jackbauer 2

Exoplanètes : dernières découvertes

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http://arxiv.org/abs/1211.7263

Il y a quelques semaines on annonçait la découverte d’ Alpha Cen Bb, qui devenait l’exoplanète la plus proche de chez nous. Mais pendant quelques années ce titre revenait à Epsilon Eridani b, à environ 11 a.l, découverte annoncée le 7/8/2000 par une équipe américaine et confirmée en 2006 par une autre équipe utilisant les données de HUBBLE.

Et maintenant voilà qu’une équipe européenne, qui a observé quelques dizaines d’étoiles pendant des années, utilisant 3 instruments différents dont HARPS, publie ses résultats et avance que cette planète (Eps Eridani b) n’existe pas !
Un nouveau conflit entre européens et américains après l’affaire Gliese 581...
ça jette un doute aussi sur la réalité de centaines d’autres planètes déduites uniquement en RV et par une seule équipe… On est dans une époque qui ressemble un peu à la ruée vers l’or, sauf que cette fois, avec un peu de patience, tout le monde peut se remplir les poches !

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Tiens, y en a qui s'amusent à "voir" la surface d'une planète en utilisant l'entrée (et la sortie) progressive de l'éclipse de la planète derrière son étoile : http://www.aanda.org/articles/aa/pdf/2012/12/aa19060-12.pdf (free)
Pour comprendre le principe, voir la figure 3. La "tache" est reconstituée sur les parties gauches des figures 11 et 16, différences selon les modèles de "reconstruction".

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Savez-vous ce qu’est l’ « exo-syzygie » ?

Pour la savoir il faut lire le n° de janvier 2013 de l’excellente revue « L’astronomie » (à ne pas confondre avec « Astronomie magazine »)

La page 7 est consacrée à quelques récentes découvertes exoplanétaires, en particulier celle concernant une des candidates de KEPLER, KOI-94b, confirmée il y a peu par le telescope SUBARU

Extrait :
« …Parfois, les observateurs ont de la chance. Parmi les 2300 planètes candidates détectées par le satellite Kepler de la NASA avec la méthode du transit, une équipe japonaise s’est intéressée au système KOI-94 dans lequel 4 planètes seraient en orbite. Pour confirmer que KOI-94.01 est en effet une planète, l’équipe a utilisé la méthode des vitesses radiales au télescope Subaru de 8,20m sur la grande île d’Hawaii. Elle a ainsi observé l’effet Rossiter-Mc Laughlin (une petite variation de la vitesse radiale induite par la rotation de l’étoile, qui se superpose à la variation de la vitesse radiale due à la présence de la planète, seulement dans le cas de planètes en transit.
KOI-94.01 est donc bien une planète, les 3 autres restant candidates. En ré-analysant alors la courbe des transits de KOI-94.01 et KOI-94.03, l’équipe pense avoir non seulement deux transits simultanés, mais aussi le transit de KOI-94.03 devant KOI-94.01. C’est le premier cas d’exo-syzygie !
Mais comme trois candidates du système sont encore à confirmer, d’autres explications de la courbe de transit sont possibles, bien que peu probables… »
(Roger Ferlet, I.A.P)

Le papier de l’équipe japonaise :
http://arxiv.org/abs/1209.4362

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http://arxiv.org/abs/1301.0023

Le système planétaire Kepler-32 compte désormais, avec 3 nouvelles confirmées, 5 planètes !
Toutes les 5 gravitent dans l’équivalent de seulement un tiers de l’orbite de Mercure dans notre système !!!
Il faut noter que la densité des planètes b et c a pu être calculée
1.7 gr/cm-3 pour b et 2.6 gr/cm-3 pour c
Ce ne sont donc pas des telluriques, mais des planètes seulement deux à trois fois plus grosses que la Terre constituées d’éléments volatiles !!


<A HREF="http://imgbox.com/abbs0qHm] [/URL" TARGET=_blank>

[URL=http://imgbox.com/acpDxjDE] </A>

[Ce message a été modifié par jackbauer 2 (Édité le 03-01-2013).]

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Actuellement à Long Beach (Californie) se tient le 221è meeting de l’AAS (les astronomes américains se réunissent deux fois par an)
Les responsables de la mission KEPLER viennent d’annoncer une grosse mise à jour des données :

461 nouvelles candidates, soit maintenant 2740 au total (en incluant les +100 déjà confirmées comme planètes).

351 Earths +43% par rapport à l’année dernière
816 super-Earths +21%
1290 Neptune +15%
202 intermediate -4%
81 Jupiters +14%

Multi-systèmes 2012/2013
1 planète : 1428/1569
2 planètes : 246/299
3 planètes : 84/112
4 planètes : 30/44
5 planètes : 8/11
6 planètes : 1/1
http://spaceref.com/extrasolar-planets-1/kepler-discovers-461-new-planet-candidates.ht ml

Plus fort :
http://spaceref.com/news/viewpr.html?pid=39690

Une étude statistique établie par F. Fressin, un français membre de la Kepler-team :

Extrait :

« …The team then grouped planets into five different sizes. They found that 17 percent of stars have a planet 0.8 - 1.25 times the size of Earth in an orbit of 85 days or less. About one-fourth of stars have a super-Earth (1.25 - 2 times the size of Earth) in an orbit of 150 days or less. (Larger planets can be detected at greater distances more easily.) The same fraction of stars has a mini-Neptune (2 - 4 times Earth) in orbits up to 250 days long.

Larger planets are much less common. Only about 3 percent of stars have a large Neptune (4 - 6 times Earth), and only 5 percent of stars have a gas giant (6 - 22 times Earth) in an orbit of 400 days or less.

The researchers also asked whether certain sizes of planets are more or less common around certain types of stars. They found that for every planet size except gas giants, the type of star doesn't matter. Neptunes are found just as frequently around red dwarfs as they are around sun-like stars. The same is true for smaller worlds. This contradicts previous findings.

"Earths and super-Earths aren't picky. We're finding them in all kinds of neighborhoods," says co-author Guillermo Torres of the CfA… »

Pas besoin de traduire je crois : le ciel croule de planètes !!!

[Ce message a été modifié par jackbauer 2 (Édité le 07-01-2013).]

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Voui, et ce qui ressort de ces centaines de milliards de planètes, c'est que le système solaire est totalement atypique.

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Naaaannn !
Ton article de l'autre fois est déjà OUT : la majorité des systèmes sont plats !

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"Voui, et ce qui ressort de ces centaines de milliards de planètes, c'est que le système solaire est totalement atypique."

Vi, et ce qui ressort de ces 7 milliards d’êtres humains, vivant sur notre planète, c’est que chacun est totalement atypique, à quelques similitudes près !
Si on raisonne de cette façon, chacun des systèmes découverts devient "original", ou "unique", comparativement aux autres…

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non rien.

[Ce message a été modifié par PascalD (Édité le 08-01-2013).]

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PascalD,ton papier date d'il y a un an !
ça correspond à 20 ans dans le domaine des exoplanètes !!

SuperF :

J'ai capté ça pendant la conf de presse, note la dernière phrase en bas à droite :

[Ce message a été modifié par jackbauer 2 (Édité le 07-01-2013).]

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Dernier gag absolument tordant du délire exobiologique, le communiqué de presse de l'Oxford University : après la énième découverte d'un Jupiter chaud, PH2 b, difficile à "vendre" aux gogos, pardon, au grand public, les "scientifiques" expliquent sans rire que SI cette planète est entourée de satellites gros comme la Terre, ALORS, ces astres sont habitables.

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Bon, on oublie.

[Ce message a été modifié par PascalD (Édité le 08-01-2013).]

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@superfulgur : un peu comme le délire Titan, mais qu'on essaie d'exporter en gros, faute de le rendre crédible ici et maintenant...

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Bin mince alors !
V'la ti pas qu'des comètes y'en a plein aussi !!
Espérons pour SuperF que l'une d'entre elles n'ait pas l'idée d'apporter un peu de flotte sur une hypothétique exoterre à 1 UA de son étoile...
On sait jamais : y pourrait s'produire des trucs...
http://www.space.com/19156-exocomets-alien-solar-systems.html

« …Comets may be as common as alien planets in star systems throughout the Milky Way galaxy, scientists say.
Astronomers have spotted likely comets around six faraway stars, bringing the total number of systems now thought to host the so-called "exocomets" to 10. It's likely that all 10 of these systems also harbor alien planets, suggesting that comets and exoplanets are often found together, as they are in our own solar system, the new study found... »

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Je trouve que les choses évoluent un peu vite pour tirer des conclusions fines, quelles qu' elles soient, sur la base de statistiques ...

Un peu de retenue ne f'rait pas de mal.

Dans l' article "qui n' est pas le bon", ( http://arxiv.org/pdf/1202.5852.pdf ), l' équipe qui a analysé les 16 premiers mois de collecte de Kepler remarquait que les choses étaient loin d'être gravées dans le marbre, la méthode d'analyse de donnée étant loin d'être parfaite, et largement aussi importante que le jeu de résultats bruts:

quote:
This simplified exercise is meant to serve as a cautionary example for those performing
statistical studies of planet occurrence rates as it demonstrates the incompleteness of
the B11 catalog. The gains we observe cannot be explained by the longer observation window

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Faudrait citer la phrase suivante :
« …More likely, the current batch of new planet candidates has benefitted from the growing sophistication of pipeline software… »

Cette mission est quasiment une mission pionnière ils ont déjà pas mal innové depuis le début des opérations…
L’équivalent du même papier devrait sortir ces jours-ci.

En attendant ils viennent de sortir ce très intéressant papier : « The false positive rate of Kepler and the occurrence of planets »
http://arxiv.org/abs/1301.0842

D’après eux le pourcentage de faux positifs est en moyenne de 9.4 % sur l’ensemble des milliers de candidates
Je relève que ce taux s’élève à 17.7 % pour les planètes géantes, alors que l’OHP l’avait à 35 %

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Bien sûr que notre système est rare (il est même unique ) : les étoiles "solaires" sont minoritaires.
Mais il n'est néanmoins pas exclu qu'on reste dans les banales variations des 10% de systèmes stellaires dont nous sommes représentatifs.
Sans compter que ce qui se balade entre les étoiles demeure pour le moins "obscur"...
Donc tout comme PascalD : rien n'est encore probant côté stats, bien au contraire.
Tirer des conclusions générales à ce stade est plus que prématuré : on a toutes les chances qu'elles soient totalement erronées tellement elles sont encore biaisées.
Je sais que pour Superpendiculaire tout est d'équerre, c'est plié... mais ça fait partie désormais de la com des équipes de recherche de ne distiller que ce qui les arrange - aux journalistes scientifiques en particulier : il ne doit pas l'ignorer !
Les planètes et les planéteux ont encore sûrement plus d'une orbite tordue dans leur sac et encore trop peu de fragments d'orbites longues pour écrire par le menu tout le plat de résistance
Concernant la typologie des systèmes il faudra plus d'une longue période avant d'en avoir le coeur net
L'un des problèmes auxquels on est confronté, c'est qu'on n'est encore capable d'effectuer des mesures précises de vitesses radiales et de transits sur naines rouges - largement majoritaires - que dans un rayon très insuffisant pour extrapoler l'échantillon à toute la Galaxie en fonction de sa carte de métallicité.
A supposer déjà qu'on ait tout compris des processus de formation ...
Quand au reste de l'Univers... passons ; on en a déjà causé l'an dernier.
Une éternité
On n'a même pas une foutue elliptique à portée de fusil pour tenter un coup de sonde.
A mesure qu'on étend nos investigations à des étoiles plus lointaines, par la force des choses on ne caractérise plus la même population stellaire ni planétaire.
Concernant la méthode des transits notre rayon d'action s'avère supérieur, mais sur un échantillon très petit en pourcentage ; cela ne facilite pas l'obtention de statistiques robustes, même dans notre proche voisinage, en croisant les deux méthodes sur les mêmes cibles (je rappelle que c'est pour l'instant le seul cas - du moins en théorie - où l'on est en mesure de caractériser entièrement un système ; toutes les autres configurations, soit environ 98%, sont évaluées à minima modulo l'angle de visée et via d'autres paramètres estimés avec une erreur qui peut dépasser 30%)
Enfin toutes les longues périodes nous échappent encore - ce qui n'est pas le moindre des innombrables biais.
Donc la patience est de rigueur, fût-ce au prix de notre vie (ça pourrait en effet prendre encore quelques décennies )
On voit beaucoup d'effets d'annonces prématurés dans ce domaine qui touche bien sûr à la sensibilité et aux questionnements métaphysiques (bien avant que physiques) des humains ; à la fois pour des raisons médiatiques mais aussi parce que les équipes scientifiques se tirent la bourre et les crédits de recherche sur le sujet : il faut toujours publier plus vite et plus fort que son concurrent - quitte à griller les étapes.

[Ce message a été modifié par Alain MOREAU (Édité le 08-01-2013).]

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« …L'un des problèmes auxquels on est confronté, c'est qu'on n'est encore capable d'effectuer des mesures précises de vitesses radiales et de transits sur naines rouges - largement majoritaires - que dans un rayon très insuffisant pour extrapoler l'échantillon à toute la Galaxie en fonction de sa carte de métallicité… »
(A. Moreau)

En tout cas c’est pas de l’avis de la Kepler team (et des autres équipes de chercheurs)
Je remets ici cette capture d’écran, ce qui est important ce sont les deux phrases en bas à droite :


Même si les statistiques dans le domaine des exoplanètes ont sont encore à leur balbutiements, on en sait assez pour conclure qu’il y a des systèmes planétaires partout, quel que soit la métallicité des étoiles ; Toutes les équipes, de HARPS à KEPLER sont d’accord la -dessus…

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Dialogue de sourds Jack : relis bien ce que j'ai écrit moi même : c'est la typologie des systèmes qui diffère selon la métallicité, pas le fait qu'il y ait ou pas de planète(s).
Et on est d'accord sur les naines rouges il me semble ?
Par contre si on s'intéresse non plus au nombre de planètes, mais à la masse totale/répartition/composition, qu'elles représentent rapportée à celle de leur système - valeur un peu moins médiatique mais physiquement plus pertinente sur ce point précis - on n'arrive pas aux mêmes conclusions, en particulier sur les systèmes complètement formés et parvenus à maturité.
Ce qui est le cas de l'immense majorité de la population stellaire.
Donc gaffe aux analyses superficielles dont sont gourmands les médias et que les équipes apprennent à exploiter à leurs propres fins.
Et là dessus elles sont effectivement toutes d'accord, car elles orbitent toutes dans le même système
La conférence que tu cites est une conférence "de presse" ne l'oublie pas : une grand'messe de la communication en bonne et due forme.
D'autre part permet-moi de doucement rigoler à la lecture des deux premières phrases qui sont à l'écran : ces chiffres sont parfaitement fantaisistes avec une si faible marge d'erreur, et totalement inconscients de notre immense ignorance dans l'hypothèse où ils seraient sincères.
C'est l'état de nos modestes investigations locales à un instant T - il seront lourdement démentis à la hausse avant moins de 10 ans, à mesure que nous gagnerons une vision plus large et plus profonde, en même temps qu'une meilleure compréhension des processus.
Cependant si la recherche en théorie se nourrit de doutes, les chercheurs sont maintenant condamnés à vendre un maximum de rêves et de certitudes pour espérer en vivre et poursuivre leur quête sans fin des vérités ultimes...
Ce n'est pas le moindre des paradoxes de leurs "obligations médiatiques".
D'où un chiffre qui percute pour marquer les esprits - fût-il faux d'un facteur 10 - et une barre d'erreur complètement ridicule d'étroitesse, pour bien marquer combien on est sûr de ses résultats et de ses compétences

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Je t'ai bien compris cette fois !
Mais je crois qu'on vit une époque assez formidable, évitons de faire la fine bouche...
Qu'il y ait une erreur d'un facteur 10 dans l'estimation du nombre de planètes ne change pas fondamentalement les choses
Quant à savoir à quoi ressemble ces planètes dans ces étranges systèmes on en est pas encore tout à fait là, et il faudra des générations pour avoir une vue globale sur la question...

[Ce message a été modifié par jackbauer 2 (Édité le 08-01-2013).]

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Che pas moi ca me fait pas rever ces exoplanetes.
Deja tout petit, je me doutais bien qu'y en avait partout. Et pi y a qu'a regarder Starwars ou lire Dune. C'est clairement dit la dedans quand meme non ?

Bon bref ... un gros probleme est que pas mal de fric passe dans cette branche en explosion, alors qu'il pourrait peut etre etre mieux utilise ailleurs.

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Quand j'étais ado, l'idée même d"une exoplanète était farfelue. C'est donc plutôt une avancée réelle, qui a besoin de bien se développer. Quant au fric, si on devait rester pragmatique, seule l'exploration du système solaire - pouvant avoir des répercussions économiques -devrait être envisagée, mais ici, nous ne sommes plus dans le pragmatisme, mais dans les sciences pures (non appliquées, voire non applicables), du pur savoir, et je crois qu'il vaut mieux éviter de parler de sous en ce domaine sinon on ne fera plus grand chose. Alors certes, c'est ultra médiatisé, pour attirer des fonds, mais sans ce genre de pub, je pense qu'aucun gouvernement n'y consacrerait un rond. Donc autant que les astronomes en profitent tant que c'est à la mode

[Ce message a été modifié par Eratosthene (Édité le 08-01-2013).]

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Bah, c'est quand même une recherche assez passionnante, en ce qu'elle interroge notre situation - exceptionnelle ou pas - dans notre environnement au sens (très) large.
Qu'on le veuille ou non il s'agit d'une quête des origines, une question qui tarabuste l'Humanité et qui a traversé tous les âges et toutes les cultures depuis l'éveil de la conscience.
Et comme toute quête des origines, il s'agit aussi d'une quête identitaire.
Que la science sur le sujet cherche à en savoir plus ne me semble ni déplacé ni superflu : à travers cette démarche rationnelle de la connaissance se trouve un contrepoint salutaire apte à contrebalancer nombre de croyances et de dogmes qui n'ont manifestement pas eu pour conséquence de libérer l'esprit ni la lucidité des générations précédentes... La planète est lasse de nos inconsciences et tout ce qui peut nous montrer combien elle est unique est précieux.
Il est temps pour l'Homme de mûrir ou de disparaître.
Tout ce que la science peut nous enseigner de notre situation objective dans l'Univers ne peut que nous aider à grandir en sagesse et en responsabilité.
C'est même là l'une des fonctions et qualités premières de cette science astronomique.
On ne peut pas dire que la recherche appliquée pour mettre au point le prochain Iphone soit comparativement aussi utile, bien qu'elle soit beaucoup plus populaire.
Mais on sent bien poindre aussi à la moindre occasion le moteur irrationnel et inconscient de ces recherches fondamentales : avec parfois un enthousiasme juvénile (et par certains côtés rassénérant) on attend de la science qu'elle nous livre des réponses à des questions vieilles comme le monde, sans se rendre compte qu'elles dépendent même chez les scientifiques de la lecture qu'il font avec leurs connaissances du moment des faits observationnels : une interprétation toute culturelle par définition, donc sujette également à remises en questions permanentes et parfois radicales.
Restons humble face à ce que nous croyons savoir ; surtout quand nos connaissances sont encore si fragiles, si parcellaires et si fraîchement acquises

[Ce message a été modifié par Alain MOREAU (Édité le 08-01-2013).]

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