jackbauer 2

Exoplanètes : dernières découvertes

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Le 14/04/2019 à 21:37, jackbauer 2 a dit :

https://www.scientificamerican.com/article/a-second-planet-may-orbit-earths-nearest-neighboring-star/

 

Une deuxième planète autour de notre plus proche voisine, Proxima du Centaure ?
Des astronomes, en utilisant les données de HARPS engrangées depuis des années ont peut-être détecté une candidate de 6 fois la masse de la Terre et gravitant en 1894 jours autour de la naine rouge. On est là à la limite des capacités de HARPS et il faudra la confirmer avec ESPRESSO ou même GAIA d'ici quelques années.
Avec 6 masses terrestres on serait en présence d'une "super-Terre", specimen qui n'existe pas dans notre système mais est omniprésentes parmi les 4.000 exoplanètes aujourd'hui répertoriées ; Proxima en serait d'autant plus intéressante à étudier : elle pourrait même, selon cette équipe, devenir la 1ère exoplanète photographiée directement en visible (pas en IF comme Beta Pictoris b par exemple)
Apparemment un papier va être publié. A suivre...

 

 

Ben !  Fallait être un peu patient !  :P

 

Science Advances (de l'AAAS) du 15 janvier 2020
"A low-mass planet candidate orbiting Proxima Centauri at a distance of 1.5 AU"
Mario Damasso  (INAF - Observatoire Astrophysique de Turin) et al.
https://advances.sciencemag.org/content/6/3/eaax7467

 

Proxima Centauri c, ... classe super-Terre ?
Possible existence selon l'analyse des données (méthode des vitesses radiales) collectées entre 2000 et 2017 par les spectrographes HARPS & UVES (VLT) intallés à La Silla.
Période de révolution ~ 5,2 ans (Pc = 5.21 +0.26/−0.22 ans)

 

"According to the adopted model, the candidate planet Proxima c has orbital period Pc = 1900 +96/−82 days (corresponding to more than three complete orbits over the time span of the observations),  semi-major axis ac = 1.48 ± 0.08 AU,  minimum mass mc sin ic = 5.8 ± 1.9 M⊕, and equilibrium temperature Teq = 39 +16/−18 K."

 

ScienceAvances_2020-01-17_ProximaCentauri-c.png.58b6815246fe3e5c4d12061e6898b218.png

 

https://www.skyandtelescope.com/astronomy-news/proxima-centauri-c-second-planet-nearest-star-system/

 

Question imagerie directe, comme un défit acceptable par la prochaine génération de télescopes spatiaux & terrestres étant donnée la séparation angulaire maximun d'environ 1 seconde d'arc avec sa naine rouge ... 9_9

Edited by BobMarsian
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Le 13/01/2020 à 20:30, jackbauer a dit :

Ce soir sur France 3, à 23h55, un documentaire :

 

"Exoplanètes, les chasseurs de mondes" (2019)

 

arf... RECTIF : c'est la semaine prochaine, lundi 20 janvier ! :$

 

C'est ce soir !!

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https://arxiv.org/abs/2002.01755

 

3 planètes  transit  confirme ! 

 

EPIC 249893012

 

Period: 3.5949 => planet b 1.95 (R⊕) super-earth

Period: 15.6252 => planet c 3.67 (R⊕) super-Neptunes

Period: 35.7454 => planet d 3.94 (R⊕) super-Neptunes

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Une nouvelle méthode de détection d'exoplanète est née !! :)

 

Pour la première fois, il semble que le réseau à basse fréquence LOFAR soit parvenu à  détecter l'interaction d'une étoile avec une de ses planètes.

Il s'agit de la naine rouge GJ 1151 ; la planète aurait la taille de la Terre et sa période 1 à 5 jours

 

https://www.nature.com/articles/s41550-020-1011-9

 

Coherent radio emission from a quiescent red dwarf indicative of star–planet interaction

 

 

https://www.astron.nl/news-and-events/news/lofar-pioneers-new-way-study-exoplanet-environments

 

LOFAR ouvre la voie à une nouvelle façon d'étudier les environnements d'exoplanètes


En utilisant le radiotélescope à basse fréquence mené par les Néerlandais (LOFAR) , les astronomes ont découvert des ondes radio inhabituelles provenant de l'étoile naine rouge voisine GJ1151. Les ondes radio portent la signature révélatrice des aurores causées par une interaction entre une étoile et sa planète. L'émission radioélectrique d'une interaction étoile-planète est prévue depuis plus de trente ans, mais c'est la première fois que les astronomes ont pu discerner sa signature. Cette méthode, uniquement possible avec un radiotélescope sensible comme LOFAR, ouvre la porte à une nouvelle façon de découvrir des exoplanètes dans la zone habitable et d'étudier l'environnement dans lequel elles existent. 
Les naines rouges sont le type d'étoile le plus abondant dans notre voie lactée, mais beaucoup plus petit et plus frais que notre propre soleil. Cela signifie que pour qu'une planète soit habitable, elle doit être beaucoup plus proche de son étoile que la Terre ne l'est du Soleil. Les naines rouges ont également des champs magnétiques beaucoup plus puissants que le Soleil, ce qui signifie qu'une planète habitable autour d'une naine rouge est exposée à une intense activité magnétique. Cela peut chauffer la planète et même éroder son atmosphère. Les émissions radioélectriques associées à ce processus sont l'un des rares outils disponibles pour évaluer la puissance de cet effet.

"Le mouvement de la planète à travers le puissant champ magnétique d'une naine rouge agit comme un moteur électrique à peu près de la même manière qu'une dynamo de vélo. Cela génère un énorme courant qui alimente les aurores et l'émission radio sur l'étoile." dit le Dr Harish Vedantham, auteur principal de l'étude et scientifique du personnel de l'Institut néerlandais de radioastronomie (ASTRON).Grâce au faible champ magnétique du Soleil et à la plus grande distance aux planètes, des courants similaires ne sont pas générés dans le système solaire. Cependant, l'interaction de la lune Io de Jupiter avec le champ magnétique de Jupiter génère une émission radio lumineuse similaire, éclipsant même le Soleil à des fréquences suffisamment basses.

"Nous avons adapté les connaissances de décennies d'observation radio de Jupiter au cas de cette étoile", a déclaré le Dr Joe Callingham, boursier postdoctoral ASTRON et co-auteur de l'étude. "Une version à plus grande échelle de Jupiter-Io existe depuis longtemps sous la forme d'un système étoile-planète, et l'émission que nous avons observée correspond très bien à la théorie."Le groupe se concentre maintenant sur la recherche d'émissions similaires provenant d'autres étoiles. «Nous savons maintenant que presque toutes les naines rouges hébergent des planètes terrestres, il doit donc y avoir d'autres étoiles affichant des émissions similaires. Nous voulons savoir comment cela affecte notre recherche d'une autre Terre autour d'une autre étoile », explique le Dr Callingham.

L'équipe utilise des images de l'enquête en cours sur le ciel du nord appelée LOFAR Two Meter Sky Survey (LoTSS), dont le Dr Tim Shimwell, scientifique du personnel ASTRON et co-auteur de l'étude, est le scientifique principal. «Avec la sensibilité de LOFAR, nous nous attendons à trouver environ 100 de ces systèmes dans le voisinage solaire. LOFAR sera le meilleur jeu en ville pour une telle science jusqu'à la mise en ligne du Square Kilometer Array. » dit le Dr Shimwell.

Le groupe s'attend à ce que cette nouvelle méthode de détection des exoplanètes ouvre une nouvelle façon de comprendre l'environnement des exoplanètes. "Le but à long terme est de déterminer quel impact l'activité magnétique de l'étoile a sur l'habitabilité d'une exoplanète, et les émissions radio sont un gros morceau de ce puzzle." dit le Dr Vedantham. "Notre travail a montré que cela est viable avec la nouvelle génération de radiotélescopes, et nous a mis sur une voie passionnante."

 

 

 

Edited by jackbauer
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Le dernier communiqué de l'ESO nous donne des nouvelles de l'instrument ESPRESSO, dont on attend toujours avec impatience les premières découvertes de nouvelles planètes...

 

https://www.eso.org/public/france/news/eso2005/

 

Grâce au Very Large Telescope (VLT) de l’ESO, des chercheurs ont observé une planète à la surface de laquelle une pluie métallique semble se précipiter. La face éclairée de cette exoplanète géante et ultra chaude voit sa température de surface grimper au-delà des 2400 degrés Celsius, ce qui suffit à vaporiser les métaux dont elle est constituée. Des vents violents transportent la vapeur de fer sur la face opposée, située dans l’ombre, où elle condense en gouttelettes de fer.

“Nous pourrions affirmer que cette planète est caractérisée par une météo pluvieuse en soirée, au détail près qu’il s’agit ici de précipitations de fer” précise David Ehrenreich, professeur à l’Université de Genève en Suisse. Ce dernier a conduit une étude de cette étrange exoplanète, publiée ce jour au sein de la revue Nature. Baptisée WASP-76b, elle se situe à quelque 640 années lumière de la Terre dans la constellation des Poissons.

 

La survenue de cet étrange phénomène s’explique par le fait que cette planète présente toujours la même face, son côté jour, à son étoile parent. Sa face nocturne, de température inférieure, demeure donc constamment dans l’obscurité. A l’image de la Lune sur son orbite autour de la Terre, WASP-76b se trouve “verrouillée par la gravitation” : sa période de rotation autour de son axe équivaut à sa période de révolution autour de son étoile hôte.

Sa face éclairée reçoit de son étoile parent un rayonnement des milliers de fois supérieur à celui que la Terre capte du Soleil. Cet éclairement se traduit par une température de surface élevée, la fragmentation des molécules en atomes, et l’évaporation des métaux tel le fer au sein de l’atmosphère. Le gradient de température entre les faces sombre et éclairée génère des vents violents qui transportent la vapeur de fer du côté diurne ultra-chaud vers la face nocturne caractérisée par une température voisine de 1500 degrés Celsius. 

Ce gradient de température entre les faces sombre et éclairée de WASP-76b s’accompagne d’une différence de chimie entre le jour et la nuit, rapporte la nouvelle étude. Grâce à ESPRESSO, un instrument nouvellement installé sur le VLT de l’ESO dans le désert chilien de l’Atacama, les astronomes ont pour la toute première fois mis en évidence l’existence de variations chimiques à la surface d’une planète gazeuse, géante et ultra-chaude. Ils ont ainsi détecté la forte signature de vapeur de fer à la frontière du soir, qui sépare les faces diurne et nocturne de la planète. “Etonnamment toutefois, nous n’avons détecté aucune trace de vapeur de fer à la frontière du matin” précise David Ehrenreich. “ Il s’ensuit qu’il pleut du fer sur la face sombre de cette exoplanète extrême”.

“Les observations indiquent que la vapeur de fer est abondante dans l’atmosphère surplombant la face éclairée – de température élevée – de WASP-76b” ajoute Maria Rosa Zapatero Osorio, astrophysicienne au Centre d’Astrobiologie de Madrid, Espagne, et responsable de l’équipe scientifique d’ESPRESSO. “Une fraction de ce fer se trouve injectée du côté nocturne sous le double effet de la rotation de la planète et de la circulation atmosphérique. A la rencontre de cet environnement plus froid, le fer condense et retombe sous forme de pluie.”

 

Ce résultat est le fruit des toutes premières observations scientifiques menées en septembre 2018 au moyen d’ESPRESSO par le consortium scientifique à l’origine de l’instrument : une équipe composée de personnels travaillant au Portugal, en Italie, en Suisse, en Espagne et à l’ESO.

ESPRESSO – pour Echelle SPectrograph for Rocky Exoplanets and Stable Spectroscopic Observations (spectrographe à échelle dédié à l’étude des exoplanètes rocheuses et aux observations spectroscopiques stables) – fut à l’origine conçu pour détecter des planètes de type Terre autour d’étoiles semblables au Soleil. Toutefois, il s’est avéré beaucoup plus polyvalent. “Nous nous sommes rapidement aperçus que la formidable puissance collectrice du VLT, conjuguée à l’extrême stabilité d’ESPRESSO, en faisaient un instrument idéal pour étudier les atmosphères exoplanétaires”, précise Pedro Figueira, scientifique en charge de l’instrument ESPRESSO à l’ESO au Chili. 

“Nous disposons désormais d’une toute nouvelle méthode de suivi du climat à la surface des exoplanètes les plus extrêmes”, conclut David Ehrenreich.

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Erreur

Edited by roul

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Roul, c'est précisément ce que j'ai posté avant ! et en français !

 

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Bonsoir Jack:

 

Oh, je m'excuse, j'aurais dû me servir de mon lecteur français.

Je sus mal-voyant (DMLA), c'est une nouvelle forme de "language de sourds." ;-)

 

Si quelqu'un connais une personne avec la DMLA, il y a un logiciel de MicroSoft gratuit qui s'appelle "seeing AI"

 

Merci pour votre patience et encore je m'excuse.

 

 

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https://arxiv.org/pdf/2003.13106.pdf

 

Pierre Kervella, Frédéric  Arenou et  Jean Schneider publient leur recherche sur Proxima c, la deuxième planète annoncée "probable" il y a quelque temps sur la base de données obtenues en vitesse radiale. Ici les 3 auteurs utilisent les mesures en astrométrie du satellite GAIA, ce qui permet d'affiner les paramètres des deux planètes. Le prochain catalogue GAIA apportera une nouvelle amélioration :

 


 

proxi.JPG

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Il y a quelques années, les européens, se basant sur les données de HARPS utilisé aux limites de ses possibilités, annoncaient imprudemment la découverte d'une planète autour d'Alpha du Centaure B (Alpha Cen Bb). Hélas cette hypothétique planète a depuis été réfutée...
Ils semblent avoir retenu la leçon. Cette fois il s'agit de Proxima du Centaure, autour de laquelle une 2ème planète découverte par Vitesse radiale a été annoncée (Proxima c, voir messages précedents). La planète candidate orbitant loin de son étoile, l'instrument SPHERE a été mis à contribution pour essayer d'en faire directement une image. L'équipe semble avoir détecté quelque chose, mais ce n'est pas assez probant pour revendiquer la détection directe.
Le prochain catalogue GAIA (cette année) devrait la confirmer par astrométrie


https://arxiv.org/abs/2004.06685


Searching for the near infrared counterpart of Proxima c using multi-epoch high contrast SPHERE data at VLT


Traduction d'une partie de l'abstract :

 

Nous n'avons pas obtenu de détection claire. Le meilleur candidat a S / N = 6,1 dans l'image combinée. Un test statistique suggère que la probabilité que cette détection soit due à une fluctuation aléatoire du bruit est <1% mais ce résultat dépend de l'hypothèse que la distribution du bruit est uniforme sur l'image. La position de ce candidat et l'orientation de son plan orbital cadrent bien avec les observations dans l'image du réseau ALMA 12m. Cependant, le signal astrométrique attendu de l'orbite du candidat que nous avons détecté est à 3 sigma du mouvement astrométrique de Proxima mesuré à partir des premières données de Gaia. Ceci, combiné au flux inattendu élevé associé à notre détection par imagerie directe, signifie que nous ne pouvons pas confirmer que notre candidat est bien Proxima c. En revanche, si elle était confirmée, ce serait la première observation en imagerie d'une planète découverte à partir de vitesses radiales et la seconde (après Fomalhaut b) de matériau circumplanétaire réfléchissant. D'autres observations de confirmation devraient être faites dès que possible.

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Le satellite CHEOPS a passé tous les tests avec succès et est maintenant disponible pour les scientifiques !:)

 

Communiqué (traduction automatique) :

 

http://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/Cheops/Cheops_observes_its_first_exoplanets_and_is_ready_for_science


Cheops observe ses premières exoplanètes et est prêt pour la science

 

Cheops, la nouvelle mission exoplanète de l'ESA, a achevé avec succès ses près de trois mois de mise en service en orbite, dépassant ainsi les attentes de ses performances. Le satellite, qui commencera ses opérations scientifiques de routine d'ici la fin avril, a déjà obtenu des observations prometteuses d'étoiles connues hébergeant des exoplanètes, avec de nombreuses découvertes passionnantes à venir.
Avec la première série d'essais en vol, effectuée entre janvier et février, les experts de la mission ont commencé à analyser la réponse du satellite, et en particulier du télescope et du détecteur, dans l'environnement spatial réel. En mars, Cheops s'est concentré sur des étoiles bien étudiées.

«Pour mesurer la performance de Cheops, nous avons d'abord dû observer des étoiles dont les propriétés sont bien connues, des étoiles qui se comportent bien - choisies à la main pour être très stables, sans signe d'activité», explique Kate Isaak, scientifique du projet Cheops à l'ESA.

Cette approche a permis aux équipes de l'ESA, du consortium de la mission et d'Airbus Espagne - le maître d'œuvre - de vérifier que le satellite est aussi précis et stable que nécessaire pour atteindre ses objectifs ambitieux.

"Le pointage est extrêmement stable: cela signifie que si le télescope observe une étoile pendant des heures tandis que le vaisseau spatial se déplace le long de son orbite, l'image de l'étoile reste toujours dans le même groupe de pixels dans le détecteur", explique Carlos Corral van Damme, Ingénieur principal du système de l'ESA pour Cheops.

«Une si grande stabilité est une combinaison des excellentes performances de l'équipement et des algorithmes de pointage sur mesure, et sera particulièrement importante pour atteindre les objectifs scientifiques de la mission. La stabilité thermique du télescope et du détecteur s'est également avérée encore meilleure que nécessaire », ajoute Carlos.

La période de mise en service a démontré que Cheops atteint la précision photométrique requise et, surtout, elle a également montré que le satellite peut être commandé par l'équipe du segment sol selon les besoins pour effectuer ses observations scientifiques.

«Nous avons été ravis lorsque nous avons réalisé que tous les systèmes fonctionnaient comme prévu ou même mieux que prévu», explique Andrea Fortier, scientifique de Cheops Instrument, qui a dirigé l'équipe de mise en service du consortium pour l'Université de Berne, en Suisse.
Au cours des deux dernières semaines de mise en service en orbite, Cheops a observé deux étoiles hébergeant des exoplanètes alors que les planètes «transitaient» devant leur étoile hôte et bloquaient une fraction de la lumière des étoiles. L'observation des transits d'exoplanètes connues est l'objectif de la mission: mesurer la taille des planètes avec une précision et une exactitude sans précédent et déterminer leurs densités en les combinant avec des mesures indépendantes de leurs masses.

L'une des cibles était HD 93396, une étoile jaune sous-géante située à 320 années-lumière de là, légèrement plus froide et trois fois plus grande que notre Soleil. Les observations se sont concentrées sur KELT-11b, une planète gazeuse gonflée d'environ 30% de plus que Jupiter, sur une orbite beaucoup plus proche de l'étoile que Mercure ne l'est du Soleil.

La courbe de lumière de cette étoile montre une nette baisse causée par le transit de huit heures de KELT-11b. A partir de ces données, les scientifiques ont déterminé très précisément le diamètre de la planète: 181 600 km - avec une incertitude un peu moins de 4 300 km.

Les mesures effectuées par Cheops sont cinq fois plus précises que celles depuis la Terre, explique Willy Benz, chercheur principal du consortium de la mission Cheops et professeur d'astrophysique à l'Université de Berne. «Cela nous donne un avant-goût de ce que nous pouvons réaliser avec Cheops au cours des mois et des années à venir», dit-il.
Un examen officiel des performances du satellite et des opérations du segment sol a eu lieu le 25 mars et Cheops l'a adopté avec brio. Avec cela, l'ESA a confié la responsabilité de l'exploitation de la mission au consortium dirigé par Willy Benz.

Heureusement, les activités de mise en service n'ont pas été beaucoup affectées par l'urgence qui a suivi, provoquée par la pandémie de coronavirus, qui a entraîné des mesures de distanciation sociale et des restrictions aux mouvements à travers l'Europe pour empêcher la propagation du virus.

«Le segment sol a très bien fonctionné dès le début, ce qui nous a permis d'automatiser entièrement la plupart des opérations de commande du satellite et de rétrograder les données dès les premières semaines après le lancement», explique Carlos. «Au moment où la crise a éclaté en mars, avec les nouvelles règles et réglementations qui l'accompagnaient, les systèmes automatisés signifiaient que l'impact sur la mission était minime.»

Cheops est actuellement en transition vers des opérations scientifiques de routine, qui devraient commencer avant la fin avril. Les scientifiques ont commencé à observer certaines des «premières cibles scientifiques» - une sélection d'étoiles et de systèmes planétaires choisis pour présenter des exemples de ce que la mission peut accomplir: il s'agit notamment d'une planète «super-Terre chaude» connue sous le nom de 55 Cancri e, qui est couverte dans un océan de lave, ainsi que le «chaud Neptune» GJ 436b, qui perd son atmosphère en raison des reflets de son étoile hôte. Une autre étoile sur la liste des observations à venir de Cheops est une naine blanche, la première cible du programme des observateurs invités de l'ESA, qui offre aux scientifiques de l'extérieur du consortium de la mission la possibilité d'utiliser la mission et de capitaliser sur ses capacités d'observation.

 


 

Cheops_obtains_its_first_exoplanet_light_curve_article.jpg

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https://www.science-et-vie.com/ciel-et-espace/kepler-1649c-une-nouvelle-terre-a-300-annees-lumiere-d-ici-55336


SuperF va encore se moquer ! xD
Un certain S.B (Science & Vie) se fait le relais des américains pour une nouvelle "nouvelle Terre" découverte dans les données du satellite KEPLER
La planète, Kepler-1649 c, fait 1.06 fois le rayon de la Terre et orbite une naine rouge distante de 300 a.l ; Son ensoleillement est de 75% du notre : elle se situe dans la fameuse "zone habitable"

 

Communiqué de la NASA :
https://www.nasa.gov/press-release/earth-size-habitable-zone-planet-found-hidden-in-early-nasa-kepler-data

 

Le papier sur arXiv :

https://arxiv.org/abs/2004.06725

 

 

Kepler 1649.JPG

Edited by jackbauer
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Communiqué de l'ESO :

 

https://www.eso.org/public/france/news/eso2008/


Des observations réalisées avec le Very Large Telescope (VLT) de l’Observatoire Européen Austral ont mis en évidence les signes révélateurs d’un système planétaire en formation. Autour de la jeune étoile AB Aurigae se trouve un disque dense de poussière et de gaz dans lequel les astronomes ont repéré une structure en spirale proéminente avec une "torsion" qui marque le site où une planète pourrait se former

 

".... Cette structure observée pourrait être la première preuve directe de la naissance d'une planète..."
J'ai l'impression d'avoir déjà lu la même phrase dans 15 ou 20 communiqués américains ou européens, mais ne boudons pas notre plaisir, tout en restant prudent (la déconvenue de l'affaire Fomahault b est encore toute fraiche dans les mémoires... :(


Un autre extrait du communiqué :

 

Les nouvelles images montrent une étonnante spirale de poussière et de gaz autour d'AB Aurigae, située à 520 années-lumière de la Terre dans la constellation d'Auriga (le Cocher). Les spirales de ce type signalent la présence de bébés planètes, qui "excitent" le gaz, créant " des perturbations dans le disque en forme d’onde  un peu comme le sillage d'un bateau sur un lac ", explique Emmanuel Di Folco du Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux (LAB), France, qui a également participé à l'étude. A mesure que la planète tourne autour de l'étoile centrale, cette onde prend la forme d'un bras spiral. La région en jaune très brillant près du centre de la nouvelle image d'AB Aurigae est l'un de ces sites de perturbation où l'équipe pense qu'une planète est en train de se former. Ce point de perturbation  se trouve à peu près à la même distance de l'étoile que Neptune du Soleil,

Les observations du système AB Aurigae effectuées il y a quelques années avec le Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA), dont l'ESO est partenaire, ont fourni les premiers indices de la formation en cours de planètes autour de l'étoile. Sur les images d'ALMA, les scientifiques ont repéré deux bras spiraux de gaz près de l'étoile, situés dans la région interne du disque. Puis, en 2019 et début 2020, Anthony Boccaletti et une équipe d'astronomes de France, de Taïwan, des États-Unis et de Belgique ont entrepris de capturer une image plus précise de l'étoile en utilisant l'instrument SPHERE du VLT de l'ESO au Chili. Les images obtenues avec SPHERE sont les images les plus profondes du système AB Aurigae obtenues à ce jour.

Grâce au puissant système d'imagerie de SPHERE, les astronomes ont pu voir la lumière plus faible des petits grains de poussière et des émissions provenant du disque interne. Ils ont confirmé la présence des bras spiraux détectés pour la première fois par ALMA et ont également repéré une autre caractéristique remarquable, une "torsion", qui indique la présence d'une planète en cours de formation dans le disque. "Cette torsion est prédite selon certains modèles théoriques de formation planétaire", déclare la co-auteure Anne Dutrey, également au LAB. "Elle correspond à la connexion de deux spirales - l'une s'enroulant vers l'intérieur de l'orbite de la planète, l'autre s'étendant vers l'extérieur - qui se rejoignent à l'emplacement de la planète. Elles permettent au gaz et à la poussière du disque de s'accréter sur la planète en formation et de la faire croître".

 

le papier sur arXiv : 
Possible evidence of ongoing planet formation in AB Aurigae. A showcase of the SPHERE/ALMA synergy


https://arxiv.org/abs/2005.09064

 

Un article signé S.B sur le site de S&V :


https://www.science-et-vie.com/ciel-et-espace/le-very-large-telescope-assiste-a-la-naissance-d-une-planete-56055

 

Images du système AB Aurigae montrant le disque qui l'entoure. L'image de droite est une version agrandie de la zone indiquée par un carré rouge sur l'image de gauche. Elle montre la région interne du disque, y compris la "torsion" jaune très brillant (entourée de blanc) qui, selon les scientifiques, marque l'endroit où une planète est en train de se former. Cette torsion se trouve à peu près à la même distance de l'étoile Aurigae AB que Neptune du Soleil. Le cercle bleu représente la taille de l'orbite de Neptune.

 


 

999.jpg

999b.JPG

999c.JPG

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Enfin des résultats annoncés pour ESPRESSO, le nouveau spectrographe 10 fois plus précis que HARPS utilisé sur le VLT. Sur arXiv vient d'être mis en ligne une étude concernant notre plus proche voisine, Proxima du Centaure ; 67 mesures ont été effectuées en 2019 

 

https://arxiv.org/abs/2005.12114
Revisiting Proxima with ESPRESSO


Proxima b, découverte en 2016 est confirmée (encore heureux !) mais surtout un nouveau signal a été détecté, avec une période de 5.15 jours
Si c'est une planète, sa masse minimum est de 29% celle de la Terre
Prudemment, les astronomes attendent d'autres observations pour confirmer
Avec Proxima c annoncée il y a peu (le prochain catalogue GAIA devrait la confirmer, ou réfuter, par astrométrie) cela ferait déjà 3 planètes autour de notre petite naine rouge !! :)

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Bonsoir, 


A l'aide d'anciennes données prises avec le télescope spatial Hubble,  Fritz Benedict (Astronome à l'Observatoire McDonald de l'Université du Texas) et son équipe, ont pu confirmer l'existence de la deuxième planète suspectée, orbitant autour de Proxima Centauri, évaluer sa période orbitale à 1907 jours terrestres et la distance de son étoile à 1,5 UA. En combinant l'ingéniosité de ses analyses et divers travaux, Benedict détermine la masse de  Proxima Centauri c comme s'établissant à sept fois celle de la Terre. 


Il serait imaginable de pouvoir l'imager directement avec la prochaine génération de télescopes qui doivent être opérationnels d'ici quelques années :


https://mcdonaldobservatory.org/news/releases/20200602


 

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Intéressant :

"Lovis is working on a new instrument called RISTRETTO which will be installed at the Very Large Telescope in Chile. It's designed to directly detect light emitted by the planet, which will allow researchers to characterize the planet's atmosphere and its surface composition."

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Diagrammes résumant 25 années de recherche de planètes extrasolaires, probablement extraits de la présentation (virtuelle !) de Didier Queloz (Université de Cambridge, Prix Nobel 2019) : "Exoplanets, earth twins, pathways for the origins of life", donnée le 12 juin à la "Golden Week of Webinars in Astrophysics" (Chili) :
http://astro.uc.cl/en/item-3-menu-izquierdo-2/561-invitation-to-participate-in-the-golden-week-of-webinars-in-astrophysics

 

EaUmtGjXQAIDQoM?format=jpg

 

https://twitter.com/cosmos4u/status/1271465375750926337

 

EaUoqHhXsAUm0US?format=jpg

 

https://twitter.com/cosmos4u/status/1271467810582077441

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Il y a 4 heures, BobMarsian a dit :

Diagrammes résumant 25 années de recherche de planètes extrasolaires, probablement extraits de la présentation (virtuelle !) de Didier Queloz (Université de Cambridge, Prix Nobel 2019) : "Exoplanets, earth twins, pathways for the origins of life", donnée le 12 juin à la "Golden Week of Webinars in Astrophysics" (Chili) :

 

Merci. Je ne sais pas s'il y a une vidéo de cette conférence (pas trouvé).

Et une remarque, quand je lis sur le tweet de Daniel Fischer "The current statistics of exoplanet discoveries, compiled by Queloz ..." ça m'étonnerait fort que ce soit D. Queloz. Ce genre de données sont collectées depuis 1995 sur certains sites et notamment http://www.exoplanet.eu/

 

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https://www.nasa.gov/feature/goddard/2020/nasa-s-tess-spitzer-missions-discover-a-world-orbiting-a-unique-young-star

 

Une belle découverte annoncée par les américains aujourd'hui, grâce aux données collectées par les satellites TESS et Spitzer. Elle concerne AU Microscopii, une très jeune étoile (20 à 30 millions d'années) située à seulement 32 a.l
C'est une naine rouge, un tiers de la masse du Soleil et 84% son rayon
Cela fait longtemps qu'elle est surveillée de près par les grands observatoires (VLT, Hubble,...) et un disque de poussière y a été trouvé, comme autour de toutes les autres étoiles naissantes. Jusqu'ici aucune planète n'avait été détectée, en particulier à cause de l'activité de l'étoile, sujette à de violentes éruptions.
Malgré cela une équipe est parvenue à déceler dans les données collectées par TESS et Spitzer la présence d'une planète (AU Mic b). Celle-ci est 8% plus grande que Neptune et sa masse est mesurée à hauteur de 58 fois celle de la Terre.
Un deuxième signal  dans les mesures demande d'autres observations de TESS pour être confirmé...

 

 

 

 

 

Debris_disk_AU_Mic_HST.jpg

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C'est dingue ! Hier AU Microscopii, aujourd'hui GJ 887 (alias Lacaille 9352), une de nos plus proches voisines à seulement 10 a.l

2 planètes ont été découvertes autour de la naine rouge, avec des masses minimum de 4 et 8 fois celle de la Terre (périodes de 9 et 22 jours)

Un troisième signal a été relevé, dans la ZH, mais reste à confirmer...

 

 

 

 

1-physicistsdi.jpg

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