Fourmi103

Actualités de Curiosity - 2013

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Je présente une version un peu plus complète (et un peu plus fisheye) du dernier autoportrait :)

 

Sol2405_MaHLI_b.jpg

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Dans mon message du 1er mai page précédente j’indiquais ceci concernant le labo SAM– je me cite :

 

POUR ÉVITER DE DÉGRADER LES MOL֤ÉCULES FRAGILES SENSIBLES À LA CHALEUR ET À L’OXYDATION DES PERCHLORATES IL EXISTE 9 AUTRES COUPELLES, fermées par un opercule transperçable et remplies de solvants chimiques pour les expériences de "chimie humide" À BASSE TEMPÉRATURE. Ces solvants sont des produits chimiques spéciaux appelés "agents de dérivatisation" conçus à l’origine pour rendre certaines molécules plus faciles à détecter. Pour pouvoir être séparée par chromatographie en phase gazeuse les molécules organiques doivent être volatilisées. La technique la plus simple pour les rendre volatiles est de les chauffer à plus ou moins haute température. Cependant, pour étudier des molécules fragiles, sensibles à la chaleur, il est également possible de passer par la technique de dérivatisation. Celle-ci permet de rendre volatile des molécules organiques en attachant sur ces dernières des fonctions chimiques particulières. Ainsi dérivatisées, les molécules passent facilement à l’état gazeux, ce qui rend alors possible leur analyse. Sachant aussi que la dérivatisation est plus efficace que la chaleur pour l’étude de molécules organiques volumineuses, ou réactives.

 

L’inconvénient c’est que ces 9 coupelles ne sont utilisables qu’une seule fois et qu’il s’agit de les utiliser à bon escient, c'est sans doute pourquoi l'équipe scientifique attendait d'opérer dans la vallée argileuse.. Si les premiers résultats de ce forage donne des résultats intéressants, il est possible que l'équipe exerce cette possibilité.. On verra..

FIN DE CITATION

 

 

Dans la mise à jour Nasa du 10 mai 2019 on peut lire ceci :

 

Aujourd'hui 10 mai (sol 2402), nous avons mis au point un plan en 3 étapes axé sur la conclusion des activités sur le site de forage "Kilmarie". Nous avons appris très tôt que l'équipe SAM avait décidé de ne pas procéder à une expérience de chimie par voie humide sur ce site, ce qui nous aurait obligé à forer un troisième échantillon. En conséquence, nous avons terminé les analyses du trou de forage de Kilmarie avec l'imagerie MAHLI du trou de forage et des résidus et les mesures APXS sur deux régions des résidus.

FIN DE CITATION

 

 

Les premiers éléments d’analyse sur les échantillons de ces deux forages ne semblent donc pas assez prometteurs. Et l'équipe scientifique préfère remettre l’expérience de "chimie humide" basse température à plus tard, sur d'autres forages, pour ne pas risquer de "griller l'une de ces 9 précieuses cartouches" inutilement..  

 

Ce jour 15 mai 2019 (sol 2407) les images des caméras HazCam avant révèlent que le rover s'est déplacé car il n'est plus positionné devant les deux trous de forage :

 

Face aux dunes noires au pied de la crête

5cdc771779906_2407HAZCAV15MAI.jpg.1a869fc9241d201858ccdb1b51f553f4.jpg

 

 

HAZCAM ARRIÈRE :

 

5cdc777b46dfa_2407HAZCAR.jpg.1de210c064fb70d791eaebfb9151aaa8.jpg

 

 

 

RAPPEL DE LA POSITION OCCUPÉE DEPUIS LE 3 AVRIL 2019 (SOL 2366) :

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NAVCAM - 15 MAI 2019 (SOL 2407) : 

 

Dunes noires au Nord près du rover

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Il est possible que Curiosity fasse un prélèvement dans ces dunes pour en vérifier la minéralogie.

Depuis l'orbite les données du spectromètre de MRO pointé sur ces dunes semblent indiquer la signature de l'olivine, ce qui confirme l'origine volcanique et basaltique de ce sable.

L'olivine est le premier minéral à cristalliser lorsqu'un magma refroidit. C'est pourquoi elle est souvent présente dans les roches volcaniques noires, les basaltes. Sachant qu'elle est un des premiers minéraux modifiés par l'eau, les chercheurs essaient d'évaluer dans quelle mesure basses et hautes quantités d'olivine dans certains grès anciens pourraient être causées par le vent plutôt que par l'altération de l'eau.

 

MAHLI - 15 MAI 2019 (SOL 2407) :

 

Contrôle de l'état des roues.. C'est pas joli joli, mais pas d''aggravation notoire.

 

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Ce sont surtout les roues avant et du milieu qui subissent des dommages, les roues arrières ne subissent pas la même force vers le bas, elles sont traînées un peu comme une valise (même si elles sont aussi motrices).

La "peau" alu de la roue mesure 0,75 millimètres d'épaisseur, dans l'absolu l'épaisseur la plus mince qui puisse être usinée.

Plusieurs facteurs ont conduits à concevoir des roues les plus légères possibles. Leur grande taille signifiait que de très légères modifications de conception ajoutaient une quantité substantielle de masse. Par exemple l'augmentation de l'épaisseur de la "peau" en alu des roues d'un seul petit millimètre ajouterait 10 kg à la masse totale du rover !

 

Et selon Emily Lakdawalla le principal obstacle à l'augmentation de la masse des roues résulte de la gestion d'une séquence délicate à l'atterrissage.

C'est à dire à l'instant où les roues sont déployées alors que le rover est suspendu sous l'étage de descente : La chute brutale des roues induite par leur déploiement implique des efforts importants, voire limite, sur l'ensemble du système.

 

Dans ce cadre, ajouter de la masse aux roues n'était absolument pas envisageable.

 

Pour le rover Mars 2020, si la "peau" des roues est désormais plus épaisse, leur largeur a été réduite..

 

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C'est ça la science, on étudie, on fait, on apprend et on en tire les conclusions pour le futur ! 

Deux questions:
1) Je me doute que les ingénieurs savaient que les roues allaient se dégrader. Mais est-ce qu'elles se dégradent plus rapidement qu'anticipé ? Et si oui, est-ce dû à des surfaces plus abrasives/aiguisées/... que prévues ? 

2) Est-il prévu d'utiliser une peau alu pour les futures missions ? Je penses notamment aux différents matériaux composites qu'on a de nos jours, fibre de carbone entre autres, qui peuvent posséder des caractéristiques de résistance supérieures pour une densité moindre.

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... et des jantes en treillis grillagé, comme les anciens Lunokhod ?  y a t-il eu des retours négatifs de ce concept ? Idem, un treillis composite ne doit pas peser bien lourd au regard de ses caractéristiques mécaniques.

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Un composite résisterait aussi durablement que les alliages d'alu aux tortures thermiques sur Mars ?

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Il y a 18 heures, vaufrègesI3 a dit :

Il est possible que Curiosity fasse un prélèvement dans ces dunes pour en vérifier la minéralogie.

Depuis l'orbite les données du spectromètre de MRO pointé sur ces dunes semblent indiquer la signature de l'olivine, ce qui confirme l'origine volcanique et basaltique de ce sable.

 

Oui, j'avais déjà noté cette probabilité il y a plus d'un mois, dans mon post du 21 avril.

El Dorado se rappelle à notre bon souvenir.

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Il y a 6 heures, Pulsarx a dit :

1) Je me doute que les ingénieurs savaient que les roues allaient se dégrader. Mais est-ce qu'elles se dégradent plus rapidement qu'anticipé ? 

 

Oui,  car le terrain a beaucoup été plus agressif que prévu (compte tenu de l'expérience des MER). En revanche la vallée argileuse, c'est du velours :).

 

Il y a 6 heures, Pulsarx a dit :

Et si oui, est-ce dû à des surfaces plus abrasives/aiguisées/... que prévues ? 

 

Curiosity a du affronter très tôt des quantités de roches pointues façonnées par l'érosion éolienne (appelées dreikanters). Plus que l'abrasion, c'est plutôt le phénomène de cisaillement qui a détérioré la peau alu des roues.

Le risque serait que la tôle déchirée se replie et arrache le câble d’alimentation du moteur de la roue. L'autre problème, potentiellement plus grave, c'est le déchirement des nervures structurelles en chevron, ce qui pourrait provoquer un affaissement de la structure sous jacente. À l'examen, une seule roue a une nervure cassée, sans conséquences pour le moment 

 

 

Il y a 6 heures, Pulsarx a dit :

2) Est-il prévu d'utiliser une peau alu pour les futures missions ?

 

Pour Mars 2020 oui.

 

 

Il y a 6 heures, Pulsarx a dit :

Je penses notamment aux différents matériaux composites qu'on a de nos jours, fibre de carbone entre autres, qui peuvent posséder des caractéristiques de résistance supérieures pour une densité moindre.

 

Ce ne doit pas être si évident, car la prochaine mission est prévue encore avec des roues alu. Sur Curiosity, noter que la structure circulaire qui tient lieu de jante est reliée au moyeu moteur par des lames courbes en titane qui servent de suspension (voir l'image plus bas) .

 

 

Il y a 6 heures, serge vieillard a dit :

.. et des jantes en treillis grillagé, comme les anciens Lunokhod ?  y a t-il eu des retours négatifs de ce concept ? Idem, un treillis composite ne doit pas peser bien lourd au regard de ses caractéristiques mécaniques.

 

 

Il me semble que ce concept poserait quelques difficultés en regard des risques d'accrochage du treillis sur certaines roches, voire également du fait de la masse énorme du rover. Des trous existent déjà sur certaines zones de la roue qui, lorsque le rover roule, laissent dans le sol sableux une empreinte qui, en morse, signifie JPL. Le problème c'est que des roches se sont parfois introduites dans les roues avec les risques que ça comporte. Cette erreur n'a pas été reproduite sur les roues de Mars 2020.

 

Sachant qu'un nouveau logiciel a été validé en 2017  par le JPL. Si la roue avant attaque un obstacle, elle est poussée par celles situées derrière et inversement les roues avant tirent les roues arrières au moment du franchissement. Le nouvel algorithme de contrôle de traction mis au point doit permettre des réductions de 11 à 20% des efforts en tenant compte de l’inclinaison de la suspension, il ajuste la vitesse des roues. Le logiciel repère également quand Curiosity a une roue qui n'est plus au contact du sol, il modifie les vitesses des autres roues jusqu’à ce que la roue concernée soit de nouveau en contact avec le sol.

 

 

Roue de Curiosity avec les orifices pour imprimer "JPL" en morse au sol :

 

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Emily avec une roue du rover Mars 2020 testée à Pasadena

 

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Edited by vaufrègesI3
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Il y a 3 heures, Huitzilopochtli a dit :

Oui, j'avais déjà noté cette probabilité il y a plus d'un mois, dans mon post du 21 avril.

 

C'est maintenant clairement annoncé.. 

La mise à jour du 15 mai indique que  Curiosity a conduit environ 3 mètres au nord (une première étape) vers le grand champ ondulé de dunes nommé "Rigg" dont il devrait s'approcher.

Le rover se positionnera ensuite pour procéder avec une roue à la création d'une petite "tranchée" (exactement comme ils avaient procédé pour l'étude des "Dunes de Namib"). Les prochains jours seront consacrés à l’étude de ces ondulations - je cite  "avant que Curiosity n’envisage d’enquêter davantage sur les matériaux argileux de la région de Glen Torridon situés au sud et à l’est de la crête de Vera Rubin".

 

HAZCAM AVANT - 16 MAI 2019 (SOL 2408) :

 

LA "TRANCHÉE"..

 

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NAVCAM - 16 MAI 2019 (SOL 2408) :

 

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PANO NAVCAM  - 16 MAI 2019 (SOL 2408) - Jan van Driel :

 

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Autrement dit, on a ici une mission qui, après des années d'errances plus ou moins justifiées, atteint enfin son objectif principal, la vallée argileuse. Les défaillances successives de ses deux ordinateurs font craindre le pire sur l'avenir immédiat de la mission..

C'est le moment que choisit l'armée de géologues de l'équipe scientifique du rover pour décider d'aller étudier.. un champ de dunes.. Je ne doute pas de l'intérêt de cette étude, mais on peut se poser des questions sur le sens des priorités de ceux qui guident cette mission depuis 2012.. Sachant entre autres que la majorité de la charge utile de Curiosity n'est pas du tout destinée à ce genre d'étude.. Je précise ici que ce n'est pas que mon avis.. 

 

L'article de Sciences et Vie de 2018 dont je donne le lien et un extrait ci-dessous (et dont j'ai pris connaissance assez récemment) donne la parole à Caroline Freissinet (Chercheuse CNRS en astrochimie au laboratoire LATMOS, exobiologiste) qui collabore à la mission.. Il suffit de la lire pour comprendre son exaspération.

Les propos du patron de la mission Arshwin Vasavada sont assez surréalistes quand il déclare - je le cite : "Le rover n'est pas éternel et chaque détour augmente le risque de ne pas parvenir à la fin de la mission".. C'était en 2018.. Aujourd'hui, en mai 2019, la situation est bien pire, la "santé" du rover n'a jamais été aussi fragile.. et Curiosity continue ses "détours".

  

 

Après 6 ans d'odyssée de Curiosity sur Mars : l'heure de vérité !

 

https://www.science-et-vie.com/archives/apres-6-ans-d-odyssee-de-curiosity-sur-mars-l-heure-de-verite-42173

 

EXTRAIT (c'est moi qui surligne) :

 

Ce sont les chimistes maintenant qui attendent le dénouement. Certes, dès 2015, Curiosity a détecté la présence de molécules organiques dans le sol tout près de son site d'atterrissage : des thiophènes, des méthyltiofènes, des diméthyles sulfides… Mais dans l'argile, ils espèrent trouver des composés plus élaborés. "Plus on a des molécules complexes, plus on se rapproche de ce point critique où la chimie est devenue biologie" , explique Caroline Freissinet.

 

EN QUÊTE D'ACIDES AMINÉS

D'autant qu'il reste à Curiosity à lancer une expérience inédite ailleurs que sur Terre : la dérivatisation. Il s'agit de soumettre l'échantillon foré à un réactif spécial, le MTBSTFA, qui peut transformer en gaz les molécules organiques sans les détruire. En effet, la pyrolyse précédemment utilisée chauffe les échantillons à des centaines de degrés : Curiosity n'a donc pu recueillir que des molécules issues de la décomposition de molécules plus grosses impossibles à identifier. "La dérivatisation permettra peut-être de trouver notre Graal : des acides aminés, espère Caroline Freissinet. Ils sont à la transition entre chimie complexe et vie primitive. On s'attend à ce qu'il y en ait sur Mars, mais personne ne les a jamais découverts."

 

Les chimistes attendaient d'être dans la couche d'argile pour lancer l'expérience car la quantité de MTBSTFA embarquée par Curiosity est limitée… "Si on était allé en ligne droite, on y serait déjà ! trépigne la chercheuse. Mais entre les problèmes techniques et les détours sollicités par les géologues, on a quatre ans de retard sur le programme initial." Un retard qui en quelque sorte était prévu, la mission ayant été conçue pour que ses objectifs changent au fil de l'exploration… "Et, à vrai dire, ça me rend un peu nerveux, avoue Arshwin Vasavada. Le rover n'est pas éternel et chaque détour augmente le risque de ne pas parvenir à la fin de la mission. Je serai soulagé lorsqu'on sera arrivé !"

 

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Le 16/05/2019 à 21:55, vaufrègesI3 a dit :

Certes, dès 2015, Curiosity a détecté la présence de molécules organiques dans le sol tout près de son site d'atterrissage : des thiophènes, des méthyltiofènes, des diméthyles sulfides…

Moi, ça me fait reflechir: quand on voit quelqu'un agir d'une façon incomprehensible, alors qu'on sait tres bien qu'il n'est pas fou, et tres competent, pour moi, un explication plausible est qu'on ne sait pas tout ce qu'il sait, qu'il n'a pas tout dit.....  Trouver toutes ces mollecules complexes dés 2015, et maintenant tourner autour du pot, comme si on ne voulait pas montrer quelquechose, ou garder un secret.... D'ailleurs ce serait des connaissances aux consequences géopolitiques manifestes (je veux parler de preuves de vie extraterrestre): la connaissance est la premiere condition du pouvoir...   Mais vous aurez sans doute  une autre explication? Je gamberge, sans doute...

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il y a 3 minutes, dfremond a dit :

Je gamberge, sans doute...

 

Non, tu divagues seulement.

Un peu comme Curiosity dans les débuts de son périple...

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Ok, alors Vasavada aussi, divague, apparamment...   Sale affaire, commissaire!   Vous avez un soupçon de debut d'hypothèse d'explication?

Edited by dfremond

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il y a 24 minutes, dfremond a dit :

Vous avez un soupçon de debut d'hypothèse d'explication?

 

Il n'y a pas de mystère, ni rien de très original..

L'équipe scientifique de la mission est formée essentiellement de géologues dont les centres d'intérêts divergent forcément des quelques biochimistes présents. Le hiatus se situe bien à ce niveau, car les aspects liés à la recherche de molécules organiques complexes (l'un des objectifs majeurs de la mission) sont manifestement passés au second plan. Ce qui n'est pas cohérent non plus avec l'emport par le rover d'un labo dédié à ces recherches qui représente plus de la moitié de la charge utile.

 

Ci-dessous l'animation montre le trajet prévisionnel de Curiosity. Les annotations identifient les différentes régions que les scientifiques souhaitent explorer dans les années à venir (vision très optimiste :/). 

Chaque région représente une période différente de l'histoire du mont Sharp. Les scientifiques souhaitent visiter ces lieux pour en apprendre davantage sur l'histoire de l'eau qui s'est lentement asséchée à mesure que le climat changeait.

 

La crête "Vera Rubin" est située au bas de l'image et la position actuelle de Curiosity se situe sur le tracé blanc qui longe la crête dans l'unité d'argile, tout près du virage vers l'Ouest.  

En vert, la vallée argileuse - En jaune les terrains chargés en sulfate (significatifs d'une eau plus acide) - En rouge "Gediz Vallis Ridge", une crête surmontant le tracé d'une rivière "Gediz Vallis Channel" qui semble avoir cheminé à travers l'unité de sulfate - En bleu le delta alluvial où la minéralogie apparaît plus diversifiée.

 

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Vidéo proposant une vue aérienne du cheminement envisagé :

 

 

 

 

 

Source :  https://mars.nasa.gov/news/8437/video-fly-over-mount-sharp-on-mars/

 

Edited by vaufrègesI3

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il y a 12 minutes, vaufrègesI3 a dit :

L'équipe scientifique de la mission est formée essentiellement de géologues

 

il y a 12 minutes, vaufrègesI3 a dit :

les aspects liés à la recherche de molécules organiques complexes (l'un des objectifs majeurs de la mission)

 

Vraiment un etrange recrutement, pour un des objectifs majeurs... Une simple erreur de casting?   Et maintenant qu'on est dans la vallée argileuse, on s'interresse aux dunes?    Bon bon, ok, je ne dis plus rien... Tout a fait logique, limpide.  Je ferais bien un pari,  mais je ne vais pas faire l'erreur d'8t'zi, j'y tiens a mes choses¬¬...  Disons que je parie que d'ici 1 mois on n'en saura toujours pas plus au sujet de l'argile.  Mais je ne parie rien...  Je sais , petit joueur!B|

Edited by dfremond
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il y a 21 minutes, vaufrègesI3 a dit :

les scientifiques souhaitent explorer dans les années à venir (vision très optimiste

 

Daniel, sans t'offenser, en imaginant que Curiosity fonctionne nominalement, rappelle nous quand il ne pourra plus fonctionner, faute d'électricité : 2022 ? 2024 ? 2026 ?

Tu l'as déjà dit, mais je me souviens pu.

 

 

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il y a 12 minutes, Superfulgur a dit :

rappelle nous quand il ne pourra plus fonctionner, faute d'électricité : 2022 ? 2024 ? 2026 ?

 

Curiosity a maintenant près de 7 ans, le générateur RTG ne fournit plus qu’environ 80 W (au lieu de 100/110 W en 2012 à l’atterrissage) ce qui diminue déjà inexorablement le champ opérationnel. Cette puissance va encore diminuer d’environ de 1 w tous les 80 sols (soit 4 à 5 W par année terrestre).

 

Selon Emily Lakdawalla, le rover sera totalement inopérant lorsque la puissance du générateur tombera aux alentours de 50 W.. elle situe cette échéance aux alentours de 2025..

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il y a 6 minutes, vaufrègesI3 a dit :

Selon Emily Lakdawalla, le rover sera totalement inopérant lorsque la puissance du générateur tombera aux alentours de 50 W.. elle situe cette échéance aux alentours de 2025..

 

Perso, j'arrêterai tout de suite les trucs qui servent à rien, les carottages, les analyses chimiques, "Curiosityadétectédesélémentschimiquesconstitutifsduvivantcommelazotelecarboneloxygènedansunecachepleinedemica", pour se concentrer sur les trucs qui servent : faire de belles photos couleurs dans des paysages variés. 

B|

 

 

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il y a 2 minutes, Superfulgur a dit :

Perso, j'arrêterai tout de suite les trucs qui servent à rien, les carottages, les analyses chimiques, "Curiosityadétectédesélémentschimiquesconstitutifsduvivantcommelazotelecarboneloxygènedansunecachepleinedemica", pour se concentrer sur les trucs qui servent : faire de belles photos couleurs dans des paysages variés. 

 

 

C'est ton pote Arshwin Vasavada, tu bosses avec lui ??.. Parce que des fois je me demande si c'est pas toi qui dirige la mission :/:D -_-..

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Bon allez, deux panoramas pour aujourd'hui, du Sol 2408.

 

Navcam complet :

 

Sol2408_pano_b.jpg

 

Et Mastcam34 sur les traces de roues dans le sable, qui indiquent un sable avec assez peu de cohésion.

 

Sol2408_Mastcam34_b.jpg

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merci pour toute cette aventure…. :) 

je suis page apres page  et toujours aussi EMERVEILLE…. :) 

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Le 15 mai 2019 Mars Reconnaissance Orbiter  a bouclé 60 000 orbites autour de la planète rouge .

En moyenne, il faut 112 minutes à MRO pour faire le tour de Mars, à environ 3 km / s (3,4 km / s).

 

Depuis son entrée en orbite le 10 mars 2006, l’engin spatial recueille quotidiennement des données scientifiques sur la surface et l’atmosphère de la planète, y compris des vues détaillées avec sa caméra HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment). HiRISE est suffisamment puissant pour que la surface présente la taille d’une table de salle à manger située à 300 km au-dessus de la surface.

Pendant ce temps, MRO surveille la météo quotidienne et sonde le sous-sol à la recherche de glace, fournissant des données qui peuvent influer sur la conception de futures missions qui amèneront des hommes sur Mars.

Mais MRO ne se contente pas de renvoyer sa propre science; il sert dans un réseau de relais qui transfèrent des données sur Terre à partir des rovers et atterrisseurs de la NASA. Plus tard ce mois-ci, MRO franchira une nouvelle étape: il aura transmis 1 terabit de données, provenant en grande partie de Curiosity. Si vous avez déjà apprécié l'un des selfies de Curiosity ou des paysages étendus ou si vous êtes émerveillé par ses découvertes scientifiques, MRO a probablement contribué à les rendre possibles.

 

 

MRO-infographicMay-2019.thumb.jpg.8fce49fea56fe2f2b6d536bcff470268.jpg

 

 

MRO est l'un des nombreux orbiteurs qui envoient chaque jour des données de Mars à la Terre. De la même manière que MRO est le principal relais de Curiosity, Odyssey (l'orbiteur le plus ancien de la NASA) est le principal relais du dernier habitant de l'agence, InSight. L'orbiteur Mars atmosphère et évolution volatile (MAVEN) a récemment commencé à modifier son orbite afin de couvrir l'entrée du rover Mars 2020 après son atterrissage en février 2021. Une fois les données envoyées à un orbiteur, elles sont transmises à des antennes géantes sur l'un des trois emplacements autour de la Terre, qui font tous partie du réseau Deep Space de la NASA.

Ce réseau de relais est maintenant international. Trace Gas Orbiter de l'Agence spatiale européenne transporte une part de plus en plus importante de données envoyées depuis la surface. Et tous ces orbiteurs se préparent à l’arrivée du rover Rosalind Franklin ExoMars de l’ESA, qui doit atterrir la même année que Mars 2020.

 

https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7401

 

 

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il y a 18 minutes, vaufrègesI3 a dit :

HiRISE est suffisamment puissant pour que la surface présente la taille d’une table de salle à manger située à 300 km au-dessus de la surface.

 

C'est pas très clair c't'histoire ! ;)

On parle peut-être d''un dîner dans l'ISS...  et qui donc est cet HIRISE ?

Es-ce lui qui doit mettre le couvert ?

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il y a 30 minutes, Huitzilopochtli a dit :

C'est pas très clair c't'histoire ! ;)

 

En effet.. J'ai engueulé mon traducteur, il est nul  - il me propose ça, faut voir :

 

"HiRISE est assez puissant pour voir les caractéristiques de surface de la taille d'une table de salle à manger à partir de 300 kilomètres au-dessus de la surface."

 

OK.. Le problème maintenant.. c'est de repérer la table B| -_-

Edited by vaufrègesI3

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il y a 50 minutes, Huitzilopochtli a dit :

C'est pas très clair c't'histoire !

 

En gros, MRO a une résolution de 1 mètre, c'est ça ? Je croivais que c'était 50 centimètres.

Bon, c'est quasi pareil...

 

 

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il y a 15 minutes, Superfulgur a dit :

En gros, MRO a une résolution de 1 mètre, c'est ça ? Je croivais que c'était 50 centimètres.

Une table basse ?

La limite de diffraction est aux alentours de 30 cm dans le visible, mais le bruit gyroscopique est peut-être une autre source de limitation (en tout cas, c'était le cas dans le temps pour l'observation de la Terre).

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