D' aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu immortaliser les objets célestes sur la pellicule. J' ai commencé l' astrophotographie en 1983, soit deux ans à peine après ma toute première observation céleste. Très vite, j'ai compris que pour obtenir le meilleur de ses négatifs ( ou diapos ) , il fallait réaliser soit même les développements et les tirages . Me voilà donc parti dans l'aventure du labo photo personnel, histoire de longue date qui perdure encore aujourd'hui .
Ainsi toutes images présentées sur mon site sont le fruit d' un developpement et tirage maison , y compris couleur . Les seules exceptions concernent le moyen format , tiré par un laboratoire professionnel, mais à partir de négatifs que j'ai développés . Que de nuits passées sous l'agrandisseur !
Qui plus est , j' ai aussi gouté aux joies de l' hypersensibilisation des pellicules couleurs et surtout du TP2415 , une vrai révolution de la résolution !!: au début , le TP 2415 , je le traitais au nitrate d'argent , puis j'ai acquis une cuve Lumicon pour traitement à l' hydrazote . Mais ce TP2415 a aussi amplifié tous les défauts tant de suivi que de mise au point et il a fallut resserrer les tolérances connues jusqu' alors des films Kodak 103 AE
En matière mise au point et jusqu'à l'arrivée du Nikon F2 et de son viseur loupe DW2 ( X6 de grossissement ) , j'ai toujours fait confiance à la méthode du couteau de Foucault, particulièrement efficace pour les faibles rapport F/D quand la turbulence n'est pas trop forte : la technique consiste à fixer une lame de rasoir sur les glissières de l'appareil photo avant de charger la pellicule et à observer l'image défocalisée d' une étoile . Quand la mise au point est parfaite, le couteau coupe le faisceau de lumière instantanément .
En matière de suivi, j'ai comme tout astronome qui se respecte commencé par du suivi manuel .Puis j'ai , dès 1989, fait l'acquisition d'une CCD ST4 . J'ai rencontré de grandes difficultés de paramétrage de cet autoguideur avec ma monture SPDX de l'époque, à tel point que je n'ai commencé à vraiment bien l'utiliser qu'avec ma monture ATLUX que je possède toujours . Aujourd'hui , je me permet de guider avec une focale de 1 mètre contre 1,4 mètre pour la focale photographique, j'utilise des temps de pose qui varient entre 0,1" et 2" , jamais plus et la plupart du temps en mode F ( binning 3X3) et facteur de boost entre 1 et 3 car les étoiles guident focalisent sur une dimension supérieure à celle du pixel et sont généralement assez faibles dans la lunette guide de 80mm .Je prend garde à la rotation de champ en restant aussi proche que possible du centre du champ photographié . Bien que de toute première génération de ST4 ( des paramètres tels que la longueur de la focale guide ont été ajoutées sur les versions ultérieures ) , je ne pourrais plus me passer de cette assistance à la prise de vue .
Pour ce qui concerne la mise au point CCD, j' utilise la méthode de Hartmann avec une variante , qui consiste à avoir non pas deux ronds , mais deux rectangles perpendiculaires : quand le foyer est atteind en pointant sur une étoile ,une croix parfaite se dessine dans la fenêtre de focalisation du logiciel d'acquisition .La méthode me parait beaucoup plus fiable que la mesure d'intensité d' un pixel souvent altérée par la turbulence. Là , le confort est total avec le ST4 sur la lunette guide car les poses peuvent s'enchaîner sans intervention sur les instruments . L' utilisation d' un Flip Mirror parfait le centrage de l'objet photographié , qui malgré la fonction GoTo de la monture, reste imprécis pour un CCD .
Au terme de trois semaines d'utilisation , je m'étonne vraiment de la déconcertante facilité de mise en oeuvre la caméra Starlight Xpress HX916 et de la qualité des images obtenues
N'hésiter pas à me contacter pour des explications plus détaillées .thellastron@astrosurf.com
© Philippe RENAUD