LA MONTURE EQUATORIALE

par
Gérard THERIN

La qualité de la monture est au moins aussi importante que celle de l’optique et il ne faut hésiter à consacrer la moitié du budget de l’instrument pour la monture. La finesse des images obtenues est trop souvent limitée par les vibrations dues à une monture trop faible ou par la précision approximative de son entraînement.

Pour que l’optique puisse s’exprimer pleinement, il est important que la monture soit stable afin de ne pas vibrer au moindre souffle d’air (d’autant que très souvent ce loisir se pratique en plein air) et l’entraînement devra avoir une erreur périodique la plus faible possible mais surtout celle-ci devra être inférieure au pouvoir séparateur de l’instrument utilisé, pendant plusieurs secondes d’affilées. En fait, bien peu de monture autorise une telle précision !

Il faudra traquer toutes les sources de vibrations (balancement d’un flexible de rattrapage Alpha ou Delta, moteurs...) et les éliminer, dans la mesure du possible. L’équilibrage des masses de l’instrument sera surveillé car tout déséquilibre sur les axes Alpha et Delta (ajout d’accessoires : appareil photo, caméra CCD, lunette guide...) favorisera la résonance des vibrations.

Pour tout ceux qui pratiquent l’astronomie en itinérant, les " STF " (Sans Télescope Fixe), la monture devra posséder en plus un viseur polaire fiable et précis car le temps ainsi gagné sur une mise en station par la méthode de Bigourdan ou King, est précieux. Il est évident que la mise en station de l’instrument (fixe ou mobile) aura été la plus soignée possible.

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