Fourmi103

Actualités de Curiosity - 2013

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il y a 29 minutes, Géo le curieux a dit :

Les choses sont maintenant plus claires, merci pour toutes ces précisions.

 

Normal Géo, le sujet est complexe et pas très simple à synthétiser pour le rendre lisible (et éviter de m'égarer moi même -_-)..

 

@Huitzilopochtli J'ai posté ce GIF plus haut sur cette page (à la fin du message où il est question du site de "Home Plate" et de Spirit).

Je réalise que j'avais oublié de citer son auteur (Paul Hammond), donc c'est aussi bien de le garder dans ton message, ne le supprime pas :)

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Il y a 2 heures, Mercure a dit :

Alors je me demandais s'il y avait une raison pour ne pas avoir opté pour l'identification d'acides nucléiques. Là normalement, en reprenant le schéma Terrestre ont peu savoir s'il y a eu des procaryotes OU des eucaryotes. Et augmenter les chances de trouver de la vie.

 

Il est vrai que l’expérience de chimie humide TMAH est spécifiquement utilisée pour que la suite d'instruments GC-MS de SAM soit en mesure de détecter des acides carboxyliques comme les acides gras (lipides constituants entre autres des membranes cellulaires des bactéries procaryotes ou/et des eucaryotes) molécules qui sont difficilement détectables par la méthode classique dite "Evolved Gas Analysis" (EGA) qui consiste à chauffer l'échantillon à plus de 900 °C .

 

Mais cette méthode avec TMAH n'est pas destinée à une recherche exclusive, elle a le pouvoir de faire apparaître aussi toute autre molécule organique complexe, comme un nucléotide, élément de base de l’acide nucléique (ce qui pour le coup serait carrément "le graal", il y aurait des évanouissements en chaînes dans l'équipe du rover xD). 

 

Edited by vaufrègesI3
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Excellentes explications. Je comprends mieux maintenant la problématique et sa complexité et pourquoi la Nasa préfère attendre d'en savoir un peu plus (avec de nouvelles analyses) avant de communiquer ses résultats et l'interprétation (ou les interprétations) que l'on peut en donner.

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Il y a 8 heures, jfleouf a dit :

Bref, avant de séquencer les génomes martiens, essayons d'abord de détecter des molécules complexes. On aura tout le temps de penser aux manips plus complexes quand on se sera remis des évanouissements en cascade ;)

 

Totalement ! -_-

Merci pour ces explications. J'espère que je n'ai pas écris trop de con... bêtises dans ce qui précède :|.

 

Il y a 8 heures, jfleouf a dit :

Détecter n'est pas la même chose que séquencer

 

Disons que Curiosity et son mini-labo ait pu détecter des molécules complexes sur Mars, c'est déjà fabuleux. De toute façon, difficile d'aller plus loin compte tenu de leur état de dégradation constaté  jusqu'ici - initial ou/et provoqué par les conditions d'analyse.

Ce rover a un labo incroyable, mais n'a pas l'outil de forage à la mesure du potentiel de ses possibilités d'analyse. Quand on voit la facilité avec laquelle les forages sont pratiqués, on se demande pourquoi n'avoir pas équipé cet engin d'un foret pouvant accéder à une profondeur deux ou trois fois plus importante (à minima) ??... C'est assez incohérent. 

 

Il y a 9 heures, jfleouf a dit :

Une forme de vie apparue indépendamment, et qui aurait donc pu suivre une trajectoire complètement différente de ce qu'on a sur Terre, ça c'est excitant.

 

D'autant qu'on saurait le déterminer sans aucun doute possible.

J'ai bien peur de ne pas pouvoir vivre assez longtemps encore pour suivre cette quête et entre autres ce qui pourrait être produit par des labos terrestres après le retour d'échantillons martiens. Fondamentalement, ne rien trouver de biotique ou de prébiotique sur cette planète sœur de la Terre serait tout aussi vertigineux que l'inverse.

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Il y a 9 heures, Alain MOREAU a dit :

j’en suis désolé pour toi, mais tu ne t’appartiens plus totalement : tu appartiens aussi, un peu, beaucoup, à notre communauté

 

Ben m... alors ! Je sais même pas quand a eu lieu la transaction, en tout cas moi j'ai rien signé !! o.O

Et puis le vent de l'Esprit (sain) souffle où il veut, tu en entends le bruit, mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va ! B|

 

 

Il y a 9 heures, Alain MOREAU a dit :

nous ne te laisserons pas si facilement défaillir à ta guise, ni faillir à ta mission sacrée d’élucider ce mystère du vivant, pour nous tous ici à qui il tient à cœur !

 

Justement, si vous pouviez m'envoyer un p'tit chèque, en ce moment c'est un peu difficile :| :/

 

:D:D-_-^_^

 

 

Tentative d'explication sur la priorité que semble accorder l'équipe du rover à la recherche d'acides carboxyliques (avec l’expérience de chimie humide TMAH) :

 

Les lipides existent sous différentes formes. Les acides gras, qui sont des acides carboxyliques à longue chaîne aliphatique, en font partie. Ces acides gras sont retrouvés dans toutes les huiles, les graisses, les cires, les lipopolysaccharides   (constituant essentiel des parois bactériennes), les mono-, di- et triglycérides (réserve d'énergie animale), les glycéro-phospholipides et les sphingolipides (composants des membranes plasmiques eucaryotes).

Ces acides gras, lors d'une dégradation, subiront une transformation en acides carboxyliques plus courts. Or, les acides carboxyliques sont particulièrement résistants à la dégradation, même exposés à des conditions drastiques, ce qui rend leur recherche en tant que bio-indice pertinente.

 

Ces composés sont intéressants en tant que résidus, produits dérivés de la vie, qui peuvent subsister longtemps après que la vie ait été balayée. Certains acides carboxyliques ont en effet pu être détectés dans des sols extrêmement arides et oxydants du désert d'Atacama au Chili (Navarro-Gonzalez et al. 2003). Les monomères de nos macromolécules d'intérêt sont donc beaucoup plus stables que les polymères dont ils sont issus, même exposés à des conditions drastiques. D'autres lipides, cycliques, tels que les stérols (hopanoïdes, stéroïdes) sont source d'intérêt exobiologique par leur importance biologique (présence dans les membranes bactériennes) et la résistance de leur squelette carboné aux conditions dégradantes.

 

Ensuite l'étude de la chiralité des acides carboxyliques et notamment la présence d'un excès énantiomérique pourrait apporter une preuve importante en faveur de leur origine biotique. Le monde vivant est chiral. Les bio-monomères ne présentent qu'une seule des deux conformations chirales. Les acides aminés, les sucres et les lipides sont principalement homochiraux dans tous les systèmes vivants et leur structure polymérique forme des arrangements secondaires asymétriques.

Ce type de recherche permet de déceler à la fois les formes de vie telles que nous les appréhendons, mais aussi des formes de vie basées sur des molécules radicalement différentes. Il s'agit d'un biomarqueur universel et important approprié tant aux composés biologiques connus qu'aux composés extraterrestres potentiellement biologiques.

 

Edited by vaufrègesI3
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Il y a 17 heures, vaufrègesI3 a dit :

Merci pour ces explications. J'espère que je n'ai pas écris trop de con... bêtises dans ce qui précède :|

 

Je n'ai pas tout lu mais à chaque fois je trouve tes compte-rendus très clairs, plein d'information utile et quand tu causes de trucs que je connais je constate que tu ne dis pas de conneries :) Donc merci à toi pour ce suivit régulier (même si je ne lis pas tout, j'en apprends beaucoup).

 

jf

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Il y a 23 heures, vaufrègesI3 a dit :

Merci pour ces explications. J'espère que je n'ai pas écris trop de con... bêtises dans ce qui précède :|.

 

Je pense que beaucoup ici aimeraient être capables d'écrire des conneries de ce niveau... :)

De plus, je te tire mon chapeau devant l'énorme boulot de collecte d'informations que ça nécessite.

Keep up the work, Daniel ! Et encore merci.

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Bonjour,

 

Une question à Dan' :) qui demande une réponse qui figure peut-être déjà dans l'une des 151 pages de ce topic.

J'aurai souhaité savoir quelle serait la technique utilisée dans le cadre de cette mission pour déterminer précisément la chiralité d'une molécule organique ?

Merci d'avance. 

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Il y a 6 heures, Huitzilopochtli a dit :

J'aurai souhaité savoir quelle serait la technique utilisée dans le cadre de cette mission pour déterminer précisément la chiralité d'une molécule organique ?

 

Chiralité ? La technique ?? 

.... Ben avec le GC-MS... voilà... autre question ???

 

:D-_--_-

 

Pas le temps aujourd'hui.. Réponse (un peu) plus complète ce soit (tard) ou demain.. 

 

 

PS > Il pleut à Marseille = Etat de catastrophe naturelle = Embouteillages monstres (pire que le COVID)

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il y a une heure, vaufrègesI3 a dit :

Ben avec le GC-MS... voilà... autre question ???

 

Oui. 

 

Je ne parlais pas des instruments mais de la technique mise en oeuvre, mesures de rotation optique, dispersion rotatoire optique ( ORD ), circulaire dichroïsme ( CD ) et polarisation de luminescence( CPL ). J'essaye de comprendre les différences ou au moins d'en avoir un aperçu.

Cela m'aurait intéressé d'en savoir plus à ce sujet, et c'est vrai, je ne connais pas grand chose dans ces domaines.

 

Mais évidemment ton temps semblant désormais compté, je te laisse l'utiliser à ta guise.  :P

 

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Le processus de livraison au labo SAM d’échantillons (6 portions) du 28ème forage "Mary Anning 3" (riche en argile) a été annoncé pour le 10 septembre (sol 2878) au soir, et l’analyse devait suivre. Il reste à attendre confirmation de son bon déroulement.

 

Une opération qui, pour la première fois, doit inclure un ajout du réactif chimique TMAH pour rendre certains composés organiques réfractaires volatiles et donc détectables par les chromatographes. Sachant que la majorité des molécules organiques d'intérêt exobiologique sont réfractaires (acides aminés, acides carboxyliques etc.).

 

Noter que la quantité d’échantillon utilisée pour chaque portion analysée dans une coupelle ne dépasse pas 150 mg (soit env. le volume d’un dé à coudre). La réaction de dérivatisation se produit lorsque l'échantillon est chauffé en réaction au contact avec le réactif chimique TMAH. Les molécules présentes dans l'échantillon deviennent plus volatiles, plus résistantes à la chaleur et plus séparables, ce qui les rend beaucoup plus faciles à analyser avec le GCMS. Une deuxième phase de chauffage ne devrait pas dépasser 600°C en raison de la stabilité thermique du TMAH et permettra d’envoyer les gaz dans l’une des six colonnes GC pour la séparation énantiomérique et l’identification de masse des molécules organiques par le GC-MS.

 

Le TMAH peut libérer des acides gras liés dans des macromolécules ou des monomères chimiquement liés associés à des phases minérales et rendre ces substances organiques détectables. Les acides gras, un type d'acide carboxylique qui contient un groupe fonctionnel carboxyle, présentent un intérêt particulier compte tenu de leur présence dans les matériaux biotiques et abiotiques.

 

En connaissance des résultats, ces expériences sont répétées sur Terre en recherchant les conditions qui permettent l’émergence de résultats similaires. Des investigations qui peuvent exiger des semaines ou des mois avant de pouvoir conclure.

 

 

CONTEXTE - Image de Sean Doran renseignée par mes soins :

 

5f5e22baad03d_ContexteSDORANVaufrgesI3.jpg.f6a6c27a2a03bdbfed69db8706591ba2.jpg

 

 

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Dernière mise à jour de la mission

 

Je cite Ryan Anderson, géologue planétaire :

"Notre expérience SAM TMAH a été un succès ! Pour ceux qui ne parlent pas couramment l'alphabet de l'équipe du rover, comme nous l'avons décrit l'autre jour, l'expérience SAM TMAH est une mesure très attendue par l'instrument d'analyse des échantillons sur Mars (SAM), qui utilise un produit chimique spécial appelé hydroxyde de tétraméthylammonium (TMAH) pour aider à identifier les molécules organiques (contenant du carbone) dans l'échantillon. SAM n'a que deux conteneurs de TMAH, nous voulions donc être très sûrs que c'était le bon endroit pour utiliser l'un d'eux avant de lancer l'expérience."

 

Très bonne nouvelle donc..

Mais comme je  le précisais dans mon dernier message - je recite Ryan Anderson :

 

"L'équipe attend maintenant avec impatience les résultats qui nous prendront plusieurs mois pour les interpréter pleinement."

 

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Signe de l’intérêt porté à ce site et aux investigations actuelles, Curiosity est stationné à "Mary Anning" depuis près de.. deux mois !

Et les opérations vont se poursuivre avec l’utilisation d’un autre réactif pour une nouvelle expérience de "chimie humide" sur un échantillon de "Mary Anning 3".

 

Je cite Michelle Minitti, géologue planétaire :

"En se basant sur les premiers résultats de l'expérience de chimie humide SAM de la semaine dernière, l'équipe SAM a choisi de la compléter avec une deuxième expérience de chimie humide sur l'échantillon de forage "Mary Anning 3" du plan d'aujourd'hui. La première expérience a été réalisée avec le réactif hydroxyde de tétraméthylammonium (TMAH), et la seconde sera réalisée avec le réactif N-méthyl-N-(tert-butyldiméthylsilyl)trifluoroacétamide (MTBSTFA). On les appelle des expériences de chimie humide parce que SAM ajoute un réactif liquide à l'échantillon avant de l'analyser.

 

Chaque réactif réagit différemment avec l'échantillon, de sorte que chaque expérience apporte un éclairage légèrement différent sur les composés carbonés présents dans l'échantillon. Ensemble, nous obtenons une image plus complète de la chimie de l'échantillon de Mary Anning."

FIN DE CITATION

 

 

- Le réactif TMAH peut libérer des acides gras liés dans des macromolécules ou des monomères chimiquement liés associés à des phases minérales et rendre ces substances organiques détectables. Les acides gras, un type d'acide carboxylique qui contient un groupe fonctionnel carboxyle présentent un intérêt particulier compte tenu de leur présence dans les matériaux biotiques et abiotiques.

- Le réactif MTBSTFA permet surtout d’éviter de dégrader les molécules organiques sensibles à la chaleur et à l’oxydation des perchlorates (*), en particulier pour l’analyse de molécules organiques volumineuses, ou/et réactives.

 

(*) Les perchlorates martiens se forment naturellement, comme les perchlorates terrestres, grâce au rayonnement solaire ultraviolet puissant qui atteint la surface et facilite l’oxydation des éléments chlorés contenus dans le sol en l’absence d’eau. L’oxydant doit provenir de l’oxygène de l’atmosphère (sur Mars, quelques molécules d’oxygène libre et l’oxygène des molécules de gaz carbonique qui est abondant, ceci sur des temps géologiques). Chauffés, les perchlorates sont extrêmement corrosifs, et on a pu constater qu’ils ont très probablement corrompu les analyses des Viking, de l’atterrisseur Phoenix en 2008. C’est d’ailleurs Phoenix qui, le premier, a déterminé l’existence de cet oxydant. Chauffés à l’intérieur du labo SAM de Curiosity, les perchlorates modifient les structures des composés organiques, de sorte que les identités des matières organiques martiennes dans la roche restent incertaines. Lorsque les premières molécules organiques complexes ont été découvertes en mai 2013 (sol 279) par Curiosity à "Cumberland",  l’action de chauffer l’échantillon, et donc les perchlorates, a détruit les molécules organiques originelles en les transformant en chlorohydrocarbones, rendant impossible leur identification originelle.

 

 

MASTCAM - 13 DÉCEMBRE 2015 (SOL 1192) - Thomas Appéré :

Mosaïque de 21 photos acquises par la caméra MastCam Droite (distance focale de 100 mm).

Matt Damon a été ajouté pour donner l'échelle.

Depuis l'orbite les données du spectromètre de MRO pointé sur ces dunes indiquaient la signature de l'olivine, ce qui confirme l'origine volcanique et basaltique de ce sable (analyse confirmée ensuite sur place par le rover). L'olivine est le premier minéral à cristalliser lorsqu'un magma refroidit. C'est pourquoi elle est souvent présente dans les roches volcaniques noires, les basaltes.

 

AGRANDIR L'IMAGE

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MASTCAM - 29 NOVEMBRE 2013 (SOL 467) - Thomas Appéré :

Mosaïque de 14 photos acquises par la caméra MastCam Gauche (distance focale de 34 mm). 

 

AGRANDIR L'IMAGE

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Edited by vaufrègesI3
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