jackbauer 2

Exoplanètes : dernières découvertes

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Quelques passages traduits :

 

Le budget de la mission CHEOPS est également relativement modeste, dépassant à peine la barre des 110 millions de dollars (100 millions d'euros). L'ESA a financé environ la moitié des coûts de la mission, y compris l'achat du bus spatial et des services de lancement. Un consortium de 11 pays européens, dirigé par la Suisse et l'Espagne, a contribué au financement du reste des coûts de la mission.Le choix d'une orbite à basse altitude pour CHEOPS a permis d'économiser de l'argent, ont déclaré des responsables.
(...)

"Être sur une orbite terrestre basse a l'avantage d'être relativement bon marché", a déclaré Benz. «Il ne nécessite pas trop de communication sophistiquée, mais il présente des inconvénients. La Terre cache une partie du ciel. Vous volez à travers des ceintures de radiation, ce qui cause des problèmes dans votre électronique et dans vos détecteurs. »
CHEOPS volera sur une orbite qui épouse le terminateur ou la frontière entre les côtés jour et nuit de la Terre.
"L'idée est de toujours observer les étoiles qui sont situées sur le côté sombre de la Terre", a déclaré Benz.Le nouveau télescope d'exoplanètes de l'ESA observera environ 300 cibles au cours de sa mission principale de trois ans et demi, selon Ehrenreich.

 

 

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ça y est ! Cette fois la Soyouz a décollé à l'heure prévue !

Il faut attendre encore deux heures pour savoir si CHEOPS a été placé correctement sur la bonne orbite

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Officialisation des noms attribués par l'IAU à 100 étoiles et 100 exoplanètes orbitant autour.

 

Présentation du projet :

http://www.nameexoworlds.iau.org/

 

Liste complète et explications des choix retenus :

https://0bf71ea7-eb0b-44fe-ba3a-7895e80dc750.filesusr.com/ugd/6358ac_74a96f6653ee451795be63e580ac2693.pdf

 

PS : Milles excuses pour le lien périmé du post précédent. Je vais tacher de le lui trouver un substitut.

 

 

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il y a une heure, Huitzilopochtli a dit :

PS : Milles excuses pour le lien périmé du post précédent. Je vais tacher de le lui trouver un substitut.

 

C'est ça que tu cherches ?

 

 

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https://www.colorado.edu/today/2019/12/19/behold-super-puffs-planets-fluffy-cotton-candy


Traduction remaniée de la communication :


Exoplanètes de très faibles densités orbitant autour de Kepler 51. 


Comme leur nom le suggère ( Super- puffs), ces planètes sont littéralement aussi légères que de la barbe à papa. Ces globes duveteux sont les exoplanètes aux plus faibles densités jamais découvertes. Jessica Libby-Roberts, étudiante diplômée au Département des sciences astrophysiques et planétaires (APS) de l'Université du Colorado veut en savoir plus à leur sujet. 
" Elles sont très bizarres", a déclaré Libby-Roberts, qui a mené un travail pour étudier de plus près ces exoplanètes. 


Dans une étude qui paraîtra dans "The Astronomical Journal" , elle et ses collègues ont entrepris de découvrir les composants qui constituent l'atmosphère ces exoplanètes et de fournir de nouveaux indices sur la façon dont ces planètes de faible densité ont pu se former. 


"C'est un exemple extrême de ce qui est si passionnant avec les exoplanètes en général", a déclaré Zachory Berta-Thompson, professeur adjoint APS et co-auteur de la nouvelle recherche. " Cela nous donne l'occasion d'étudier des mondes très différents du nôtre, mais place également les planètes de notre propre système solaire dans un contexte bien plus large."
Berta-Thompson a expliqué que les planètes super- puffs sont relativement rares dans la galaxie, moins de 15 ont été cataloguées jusqu'à présent. 


Le trio de Kepler 51, qui a été décrit pour la première fois en 2014, amène les catégories planétaires à de nouveaux niveaux. Leur découverte était " tout à fait contraire à ce que nous enseignons dans les classes de premier cycle", déclare Berta-Thompson.


Pour regarder de plus près, lui et Libby-Roberts ont utilisé le télescope spatial Hubble pour zoomer sur le système d'étoiles Kepler 51. Il est âgé de 500 millions d'années et est situé à environ 2400 années-lumière de la Terre. 


Première question que pose l'équipe : Ces planètes existent-elles réellement ?


Les chercheurs ont développé de nouvelles estimations pour les masses et densités du trio. Les trois planètes avaient une densité inférieure à 0,1 gramme par centimètre cube, presque identique aux friandises roses sucrées que vous pouvez acheter dans n'importe quelle foire, expose Libby-Roberts.

 
" Nous savions qu'elles étaient de faible densité ", a-t-elle dit. "Mais quand vous imaginez une boule de barbe à papa de la taille de Jupiter, c'est vraiment une très faible densité."


Les chercheurs ont également voulu aller plus loin, en utilisant Hubble pour scruter les atmosphères de ces planètes. C'est alors qu'ils ont eu des difficultés : les atmosphères des super- puffs n'étaient pas du tout transparentes. Au lieu de cela, elles semblaient entourées d'une couche opaque à haute altitude. 


"Cela nous a poussés à trouver ce qui pourrait se passer ici", commente Libby-Roberts. "Nous nous attendions à trouver de l'eau, mais nous n'avons pu observer les signatures d'aucune molécule."


A l'aide de simulations informatiques et autres outils, le groupe a émis l'hypothèse que les planètes Kepler 51 sont principalement constituées d'hydrogène et d'hélium,  gaz légers qui donnent à ces mondes leurs gonflements. Cependant, l'hydrogène et l'hélium semblent également être recouverts d'une épaisse brume constituée de méthane. 


En ce sens, les exoplanètes pourraient ressembler à Titan, la lune de Saturne, qui est entourée d'un smog similaire en molécules carbonées. 


"Si vous bombardez le méthane avec une lumière ultraviolette, cela formera un brouillard", ajoute Libby-Roberts. "C'est Titan en beaucoup plus gros."


Les chercheurs ont également fait une autre observation, qui indiquait que ces planètes duveteuses n'étaient peut-être pas si étranges que cela. 


Deux des planètes de Kepler 51 semblaient expulser du gaz à un rythme rapide. Le plus intérieur des trois mondes, par exemple, rejette chaque seconde des dizaines de milliards de tonnes de matière dans l'espace. L'équipe a calculé que si cette tendance se poursuivait, les planètes pourraient se diminuer considérablement au cours des prochains milliards d'années, perdant leur gonflement extrême.


En fin de compte, elles pourraient ressembler davantage à une classe commune d'exoplanètes appelée "mini-Neptunes".
"Les chercheurs ont vraiment du mal à découvrir pourquoi ce système est si différent de tout autre système", explique Libby-Roberts. " Nous essayons de montrer qu'en fait, ce système ressemblera à certains autres."


Berta-Thompson convient : " Une bonne partie de leur étrangeté vient du fait que nous les voyons à un moment de leur développement où nous avons rarement eu la chance d'observer ce type d'exoplanètes."

 

Article d'origine (en anglais) :

https://arxiv.org/pdf/1910.12988.pdf
 

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D'après le peu que je sache sur le sujet, les grosses planètes ont tendance à migrer vers le centre de leur système. De plus, on sait qu'il existe de nombreux points qui ne fonctionnent pas bien dans nos modèles de formation des systèmes stellaires. Aujourd'hui, à force d'observer de plus en plus d'autres mondes, on s'apperçoit de leurs différences avec le notre.
Je me prends à rêver que la Terre fut bien plus grosse autrefois, et que son énorme atmosphère, en s'évaporant, a révélé son coeur qui est devenu notre, envoyant ainsi une quantité "astronomique" de matière vers l'extérieur du système, où se trouvent les comètes.. Là où se trouve la frontière de nos connaissances, débutent de belles pistes pour l'imaginaire.. C'est bien d'être ignorant parfois ;)

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Il y a 12 heures, Theta Coxa a dit :

Je me prends à rêver que la Terre fut bien plus grosse autrefois, et que son énorme atmosphère, en s'évaporant, a révélé son coeur qui est devenu notre

 

C'est une idée génialissime, que je n'ai jamais vue abordée par personne, scientifiquement, elle ne tient pas la route, mais ça donne des idées vertigineuses de récits de science-fiction. Merci.

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Il y a 13 heures, Theta Coxa a dit :

Je me prends à rêver que la Terre fut bien plus grosse autrefois, et que son énorme atmosphère, en s'évaporant, a révélé son coeur qui est devenu notre, envoyant ainsi une quantité "astronomique" de matière vers l'extérieur du système, où se trouvent les comètes..

 

Je vois pas bien ce que tu entends par plus grosse. Certes, par le passé,  son atmosphère était sans doute plus dense mais on sait que la fuite de l'atmosphère (qui se calcule en fonction de la gravitation et de la température) n'a pas entrainé une quantité astronomique de matière vers l'extérieur.

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Je crois comprendre que Coxa fait référence à ce qui a été théorisé pour certaines exoplanètes type géantes gazeuses. Ces planètes ce seraient formées assez loin de leurs étoiles puis en migrant jusqu'à les frôler, seraient dépouillée de leurs épaisses atmosphères par l'action des vents stellaires pour ne plus laisser que leurs noyaux solides, comme des planètes telluriques ?...

 

Mais peut-être aussi ne s'appuie t-il que sur son imagination ?    

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Je sais quelques petits trucs sur la physique et l'astronomie, assez pour me permettre d'imaginer des trucs plausibles. Mais vu que j'suis loin d'être vraiment renseigné, j'ai aussi la liberté de rêver ;)
Aussi, cette petite rêverie n'était qu'une pensée passagère, réaliste mais pas forcément vraie, comme @iblack l'a précisé. Merci à toi d'ailleurs, d'avoir éclairci un point de détail sur les nombreux qui entrent en compte dans les modèles.

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Le 16/06/2019 à 19:17, jackbauer 2 a dit :

https://www.science-et-vie.com/ciel-et-espace/near-bientot-la-premiere-photo-d-une-exo-terre-49845

 

Un article signé S.B sur le site de S&V reprend l'info que j'ai posté post précédent

extrait :
"...Near a été conçu spécifiquement pour détecter une planète de type terrestre située, comme la Terre autour du Soleil, dans la zone dite « habitable », c'est-à-dire là où sa température permet l'existence d'eau à l'état liquide : c'est vers 10 micromètres de longueur d'onde qu'une planète de 15 à 20 °C de température moyenne rayonne le plus !.."

C'est en contradiction avec le communiqué de presse de l'ESO qui parle de planètes ayant 2 fois la taille de la Terre : une "mini-Neptune", donc probablement gazeuse...
Il faut ajouter aussi que les deux étoiles (Alpha Cen A et B) s'éloignent actuellement l'une de l'autre ; L'instrument ESPRESSO en service depuis plus d' an (à quand les premiers résultats ?) a la précision suffisante, lui, pour détecter en vitesse radiale des planètes ayant la même masse que la Terre. Patience...

 


Le dernier n° de The Messenger, la revue de l'ESO, comporte un article sur les résultats de l'instrument NEAR installé sur un 8m du VLT (pages 5 à 9)

les 100 heures d'observations ont été réalisées au cours de 20 nuits, du 23 mai au 11 juin 2019. Malgré les problèmes de météo, l'instrument a obtenu la sensibilité escomptée.
Résutats : pas de planètes de taille égale ou supérieure à celle de Neptune dans la ZH d'Alpha Cen A et B. Ce qui peut être interprété comme une bonne nouvelle : cela autorise l'existence de planètes de taille terrestre dans cette zone !!
Réponse bientôt avec ESPRESSO ????

 

https://www.eso.org/public/archives/messengers/pdfsm/messenger_0178.pdf


extrait :


No planet candidate of the size of Neptune or larger was found in the data so far. While we were obviously hoping for a detection, the result can also be seen as good news for the existence of rocky planets, which may therefore still exist in the habitable zone of a Centauri in a stable orbit. There is also a roughly 35% chance that an existing planet would have been hidden by the star as the result of an unfavourable projected orbital position during our single-epoch observation. 

Edited by jackbauer
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Actuellement à Honolulu (Hawaii) se déroule le 235è meeting de l'AAS (American astronomical society), une grande messe de 10.000 astronomes qui se réunissent 2 fois par an. Comme à chaque édition des découvertes et des résultats sont annoncés à grand renfort de communiqués ; La mission du satellite TESS qui observe depuis plus d'un an a droit à un coup de projecteur.


Tout d'abord avec TOI-700, un système de 3 planètes gravitant autour d'une naine rouge à env. 100 a.l
L'une des planètes se situe dans le fameuse "zone habitable" ; son rayon est de 1.19 fois celui de la Terre


https://arxiv.org/abs/2001.00952
The First Habitable Zone Earth-sized Planet from TESS. I: Validation of the TOI-700 System

 

Ensuite avec TOI 1338b, la 1ère planète circumbinaire découverte par TESS
Le système binaire (à env. 1.300 a.l) est composée d'une étoile de 1.1 rayon solaire autour de laquelle gravite, en une quinzaine de jours,  une naine rouge d'un tiers de rayon solaire
La planète gravite autour du couple stellaire en 95 jours ; Son rayon fait env. 7 fois celui de la Terre :


https://www.nasa.gov/feature/goddard/2020/nasa-s-tess-mission-uncovers-its-1st-world-with-two-stars

 

 

TOI-700.JPG

TOI-700 b.jpg

TOI 1338b.JPG

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Ce soir sur France 3, à 23h55, un documentaire :

 

"Exoplanètes, les chasseurs de mondes" (2019)

 

arf... RECTIF : c'est la semaine prochaine, lundi 20 janvier ! :$

Edited by jackbauer
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Le 14/04/2019 à 21:37, jackbauer 2 a dit :

https://www.scientificamerican.com/article/a-second-planet-may-orbit-earths-nearest-neighboring-star/

 

Une deuxième planète autour de notre plus proche voisine, Proxima du Centaure ?
Des astronomes, en utilisant les données de HARPS engrangées depuis des années ont peut-être détecté une candidate de 6 fois la masse de la Terre et gravitant en 1894 jours autour de la naine rouge. On est là à la limite des capacités de HARPS et il faudra la confirmer avec ESPRESSO ou même GAIA d'ici quelques années.
Avec 6 masses terrestres on serait en présence d'une "super-Terre", specimen qui n'existe pas dans notre système mais est omniprésentes parmi les 4.000 exoplanètes aujourd'hui répertoriées ; Proxima en serait d'autant plus intéressante à étudier : elle pourrait même, selon cette équipe, devenir la 1ère exoplanète photographiée directement en visible (pas en IF comme Beta Pictoris b par exemple)
Apparemment un papier va être publié. A suivre...

 

 

Ben !  Fallait être un peu patient !  :P

 

Science Advances (de l'AAAS) du 15 janvier 2020
"A low-mass planet candidate orbiting Proxima Centauri at a distance of 1.5 AU"
Mario Damasso  (INAF - Observatoire Astrophysique de Turin) et al.
https://advances.sciencemag.org/content/6/3/eaax7467

 

Proxima Centauri c, ... classe super-Terre ?
Possible existence selon l'analyse des données (méthode des vitesses radiales) collectées entre 2000 et 2017 par les spectrographes HARPS & UVES (VLT) intallés à La Silla.
Période de révolution ~ 5,2 ans (Pc = 5.21 +0.26/−0.22 ans)

 

"According to the adopted model, the candidate planet Proxima c has orbital period Pc = 1900 +96/−82 days (corresponding to more than three complete orbits over the time span of the observations),  semi-major axis ac = 1.48 ± 0.08 AU,  minimum mass mc sin ic = 5.8 ± 1.9 M⊕, and equilibrium temperature Teq = 39 +16/−18 K."

 

ScienceAvances_2020-01-17_ProximaCentauri-c.png.58b6815246fe3e5c4d12061e6898b218.png

 

https://www.skyandtelescope.com/astronomy-news/proxima-centauri-c-second-planet-nearest-star-system/

 

Question imagerie directe, comme un défit acceptable par la prochaine génération de télescopes spatiaux & terrestres étant donnée la séparation angulaire maximun d'environ 1 seconde d'arc avec sa naine rouge ... 9_9

Edited by BobMarsian
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Le 13/01/2020 à 20:30, jackbauer a dit :

Ce soir sur France 3, à 23h55, un documentaire :

 

"Exoplanètes, les chasseurs de mondes" (2019)

 

arf... RECTIF : c'est la semaine prochaine, lundi 20 janvier ! :$

 

C'est ce soir !!

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https://arxiv.org/abs/2002.01755

 

3 planètes  transit  confirme ! 

 

EPIC 249893012

 

Period: 3.5949 => planet b 1.95 (R⊕) super-earth

Period: 15.6252 => planet c 3.67 (R⊕) super-Neptunes

Period: 35.7454 => planet d 3.94 (R⊕) super-Neptunes

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Une nouvelle méthode de détection d'exoplanète est née !! :)

 

Pour la première fois, il semble que le réseau à basse fréquence LOFAR soit parvenu à  détecter l'interaction d'une étoile avec une de ses planètes.

Il s'agit de la naine rouge GJ 1151 ; la planète aurait la taille de la Terre et sa période 1 à 5 jours

 

https://www.nature.com/articles/s41550-020-1011-9

 

Coherent radio emission from a quiescent red dwarf indicative of star–planet interaction

 

 

https://www.astron.nl/news-and-events/news/lofar-pioneers-new-way-study-exoplanet-environments

 

LOFAR ouvre la voie à une nouvelle façon d'étudier les environnements d'exoplanètes


En utilisant le radiotélescope à basse fréquence mené par les Néerlandais (LOFAR) , les astronomes ont découvert des ondes radio inhabituelles provenant de l'étoile naine rouge voisine GJ1151. Les ondes radio portent la signature révélatrice des aurores causées par une interaction entre une étoile et sa planète. L'émission radioélectrique d'une interaction étoile-planète est prévue depuis plus de trente ans, mais c'est la première fois que les astronomes ont pu discerner sa signature. Cette méthode, uniquement possible avec un radiotélescope sensible comme LOFAR, ouvre la porte à une nouvelle façon de découvrir des exoplanètes dans la zone habitable et d'étudier l'environnement dans lequel elles existent. 
Les naines rouges sont le type d'étoile le plus abondant dans notre voie lactée, mais beaucoup plus petit et plus frais que notre propre soleil. Cela signifie que pour qu'une planète soit habitable, elle doit être beaucoup plus proche de son étoile que la Terre ne l'est du Soleil. Les naines rouges ont également des champs magnétiques beaucoup plus puissants que le Soleil, ce qui signifie qu'une planète habitable autour d'une naine rouge est exposée à une intense activité magnétique. Cela peut chauffer la planète et même éroder son atmosphère. Les émissions radioélectriques associées à ce processus sont l'un des rares outils disponibles pour évaluer la puissance de cet effet.

"Le mouvement de la planète à travers le puissant champ magnétique d'une naine rouge agit comme un moteur électrique à peu près de la même manière qu'une dynamo de vélo. Cela génère un énorme courant qui alimente les aurores et l'émission radio sur l'étoile." dit le Dr Harish Vedantham, auteur principal de l'étude et scientifique du personnel de l'Institut néerlandais de radioastronomie (ASTRON).Grâce au faible champ magnétique du Soleil et à la plus grande distance aux planètes, des courants similaires ne sont pas générés dans le système solaire. Cependant, l'interaction de la lune Io de Jupiter avec le champ magnétique de Jupiter génère une émission radio lumineuse similaire, éclipsant même le Soleil à des fréquences suffisamment basses.

"Nous avons adapté les connaissances de décennies d'observation radio de Jupiter au cas de cette étoile", a déclaré le Dr Joe Callingham, boursier postdoctoral ASTRON et co-auteur de l'étude. "Une version à plus grande échelle de Jupiter-Io existe depuis longtemps sous la forme d'un système étoile-planète, et l'émission que nous avons observée correspond très bien à la théorie."Le groupe se concentre maintenant sur la recherche d'émissions similaires provenant d'autres étoiles. «Nous savons maintenant que presque toutes les naines rouges hébergent des planètes terrestres, il doit donc y avoir d'autres étoiles affichant des émissions similaires. Nous voulons savoir comment cela affecte notre recherche d'une autre Terre autour d'une autre étoile », explique le Dr Callingham.

L'équipe utilise des images de l'enquête en cours sur le ciel du nord appelée LOFAR Two Meter Sky Survey (LoTSS), dont le Dr Tim Shimwell, scientifique du personnel ASTRON et co-auteur de l'étude, est le scientifique principal. «Avec la sensibilité de LOFAR, nous nous attendons à trouver environ 100 de ces systèmes dans le voisinage solaire. LOFAR sera le meilleur jeu en ville pour une telle science jusqu'à la mise en ligne du Square Kilometer Array. » dit le Dr Shimwell.

Le groupe s'attend à ce que cette nouvelle méthode de détection des exoplanètes ouvre une nouvelle façon de comprendre l'environnement des exoplanètes. "Le but à long terme est de déterminer quel impact l'activité magnétique de l'étoile a sur l'habitabilité d'une exoplanète, et les émissions radio sont un gros morceau de ce puzzle." dit le Dr Vedantham. "Notre travail a montré que cela est viable avec la nouvelle génération de radiotélescopes, et nous a mis sur une voie passionnante."

 

 

 

Edited by jackbauer
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Le dernier communiqué de l'ESO nous donne des nouvelles de l'instrument ESPRESSO, dont on attend toujours avec impatience les premières découvertes de nouvelles planètes...

 

https://www.eso.org/public/france/news/eso2005/

 

Grâce au Very Large Telescope (VLT) de l’ESO, des chercheurs ont observé une planète à la surface de laquelle une pluie métallique semble se précipiter. La face éclairée de cette exoplanète géante et ultra chaude voit sa température de surface grimper au-delà des 2400 degrés Celsius, ce qui suffit à vaporiser les métaux dont elle est constituée. Des vents violents transportent la vapeur de fer sur la face opposée, située dans l’ombre, où elle condense en gouttelettes de fer.

“Nous pourrions affirmer que cette planète est caractérisée par une météo pluvieuse en soirée, au détail près qu’il s’agit ici de précipitations de fer” précise David Ehrenreich, professeur à l’Université de Genève en Suisse. Ce dernier a conduit une étude de cette étrange exoplanète, publiée ce jour au sein de la revue Nature. Baptisée WASP-76b, elle se situe à quelque 640 années lumière de la Terre dans la constellation des Poissons.

 

La survenue de cet étrange phénomène s’explique par le fait que cette planète présente toujours la même face, son côté jour, à son étoile parent. Sa face nocturne, de température inférieure, demeure donc constamment dans l’obscurité. A l’image de la Lune sur son orbite autour de la Terre, WASP-76b se trouve “verrouillée par la gravitation” : sa période de rotation autour de son axe équivaut à sa période de révolution autour de son étoile hôte.

Sa face éclairée reçoit de son étoile parent un rayonnement des milliers de fois supérieur à celui que la Terre capte du Soleil. Cet éclairement se traduit par une température de surface élevée, la fragmentation des molécules en atomes, et l’évaporation des métaux tel le fer au sein de l’atmosphère. Le gradient de température entre les faces sombre et éclairée génère des vents violents qui transportent la vapeur de fer du côté diurne ultra-chaud vers la face nocturne caractérisée par une température voisine de 1500 degrés Celsius. 

Ce gradient de température entre les faces sombre et éclairée de WASP-76b s’accompagne d’une différence de chimie entre le jour et la nuit, rapporte la nouvelle étude. Grâce à ESPRESSO, un instrument nouvellement installé sur le VLT de l’ESO dans le désert chilien de l’Atacama, les astronomes ont pour la toute première fois mis en évidence l’existence de variations chimiques à la surface d’une planète gazeuse, géante et ultra-chaude. Ils ont ainsi détecté la forte signature de vapeur de fer à la frontière du soir, qui sépare les faces diurne et nocturne de la planète. “Etonnamment toutefois, nous n’avons détecté aucune trace de vapeur de fer à la frontière du matin” précise David Ehrenreich. “ Il s’ensuit qu’il pleut du fer sur la face sombre de cette exoplanète extrême”.

“Les observations indiquent que la vapeur de fer est abondante dans l’atmosphère surplombant la face éclairée – de température élevée – de WASP-76b” ajoute Maria Rosa Zapatero Osorio, astrophysicienne au Centre d’Astrobiologie de Madrid, Espagne, et responsable de l’équipe scientifique d’ESPRESSO. “Une fraction de ce fer se trouve injectée du côté nocturne sous le double effet de la rotation de la planète et de la circulation atmosphérique. A la rencontre de cet environnement plus froid, le fer condense et retombe sous forme de pluie.”

 

Ce résultat est le fruit des toutes premières observations scientifiques menées en septembre 2018 au moyen d’ESPRESSO par le consortium scientifique à l’origine de l’instrument : une équipe composée de personnels travaillant au Portugal, en Italie, en Suisse, en Espagne et à l’ESO.

ESPRESSO – pour Echelle SPectrograph for Rocky Exoplanets and Stable Spectroscopic Observations (spectrographe à échelle dédié à l’étude des exoplanètes rocheuses et aux observations spectroscopiques stables) – fut à l’origine conçu pour détecter des planètes de type Terre autour d’étoiles semblables au Soleil. Toutefois, il s’est avéré beaucoup plus polyvalent. “Nous nous sommes rapidement aperçus que la formidable puissance collectrice du VLT, conjuguée à l’extrême stabilité d’ESPRESSO, en faisaient un instrument idéal pour étudier les atmosphères exoplanétaires”, précise Pedro Figueira, scientifique en charge de l’instrument ESPRESSO à l’ESO au Chili. 

“Nous disposons désormais d’une toute nouvelle méthode de suivi du climat à la surface des exoplanètes les plus extrêmes”, conclut David Ehrenreich.

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