que ceux de la journée) vers lambda de l'Aigle. Observation 8846 : B127. Barnard 127 est moyennement sombre, diffus, à 85x. Observation 8847 : B129. Barnard 129 est voisin du précédent. Je note son aspect assez diffus, ses bords flous à 85x. Je change de type d'objet en restant dans la même constellation, ayant au menu une nébuleuse planétaire. Observation 8848 : NGC6852. 85x, 276x, 402x. Je la vois tout de suite, considérablement faible et petite à 85x. A 276x, son anneau est visible, mieux avec le filtre Oxygène 3 (O3). Elle répond très bien à ce filtre d'ailleurs. La turbulence est assez importante (3 à 4 sur l'échelle à 5 niveaux de Ciel Extrême). Je montre M57 à mes voisins puis je poursuis mes dessins dans la Lyre, dans le secteur que je n'avais pas pu terminer hier à cause de la fatigue. Observation 8849 : NGC6695. Elle est faible et montre à 201x quelques nodosités à la limite de la vision indirecte (VI4 à 5). Le vent est plus fort. A 3 heures, la Lune décrue à moitié est cachée par les nuages des orages à l'Est. Observation 8850 : NGC6703. Je n'ai pas pu la dessiner hier dans la foulée de sa voisine NGC6702 à cause de la fatigue. Manque maintenant réparé! Son centre plutôt faible lui donne son aspect condensé à 201x, son halo diffus étant considérablement faible. Je termine sur un autre univers-île en plongeant avec le Dauphin dans l'Océan Céleste. Observation 8851 : NGC6956. Je l'aperçois dès 85x, collée à une étoile. Grossie 201x, elle est faible, très diffuse. Une spire est soupçonnée 50% du temps en vision indirecte (VI3). L'aube arrive sur ces entrefaites. Je suis fatigué, et le seul encore éveillé sur le site d'observation.
  19. Estivales de Webastro à Aillon le Jeune (73), au sud-est du parking. 45°38'33,78"N et 6°3'44,27"E Matin du 25 juillet 2019 Dobson 508/1920 6 dessins : 8840 à 8845 J'ai installé le télescope après avoir dormi 2 heures, la route ayant été longue depuis Paris. Du coup je suis opérationnel à 1h30 mais le ciel s'est dégagé tard. La Lune en dernier quartier étant levée, j'observe à l'opposé. Je vais faire simple pour la première nuit, des galaxies de la Lyre, donc une toute petite zone du ciel. Observation 8840 : NGC6675. Vue dès 85x, elle est faible et très diffuse à 201x. Observation 8841 : NGC6663. Cette galaxie très faible et diffuse montre son centre un peu plus brillant à 201x. Issam dit Kiwi74 est passé me souhaiter une bonne nuit. On dirait que je suis le seul qui observe encore à 2h30. Observation 8842 : NGC6646. Vue tout de suite à 85x, elle est condensée et considérablement faible, observée avec un seeing moyen à 201x (3 sur 5). Un petit vent d'ouest se fait sentir. Je me repose un peu dans l'auto garée pas loin. J'entends pour la première fois les aboiements plaintifs des chiens de traîneaux de l'élevage en contrebas au Sud-Est, qui hurlent à la bouffe. On se croirait avec des loups dans Croc-Blanc. On accède par une petite route au virage en dessous à cet élevage. Observation 8843 : NGC6685. Elle reste petite à 201x, évoquant une faible étoile très floue. Observation 8844 : NGC6686. Je la trouve pas loin de la précédente et plus facile. A 201x, elle semble considérablement faible. J'ai commencé la nuit en pull, mais là à presque 4 heures du matin, il est temps de rajouter le gros manteau d'hiver par-dessus. J'observe une dernière galaxie de la Lyre avant que la fatigue me rattrape. Observation 8845 : NGC6702. Je la repère à 85x avec NGC6703 dans le même champ. A 201x elle se retrouve seule, considérablement faible. Habituellement, j'embraye sur la seconde pour un autre dessin, mais là à 4h10, je sens la main ferme de l'inéluctable sommeil se poser sur mon épaule, et je pars dormir une demi-heure dans la voiture. A mon réveil, c'est l'aube, je remballe les petites affaires et bâche le télescope.
  20. Billet redondant, mais utile, je l'espère.... En effet, quand les nuits se suivent, mais ne se ressemblent pas, il est bon de le faire remarquer. Du 10 au 11, j'ai essuyé un Seing minable, et hier soir du 11 au 12, il était excellent vers 2h00. Comme ma monture Orion Atlas faisant des siennes avec stellarium, je suis passé au visuel et bien m'en a pris. J'ai poussé la lunette APO 150/1200 dans des derniers retranchements, je crois. Avec un oculaire Televue Plossl 8mm acquis récemment en deuxième main, et passé entre les mains expertes de lyl " Myriam pour les intimes", qui après démontage en aurait noircis les bords des lentilles, et un Baader classic ortho 6 mm excellentissime (merci @fred-burgeotpour les conseils), j'ai orienté l'objectif vers la nébuleuse de la Lyre. A 150 et 200x, l'anneau était parfaitement bien visible malgré la proximité de la pleine lune. Le fond du ciel était bien noir à l'oculaire. Par moment, il me semblait voir des points lumineux mais très très furtifs dans l'anneau. Pas de dessin, il me faudrait le livre de @fred-burgeot. Puis direction vers la double Lambda Cygne, écartement 0.92", positionnée presque au Zénith (encore elle, désolé). Mêmes oculaires, mais avec les barlow TV 2x et 3x en 31.75mm.. C’est bien la première fois que je vois parfaitement le couple presque 100% du temps, ainsi que la séparation de la binaire, avec un filet sombre. La principale parfaitement ronde, une anneau de diffraction bien net et complet, très fin, et la secondaire plus faible sur le premier anneau de diffraction avec une forme ovoïde comme sur mes clichés. Les images étaient nickel à 300, 400, 450 et 600X....Il me semble l'avoir vue à 200x fois, mais après coup. Donc, je ne suis pas sûr. Voilà une nuit qu'il ne fallait pas rater. PS: Ceux qui ont imagés la Lune devraient avoir fait de beaux clichés malgré la hauteur sur l'horizon. Positionné du mauvais côté, je n'ai pas bougé l'ensemble. En effet, tout démonté, faire le tour de la maison, je n'en ai pas eu le courage. Et je me méfie comme de la peste des déplacements avec le tube de cette lunette dans le noir, les masses aux extrémités, surtout le triplet optique très lourd, et les yeux embrumés de sommeil. Bon ciel à vous.... Claude Schuhmacher et merci astrosurf pour la mise à disposition de cette tribune
  21. M57 et Lambda Cygne

    Les nuits se suivent et ne se ressemblent pas heureusement. Du 10 au 11 Seing minable et hier soir du 11 au 12 excellent vers 2h00. Ma monture faisant des siennes avec stellarium je suis passé au visuel et bien m'en a pris. J'ai poussé l'Apo 150/1200 dans des derniers retranchements. TV Plossl 8mm "made in Myriam" et Baader classic ortho 6 mm sur nébuleuse de la Lyre. A 150 et 200x l'anneau est parfaitement bien visible malgré la forte lune. Le fond du ciel bien noir. Par moment, il me semblait voir des points lumineux mais furtifs dans l'anneau. Pas de dessin désolé. Puis Lambda Cygne écartement 0.92" positionné presque au Zenith. Même oculaire mais avec barlow TV 2x et 3x en 31.75mm.. Cest bien la première fois que je vois parfaitement le couple presque 100% du temps, ainsi que la séparation de la binaire avec un filet sombre. La principale parfaitement ronde et la seconde plus faible sur le premier anneau de diffraction avec une forme ovoïde comme sur mes clichés. Les images étaient nickel à 300, 400, 450 et 600X....Il me semble l'avoir vue à 200x fois mais je ne suis pas sûr. Voilà une nuit qu'il ne fallait pas rater. Ceux qui ont imagés la Lune devraient avoir fait de beaux clichés malgré la hauteur sur l'horizon. Positionné du mauvais côté, je n'ai pas bougé l'ensemble..... Bon ciel à vous....
  22. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne site des ballots de foin. 4 dessins : 8825 à 8828. Je suis arrivé à minuit et demi, la nuit commence à être assez sombre. J'ai dû piler pour ne pas écraser un lapin suicidaire en empruntant la dernière route d'accès. Je commence par des galaxies du Bouvier. Observation 8825 : NGC5633. 109x. Elle n'est pas évidente à repérer, diffuse. Son centre est faible à très faible. Des nuages du sud débordent un peu vers l'horizon ouest mais ne menacent pas mon ciel pour le moment. Observation 8826 : NGC5689. 75x, 109x. Je la repère à 75x. Son centre ponctuel facile est un bon repère. Elle est petite, condensée et allongée. J'ai oublié de noter son éclat mais elle était aisée à voir. Je sens une forte odeur de bétail. Je suis un peu fatigué à 1h30. Observation 8827 : NGC5784. 109x. Cette petite galaxie condensée est faible à très faible. Comme la précédente, elle est facile, mais à la différence que c'est qu'une fois repérée. Les nuages se sont éloignés vers le sud-ouest à 2h. Observation 8828 : NGC5899. 109x. Celle-là, plus diffuse que les précédentes, est allongée en vision indirecte et s'avère faible à très faible. A 2h30, mes cibles sont trop descendues dans la pollution lumineuse de Paris. De plus, des nuages arrivent dessus. La moitié du ciel est couverte. C'est le signal d'une petite sieste dans l'auto. A 3h30, à l'aube, le ciel est plus dégagé, mais des perfides nuages stagnants se forment sur place, occultant le ciel d'été notamment. Au vu de ces conditions défavorables, du peu de nuit restant et de ma fatigue latente, je remballe et dors sur place jusqu'à 7h. Voyant le site de jour, j'immortalise avec le smartphone quelques vues des vaches avec le soleil encore bas :
  23. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne site des ballots de foin. 4 dessins : 8820 à 8823. J'ai réussi à dormir après le dîner, ce qui me permet de venir ce lundi soir, en semaine de travail donc. Je suis seul sur le site à minuit, alors que la nuit n'est pas au moins à son maximum à défaut d'être totale en cette période de solstice. J'entends des chèvres au nord, ça me change des habituelles vaches. Un petit vent souffle par moments, gênant. Il me restait un dernier Dolidze à pointer vers gamma du Cygne, voilà chose faite. Observation 8820 : Do36. 75x, 109x. Reconnu de suite, il est plutôt fourni. Je pointe un nuage obscur du Cygne, ça passe bien ce soir dans ce ciel avec la constellation ailée haute. Observation 8821 : B352. 75x. Barnard 352 jouxte le bord nord-ouest de la grande Nébuleuse America, NGC7000. Il est assez évident, sombre, avec le bord ouest + tranché avec un tapis d'étoiles faibles. Je dessine ensuite 2 galaxies du Dragon quasiment au zénith. Observation 8822 : NGC6757. 109x. Cette galaxie faible à très faible montre son profil allongé et diffus. Il fait frais à 2h, j'en ai même froid aux mains. Le vent du nord est revenu. Observation 8823 : NGC6691. 75x, 109x. Vue dès 75x, la galaxie diffuse est très faible. Je remarque son centre plus brillant flou. De la buée s'est déposée sur la voiture et un peu sur les oculaires. J'entends des grenouilles dans un probable étang au nord-ouest. A 2h20 je remballe et pars car demain je travaille.
  24. Bonjour à tous, J'avais bien remarqué avec le n° 100 d'AS qu'il y avait un document avec les photos des 100 numéros. Je n'avais pas vu que le bidule s'ouvrait en 4 et alors là, quelle ne fût pas ma surprise Car alors là mes amis Le dessin le plus extraordinaire de notre belle Voie Lactée sur 360° ( en réalité, le dessin est à plat ) Croquée par un de nos ténors dans cet art difficile du dessin astronomique, une authentique merveille Et quelle plume mon cher Serge pour nous faire revivre toutes ces émotions vécues, ces sites merveilleux et tous ces moments de pur bonheur jusqu'à l'aboutissement de ce fabuleux dessin Mille bravos Serge et merci de nous avoir offert ce dessin et cette magnifique prose Bonne journée, AG
  25. Dobson Strock 254/1200 Seine et Marne site des ballots de foin. 5 dessins : 8815 à 8819. Tout comme hier, j'arrive tardivement, la nuit commençant très tard à cette période à 49° de latitude nord. Je rejoins Jcb à 23h40. Comme hier, la pollution atmosphérique est sensible sur la qualité du ciel, mais ça s'améliore. La lampe de la planche à dessins me fait des soucis de contact, sa luminosité fluctue en plus, mais je sais qu'en vérité c'est le symptôme que les piles sont presque déchargées. J'utilise en secours par moments celle qui me permet de lire les cartes de mon atlas céleste, l'Uranométria. J'observe quelques amas ouverts du catalogue Dolidze, dans le Cygne, vers gamma. Jcb quant à lui pointe quelques nébuleuses planétaires dans l'Aigle dont je pourrai admirer certaines (NGC6781 miam). Observation 8815 : Do43. 75x. Dolidze 43 a une structure lâche et n'est pas très remarquable. Observation 8816 : Do10. 75x. Dolidze 10 contraste avec le précédent par sa richesse, il est détaillé et chouette. Observation 8817 : Do42. 109x. Un dernier Dolidze pour la route. Il n'est pas mal, assez fourni. Jcb va regarder la nébuleuse du Croissant, du coup je la dessine aussi dans mon tube, car à mon programme des objets n'ayant pas été vus depuis au moins 5 ans au Dobson 254mm. Observation 8818 : NGC6888. 75x. Ce croissant est déjà repéré sans filtre, très faible dans un champ riche. Il réagit très bien en filtration Oxygène 3 (O3) et un chouia en HBêta, faible à très faible, la portion alors vue est la plus brillante en O3. Le dessin est fait en filtration O3, plus de nébuleuses et moins d'étoiles de champ. La nébuleuse, selon ses morceaux, montre ses volutes faibles à VI4 en O3. Je trouve qu'elle ressort pas mal compte tenu du ciel. A 3h un coup de barre me freine un peu mais je résiste à l'appel du siège incliné de la voiture. Jcb est parti se balader sur la route d'accès déserte. Ma cible suivante est une nébuleuse planétaire du Cygne. Observation 8819 : NGC7026. 480x. Comme pour le Croissant, c'est aussi une réobservation de la nébuleuse planétaire du Cheeseburger. Quasiment effacée en HBêta, elle resplendit au filtre O3, assez brillante, clairement et facilement bilobée. Je vois des extensions latérales en vision indirecte sans filtre. Les vaches nous rendent visite, pour autant que la clôture de leur pré le leur permette. A 4h, Jcb le marcheur est parti dormir. Je plie dans l'aube, la Lune se lèvera avant mon départ, ce qui sera l'occasion de quelques photos souvenir au smartphone de Séléné en conjonction avec les vaches alignées devant moi. Je constate comme hier de l'humidité sur les affaires. Je pars vers 4h10 de Meuhmeuhland.